Mois : mars 2018

Nous avons pu enfin voir la dernière grosse production de Steven Spielberg, Ready Player One. Voici notre critique garantie sans spoiler.

L’histoire se passe en 2045 dans un monde laissé à l’abandon. Pour fuir la dure réalité, la majorité de la population se réfugie dans l’OASIS, un univers virtuel créé par le légendaire James Halliday (Le Steve Jobs des années 2020). A sa mort, ce dernier lança un concours dont le gagnant recevra la propriété de l’OASIS ainsi que toute sa fortune.  Pour cela, le joueur devra trouver l’Easter Egg dissimulé dans le jeu. Notre héros, Wade, cherche comme tous les joueurs un moyen de mettre la main sur ce précieux trésor dans un monde virtuel aussi impressionnant que passionnant.

Pour ne rien vous cacher, nous étions extrêmement dubitatifs sur ce film et son melting-pot pop-culturel. Nous avions surtout peur de l’overdose de références de films/jeux/livres/musiques des années 80 à nos jours, le tout saupoudré de caméos vidéoludiques putassiers. Sans oublier du deus ex machina à gogo du genre : « on s’en fou c’est un jeu video ». Mais autant cracher le morceau dès maintenant, Ready Player One est une réussite.

Le film nous transporte pendant plus de 140 minutes dans un des plus grands hommages aux jeux vidéo, au cinéma et plus globalement à la culture des années 70 à aujourd’hui. L’histoire, bien que prévisible sur les grandes lignes (gentils et méchants identifiables dès les premières minutes), reste très agréable et parfaitement rythmée. Alors oui, si vous attendez des clins d’oeil aux jeux vidéo et films cultes des trente dernières années, vous allez être servis. Cependant, ces derniers sont placés de façon intelligente et ne parasitent en rien le déroulement de l’histoire. Plus fort encore, ils accompagnent de façon très astucieuse nos héros.

Côté casting, un quasi sans faute. Hormis les deux héros interprétés par Tye Sheridan (Xmen Apocalypse) et Olivia Cooke (Bates Motel), nous avons apprécié de retrouver Ben Mendelsohn (Star Wars : Rogue One) dans le rôle du méchant. Un véritable « méchant de film », comme on en retrouve trop peu aujourd’hui, aussi machiavélique que touchant (pour ne pas dire pathétique & sympathique). Il est d’ailleurs accompagné d’Hannah John-Kamen qui excelle, elle aussi, dans son (second) rôle de « bad guy ». Détail intéressant, cette fameuse actrice avait joué dans un épisode de Black Mirror (saison 3 épisode 2 ndlr) où le héros s’essayait à des jeux en réalité augmentée. Cette belle « coïncidence » résume parfaitement comment Ready Player One use des différents éléments de notre pop-culture dans le film. Au lieu de nous les lancer au visage, il les utilise avec parcimonie et habileté. Et il vous faudra très certainement plusieurs visionnages pour y remarquer tous les détails et en saisir tous les hommages.

Clin d’œil d’actualité aux jeux vidéo

Le monde virtuel de Ready Player One, l’OASIS, est présenté comme un jeu vidéo gratuit où chaque joueur peut s’amuser à travers de nombreux mini-jeux. Ils peuvent également s’offrir des bonus (skin, armes véhicules et autres) pour en équiper leur avatar. Pour cela les joueurs ont le choix entre jouer pour gagner des pièces d’or (monnaie du jeu) ou … payer (avec de l’argent réel) et accéder directement à ces bonus. Il y a donc une opposition de « classe sociale » entre ceux qui jouent – ou mods – pour accéder aux bonus (classe populaire) et ceux qui n’hésitent pas à passer à la caisse (classe bourgeoise).
On retrouve ici un clin d’oeil au modèle Free to play qui pullule dans nos jeux vidéo actuels. Une réalité et un bad buzz qui a coûté le succès du dernier Star Wars Battlefront d’EA avec ses lootboxes. Encore une référence que nous passerons de vous expliquer pour vous éviter tout spoil du film.

Pourquoi c’était pas gagné ?

Tout d’abord, il s’agit de l’adaptation du roman d’Ernest Cline « Player One » sorti en 2011. L’ouvrage présentait une histoire fade ne servant que de prétexte à étaler la culture geek de son auteur jusqu’à l’overdose. De celui-ci Spielberg en a conservé l’ADN pour y ajouter sa propre vision. Well done.
Ensuite, ce n’est un secret pour personne les jeux vidéo et le cinéma font généralement mauvais ménage. On ne compte plus le nombre de navets issus d’adaptation de la sorte. Imaginez notre crainte après avoir vu la bande annonce. Mais pas ici, le film utilise des références vidéo-ludiques pour donner un sens et du rythme au scénario. Elles ne sont pas l’histoire mais servent l’histoire.

Halo Ready Player One

N’allez pas voir le film si …

Vous n’aimez pas du tout les jeux vidéo. Alors, nous n’allons pas vous mentir, Ready Player One s’adresse avant tout à un public un tantinet ouvert sur l’univers geek, cinéphile et jeux vidéo. Bien qu’il explique parfaitement les bases de l’univers dans sa première partie, l’histoire s’axe selon les règles basiques d’un jeu vidéo. Des règles et un rythme qui peuvent sérieusement rebuter certains spectateurs. Sans oublier qu’occulter toutes les références pop-culturelles du film vous priverait de toute son originalité.

Nous décernons à
Ready Player One
la note de 5 sur 5

Même s’il ne s’adresse pas à tous, Steven Spielberg nous sert ici un film culte qui ravira des générations de geek de 7 à 77 ans. Un divertissement à aller voir en famille, avec ses amis et que l’on reverra volontiers tous les ans durant les fêtes de Noël entre deux « Maman j’ai raté l’avion » & « Retour vers le Futur ». Du culte on vous dit.

Voici Real World Warrior Edition, l’adaptation non officielle de Street Fighter 2 en réalité augmentée.

Développé par Abhishek Singh, cette adaptation du jeu iconique Street Fighter 2 vous permettra de combattre vos adversaires en réalité augmentée où bon vous semble. Pour cela, il suffit de pointer votre smartphone sur la surface de votre choix telles qu’une table, le sol de votre bureau ou … soyons fous, la rue. Ensuite choisissez votre personnage et combattez.

Certes, ce n’est pas fluide et la 3D proposée ne rivalise pas avec les derniers opus de la licence de Capcom, mais le concept est là. Son créateur n’en est d’ailleurs pas à son premier coup d’essai. Il est notamment à l’origine de la bluffante adaptation de Super Mario à la première personne sur Hololens (casque de réalité augmentée de Microsoft ndlr), que vous pouvez retrouver en vidéo ci-dessous.

Pour finir, cette adaptation de Street Fighter 2 porte le nom de Real World Warrior Edition et aucune information concernant son éventuelle distribution n’a été, pour l’instant, dévoilée. Seul l’avenir nous dira s’il s’agissait d’un teasing ou d’un simple clin d’oeil au célèbre jeu de combat.

Après les rumeurs, Rob Zombie confirme le début du tournage de 3 From Hell

En parallèle d’une carrière musicale accomplie de metalleux initiée à la fin des années 80, Rob Zombie a voulu se diversifier en devenant scénariste, producteur et réalisateur au cinéma. Ce n’est un secret pour personne, Rob Zombie est un amoureux du cinéma d’horreur et plus particulièrement du genre « Slasher » popularisé par la saga Halloween de John Carpenter en 1978. Il poussera même le vice d’en faire un remake en 2007 mais ce qui nous intéresse aujourd’hui, sont ses deux films précédents qui sont aussi ses deux premiers.

Rob Zombie - la maison des 1000 morts The Devil's RejectRob Zombie débute donc sa carrière de réalisateur avec La Maison des 1000 Morts en 2003, un trip cauchemardesque où deux jeunes couples vont côtoyer l’horreur. A cause d’un orage, ils vont devoir se réfugier dans une funeste demeure où réside une famille pour le moins particulière… Avec ce premier film, Rob Zombie pose les bases de son cinéma, se faisant un malin plaisir d’exposer sa vision et sa critique des « White Trash » de l’Amérique profonde.

C’est avec son deuxième long métrage « The Devil’s Reject » que Rob Zombie affine son style, plus original et plus profond que la Maison des 1000 Morts, tout en étant lié à ce dernier par certains personnages. The Devil’s Reject est une sorte de Western/Road Movie horrifique où l’on suit une famille de dégénérés qui vont s’adonner aux meurtres et autres perversités. Seulement, le film prend à contre pied le spectateur car il propose de suivre le point de vue de ces tueurs au lieu de celui des victimes comme on peut en avoir l’habitude ! Rob Zombie détourne admirablement les codes du genre, en inversant les rôles et en perturbant le spectateur sur la compassion ou l’empathie qu’il est coutume d’avoir pour s’attacher à des personnages.

la-cene-The-Devil-s-Rejects

La version The Devil’s Rejects de La Cène

On vous fait cette petite rétrospective car Rob Zombie vient donc d’officialiser le tournage de « Three From Hell » qui n’est autre que la suite de The Devil’s Rejects. Nous n’allons pas spoiler mais le titre fait sens pour ceux qui ont vu The Devil’s Rejects que l’on vous conseille vivement si vous êtes adepte du genre.

On retrouvera donc Captain Spaulding (Sid Haig), Otis (Bill Moseley) et Baby (Sheri Moon Zombie, oui, sa femme) mais pour le reste, Rob Zombie n’a pas partagé plus d’informations. D’après de nombreuses sources, il serait en négociation avec Saban Films et Lionsgate pour proposer Three From Hell en salle mais aussi en VOD.

On se contentera donc d’attendre ce film qui pourrait clore la trilogie de la famille Firefly, avec  un autre angle que les deux premiers qui étaient liés mais bien différents. C’est par l’intermédiaire d’Instagram que Rob Zombie a confirmé le début du tournage de Three From Hell :

Après plus de cinq ans de b.. passables et loyaux services sur PC & Consoles de salon, PayDay 2 débarque sur Nintendo Switch.

Edité par Starbreeze, la licence PayDay vous place dans la peau de braqueurs masqués au coeur de plusieurs casses, allant de la petite banque de quartier aux plus grands complexes sécurisés. En plus de la nervosité de ses gunfights, le jeu se montre très intéressant dans ses phases de préparation. Avant chaque casse, vous devrez passer par des sessions de repérage pour ainsi se préparer à toutes les éventualités face aux nombreux assauts ennemis.

Préparez vos masques, nous allons vous dire ce que cette version Nintendo Switch a dans son coffre-fort. 

Commençons par un point positif, le contenu de cette version Switch n’est pas en reste et vous proposera l’ensemble des DLC & mises à jour sorties jusqu’en juin 2017. Vous aurez ainsi droit à plus de 50 packs de contenus présents également sur les versions consoles de salon et PC. On y retrouve avec plaisir de nouvelles armes, de nouveaux personnages tel que le badass John Wick, ainsi que le fameux braquage sur un train en mouvement (The Biker Heistdans).

Mais ce n’est pas tout, les joueurs pourront profiter d’un personnage exclusif à cette version Nintendo : Joy. Cette cambrioleuse dispose de capacités qui se révèlent très intéressantes durant les braquages, le piratage informatique. A cela, elle est équipée d’un masque composé de LED rouges et bleues, rappelant les couleurs de la Switch. Bien que cheap, ce clin d’oeil reste appréciable.

joy payday 2

Nous ne pouvions pas parler du contenu sans passer par l’un des points noirs de cette version, les mises à jours. Durant notre test (depuis sa sortie, 23 février 2018), PayDay 2 Switch affiche une mise à jour datant de juin 2017. De nombreux contenus, correctifs sont donc absents de notre jeu. Il faudra également se passer des deux derniers DLC, Scarface et h3h3. Bien triste constat pour le portage d’un jeu vieux de 5 ans et vendu 50 euros.

Visuellement, PayDay 2 est plutôt propre. Si peu d’aliasing est visible sur l’écran portable de 720p, le rendu est plus baveux sur l’écran 1080p d’une télévision. Il tourne dans la majorité du temps à 30fps et subi quelques légers ralentissements durant les grosses phases d’action.

Pour compléter notre test,  voici l’analyse de DigitalFoundry qui présente la différence entre les versions PS4/Xbox One et Switch.

Côté gameplay, le jeu profite d’un portage complet avec une compatibilité avec l’écran tactile (pour les menus) et avec la technologie HD Rumble de la console. Cela n’a l’air de rien, mais le retour de vibration lors de l’utilisation des différentes armes est très plaisante.
Cependant l’aide à la visée couplée au FOV de 65 ( ouverture du champ de vision ndlr) rend les scènes de gunfight très brouillonnes et peu agréables à jouer à la longue. Si vous rajoutez à cela les joystick de la Switch pas véritablement taillés pour du FPS, la crise de nerf n’est pas loin.

Payday 2

 

Nous n’avons pas constaté (par chance ?) de gros problème technique lors de nos parties en ligne et il est très agréable de pouvoir jouer avec ses amis possédant le jeu, en local.
Cependant, nous déplorons l’absence de chat pour s’organiser avec son équipe. Cette omission, bien que mineure, touche en plein coeur l’ADN et tout l’intérêt du jeu. Nous avons donc le choix de jouer ici avec des coéquipiers « IA » totalement abrutis ou avec de vraies personnes totalement muettes. Merci Nintendo & Starbreeze de nous laisser le choix entre la peste ou le choléra.

Ce n’est pas la première fois que nous remarquions de grosses limitations en ligne sur les versions Nintendo Switch. Comme nous l’avions souligné dans notre testFifa 18 Switch en est également un parfait exemple. Il serait temps pour Big N de « passer la seconde » sur le online s’il ne veut pas se retrouver sérieusement à la traine.

En conclusion nous pouvons dire que PayDay 2 Switch est aujourd’hui le pire portage de la console de Nintendo. Malgré des graphismes passables, le jeu souffre d’un intérêt & d’un gameplay limité, surtout si on ne possède pas de manette Switch Pro. Si vous rajoutez à cela un mode en ligne dénué de tout intérêt, vous obtenez un FPS brouillon et sans saveur. Le plus regrettable dans l’histoire, c’est que Nintendo et Starbreeze étaient capables de beaucoup mieux.

Crash test

La note du Crash Test de PayDay 2 sur Nintendo Switch est de 9,99€

Mais qu’est ce qu’un Crash Test ? Contrairement aux nombreux tests que l’on peut trouver, la note finale est donnée à travers un prix d’achat conseillé. Partant du prix de vente neuf constaté (49,99€ dans le cas de PayDay 2), Crash Test tacle là où ça fait mal et vous donne la véritable valeur d’un jeu. Pourquoi payer trop cher ses jeux vidéo ?

 

Scroll to top