Étiquette : A Way Out

Un an après son annonce à l’E3 2017, A Way Out montre le bout de son nez sur PS4 et Xbox One. Le titre d’EA était surtout attendu pour son système de jeu exclusivement orienté mulijoueur. Que … ou plutôt combien vaut-il exactement ? 

A Way Out vous met aux commandes de Vincent et Léo, deux criminels qui vont s’associer pour s’évader de prison. Au début du jeu, vous pourrez sélectionner votre personnage selon vos affinités avec leur passé et leur caractère respectif. Ce n’est d’ailleurs pas un simple choix, celui-ci influera directement l’orientation des actions que vous devrez effectuer tout au long de l’histoire. Par exemple, Léo est plus impulsif et violent, il aura donc tendance à foncer dans le tas alors que Vincent plus calme et calculateur sera plus enclin à se diriger vers de la négociation et de l’infiltration. Vous l’aurez compris, nos deux héros useront de leurs compétences respectives au cours des différentes phases de jeu et il sera important de bien se synchroniser pour avancer.

A Way Out

A deux sinon rien

Trop peu de jeux sortent aujourd’hui avec cette particularité pour ne pas la souligner : A Way Out se joue uniquement en multijoueur en écran scindé (local ou online). Comprenez ici que vous devrez absolument être deux pour avancer dans l’histoire. Cerise sur le gâteau, le jeu en ligne est possible sans que deux copies du jeu soient nécessaires.

Un enchainement de mini-jeux

Le titre d’Hazelight se compose de nombreux mini-jeux de toutes sortes. On y retrouve ainsi les classiques QTE (action contextuelle ndlr) mais aussi des phases d’infiltration, de gunfight et de pilotage (en mode savonnette). Le tout devra se jouer obligatoirement à deux de façon synchrone ou asynchrone selon les scènes. Nous ressentons clairement l’influence des productions de Telltales Games (The Walking Dead : The Game, The Wolf Among Us…) ou encore des classiques du genre de Quantic Dreams (Heavy Rain, Beyond Two Souls…) au coeur du gameplay du jeu.

A Way Out

Bien que variés, ces différents passages sont d’un classique et d’une platitude déconcertante. L’infiltration nous renvoie notamment aux basiques du genre datant d’une dizaine d’années. Sans oublier les gunfights et les passages de conduite qui se contentent du minimum syndical.

Heureusement, l’ensemble des mini-jeux variés mettent au coeur la collaboration entre les joueurs, c’est d’ailleurs l’un des gros points forts de A Way Out. L’intérêt limité d’une action que vous auriez dû réaliser en solo devient tout de suite plus intéressante et divertissante à deux. Ce système vous permettra d’ailleurs de vivre les scènes de plusieurs points de vue et d’en apprendre plus sur le caractères de vos personnages respectifs.

A Way Out

Ce dernier point nous amène à une autre force du jeu : ses héros. Léo et Vincent sont aussi différents qu’attachants et au fur et à mesure que les heures passent, nous ne pouvions qu’apprécier l’alchimie entre les deux compères et surtout avec les joueurs. Dommage que le scénario ne soit pas à la hauteur et bourré de clichés nanardesques. Si A Way Out était un film, il ne vaudrait guère plus qu’une énième production de Steven Seagal, ce qui n’est pas totalement négatif pour les connaisseurs.

Pour finir, la réalisation est très hétéroclite. Nous avons d’un côté une animation et des graphismes datés et d’un autre, une mise en scène très agréable. Nous avons beaucoup apprécié la patte cinématographique présente tout au long du jeu, avec une très bonne surprise dans son dernier tiers.

A Way Out

En conclusion nous pouvons dire que A Way Out est très inégal. Nous avons d’un côté, un jeu centré autour du multijoueur sur écran scindé, ce qui est une excellente chose par les temps qui courent. Malheureusement, nous avons d’un autre côté un enchainement de mini-jeux aussi variés que limités, le tout agrémenté de lacunes techniques.
Autant d’un point de vue divertissement qu’au niveau marketing, A Way Out évite le naufrage par l’utilisation ostentatoire du multi local en écran scindé. Un mode très délaissé ces dernières années au grand dam de certains joueurs. Si le succès est au rendez-vous, nous pourrions espérer un retour en force du genre dans un futur proche.

Si vous êtes un joueur occasionnel et que vous cherchez un petit jeu « sympa » à faire avec un ami sur place ou à distance, foncez. Pour tous les autres, sortez du placard vos anciens Halo (1,2,3), Goldeneye 64 ou encore TimeSplitters en attendant qu’un nouveau jeu avec un multi local digne de ce nom débarque.

Crash test

La note du Crash Test de A Way Out sur Xbox One, PS4 & PC est de 14,99€

Mais qu’est ce qu’un Crash Test ? Contrairement aux nombreux tests que l’on peut trouver, la note finale est donnée à travers un prix d’achat conseillé. Partant du prix de vente neuf constaté (29,99€ dans le cas de A Way Out), Crash Test tacle là où ça fait mal et vous donne la véritable valeur d’un jeu. Pourquoi payer trop cher ses jeux vidéo ?

La coop en split screen a depuis bien (trop) longtemps disparu de nos jeux favoris. A Way out va la remettre au goût du jour, à travers une aventure reprenant les codes du film de genre en prison.

Halo, pierre angulaire de la Xbox, avait à son époque démocratisé la coopération via l’écran splitté. Malheureusement, les derniers jeux de la saga l’en avait privé, en raison d’un soit disant manque de puissance. Mais voilà que A Way Out décide de remettre le couvert, il prend, de plus, le parti d’en faire un élément de gameplay inséré dans la logique narrative. En effet, A Way Out est un jeu coop, en d’autres termes : si vous voulez y jouer vous devez avoir un pote !

Ça tombe bien, j’en ai deux qui seront ravis de me montrer la sortie (way out) manette en main. A Way Out est un jeu vidéo d’action-aventure développé par Hazelight et édité par Electronic Arts. C’est le deuxième jeu vidéo dirigé par Josef Fares après Brothers: A Tale of Two Sons. Le jeu est actuellement prévu pour une sortie sur PlayStation 4, Xbox One et Microsoft Windows début 2018.

Il a été annoncé à l’E3 2017, à travers des séquences nous dévoilant un magnifique jeu d’ambiance, où l’aspect scénaristique prend le pas sur la liberté d’action des joueurs. Un pied de nez à la mode actuelle des mondes ouverts, comme on a encore pu le voir avec le prochain Assassin’s Creed Origins ou bien encore Super Mario Odyssey

Les codes du genre.

Tout naturellement, le jeu reprend les codes du films de prison. Un genre bien connu, surtout depuis la série Prison Break, qui en a popularisé les règles. Celle-ci est d’ailleurs de retour pour une saison 5 Prison Break: Resurrection, qui fait office de dernière saison. Voici le trailer pour vous mettre dans l’ambiance carcérale. Car aujourd’hui, ce n’est pas moi qui suis enfermé avec vous mais bien vous qui l’êtes avec moi !

Se faire des amis.

La coopération sera donc au cœur du jeu. Celle-ci est un des codes du genre. Effectivement, comme on a pu le voir dans Prison Break, sans aide des codétenus qui vous entoure, aucune échappatoire ne vous sera permis. Il est donc vital de faire, dès son arrivé en prison, le tri entre les futurs alliés et les ennemis, qui ne manqueront pas d’essayer d’abuser du petit nouveau que vous êtes, comme c’est le cas dans Un Prophète de Jacques Audiard. Un exemple de cette mécanique bien huilée, est le très bon L’Évadé d’Alcatraz avec Clint Eastwood.

l-evade-d-alcatraz

Ici, Don Siegel s’attaque au film d’évasion sur le rocher/prison le plus connu des US. Eastwood va devoir choisir judicieusement ses camarades de fuite, pour tenter un exploit unique au monde : s’échapper d’Alcatraz. Même si Sean Connery s’en est déjà enfui dans Rock. Mais bon, tout le monde n’est pas James Bond.

Avoir un plan, c’est toujours mieux !

L’autre part importante du genre est le plan d’évasion. Par exemple, Michael Schofield a un tatouage qui représente les plans de la prison, dans la saison 1 de Prison Break. La plupart du temps, le plan est compliqué, mais subit des changements drastiques au fur et à mesure des péripéties qui viennent entraver la bonne marche du projet.  C’est la partie du film, ou ici du jeu, qui mettra vos nerfs à rude épreuve.

D’ailleurs, on peut facilement imaginer que le gameplay de la coopération tournera autour de cette motivation principale qu’est le plan de fuite, étape obligatoire pour s’échapper de cet espace panoptique. Josef Fares, directeur du jeu, en parle dans une interview que vous pouvez retrouver en fin d’article. Il précise que, dans le but de vous échapper, il sera obligatoire de faire équipe avec votre partenaire sinon vous ne pourrez plus progresser dans l’aventure. Un peu comme a su le faire Portal 2. On va sans doute transpirer à grosse goutte pour son coéquipier. En particulier, lors des cinématiques qui obligeront l’un des joueurs à regarder, pendant que l’autre sera toujours en mesure d’interagir avec l’univers.

Portal_2_coop

La pelle ou la cuillère…

Ce plan est souvent mis à exécution à la force des bras, comme dans Le Trou de Jacques Becker, où les prisonnier tentent de s’échapper en creusant un tunnel. De sorte que le tunnel devient un code en soit de ce genre. On le retrouve notamment dans le film La Grande Évasion de John Sturges avec Steve McQueen (qui jouera plus tard dans Papillon un autre film du genre), James Garner et Richard Attenborough.

la-grande-evasion

Sans doute le film le plus connu du Prisoner-of-war camp genre (POW). Néanmoins, nous ne pouvons pas laisser de côté Stalag 17 de Billy Wilder, qui a inspiré La Grande Évasion, Chicken Run, ou encore l’une des série emblématique du POW genre : Papa Schultz. Alors, va-t-on sortir les pelles ou les cuillères pour creuser dans A Way Out ?

papa-shultz

L’évasion.

Après la peur de voir son plan éventer, le moment de le mettre à exécution est venu. C’est ici que les choses se compliquent. Effectivement, le climax est au bout du tunnel, mais tout risque de basculer, et vos espoirs de liberté peuvent être à tout moment balayés par un mauvais calcul. Comme c’est le cas dans La Grande Évasion, avec un souterrain trop court qui n’atteint pas la forêt. Les choix, dans le jeu, semblent limités pour mettre en avant la narration. Il semble donc évident que ce moment, qui représente l’apothéose du genre, sera l’un des plus scénarisés, pour faire vivre aux joueurs une expérience à couper le souffle.

Freedom, freedom !

Une fois les embûches évitées (gardes pervers comme dans La Ligne Verte, codétenus trop entreprenant, malbouffe…), le plan mis à exécution et la liberté retrouvée, il ne vous reste plus qu’à faire profil bas. Car vous êtes libre, mais la cavale est loin d’être aisée.  Comme le prouve des films tel que Le Fugitif avec Harrison Ford, ou bien Un monde parfait de Clint Eastwood avec Kevin Costner. Soit un genre à part entière, comme le montre les exemples précédents et la saison 2 de Prison Break, centrée sur la cavale. Ainsi, cette partie du jeu pourrait représenter une part importante du gameplay, sans doute le dernier tiers du jeu. Elle mélangera course poursuite, braquage et retrouvaille familiale, avant un final qui sera sans aucun doute explosif.

le-fugitif

Le jeu tient en son sein de nombreuse promesses, en particulier son côté coopération en écran splitté. On attend donc un gameplay aux petits oignons, qui promet d’être varié à travers les différentes phases du jeu qui reprendront à n’en pas douter les codes du genre vus ci-dessus. On lui souhaite une plus grande réussite que Les Évadés, qui a été un échec commercial, malgré son statut de film culte acquis après sa sortie vidéo.

Les évadés

En somme, on espère une bouffé d’air frais dans un univers de super production enfermé dans ses recettes toutes faites. Le comble pour un jeu de prison : faire souffler un vent de liberté dans le jeu vidéo !

 

 

Scroll to top