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[Critique] Assassin’s Creed : Le film qui voulait être aimé…

Apres plus d’un an d’attente, Assassin’s creed débarque dans nos salles obscures. Nous assistons à un nouveau pari pour les adaptions de jeu vidéo et à un baptême du feu pour Ubisoft Studio. Verdict ?

Revenons tout d’abord rapidement sur cette licence à succès qui marqua toute une génération de joueurs. Assassin’s Creed vit le jour en 2007 et malgré de nombreux petits défauts, reçut un accueil très chaleureux du public.

assassins-creedLe pitch du jeu est simple, on incarne un Assassin devant accomplir des missions pour son ordre et ainsi empêcher le clan ennemi, les Templiers, de récupérer une arme ultime, la Pomme d’Eden. Nous sommes alors plongés dans plusieurs époques et lieux historiques pour y accomplir nos funestes (mais foutrement stylées) missions. Il n’en fallait pas moins pour qu’Ubisoft en fasse sa vache à lait annuelle pour la décennie à venir. Connu pour son système de jeu novateur et stylé pour l’époque, Assassin’s Creed proposait surtout un scénario (simpliste et régulièrement brouillon) au cœur des grandes époques de notre histoire. Malheureusement, au fil des années, le système de jeu Ubisoft ne se renouvelant pas, le style et la technique ne suffirent plus à faire adhérer les joueurs.

C’est alors, que l’éditeur décida de lancer un de ses plus grands blockbusters au cinéma. Un pari fou, sur lequel les plus grandes licences se sont littéralement cassées les dents. Nous ne nommerons jamais assez ces dernières : Super Mario, Street Fighter, Max Payne ou encore le controversé Silent Hill. Que ce soit par les joueurs ou par les simples spectateurs (ne connaissant pas le jeu ndlr), l’accueil fut inégal mais particulièrement négatif. La tâche est réellement difficile, entre le risque de faire trop de fan service pour les joueurs et ainsi perdre le spectateur lambda, ou faire une œuvre à part entière et s’attirer les foudres des joueurs et fans de la licence.

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Pourquoi parlons-nous de cela avant notre critique ? Car nous pensons que c’est cette crainte, de ne pas satisfaire spectateurs et joueurs, qui plane sur tout le film.

Tout d’abord, le scénario. Nous suivons l’histoire de Callum Lynch alias Aguilar, descendant d’une lignée d’assassins et épris de vengeance après avoir vu son père tuer sa mère dans sa jeunesse. Rapidement nous entrons dans le cheminement classique propre à la licence des jeux Assassin’s Creed. Nous suivons ainsi la quête de notre héros, qui recherche la pomme d’Eden, le tout, en voyant arriver le twist final gros comme une maison. Le reste du film est un enchaînement de (très) belles scènes d’action où l’expérience du réalisateur de Macbeth, Justin Kurzel, ont dû être d’un grand secours. Côté acteur, Michael Fassbender reste convaincant dans un personnage tiraillé entre un présent sombre et une quête dans le passé. On regrette cependant que le personnage reste antipathique tout au long du film. Marion Cotillard, quant à elle, peine à trouver sa place. Entre allure mystérieuse et discours utopistes, l’actrice française se perd très rapidement pour devenir transparente, insipide voire énervante.

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Le film Assassin’s Creed n’est pas raté même s’il flirte avec le gouffre du fan service lourdingue par moment.

Pour les joueurs, cela reste une adaptation correcte mais beaucoup trop sage. On y retrouve tous les éléments qui composent un bon opus d’Assassin’s Creed, nous donnant limite envie de prendre la manette pour jouer. Frustrant vous avez dit ?

Pour les spectateurs (profane de la licence ndlr), c’est une autre paire de manches. Assassin’s Creed se compose comme un film (trop ?) complexe de science fiction. Certes, l’introduction permet tant bien que mal de présenter  » le credo » des Assassins, mais très rapidement le rythme s’accélère pour en venir au cœur de l’histoire et la fameuse quête principale du film. Entre des scènes d’actions alternant entre présent et passé et de vagues explications (les fameux commentaires énervants du personnage interprété par Marion Cotillard), les spectateurs risquent d’être rapidement perdus. Heureusement l’arc narratif très simpliste du film, qui se résume en quelques lignes, permet de suivre et parfois même d’accrocher à l’intrigue du film.

Bilan de cette adaptation d’Assassin’s Creed : A vouloir plaire à tout le monde on ne satisfait véritablement personne.

Ubisoft nous sert ici une copie très (trop) sage de sa licence et en voulant faire un sans faute. Il nous propose ainsi une œuvre sans audace qui fera sans doute un beau score au Box Office avant d’être très rapidement oubliée.

 

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