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[Critique] KONG : SKULL ISLAND Aussi impressionnant que superficiel 

Après le reboot de Godzilla par Gareth Edwards, voici qu’arrive le reboot de King Kong par Jordan Vogt-Roberts dont le but est d’apporter à Legendary Pictures sa franchise de monstre : le MonsterVerse.

Le film se déroule dans les années 70, au moment où la guerre du Vietnam se finit (le jour précis où Nixon annonce le retrait des troupes américaines). Des scientifiques aux théories un peu farfelues, veulent partir à la découverte d’une île en forme de crâne (Skull Island), que des satellites viennent de découvrir dans le pacifique sud. Ils pensent y découvrir un monde fantastique peuplé de créatures colossales. Voilà le pitch de départ qui pause les bases d’un film de monstre décomplexé sur fond de critique antimilitariste.

Le film est un mélange d’influences, de King Kong au film Japonais de Kaiju en passant par Apocalypse Now et Platoon sans oublier le Monde Perdu de Sir Arthur Conan Doyle. En somme, c’est un patchwork qui fonctionne plus ou moins bien dans ses différents niveaux de lectures. En effet, si le film de monstre et en particulier le design est réussi, le discours semble parfois naïf et reprend sans vergogne une imagerie tout droit venue de ses pairs (Apocalypse Now en tête). De plus les personnages sont assez inégaux dans l’écriture et manquent parfois de profondeur et d’un arc narratif puissant.

Vous m’avez suivi ? Alors parfait allons plus loin !

Une image vaut mille mots !

Kong peut être résumé en une seule image :

kong poster

Elle condense l’ensemble des influences en particulier, celle des films de Kaiju Japonais des années 50 et 60. Le réalisateur nous donne quelques indices sur ses sources d’inspirations. Notamment, il parle des films de guerre des années 70 : Apocalypse Now, Platoon et plus surprenant The Conversation. Ce n’est pas tout, puisqu’il ajoute The Host un film de monstre Coréen avec une créature qui se meut comme les Skullcrawlers (les deux monstres en dessous de Kong sur l’affiche). Il y a aussi la série des Neon Genesis Evangelion et des personnage comme Sachiel du même univers :

sachiel

Ou Osselait de Pokémon :cubone pokemon

Et No-Face du Voyage de Chihiro :

no face

Encore plus étonnant, le réalisateur cite comme autre inspiration le film Princesse Mononoké pour l’approche et le design des monstres.

kong monstre

Bien entendu, le premier King Kong de 1933 n’est pas oublié. D’ailleurs, une scène du film fait référence au combat entre Kong, qui défend Fay Wray (Ann Darrow ), contre un T-rex :

Effectivement, dans cette séquence mythique on peut observer le travail exceptionnel d’un artiste et pionnier des effets spéciaux : Willis O’Brien. Qui utilise ici la technique de l’animation en volume ou stop motion pour animer les deux monstres.

king kong évolution

Le jeu (d’acteur) n’en vaut pas la chandelle.

Le casting est plus qu’inégal et voit ses acteurs principaux se diluer au travers du film sans jamais réussir à briller ou sortir du lot des personnages secondaires. A noter, que John C. Reilly vole la vedette à Tom Hiddleston avec son personnage de hippie à moitié fou et à l’humour plus que dérangé. Heureusement, Samuel L Jackson tire aussi son épingle du jeu par une interprétation ambivalente entre monstre et humain créant une tension palpable entre lui et Kong.

Kong quant à lui ne nous propose pas un personnage à la hauteur du mythe, malgré son design simple, mais pas simpliste, qui en fait l’une des figure graphique du film. En effet, son introduction rapide et brutale dans le film ne laisse aucun mystère ni suspens autour du personnage. Tout cela donne alors lieu à un enchainement gratuit de money shots sympathiques où Kong est présenté comme gardien de l’île et protecteur d’un peuple secret.

king kong

La naissance d’une franchise monstrueuse.

Bien entendu, le but est ici de régénérer le film de monstre et d’exploiter au maximum ces créatures au travers de plusieurs films et notamment de crossovers. Avec en ligne de mire la rencontre entre Kong et Godzilla dans un MonsterVerse !

Un dernier mot sur la production.

Le film est produit en partie par une société Chinoise bien connue : Tencent. Nous avons encore une preuve de l’importance que le marché Chinois prend aujourd’hui dans notre paysage cinématographique. On peut ajouter xXx : Reactivated sorti il y a quelques semaines et mettant en scène Donnie Yen dans un rôle plus important que le simple faire valoir asiatique habituel au côté de Vin Diesel.

Au final, on hérite d’un résultat bancal mais qui malgré tout se laisse regarder, donnant parfois des frissons, surtout lorsque les monstres apparaissent à l’écran. C’est une expérience à admirer en IMAX 3D sous peine de rater le côté le plus intéressant du film : son avalanche d’action et de combats monstrueux. Quoi qu’il en soit, les créatures sont réussies. Voilà un film qui est parfois naïf et souvent inégal dans son propos et ses inspirations cinématographiques des années 70, laissant un arrière goût d’inachevé, mais qui somme toute n’est pas désagréable.

La notation PopCorn Game : 3/5

note king kong

 

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