Auteur : HeadAche

Dragon Ball FighterZ fait figure de saint Graal pour tous les fans du manga d’Akira Toriyama et des amateurs de jeux de baston. Le studio Arc System Works propose une retranscription ultra fidèle de Dragon Ball qui a bercé toute une génération à travers le Club Dorothée en France. Cette licence mythique est rentrée dans le panthéon de la Pop Culture depuis des dizaines d’années mais ses diverses adaptations vidéoludiques ont soufflé le chaud et le froid. On retiendra les séries Budokai et Tenkaichi en tant que références mais Dragon Ball FighterZ est arrivé en 2018 pour Kaméhaméhaiser tout ce qui s’est fait auparavant. Voici la fusion de nos impressions à travers ce Crash Test !


crash test switchPendant que les versions consoles PS4/Xbox One se pavanent dans le milieu de l’eSport, la version Nintendo Switch débarque tranquillement 8 mois plus tard, le 28 septembre contre le 26 janvier pour les premières versions. Cet opus “portable” était réclamé dès le début à cor et à cri par la communauté, récoltant près de 20 000 signatures via cette pétition. La productrice l’espérait, les fans aussi, voici le souhait de tout le monde réalisé ! Qu’en est-il maintenant de la qualité ?

N’y allons pas par quatre chemins pour vous dire que techniquement, Dragon Ball FighterZ cru Switch, est pratiquement irréprochable. Bien entendu, on a une moins bonne définition que sur les versions “HD” mais globalement, la magistrale direction artistique est toujours présente, prête à vous faire revivre les meilleurs moments du manga sur petits et grands écrans. La prouesse se situe particulièrement sur la version nomade non dockée, tournant de manière fluide sans ralentissements. Comme ses grandes soeurs, la Switch peut se targuer d’un framerate à 60 fps et d’un résultat à l’écran magnifique, ce qui se fait de mieux chez la dernière née de Nintendo.

Cela dit, lorsqu’on dock sa Switch, on peut déceler quelques micros ralentissements et une définition inférieure, rien qui ne remettrait en cause la qualité de ce portage bien heureusement. Pour être tout à fait complet, en dehors de la définition inférieur, on peut déceler de l’aliasing notamment au niveau des personnages mais encore une fois, rien qui ne dessert l’expérience globale, surtout en mode portable.
Pour terminer sur la partie technique, on regrettera cependant, des temps de chargements assez long qui pourront en agacer plus d’un mais le résultat final à l’écran en vaut la chandelle.

En ce qui concerne la prise en main, c’est une autre paire de manche. Dragon Ball FighterZ étant un jeu de combat au gameplay accessible, on est en droit de penser que ce portage Nintendo Switch s’y prête bien. C’est le cas mais il va falloir un temps d’adaptation pour y jouer avec les Joy-Con, notamment pour jongler avec les touches. On peut se poser la question d’atteindre un très bon niveau (eSport) avec cette configuration, ce qui n’est pas impossible mais il va falloir s’accrocher.

Ce DBZ est certes très accessible et permissif mais à haut niveau, les timings et autres quarts de cercles s’avèrent trop compliqués à réaliser sur configuration classique Nintendo Switch. Il faudra, soit posséder une manette pro, soit investir dans un stick arcade qui pourra aussi vous servir dans d’autres jeux du genre en mode docké (coucou Street Fighter 2).

Parlons maintenant du contenu, car la politique mercantile de Bandai Namco a encore frappé. En effet, Dragon Ball FighterZ Switch propose bien les dernières mises à jour que ses aînés mais pas plus. Dans les faits, il faudra repasser à la caisse pour avoir de nouveaux personnages ou l’OST “originale” (qui n’est pas folle en vérité dans le jeu, faute à une mauvaise sélection). En clair, le contenu du season pass n’est pas inclus et c’est bien dommage. Bandai Namco aurait été “sympa” d’en inclure une partie mais d’un point de vu marketing, la licence DBZ est bien trop forte pour ne pas faire (re)passer les joueurs à la caisse soyons honnête…Pour rappel, il faudra débourser 34,99€ pour le season pass, ou 4,99€ pour un personnage supplémentaire. Votre kebab à emporter (sans boisson/frites, on est plus début 2000) ou votre nouveau personnage (Broly, C-17, Cooler…) sur la terrasse, il va falloir choisir !

Toutefois, en termes de contenu in-game, on retrouve tous les modes classiques (Histoire, multi local à 2VS2/3VS3, en ligne…). En outre, on applaudira l’ajout d’un nouveau mode versus nommé “Party match” spécialement créé pour cette version Nintendo Switch ! On pourra se regrouper en local jusqu’à 6 joueur pour s’affronter dans des joutes sayanesques, en assignant très facilement les manettes aux joueurs dans le jeu.
On précisera qu’au niveau du roster de personnages, il faudra toujours accumuler assez de Zénis (la monnaie du jeu) pour obtenir Vegeta et Goku Blue mais qu’à contrario, le personnage original Android-21 ne nécessitera plus de terminer le mode Histoire pour le débloquer. Ouf !

Vous l’aurez compris, Dragon Ball Z Switch est une franche réussite ! Il reste inférieur techniquement parlant aux autres versions, présentant de l’aliasing ou une finesse moindre comme on aurait pu s’en douter. C’est surtout vrai pour le mode “docké” à la TV qui peut même présenter quelques ralentissements mais si on évoque la version portable, la prouesse est remarquable ! Il n’aura jamais été aussi jouissif de jouer à un jeu DBZ en mode nomade, avec une direction artistique et une finition au rendez-vous.

Les couleurs et la fluidité sont au top même si on pourra regretter des temps de chargement un poil trop long pour les joueurs les plus impatients dont votre serviteur fait partie.
On pourra bien entendu sur la politique commerciale de l’éditeur qui refera passer à la caisse les joueurs ayant déjà investi dans du contenu dans les versions précédentes (via le season pass et l’achat de perso) mais il paraissait logique qu’il n’allait pas se passer d’une telle manne financière… Greed is good comme dirait Gordon !

Dragon Ball Fighterz était le meilleur jeu Dragon Ball jamais réalisé sur console de salon mais avec cette version Nintendo Switch, c’est aussi le cas sur console portable ! Indispensable pour les fans de la licence n’ayant pas déjà obtenu le jeu ailleurs, à réflechir pour ceux qui l’ont déjà, surtout si vous avez déjà investi dans le season pass. Si vous voulez une version portable pour y jouer entre potes de manière nomade, la question ne se pose presque pas pour faire des Genkidama ou autres Makankōsappō dans les transports !


Crash Test PS4 XBOX ONELa genèse d’un projet fantasmé  

C’est lors de l’E3 2017 et la conférence Xbox que, Dragon Ball FighterZ a été annoncé, directement propulsé comme l’une des plus grosses attentes jeux vidéo à venir. C’est à Arc System Works qu’a été confiée cette lourde tâche mais le studio japonais n’est pas novice en la matière, réputé pour ses séries de jeux de combats Guilty Gear et BlazBlue. Les mordus de Dragon Ball étaient aux anges, tant les premières images flattent la rétine, notamment pour leur fidélité au manga originel et aux animés qui en ont découlé.

Dragon-Ball-FighterZ-gamescomC’est donc sous la forme d’un jeu de combat en 2.5D développé avec le moteur Unreal Engine 4, que Dragon Ball FighterZ se présente, à savoir des décors et personnages modélisés en 3D mais un gameplay de versus fighting sur un plan 2D. On se retrouve donc avec une formule similaire à des jeux tels que Street Fighter 5, Dragon Ball Xenoverse 2 mais surtout Marvel VS Capcom 3 avec qui il partage l’opposition d’équipes à trois personnages.

Dragon Ball Fighterz - selection personnagesD’ailleurs, Dragon Ball FighterZ propose 21 personnages jouables au début et trois autres personnages à débloquer, portant son total à 24 personnages disponibles. Certains jugeront que ce nombre est faible quand on les compare aux précédentes séries de jeux DBZ (Xenoverse, Tenkaichi ou encore Budokai) mais il faut souligner l’incroyable travail d’Arc System Works sur l’équilibrage des personnages. En effet, la totalité du roster est vraiment diversifié, avec des personnages aux styles de combats uniques et complémentaires, d’autant plus que les combinaisons sont légions avec une équipe composée de trois combattants. On pourra toujours regretter l’absence de son personnage fétiche mais n’oubliez pas que Bandai Namco réserve tout un lot de DLC pour compenser…

Une réalisation technique proche de la perfection

La première chose qu’on remarque avec Dragon Ball FighterZ, c’est sa direction artistique somptueuse. A l’aide d’animations ultra léchées, on a vraiment l’impression d’évoluer dans l’animé de la série, le studio ayant réalisé un véritable travail d’orfèvre en reproduisant certaines scènes cultes du manga/animé dans leur jeu. C’est simple, à ce niveau de qualité et de fidélité, c’est du jamais vu ! Que ce soit pendant des coups spéciaux ou certaines fins de combats, les fans s’émerveilleront sur les diverses cinématiques qui ponctueront les combats.

Outre cette fidélité aux codes graphiques de la série, on retrouve également une réalisation sonore de haute volée. Ainsi, en plus des voix japonaises originales, on retrouve l’ambiance sonore du dessin animé, que ce soit les sons d’impacts des coups, de téléportations ou de projections. En ce qui concerne les musiques du jeu, on regrettera que l’OST de l’animé ne sera disponible que pour les personnes ayant acheté le season pass. A défaut, on a le droit à des compositions originales du type Rock, pas désagréables à l’oreille mais pas très inspirés non plus.

Un jeu de baston accessible qui n’oublie pas d’être profond

Avec Guilty Gear et BlazBlue, le studio Arc System Works a prouvé tout son savoir-faire pour proposer un gameplay exigeant mais pas forcément très facile d’accès. Cela dit, Dragon Ball FighterZ a l’ambition d’être joué par tous les fans de Dragon Ball, qu’il ne fallait pas frustrer avec un jeu de combat trop compliqué. C’est avec ce leimotiv que le studio japonais a développé FighterZ pour proposer un gameplay accessible, rapidement très jouissif, n’occultant pas des systèmes de jeu plus profonds pour les pros du jeu de combat. A noter que Bandai Namco tient avec Dragon Ball FighterZ, un très bon candidat pour la scène E-Sport du jeu de baston, à travers sa richesse visuelle pour le public et un gameplay approfondi pour les compétiteurs.

Manette en main, il n’y a pas de manipulations trop complexes à réaliser, les débutants pouvant rapidement sortir des coups impressionnants sans connaître les spécificités du gameplay. Les différents personnages proposent un panel de coups variés mais limités, avec des auto-combo et des coups spéciaux qui se déclenchent à l’aide d’un simple quart de cercle + un bouton. Nous n’irons pas plus loin sur le détail des différentes manipulations mais sachez que les commandes sont assez nombreuses pour les habitués aux jeux de baston mais rapidement assimilables pour les débutants qui voudraient s’essayer au genre.

Dragon Ball FighterzDragon Ball FighterZ est sûrement le jeu de combat le plus accessible de ces dernières années, bénéficiant d’une excellente réalisation et d’une des plus grosses licences de manga qui attire de nombreux (potentiels) joueurs qui se laisseront tenter. Le jeu fait office de porte d’entrée idéale pour s’investir dans un jeu de combat remarquablement équilibré pour tous les types de joueurs : du joueur hardcore du jeu de combat qui s’acharnera à tout maîtriser , que pour le fan de DBZ néophyte. Bien entendu, cela reste à relativiser lorsque l’on se frotte au mode en ligne ou à un joueur aguerri mais le jeu reste avant tout jouissif en toutes circonstances.

Une Histoire oubliable et des modes classiques

On arrive à l’un des points noirs du jeu avec un mode Histoire proposant une nouvelle aventure malheureusement insipide, qui aura au moins le mérite d’introduire un nouveau personnage avec la cyborg C-21. Il vous faudra une dizaine d’heures pour finir les trois arcs scénaristiques du mode Histoire permettant de débloquer C-21 parmi les personnages jouables. On progresse à travers un plateau sous forme de jeu de l’oie, où il faudra avancer case par case afin de réaliser des combats qui, au début, font office de mini tutoriels. Au fur à mesure de votre progression, il sera possible d’obtenir divers bonus permanents à équiper sur vos personnages (attaque, défense, santé jauge de Ki…) pour vous aider. Seulement, l’I.A des ennemis est bien trop faible sur les premières heures pour apporter une difficulté intéressante, ces derniers faisant office de véritables punching-ball.

Dragon Ball Fighterz - C-21Malgré de jolies cinématiques, on regrettera également la qualité d’écriture globale de ce mode Histoire, que ce soit pour les dialogues ou le scénario très vite oubliable. C’est d’autant plus dommageable lorsqu’on le sait qu’Akira Toriyama a supervisé le tout, alors qu’on a l’impression d’avoir un OAV ou une fan fiction pas inspirée… Mais n’est-ce pas également le cas de Dragon Ball Super ?

En bref, ce mode Histoire est une déception pour tous les fans et joueurs qui attendaient de Dragon Ball FighterZ, un mode solo digne d’intérêt.

Vous l’aurez compris, l’intérêt de Dragon Ball FighterZ ne se situe pas sur la richesse de ses modes de jeu mais plutôt sur l’envie du joueur à progresser dans son apprentissage. Pour ce faire, les mode Arcade et Entraînement sont parfaits pour remplir cette partie du contrat même si l’on aurait aimé un peu plus d’originalité à ce niveau. A savoir que le mode Arcade se concentre sur la performance du joueur qui va devoir affronter des ennemis de plus en plus forts pour obtenir la meilleure note possible et accumuler des « zénis » la monnaie virtuelle du jeu. Cette dernière sert à acheter divers éléments de customisations (couleurs de costumes…) mais elle permet surtout de débloquer deux personnages supplémentaires, Son Goku Super Saiyan Blue et Vegeta Super Saiyan Blue.

Dragon Ball Fighterz - Son Goku Super Saiyan Blue Vegeta Super Saiyan BlueEn ce qui concerne le mode en ligne, il a connu des difficultés lors des phases de bêta ouverte mais l’expérience est maintenant optimale. Le système de Matchmaking ou les différents salons à rejoindre sont bien fonctionnels, les serveurs supportant bien la charge. Précisions que nous n’avons pas souffert de lags ou ralentissements durant nos parties en ligne même si notre connexion fibre doit bien aider.

Dragon Ball FighterZ cristallisait tant d’attentes auprès des fans depuis son annonce en 2017, la pression était grande. On peut maintenant l’affirmer, le rêve est maintenant réalité, les promesses ont largement été tenues. Il s’agit bien du meilleur jeu Dragon Ball jamais fait, bénéficiant d’une réalisation sans faille avec un soucis du détail ahurissant. Il réussit même la prouesse d’être accessible aux néophytes du jeu de combat qui prendront un plaisir immédiat, sans oublier les connaisseurs avec un gameplay profond. On regrettera cependant des modes de jeu assez classiques mais surtout un mode Histoire insipide. Reste à savoir si vous adhérez à la politique commerciale du titre (DLC avec personnages supplémentaires, l’OST original) mais ne faisons pas la fine bouche : Dragon Ball FighterZ est le jeu ultime adapté de l’oeuvre d’Akira Toriyama et même la meilleure adaptation vidéoludique d’un animé que l’on ait jamais vu !

Crash test

La note du Crash Test de Dragon Ball FighterZ sur Xbox One et PS4 est de 50€

Mais qu’est ce qu’un Crash Test ? Contrairement aux nombreux tests que l’on peut trouver, la note finale est donnée à travers un prix d’achat conseillé. Partant du prix de vente neuf constaté (54,99€ dans le cas de Dragon Ball FighterZ), Crash Test tacle là où ça fait mal et vous donne la véritable valeur d’un jeu. Pourquoi payer trop cher ses jeux vidéo ?

Les jeux de tennis ne sont plus légions depuis quelques années mais la balle jaune est de retour sur consoles à l’occasion de la quinzaine de Roland Garros. Sept ans après Top Spin 4, Tennis World Tour devait être son héritier spirituel, sonnant le retour en forme des simulations vidéoludiques de tennis. Jeu set et match ?

Présenté comme la relève par des « vétérans de Top Spin » issus du studio 2K Czech à l’origine de la licence, Tennis World Tour bombait le torse avant sa sortie. Profitant d’une période propice à la communication avec les tournois de Wimbledon et surtout Roland Garros, nous avions hâte de taper la balle virtuelle pour retrouver des sensations oubliées depuis trop d’années.

A la manière de nos français sur le circuit depuis des années, Tennis World Tour cristallisait beaucoup d’attentes mais s’est vite effondré. Que ce soit dans son gameplay daté, sur son moteur physique trop faible ou encore son contenu famélique, trop de points négatifs viennent entachés le tableau des scores.

Gamejeu, set et match

Abordons le sujet du gameplay par le premier point visible : son manque de punch ! Les échanges et impacts de balles sont terriblement mous, on s’ennuie ferme manette en main. Dans les faits, il s’agira de gérer la puissance de frappe et leur timing associé, sans oublier le déplacement de votre joueur sur le court de tennis. On se rend vite compte que cette boucle de gameplay offre une prise en main facilement maîtrisable mais diablement redondante, en plus d’être molle. On notera tout de même que la palette de coups propose les classiques du genre, du coup droit à l’amorti, en passant par le slice et la volée. Egalement, nous avons la fâcheuse impression que le jeu bride nos gestes sur certaines balles, stoppant net notre joueur dans sa course. Inversement, nous sommes parfois surpris d’arriver à toucher, par miracle, des balles qui se trouvent clairement à un mètre de notre raquette.

Tennis World Tour 6

A ce constat, nous déplorons que l’effet simulation visé par Tennis World Tour souffre de beaucoup trop d’incohérences pour fonctionner. En effet, au fur et à mesure que les échanges gagnent en intensité, nous nous retrouvons confrontés à une difficulté totalement inattendue et déstabilisante. Tout d’abord les animations, parfois hachées, de nos adversaires peuvent nous tromper sur leurs prochains coups. Egalement, le fait que le jeu décide par lui-même d’exécuter un coup différent de celui souhaité par le joueur, et cela car il estime très certainement que celui-ci n’est pas « faisable ». Nous comprenons le parti pris sur ce dernier point, notamment lorsque nous savons que le jeu se veut être une simulation. Malheureusement, cela provoque au contraire de l’incompréhension et de la frustration.

Des graphismes en terres (a)battues et un racket sonore

On peut d’emblée le remarquer dès l’écran de sélection mais Tennis World Tour ne brillera pas par sa réalisation technique comme ça a pu être le cas autrefois de ses illustres ancêtres devenus références du genre (Virtua Tennis sur Dreamcast et Top Spin sur Xbox en tête). On regrettera surtout des animations indignes de cette génération, une direction artistique trop criarde et saturée en couleurs, donnant un rendu bien loin de l’effet simulation souhaité. Au rayon des bons points, on soulignera tout de même une gestion de la lumière agréable, à défaut de transcender l’expérience technique globale du soft.

Tennis world tour 4

Côté modélisation de joueurs, le rendu est également de bonne facture. Nous reconnaissons aisément les 24 joueurs licenciés du jeu tels que Federer, Monfils, Agassi et bien d’autres. Nous regrettons cependant le manque cruel d’émotion sur les visages qui, dans certaines phases de jeu, n’aide vraiment pas à l’immersion du joueur.

Tennis World Tour 98

Qui dit jeu de sport, dit aussi commentaires. Autant vous dire que vos oreilles vont saigner ou plutôt, que votre cerveau va vous supplier d’adopter une autre méthode pour égayer vos matchs. C’est à Guy Forget que l’on doit ces commentaires mal joués, soporifiques et souvent non adaptés à la situation. On ne vous parle même pas de l’absence (quasi) totale de réactions du publics, rendant les parties aussi ennuyeuses qu’un dimanche après-midi devant un match de Tsonga prenant un Kinder Bueno entre deux volées.

Une belle Carrière nous attendait et pourtant …

Outre les matchs classiques d’exhibition pour le contenu solo, on retrouvera un mode carrière « sympa »…sur le papier. Avec 24 joueurs sous licence (Monfils, Federer…), on regrettera toutefois des absents dommageables tels que Nadal, Djokovic et Andy Murray (sans compter le casting féminin ndlr).

A première vue, le mode carrière donne plutôt envie avec la gestion poussée de son argent, de son coach et surtout de son emploi du temps. Ainsi, vous avez le choix mois par mois de vous entraîner, pour améliorer vos compétences générales (ou à débloquer en cours de match) ou disputer des matchs pour gagner plus d’argent et monter dans le classement. Chaque choix impactera votre jauge de forme qui vous poussera à user de stratégie, du moins pour ne pas vous retrouver complètement épuisé avant un tournoi important.

Tennis World Tour 312

Cependant, une fois la manette en main, les défauts s’accumulent. L’éditeur de personnage tout d’abord qui s’avère bien daté avec seulement 10 modèles masculins et féminins prédéfinis. On a l’impression d’avoir affaire à un éditeur sous PS2 (Playstation 2 ndlr), sans trop d’options, à l’heure où la plupart des jeux de notre époque proposent un système de personnalisation complet et fun. Cela se ressent même sur vos adversaires qui ressemblent à une armée de clones dont on aurait juste changé une caractéristique (tenue, couleur de peau…) pour maintenir l’illusion.

L’intérêt de la carrière en prend également un coup lorsque nous constatons qu’il est impossible de modifier la difficulté, ce qui nous oblige à subir de nombreux premiers matchs simples et rébarbatifs. Petite bonne note pour finir, les tournois présents dans le jeu qui, à défaut de disposer de licences officielles, restent agréables à faire et suffisamment variés.

 

Vous l’aurez vite compris, Tennis World Tour est une déception surtout compte-tenu du boulevard qu’il semblait avoir face à l’absence de jeu de tennis depuis trop d’années. Nous avons l’impression que son éditeur, Breakpoint, a décidé de sortir le jeu à la hâte pour correspondre au calendrier de la balle jaune (Wimbledon/Roland Garros), en dépit de se laisser le temps pour le peaufiner. Résultat, nous nous retrouvons avec un jeu qui rate presque tout ce qu’il entreprend. Même si nous espérons que les prochaines mises à jour redresseront la barre, Tennis World Tour passe complètement à côté de son match sur Xbox One, PS4 et PC.

Crash test

LA NOTE DU CRASH TEST DE TENNIS WORLD TOUR SUR PS4, XBOX ONE ET PC EST DE 9,99€

Mais qu’est ce qu’un Crash Test ? Contrairement aux nombreux tests que l’on peut trouver, la note finale est donnée à travers un prix d’achat conseillé. Partant du prix de vente neuf constaté (54,99€ dans le cas de Tennis World Tour), Crash Test tacle là où ça fait mal et vous donne la véritable valeur d’un jeu. Pourquoi payer trop cher ses jeux vidéo ?

On attendait cette conférence E3 2018 de PlayStation avec impatience, notamment pour répondre à la très bonne conférence de Microsoft. Beaucoup d’attentes sont cristallisées, début de réponse avec l’intro à la guitare/banjo de Gustavo Santaolalla (compositeur de Diablo) et le thème de The Last of Us !

 

The Last of Us 2 – Ellie de retour plus badass que jamais

Ce trailer de The Last of Us 2 démarre avec Ellie et une séquence émotion, puis un enchainement brutal plus viscéral. S’en suit donc une séquence de gameplay dans la forêt en mode infiltration. On peut observer un HUD discret et une violence exacerbée qui caractérisait déjà le premier opus. Une superbe mise en scène, alliée à une fluidité de l’action made in Naughty Dog.

On enchaîne avec une petite table ronde en compagnie de Shawn Layden pour suivre le reste du fil conducteur de la conférence. Bizarre, ça casse le rythme et l’effet de surprise.

Ghost of Tsushima – Un univers sombre et oenirique, allié à un gameplay réaliste

Introduction enivrante avec une flute « orientale » en live pour se mettre dans l’ambiance japonisante du titre. Voici enfin du gameplay avec une séquence à cheval où l’on dévale une superbe colline fleurie pour apprécier la belle DA du jeu exclusif PS4. Par la suite on découvre une courte phase de combat bien mise en scène mais peut être trop scriptée. La suite est un plus enthousiasmante, intronisant un combat de boss dans un superbe cadre de couché de soleil avec des cerisiers, malheureusement trop court et chiche en gameplay. On retiendra donc sa belle direction artistique et sa mise en scène mais on veut plus de gameplay pardi !

Trailer/teaser de Control – du Remedy dans la composition

Un univers qui fait perdre ses repères façon Inception, intronisant une héroïne avec des pouvoirs télékinésiques, on pensera à l’exclue Xbox de Remedy « Quantum Break« . Ca tombe bien car il s’agit du même studio derrière ce Control ! Affaire à suivre pour ce titre énigmatique édité par 505 Games.

Trailer de Resident Evil 2- Un vrai remake daté

Raccoon City et Chris Redfield sont de retour dans un remake de Resident Evil 2 qu’on pressentait. Ça ne sera pas façon Resident Evil Rebirth, le remake Gamecube, les plans fixes étant troqués par une caméra à l’épaule qui caractérise la série depuis des années.

Date de sortie le 25 janvier 2019 !

Rick & Morty – Trover save the universe

Court teaser annonçant un jeu Rick & Morty en action plateformer 3D par Squancy Games avec l’humour caractéristique de la série.

Nouveau trailer pour Kingdom Hearts 3 – Hissez les voiles, terre à bâbord !

Kingdom Hearts 3 intronisant l’univers de Pirates des Caraïbes, tranchant avec l’univers cartoonesque des trailers précédents plus colorés comme à la conférence Microsoft (et Square Enix). Pas grand chose d’autre dans ce trailer, au moins c’est du neuf.

Death Stranding – Enfin du gameplay et plus de clés pour comprendre l’univers !

On retrouve le personnage de Norman Reedus avec une musique « Kojimesque » (comprendre folk/noir à ambiance) et quelques séquences de gameplay en mode exploratoire. L’univers est toujours aussi intriguant et travaillé mais on aimerait vraiment avoir plus de gameplay à se mettre sous la dent, notamment au niveau des « combats » s’il y en a, car le titre semble se concentrer sur l’infiltration … On sent les bases de MGS 5, du Kojima pur jus, sans date de sortie annoncée.

On retiendra quand même l’introduction des personnages joués par l’actrice française Léa Seydoux rendue célèbre pour La Vie d’Adèle entre autres, ainsi que l’actrice américaine Lindsay Wagner (Super Jaimie).

Nioh 2 – la Team Ninja revient par l’intermédiaire d’un teaser

 

Trailer Spider Man PS4 – Le jeu tisse sa toile scénaristique

Phase de gameplay présentant du combat « Batman Arkhamesque » bien dynamique qui sied à ravir à l’homme araignée. C’est aussi l’occasion de découvrir le panel de boss qui composeront l’aventure avec le Rhino, le Scorpion ou encore le Vautour. On appréciera surtout la phase de poursuite en se balançant de toile en toile pour atteindre Electro aka « l’homme foudre ». Tou ces joyeux drilles seront réunis en fin de séquence (cutscene), en compagnie du grand vilain de l’histoire, Mr Negative,  pour mettre à mal Spider Man. Pas encore assez de gameplay pour juger du titre mais on a une meilleure idée de l’arc choisi par Sony et son studio Insomniac Games pour composer ce nouveau Spider Man exclusif PS4.

Voici donc la clôture de cette conférence PlayStation qui s’est révélée trop classique pour rivaliser avec son concurrent Microsoft, ayant surpris par son lot de jeux présentés. On regrettera donc un manque de surprises et d’approfondissement de gameplay pour ces jeux que l’on connaissait déjà, ainsi qu’un manque de rythme à cause de ces retours plateaux ou des séquences de Dreams qui venaient couper les annonces. On reste sur sa faim, d’autant plus que peu de titres montrés lors de cette conférence, ont dévoilé leur date de sortie à défaut de mettre véritablement l’eau à la bouche, malgré des qualités évidentes. Peut-on dire que Sony s’est reposé sur ses lauriers ?

Ce nouveau Predator n’est ni un reboot, ni un prequel mais se situe entre le deuxième et troisième film. Voici notre analyse de ce trailer qui sent le fan service

The Predator semble vouloir caresser dans le sens du poil les fans du chasseur alien qui ont fait les beaux jours des années 80 et d’Arnold Schwarzenegger. Malheureusement, on ne retrouvera pas l’acteur americano autrichien testostroné mais Shane Black en tant que réalisateur alors qu’il était scénariste du premier Predator et qu’il incarnait le soldat Hawkins dans un petit rôle. Nul doute que sa présence à la caméra rassure les afficionados de la franchise, son passif de scénariste rassure (Predator, L’Arme fatale, Le dernier Samaritain…). Cela dit, on peut être un poil plus inquiet sur sa carrière de réalisateur, mêlant des chefs d’oeuvre d’humour (Kiss Kiss Bang Bang, Nice Guys) mais aussi le blockbuster Iron Man 3 qui a véritablement divisé les foules.

Shane Black iron man 3A travers ce nouveau Predator, la licence joue presque sa survie car sa notoriété n’est pas au beau fixe avec les médiocres Alien VS Predator et le boudé Predators, troisième opus avec Adrien Brody. A titre personnel, je le trouvais plutôt honnête en guise de reboot, surtout sur son idée de fin qui apportait une nouvelle vision sur cette race de chasseur. Cela dit, le film n’assumait pas toutes ses idées et proposait un scénario assez banal, exposant un Adrien Brody en guest star qui s’en sortait bien mais était peut-être trop en dissonance avec ce que Schwarzenegger apportait à son époque.

Predator SchwarzeneggerThe Predator a donc la lourde tâche d’assumer de lourdes attentes pour relancer une franchise en berne depuis trop longtemps et sur laquelle repose une grande aura auprès de la communauté geek.

On vous propose de revenir sur ce trailer en images, afin d’analyser brièvement les éléments qu’il nous propose. On peut d’ores et déjà vous dire qu’il y a du fan service, ce qui n’est malheureusement pas un bon signe sur la qualité du film à venir.

 

The Predator trailer

Le trailer commence sur ce qui ressemble à une banlieue en période d’Halloween, donnant le ton et l’ambiance horrifique du film.

 

The Predator trailer

Dans l’une de ces maisons, un enfant ouvre un étrange cadeau qui ne semble pas être le dernier iPhone. A savoir qu’il s’agit du jeune acteur Jacob Tremblay connu pour ses rôles dans Room (nommé aux Oscars 2016) et Wonder (aux cotés de Julia Roberts et Owen Wilson)

 

The Predator trailer

Il s’agit donc d’un étrange artefact ressemblant à un gant que notre petit protagoniste va activer…

 

The Predator trailer

Dans le trailer, on comprend que ce gadget extraterrestre pourrait être une télécommande affectant le vaisseau Predator. Le twist annonçant l’arrivée des chasseurs aliens est en place…

 

The Predator trailer

Ce qui semble confirmer à travers cette image montrant le vaisseau Predator se crashant sur Terre avant de sûrement s’inviter à la fête d’Halloween…

The Predator trailer

Voici le nouveau protagoniste incarné par Boyd Holbrook, connu pour ses rôles dans Logan et la série Narcos. On sait qu’il s’agit d’un ex marine qui semble être en plein interrogatoire dans une base militaire secrète.

 

The Predator trailer

A travers un flashback, on voit cet ex-marine ayant observé le crash du vaisseau Predator aperçu au préalable dans le trailer. On devine donc l’objet de l’interrogatoire militaire.

 

The Predator trailer

Avec ce plan, on comprend que l’ex marine trouve un masque Predator dans les débris du crash. On peut penser que le petit garçon doit être son fils qui se voit ouvrir un cadeau empoisonné de son père, annonçant le point de départ de cette tragédie.

 

The Predator trailer

Un autre protagoniste incarné par Sterling K.Brown entre en jeu, jouant le rôle d’un agent du gouvernement interrogeant l’ex marine sur les événements relatés au-dessus. On peut voir que le détecteur de mensonge annonce que ses propos semblent vrais donc, que la menace Predator est réelle !

 

The Predator trailer

On continue avec l’acteur Alfie Allen, nouvelle star jouant le personnage de Theon Greyjoy dans Game of Thrones. On sait qu’il incarnera également un ex marine, pratique pour combattre la menace Predator.

 

The Predator trailer

On aura reconnu Thomas Jane, acteur badass apprécié pour son interprétation du Punisher. Dans une interview, il a déclaré incarner un des vétérans des guerres en Irak et en Afghanistan. On sait qu’il aidera le personnage d’Holbrook dans son combat contre le Predator alors que les services secrets sont sur leur dos pour d’étouffer l’affaire…

 

The Predator trailer

Dans le même ordre d’idée, on découvre l’acteur Keegan-Michael Key, ayant été nominé en 2016, pour le prix de meilleur acteur dans un film de comédie avec Keanu. Il fera également partie du contingent de soldats qui affrontera l’alien et le gouvernement.

 

The Predator trailer

Dans ce plan, on devine que le gouvernement semble avoir capturé un Predator afin de l’analyser. Bien entendu, on pense qu’il s’agit de la même base secrète aperçue plus tôt.

 

The Predator trailer

Ici, une école proche du lieu de crash du vaisseau alien. On notera le nom de cette dernière, « Gordon Middle School » qui est un hommage à peine caché au producteur du premier Predator, à savoir Lawrence Gordon

 

The Predator trailer

Olivia Munn, aperçu dans des grosses productions de super-héros (X-Men et Iron Man) est face à des artefacts alien où l’on peut reconnaître les masques des premiers Predator à droite et à gauche. L’arme du milieu est le canon que l’on retrouve à l’épaule des chasseurs de l’espace. A travers cette image, on a donc la confirmation que le film s’inscrit bien dans la continuité des productions originales, flattant les fans de la première heure en termes de références. Un gage de qualité ?

 

The Predator trailer

On devine l’arme shuriken utilisée dans les films Alien VS Predator.

 

The Predator trailer

Plan iconique d’un Predator pointant son arme au poignet provenant de Predator 2. Plus précisément, il s’agit d’un guerrier Predator, la race originelle Yautja dans leur langue. Encore une preuve que le film s’inscrit comme voulant revenir aux origines pour ne pas froisser les fans.

 

The Predator trailer

Le soldat incarné par Holbrook semble se trouver dans le vaisseau Alien, faisant face à une menace qui devrait logiquement être un Predator. S’agit-il d’un plan de combat se situant chronologiquement au début du film au moment de la découverte du vaisseau ou dans une scène du climax de fin ?

 

The Predator trailer

Enfin, on peut voir le mythique laser à trois têtes des Predator, pointant ici une femme et un enfant. L’alien est définitivement de retour plus chasseur que jamais, n’ayant pas de moral et donnant la tonalité du film sur le degré de méchanceté exposé du Predator dans cette suite.

 

A travers cette courte analyse, on semble être en proie à quelques doutes concernant le scénario simpliste de ce nouveau Predator. Néanmoins, on essaye de rester confiant sur la qualité globale du long métrage qui n’a pas le droit à l’erreur pour relancer la franchise.

On vous laisse avec le trailer, n’hésitez pas à dire ce que vous en pensez !

God of War PS4 a la lourde tâche de réinventer une série très codifiée. Le pari des équipes de Sony Santa Monica a-t-il été tenu ? Voici notre divin verdict.

Cinq ans après le dernier opus God of War 3 sorti initialement sur PS3 avec un remastered sur PS4, on retrouve le légendaire Kratos. Ce dernier avait été (presque) laissé pour mort, jonché de sang et de remords, après son épopée grecque qui l’aura vu défier les Dieux de l’Olympe dont son père, Zeus. On ne va pas revenir sur le passé du Kratos grecque mais nous vous conseillons cette vidéo du Youtubeur JeanBaptisteShow qui résume bien la saga homérique de notre chauve préféré (désolé Agent 47).

God of War Kratos

Kratos et la hipster attitude

Les vestiges d’un passé antique

On retrouve un Kratos au physique bourru et à la barbe saillante, au royaume nordique de Midgard en compagnie de son fils Atreus. Il n’y a pas trop d’explications sur son arrivée soudaine dans ces terres désolées où le froid règne et après ses quelques péripéties survenues huit ans plus tôt dans la Grèce Antique. Pas d’inquiétude, quelques références seront bien présentes tout au long du jeu sans toutefois être trop explicites sur les tenants et aboutissants de ce revirement de situation.

Dans une superbe séquence d’introduction dramatique et pesante, on découvre le nouveau Kratos, avec une nouvelle caméra positionnée à l’épaule façon Resident Evil 4, ce qui change radicalement des précédents opus en terme de mise en scène. Cette nouvelle dramaturgie en place, la quête principale de ce duo père/fils est dévoilée: respecter la dernière volonté de leur défunte bien aimée Faye (femme/mère vous l’aurez compris) en disposant ses cendres au sommet de la plus haute montagne.

god of war intro
Beauté divine !

Qui dit nouvelle caméra, dit nouvelle mise en scène, le studio Santa Monica a clairement réussi un tour de force en conservant les codes de la série tout en les modernisant. On a toujours un personnage fort, un registre mythologique et épique, des combats dantesques mais le tout est plus profond, plus poussé pour véritablement s’inscrire comme le meilleur God of War jamais produit. A commencer par sa beauté qui claque d’emblée la rétine, God of War est un exemple pour tous les studios : que ce soit sur PS4 Pro (en mode Performance ou Résolution) ou surtout sur PS4 normale, cet épisode reste incroyablement magnifique, à mettre au panthéon des jeux de cette génération, aux côtés d’Horizon Zero Dawn. Il s’avère surtout extrêmement fluide compte-tenu de tous les détails qu’il peut y avoir à l’écran, que ce soit sur l’affichage d’effets de particules, de lumières ou des ennemis. Certes, ce n’est pas du 60 FPS mais le framerate du jeu n’est pas pris à défaut pour autant, relevant d’une maîtrise technique incroyable à ce niveau de production.

Si on veut chipoter sur les graphismes, on pourra trouver que le rendu de l’eau n’est pas optimal comparé au reste du jeu mais ce serait vraiment faire un mauvais procès d’intention sur cette partie technique plus que maîtrisée…

Au delà de l’aspect purement technique réussi, on ne passera pas sous silence la direction artistique qui n’est pas en reste. Au cours de notre quête, Kratos et Atreus vont parcourir de multiples environnements, ne se cantonnant pas aux régions enneigées mais à des contrées plus luxuriantes qui raviront vos yeux par leurs couleurs chatoyantes. Pour des raisons évidentes de spoils, nous n’irons pas plus loin dans la description de ces lieux mais sachez que les paysages ne seront pas monotones, changeant de saison en fonction de votre avancée dans la quête principale.

god of war environnementPour les puristes, il est possible de désactiver la plupart des éléments du HUD (ndlr: l’ensemble des informations affichées à l’écran) pour en profiter pleinement, sans mentionner l’arrivée prochaine du mode Photo pour immortaliser vos clichés.

C’est à travers le royaume de Midgard et ses 9 environnements, que vous aurez l’occasion de naviguer dans ce monde (semi) ouvert, construit à la manière d’un MetroidvaniaEn parlant de construction de l’univers, parlons brièvement du level design de ce God of War, s’inspirant d’un certain Bloodborne, une autre exclue Sony PS4 au passage. A la manière du titre de From Software, Kratos naviguera (littéralement) à travers le HUB central de Midgard, afin d’atteindre diverses contrées, parfois entravées par certains obstacles qui seront débloqués au cours de votre progression.

Disons le donc de manière frontale mais God of War n’est pas un open world comme un Zelda Breath of the Wild pour citer LA référence du moment. Il vaut mieux prévenir car la frustration peut parfois se faire sentir face à l’envie de traverser tel ou tel chemin simplement obstrué par un arbre ou un pauvre rocher. Et ce, en dépit du fait que Kratos est un monstre de puissance qui peut tout détruire sur son passage, façon Hulk sous amphets. Il est important de le préciser car certains joueurs pourraient se sentir décontenancés face à ce dirigisme qui est malgré tout, au service de la narration et de l’expérience du joueur. Ce n’est pas pour autant (trop) scripté, on ne va pas cracher sur ce level design semi ouvert qui est une franche réussite pour réinventer la série qui en avait besoin !

Naughty God of War, une narration à la hauteur

C’était l’une de nos craintes lorsque les premières previews tombaient, que ce God of War allait maladroitement s’inspirer de la narration de The Last of Us avec son duo Ellie/Joel, mainte fois saluée par les joueurs et la critique. Certes, on peut retrouver des similitudes à la maestria scénaristique orchestrée par Naughty Dog à qui l’on doit aussi la saga Uncharted mais ce God of War possède sa propre âme scénaristique. Les doutes s’envolent assez vite quand on découvre le subtil cocktail narratif que l’on nous propose, mêlant de la brutalité, des doutes, de l’émotion ou encore de l’humour.

Forcément, la relation père/fils et le rapport à la paternité de Kratos est le fil conducteur de cet opus. On n’échappe pas au cliché du père ultra paternaliste trop bourru qui doit élever son rejeton à la dure. En même temps, le passé de Kratos est assez mouvementé pour justifier cette attitude mais on regrettera certaines réactions ou justement, non réactions de notre chauve barbu à divers moments.
Toutefois, la galerie de personnages qu’ils vont rencontrer permettra de faire évoluer cette relation de manière assez crédible, surtout sur la fin où les révélations permettent d’atténuer ce sentiment de relation paternaliste déjà trop vu. On a notamment apprécié les deux frères nains (Brok & Sindri) qui par leur personnalité distincte et opposée, apportent une bonne fraîcheur à la narration mais surtout, Mimic pour son humour et ses anecdotes croustillantes ! Ce personnage qu’on vous laissera découvrir sans plus de spoils, apporte une narration « dynamique » très appréciable car ses dialogues ponctueront vos découvertes et enrichiront le récit global de l’aventure.

god of war brok sindriAu delà de la quête principale qui est de très grande qualité, réservant une fin riche en révélations, on ne voulait pas passer sous silence les quêtes annexes. Elles sont à conseiller, ce qui est important de préciser car ce n’est malheureusement pas souvent le cas dans ce genre de production AAA. Certes, nous ne sommes pas au niveau d’un Witcher 3 mais elles sont assez bien écrites pour prolonger la quête principale et surtout, donner plus de corps à ce nouvel univers qu’on découvre. Car ce God of War aborde donc la mythologie Nordique faite de Ragnarok, Valhalla ou encore du Serpent Jörmungandr, changeant radicalement l’ambiance par rapport aux précédents opus. Nous ne sommes pas des experts mais à priori, God of War PS4 est plus proche et respectueux de la mythologie Nordique que ne pouvait l’être les précédents épisodes avec la mythologie Grecque.

La métamorphose de God of war, du Beat’em all à l’Action RPG

Ce reboot de God of War marque aussi un système de combat plus poussé qu’a l’accoutumé, piochant, encore une fois, du côté de Dark Souls/Bloodborne. De ces productions, on prend par exemple le système d’esquive, de contre ou encore le craft sur lequel nous reviendrons plus tard.
On garde bien entendu un aspect beat’em all frénétique qui caractérise la série mais avec une profondeur bien plus intéressante et tactique dans les combats. Par ailleurs, les QTE qui étaient l’essence des précédents God of War, sont plus ou moins oubliés dans cet épisode, sauf dans certaines cutscenes à la manière d’une production Telltale Games ou Quantic Dream. Pas d’inquiétude, il y a toujours des exécutions sanglantes et très bien mises en scènes, pour renforcer le brutalité des combats.

God of war Combat

On remarque d’emblée un gros feeling sur l’impact des coups qui font ressentir une véritable puissance, notamment grâce à la hache « Leviathan » de Kratos que l’on peut projeter et faire revenir comme un boomerang. Kratos a donc troqué ses lames du chaos pour le combo hache/bouclier, sans oublier le combat à mains nues qui permettra de remplir plus rapidement une jauge d’étourdissement des ennemis afin d’effectuer une action contextuelle du type QTE. C’est surtout l’utilisation de son fils comme partenaire qui constitue la grosse surprise de ce système de combat, renforçant bien évidemment le fil conducteur narratif père/fils.  En effet, Atreus sera un véritable coéquipier, vous aidant au combat en corps à corps de manière autonome mais surtout avec ses flèches, bien pratique pour distraire les ennemis pour mieux les surprendre avec Kratos. Dans les faits, le joueur donne les ordres à Atreus par le biais d’une touche afin de lui indiquer l’ennemi ou l’élément à viser avec son arc. Cela servira aussi de mécanique pour récupérer des objets ou résoudre des énigmes.

Petit point noir en revanche concernant Atreus, on pourra reprocher que ce dernier d’être invincible en combat, donnant un côté « cheaté » à ce personnage. Toutefois, cela est compréhensible en termes de game design car si Atreus était vulnérable, il pourrait se comporter comme un boulet que Kratos devrait protéger, apportant une frustration chez le joueur.

god of war atreusCertains joueurs pourront éprouver une certaine gène quant au faible nombre d’armes disponibles mais nous trouvons qu’avec la profondeur du gameplay, elles sont amplement suffisantes pour s’essayer à des combos très impactant (switch des armes et mains nues, combats à distance, compétences, synergie avec les runes etc…).

Le renouveau du gameplay se situe également sur l’intronisation de mécaniques RPG qui pullulent dans les jeux AAA de cette génération. Dans God of War, cela se caractérise dans l’amélioration de son équipement par le biais d’armes à sertir de runes, de pouvoirs à utiliser en combat ou tout simplement de l’amélioration de ses compétences et caractéristique par le biais de la montée en expérience. Il va falloir adapter son approche de combat en fonction des ennemis car il faut gérer leurs spécificités élémentaires, en choisissant le bon combo d’armes et de compétences pour les terrasser. Pour des raisons de spoils, nous n’iront pas plus loin sur les mécaniques qui régissent ces bases élémentaires mais sachez que la hache de Kratos représente la glace et qu’elle ne sera pas efficace face à des ennemis du même type. En parallèle, il sera possible de choisir divers types de flèches pour Atreus, afin d’avoir différents effets sur les ennemis mais surtout pour résoudre des énigmes et puzzles au cours de votre progression

Ces divers éléments RPG sont donc une véritable bouffée d’air pour la licence God of War même si on aurait peut être aimé un crafting un poil plus intéressant et plus d’équipements à dénicher au cours de son exploration.

On ne vous cachera pas que les premières heures de jeu pourront s’avérer douloureuses pour appréhender ce nouveau système de combat assez dense. La faute à des commandes pas très intuitives et à un rodage nécessaire pour maîtriser le gameplay mais on notera qu’il est possible de changer le mapping des commandes dans les réglages (ce que l’on vous conseille, notamment pour les anciens joueurs).

Ton interface à la mer de désolation

Parlons de quelques points fâcheux dans ce God of War quant on aborde la question de son interface. En effet, on regrettera la relative lisibilité de la carte du jeu qui aurait gagné à être plus claire et parlante pour le joueur. Dans le même ordre d’idée, on met beaucoup de temps à apprivoiser les menus pour améliorer ses compétences, même si on s’y habitue sur le long terme. L’ergonomie des menus n’est donc pas idéale, surtout sur l’aspect crafting qui peut être une tannée, notamment pour retrouver les éléments de craft épiques/légendaires si on veut platiner le jeu.
Avant l’application de la grande quantité de patchs survenus sur God of War depuis sa sortie, il y avait un grand problème sur la taille des textes dans les menus, rendant leur lisibilité compliquée. Heureusement, les réglages permettent maintenant de corriger cette errance de développement qui était handicapante.

Enfin, on fustigera le système de voyages rapides qui ne l’est pas tant que ça. Il est souvent bridé en fonction de son avancée dans le scénario principal de jeu et peut s’avérer fastidieux à utiliser. En réalité, il cache un habile système de chargement pour…charger les éléments qui constitueront l’endroit où vous vous rendrez. Ces pseudo « temps de chargements » seront néanmoins l’occasion d’enrichir la narration du jeu, en écoutant des dialogues qui sont intéressants pour encore mieux comprendre l’univers et l’histoire du jeu.

La voix des Dieux

Abordons la partie sonore du jeu. Tout comme la réalisation graphique, on est dans le très haut du panier, avec une OST épique composée par Bear McCreary. Tous les thèmes du jeu que ce soit le thème principal ou celui de Kratos, sont très bien travaillés et variés, accompagnant idéalement votre aventure.

En point d’orgue, l’excellent sound design du jeu, chaque impact étant magnifiquement retranscrit et la spatialisation du son très bien diffusé sur votre home cinéma ou votre casque. Toutefois, nous avons remarqué quelques problèmes de sous mixage des voix dans certaines cutscenes. Elles sont parfois trop faibles par rapport aux musiques de fond, ce qui gène la compréhension des dialogues par moment. Est-ce un problème de notre configuration lors de notre test ou un véritable défaut qui sera corrigé dans un patch ?

Enfin, parlons rapidement de la VF qui est très bonne même si la VO restera un cran au-dessus, notamment par l’interprétation de Christopher Judge, l’acteur de Teal’c dans Stargate SG-1. Il possède une voix rauque d’outre tombe qui sied à merveille au personnage de Kratos. On pourrait même regretter que la VF sacrifie la traduction du fameux « Boy » qui est devenu un meme célèbre mais qui au-delà de la blague, change la perception que l’on peut avoir de la relation entre Kratos et son fils Atreus.

 

Les équipes de Sony Santa Monica ont plus que réussi leur pari de refondre God of War à travers un reboot conservant l’ADN de la licence que l’on connait depuis ses débuts en 2005. Empruntant des idées de gameplay à des titres majeurs (Resident Evil 4, Bloodborne, Darks Souls…), God of War en 2018, est un exemple de mise en scène avec son plan séquence tenu tout du long, mêlé à une narration maîtrisée, sans toutefois atteindre la maestria d’un Naughty Dog. Sa durée de vie colossale (entre 25-30 heures pour la quête principale et plus du double pour le 100%) promet une aventure riche en rebondissements avec le duo Kratos/Atreus qui rencontreront une galerie de personnages attachants et voués à évoluer tout le long de votre quête. Enfin, God of War est un monstre de beauté et d’optimisation, une vitrine technique pour Sony et sa PS4 qui ont accouché d’un divin enfant. Il est l’élu, incontestablement le meilleur jeu du genre à l’heure actuelle, touché par la bonté divine malgré quelques errements.

Crash test

La note du Crash Test de God of War sur PS4 est de 50

Mais qu’est ce qu’un Crash Test ? Contrairement aux nombreux tests que l’on peut trouver, la note finale est donnée à travers un prix d’achat conseillé. Partant du prix de vente neuf constaté (54,99€ dans le cas de God of War), Crash Test tacle là où ça fait mal et vous donne la véritable valeur d’un jeu. Pourquoi payer trop cher ses jeux vidéo ?

Rampage est à la base, un jeu vidéo sorti dans les années 80 qui était plus qu’oubliable. Cette adaptation avec Dwayne Johnson l’est-elle aussi ? Voici notre avis

Rampage (Hors de contrôle) est une adaptation de la licence vidéoludique du même nom, sortie en 1986 par l’intermédiaire de Midway en Arcade et sur diverses consoles (Atari 2600,Master System…). Ne passons pas par quatre chemins, c’était un jeu vidéo médiocre, qui n’avait pour lui que son concept, à savoir incarner des monstres géants qui affrontent l’armée pour finalement détruire les bâtiments de la ville. Il était décérébré, assez jouissif pour son époque car il était agréable d’y jouer à plusieurs. Cela dit, son gameplay était oubliable, ses graphismes grossiers et sa « replay value » (ndlr: la rejouabilité) totalement absente dépassée la découverte.

rampage jeu videorampage affiche

Cette adaptation de Rampage  prends les mêmes protagonistes que la licence du jeu vidéo éponyme : « George », un gorille à la King Kong, « Lizzie », un reptile à la Godzilla, et « Ralph », un loup-garou géant.

On peut d’ores et déjà se demander la nécessité d’avoir acheté la licence pour la Warner Bros ? On va dire qu’elle était pas chère et qu’elle allait parler à un public de nostalgique des années 80 qui font le bonheur de la Pop Culture actuelle (Vous avez dit Ready Player One ?).

Rampage : Hors de Contrôle est réalisé par Brad Peyton (San Andreas, Voyage au centre de la terre 2), produit par Beau Flynn et aussi par son acteur principal : Dwayne Johnson AKA The Rock, acteur phare de série B à Hollywood depuis de nombreuses années. On se rappellera notamment qu’il a joué dans le film Doom au cinéma, une licence qui va d’ailleurs connaître une nouvelle adaptation…(erf).

Quoi qu’il en soit, on se doute bien que ce Rampage ne va pas jouer sur la finesse de son scénario : suite à des expériences scientifiques secrètes menées à des fins obscures dans l’espace, une réserve naturelle basée à San Diego, va voir une partie de ses animaux touchée par d’étranges mutations…Par la suite, ces derniers vont être attirés par l’intermédiaire d’ultrasons, un habile stratagème (lol) des « méchants » qui avaient tout prévu, ce qui va occasionner du bordel en ville.

Sur cette base, on s’attend à un film qui ne va pas se prendre la tête et assumer son côté « bébête » pour nous en mettre plein la vue. Seulement, l’ennui pointe souvent le bout de son nez au cours de ces deux heures. Pourtant ça commençait bien avec Davis Oyoke (Dwayne Johnson) et la découverte de son duo avec le gorille albinos surnommé George, ainsi que la bande de scientifiques qui l’accompagnera durant son périple. Sauf que non, on va vite oublier ces autres personnages, pour lui coller un autre sidekick assez insipide, le Dr Kate Caldwell (Naomie Harris), trop cliché et dont on ne ressent pas l’alchimie. Pour les méchants, on est en roue libre totale sur l’acting et sur l’écriture, tant ces derniers sont clichés et stupides au possible, alors qu’ils sont censés avoir un minimum de jugeote pour assouvir leur sombre dessein. On ne passera pas sous silence la prestation (non) remarquée de Jeffrey Dean Morgan qui cabotine, comme souvent, acteur reconnu pour son rôle de Negan dans la série The Walking Dead, ou encore dans la peau du Comédien dans Watchmen.

Jeffrey Dean Morgan rampageLe comble de Rampage est que l’on s’attend à voir des destructions et des combats dans tous les sens, seulement la plupart des actions se situent en dehors de la ville, ne donnant pas le souffle épique attendu. On rappelle que c’est le réalisateur Brad Peyton derrière la caméra, ce réalisateur à qui l’on doit le film catastrophe San Andreas, qui à défaut d’être original, était efficace dans ses séquences de destructions grand spectacle.

Dans Rampage, ce n’est malheureusement que trop rarement le cas. On retiendra tout de même son dernier quart d’heure, exposant une scène de combat spectaculaire, fonctionnant bien mais qui ne sauve pas pour autant les trous d’air du film, provoquant de l’ennui chez le spectateur. On est à mi chemin entre du Godzilla, du San Andreas ou encore dans du Jurassic World pour son ambiance parodique/série B. A noter que le film se permet des traits d’humour assez lourdingues sur le papier mais qui fonctionnent très bien, il en aurait fallu plus à notre sens. De manière générale, cette adaptation manque de fun et se perd parfois dans des enjeux premier degré qu’il aurait dû oublier, pour n’assumer que son aspect parodique et décalé. Toutefois, on soulignera qu’il ne s’agit pas ici d’un divertissement familial mais d’un divertissement tout court. Car il y a du sang montré à l’écran, de l’humour graveleux et certaines scènes « osées » qui prêtent bien à sourire pour le spectateur amateur de retournements de situations caucasses.

rampagePour l’aspect technique, c’est mitigé. Sur les trois créatures, on retiendra la très bonne motion capture du singe albinos qui peut faire penser à La Planète des Singes, au bon design du lézard « Godzilla » mais on fustigera le loup qui a un mauvais rendu. Les effets d’explosions ne sont pas exempts de tout reproche mais ils font globalement bien leur effet.

Rampage gif

Au final, Rampage est un nouveau film du Dwayne Johnson Show Universe, jouant comme à son habitude de ses mimiques, de sa carrure et de sa bonhomie, rien de plus. On ne voulait pas un scénario poussé, loin de là mais un film plus assumé, plus fun, avec plus de scènes de destructions impressionnantes pour nous scotcher à notre siège. Reste que le film est efficace dans son ensemble pour un film de divertissement grand public et peut même se payer le luxe de faire une « bonne » adaptation d’une licence de jeu vidéo. En même temps, vu le postulat vidéoludique de base me direz-vous…

The Rock is back avec son charisme et ses nouveaux animaux de compagnie Kong / Godzilla / « Croc Blanc », pour un résultat mitigé mais divertissant pour peu que l’on ne soit pas trop regardant sur ses défauts visibles et ses longueurs.

La note PopCorn Game pour Rampage – Hors de contrôle : 3/5

Après les rumeurs, Rob Zombie confirme le début du tournage de 3 From Hell

En parallèle d’une carrière musicale accomplie de metalleux initiée à la fin des années 80, Rob Zombie a voulu se diversifier en devenant scénariste, producteur et réalisateur au cinéma. Ce n’est un secret pour personne, Rob Zombie est un amoureux du cinéma d’horreur et plus particulièrement du genre « Slasher » popularisé par la saga Halloween de John Carpenter en 1978. Il poussera même le vice d’en faire un remake en 2007 mais ce qui nous intéresse aujourd’hui, sont ses deux films précédents qui sont aussi ses deux premiers.

Rob Zombie - la maison des 1000 morts The Devil's RejectRob Zombie débute donc sa carrière de réalisateur avec La Maison des 1000 Morts en 2003, un trip cauchemardesque où deux jeunes couples vont côtoyer l’horreur. A cause d’un orage, ils vont devoir se réfugier dans une funeste demeure où réside une famille pour le moins particulière… Avec ce premier film, Rob Zombie pose les bases de son cinéma, se faisant un malin plaisir d’exposer sa vision et sa critique des « White Trash » de l’Amérique profonde.

C’est avec son deuxième long métrage « The Devil’s Reject » que Rob Zombie affine son style, plus original et plus profond que la Maison des 1000 Morts, tout en étant lié à ce dernier par certains personnages. The Devil’s Reject est une sorte de Western/Road Movie horrifique où l’on suit une famille de dégénérés qui vont s’adonner aux meurtres et autres perversités. Seulement, le film prend à contre pied le spectateur car il propose de suivre le point de vue de ces tueurs au lieu de celui des victimes comme on peut en avoir l’habitude ! Rob Zombie détourne admirablement les codes du genre, en inversant les rôles et en perturbant le spectateur sur la compassion ou l’empathie qu’il est coutume d’avoir pour s’attacher à des personnages.

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La version The Devil’s Rejects de La Cène

On vous fait cette petite rétrospective car Rob Zombie vient donc d’officialiser le tournage de « Three From Hell » qui n’est autre que la suite de The Devil’s Rejects. Nous n’allons pas spoiler mais le titre fait sens pour ceux qui ont vu The Devil’s Rejects que l’on vous conseille vivement si vous êtes adepte du genre.

On retrouvera donc Captain Spaulding (Sid Haig), Otis (Bill Moseley) et Baby (Sheri Moon Zombie, oui, sa femme) mais pour le reste, Rob Zombie n’a pas partagé plus d’informations. D’après de nombreuses sources, il serait en négociation avec Saban Films et Lionsgate pour proposer Three From Hell en salle mais aussi en VOD.

On se contentera donc d’attendre ce film qui pourrait clore la trilogie de la famille Firefly, avec  un autre angle que les deux premiers qui étaient liés mais bien différents. C’est par l’intermédiaire d’Instagram que Rob Zombie a confirmé le début du tournage de Three From Hell :

Shadow of the Colossus a connu un long chemin de traverse depuis sa sortie initiale en 2005. En effet, la PS2 crachait littéralement ses tripes à l’époque, proposant une magnifique expérience malheureusement entachée par une technique dépassée. C’est à Bluepoint Games qu’a été confiée la mission de faire ce Shadow of the Colossus PS4, un (vrai) remake après avoir proposé une réédition HD en 2011 sur PS3 de l’onirique Ico. Après une précédente version PS3 toujours en dessous des ambitions de l’oeuvre de Fumito Ueda, que vaut ce remake PS4 ?

shadow of the colossus PS4

Shadow of the Colossus se présente sous la forme d’un jeu d’action/aventure où votre héros, Wander, devra sauver sa dulcinée en chassant des colosses dans des terres dévastées. Dans une ambiance de fin du monde, le jeu se distingue par la particularité de n’avoir « que » 16 colosses à terrasser, sans qu’il n’y ait d’autres ennemis, PNJ, donjons ou autre véritable interaction. Il s’agit donc d’explorer ce monde lugubre à l’aide de son fidèle destrier nommé Agro, à la recherche de ces géantes entités qui poursuivent leur funeste destin. Armé d’un arc et d’une épée, qui vous sert également de boussole, il est temps d’arpenter les superbes environnements du jeu, passant de steppes arides à des forêts luxuriantes. Ces dernières étant à mettre au panthéon du jeu vidéo en termes de rendu graphique.

Visuellement onirique

Bluepoint Games a réalisé un véritable travail d’orfèvre sur l’aspect graphique de ce remake, magnifiant l’expérience de base qui n’avait pas été à la hauteur de l’ambition artistique initiale sur les versions PS2/PS3. Dès l’introduction du jeu, on se rend compte de la qualité de ce remake, que ce soit par la fluidité de l’expérience que par son aspect technique (effets de particules, rendu de l’eau, textures retravaillées…). En point d’orgue, on soulignera l’incroyable qualité des fourrures qui jonchent les colosses, sans oublier de mentionner leurs animations. Jamais d’aussi grandes créatures vidéoludiques n’ont paru aussi réalistes dans leurs mouvements et leurs comportements ! Chaque rencontre avec les colosses est un émerveillement, que ce soit dans la mise en scène que dans les phases d’approche toujours aussi épiques.

Shadow of the colossus ps4Les affres du passé

On regrettera que cette version remastered n’ait pas dépoussiéré la maniabilité d’antan, qui s’avère un peu rigide à notre époque. Certaines phases de platesforme en exploration ou lorsqu’on gravit les colosses sont parfois imprécises. En effet, notre héros apparaît un peu trop lourdeau et flottant, ce qui pourra occasionner de la frustration pour les joueurs les moins indulgents.  En ce qui concerne la caméra, elle se calibre automatiquement en fonction de vos actions, se plaçant derrière le héros lors des phases de sprint à cheval, rajoutant un caractère épique à votre épopée. A l’aide de ces effets de caméra, on se délectera de ces superbes panoramas lors de nos chevauchées dantesques. Cependant, elle se montre capricieuse lorsqu’on veut la contrôler manuellement, ce que nous vous conseillons d’éviter le plus possible.

 shadow of the colossus ps4

Ce remake PS4 de Shadow of the Colossus remet en lumière un chef d’oeuvre du jeu vidéo, qui a déjà marqué tant de joueurs. Il reste une expérience unique dans le domaine, magnifié par des graphismes somptueux rendant honneur à la direction artistique initiale de la Team Ico. Les néophytes découvriront avec plaisir des combats épiques contre ces incroyables titans ainsi qu’une ambiance chargée d’émotions. La rigidité du gameplay et la caméra datée en décevront certains mais cela ne détériore en rien l’expérience globale qui reste une invitation à la contemplation et à l’aventure.

Crash test

LA NOTE DU CRASH TEST DE SHADOW OF THE COLOSSUS SUR PS4 EST DE 28€

 

Mais qu’est ce qu’un Crash Test ? Contrairement aux nombreux tests que l’on peut trouver, la note finale est donnée à travers un prix d’achat conseillé. Partant du prix de vente neuf constaté (34,99€ dans le cas de Shadow of the Colossus PS4), Crash Test tacle là où ça fait mal et vous donne la véritable valeur d’un jeu. Pourquoi payer trop cher ses jeux vidéo ?

A l’occasion d’un magnifique trailer animé pour fêter les skins Mechas dans Heroes of the Storm, Blizzard en a dévoilé un peu plus sur le processus de création

Il y a quelques jours, Blizzard célébrait l’arrivée d’un pack de skins « Mechas » pour les personnages d’Heroes of the Storm, concurrent de l’intouchable League of Legends. Pour ce faire, la société américaine a encore fait parler son excellence créative, sans toutefois faire appel à son savoir-faire en cinématique 3D. Oubliez les trailers éblouissants des World of Warcraft ou Starcraft mais admirez l’hommage aux animés japonais à la Gundam, à travers cette vidéo intitulée « MechaStorm » :

On voulait revenir sur la genèse de ce trailer car il n’a pas été produit par les équipes internes de Blizzard. Il s’agit en fait de deux studios Britanniques répondant aux doux noms de The Line (à Londres) et Axis Animation (à Glasgow), le tout dirigé par Wesley Louis.

Pour être encore plus précis, on sait que de beaux noms de l’illustration des industries du jeu vidéo et de l’animé, ont travaillé sur le projet : Mathias Zamecki (The Division, Dying Light, Total War Warhammer… ) en tant que directeur créatif  ou encore LesSean Thomas (Cannon Buster) qui a fait les storyboards.

Voici un aperçu des divers artworks qui on été créés pour réaliser cet animé MechaStorm :

C’est lors d’un Nintendo Direct que le géant japonais a décidé d’annoncer le Nintendo Labo à destination de sa console Switch

Nintendo Labo est la nouvelle trouvaille de la firme nippone pour accompagner le succès de sa Nintendo Switch. Après avoir touché la cible des jeunes adultes, c’est avec le concept du Nintendo Labo que la Nintendo Switch devrait ouvrir son horizon aux enfants.

L’idée est simple: assembler des éléments en carton avec des fils pour construire des « Toy-Con », des objets-jouets comme un volant ou une canne à pêche !  On retrouvera des emplacements prévus pour la tablette Switch et ses Joy-Cons afin de proposer une nouvelle manière de jouer, philosophe chère à Nintendo.

Nintendo Labo conceptLe Nintendo Labo se présente sous la forme de deux packs « Toy-Con » qui sont annoncés pour le 20 avril 2018:  le premier « Toy-Con 01 Multi-Kit« destiné à construire cinq objets (canne à pêche, guidon, piano, maison et une voiture télécommandée), pour le prix de 69,99 dollars.
Le second « Toy-Con 02 Kit Robot » proposera d’incarner un robot, en assemblant ce qui ressemble à un sac à dos avec des poignées et sera vendu pour le prix de 79,99 dollars.

nintendo labo 2 kitsOn précisera que ces deux packs comporteront un logiciel d’utilisation sous la forme d’une carte, correspondant aux divers mini-jeux « Nintendo Labo » pour s’amuser avec ses constructions en carton. La firme nippone annonce également qu’il sera possible de personnaliser ses réalisations à l’aide d’un autre kit vendu séparément au prix de 9,99 dollars. Bien entendu, vous pouvez très bien vous affranchir de ce kit de personnalisation pour modifier à votre guise les divers éléments fournis, à l’aide de peintures, autocollants ou autres. En outre, il sera possible de penser à d’autres concepts à l’aide des éléments fournis dans les packs, tout dépendra de votre ingéniosité et de votre motivation.

Nul doute que Nintendo développera de nouveaux packs si le succès se profile pour cette gamme Nintendo Labo. C’est un beau pari pour Big N qui veut maintenant parler aux enfants à travers ce nouveau concept ludique car la Switch s’est surtout installée dans le cœur des jeunes adultes nostalgiques pour le moment. En effet, la Nintendo Switch a séduit une cible en manque de temps de jeu pour qui cette console permet de jouer de façon nomade, avec une gamme de jeux de plus en plus diversifiée.

nintendo laboOn a hâte de voir l’accueil qui sera réservé au Nintendo Labo qui veut pousser s’affranchir du cadre des jeux vidéo traditionnels, en mêlant construction et créativité au service des petits (et grands) enfants.

Enfin, sachez qu’il sera possible de découvrir en avant-première le Nintendo Labo dans le cadre d’un atelier à la Cité des sciences et de l’industrie de Paris qui se déroulera entre le 02 et 03 mars prochain. Les inscriptions sont d’ores et déjà ouvertes à cette adresse, on vous conseille de faire vite pour avoir vos places !

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