Auteur : Kakouloukyam

Nous avons pu tester l’un des titres les plus attendus de l’année 2019, Metro Exodus, à la Paris Games Week 2018. Voici nos premières impressions.

Après deux épisodes qui ont su convaincre une communauté de joueurs, 4A games nous replonge dans cet univers post-apocalyptique. À l’époque, l’un des défauts majeurs desdits jeux était l’aspect linéaire et répétitif dans le gameplay. Le studio nous propose un nouvel épisode en monde ouvert, au risque de nous faire regretter les couloirs du métro ?

Un monde ouvert en 20min ?

Qu’on se le dise tout de suite, l’aspect open-world n’est pas facile à appréhender sur une aussi courte session de jeu.
On démarre la partie avec une vidéo tuto de cinq minutes, pas bien intéressante car l’on a surtout envie de jouer ! Ensuite, une cut-scene où nous sommes sauvés de la noyade par une mystérieuse femme et c’est parti. Quelques pas pour se rendre compte de la maniabilité : les touches sont très classiques et les FPS (nombre d’images par seconde ndlr) du jeu semblent très stables
Malheureusement le jeu a planté au bout de 20 secondes … dû à la démo ? L’hôtesse sur place nous a expliqué que ça arrivait avec tous les postes d’essais de façon aléatoire et sans action précise de la part du joueur. Bon. Espérons que le problème ne se retrouvera pas dans la version définitive.

Retour au début, on fouille quelques étagères et arrivons à l’entrée d’un camp. Premier GunFighton ressent assez facilement l’aspect arcade des anciens softs. Niveau technique, toujours pas de chute du framerate (images par seconde ndlr) et le soft reste stable. Plus tard encore un combat mais cette fois ci contre des loups, des QTE s’affichent quand ils nous agrippent pour se sortir de la mauvaise situation.
On notera l’ajout de déplacements en tyrolienne (façon Far Cry) et la présence d’une arbalète pour un aspect furtif, les carreaux de celle-ci pouvant être récupérés sur les ennemis après qu’ils soient morts.

Metro Exodus : tout une affaire d’ambiance

L’ambiance sonore très froide colle parfaitement à l’atmosphère générale du titre. À confirmer lors de la sortie du jeu sans le barouf de la PGW tout autour de nous.
Quand au HUD (affichage d’informations aux joueurs pendant la partie ndlr), il est totalement absent de l’écran, ce qui permet une immersion totale. Vous voulez un plan ? Savoir ce qu’il vous reste comme vie ou encore connaitre votre chemin ? Tout ces éléments se trouvent sur les bras du joueur avec une boussole, une carte que l’on peut sortir, etc… Il est vraiment agréable de profiter d’un plein écran sans fioriture, c’était déjà le cas dans Metro : Last Light.
Pour finir, le moteur graphique flatte la rétine bien plus que ses prédécesseurs, les effets de lumière étant notamment très beaux.

Metro Exodus a encore beaucoup à faire pour nous convaincre dans ses mécaniques d’open-world. L’expérience a été plutôt positive bien qu’il soit encore beaucoup trop tôt pour tirer des conclusions. Il faudra que la redondance des précédents titres soit balayée par plus de variété de gameplay pour vraiment changer la donne et assurer le renouveau de la série. Question technique, le soft s’avère stable et bien plus beau que ses prédécesseurs. Il nous tarde d’en connaitre plus ; comme les systèmes de craft, de scénario, de choix, etc…
Metro Exodus est à surveiller de près.

Nous avons pu essayer en avant première Resident Evil 2 Remake, voici nos premières impressions.

Capcom prend soin de ses licences phares, après un très bon remastered de RE1, voici que le studio se lance cette fois-ci dans un remake de haute volée.
Nous démarrons donc cette cession de jeu directement dans le commissariat où Léon S.Kennedy effectue sa première journée en tant que gardien de la paix…

Une refonte totale

Plus qu’un simple remastered, les remakes se doivent d’apporter tout un lot de nouveautés à la copie originale.
Fini la caméra qui se bloque dans les coins, place à une caméra dynamique, fini les graphismes de PSONE, voici venu le temps de la HD en toute fluidité. Le moins que l’on puisse dire, c’est que ça tourne bien et c’est beau. On voit que le travail effectué est de très bonne facture. Pour les fans inconditionnels de la saga et encore plus particulièrement des premiers épisodes, il y a de forte chance que vous soyez comblés : inventaire ultra restreint, infectés en mode sacs à PV,  système d’énigmes toujours bien présents, etc… Capcom a gardé tout ce qui faisait la sève des premiers opus, tout en lui apportant les innovations techniques actuelles. Quelque chose qui m’a particulièrement ravi.

Ensuite coté qameplay, le soft s’offre une maniabilité à la RE6, mais en beaucoup plus punitif. Je ne sais pas si c’est la nostalgie, mais vu qu’à l’époque on ne savait jamais vraiment où on tirait à cause de la caméra, les développeurs ont ajouté au viseur un temps de latence pour que le réticule soit parfaitement précis. C’est un peu comme le dernier coup de joystick qu’on mettait pour aligner parfaitement la tête d’un zouzou avec son shotgun, le résultat est superbe.
On retrouve aussi les fameuses machines à écrire, cependant sans les rubans encreurs et le système de coffre pour y disposer ses acquisitions.
Dernier petit point, durant la partie, je suis rapidement allé à l’endroit où est censé se trouver le Liker, sans trouver le monstre en arrivant. Nous en avons conclu que quelques éléments avaient été changés pour instaurer l’effet de surprise, et cette idée nous plait beaucoup.

On attend d’être au casque dans une salle noire pour juger de la qualité sonore, la PGW ne rendant pas service à cet aspect du jeu. Cependant l’ambiance a l’air tout aussi réussi, mais à confirmer lors de notre futur Crash Test.

Après (seulement) 20 minutes de jeu, l’envie de continuer était bien présente, ce qui est plutôt très bon signe !

Nostalgie quand tu nous tiens …

Personnellement et même sans les conditions adéquats pour ce genre de jeu (casque / pièce sombre), j’ai eu le temps de ressentir les effets que j’ai eu en étant plus jeune devant Resident Evil 2.
Garder tout ce qui a fait les lettres de noblesse de la série (machine à écrire, munitions en faible quantité, etc…), tout en améliorant le gameplay et l’immersion, semble être la ligne directrice suivie pour ce remake. J’ai personnellement hâte de mettre la main dessus et de parcourir une nouvelle fois les ruelles infestées, les couloirs du commissariat, etc… Le titre promet énormément et les fans devraient être comblés.

La Paris Games Week ouvrira ses portes du 26 au 30 octobre 2018. Voici le line-up jouable sur les stands du Salon.

Microsoft met les petits plats dans les grands

La volonté de la division Xbox de rendre le jeu accessible à tous n’a jamais été autant mise en avant. En effet, en plus de l’événement Fanfest de cette année, il y aura 14 bornes de jeux équipées de la manette adaptative de la marque pour les personnes en situation de handicap. Un belle preuve que Microsoft cherche à satisfaire 100% des joueurs. Nous rappelons aussi que la firme reversera 12000€ à l’association CapGame donc l’un des buts est justement de rendre le jeu accessible aux personnes à mobilité réduite.

Programme du FanFest :

  • 08h30 : Ouverture de la Paris Games Week
  • 17h30 : Rendez-vous sur le stand Xbox, Hall 1.
  • 18h30 – 20h00 : Sessions de jeu réservées sur le Stand Xbox.
  • 20h00 – 00h00 : Soirée Xbox FanFest : Paris 2018.

Liste des jeux Xbox One jouables sur le stand Xbox :

  • Battlefield V (non sorti)
  • Ori and the Will of Wisps (non sorti)
  • Devil May Cry 5 (non sorti)
  • Metro Exodus (non sorti)
  • The Division 2 (non sorti)
  • Resident Evil 2 (non sorti)
  • Kingdom Hearts 3 (non sorti)
  • NBA 2K19
  • Minecraft
  • Forza Horizon 4
  • PLAYERUNKNOWN’S BATTLEGROUNDS

Liste des jeux ID@Xbox jouables sur le stand Xbox :

  • Dead Cells
  • Tunic
  • Vigor
  • Children of Morta

PGW SONY

Sony roule sa boss(e)

Suite au raz-de-marée Spider-man, la firme annonçait se concentrer sur 2019 en annulant le Playstation Experience. Il n’y aurait pas assez de choses inédites à montrer pour cette fin d’année selon Shawn Layden (SIE Worldwide Studios). Sony décide de mettre l’accent sur l’E-Sport avec une arène de plus de 400 places où se déroulera la Continental Cup 2018, première étape de la EA SPORTS FIFA 19 Global Series.

Jeux jouables sur PlayStation 4 Pro :

  • Days Gone (non sorti)
  • Dreams (non sorti)
  • Concrete Genie (non sorti)
  • Marvel’s Spider-Man
  • Fifa 19
  • Call of Duty : Black Ops 4

Jeux jouables sur PlayStation VR  :

  • Tetris Effect (non sorti)
  • Blood & Truth (non sorti)
  • Ace Combat 7 : Skies Unknown (non sorti)
  • Déraciné (non sorti)
  • Kill X (non sorti)
  • Squishies (non sorti)
  • ASTRO BOT Rescue Mission
  • Beat Saber

Corners dédiés :

  • We Are PlayStation
  • PlayStation Plus
  • PlayStation Now

PGW NITENDO

Nitendo, victoire par K.O ?

Les très attendu Super Smash Bros. Ultimate et Pokémon : let’s go, Pikachu & pokémon : let’s go, évoli seront jouables sur le stand. On peut rêver, mais une annonce officielle et un visuel de la Switch 4K mettrait le coup de grâce pour ce Paris Games Week 2018

Liste des jeux Nintendo jouable sur le stand :

  • Super Smash Bros. Ultimate (version démo)
  • Pokémon : Let’s Go, Pikachu et Pokémon : Let’s Go, Évoli (version démo)
  • Super Mario Party
  • Mario Tennis Aces
  • Splatoon 2 (mode « Guerre de Territoire »)
  • Mario Kart 8 Deluxe

Liste des jeux éditeurs tiers jouables sur le stand :

  • Diablo 3 (non sorti)
  • Dark Souls : Remastered
  • STARLINK : Battle for Atlas
  • Team Sonic Racing
  • Gear.Club Unlimited 2
  • Dragon Ball FighterZ
  • My Hero One’s Justice
  • FIFA 19
  • NBA 2K19
  • Taiko no Tatsujin : Drum ‘n’ Fun!
  • Megaman XI

Jeux indépendants jouables sur le stand :

  • Unruly Heroes (Magic Design Studios)
  • Monster Boy et le Royaume maudit (Ed : FDG Entertainment)
  • Untitled Goose Game (House House)
  • Stick Fight (Dev: Landfall West ED: Landfall)
  • Baba is You (Hempuli Oy)
  • GRIS (Nomada.studio)

PGW UBISOFT

Ubisoft, la force tranquille

Liste des jeux jouable sur le stand :

  • Tom Clancy’s The Division 2 (non sorti)
  • Trials Rising (non sorti)
  • Space Junkies (non sorti)
  • Starlink Battle for Atlas
  • Assassin’s Creed Odyssey
  • For Honor : Marching Fire
  • Brawlhalla

Stand dédié à l’E-Sport :

  • Tom Clancy’s Rainbow Six Siege
  • Trackmania² Stadium

Espace Paris games Week Junior :

  • Just Dance 2019
  • Starlink Battle for Atlas
  • Mario + The Lapins Crétins : Kingdom Battle Donkey Kong Adventures
  • Rayman Legends Definitive Edition
  • Trackmania Turbo
  • Hasbro Family Fun Pack Super Edition

 

PGW BANDAI NAMCO

Bandai Namco, beaucoup de sorties

La firme met en avant deux jeux conçus et développés en France et dont il en est l’éditeur. C’est ainsi que vous trouverez les développeurs de DigixArt et de Dontnod sur le stand d’environ 550m².

Liste des jeux jouables sur le stand :

  • Memories Retold de DigixArt (non sorti)
  • Twin Mirror de Dontnod (non sorti)
  • Jump Force (non sorti)
  • Ace Combat 7 : Skies Unknown en VR (non sorti)
  • 11-11 : Memories Retold (non sorti)
  • The Dark Pictures – Man of Medan (non sorti)
  • SoulCalibur VI
  • Dragon ball fighterZ 

 

 

PGW SQUARE ENIX

Square Enix, les classiques

L’éditeur aura peu de jeux à présenter, cependant pourrait-il non surprendre par une nouvelle annonce ?

Liste des jeux jouables sur le stand :

  • Kingdom Hearts III (non sorti)
  • Just Cause 4 (non sorti)
  • Life is Strange 2 (non sorti)
  • Shadow of the Tomb Raider jouable, DLC Forge en présentation (non sorti)
  • Final Fantasy trading card game

Far Cry 3 a le droit à son remastered, tendance très en vogue depuis ces dernières années. Pour cet épisode qui pour beaucoup est considéré comme le meilleur de la saga, qu’en est-il de ce portage ? Ubisoft a-t-il fait du bon travail ?

Far Cry 3

Du Nokia 3310 au Nokia 3410

Nostalgie quand tu nous tiens… La cinématique d’introduction fait toujours son effet.
Retour maintenant à la réalité. Graphiquement le jeu accuse le coup de son âge tant certaines textures datent vraiment de l’ancien temps comme les cheveux ou la végétation. Un aliasing est aussi de la partie en assez faible proportion pour ne pas être dérangeant mais c’est dommage pour cette adaptation d’un jeu de la précédente génération de consoles…
Passée l’introduction, on se rend vite compte que tous les défauts de la version d’origine du soft se retrouvent ici. On en conclut rapidement que le jeu a subit un petit lifting mais aucune nouveauté au tableau. On a juste retiré quelques rides, ni plus ni moins.

Far Cry 3

Un peu de technique

Pour ce qui est des versions Xbox One X et Ps4 Pro, elles affichent toutes les deux 2560 par 1440 pixels pour 30 fps qui peinent à être constants… Les versions Xbox One et Ps4 affichent respectivement une résolution de 900p et 1080p, là encore avec une fluidité de 30 fps instable.
Autant dire que les équipes ne se sont pas foulées pour cette remasterisation de Far Cry 3 Classic Edition

Un portage paresseux

« Minimum syndical » sont les maîtres mots de ce portage : les bugs de la version de 2012 sont toujours présents, le lifting graphique n’est pas significatif et la non-présence de l’extension Blood Dragon relève vraiment de l’hérésie. C’est dommage, Far Cry 3 aurait dû avoir un portage digne de ce nom car il est encore à ce jour considéré comme le meilleur opus de la série par beaucoup de fans de la licence.
Reste un jeu excellent dans le fond et un remastered complètement à la ramasse…

 Far Cry 3 Classic Edition est un bon achat pour ceux qui seraient passés à coté de l’opus en 2012. Vass, rien que pour tout ce qu’il incarne, mérite à lui tout seul que vous cédiez à la tentation.
Quant à ceux qui y ont déjà joué, on les encourage bien plus à ressortir leurs 360 ou Ps3 que de mettre la main au porte-monnaie pour cette classic edition.

Crash test

LA NOTE DU CRASH TEST DE
FAR CRY 3 CLASSIC EDITION SUR XBOX ONE EST DE 15€

 

Mais qu’est ce qu’un Crash Test ? Contrairement aux nombreux tests que l’on peut trouver, la note finale est donnée à travers un prix d’achat conseillé. Partant du prix de vente neuf constaté (environ 30 € dans le cas de Far Cry 3 classic édition), Crash Test tacle là où ça fait mal et vous donne la véritable valeur d’un jeu. Pourquoi payer trop cher ses jeux vidéo ?

 

Aujourd’hui un article un peu spécial sur Mass Effect Andromeda.
En effet Bioware a annoncé seulement quelques mois après la sortie du jeu le 23 mars 2017 l’arrêt pur et simple des mises à jour pour le mode solo. Cette annonce est-elle un aveux d’échec ? Ou le studio a-t-il vraiment corrigé tous les problèmes rencontrés lors du lancement du jeu ?
Un an et demi après, revenons sur ce titre qui n’a pas convaincu, surtout par son optimisation à la ramasse et ses nombreux bugs.
Mais dans le fond, mérite-t-il vraiment toute cette haine ?

Mass Effect Andromeda

Changement de direction

Posons quelques bases avant de commencer. Le développement du jeu a fait face à de nombreux changements :
– nouvelle génération de console (nouveaux outils de développement)
– nouveau moteur graphique Frosbite qui remplace l’Unreal engine
– nouvelle équipe, celle de Montréal reprend la licence à la place de celle d’Edmonton.
L’équipe de Montréal ne nage cependant pas dans l’inconnu car elle assistait le studio d’Edmonton sur la trilogie originelle.
Qu’on se le dise, créer un nouvel épisode sans se mettre des fans à dos est une tâche difficile, même sans tous ces changements. Surtout que l’épisode 3 avait déjà eu pas mal de soucis avec une fin qui avait nécessité une mise à jour tant elle avait été détestée par les fans. L’équipe a donc pris le parti de raconter une histoire inédite se passant dans l’univers Mass Effect et non pas de faire une suite ou un reboot.

Une sortie chaotique

Mass effect Andromeda sort en mars 2017 et malheureusement…comment dire… une image vaut mille mots :

Une foultitude de bugs en tout genre, des visages tout sauf organiques, des expressions horribles voir flippantes, problèmes de collisions, d’animations, etc… on peut le dire, c’est une catastrophe. Je vous renvoie à l’un de nos précédents articles ici sur le sujet. Il est alors impossible de savourer ce soft à sa juste valeur tant il est injouable.

Mass Effect Andromeda, panser la plaie ne suffira pas

Partie lancée, mises à jour faites, qu’en est-il du titre aujourd’hui ?
N’y allons pas par quatre chemins, il y avait tant à faire et rappelons-le, abandonner les patchs aussi vite n’annonce rien de bon… à raison manifestement. Les visages vont du passable au médiocre selon les races, et les animations correctes mais toujours avec une rigidité assez déconcertante. Il ne sera pas rare de parler avec un personnage qui ne vous regarde pas directement et d’un coup sa tête se tourne vers vous en une frame sans crier gare ! Le mouvement de nuque étant tout sauf naturel.
Le dialogue jusque-là intéressant deviendra grotesque à cause de ces animations qui vous feront rire ou pleurer (ou les deux). On aurait presque envie d’entrer dans le jeu et lui donner une minerve à ce pauvre protagoniste. Heureusement que ça n’arrive pas trop souvent.

Mass Effect Andromeda

Dans la liste non exhaustive des bugs rencontrés :
– La musique du menu principal qui ne se coupe pas une fois la partie lancée, elle tourne donc infiniment, on recharge.
– Le bien aimé bug que tout bon gamer a connu ! Finir dans un mur, on recharge…
– Des personnages qui marchent sur place à l’infini.
Quelques autres problèmes comme les textures qui mettent un temps fou à s’afficher ou encore certains placements de caméra pendant les dialogues qui ne cadrent pas les personnes qui parlent ; un peu pénible mais au moins on ne recharge pas (ça aurait vraiment commencé à faire beaucoup là).

Vous l’aurez compris, on n’est jamais à l’abri d’un problème plus ou moins grave dans une partie.

Mais alors ! Il est bien ce Mass Effect Andromeda ou pas !?!

Andromeda est un bon jeu.

J’aime la trilogie Mass Effect, ces jeux sont cultes et resteront encore longtemps dans les annales du jeu vidéo. L’univers, la narration, l’histoire, le gameplay, les choix ont contribué à en faire de grands jeux.
Et pour autant, ils avaient des défauts, le mako du 1, l’aspect RPG moins présent dans le 2, la 1ère fin du 3…
Malgré cela les fans sont passés au dessus alors que ces choix étaient relatifs au gameplay lui-même. Est-ce que les bugs d’Andromeda m’ont empêché de passer un bon moment ? Non, loin de là.
Il faut juste comprendre que cet opus est dans l’univers Mass Effect, ni plus ni moins. Si vous cherchez un 4e épisode, passez votre chemin. Si vous pensez être obligés de le comparer à la trilogie, passez votre chemin.
Si vous passez au dessus des comparaisons et que vous aimez l’univers, vous ne serez pas déçus.

Mass Effect Andromeda

Nous ne ferons pas de CrashTest ici, il y a bien assez de tests expliquant les tenants et aboutissants du soft.
Alors oui, les premières heures de jeux sont calquées sur Mass Effect 1, cependant passé cette introduction à l’univers, l’aspect découverte est vraiment mis en avant. L’exploration est bien optimisée, c’est le but de cet Andromeda. Il fallait faire quelque chose de différent et c’est une réussite malgré tous ses défauts.
On peut d’ailleurs tout à fait relativiser sur les bugs du titre. Sachant que la durée de vie s’élève à des dizaines d’heures, devoir relancer le jeu 3 fois n’est franchement pas la mer à boire et les bugs rencontrés restent anecdotiques. On ne condamne pas un jeu pour ça tant il a à offrir à coté.
Même si les animations faciales manquent encore de fluidité, le jeu reste magnifique. Coté gameplay, la recette fonctionne toujours et les quelques ajouts (jetpack) ne sont pas désagréables. La narration est toujours bien menée même si les enjeux sont moins importants que les premiers volets (on ne peut pas sauver la galaxie à chaque fois).
C’est un bon action-RPG à la sauce Mass Effect qui vous divertira de longues heures.

Mass Effect AndromedaMass Effect AndromedaEn brefIl faut accepter de ne pas comparer Andromeda à ses ainés. Le titre vaut largement le détour, surtout quand il peut être acheté pour une vingtaine d’euros aujourd’hui. C’est une invitation au voyage réussie. Certes, cette aventure marquera moins l’univers Mass Effect que la trilogie de Shepard, mais dès lors que l’on oublie ces comparaisons inutiles, on passe vraiment de bons moments.

Undead Labs remet le couvert en nous servant State Of Decay 2, mélange de survie et de gestion après le passage d’une apocalypse zombie(sque). Il ne sera pas question ici de dézinguer du zouzou à tout va mais plutôt d’agir avec prudence car la mort rôde à chaque tournant. State Of Decay premier du nom, jeu sans prétention provenant de l’ancien Xbox Live Arcade, avait séduit la communauté de joueurs même s’il était imparfait. Cet épisode 2 a-t-il corrigé les défauts de son aîné ? Prenons un peu de temps et notre meilleur crayon…batte de baseball pour vous répondre.

State of decay 2

Une fois la partie lancée, on nous propose de choisir le binôme de personnages que l’on veut incarner. Ils possèdent chacun leurs caractéristiques et une histoire unique. Nous avons opté pour le duo Christian et Amber, respectivement le père et la fille.
Arrivés dans un camp militaire supposé sécurisé, mais au final gangrené par les infectés, un petit tutoriel nous explique les bases du gameplay s’avérant plutôt simple : fouiller, s’accroupir pour plus de discrétion ou encore utiliser des armes de fortune pour se débarrasser des quelques récalcitrants. Très vite on fait la connaissance de deux autres protagonistes, Tompson et Mun (dans notre cas). Nous prenons une voiture afin de partir de cette zone hostile ayant servie de prologue au jeu.

State of decay 2

Home sweet home

 Nous arrivons donc en ville, espace de survie, de fouille et bien évidement remplie de nos chers zouzous. Une fois la première maison trouvée et nettoyée, on s’y installe avec notre équipe dans le but d’y passer des jours paisibles. Mais avant de se la couler douce, il y a fort à faire pour endiguer le virus de la « Peste Sanglante » (on y reviendra). Encore quelques didacticiels afin de présenter la gestion de base et des ressources, ceux-ci ont tendance à parfois être trop envahissants ou au contraire inexistants… On se débrouille quand même pour construire une infirmerie et une tour de guet. À partir de ce point de départ, une mission nous invite à nous rendre à un poste d’observation qui affichera ensuite les points d’interêts sur votre carte pour trouver d’éventuelles denrées nécessaires au bon fonctionnement de votre camp. Et c’est là tout le principe du jeu, la survie.
Vous devrez accumuler sans cesse nourriture, soins, carburant ou encore matériaux de construction. Vous ferez donc des virées en ville pour fouiller le moindre bâtiment et trouver de gros sacs remplis de précieuses marchandises pour ensuite les ramener à votre logis, repartir en chercher, et les ramener encore, et encore, et ainsi de suite…
C’est rapidement très répétitif tant la consommation est excessive; on passe notre temps en ville pour un menu butin. De plus, des événements durant votre absence (comme des bagarres) peuvent amener un protagoniste à puiser dans vos réserves sans votre consentement…ce qui peut s’avérer frustrant quand vous venez à peine de faire le plein.
State Of Decay 2 réitère dans une voie réaliste de la survie, chacun des membres ayant ses petits problèmes qu’il faudra régler allant de la dépression à la contamination. C’est dommage car l’ambiance est bonne mais obscurcie par ces aller-retours rébarbatifs.

Plus Petit point sur l’ambiance qui est une véritable réussite. Les musiques composées par Jesper Kyd (Hitman 1, 2, contract, Blood Money ou encore Freedom Fighter ndlr) collent parfaitement à l’atmosphère du jeu, elles vous accompagneront au fil de vos épreuves avec brio. La composition puise beaucoup dans les standards cinématographiques actuels du genre comme The Walking Dead pour ne citer que lui. Avec des sonorités lancinantes et mélancoliques parsemées d’envolées qui invitent à la bravoure, la bande originale est certainement l’une des meilleures de ces dernières années concernant les jeux de zombies. Un régal auditif.

State Of Decay 2, des communautés à gérer

Les rapports entre les personnages au sein de votre clan sont votre priorité. Vous aurez souvent des quêtes uniques à effectuer en prenant le contrôle de l’un ou l’autre allant d’une virée d’adolescente ayant le besoin de se défouler à un autre protagoniste qui souhaite aider des personnes rencontrées il y a peu. Plus vous prenez un personnage, plus son niveau et ses capacités augmenteront, vous pourrez alors le spécialiser dans une compétence, voire le désigner comme chef. Certains personnages seront plus aptes à s’occuper d’un jardin fraichement construit dans votre base et d’autres plus enclins au combat en ville, etc…
Vous pouvez aussi faire des missions de communautés qui amélioreront vos rapports ou l’inverse, en fonction de vos choix, elles deviendront alors hostiles envers vous. Certains PNJ vous appelleront à l’aide et si vous les aidez, ils vous rejoindront probablement. Gestion oblige là encore, il faudra s’occuper des personnes blessées et de leur moral sous peine qu’ils s’en aillent s’ils sont laissés à l’abandon.
Malheureusement on a du mal à s’identifier aux personnages tant ils sont des clichés ambulants du genre apocalyptique… on a l’adolescente capricieuse, le militaire borné, le bon samaritain, etc… et il arrive que personne n’ai de quête à faire, vous obligeant à chercher des ressources sans réel but ni motivation.
Car tout le problème est là ! La plupart du temps on fait des actions sans vraiment connaitre l’utilité de celles-ci… ce qui finit par nous apprendre que la fin du monde…en réalité… c’est chiant.

State of decay 2

 Les Menus… vraies tares de State Of Decay 2. Que ce soit votre inventaire, celui de votre maison ou ceux de vos constructions, rien n’est clair. Même au bout de quelques heures de jeu on n’arrive pas à prendre d’automatismes ou naviguer simplement. Par exemple : pour vous équiper d’une grenade il vous faudra vider votre sac entièrement puis prendre la grenade en premier ou deuxième afin qu’elle soit affectée à une touche en jeu ! Alors qu’un simple bouton « déplacer » au sein de l’inventaire aurait suffi… Autre hérésie totale, l’action « prendre » et « équiper » ne sont pas les mêmes touches, on perd un temps fou à confondre X et A pour une action qui au final est similaire, sauf qu’on n’a pas mis l’objet au bon endroit dans l’inventaire… Et je ne vous parle pas de changer d’arme si celle que vous avez s’est brisée en plein combat… Ces menus sont une plaie.

Plus Pour ce qui est de la gestion de la base, c’est plutôt réussi. La construction est limpide et il ne faut pas hésiter à détruire un bâtiment afin d’en bâtir un autre. Il faudra constamment essayer de maintenir un moral stable, une menace pas trop élevée et toujours avoir des réserves d’avance. Cet aspect gestion est bien optimisé, avec la possibilité d’avoir des avant-postes pour récolter des ressources quotidiennement.

State Of Decay 2

La Peste Sanglante

 Ça et là, vous aurez des nids de Peste Sanglante à détruire. Une fois la tâche accomplie le jeu sera terminé, vous pourrez enfin rebâtir un monde sans infection. Plus vous détruirez de nids, plus les suivants se renforceront, pensez donc à mieux vous équiper au fur et à mesure. Les « zouzous sanglants », facilement reconnaissables car maculés de sang rouge vif, sont les seuls à pouvoir vous transmettre le virus ; des soins fabriqués en amont seront précieux pour ne pas perdre l’un de vos coéquipiers. Rappelez-vous que toute mort est définitive et que le game over arrive si tous vos personnages succombent.
Ces phases de combat ont tendance à devenir très fouillies quand beaucoup de zombies vous attaquent, de plus la caméra s’affole souvent dans les endroits exigus.
Coté bestiaire, là encore State Of Decay 2 fait dans le classicisme, en plus des zombies de base, on a l’habituel zouzou rapide, le gros sac à PV, celui qui explose, un autre qui hurle pour attirer les hordes, etc… on aurait aimé avoir des surprises avec des idées plus « exotiques ».

PlusPour finir, vous pouvez parcourir l’aventure à 4 et dès lors, tout devient plus fun ! Le jeu est pensé pour la coop, les parties deviendront alors beaucoup plus drôles et la répétitivité sera moins apparente.
Ndlr : le patch day one a résolu un certain nombre de problèmes relatifs au gameplay, nous n’avons pas fini dans un rocher au cours de notre partie : Undead Lab a fait du bon travail là dessus.

 State Of Decay 2 n’est pas un mauvais jeu, il est juste imparfait. On salue le soin apporté sur l’ambiance générale, principalement appuyé par une musique qui colle parfaitement à l’atmosphère. La gestion de la base et des ressources est simple et complète et se maîtrise assez bien passé quelques heures de jeu. Cependant on ne peut pas passer à coté de la redondance des tâches ainsi que de la répétition globale des missions et quêtes. Le jeu a du mal à impliquer le joueur, une narration bien plus poussée est souhaitable pour l’identification aux personnages et leur péripéties… ici, juste un tas de clichés beaucoup trop vus et une narration qui peine à exister.
Reste un soft correct qui sort du défouloir habituel zombie en étant plus axé survie et gestion. Il manque peu de choses pour en faire un bon jeu, peut-être dans un éventuel State Of Decay 3 ?

Crash test

LA NOTE DU CRASH TEST DE STATE OF DECAY 2 SUR XBOX ONE ET PC EST DE 16€

Mais qu’est ce qu’un Crash Test ? Contrairement aux nombreux tests que l’on peut trouver, la note finale est donnée à travers un prix d’achat conseillé. Partant du prix de vente neuf constaté (27,99€ dans le cas de State of Decay 2), Crash Test tacle là où ça fait mal et vous donne la véritable valeur d’un jeu. Pourquoi payer trop cher ses jeux vidéo ?

Bethesda a fait sa conférence cette nuit, un démarrage poussif pour ensuite nous en mettre plein les mirettes. Beaucoup d’annonces, plus ou moins attendues entre reboot, surprise et miracle.

Après les remerciements habituels envers tous les acteurs et employés de Bethesda, on enchaine avec un gameplay de Rage 2 d’Avalanche et id Software sur un fond musical live, performance effectuée par Andrew W.K. Pas vraiment de surprise, c’est très nerveux et dynamique, par contre on ne peut s’empêcher la comparaison avec la série BorderlandsRage 2 divisera par une direction artistique plus légère et un humour plus présent.

On se réchauffe très vite avec l’annonce de Doom Eternal, première surprise de cette conférence. Précision : nous en saurons plus à la Quakecon en août car il faut le dire, le trailer est bien maigre.

Restons un instant sur les FPS du studio, sur ce point Bethesda a mis les petits plats dans les grands :

  • Fallout 76
  • Quake champions
  • Wolfenstein : youngblood et Wolfenstein Cyberpilot (VR)
  • Prey : Mooncrash (DLC) et un story mode / survival mode / new game + (gratuit) et Prey Typhon Hunter (gratuit)

Le studio ne se cache pas de son intention de s’imposer sur le marché FPS dans les temps à venir. Des extensions, contenus gratuits, nouvelles licences… Ils mettent l’accent sur la passion et le soutien qui seront apportés aux jeux dans le temps. Profitez-en, si vous aimez Quake, le titre est jouable gratuitement pendant toute cette semaine. La date de sortie de Fallout 74 est fixée au 14 novembre de cette année, celui-ci étant un préquel au premier jeu de la licence.

« Les » Elder scrolls :

Bethesda place ici et là pendant la conférence du Elder Scrolls : un free-to-play par ci avec The Elder Scrolls Blades, ou The Elder Scrolls Legends par là, un jeu de carte censé concurrencer Heartstone.

Bon on attendra encore l’épisode VI tant espéré… Et le messie arrive enfin ! Pas plus d’info, mais c’est officiel, il est en préparation.

Une conférence qui aura fait monter la pression jusqu’à la fin, pour notre plus grand bonheur. Pour ceux qui veulent voir la conférence entière, voici la vidéo ci-dessous :

Agony : projet Kickstarter lancé en 2016, avec à sa tête MadMind studio, créé pour l’occasion par Tomasz Dutkiewicz. Ce survival-horror a pour but de nous offrir une virée dans un enfer torturé, angoissant et dérangeant à souhait. Le studio Polonais lance un financement participatif et dès lors, l’équipe nous met le sang à la bouche… Le projet remplit largement sa campagne (182642$ pour 66666$) et le chantier commence. Alors, après ces deux ans de développement, réelle agonie ou petite hémorragie ?

Agony

Apocalypse, profondeurs et tortures

Dès le premier temps de chargement, le ton est donné… Ici, pas d’astuces ou autres rappels de touches, mais des passages de textes religieux et une frise jonchée de cadavres mutilés qui se calcinent à l’avancée de celui-ci ; charmant. Une brève cinématique nous explique que nous sommes morts, en enfer et que notre seul espoir de nous en sortir est de trouver la déesse rouge. C’est parti. Le studio semble vouloir rester vague sur l’histoire afin que nous puissions la découvrir par nous-même. On se familiarise vite avec les touches, il y a très peu d’action : courir, s’accroupir, ramasser des objets et retenir sa respiration. Agony pose les bases avec une atmosphère pesante parsemée de morbide ; on sent que la tâche va être ardue.

Agony

Première porte, première énigme ! On est bien dans un survival-horror : avancer ne sera jamais facile… Il faudra collecter divers objets, chercher des signes pour ensuite les peindre avec du sang… Pour vous aider, vous avez la possibilité de faire apparaître un orbe qui vous indique le chemin, mais en nombre limité. Des salles de sauvegarde seront à activer et elles ne fonctionneront plus toutes les trois morts, il faudra alors les réactiver. Dans le cas contraire, retour au checkpoint précédent. Vous êtes prévenus : Bienvenue en Enfer.
Bien entendu, les développeurs ont intégré un système pour échapper à la mort : quand elle survient, vous prenez la forme d’une âme et pouvez prendre possession des martyrs à votre portée. Pensez à bien les repérer sur votre chemin car la distance que vous pouvez parcourir dans cet état est là encore une fois limitée. Les screamer ne sont pas trop présents et bien pensés.
Les énigmes sont trop simples et répétitives. On peut désactiver les limitations d’orbes et sauvegardes dans les options du jeu, et c’est tant mieux car le système s’avère frustrant.

Agony

Agony « Long et dur est le chemin qui de l’enfer conduit à la lumière »


Un level design claustrophobique pour une réalisation angoissante. Tout ici suinte, respire la souffrance et la folie… Le titre porte bien son nom. Des niveaux sinueux aux chemins multiples, à vos risques et périls. Les développeurs ont précisé qu’ils ne donnaient pas de limites à leur imagination. On parcourra des salles jonchées de cadavres, de scènes apocalyptiques, de personnes vouées à la damnation éternelle et bien plus… Nudité et gore sont des choses auxquelles vous devrez être préparés en jouant à Agony. Par exemple : vous serez amenés à voir des hommes entièrement nus crucifiés ou encore d’autres fabriquant des murs avec des bébés à tête d’adultes (oui-oui) en guise de ciment, mignon !
Les inspirations religieuses et artistiques ne manquent pas, la plupart des créatures que vous rencontrerez ressemblent à des cadavres exquis.
Certains endroits vous permettent de marcher verticalement, voire à l’envers. Ces phases auraient pu être intéressantes mais ne s’avèrent être qu’un effet de style où nous n’avons rien à faire à part avancer bêtement.
On arrête vite d’être curieux sur les scènes présentées une fois passé le niveau 1, le jeu mise sur de la surenchère gore plutôt que d’essayer de se montrer artistique sur la durée.

 La discrétion et la furtivité sont de mise ici. Vous n’avez pas d’arme, même les torches, que vous pouvez trouver sont à double tranchant car elles attirent les monstres. Vous cacher et retenir votre respiration sera votre meilleure option.
À noter que vous pourrez faire progresser votre personnage. Un arbre très simple de compétences est mis à votre disposition : 3 axes principaux pour améliorer le bruit que vous faites, le temps durant lequel vous retenez votre respiration et une meilleure résistance aux attaques. Vous devrez trouver des fruits défendus à l’allure pour le moins incongrue afin d’utiliser un point dans une desdites compétence.
On regrette certains pattern d’ennemis qui sont souvent sans queue ni tête. On aurait apprécié que le bestiaire soit plus varié, humains comme démons. Mais le problème principal réside dans le fait que souvent on ne voit rien, l’effet de flou étant trop fort à partir de quelques mètres, on aura tendance à monter la luminosité de l’écran, ce qui casse l’ambiance.

Agony

L’Unreal Engine 4 n’est pas optimisé : aliasing, clipping, textures variables et quelques chutes de framerate sont à prévoir. Heureusement que le jeu possède une bonne atmosphère pour rattraper un peu le tout, mais qu’on se le dise, ça pique les yeux.
Nous espérons que le studio délivrera rapidement des patchs pour corriger ces défauts.

Mention spéciale pour les ambiances sonores qui sont une vraie réussite. Cet écho omniprésent dans tous les bruitages donne une réelle sensation d’éternité abyssale. L’atmosphère vous laisse (presque) nauséeux quand vous sortez d’une partie. Le casque et une salle plongée dans le noir sont de rigueur pour une immersion totale.
Dommage, là encore pas mal de soucis techniques : des scripts se répètent ou pire, ne se lancent pas…

Agony

Une production triple 6

 Malheureusement le soft souffre d’un manque évident de finitions… Lors du test, blâmer MadMind studio pour des détails aurait été de mauvaise foi car le temps de développement pour accoucher d’Agony n’était pas énorme (2 ans) avec une équipe seulement composée de 9 personnes. Mais le constat est là : finir dans les murs, les problèmes de doublage, lancements de scripts… L’accumulation de ces bug finissent par réellement nuire à l’expérience.
De plus, au cours de l’aventure, un chargement a planté, et dès lors… impossible de relancer la partie… On a eu beau tout faire, le titre ne voulais plus rien savoir. Reste à espérer que nous avons eu un cas isolé. Un Far Cry 2 bis serait malvenu… mais si ! (Rappelez vous du bug des 73% !… ndlr) Une nouvelle partie a été relancée et le problème est survenu une deuxième fois au même endroit. C’est la bête noire de ce Agony, il ne brille pas par son optimisation.
Vous comprendrez donc qu’il est difficile de parler de l’évolution de l’histoire et des personnages ainsi que de la fin du jeu… Des fins du jeu d’ailleurs, car les succès indiquent qu’il y en a plusieurs ! Dommage…

Agony

Pour finir, sachez que vous avez 3 modes de jeu :
– Le mode « histoire » réparti sur 4 niveaux. En plus de l’objectif principal, vous pouvez y dénicher des secrets, collectibles et bonus. À la fin de chacun d’entre eux, un tableau récapitule vos faits.
– Le mode « agonie » : sorte de mode « challenge » qui vous met au défi d’aller le plus loin possible dans un niveau généré aléatoirement avec une difficulté grandissante au fur et à mesure. La mort arrête la partie.
– Le mode « succube » vous propose d’incarner une…succube. Pour garder le contrôle de la créature, il vous faudra terrasser les martyrs durant votre quête.

Agony montre une vision de l’enfer intéressante et peut par moments faire ressentir la damnation à son paroxysme. Les bruitages sont particulièrement réussis : plaintes, pleurs, cris, râles… On recommande une immersion totale dans le noir et au casque pour la sensation d’echo, superbe idée.
Cependant ne vous attendez pas à une révolution coté gameplay car nous sommes dans de l’horreur old-school et les mécaniques ainsi que les graphismes sont d’un autre temps. Le jeu sait se montrer dérangeant, à peine angoissant mais certainement pas terrifiant.
En plus de tous ces défauts inhérents au jeu il y a ces satanés bug… difficile de juger positivement avec ça. L’équipe de MadMind studio étant consciente du problème, espérons que leurs correctifs seront efficaces rapidement.
Pour conclure, on aura davantage la sensation de s’être fait un petit bleu qui passera en quelques jours que la réelle révolution horrifique qu’on nous avait promis.Crash test

LA NOTE DU CRASH TEST DE AGONY SUR XBOX ONE EST DE 10€

Le patch day one nous a permis de reprendre notre partie où nous l’avions arrêtée et a corrigé certains problèmes sonores. Il reste encore un bout de chemin avant que le titre soit optimisé complètement. Par contre pour ceux qui ne possèdent pas de connexion internet et qui comptent prendre le jeu en version boîte, passez votre chemin… c’est un 0€ pointé sans les mises à jour.

 

Mais qu’est ce qu’un Crash Test ? Contrairement aux nombreux tests que l’on peut trouver, la note finale est donnée à travers un prix d’achat conseillé. Partant du prix de vente neuf constaté (34,99€ dans le cas de Agony), Crash Test tacle là où ça fait mal et vous donne la véritable valeur d’un jeu. Pourquoi payer trop cher ses jeux vidéo ?

 Annoncé lors de l’E3 2017 et repoussé au début de l’année 2019, Anthem est encore un titre bien mystérieux. Bioware, studio créateur de la série Mass Effect, nous a fait la promesse d’un monde riche, de personnages forts et d’un scénario abouti… Tout cela dans un action-RPG visant à s’inscrire sur la durée ! Gros travail donc pour le studio. Après une trilogie space opéra qui a su marquer la 7e génération de consoles et un dernier épisode bien en dessous de ce à quoi les développeurs nous avaient habitué, qu’attendre d’un titre aussi ambitieux ? Voici nos espérances concernant le futur du titre et les révélations attendues à l’E3 2018.

Anthem

Des graphismes saisissants, seulement pour les privilégiés ?

Nous sommes à l’E3 2017, conférence EA, teaser d’une nouvelle licence : Anthem. Seulement quelques heures plus tard, une séquence de gameplay est dévoilée. Et que dire ? c’est visuellement magnifique, et ça tourne sur Xbox ONE X à 30 fps en UHD (proche du 4k). Notre première attente est directement liée à notre première impression. Nous espérons en effet qu’il n’y aura pas de « downgrade » graphique à la sortie du jeu sur consoles de salon… Et surtout quelle en sera la mesure sur Xbox ONE et PS4 « normales » qui ont tendance à être oubliées ? Le moteur Frosbite a tout intérêt à nous convaincre sur toutes les plateformes et nous livrer un rendu le plus optimisé possible sur toutes les consoles de l’actuelle génération ainsi que sur PC.

Anthem

Un monde vaste, riche et vivant

Durant la phase de gameplay, le monde proposé a l’air gigantesque, dense et occupé par un bestiaire varié. Il serait avisé de ne pas réduire cet espace en simple endroit où aller pour effectuer les quêtes données dans la métropole principale. La carte devra regorger de détails, de quêtes annexes à trouver en se baladant et pourquoi pas quelques villes. On pourrait imaginer s’allier avec des communautés dans des villages, ou encore aider des personnes désireuses de nous rejoindre, etc… Tout ceci contribuera à rendre le monde riche en dehors de la forteresse.

À la fin de cette séquence, nous assistons à un changement climatique impressionnant, les développeurs nous précisent que ces événements affecteront l’environnement. Reste à voir les réelles conséquences que ces événements apporteront : changer la configuration de la map ? Ouvrir de nouvelles régions ? Et soyons fous…visiter de nouvelles planètes ?

Anthem

Anthem, seul ou à plusieurs ?

Le soft est revendiqué comme un action-RPG en univers partagé. On se demande comment le studio va faire en sorte d’ancrer l’univers de chacun en coopération… Bioware est clair là-dessus, ce sont nos choix, nos conséquences, notre histoire. L’équipe formée par le joueur dans sa partie sera une aide sans influer sur ses actions. À la clef pour les coéquipiers ? Des récompenses, on peut supposer du loot et de l’XP. Ce serait pratique d’avoir une note de fiabilité à attribuer aux joueurs : faire le choix de mieux en récompenser ceux qui nous ont beaucoup aidé dans une mission ou au contraire sanctionner ceux qui l’ont entaché. Pour que la coopération entre joueurs soit efficace, Anthem devrait proposer un système d’ordres à donner à ceux qui rejoignent une partie. Les 3 classes d’armures Javelin connues pour l’instant seront customisables et uniques ; on les espère complémentaires et surtout bien équilibrées en cas de PVP, on ne veut pas d’un Destiny bis où l’arcaniste était clairement avantagé lors d’affrontements multi.

Anthem

Une histoire menée par une narration de maître

Bioware sait nous raconter des histoires et nous plonger dans un univers abouti et maîtrisé. Faire des choix influents sur le scénario coïncide avec la marque de fabrique du studio, mais nous voulons de vraies conséquences !
Imaginez vous balader dans un monde façonné par vos choix et rejoindre ensuite celui d’un ami dans lequel les siens auraient changé le déroulement des événements : ce serait un dépaysement jouissif. Le titre gagnerait dès lors une rejouablilité très intéressante, d’autant que l’ambition de l’éditeur EA est claire : le jeu va être entretenu pendant une dizaine d’années. Donc en avant pour des quêtes scénarisées, une histoire forte et des rebondissements capables de nous tenir en haleine pendant toute cette période ! On ne demande que ça !

Anthem

Un gameplay simple et efficace

Anthem doit briller par son gameplay, accessible pour les néophytes et complet pour les plus initiés. Courir, voler, combattre et nager sont beaucoup d’actions qui peuvent rendre un titre bancal si elles sont mal exploitées.
On espère également que les menus seront optimisés, car manifestement nous irons souvent dans notre inventaire pour personnaliser son Javelin, vendre/acheter de l’équipement, s’équiper d’une arme, etc… On aimerait aussi voir des combats épiques et stratégiques, face à des boss changeants de pattern d’attaque et évolutifs plutôt que de simples « sacs à PV ».

Anthem

Anthem…10 années…en DLC ?

La position des studios est encore inconnue sur les moyens de faire vivre le jeu sur une décennie… La logique très en vogue du « game as a service » tend vers des DLC et autres micros-transactions adorées des joueurs (ou pas). D’après une annonce de Patrick Söderlund (chef designer d’EA), la firme ne reproduira pas la même erreur des lootbox de Star Wars Battlefront 2. Il reste les DLC. Un par an ? Deux par an ? On doute qu’ils suffiront à tenir la communauté en haleine… Il va falloir que l’éditeur propose régulièrement du contenu gratuit en plus de ces extensions payantes et que le prix de ces dernières soit raisonnable. Tous ces contenus, hebdomadaires ou mensuels inciteront la communauté à rester sur le soft. Attention toutefois à ne pas reproduire l’erreur d’un Mass Effect Andromeda à peine fini lors de sa sortie ; les dix années pour faire évoluer le soft n’étant pas un prétexte pour le sortir bâclé.

La promesse d’EA et Bioware est là : soutenir leur jeu sur 10 ans. Pour cela le titre va devoir nous livrer une expérience mémorable, que ce soit par une narration très présente, un gameplay aux petits oignons, un monde vivant ainsi que des versions toutes optimisées selon les plateformes. Nous sommes sceptiques tant la tâche semble difficile à mi-chemin de cette génération de consoles et après un Mass Effect Andromeda qui n’a pas franchement convaincu. Les zones d’ombre restent majeures concernant Anthem à ce stade et l’E3 2018 ainsi que la bêta à venir, devraient nous apporter de nombreuses précisions. Reste maintenant à savoir si le titre possédera les moyens de ses ambitions et saura nous convertir sur une telle durée. Poudre aux yeux ou véritable révélation ? Les paris sont ouverts !

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