Mois : février 2018

Shadow of the Colossus a connu un long chemin de traverse depuis sa sortie initiale en 2005. En effet, la PS2 crachait littéralement ses tripes à l’époque, proposant une magnifique expérience malheureusement entachée par une technique dépassée. C’est à Bluepoint Games qu’a été confiée la mission de faire ce Shadow of the Colossus PS4, un (vrai) remake après avoir proposé une réédition HD en 2011 sur PS3 de l’onirique Ico. Après une précédente version PS3 toujours en dessous des ambitions de l’oeuvre de Fumito Ueda, que vaut ce remake PS4 ?

shadow of the colossus PS4

Shadow of the Colossus se présente sous la forme d’un jeu d’action/aventure où votre héros, Wander, devra sauver sa dulcinée en chassant des colosses dans des terres dévastées. Dans une ambiance de fin du monde, le jeu se distingue par la particularité de n’avoir « que » 16 colosses à terrasser, sans qu’il n’y ait d’autres ennemis, PNJ, donjons ou autre véritable interaction. Il s’agit donc d’explorer ce monde lugubre à l’aide de son fidèle destrier nommé Agro, à la recherche de ces géantes entités qui poursuivent leur funeste destin. Armé d’un arc et d’une épée, qui vous sert également de boussole, il est temps d’arpenter les superbes environnements du jeu, passant de steppes arides à des forêts luxuriantes. Ces dernières étant à mettre au panthéon du jeu vidéo en termes de rendu graphique.

Visuellement onirique

Bluepoint Games a réalisé un véritable travail d’orfèvre sur l’aspect graphique de ce remake, magnifiant l’expérience de base qui n’avait pas été à la hauteur de l’ambition artistique initiale sur les versions PS2/PS3. Dès l’introduction du jeu, on se rend compte de la qualité de ce remake, que ce soit par la fluidité de l’expérience que par son aspect technique (effets de particules, rendu de l’eau, textures retravaillées…). En point d’orgue, on soulignera l’incroyable qualité des fourrures qui jonchent les colosses, sans oublier de mentionner leurs animations. Jamais d’aussi grandes créatures vidéoludiques n’ont paru aussi réalistes dans leurs mouvements et leurs comportements ! Chaque rencontre avec les colosses est un émerveillement, que ce soit dans la mise en scène que dans les phases d’approche toujours aussi épiques.

Shadow of the colossus ps4Les affres du passé

On regrettera que cette version remastered n’ait pas dépoussiéré la maniabilité d’antan, qui s’avère un peu rigide à notre époque. Certaines phases de platesforme en exploration ou lorsqu’on gravit les colosses sont parfois imprécises. En effet, notre héros apparaît un peu trop lourdeau et flottant, ce qui pourra occasionner de la frustration pour les joueurs les moins indulgents.  En ce qui concerne la caméra, elle se calibre automatiquement en fonction de vos actions, se plaçant derrière le héros lors des phases de sprint à cheval, rajoutant un caractère épique à votre épopée. A l’aide de ces effets de caméra, on se délectera de ces superbes panoramas lors de nos chevauchées dantesques. Cependant, elle se montre capricieuse lorsqu’on veut la contrôler manuellement, ce que nous vous conseillons d’éviter le plus possible.

 shadow of the colossus ps4

Ce remake PS4 de Shadow of the Colossus remet en lumière un chef d’oeuvre du jeu vidéo, qui a déjà marqué tant de joueurs. Il reste une expérience unique dans le domaine, magnifié par des graphismes somptueux rendant honneur à la direction artistique initiale de la Team Ico. Les néophytes découvriront avec plaisir des combats épiques contre ces incroyables titans ainsi qu’une ambiance chargée d’émotions. La rigidité du gameplay et la caméra datée en décevront certains mais cela ne détériore en rien l’expérience globale qui reste une invitation à la contemplation et à l’aventure.

Crash test

LA NOTE DU CRASH TEST DE SHADOW OF THE COLOSSUS SUR PS4 EST DE 28€

 

Mais qu’est ce qu’un Crash Test ? Contrairement aux nombreux tests que l’on peut trouver, la note finale est donnée à travers un prix d’achat conseillé. Partant du prix de vente neuf constaté (34,99€ dans le cas de Shadow of the Colossus PS4), Crash Test tacle là où ça fait mal et vous donne la véritable valeur d’un jeu. Pourquoi payer trop cher ses jeux vidéo ?

Alors qu’il faisait les beaux jours de la PSP et Nintendo 3DS, Monster Hunter fait son grand retour sur PS4, Xbox One (et en fin d’année sur PC ndlr), avec Monster Hunter World.  Ce retour au console de salon ne vient pas seul, car la licence profite de cet épisode pour s’ouvrir à un nouveau public tout en satisfaisant les fans de la première heure. Il est d’ailleurs intéressant de remarquer que celui-ci ne s’appelle pas Monster Hunter 5 mais World et cela malgré le fait qu’il soit produit par les équipes du quatrième opus. On retrouve jusqu’au titre la volonté de Capcom de créer une rupture dans la série. C’est clairement cela qui rend ce MHW si intéressant pour tous les joueurs.
Cette nouvelle direction, agrémentée de nouveaux graphismes et mécaniques de jeu, sera-t-elle payante ? C’est ce que nous allons voir dans ce test.

monster hunter worldPréambule technique : Ce Crash Test a été réalisé à 95% sur PS4 Slim. Le reste fut consacré à des tests de performance sur PS4 Pro.

Monster Hunter World est un action-rpg vous plaçant aux commandes d’un chasseur de monstres au coeur de plusieurs environnements vastes et sauvages. Vous devrez ainsi partir à la chasse des différents monstres plus ou moins gros et surtout plus ou moins coriaces. Pour vous assurer une victoire, l’observation et la récupération d’indices sera reine. Faites l’impasse sur ces points et vous vous exposerez à de mauvaises surprises et surtout à vous faire littéralement écraser par votre adversaire.

monster hunter world

L’ensemble de la campagne principale se composera d’un système (classique) de quêtes classées par niveau de difficulté. Nous constatons cependant avec plaisir que le jeu nous plonge directement dans le bain avec la traque d’un premier monstre, Jagras. Pas de petites missions dénuées d’intérêts pour se faire la main, nous voilà déjà aux anges. La suite de l’histoire principale tournera autour d’un mystère conduisant de nombreuses créatures à migrer vers le nouveau monde. Sans être désagréable, le scénario de MHW se laisse rapidement oublier au bénéfice de l’ambiance et des longues (et agréables) heures de chasses.

Petite remarque sur la création de son personnage qui propose un large panel d’options tels que le sexe, la coiffure, forme de bouche, yeux ou encore maquillage. Ce n’est clairement pas le meilleur système qu’il nous a été donné de voir mais il est suffisamment complet et agréable pour être souligné.

monster hunter worldUne fois l’arc scénaristique principal terminé, MHW n’en devient que plus intéressant, avec des quêtes rang experts, de plus grosses récompenses et des monstres plus puissants. Notez que vous ne pourrez affronter des « monstres Alpha » qu’après avoir finis la campagne principale. Ces derniers représentent un challenge très élevé et remplacent en quelque sorte les quêtes de rang G, non présentes dans cet opus (pour l’instant ndlr). A cela on peut rajouter les nombreux événements en ligne et les récompenses associées beaucoup plus intéressantes qu’en solo.

Monster Hunter World se libère enfin de ses zones délimitées par les (trop) nombreux temps de chargement, présents dans les précédents opus. L’ensemble de la map du jeu se divise en cinq zones distinctes ainsi qu’une ville répondant au doux nom d’Astera. Mais ici, larges espaces et grande liberté ne riment pas avec simple open world. Les différents environnements fourmillent de détails et des indices sur les monstres à affronter. Ainsi repérer les traces d’empreintes sur le sol ou encore les marques de griffes sur les arbres vous permettra de traquer votre cible grâce à une trainée lumineuse, appelée Navicioles. Leur intensité dépendra du nombres d’éléments que vous aurez amassés sur le monstre. En plus de retrouver votre proie, vous accumulerez des informations vitales (points faibles, armes efficaces etc) pour sortir vainqueur contre celle-ci.

monster hunter worldSi le level design est de très bonne facture, le gameplay de Monster Hunter World est loin d’être en reste. Notre héros se déplace rapidement et de façon fluide sur l’ensemble du décors. Nous apprécions notamment le grappin, de bon secours pour passer des obstacles ou bondir d’arbre en arbre. Ce n’est pas tout car vous aurez accès aux 14 armes emblématiques de la série, servies par des animations dignes de nos consoles nouvelles générations.

Côté monstres cet opus nous propose un grand nombre de nouveautés. Ainsi, sur les 29 grands monstres du jeu, 17 sont des inédits de la saga (Tobi Kadashi, Bazelgeuse Nergigante, Radobaan, Anjanath, Legiana…). Nous prenons d’autant plus de plaisir à les chasser tant leur comportement et leur design respectif sont réussis.

N’oublions pas le mode multijoueur que vous pourrez activer à tout moment, dans la campagne solo, en tirant une fusée de détresse dans le ciel. Attention tout de même si vous êtes en plein combat, car la puissance du monstre s’adaptera en fonction du nombre de chasseurs présents (heureusement les points de vie resteront les mêmes). Enfin, vous pouvez intégrer jusqu’à 8 clans, pouvant respectivement accueillir jusqu’à 50 joueurs. Cela vous permettra d’accéder à de nombreux événements exclusifs et récolter ainsi plus de récompenses.

monster hunter worldLa durée de vie du jeu est d’une cinquantaine d’heures pour son histoire « principale ». Cela est certes très acceptable pour un jeu triple AAA mais nous n’aurions pas été contre une bonne quinzaine d’heures de plus avec les montres supplémentaires qui vont avec.
La bonne nouvelle, est que Capcom a bien prévu de nouvelles mises à jour et DLC gratuit. Oui vous avez bien lu, GRATUIT. Une chose devenue suffisamment rare pour que nous l’écrivions deux fois dont une fois en majuscule.
Nous aurons ainsi droit à de nouveaux monstres tel que le Deviljho qui arrivera dans les prochaines semaines, des arènes supplémentaires et d’autres événements saisonniers. Nous pensons notamment à une mise à jour des maps selon la période de l’année (map enneigée en hiver par exemple). Ou encore l’ajout de monstres iconiques, provenant des épisodes Nintendo DS, PSP et même PS2.

Vous l’aurez compris, Monster Hunter World va vous tenir en haleine bien au-delà des 50 petites heures de son scénario principal. Impossible donc de ne pas souligner l’énorme durée de vie dont le jeu bénéficiera tout au long des prochains mois. Et, sans doute, des prochaines années.

Et les graphismes dans tout ça ?

monster hunter worldNe passons pas par quatre chemins, Monster Hunter World est beau, autant sur PlayStation 4 et Xbox One. La qualité graphique rend l’exploration aussi agréable que bluffante avec son fourmillement de détails, notamment sur la végétation. Les monstres ne sont pas en reste et bénéficient d’un travail tout particulier sur leur apparence et animation, offrant un résultat aussi impressionnant que réaliste.

Nous regrettons cependant les nombreux bugs de collision et les ENORMES chutes de framerate sur Xbox One et PS4. Le jeu tourne à 30 fps sur ces consoles et chute régulièrement en dessous des 20 fps lorsqu’il y a beaucoup de « monde » à l’écran. C’est encore plus important lorsque vous serez en multijoueur.

Obligé de se tourner sur la PS4 Pro & Xbox One X ?

Malheureusement oui. Les possesseurs de ces consoles boostées bénéficieront d’une version optimisée proposant 3 options graphiques. Vous pouvez donc améliorer la qualité et le nombres de détails affichés à l’écran SOIT améliorer le framerate (fluidité du jeu ndlr) SOIT profiter d’une meilleure résolution avec un upscale 4K. Si vous choisissez, par exemple, de booster le framerate vous pourrez profiter d’une fluidité de 40 à 60 fps selon les zones et le nombre d’éléments affichés. Cela est extrêmement décevant, autant pour les consoles classiques ou leur version X/Pro.

Aucune configuration sur console de salon ne vous permettra de bénéficier de 4K, 60 Fps avec une finition graphique optimale. A quoi bon posséder une ONE X ou PS4 Pro avec ce jeu me direz-vous ? C’est simple, c’est de pouvoir jouer normalement.
Ce n’est pas la première fois que nous constatons cela sur les dernières sorties (Cf Assassin’s Creed Origins). Les éditeurs profitent des capacités de ces nouvelles consoles pour ne pas seulement offrir une meilleure expérience aux joueurs mais pour se désengager d’un effort de finition avec les versions consoles dites classiques. Comme un PC, si vous voulez profiter d’un jeu dans des conditions optimales, il faut passer à une configuration plus musclée. Le problème dans ce cas est que le jeu de Capcom se trouve par moment à peine jouable dans ces conditions. Cela est ici un gros point noir que nous tenions à souligner dans ce test.

En conclusion nous pouvons dire que Monster Hunter World marque le grand retour de la licence sur nos consoles de salon. Toujours aussi exigeant, varié et impressionnant, le jeu n’en oublie pas d’être ouvert aux profanes de la licence. Si vous rajoutez à cela un système de jeu prenant et évolutif, une durée de vie de plus de 50 heures, un multijoueur de qualité et de nombreuses mises à jour gratuites à venir, vous ne pouvez pas passer à côté de ce jeu. Le seul point noir – et pas des moindres – reste au niveau de la fluidité lorsque trop éléments sont présents à l’écran. Si vous souhaitez un jeu fluide de bout en bout, achetez-vous une PS4 Pro ou Xbox One X ou passez votre chemin.

Etant donné les différences techniques importantes entre les deux versions du jeu, nous avons noté Monster Hunter World sur les consoles classiques (PS4, Xbox One) et consoles optimisées (PS4 Pro, Xbox One X).

 

Crash test

Au dessus de ces prix, vous vous faites avoir :

La note du Crash Test sur PS4 et Xbox One S est de 25 €

 

La note du Crash Test sur Xbox One X et PS4 Pro est

de 55 €

 

Mais qu’est ce qu’un Crash Test ? Contrairement aux nombreux tests que l’on peut trouver, la note finale est donnée à travers un prix d’achat conseillé. Partant du prix de vente neuf constaté (environ 59,99€ dans le cas de Monster Hunter World), Crash Test tacle là où ça fait mal et vous donne la véritable valeur d’un jeu. Pourquoi payer trop cher ses jeux vidéo ?

Le carton planétaire de PlayerUnknown’s Battlegrounds (PUBG) et Fortnite ne laisse pas les gros éditeurs indifférents. Le PDG d’Electronic Arts vient de s’exprimer sur le sujet et avoue à demi mot le contenu du prochain Battlefield.

Alors qu’il intervenait dans le cadre de la présentation des derniers résultats d’Electronic Arts, Andrew Wilson, PDG d’EA s’est exprimé sur le sujet de PUBG. Celui-ci s’est montré extrêmement élogieux sur le jeu de BlueHole allant même à annoncer que les développeur s’en inspire pour le prochain Battlefield.

Ce que l’équipe de PUBG a fait, c’est véritablement proposer un nouveau niveau d’innovation qui change la manière qu’ont les gens de jouer à un jeu de tir à la première personne. Nous sommes très respectueux et flatteurs vis-à-vis de ce qu’ils ont réussi à faire. Et nous avons vu ce phénomène se poursuivre sur Fortnite. Il s’agit clairement d’une façon de jouer qui intéresse la population globale de joueurs de FPS. Et vu que nous avons certains des meilleurs FPS du marché, vous pouvez vous attendre à ce que nous soyons également en train de réfléchir à des manières de jouer inédites et innovantes.

Il ajoute pour finir que les équipes en charge du prochain Battlefield cherchent comment proposer une expérience toujours plus « innovante », notamment au niveau du gameplay et des maps. (C’est ce qu’on appelle faire carte sur table.)

Malgré la prudence de ses propos, en indiquant ne pas souhaiter faire un clone de PUBG, Andrew Wilson ne laisse planer aucun doute sur la direction prise par la licence. Vous l’aurez compris le prochain Battlefield, prévue fin 2018, intègrera sans doute un mode « Battleroyale » ou un dérivé très proche de celui-ci.

Enfin, ces éloges ne sont peut-être pas étrangères aux rumeurs qui courent ces derniers jours sur le possible rachat d’Electronic Arts par Microsoft. Rappelons que la société de Redmond a lourdement investi dans le développement de PUBG et bénéficie encore d’une exclusivité « limitée » (certainement à hauteur de son investissement nldr). Difficile alors pour Andrew Wilson de cracher sur la poule aux oeufs d’or de leur potentiel futur patron.

Source 

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