Mois : avril 2018

De Fight Club à The Game (David Fincher), en passant par Eyes Wide Shut, le film se targue de références de hauts niveaux. Mais arrive t-il à se hisser à la hauteur de ses pairs ?

Avant de répondre à la question replaçons l’histoire de Game Night.

Un couple fou de jeux de société reçoit la visite du frère du mari, un playboy qui a réussi dans la finance. Celui-ci, a toujours été meilleur que son frère. D’ailleurs, la compétition nuit à la fertilité de notre héros (Jason Bateman) car il est trop stressé.

Son frère, interprété par Kyle Chandler (Demain à la une ndlr), décide de mettre la barre plus haut. Il prépare une soirée exceptionnelle où le plateau du Monopoly est remplacé par un jeu de piste grandeur nature avec des acteurs. Mais vous vous en doutez, rien ne va se passer comme prévu…

game night acteurs

Je commence donc par répondre à ma première question. Attention suspense ! Et la réponse est :

“J’ai trouvé, le Colonel Moutarde, dans la cuisine, avec le chandelier”

  • Mon premier est aussi gros que les références du film ou bien de ce qui se trouve en plein milieu de votre magnifique bouille.
  • Mon second est le synonyme de mecs, que vous invitez à votre poker night, bien entendu.
  • Mon troisième est aussi tiré par les cheveux que l’histoire de ce film. Ou, c’est tout simplement un synonyme de cheveux débutant par la lettre T.
  • Mon tout est une mauvaise réponse, too bad.

charade

Vous en conviendrez, je suis un peu laconique. Tout l’inverse du film d’ailleurs. Explicitons au travers d’un exemple.

Exemple (je reprends juste le leitmotiv du film : je te le dis, je te montre, je te le redis juste au cas ou… you dumb bitch).

Un personnage du film sort cette réplique « On se croirait dans le film Eyes Wide Fight Club » pour appuyer les références précitées. Bien qu’à de nombreuses reprises des allusions, visuelles et orales, sont faites à ces deux grands films. Un défaut qui montre l’estime qu’ont les réalisateurs vis à vis du spectateur. Le comble pour un film dont le titre est Game Night et dont le scénario se veut un jeu de piste.

game night

On est loin d’Agatha Christie

Car le film n’est en rien ce qu’il prétend. Que nenni les amis ! Je vous le dis, on nous arnaque. Et ce malgré un petit début sympathique, avec la présentation du couple en mode accro au jeu et à la compétition. Malheureusement, tout ceci n’est qu’un prétexte pour un enchaînement de gags sans réel intérêt. Qui plus est, les rebondissements sont plus farfelus les uns que les autres.

Pour preuve nous pouvons prendre l’une des scènes du film où l’actrice principale (Rachel McAdams alias Annie) essaye de retirer une balle du bras de son mari, qu’elle a elle-même blessé, soit dit en passant.

game night Rachel McAdams

La jeune femme tente donc pendant 2/3 min de retirer la balle, scène censée être hilarante, mais qui ne touche en rien ma corde sensible d’humoriste improvisé et soûl de fin de soirée (pourtant le public visé, enfin j’imagine).
Donc, après ces 3 minutes interminables, on se pose la question : va t’elle sortir la balle ?! Eh bien non. Car, retournement extraordinaire de situation, même moi je ne l’avais pas vu venir, c’est vous dire. Elle s’exclame alors “Oh tu as été touché deux fois”.

Sous nos yeux ébahis apparaît un second trou. Et le mari d’ajouter : “Mais non c’est le trou de sortie”. Il fallait oser. Je suis mort de rire, je me roule entre les sièges, je m’étouffe de plaisir.

Voilà un petit exemple parmi une pléthore qui me permet d’affirmer, une fois encore, que la fontaine a vu clair dans le jeu de nos réalisateurs. La grenouille n’est point un bœuf. Elle a beau enfler, rien y fait. Elle n’y gagnera dans cette soirée de jeu, qu’à se dégonfler tel un ballon de baudruche trop suffisant de ses clins d’œils appuyés.

Tout n’est pas si noir.

Malgré tout ce que je viens de dire, il y a des points positifs dans Game Night. En particulier un, l’acteur Jesse Plemons qui est sans aucun doute une révélation de ces dernières années et une star montante à suivre.

game night jesse plemons

En effet, il est l’un des seuls à tirer son épingle du jeu. Son personnage à la fois dérangeant et amusant, donne un souffle à cette comédie plan plan. Son côté divorcé/creepy/voisin relou est un cocktail d’humour absurde qui, là, vient toucher ma corde sensible d’humoriste à jeun.

Et puis, parfois on rigole.

Voilà, c’est la fin

Merci de votre lecture, j’espère que vous n’êtes pas mort de rire avec ma charade alambiquée. D’ailleurs, cher public c’est sans doute mon dernier article sniff. Je me réoriente vers la comédie, après avoir vu le niveau d’écriture de Game Night, je me dis que j’ai toutes mes chances.
Non, humoriste c’est un métier on le voit bien avec ce genre de film…(ou ce genre d’article)

Je vous laisse avec une devinette. Si si c’est cadeau 😉

Quel est l’appareil qui sert à attraper les lions dans les montagnes d’Écosse ?

Et comme dirait papy Steven « GL HF ».

game night note

Vous avez le choix : verre à moitié plein ou à moitié vide ?

 

C’est avec beaucoup d’appréhension et d’excitation que nous nous sommes rendus dans le Montana, pour y découvrir sa faune luxuriante, ses paysages à perte de vue et surtout ses dangers.

Far Cry 5 est-il l’épisode du renouveau ou un vulgaire clone du troisième opus de la franchise ? … Et surtout combien vaut-il ?

Far Cry 5 intro

Une introduction à la hauteur de nos attentes

Ce nouvel opus de Far Cry ne déroge pas à la règle en nous proposant une introduction très soignée. Elle pose parfaitement l’histoire, l’ambiance, l’environnement, sans oublier l’antagoniste principal du jeu : Joseph Seed. Pour l’atteindre vous allez devoir venir à bout des trois autres membres de la famille Seed : John, Faith et Jacob, dirigeant chacun une région différente d’HopeCountry. Vous incarnez un (simple ?) agent fédéral piégé dans cet univers de non-droit et de danger. Vous devrez ainsi lutter aux côtés de la résistance pour faire tomber chaque région, jusqu’à atteindre le big boss, Le Père : Joseph Seed, qui n’a d’ailleurs rien à envier aux grands méchants du troisième et quatrième épisode. Charismatique, magnétique et fou, il ne lui manque que l’effet de surprise dont Vaas a pu pleinement profiter dans Far Cry 3.

Far Cry Action

Les derniers souffles d’une machine vieillissante

Quand vous pensez à Far Cry, vous vous dites : « oh non, pas encore ces maudites tours radio ! » et heureusement Ubisoft vous a entendu et va jusqu’à se moquer de lui-même. La progression est un véritable plaisir, en nous offrant la liberté de choisir l’ordre des missions principales ou secondaires sur l’ensemble de la carte du jeu. Vous pouvez ainsi explorer l’intégralité du monde ouvert et accomplir les missions dans l’ordre que vous souhaitez. Le but étant de faire le plus de dégâts dans les installations de la secte, faire grandir la résistance et de se débarrasser de chaque lieutenant de Seed. Pour rythmer le tout, nous avons régulièrement l’apparition surprise d’un de ces antagonistes au cours de simples missions. Hormis une fin très intéressante, nous regrettons le manque de folie et de surprise qui rendait Far Cry 3 si mémorable à son époque.
Pour nous déplacer, nous retrouvons avec plaisir les grappins, wingsuits, parachutes, voitures, quads, avions et hélicoptères, bien connus de la licence mais toujours aussi plaisants à utiliser. Comme avec les armes, vous pourrez vous procurer des véhicules en les volant/récupérant dans la nature ou en les achetant. Pour gagner de l’argent in-game, vous devrez vous acquitter de quelques séances de chasse, accomplir des missions ou payer de votre poche. Vous l’aurez compris, des microtransactions sont présentes mais restent discrètes et n’altèrent en rien le déroulement du jeu.

Mais tout n’est pas rose à HopeCountry et ce Far Cry 5 conserve les marques d’un système usé jusqu’à la moelle. Pour illustrer cela, il suffit de jeter un oeil aux instructions globales du jeu :

Entre deux missions plus où moins originales, vous devrez donc libérer des civils, faire exploser des installations ennemies ou encore libérer les avant-postes un peu partout. A cet aspect très répétitif à la longue, nous déplorons surtout l’IA (intelligence artificielle ndlr) des ennemis complètement à la ramasse. Bêtes, méchants et suicidaires (et imperméables aux balles pour les plus forts), voilà comment résumer 90% des adversaires que vous devrez affronter tout au long du jeu. A cela, nous pouvons rajouter qu’ils ont l’air de tous de se ressembler : Barbus, cheveux long et tout de blanc vêtus. Le fait qu’ils soient membres d’une secte n’explique pas tout et encore moins l’impression de tuer toujours les mêmes personnes.

Un Montana plus vrai que nature

Ubisoft met une nouvelle fois la barre très haute sur ce Far Cry 5. Le travail effectué sur l’environnement nous offre un Montana criant de réalisme. Les forêts fourmillent de détails et nous avons été agréablement surpris de n’avoir aucun véritable ralentissement, autant sur Xbox One S que Xbox One X. Malheureusement le clipping (apparition tardives de textures et éléments du décor ndlr) est légèrement présent, notamment sur les versions consoles « classiques ». Nous avons parfois droit à quelques problèmes d’animations, accentués par le pathfinding (capacité d’aller d’un point A à un point B de façon logique ndlr) de l’IA à la ramasse et il n’est pas rare de voir un animal ou un PNJ (personnage non-joueur ndlr) coincé dans un coin.

Far Cry 5

Pour finir, le HUD (Head-up display – ensemble des informations affichées à l’écran ndlr) est également beaucoup plus discret en nous proposant une boussole en haut de l’écran, à la place de la classique minicarte. Ce qui nous permet de profiter pleinement de l’environnement.

Côté durée de vie, vous allez avoir de quoi passer de longues soirées et journées devant Far Cry 5. En plus des 20 heures de jeu pour terminer le solo, vous pouvez rajouter un gouffre temporel avec le mode « Arcade ».  On y retrouve un multijoueur avec deathmatch simple ou en équipe mais surtout un éditeur de carte complet et ultra-généreux. Celui-ci vous offre notamment la possibilité d’utiliser des éléments graphiques issus des univers de Far Cry, Watch Dogs et Assassin’s Creed.

En conclusion, Ubisoft nous sert ici le meilleur Far Cry jamais réalisé. Ce cinquième opus pousse l’ensemble des ingrédients de la licence à leur maximum tout en apportant une mise à jour nécessaire à son sytème de jeu vieillissant. On plonge ainsi dans une aventure immersive et audacieuse, servie par une histoire intéressante et rythmée.
L’avalanche de ces qualités fait malheureusement ressortir les défauts d’une saga dont les mécaniques de jeu accusent le poids des années. Des missions répétitives et convenus, une intelligence artificielle limitée et nous en passons.
En somme, si vous n’avez jamais touché un Far Cry de votre vie ou que vous êtes un fan du genre, foncez. Pour les autres, réfléchissez y à deux fois avant de plonger dans cette aventure, certes plaisante, mais très proche de ce que l’on a connu jusqu’à aujourd’hui.

Crash test

La note du Crash Test de Far Cry 5 sur Xbox One, PS4 & PC est de 45

Mais qu’est ce qu’un Crash Test ? Contrairement aux nombreux tests que l’on peut trouver, la note finale est donnée à travers un prix d’achat conseillé. Partant du prix de vente neuf constaté (57€ dans le cas de Far Cry 5), Crash Test tacle là où ça fait mal et vous donne la véritable valeur d’un jeu. Pourquoi payer trop cher ses jeux vidéo ?

 

Un an après son annonce à l’E3 2017, A Way Out montre le bout de son nez sur PS4 et Xbox One. Le titre d’EA était surtout attendu pour son système de jeu exclusivement orienté mulijoueur. Que … ou plutôt combien vaut-il exactement ? 

A Way Out vous met aux commandes de Vincent et Léo, deux criminels qui vont s’associer pour s’évader de prison. Au début du jeu, vous pourrez sélectionner votre personnage selon vos affinités avec leur passé et leur caractère respectif. Ce n’est d’ailleurs pas un simple choix, celui-ci influera directement l’orientation des actions que vous devrez effectuer tout au long de l’histoire. Par exemple, Léo est plus impulsif et violent, il aura donc tendance à foncer dans le tas alors que Vincent plus calme et calculateur sera plus enclin à se diriger vers de la négociation et de l’infiltration. Vous l’aurez compris, nos deux héros useront de leurs compétences respectives au cours des différentes phases de jeu et il sera important de bien se synchroniser pour avancer.

A Way Out

A deux sinon rien

Trop peu de jeux sortent aujourd’hui avec cette particularité pour ne pas la souligner : A Way Out se joue uniquement en multijoueur en écran scindé (local ou online). Comprenez ici que vous devrez absolument être deux pour avancer dans l’histoire. Cerise sur le gâteau, le jeu en ligne est possible sans que deux copies du jeu soient nécessaires.

Un enchainement de mini-jeux

Le titre d’Hazelight se compose de nombreux mini-jeux de toutes sortes. On y retrouve ainsi les classiques QTE (action contextuelle ndlr) mais aussi des phases d’infiltration, de gunfight et de pilotage (en mode savonnette). Le tout devra se jouer obligatoirement à deux de façon synchrone ou asynchrone selon les scènes. Nous ressentons clairement l’influence des productions de Telltales Games (The Walking Dead : The Game, The Wolf Among Us…) ou encore des classiques du genre de Quantic Dreams (Heavy Rain, Beyond Two Souls…) au coeur du gameplay du jeu.

A Way Out

Bien que variés, ces différents passages sont d’un classique et d’une platitude déconcertante. L’infiltration nous renvoie notamment aux basiques du genre datant d’une dizaine d’années. Sans oublier les gunfights et les passages de conduite qui se contentent du minimum syndical.

Heureusement, l’ensemble des mini-jeux variés mettent au coeur la collaboration entre les joueurs, c’est d’ailleurs l’un des gros points forts de A Way Out. L’intérêt limité d’une action que vous auriez dû réaliser en solo devient tout de suite plus intéressante et divertissante à deux. Ce système vous permettra d’ailleurs de vivre les scènes de plusieurs points de vue et d’en apprendre plus sur le caractères de vos personnages respectifs.

A Way Out

Ce dernier point nous amène à une autre force du jeu : ses héros. Léo et Vincent sont aussi différents qu’attachants et au fur et à mesure que les heures passent, nous ne pouvions qu’apprécier l’alchimie entre les deux compères et surtout avec les joueurs. Dommage que le scénario ne soit pas à la hauteur et bourré de clichés nanardesques. Si A Way Out était un film, il ne vaudrait guère plus qu’une énième production de Steven Seagal, ce qui n’est pas totalement négatif pour les connaisseurs.

Pour finir, la réalisation est très hétéroclite. Nous avons d’un côté une animation et des graphismes datés et d’un autre, une mise en scène très agréable. Nous avons beaucoup apprécié la patte cinématographique présente tout au long du jeu, avec une très bonne surprise dans son dernier tiers.

A Way Out

En conclusion nous pouvons dire que A Way Out est très inégal. Nous avons d’un côté, un jeu centré autour du multijoueur sur écran scindé, ce qui est une excellente chose par les temps qui courent. Malheureusement, nous avons d’un autre côté un enchainement de mini-jeux aussi variés que limités, le tout agrémenté de lacunes techniques.
Autant d’un point de vue divertissement qu’au niveau marketing, A Way Out évite le naufrage par l’utilisation ostentatoire du multi local en écran scindé. Un mode très délaissé ces dernières années au grand dam de certains joueurs. Si le succès est au rendez-vous, nous pourrions espérer un retour en force du genre dans un futur proche.

Si vous êtes un joueur occasionnel et que vous cherchez un petit jeu « sympa » à faire avec un ami sur place ou à distance, foncez. Pour tous les autres, sortez du placard vos anciens Halo (1,2,3), Goldeneye 64 ou encore TimeSplitters en attendant qu’un nouveau jeu avec un multi local digne de ce nom débarque.

Crash test

La note du Crash Test de A Way Out sur Xbox One, PS4 & PC est de 14,99€

Mais qu’est ce qu’un Crash Test ? Contrairement aux nombreux tests que l’on peut trouver, la note finale est donnée à travers un prix d’achat conseillé. Partant du prix de vente neuf constaté (29,99€ dans le cas de A Way Out), Crash Test tacle là où ça fait mal et vous donne la véritable valeur d’un jeu. Pourquoi payer trop cher ses jeux vidéo ?

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