Catégorie : Critiques

American Crime Story :The Assassination of Gianni Versace, s’attaque au meurtre du célèbre couturier italien assassiné en 1997 devant sa maison à Miami.

Créée par l’excellent Ryan Murphy, à qui l’on doit notamment American Horror Story ainsi que Glee, cette série revient sur les faits divers médiatiques des années 90 ayant marqué toute une génération. Nous avons eu droit à une première saison, The People v. O. J. Simpson, qui nous a présenté avec brio l’affaire ultra-médiatisée du procès d’OJ  Simpson, star afro-américaine, accusé d’avoir violemment battu sa femme et son petit ami à mort. Elle se focalisa surtout sur l’imbroglio juridique dû à une pression médiatique et culturelle inédite à l’époque. Le tout avec un cynisme et une mise en scène plus qu’appréciable.

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Un casting incroyable

Le casting de cette seconde saison est une nouvelle fois impressionnant, Murphy ayant pris des acteurs de talent dont la ressemblance avec les personne réelles est tout simplement troublante. Nous retrouvons ainsi Edgar Ramirez, Darren Criss, Penélope Cruz et Ricky Martin dans les rôles respectifs de Versace, Andrew Cunanan, Donatella et Antonio D’Amico, compagnon du célèbre couturier. Nous tenons encore à saluer l’interprétation de Darren Criss qui campe un monstre, mythomane et mégalo au visage d’ange, totalement bluffant du début à la fin.

Les origines du mal

Dès les premières minutes, nous mettons les pieds dans le plat en assistant au meurtre de Versace, sans plus d’explication, comme si vous veniez d’allumer votre télévision le 15 juillet 1997.

Après cette belle introduction, servie par l’excellente bande originale de Mac Quayle, s’en suit un plongeon dans les passés respectifs d’Andrew Cunanan et Versace. Nous comprenons très vite que le meurtre de ce dernier n’est qu’un point d’accroche et l’épilogue d’une terrible histoire commencée plus de 10 ans auparavant. La construction et la chute d’un véritable sociopathe qui voulait avant tout marquer l’Histoire …

Le récit est découpé en retour progressif dans le passé et nous introduit les faits marquants en premier, pour ensuite revenir sur la genèse de ces derniers. Par exemple, il nous présente la fin d’un chapitre, la mort d’une des victimes, pour ensuite nous détailler ce qu’il s’est réellement passé.
Une réalisation très intéressante, qui permet de nous surprendre et d’attiser en permanence notre curiosité tout au long des épisodes. Nous comprenons ainsi ce qui a pu motiver cette folie, comment les autorités ont traité l’affaire et avec un certain cynisme, pourquoi Andrew Cunanan n’avait pas l’air d’être si inquiet durant sa course meurtrière. Pour rappel des faits, il a tué Jeffrey Trail, un ancien militaire, puis David Madson, un jeune architecte, Lee Miglin, un magna de l’immobilier âgé de 72 ans, William Reese et Gianni Versace. Nous nous rendons rapidement compte que derrière la mort de Versace se cache un plus gros sujet : le mépris dans lequel vivaient les homosexuels dans la société américaine des années 90. The Assassination of Gianni Versace nous balance au visage l’inégalité et l’indifférence naturelle avec laquelle a été traitée cette communauté.

Inspirée par le livre de la journaliste Maureen Orth, Vulgar Favors, Andrew Cunanan, Gianni Versace, and the Largest Failed Manhunt in U.S. History (1999), American Crime Story : The Assassination of Gianni Versace suit parfaitement le ton de la série tout en proposant une narration totalement différente de la première saison. Malgré nos craintes, elle parvient à conserver son regard critique envers la société, les autorités et les médias, le tout avec une mise en scène et un scénario toujours aussi décapants.

5 sur 5

5 sur 5

C’est avec beaucoup d’appréhension et d’excitation que nous nous sommes rendus dans le Montana, pour y découvrir sa faune luxuriante, ses paysages à perte de vue et surtout ses dangers.

Far Cry 5 est-il l’épisode du renouveau ou un vulgaire clone du troisième opus de la franchise ? … Et surtout combien vaut-il ?

Far Cry 5 intro

Une introduction à la hauteur de nos attentes

Ce nouvel opus de Far Cry ne déroge pas à la règle en nous proposant une introduction très soignée. Elle pose parfaitement l’histoire, l’ambiance, l’environnement, sans oublier l’antagoniste principal du jeu : Joseph Seed. Pour l’atteindre vous allez devoir venir à bout des trois autres membres de la famille Seed : John, Faith et Jacob, dirigeant chacun une région différente d’HopeCountry. Vous incarnez un (simple ?) agent fédéral piégé dans cet univers de non-droit et de danger. Vous devrez ainsi lutter aux côtés de la résistance pour faire tomber chaque région, jusqu’à atteindre le big boss, Le Père : Joseph Seed, qui n’a d’ailleurs rien à envier aux grands méchants du troisième et quatrième épisode. Charismatique, magnétique et fou, il ne lui manque que l’effet de surprise dont Vaas a pu pleinement profiter dans Far Cry 3.

Far Cry Action

Les derniers souffles d’une machine vieillissante

Quand vous pensez à Far Cry, vous vous dites : « oh non, pas encore ces maudites tours radio ! » et heureusement Ubisoft vous a entendu et va jusqu’à se moquer de lui-même. La progression est un véritable plaisir, en nous offrant la liberté de choisir l’ordre des missions principales ou secondaires sur l’ensemble de la carte du jeu. Vous pouvez ainsi explorer l’intégralité du monde ouvert et accomplir les missions dans l’ordre que vous souhaitez. Le but étant de faire le plus de dégâts dans les installations de la secte, faire grandir la résistance et de se débarrasser de chaque lieutenant de Seed. Pour rythmer le tout, nous avons régulièrement l’apparition surprise d’un de ces antagonistes au cours de simples missions. Hormis une fin très intéressante, nous regrettons le manque de folie et de surprise qui rendait Far Cry 3 si mémorable à son époque.
Pour nous déplacer, nous retrouvons avec plaisir les grappins, wingsuits, parachutes, voitures, quads, avions et hélicoptères, bien connus de la licence mais toujours aussi plaisants à utiliser. Comme avec les armes, vous pourrez vous procurer des véhicules en les volant/récupérant dans la nature ou en les achetant. Pour gagner de l’argent in-game, vous devrez vous acquitter de quelques séances de chasse, accomplir des missions ou payer de votre poche. Vous l’aurez compris, des microtransactions sont présentes mais restent discrètes et n’altèrent en rien le déroulement du jeu.

Mais tout n’est pas rose à HopeCountry et ce Far Cry 5 conserve les marques d’un système usé jusqu’à la moelle. Pour illustrer cela, il suffit de jeter un oeil aux instructions globales du jeu :

Entre deux missions plus où moins originales, vous devrez donc libérer des civils, faire exploser des installations ennemies ou encore libérer les avant-postes un peu partout. A cet aspect très répétitif à la longue, nous déplorons surtout l’IA (intelligence artificielle ndlr) des ennemis complètement à la ramasse. Bêtes, méchants et suicidaires (et imperméables aux balles pour les plus forts), voilà comment résumer 90% des adversaires que vous devrez affronter tout au long du jeu. A cela, nous pouvons rajouter qu’ils ont l’air de tous de se ressembler : Barbus, cheveux long et tout de blanc vêtus. Le fait qu’ils soient membres d’une secte n’explique pas tout et encore moins l’impression de tuer toujours les mêmes personnes.

Un Montana plus vrai que nature

Ubisoft met une nouvelle fois la barre très haute sur ce Far Cry 5. Le travail effectué sur l’environnement nous offre un Montana criant de réalisme. Les forêts fourmillent de détails et nous avons été agréablement surpris de n’avoir aucun véritable ralentissement, autant sur Xbox One S que Xbox One X. Malheureusement le clipping (apparition tardives de textures et éléments du décor ndlr) est légèrement présent, notamment sur les versions consoles « classiques ». Nous avons parfois droit à quelques problèmes d’animations, accentués par le pathfinding (capacité d’aller d’un point A à un point B de façon logique ndlr) de l’IA à la ramasse et il n’est pas rare de voir un animal ou un PNJ (personnage non-joueur ndlr) coincé dans un coin.

Far Cry 5

Pour finir, le HUD (Head-up display – ensemble des informations affichées à l’écran ndlr) est également beaucoup plus discret en nous proposant une boussole en haut de l’écran, à la place de la classique minicarte. Ce qui nous permet de profiter pleinement de l’environnement.

Côté durée de vie, vous allez avoir de quoi passer de longues soirées et journées devant Far Cry 5. En plus des 20 heures de jeu pour terminer le solo, vous pouvez rajouter un gouffre temporel avec le mode « Arcade ».  On y retrouve un multijoueur avec deathmatch simple ou en équipe mais surtout un éditeur de carte complet et ultra-généreux. Celui-ci vous offre notamment la possibilité d’utiliser des éléments graphiques issus des univers de Far Cry, Watch Dogs et Assassin’s Creed.

En conclusion, Ubisoft nous sert ici le meilleur Far Cry jamais réalisé. Ce cinquième opus pousse l’ensemble des ingrédients de la licence à leur maximum tout en apportant une mise à jour nécessaire à son sytème de jeu vieillissant. On plonge ainsi dans une aventure immersive et audacieuse, servie par une histoire intéressante et rythmée.
L’avalanche de ces qualités fait malheureusement ressortir les défauts d’une saga dont les mécaniques de jeu accusent le poids des années. Des missions répétitives et convenus, une intelligence artificielle limitée et nous en passons.
En somme, si vous n’avez jamais touché un Far Cry de votre vie ou que vous êtes un fan du genre, foncez. Pour les autres, réfléchissez y à deux fois avant de plonger dans cette aventure, certes plaisante, mais très proche de ce que l’on a connu jusqu’à aujourd’hui.

Crash test

La note du Crash Test de Far Cry 5 sur Xbox One, PS4 & PC est de 45

Mais qu’est ce qu’un Crash Test ? Contrairement aux nombreux tests que l’on peut trouver, la note finale est donnée à travers un prix d’achat conseillé. Partant du prix de vente neuf constaté (57€ dans le cas de Far Cry 5), Crash Test tacle là où ça fait mal et vous donne la véritable valeur d’un jeu. Pourquoi payer trop cher ses jeux vidéo ?

 

Un an après son annonce à l’E3 2017, A Way Out montre le bout de son nez sur PS4 et Xbox One. Le titre d’EA était surtout attendu pour son système de jeu exclusivement orienté mulijoueur. Que … ou plutôt combien vaut-il exactement ? 

A Way Out vous met aux commandes de Vincent et Léo, deux criminels qui vont s’associer pour s’évader de prison. Au début du jeu, vous pourrez sélectionner votre personnage selon vos affinités avec leur passé et leur caractère respectif. Ce n’est d’ailleurs pas un simple choix, celui-ci influera directement l’orientation des actions que vous devrez effectuer tout au long de l’histoire. Par exemple, Léo est plus impulsif et violent, il aura donc tendance à foncer dans le tas alors que Vincent plus calme et calculateur sera plus enclin à se diriger vers de la négociation et de l’infiltration. Vous l’aurez compris, nos deux héros useront de leurs compétences respectives au cours des différentes phases de jeu et il sera important de bien se synchroniser pour avancer.

A Way Out

A deux sinon rien

Trop peu de jeux sortent aujourd’hui avec cette particularité pour ne pas la souligner : A Way Out se joue uniquement en multijoueur en écran scindé (local ou online). Comprenez ici que vous devrez absolument être deux pour avancer dans l’histoire. Cerise sur le gâteau, le jeu en ligne est possible sans que deux copies du jeu soient nécessaires.

Un enchainement de mini-jeux

Le titre d’Hazelight se compose de nombreux mini-jeux de toutes sortes. On y retrouve ainsi les classiques QTE (action contextuelle ndlr) mais aussi des phases d’infiltration, de gunfight et de pilotage (en mode savonnette). Le tout devra se jouer obligatoirement à deux de façon synchrone ou asynchrone selon les scènes. Nous ressentons clairement l’influence des productions de Telltales Games (The Walking Dead : The Game, The Wolf Among Us…) ou encore des classiques du genre de Quantic Dreams (Heavy Rain, Beyond Two Souls…) au coeur du gameplay du jeu.

A Way Out

Bien que variés, ces différents passages sont d’un classique et d’une platitude déconcertante. L’infiltration nous renvoie notamment aux basiques du genre datant d’une dizaine d’années. Sans oublier les gunfights et les passages de conduite qui se contentent du minimum syndical.

Heureusement, l’ensemble des mini-jeux variés mettent au coeur la collaboration entre les joueurs, c’est d’ailleurs l’un des gros points forts de A Way Out. L’intérêt limité d’une action que vous auriez dû réaliser en solo devient tout de suite plus intéressante et divertissante à deux. Ce système vous permettra d’ailleurs de vivre les scènes de plusieurs points de vue et d’en apprendre plus sur le caractères de vos personnages respectifs.

A Way Out

Ce dernier point nous amène à une autre force du jeu : ses héros. Léo et Vincent sont aussi différents qu’attachants et au fur et à mesure que les heures passent, nous ne pouvions qu’apprécier l’alchimie entre les deux compères et surtout avec les joueurs. Dommage que le scénario ne soit pas à la hauteur et bourré de clichés nanardesques. Si A Way Out était un film, il ne vaudrait guère plus qu’une énième production de Steven Seagal, ce qui n’est pas totalement négatif pour les connaisseurs.

Pour finir, la réalisation est très hétéroclite. Nous avons d’un côté une animation et des graphismes datés et d’un autre, une mise en scène très agréable. Nous avons beaucoup apprécié la patte cinématographique présente tout au long du jeu, avec une très bonne surprise dans son dernier tiers.

A Way Out

En conclusion nous pouvons dire que A Way Out est très inégal. Nous avons d’un côté, un jeu centré autour du multijoueur sur écran scindé, ce qui est une excellente chose par les temps qui courent. Malheureusement, nous avons d’un autre côté un enchainement de mini-jeux aussi variés que limités, le tout agrémenté de lacunes techniques.
Autant d’un point de vue divertissement qu’au niveau marketing, A Way Out évite le naufrage par l’utilisation ostentatoire du multi local en écran scindé. Un mode très délaissé ces dernières années au grand dam de certains joueurs. Si le succès est au rendez-vous, nous pourrions espérer un retour en force du genre dans un futur proche.

Si vous êtes un joueur occasionnel et que vous cherchez un petit jeu « sympa » à faire avec un ami sur place ou à distance, foncez. Pour tous les autres, sortez du placard vos anciens Halo (1,2,3), Goldeneye 64 ou encore TimeSplitters en attendant qu’un nouveau jeu avec un multi local digne de ce nom débarque.

Crash test

La note du Crash Test de A Way Out sur Xbox One, PS4 & PC est de 14,99€

Mais qu’est ce qu’un Crash Test ? Contrairement aux nombreux tests que l’on peut trouver, la note finale est donnée à travers un prix d’achat conseillé. Partant du prix de vente neuf constaté (29,99€ dans le cas de A Way Out), Crash Test tacle là où ça fait mal et vous donne la véritable valeur d’un jeu. Pourquoi payer trop cher ses jeux vidéo ?

Nous avons pu enfin voir la dernière grosse production de Steven Spielberg, Ready Player One. Voici notre critique garantie sans spoiler.

L’histoire se passe en 2045 dans un monde laissé à l’abandon. Pour fuir la dure réalité, la majorité de la population se réfugie dans l’OASIS, un univers virtuel créé par le légendaire James Halliday (Le Steve Jobs des années 2020). A sa mort, ce dernier lança un concours dont le gagnant recevra la propriété de l’OASIS ainsi que toute sa fortune.  Pour cela, le joueur devra trouver l’Easter Egg dissimulé dans le jeu. Notre héros, Wade, cherche comme tous les joueurs un moyen de mettre la main sur ce précieux trésor dans un monde virtuel aussi impressionnant que passionnant.

Pour ne rien vous cacher, nous étions extrêmement dubitatifs sur ce film et son melting-pot pop-culturel. Nous avions surtout peur de l’overdose de références de films/jeux/livres/musiques des années 80 à nos jours, le tout saupoudré de caméos vidéoludiques putassiers. Sans oublier du deus ex machina à gogo du genre : « on s’en fou c’est un jeu video ». Mais autant cracher le morceau dès maintenant, Ready Player One est une réussite.

Le film nous transporte pendant plus de 140 minutes dans un des plus grands hommages aux jeux vidéo, au cinéma et plus globalement à la culture des années 70 à aujourd’hui. L’histoire, bien que prévisible sur les grandes lignes (gentils et méchants identifiables dès les premières minutes), reste très agréable et parfaitement rythmée. Alors oui, si vous attendez des clins d’oeil aux jeux vidéo et films cultes des trente dernières années, vous allez être servis. Cependant, ces derniers sont placés de façon intelligente et ne parasitent en rien le déroulement de l’histoire. Plus fort encore, ils accompagnent de façon très astucieuse nos héros.

Côté casting, un quasi sans faute. Hormis les deux héros interprétés par Tye Sheridan (Xmen Apocalypse) et Olivia Cooke (Bates Motel), nous avons apprécié de retrouver Ben Mendelsohn (Star Wars : Rogue One) dans le rôle du méchant. Un véritable « méchant de film », comme on en retrouve trop peu aujourd’hui, aussi machiavélique que touchant (pour ne pas dire pathétique & sympathique). Il est d’ailleurs accompagné d’Hannah John-Kamen qui excelle, elle aussi, dans son (second) rôle de « bad guy ». Détail intéressant, cette fameuse actrice avait joué dans un épisode de Black Mirror (saison 3 épisode 2 ndlr) où le héros s’essayait à des jeux en réalité augmentée. Cette belle « coïncidence » résume parfaitement comment Ready Player One use des différents éléments de notre pop-culture dans le film. Au lieu de nous les lancer au visage, il les utilise avec parcimonie et habileté. Et il vous faudra très certainement plusieurs visionnages pour y remarquer tous les détails et en saisir tous les hommages.

Clin d’œil d’actualité aux jeux vidéo

Le monde virtuel de Ready Player One, l’OASIS, est présenté comme un jeu vidéo gratuit où chaque joueur peut s’amuser à travers de nombreux mini-jeux. Ils peuvent également s’offrir des bonus (skin, armes véhicules et autres) pour en équiper leur avatar. Pour cela les joueurs ont le choix entre jouer pour gagner des pièces d’or (monnaie du jeu) ou … payer (avec de l’argent réel) et accéder directement à ces bonus. Il y a donc une opposition de « classe sociale » entre ceux qui jouent – ou mods – pour accéder aux bonus (classe populaire) et ceux qui n’hésitent pas à passer à la caisse (classe bourgeoise).
On retrouve ici un clin d’oeil au modèle Free to play qui pullule dans nos jeux vidéo actuels. Une réalité et un bad buzz qui a coûté le succès du dernier Star Wars Battlefront d’EA avec ses lootboxes. Encore une référence que nous passerons de vous expliquer pour vous éviter tout spoil du film.

Pourquoi c’était pas gagné ?

Tout d’abord, il s’agit de l’adaptation du roman d’Ernest Cline « Player One » sorti en 2011. L’ouvrage présentait une histoire fade ne servant que de prétexte à étaler la culture geek de son auteur jusqu’à l’overdose. De celui-ci Spielberg en a conservé l’ADN pour y ajouter sa propre vision. Well done.
Ensuite, ce n’est un secret pour personne les jeux vidéo et le cinéma font généralement mauvais ménage. On ne compte plus le nombre de navets issus d’adaptation de la sorte. Imaginez notre crainte après avoir vu la bande annonce. Mais pas ici, le film utilise des références vidéo-ludiques pour donner un sens et du rythme au scénario. Elles ne sont pas l’histoire mais servent l’histoire.

Halo Ready Player One

N’allez pas voir le film si …

Vous n’aimez pas du tout les jeux vidéo. Alors, nous n’allons pas vous mentir, Ready Player One s’adresse avant tout à un public un tantinet ouvert sur l’univers geek, cinéphile et jeux vidéo. Bien qu’il explique parfaitement les bases de l’univers dans sa première partie, l’histoire s’axe selon les règles basiques d’un jeu vidéo. Des règles et un rythme qui peuvent sérieusement rebuter certains spectateurs. Sans oublier qu’occulter toutes les références pop-culturelles du film vous priverait de toute son originalité.

Nous décernons à
Ready Player One
la note de 5 sur 5

Même s’il ne s’adresse pas à tous, Steven Spielberg nous sert ici un film culte qui ravira des générations de geek de 7 à 77 ans. Un divertissement à aller voir en famille, avec ses amis et que l’on reverra volontiers tous les ans durant les fêtes de Noël entre deux « Maman j’ai raté l’avion » & « Retour vers le Futur ». Du culte on vous dit.

Après plus de cinq ans de b.. passables et loyaux services sur PC & Consoles de salon, PayDay 2 débarque sur Nintendo Switch.

Edité par Starbreeze, la licence PayDay vous place dans la peau de braqueurs masqués au coeur de plusieurs casses, allant de la petite banque de quartier aux plus grands complexes sécurisés. En plus de la nervosité de ses gunfights, le jeu se montre très intéressant dans ses phases de préparation. Avant chaque casse, vous devrez passer par des sessions de repérage pour ainsi se préparer à toutes les éventualités face aux nombreux assauts ennemis.

Préparez vos masques, nous allons vous dire ce que cette version Nintendo Switch a dans son coffre-fort. 

Commençons par un point positif, le contenu de cette version Switch n’est pas en reste et vous proposera l’ensemble des DLC & mises à jour sorties jusqu’en juin 2017. Vous aurez ainsi droit à plus de 50 packs de contenus présents également sur les versions consoles de salon et PC. On y retrouve avec plaisir de nouvelles armes, de nouveaux personnages tel que le badass John Wick, ainsi que le fameux braquage sur un train en mouvement (The Biker Heistdans).

Mais ce n’est pas tout, les joueurs pourront profiter d’un personnage exclusif à cette version Nintendo : Joy. Cette cambrioleuse dispose de capacités qui se révèlent très intéressantes durant les braquages, le piratage informatique. A cela, elle est équipée d’un masque composé de LED rouges et bleues, rappelant les couleurs de la Switch. Bien que cheap, ce clin d’oeil reste appréciable.

joy payday 2

Nous ne pouvions pas parler du contenu sans passer par l’un des points noirs de cette version, les mises à jours. Durant notre test (depuis sa sortie, 23 février 2018), PayDay 2 Switch affiche une mise à jour datant de juin 2017. De nombreux contenus, correctifs sont donc absents de notre jeu. Il faudra également se passer des deux derniers DLC, Scarface et h3h3. Bien triste constat pour le portage d’un jeu vieux de 5 ans et vendu 50 euros.

Visuellement, PayDay 2 est plutôt propre. Si peu d’aliasing est visible sur l’écran portable de 720p, le rendu est plus baveux sur l’écran 1080p d’une télévision. Il tourne dans la majorité du temps à 30fps et subi quelques légers ralentissements durant les grosses phases d’action.

Pour compléter notre test,  voici l’analyse de DigitalFoundry qui présente la différence entre les versions PS4/Xbox One et Switch.

Côté gameplay, le jeu profite d’un portage complet avec une compatibilité avec l’écran tactile (pour les menus) et avec la technologie HD Rumble de la console. Cela n’a l’air de rien, mais le retour de vibration lors de l’utilisation des différentes armes est très plaisante.
Cependant l’aide à la visée couplée au FOV de 65 ( ouverture du champ de vision ndlr) rend les scènes de gunfight très brouillonnes et peu agréables à jouer à la longue. Si vous rajoutez à cela les joystick de la Switch pas véritablement taillés pour du FPS, la crise de nerf n’est pas loin.

Payday 2

 

Nous n’avons pas constaté (par chance ?) de gros problème technique lors de nos parties en ligne et il est très agréable de pouvoir jouer avec ses amis possédant le jeu, en local.
Cependant, nous déplorons l’absence de chat pour s’organiser avec son équipe. Cette omission, bien que mineure, touche en plein coeur l’ADN et tout l’intérêt du jeu. Nous avons donc le choix de jouer ici avec des coéquipiers « IA » totalement abrutis ou avec de vraies personnes totalement muettes. Merci Nintendo & Starbreeze de nous laisser le choix entre la peste ou le choléra.

Ce n’est pas la première fois que nous remarquions de grosses limitations en ligne sur les versions Nintendo Switch. Comme nous l’avions souligné dans notre testFifa 18 Switch en est également un parfait exemple. Il serait temps pour Big N de « passer la seconde » sur le online s’il ne veut pas se retrouver sérieusement à la traine.

En conclusion nous pouvons dire que PayDay 2 Switch est aujourd’hui le pire portage de la console de Nintendo. Malgré des graphismes passables, le jeu souffre d’un intérêt & d’un gameplay limité, surtout si on ne possède pas de manette Switch Pro. Si vous rajoutez à cela un mode en ligne dénué de tout intérêt, vous obtenez un FPS brouillon et sans saveur. Le plus regrettable dans l’histoire, c’est que Nintendo et Starbreeze étaient capables de beaucoup mieux.

Crash test

La note du Crash Test de PayDay 2 sur Nintendo Switch est de 9,99€

Mais qu’est ce qu’un Crash Test ? Contrairement aux nombreux tests que l’on peut trouver, la note finale est donnée à travers un prix d’achat conseillé. Partant du prix de vente neuf constaté (49,99€ dans le cas de PayDay 2), Crash Test tacle là où ça fait mal et vous donne la véritable valeur d’un jeu. Pourquoi payer trop cher ses jeux vidéo ?

 

Shadow of the Colossus a connu un long chemin de traverse depuis sa sortie initiale en 2005. En effet, la PS2 crachait littéralement ses tripes à l’époque, proposant une magnifique expérience malheureusement entachée par une technique dépassée. C’est à Bluepoint Games qu’a été confiée la mission de faire ce Shadow of the Colossus PS4, un (vrai) remake après avoir proposé une réédition HD en 2011 sur PS3 de l’onirique Ico. Après une précédente version PS3 toujours en dessous des ambitions de l’oeuvre de Fumito Ueda, que vaut ce remake PS4 ?

shadow of the colossus PS4

Shadow of the Colossus se présente sous la forme d’un jeu d’action/aventure où votre héros, Wander, devra sauver sa dulcinée en chassant des colosses dans des terres dévastées. Dans une ambiance de fin du monde, le jeu se distingue par la particularité de n’avoir « que » 16 colosses à terrasser, sans qu’il n’y ait d’autres ennemis, PNJ, donjons ou autre véritable interaction. Il s’agit donc d’explorer ce monde lugubre à l’aide de son fidèle destrier nommé Agro, à la recherche de ces géantes entités qui poursuivent leur funeste destin. Armé d’un arc et d’une épée, qui vous sert également de boussole, il est temps d’arpenter les superbes environnements du jeu, passant de steppes arides à des forêts luxuriantes. Ces dernières étant à mettre au panthéon du jeu vidéo en termes de rendu graphique.

Visuellement onirique

Bluepoint Games a réalisé un véritable travail d’orfèvre sur l’aspect graphique de ce remake, magnifiant l’expérience de base qui n’avait pas été à la hauteur de l’ambition artistique initiale sur les versions PS2/PS3. Dès l’introduction du jeu, on se rend compte de la qualité de ce remake, que ce soit par la fluidité de l’expérience que par son aspect technique (effets de particules, rendu de l’eau, textures retravaillées…). En point d’orgue, on soulignera l’incroyable qualité des fourrures qui jonchent les colosses, sans oublier de mentionner leurs animations. Jamais d’aussi grandes créatures vidéoludiques n’ont paru aussi réalistes dans leurs mouvements et leurs comportements ! Chaque rencontre avec les colosses est un émerveillement, que ce soit dans la mise en scène que dans les phases d’approche toujours aussi épiques.

Shadow of the colossus ps4Les affres du passé

On regrettera que cette version remastered n’ait pas dépoussiéré la maniabilité d’antan, qui s’avère un peu rigide à notre époque. Certaines phases de platesforme en exploration ou lorsqu’on gravit les colosses sont parfois imprécises. En effet, notre héros apparaît un peu trop lourdeau et flottant, ce qui pourra occasionner de la frustration pour les joueurs les moins indulgents.  En ce qui concerne la caméra, elle se calibre automatiquement en fonction de vos actions, se plaçant derrière le héros lors des phases de sprint à cheval, rajoutant un caractère épique à votre épopée. A l’aide de ces effets de caméra, on se délectera de ces superbes panoramas lors de nos chevauchées dantesques. Cependant, elle se montre capricieuse lorsqu’on veut la contrôler manuellement, ce que nous vous conseillons d’éviter le plus possible.

 shadow of the colossus ps4

Ce remake PS4 de Shadow of the Colossus remet en lumière un chef d’oeuvre du jeu vidéo, qui a déjà marqué tant de joueurs. Il reste une expérience unique dans le domaine, magnifié par des graphismes somptueux rendant honneur à la direction artistique initiale de la Team Ico. Les néophytes découvriront avec plaisir des combats épiques contre ces incroyables titans ainsi qu’une ambiance chargée d’émotions. La rigidité du gameplay et la caméra datée en décevront certains mais cela ne détériore en rien l’expérience globale qui reste une invitation à la contemplation et à l’aventure.

Crash test

LA NOTE DU CRASH TEST DE SHADOW OF THE COLOSSUS SUR PS4 EST DE 28€

 

Mais qu’est ce qu’un Crash Test ? Contrairement aux nombreux tests que l’on peut trouver, la note finale est donnée à travers un prix d’achat conseillé. Partant du prix de vente neuf constaté (34,99€ dans le cas de Shadow of the Colossus PS4), Crash Test tacle là où ça fait mal et vous donne la véritable valeur d’un jeu. Pourquoi payer trop cher ses jeux vidéo ?

Alors qu’il faisait les beaux jours de la PSP et Nintendo 3DS, Monster Hunter fait son grand retour sur PS4, Xbox One (et en fin d’année sur PC ndlr), avec Monster Hunter World.  Ce retour au console de salon ne vient pas seul, car la licence profite de cet épisode pour s’ouvrir à un nouveau public tout en satisfaisant les fans de la première heure. Il est d’ailleurs intéressant de remarquer que celui-ci ne s’appelle pas Monster Hunter 5 mais World et cela malgré le fait qu’il soit produit par les équipes du quatrième opus. On retrouve jusqu’au titre la volonté de Capcom de créer une rupture dans la série. C’est clairement cela qui rend ce MHW si intéressant pour tous les joueurs.
Cette nouvelle direction, agrémentée de nouveaux graphismes et mécaniques de jeu, sera-t-elle payante ? C’est ce que nous allons voir dans ce test.

monster hunter worldPréambule technique : Ce Crash Test a été réalisé à 95% sur PS4 Slim. Le reste fut consacré à des tests de performance sur PS4 Pro.

Monster Hunter World est un action-rpg vous plaçant aux commandes d’un chasseur de monstres au coeur de plusieurs environnements vastes et sauvages. Vous devrez ainsi partir à la chasse des différents monstres plus ou moins gros et surtout plus ou moins coriaces. Pour vous assurer une victoire, l’observation et la récupération d’indices sera reine. Faites l’impasse sur ces points et vous vous exposerez à de mauvaises surprises et surtout à vous faire littéralement écraser par votre adversaire.

monster hunter world

L’ensemble de la campagne principale se composera d’un système (classique) de quêtes classées par niveau de difficulté. Nous constatons cependant avec plaisir que le jeu nous plonge directement dans le bain avec la traque d’un premier monstre, Jagras. Pas de petites missions dénuées d’intérêts pour se faire la main, nous voilà déjà aux anges. La suite de l’histoire principale tournera autour d’un mystère conduisant de nombreuses créatures à migrer vers le nouveau monde. Sans être désagréable, le scénario de MHW se laisse rapidement oublier au bénéfice de l’ambiance et des longues (et agréables) heures de chasses.

Petite remarque sur la création de son personnage qui propose un large panel d’options tels que le sexe, la coiffure, forme de bouche, yeux ou encore maquillage. Ce n’est clairement pas le meilleur système qu’il nous a été donné de voir mais il est suffisamment complet et agréable pour être souligné.

monster hunter worldUne fois l’arc scénaristique principal terminé, MHW n’en devient que plus intéressant, avec des quêtes rang experts, de plus grosses récompenses et des monstres plus puissants. Notez que vous ne pourrez affronter des « monstres Alpha » qu’après avoir finis la campagne principale. Ces derniers représentent un challenge très élevé et remplacent en quelque sorte les quêtes de rang G, non présentes dans cet opus (pour l’instant ndlr). A cela on peut rajouter les nombreux événements en ligne et les récompenses associées beaucoup plus intéressantes qu’en solo.

Monster Hunter World se libère enfin de ses zones délimitées par les (trop) nombreux temps de chargement, présents dans les précédents opus. L’ensemble de la map du jeu se divise en cinq zones distinctes ainsi qu’une ville répondant au doux nom d’Astera. Mais ici, larges espaces et grande liberté ne riment pas avec simple open world. Les différents environnements fourmillent de détails et des indices sur les monstres à affronter. Ainsi repérer les traces d’empreintes sur le sol ou encore les marques de griffes sur les arbres vous permettra de traquer votre cible grâce à une trainée lumineuse, appelée Navicioles. Leur intensité dépendra du nombres d’éléments que vous aurez amassés sur le monstre. En plus de retrouver votre proie, vous accumulerez des informations vitales (points faibles, armes efficaces etc) pour sortir vainqueur contre celle-ci.

monster hunter worldSi le level design est de très bonne facture, le gameplay de Monster Hunter World est loin d’être en reste. Notre héros se déplace rapidement et de façon fluide sur l’ensemble du décors. Nous apprécions notamment le grappin, de bon secours pour passer des obstacles ou bondir d’arbre en arbre. Ce n’est pas tout car vous aurez accès aux 14 armes emblématiques de la série, servies par des animations dignes de nos consoles nouvelles générations.

Côté monstres cet opus nous propose un grand nombre de nouveautés. Ainsi, sur les 29 grands monstres du jeu, 17 sont des inédits de la saga (Tobi Kadashi, Bazelgeuse Nergigante, Radobaan, Anjanath, Legiana…). Nous prenons d’autant plus de plaisir à les chasser tant leur comportement et leur design respectif sont réussis.

N’oublions pas le mode multijoueur que vous pourrez activer à tout moment, dans la campagne solo, en tirant une fusée de détresse dans le ciel. Attention tout de même si vous êtes en plein combat, car la puissance du monstre s’adaptera en fonction du nombre de chasseurs présents (heureusement les points de vie resteront les mêmes). Enfin, vous pouvez intégrer jusqu’à 8 clans, pouvant respectivement accueillir jusqu’à 50 joueurs. Cela vous permettra d’accéder à de nombreux événements exclusifs et récolter ainsi plus de récompenses.

monster hunter worldLa durée de vie du jeu est d’une cinquantaine d’heures pour son histoire « principale ». Cela est certes très acceptable pour un jeu triple AAA mais nous n’aurions pas été contre une bonne quinzaine d’heures de plus avec les montres supplémentaires qui vont avec.
La bonne nouvelle, est que Capcom a bien prévu de nouvelles mises à jour et DLC gratuit. Oui vous avez bien lu, GRATUIT. Une chose devenue suffisamment rare pour que nous l’écrivions deux fois dont une fois en majuscule.
Nous aurons ainsi droit à de nouveaux monstres tel que le Deviljho qui arrivera dans les prochaines semaines, des arènes supplémentaires et d’autres événements saisonniers. Nous pensons notamment à une mise à jour des maps selon la période de l’année (map enneigée en hiver par exemple). Ou encore l’ajout de monstres iconiques, provenant des épisodes Nintendo DS, PSP et même PS2.

Vous l’aurez compris, Monster Hunter World va vous tenir en haleine bien au-delà des 50 petites heures de son scénario principal. Impossible donc de ne pas souligner l’énorme durée de vie dont le jeu bénéficiera tout au long des prochains mois. Et, sans doute, des prochaines années.

Et les graphismes dans tout ça ?

monster hunter worldNe passons pas par quatre chemins, Monster Hunter World est beau, autant sur PlayStation 4 et Xbox One. La qualité graphique rend l’exploration aussi agréable que bluffante avec son fourmillement de détails, notamment sur la végétation. Les monstres ne sont pas en reste et bénéficient d’un travail tout particulier sur leur apparence et animation, offrant un résultat aussi impressionnant que réaliste.

Nous regrettons cependant les nombreux bugs de collision et les ENORMES chutes de framerate sur Xbox One et PS4. Le jeu tourne à 30 fps sur ces consoles et chute régulièrement en dessous des 20 fps lorsqu’il y a beaucoup de « monde » à l’écran. C’est encore plus important lorsque vous serez en multijoueur.

Obligé de se tourner sur la PS4 Pro & Xbox One X ?

Malheureusement oui. Les possesseurs de ces consoles boostées bénéficieront d’une version optimisée proposant 3 options graphiques. Vous pouvez donc améliorer la qualité et le nombres de détails affichés à l’écran SOIT améliorer le framerate (fluidité du jeu ndlr) SOIT profiter d’une meilleure résolution avec un upscale 4K. Si vous choisissez, par exemple, de booster le framerate vous pourrez profiter d’une fluidité de 40 à 60 fps selon les zones et le nombre d’éléments affichés. Cela est extrêmement décevant, autant pour les consoles classiques ou leur version X/Pro.

Aucune configuration sur console de salon ne vous permettra de bénéficier de 4K, 60 Fps avec une finition graphique optimale. A quoi bon posséder une ONE X ou PS4 Pro avec ce jeu me direz-vous ? C’est simple, c’est de pouvoir jouer normalement.
Ce n’est pas la première fois que nous constatons cela sur les dernières sorties (Cf Assassin’s Creed Origins). Les éditeurs profitent des capacités de ces nouvelles consoles pour ne pas seulement offrir une meilleure expérience aux joueurs mais pour se désengager d’un effort de finition avec les versions consoles dites classiques. Comme un PC, si vous voulez profiter d’un jeu dans des conditions optimales, il faut passer à une configuration plus musclée. Le problème dans ce cas est que le jeu de Capcom se trouve par moment à peine jouable dans ces conditions. Cela est ici un gros point noir que nous tenions à souligner dans ce test.

En conclusion nous pouvons dire que Monster Hunter World marque le grand retour de la licence sur nos consoles de salon. Toujours aussi exigeant, varié et impressionnant, le jeu n’en oublie pas d’être ouvert aux profanes de la licence. Si vous rajoutez à cela un système de jeu prenant et évolutif, une durée de vie de plus de 50 heures, un multijoueur de qualité et de nombreuses mises à jour gratuites à venir, vous ne pouvez pas passer à côté de ce jeu. Le seul point noir – et pas des moindres – reste au niveau de la fluidité lorsque trop éléments sont présents à l’écran. Si vous souhaitez un jeu fluide de bout en bout, achetez-vous une PS4 Pro ou Xbox One X ou passez votre chemin.

Etant donné les différences techniques importantes entre les deux versions du jeu, nous avons noté Monster Hunter World sur les consoles classiques (PS4, Xbox One) et consoles optimisées (PS4 Pro, Xbox One X).

 

Crash test

Au dessus de ces prix, vous vous faites avoir :

La note du Crash Test sur PS4 et Xbox One S est de 25 €

 

La note du Crash Test sur Xbox One X et PS4 Pro est

de 55 €

 

Mais qu’est ce qu’un Crash Test ? Contrairement aux nombreux tests que l’on peut trouver, la note finale est donnée à travers un prix d’achat conseillé. Partant du prix de vente neuf constaté (environ 59,99€ dans le cas de Monster Hunter World), Crash Test tacle là où ça fait mal et vous donne la véritable valeur d’un jeu. Pourquoi payer trop cher ses jeux vidéo ?

Dragon Ball FighterZ fait figure de saint Graal pour tous les fans du manga d’Akira Toriyama et des amateurs de jeux de baston. Le studio Arc System Works propose une retranscription ultra fidèle de Dragon Ball qui a bercé toute une génération à travers le Club Dorothée en France. Cette licence mythique est rentrée dans le panthéon de la Pop Culture depuis des dizaines d’années mais ses diverses adaptations vidéoludiques ont soufflé le chaud et le froid. On retiendra les séries Budokai et Tenkaichi en tant que références mais Dragon Ball FighterZ est arrivé en 2018 pour Kaméhaméhaiser tout ce qui s’est fait auparavant. Voici la fusion de nos impressions à travers ce Crash Test !

La genèse d’un projet fantasmé  

C’est lors de l’E3 2017 et la conférence Xbox que, Dragon Ball FighterZ a été annoncé, directement propulsé comme l’une des plus grosses attentes jeux vidéo à venir. C’est à Arc System Works qu’a été confiée cette lourde tâche mais le studio japonais n’est pas novice en la matière, réputé pour ses séries de jeux de combats Guilty Gear et BlazBlue. Les mordus de Dragon Ball étaient aux anges, tant les premières images flattent la rétine, notamment pour leur fidélité au manga originel et aux animés qui en ont découlé.

Dragon-Ball-FighterZ-gamescomC’est donc sous la forme d’un jeu de combat en 2.5D développé avec le moteur Unreal Engine 4, que Dragon Ball FighterZ se présente, à savoir des décors et personnages modélisés en 3D mais un gameplay de versus fighting sur un plan 2D. On se retrouve donc avec une formule similaire à des jeux tels que Street Fighter 5, Dragon Ball Xenoverse 2 mais surtout Marvel VS Capcom 3 avec qui il partage l’opposition d’équipes à trois personnages.

Dragon Ball Fighterz - selection personnagesD’ailleurs, Dragon Ball FighterZ propose 21 personnages jouables au début et trois autres personnages à débloquer, portant son total à 24 personnages disponibles. Certains jugeront que ce nombre est faible quand on les compare aux précédentes séries de jeux DBZ (Xenoverse, Tenkaichi ou encore Budokai) mais il faut souligner l’incroyable travail d’Arc System Works sur l’équilibrage des personnages. En effet, la totalité du roster est vraiment diversifié, avec des personnages aux styles de combats uniques et complémentaires, d’autant plus que les combinaisons sont légions avec une équipe composée de trois combattants. On pourra toujours regretter l’absence de son personnage fétiche mais n’oubliez pas que Bandai Namco réserve tout un lot de DLC pour compenser…

Une réalisation technique proche de la perfection

La première chose qu’on remarque avec Dragon Ball FighterZ, c’est sa direction artistique somptueuse. A l’aide d’animations ultra léchées, on a vraiment l’impression d’évoluer dans l’animé de la série, le studio ayant réalisé un véritable travail d’orfèvre en reproduisant certaines scènes cultes du manga/animé dans leur jeu. C’est simple, à ce niveau de qualité et de fidélité, c’est du jamais vu ! Que ce soit pendant des coups spéciaux ou certaines fins de combats, les fans s’émerveilleront sur les diverses cinématiques qui ponctueront les combats.

Outre cette fidélité aux codes graphiques de la série, on retrouve également une réalisation sonore de haute volée. Ainsi, en plus des voix japonaises originales, on retrouve l’ambiance sonore du dessin animé, que ce soit les sons d’impacts des coups, de téléportations ou de projections. En ce qui concerne les musiques du jeu, on regrettera que l’OST de l’animé ne sera disponible que pour les personnes ayant acheté le season pass. A défaut, on a le droit à des compositions originales du type Rock, pas désagréables à l’oreille mais pas très inspirés non plus.

Un jeu de baston accessible qui n’oublie pas d’être profond

Avec Guilty Gear et BlazBlue, le studio Arc System Works a prouvé tout son savoir-faire pour proposer un gameplay exigeant mais pas forcément très facile d’accès. Cela dit, Dragon Ball FighterZ a l’ambition d’être joué par tous les fans de Dragon Ball, qu’il ne fallait pas frustrer avec un jeu de combat trop compliqué. C’est avec ce leimotiv que le studio japonais a développé FighterZ pour proposer un gameplay accessible, rapidement très jouissif, n’occultant pas des systèmes de jeu plus profonds pour les pros du jeu de combat. A noter que Bandai Namco tient avec Dragon Ball FighterZ, un très bon candidat pour la scène E-Sport du jeu de baston, à travers sa richesse visuelle pour le public et un gameplay approfondi pour les compétiteurs.

Manette en main, il n’y a pas de manipulations trop complexes à réaliser, les débutants pouvant rapidement sortir des coups impressionnants sans connaître les spécificités du gameplay. Les différents personnages proposent un panel de coups variés mais limités, avec des auto-combo et des coups spéciaux qui se déclenchent à l’aide d’un simple quart de cercle + un bouton. Nous n’irons pas plus loin sur le détail des différentes manipulations mais sachez que les commandes sont assez nombreuses pour les habitués aux jeux de baston mais rapidement assimilables pour les débutants qui voudraient s’essayer au genre.

Dragon Ball FighterzDragon Ball FighterZ est sûrement le jeu de combat le plus accessible de ces dernières années, bénéficiant d’une excellente réalisation et d’une des plus grosses licences de manga qui attire de nombreux (potentiels) joueurs qui se laisseront tenter. Le jeu fait office de porte d’entrée idéale pour s’investir dans un jeu de combat remarquablement équilibré pour tous les types de joueurs : du joueur hardcore du jeu de combat qui s’acharnera à tout maîtriser , que pour le fan de DBZ néophyte. Bien entendu, cela reste à relativiser lorsque l’on se frotte au mode en ligne ou à un joueur aguerri mais le jeu reste avant tout jouissif en toutes circonstances.

Une Histoire oubliable et des modes classiques

On arrive à l’un des points noirs du jeu avec un mode Histoire proposant une nouvelle aventure malheureusement insipide, qui aura au moins le mérite d’introduire un nouveau personnage avec la cyborg C-21. Il vous faudra une dizaine d’heures pour finir les trois arcs scénaristiques du mode Histoire permettant de débloquer C-21 parmi les personnages jouables. On progresse à travers un plateau sous forme de jeu de l’oie, où il faudra avancer case par case afin de réaliser des combats qui, au début, font office de mini tutoriels. Au fur à mesure de votre progression, il sera possible d’obtenir divers bonus permanents à équiper sur vos personnages (attaque, défense, santé jauge de Ki…) pour vous aider. Seulement, l’I.A des ennemis est bien trop faible sur les premières heures pour apporter une difficulté intéressante, ces derniers faisant office de véritables punching-ball.

Dragon Ball Fighterz - C-21Malgré de jolies cinématiques, on regrettera également la qualité d’écriture globale de ce mode Histoire, que ce soit pour les dialogues ou le scénario très vite oubliable. C’est d’autant plus dommageable lorsqu’on le sait qu’Akira Toriyama a supervisé le tout, alors qu’on a l’impression d’avoir un OAV ou une fan fiction pas inspirée… Mais n’est-ce pas également le cas de Dragon Ball Super ?

En bref, ce mode Histoire est une déception pour tous les fans et joueurs qui attendaient de Dragon Ball FighterZ, un mode solo digne d’intérêt.

Vous l’aurez compris, l’intérêt de Dragon Ball FighterZ ne se situe pas sur la richesse de ses modes de jeu mais plutôt sur l’envie du joueur à progresser dans son apprentissage. Pour ce faire, les mode Arcade et Entraînement sont parfaits pour remplir cette partie du contrat même si l’on aurait aimé un peu plus d’originalité à ce niveau. A savoir que le mode Arcade se concentre sur la performance du joueur qui va devoir affronter des ennemis de plus en plus forts pour obtenir la meilleure note possible et accumuler des « zénis » la monnaie virtuelle du jeu. Cette dernière sert à acheter divers éléments de customisations (couleurs de costumes…) mais elle permet surtout de débloquer deux personnages supplémentaires, Son Goku Super Saiyan Blue et Vegeta Super Saiyan Blue.

Dragon Ball Fighterz - Son Goku Super Saiyan Blue Vegeta Super Saiyan BlueEn ce qui concerne le mode en ligne, il a connu des difficultés lors des phases de bêta ouverte mais l’expérience est maintenant optimale. Le système de Matchmaking ou les différents salons à rejoindre sont bien fonctionnels, les serveurs supportant bien la charge. Précisions que nous n’avons pas souffert de lags ou ralentissements durant nos parties en ligne même si notre connexion fibre doit bien aider.

Dragon Ball FighterZ cristallisait tant d’attentes auprès des fans depuis son annonce en 2017, la pression était grande. On peut maintenant l’affirmer, le rêve est maintenant réalité, les promesses ont largement été tenues. Il s’agit bien du meilleur jeu Dragon Ball jamais fait, bénéficiant d’une réalisation sans faille avec un soucis du détail ahurissant. Il réussit même la prouesse d’être accessible aux néophytes du jeu de combat qui prendront un plaisir immédiat, sans oublier les connaisseurs avec un gameplay profond. On regrettera cependant des modes de jeu assez classiques mais surtout un mode Histoire insipide. Reste à savoir si vous adhérez à la politique commerciale du titre (DLC avec personnages supplémentaires, l’OST original) mais ne faisons pas la fine bouche : Dragon Ball FighterZ est le jeu ultime adapté de l’oeuvre d’Akira Toriyama et même la meilleure adaptation vidéoludique d’un animé que l’on ait jamais vu !

Crash test

La note du Crash Test de Dragon Ball FighterZ sur Xbox One et PS4 est de 50€

Mais qu’est ce qu’un Crash Test ? Contrairement aux nombreux tests que l’on peut trouver, la note finale est donnée à travers un prix d’achat conseillé. Partant du prix de vente neuf constaté (54,99€ dans le cas de Dragon Ball FighterZ), Crash Test tacle là où ça fait mal et vous donne la véritable valeur d’un jeu. Pourquoi payer trop cher ses jeux vidéo ?

Comment ne pas être impatient de retrouver le nouvel opus d’Assassin’s Creed. Il est vrai que depuis le faux pas d’Unity et le très insipide Syndicate, la célèbre licence d’Ubisoft était en sérieuse perte de vitesse. Mais voilà, après deux ans d’absence, Assassin’s Creed revient avec un nouveau lieu, une nouvelle époque et un système de jeu entièrement revu. Mais cela sera-t-il suffisant ? C’est ce que nous allons voir dans ce Crash Test.

Revenir dans le passé pour mieux oublier le présent 

Assassin’s-Creed-Origins-

Depuis quelques épisodes, il devient difficile de suivre et surtout de comprendre les différentes ficelles de la trame de fond des Assassin’s Creed. Certes nous apprécions les scénarios particuliers de chaque opus, sans pour autant profiter d’une veritable mise en lumière de l’histoire fil rouge de la série. Cet opus ne fera malheureusement pas figure d’exception.
Pour revenir au scénario d’Origins, nous sommes en Egypte durant le règne de Ptolémée XIII en 48-49 avant Jésus Christ. Ce dernier, corrompu par le pouvoir, a chassé sa soeur du trône, Cléopatre, devenant ainsi Pharaon. Il est d’ailleurs manipulé par l‘Ordre des Anciens, société secrète malfaisante qui influence tous les grands dirigeants de l’époque. Nous prenons ainsi les commandes de Bayek, le dernier Medjay, une sorte de justicier & protecteur des traditions de l’Égypte ancienne. Suite à une terrible tragédie, notre héros décide de mener sa quête de vengeance et croisera ainsi la route de personnages historiques, jusqu’à la création d’une certaine Confrérie des Assassins.

Après un prologue confus, nous partons pour une longue et riche aventure que nous n’oublierons pas de si tôt. Même si celle-ci se compose d’une trame principale, les quêtes secondaires sont loin d’être en reste. Fini les petites missions répétitives et sans intérêts des précédents opus, désormais elles disposeront d’une véritable intrigue narrative. On y appréciera notamment la présence de cut-scenes et la variété de missions qui peuvent aller de 10 minutes à 1 heure de jeu. Notez que l’ensemble de la carte d’Assassin’s Creed Origins vous est offerte en totale liberté. Nous saluons d’ailleurs l’incroyable travail accompli par les équipes d’Ubisoft dans la reproduction de l’Egypte ancienne. Le résultat est tout simplement magistral et très généreux en contenu.

assassin's Creed origins

Plus besoin de se synchroniser au sommet d’une tour pour en dévoiler les détails, une simple visite suffit. Vous avez donc le choix de suivre scrupuleusement le fil rouge du scénario principal ou de vous laisser aller à travers différentes activités (courses de char, alignement d’étoile et bien d’autres) ou partir à l’exploration et découvrir les mystères de l’Egypte ancienne. Ce n’est pas pour autant que les synchronisations sur les différentes hauteurs du jeu sont devenues inutiles, bien au contraire. Elles vous permettront de vous téléporter sur vos lieux de synchronisation, ce qui vous sera très utile vu la taille de la monstrueuse carte du jeu.

map assassin's creed origins

Du RPG à la rescousse !

L’une des plus grandes (r)évolutions se passe au niveau du gameplay. Assassin’s Creed Origins prend un virage nécessaire, passant de l’action/aventure à l’action/RPG. Les combats ne sont plus de simples enchaînements de coups scriptés contre des ennemis attendant sagement leur tour pour mourir. Désormais vous devez faire preuve de stratégie et agir selon le nombre d’adversaires et leurs capacités. Aussi, vos équipements et votre expérience vous donneront un avantage plus ou moins important selon la situation. Durant les combats, vous devrez bloquer, esquiver et frapper votre ennemi tout en gardant un oeil sur ses coéquipiers, qui n’hésiteront pas à prendre part au combat. Gardez néanmoins en tête qu’une approche frontale peut rapidement s’avérer mortelle et même si vous avez de l’expérience, une attaque mal préparée vous expose à de lourdes représailles. Pour combattre, vous disposez d’un coup simple, d’un coup puissant et d’une jauge qui, une fois remplie, vous offrira une attaque  mortelle ou l’accès à un mode furie.

Assassins Creed Origins

Ce nouveau système de combat est une véritable bouffée d’air frais et rend chaque bataille aussi unique qu’intéressante. Seul gros bémol, les mouvements semblent beaucoup plus hachés, mécaniques et donc au final beaucoup moins stylisés que dans les précédents opus. Heureusement, les « finish » spectaculaires à l’issue de chaque combat remontent le niveau.

La durée de vie profite également de l’orientation RPG qu’a pris la licence d’Ubisoft. Même s’il y a toujours une trame principale, l’excellente scénarisation des innombrables quêtes secondaires vont vous tenir en haleine de très longues heures. On peut compter plus de 50 heures de jeu sans forcer et le double pour ceux qui pousseront plus loin l’exploration. On apprécie d’ailleurs comment le jeu nous pousse naturellement à prendre notre temps pour avancer dans le récit principal.
Cela nous renvoie au système d’XP qui sera votre point d’ancrage durant toute votre progression dans l’aventure. Il vous permettra de gérer l’évolution de votre personnage, vos choix de mission et même la façon de tuer vos adversaires. Le niveau d’XP de notre héros évoluera ainsi au fur et à mesure des missions, des combats dans le jeu. Mais attention, vous ne pouvez pas faire n’importe quoi et affronter un ennemi disposant d’un niveau d’XP largement supérieur vous conduira à une mort certaine. Ces derniers sont identifiables par un indicateur rouge au-dessus de leur tête. Aussi, il est très déconseillé de se lancer dans une mission dont le niveau d’XP nécessaire est plus élevé que le vôtre, au risque de se retrouver face à une très forte difficulté. Ce système est appréciable tant il rend la progression dans le jeu plus cohérente et constructive.

assassin's-creed-origins

Pour vous aider dans votre aventure, vous serez accompagné d’un aigle, nommé Senu, dont vous pouvez prendre le contrôle. Il vous permettra de détecter les éléments importants qui vous entourent (points d’intérêt, animaux, ennemis, trésors et bien d’autres) et sera d’une très grande utilité dans les phases d’infiltration (marquage d’ennemis).

assassin's Creed origins

On me voit, on me voit plus, on me voit…

Comme dans les précédents opus de la série, les phases d’infiltration sont de la partie. Elle vous permettent une approche plus stratégique contre vos ennemis. Malheureusement, elles mettent en avant un système daté et basé sur des schémas bien particuliers. Cela nous donne des phases de jeu scriptées, même sur des zones étendues. Pourquoi ? Car si vous n’usez pas des zones et outils propres aux système d’infiltration du jeu, vos ennemis vous repaireront aussitôt. Même si ces derniers se trouvent trop loin pour entendre quoi que ce soit.

La beauté a un prix

Ne tournons pas autour du pot Assassin’s Creed Origins est très beau, pour un open world. Galoper dans un désert entouré de palmiers, de pyramides et de sable doré à perte de vue est tout simplement grisant. Visuellement impeccable, le titre bénéficie d’une distance d’affichage impressionnante et d’un soin tout particulier sur les différents monuments.

assassins creed origins

Cependant la modélisation des personnages est assez inégale, entre notre héros correctement détaillé et des personnages secondaires beaucoup moins soignés. Les animations sont également très inégales, notamment pour les PNJ (personnages non joueurs ndlr) qui se déplacent parfois de façon incohérentes et se coincent régulièrement dans des éléments du décor.

Console boostée obligatoire ?

Même si l’ensemble de notre test a été réalisé sur Xbox One S, nous avons pu tester durant quelques heures le jeu sur Xbox One X. Le constat est sans appel, ce nouvel Assassin’s Creed est clairement fait pour ces nouvelles consoles inter-générationelles-boostées que sont les PS4 Pro & Xbox One X. Le problème est que lorsque l’on revient sur One S, le jeu pique clairement les yeux. Textures baveuses, bugs d’affichages, popping, aliasing et autres petits accrocs techniques.

assassin's Creed origins

Côté fluidité, Origins assure fièrement un 30 fps (images par seconde ndlr) – quasi stable – en 4K sur One X. Sur Xbox One S, le constat est beaucoup moins bon, le jeu passant de 28-30 fps à 21-23 fps au cours de certaines cut-scenes ou dans les lieux denses (villes et autres lieux remplis de population, monuments etc). Et par moment, le jeu s’avère très désagréable à jouer tant la fluidité n’est pas au rendez-vous.
Nous sommes cependant bien loin des problèmes techniques d’un Unity, mais Ubisoft ne parvient pas totalement à chasser les fantômes du passé sur tous les supports.

Le fait est là, cet Assassin’s Creed donne fortement l’impression d’être taillé pour les consoles 4K au détriment du reste du marché. Rappelons qu’il se vend aujourd’hui à peine une PS4 Pro pour cinq PS4 et que la One X vient à peine de sortir. Cette démonstration de force technique ciblée sur les ces consoles de mi-génération semble oublier l’essentiel : La majorité des joueurs aujourd’hui n’y sont pas.

Assassins Creed Origins

Mission accomplie pour Ubisoft qui remet à flot sa célèbre licence commencée 10 ans plus tôt. Après un Syndicate qui ne parvenait pas à remonter la barre, Assassin’s Creed Origins renouvelle la quasi totalité de son système de jeu, pour notre plus grand plaisir. Ainsi nous avons droit à des combats entièrement repensés et une narration beaucoup plus travaillée. Les personnages ne sont pas en reste même si on a pu noter quelques problèmes d’IA, notamment en infiltration. Le système de progression a été, lui aussi, entièrement revu et permet désormais une évolution beaucoup moins linéaire tout au long du jeu. Le tout, au coeur d’une Egypte ancienne reconstituée de façon magistrale et surtout dotée d’un contenu extrêmement riche (quêtes, monuments et personnages historiques etc) vous assurant de longues heures de jeu.
Venons maintenant au gros défaut de cet Assassin’s Creed : la technique. Si vous possédez une Xbox One X ou une PS4 Pro, vous n’avez pas de souci à vous faire. Le jeu tourne véritablement comme une horloge,  en toute fluidité et avec de très rares bugs graphiques. Pour ceux qui sont sur la majorité des consoles de cette génération, la PS4 et One S, c’est un véritable festival. Chutes de framerate, popping et autres problèmes techniques sont au rendez-vous. L’open world n’excuse pas tout et cela entache malheureusement l’expérience finale du jeu.

En conséquence, nous n’allons pas vous donner un prix mais deux prix dans le cadre de ce Crash Test. En effet le prix conseillé du jeu dépend véritablement de la console que vous possédez.

 

Crash test

La note du Crash Test sur PS4 et Xbox One S est de 30 €

 

La note du Crash Test sur Xbox One X et PS4 Pro est

de 55 €

 

Mais qu’est ce qu’un Crash Test ? Contrairement aux nombreux tests que l’on peut trouver, la note finale est donnée à travers un prix d’achat conseillé. Partant du prix de vente neuf constaté (environ 59,99€ dans le cas d’Assassin’s Creed Origins), Crash Test tacle là où ça fait mal et vous donne la véritable valeur d’un jeu. Pourquoi payer trop cher ses jeux vidéo ?

 

C’est le retour en fanfare de la licence Gran Turismo qui a fait les grandes heures de la Playstation. Gran Turismo Sport prend des risques mais est-ce suffisant pour dépasser ses concurrents ?

Disons le d’entrée, Gran Turismo Sport n’est pas vraiment le suite de Gran Turismo 6 sorti en 2013. On a ici affaire à une sorte de spin-off qui se concentre sur son aspect compétitif et online. Les équipes de Polyphony Digital ont travaillé sur l’aspect communautaire de Gran Turismo Sport, au détriment des aspects solo qui sont snobés dans cet opus.

En effet, les joueurs nostalgiques des modes carrière avec les permis et la progression évolutive des véhicules que l’on va acquérir, peuvent passer leur tour. Gran Turismo Sport offre une sorte d’école de conduite qui peut s’apparenter aux permis mais ce dernier n’est là qu’en guise de tutoriel pour la suite. Pourtant, il est indispensable pour amorcer sa progression et comprendre l’exigence de conduite véhiculée dans la série
La philosophie de ce GT Sport se porte donc sur la compétition online, plus globalement multijoueur. Vous serez sans cesse pousser à améliorer vos chronos afin de battre vos amis ou votre positionnement sur la grille de départ en online. En effet, il est possible de participer à des qualifications quotidiennes qui détermineront votre place en début de course, en fonction de votre chrono du moment. Une très bonne idée pour garder sa communauté active et entretenir l’esprit de compétitivité.

gran turismo sport menu ecoleGran Turismo Sport introduit également le RFP (« ranking fair play« ), un score basé sur la qualité de conduite des joueurs qui déterminera le matchmaking. En fonction de votre pilotage, le système de matchmaking vous classera parmi les pilotes « bourrins » qui foncent dans le tas ou les « bons » pilotes qui conduisent sans accrocs. Au début, on est sceptique face à ce système car on peut se faire sanctionner alors que c’est nos adversaires qui nous rentrent dedans. Cela dit, au fur et à mesure des courses, ce système de classement « fair play » s’affine. Bien entendu, nous vous conseillons de conduire en prenant le soin de ne pas faire de carambolages, sous peine d’être mal classé. Si vous êtes mal classé à cause de votre conduite, gare à la rage face à des concurrents voulant faire du Destruction Derby.

Pour revenir sur le côté solo, ce Gran Turismo Sport n’a malheureusement pas amélioré l’intelligence artificielle apathique qui caractérise la série. Il n’y a presque aucune saveur à affronter l’I.A (ndlr: intelligence artificielle) tant celle-ci a des comportements douteux. Elle sera parfois (très agressive), ne prenant pas le temps de freiner pour mieux froisser de la tôle et ne se montrera pas très réactive pour les dépassements.

Vous l’aurez compris, Gran Turismo Sport abandonne les joueurs désirant du solo sur le bas côté mais offre un boulevard pour les autres qui veulent en découdre en multi. On a un système de championnats proposant des sessions hebdomadaires avec différents critères (courses par pays, constructeurs…) pour engranger des points. Toutefois, le jeu ne propose pas encore assez de compétitions pour apporter de la variété et éviter la lassitude. La faute à un contenu trop chiche ?

gran turismo sportCe nouvel épisode compte un nombre limité de véhicules comparer à ses aînés : 1200 dans Gran Turismo 6, contre 170 dans Gran Turismo Sport. Cela est peu dans l’absolu mais mieux vaut privilégier la qualité à la quantité. Dommage pour les joueurs adeptes de la collection pour garnir leurs garages virtuels, ça ne sera pas possible ici. Par contre, là où le bat blesse vraiment, c’est sur le nombre de circuits. On a seulement 17 circuits divisés en 28 tracés pour le moment, trop peu pour ne pas se lasser. Certains circuits mythiques de la série comme Laguna Secca ne sont pas présents et on ne dénombre que 6 circuits issus de la réalité. Pourtant, on soulignera la qualité des circuits inventés par le studio.

A voir si Sony et Polyphony Digital vont proposer des DLC pour compenser ce manque de contenu global, en espérant que ce soit gratuit…

gran turismo sportPourtant, Gran Turismo Sport brille sous bien des aspects, à commencer par son interface. Elle est relativement sobre (à la japonaise) mais surtout très pratique. Le menu principal est très clair, regorgeant de bonnes idées visuelles pour mettre en valeur les voitures et des informations liées au sport automobile. Les passionnés apprécieront. En termes graphique, les véhicules sont tout simplement modélisés à la perfection. Globalement, le rendu graphique a un traitement photoréaliste très propre mais moins tape à l’oeil que Forza 7 par exemple. Sur la plan technique, Gran Turismo Sport est très abouti, avec un résultat sobre à l’écran.

Si on compare la conduite de ce nouveau Gran Turismo avec la concurrence (Forza 7, Assetto Corsa,  Project Cars 2) on retrouve sûrement le gameplay le plus équilibré. En effet, c’est une simulation automobile plus accessible mais n’oubliant pas d’être exigeante. On sent bien les suspensions des voitures et le transfert de masse opéré, pénalisant le joueur n’ayant pas assez bien ralenti. On a des sensations de conduites très agréables, avec une bonne sensation de vitesse, fidèle à ce qu’a toujours proposé la série. Vous passerez des heures à appréhender vos trajectoires, à mieux les maîtriser pour battre vos temps et vos amis.

Gran Turismo Sport

 

Gran Turismo Sport est donc presque un épisode exclusivement Online. Les joueurs voulant retrouver la saveur du solo d’antan peuvent passer leur chemin s’ils ne veulent pas s’investir sur l’aspect compétitif du titre. C’est le jeu de simulation le plus accessible et le plus grand public du moment, ce qui ravira un grand nombre de joueurs. GT Sport possède un gameplay équilibré, au compromis idéal, ainsi qu’un aspect technique très propre. Cependant, on regrettera un manque de contenu évident, pas assez diversifié, surtout quand on compare à ce que nous avait habitué la licence par le passé.
Malgré tout, Polyphony Digital réussit le virage du online avec Gran Turismo, pour tous les amateurs de compétition. Sur la durée, on ressent l’addiction à dépasser les chronos, pousser par des défis hebdomadaires et une interface soignée. Toutefois, les équipes de Sony doivent être attentives aux attentes de la communauté Gran Turismo, afin de réussir le virage eSport qu’ils veulent prendre. En l’état, Gran Turismo Sport est comme un diamant brut qui ne demande qu’à être taillé pour mieux briller. On espère que les artisans japonais sauront polir ce diamant sans faire appel au porte-monnaie de leur communauté…

A combien estimons nous le virage online de Gran Turismo Sport ?

Crash test

La note du crash test de Gran Turismo Sport est de 30 €

Mais qu’est ce qu’un Crash Test ? Contrairement aux nombreux tests que l’on peut trouver, la note finale est donnée à travers un prix d’achat conseillé. Partant du prix de vente neuf constaté (environ 50€ dans le cas de Gran Turismo Sport), Crash Test tacle là où ça fait mal et vous donne la véritable valeur d’un jeu. Pourquoi payer trop cher ses jeux vidéo ?

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