Auteur : Laetitia

Women in games : L’avenir du jeu vidéo, au féminin.

Plus aucun doute : les femmes sont de vraies accros aux jeux vidéo. Mais qu’en est-il de leur place dans cette industrie ?

Alors qu’en 1999, 90% des joueurs étaient des hommes, aujourd’hui ils cèdent leur place et ne représentent plus que 52% des joueurs. Encore un petit effort mesdames et vous serez à l’égalité absolue.

Que les femmes jouent de plus en plus ça c’est une bonne nouvelle ! Merci aux smartphones qui ont permis de démocratiser et de rendre plus accessibles les jeux vidéo.  

Jouer c’est bien, mais concevoir c’est encore mieux ! Alors qu’en est-il des femmes dans le monde professionnel du jeu vidéo ?

Malheureusement les constats ne sont pas très glorieux… les femmes sont clairement sous représentées dans cette industrie, on constate que seulement 15% de femmes travaillent dans les studios. C’est toujours 1,5 point de gagné par rapport à 2015 mais cela reste une proportion relativement faible.

D’après l’Entertainment Software Association, on observe la même chose au Etats-Unis où les femmes représentent que 22% des postes dans l’industrie du jeu vidéo. Plus inquiétant encore, ce manque de diversité se fait ressentir dès les écoles spécialisées. En effet les jeunes femmes ne représentent que 25% des effectifs. « Il y a clairement un manque d’information sur les métiers possibles au sein de l’industrie et sur les formations liées, et le jeu vidéo à également une image sectorielle encore très masculine » explique Julie Chalmette, Présidente du SELL.

Les jeux vidéo ne sont clairement plus un loisir exclusivement masculin puisque 48% des joueurs sont des joueuses.

Cependant, il est vrai que les formations qui mènent à ces métiers sont encore très méconnues et souvent connotées masculines, confortant certains parents ou enfants que cette filière n’est pas destinée aux femmes.  Une idée qui persiste et qui éloigne les jeunes filles de ce secteur.

Les raisons du manque de diversité dans l’industrie du jeu vidéo ?

Il y en a plein : manque de modèles féminins, des métiers méconnus, des stéréotypes rattachés à l’industrie mais aussi des comportements toxiques en jeu. C’est pour toutes ces raisons que plusieurs femmes issues de cette industrie ont créée l’association professionnelle Women in Games France.

C’est pour faire bouger les choses que ces femmes oeuvrent pour la mixité dans l’industrie du jeu vidéo en France. Leur objectif est de doubler le nombre de femmes et de personnes non-binaires dans l’industrie en 10 ans. L’association mène des actions à travers 4 axes principaux : améliorer la visibilité des femmes et non-binaires de l’industrie, communiquer auprès des jeunes filles sur les métiers du jeu vidéo, faciliter le réseautage et sensibiliser les acteurs du secteur à l’intérêt de la mixité.

A l’occasion de la Paris Games Week 2019, l’association met en lumière les femmes derrière les jeux made in France. Rendez-vous dès ce mercredi 30 octobre dans le Hall 1 du parc des exposition (Porte de Versailles, à Paris) au pavillon « Jeux Made in France ».

WIG sera présente pour mettre en avant les jeux vidéo français et vous aurez la possibilité de découvrir les talents féminins qui ont contribué à leur développement au travers de portraits présenter sur le stand.

Pour les plus engagé(e)s d’entre vous, vous pourrez également échanger avec les membres de l’association pour en apprendre plus sur les opportunités et les métiers du secteur !

Les jeunes filles qui passeront sur le stand auront également l’opportunité d’obtenir un pass pour les ateliers Code-Decode, qui initient les enfants à la programmation et à la culture numérique, organisés par la société Tralalère dans le Hall 2.

Mais ce n’est pas tout, ce mercredi 30 octobre 2020, Women in Games organise également une rencontre networking!
Cette année c’est la journaliste Anita Sarkeesian, spécialisée sur la représentation des femmes dans la culture populaire et notamment dans le jeu vidéo, écrivaine et créatrice de Feminist Frequency, qui ouvrira la rencontre avec une micro conférence sur l’apport de la diversité à l’industrie.

La rencontre est gratuite et accessible à tous sur inscription :
https://wig_pgw2019.eventbrite.fr

Pour tous les plus motivé(e)s pour faire bouger la mixité dans cette industrie, toute l’équipe de PopcornGame vous attend lors de cette édition de la Paris Games Week.

Test de l’Oculus Quest : Rendre la VR accessible à tous !

Sorti il y a maintenant 4 mois, l’Oculus Quest est le dernier casque de réalité virtuelle d’Oculus & Facebook qui a pour ambition de rendre la VR de qualité accessible au plus grand nombre. Pari réussi ou raté, nous vous disons ça tout de suite. 

L’Oculus Quest est un casque de réalité virtuelle sans fil tout en un, fourni avec des manettes et un chargeur. Il dispose de capteurs intégrés permettant la détection des manettes Oculus Touch et de vous déplacer dans un espace défini.

La réalité virtuelle sous le signe  de l’accessibilité 

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Dès la sortie de sa boite, nous avons été frappés par la simplicité d’installation de l’Oculus Quest. Pas de câble, pas de notice à lire, vous n’avez qu’à mettre le casque, l’ajuster à votre tête et l’allumer. Vous devez ensuite télécharger l’application iOS/Android pour synchroniser votre compte Oculus à votre casque. Et il ne vous restera plus qu’à télécharger & acheter vos jeux/applications depuis le casque directement ou depuis l’app mobile.

Au premier démarrage, le casque vous invite à définir votre « guardian ». Plus clairement, vous devez paramétrer votre zone de jeu virtuelle par rapport à la place dont vous disposez dans le monde réel. Ce serait dommage de s’éclater la main contre votre TV ou trébucher sur une chaise. Encore ici, Oculus simplifie les choses au maximum et il vous suffira de tracer votre espace de jeu autour de vous grâce à une de vos manettes Oculus Touch. 

Oculus Quest

Une fois celui-ci paramétré, vous aurez droit à une vidéo de présentation avant d’accéder finalement à votre salon virtuel et ainsi à vos jeux, applications et à la marketplace. 

Avant tout, un casque premium

Malgré l’absence de câble et cet aspect de simplicité que nous avons ressenti lors de l’utilisation, l’Oculus Quest reste un casque premium. 

On y retrouve les dernières technologies et nouveautés Oculus :

  • Type d’écran : OLED
  • Résolution :  1440 x 1600 per oeil, alors que l’Oculus Rift original avait 1080×1200 par oeil
  • Rafraichissement d’image : 72Hz
  • Processeur : Qualcomm Snapdragon 835, qui équipe notamment les smartphones premiums Galaxy S8, OnePlus 5, Xperia XZ Premium
  • 4GB RAM
  • Une batterie Lithium-ion de 2-3 heures d’autonomie selon le type de jeu ou app utilisé
  • 4 capteurs permettant de détecter l’environnement et les contrôleurs
  • Deux contrôleurs Oculus Touch dernière génération
  • Un poids de 571g, ce qui est plus lourd qu’un Rift qui était à  470g
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Nous avons apprécié également les haut-parleurs intégrés directement dans le casque. Sans être transcendant, le son fait largement l’affaire sur la plupart des applications. On peut bien sûr ajouter des écouteurs ou casques via le port mini jack présent sur le côté du casque. 
Egalement, autre gros point positif, la possibilité de streamer très facilement ce que le joueur voit dans son casque directement sur le smartphone. En effet, il vous suffit de sélectionner l’option depuis le casque, de confirmer sur l’application Occulus et le tour est joué. Vous pouvez ensuite voir le résultat directement sur l’écran du mobile ou le brancher sur une TV pour en profiter à plusieurs. 

Niveau confort, le Quest fait bien dans le premium. Le casque s’ajuste très facilement sur la tête et au niveau des yeux. La latence est également très correcte et nous n’avons eu quasi aucun décrochage (hors durant les temps de chargement).
Cependant, la lumière sera votre meilleure amie pour une utilisation optimale. Si vous êtes dans une pièce trop sombre, le casque ne détectera pas l’environnement et surtout les Oculus Touch. Et chose étrange, nous avons eu également des problèmes dans une pièce surexposée au soleil où nous nous sommes retrouvés téléportés à deux mètres de hauteur au premier passage d’un nuage dans le jeu de combat Creed VR. Cela reste bien sûr assez rare et dans 95% du temps, dans une pièce éclairée normalement, nous n’avons eu aucun problème.

Côté jeux, nous y retrouvons de nombreux classiques tels que Super Hot, Moss, Ocean Rift, l’excellent Beat Saber, Star Wars et bien d’autres. Pour avoir pu essayer la plupart de ces titres sur d’autres casques VR, l’expérience est équivalente voire meilleure si l’on prend en compte la simplicité de mise en route et l’absence de câble.

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Pour éviter toute mauvaise surprise, motion sickness ou autres, Oculus a tout prévu. Sur la fiche de chaque jeu, vous retrouvez les commentaires d’autres joueurs, ainsi que l’intensité des effets VR pouvant entrainer un certain malaise. Et même si malgré ça, le jeu ne vous convient pas après l’achat, vous pouvez vous le faire rembourser très facilement depuis l’application mobile. Nous avons d’ailleurs été agréablement surpris par la politique de remboursement plutôt claire et simple. Pour vous faire rembourser un jeu, il suffit de ne pas avoir jouer plus de deux heures dans les 14 premiers jours qui suivent l’achat. Attention à ne pas trop en abuser tout de même, nous avons pu en faire les frais au bout du 10ème remboursement d’affilé (vis ma vie de testeur :p). 

Voici la liste de la cinquantaine de jeux que vous pouvez retrouver sur l’Oculus Quest et leur prix : 

Titres Prix
Angry Birds VR: Isle of Pigs $15
Apex Construct $20
Apollo 11 $10
Bait! Free
Ballista $15
Beat Saber $30
Bigscreen Beta Free
Bogo Free
Bonfire $10
BOXVR $30*
Creed: Rise to Glory $30
Dance Central $30*
Dead and Buried II $20
Drop Dead: Duel Strike $15*
Electronauts $20
Epic Roller Coasters Free
Facebook Watch Free
Face Your Fears 2 $20
First Steps Free
Fruit Ninja $15*
Guided Tai Chi $10*
I Expect You To Die $25
Job Simulator $20
Journey of the Gods $30
Keep Talking And Nobody Explodes $15
Moss $30
National Geographic VR Explore $10
Nature Treks VR $10
Netflix Free
Ocean Rift $10*
Oculus Browser Free
Oculus First Contact Free
Oculus Gallery Free
Oculus TV Free
Oculus Video Free
Orbus VR: Reborn $40*
PokerStars VR Free
Racket Fury: Table Tennis $20
Rec Room Free
Red Bull TV Free
Robo Recall: Unplugged $30
RUSH $20
Shadow Point $20*
Skybox VR Video Player Free
Space Pirate Trainer $15
Sports Scramble $30
SUPERHOT VR $25
The Exorcist: Legion VR $25
Thumper $20
Tilt Brush $20*
Ultrawings $15
Vader Immortal: Episode I $10
Virtual Desktop $20
Virtual Virtual Reality $15
VR Karts: Sprint $15*
VRChat Free
Wander $15
YouTube VR Free

Vous l’aurez compris, on reste sur du classique pour ce qui est de VR. La plupart des titres sont des classiques présents sur la plupart des casques premium du marché. Alors oui nous sommes sur un casque tout en un, sans aucun fil mais nous aurions espéré quelques titres exclusifs qui justifieraient encore plus son acquisition. Egalement la plupart des titres intéressants et originaux sont payants et globalement chers. Le store n’étant pas encore très fourni, très peu de titres sont disponibles en démo ou en promotion. 

Egalement, nous espérons que d’autres titres arriveront bientôt car, même quatre mois après la sortie, nous faisons encore rapidement le tour des jeux disponibles sur l’Oculus Quest

Enfin, chose intéressante à noter et qui ajoute un certain intérêt pour ceux qui possèdent un PC et un compte Steam. L’Oculus Quest tournant sur une architecture de base Android, vous pouvez très facilement y installer Steam VR et ainsi profiter d’un panel énorme de jeux.

Voici le petit tuto youtube pour ceux qui souhaiteraient l’installer.

L’Oculus Quest est un excellent casque tout-en-un. Il ne dispose d’aucun câble, il est très simple à installer et encore plus simple à utiliser. Oculus réussi ici le pari de rendre la réalité virtuelle telle que nous la connaissons aujourd’hui la plus accessible possible. Une accessibilité qui a tout de même un prix, puisque vous trouverez cet Oculus à 449 euros pour son modèle 64Go et 549 euros pour le 128go.
On regrettera un store encore un peu trop léger en jeux et applications pour l’instant et un hardware qui montrera très rapidement ses limites, notamment avec l’évolution des jeux VR des prochaines années.

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