Critiques

[TEST] Pokémon Épée (et Bouclier) : Enfin un vrai jeu Pokémon sur Nintendo Switch ?

Après de longues années d’attente, des rebondissements, un Pokémon Let’s Go, des rumeurs, des peurs, des fausses joie, le voici ! Le premier véritable Pokémon sur Nintendo Switch se dévoile. Alors, Pokémon Épée & Bouclier, on achète ou pas ? 

Après de nombreux mois d’attente nous avons pu mettre la main sur l’un des nouveaux Pokémon Épée & Bouclier. Nous avons donc droit à de nouvelles créatures, nouveaux personnages ainsi qu’un nouveau monde, Galar. Le tout dans une nouvelle aventure dans laquelle nous allons devoir défier 8 champions d’arène. Pour les atteindre, nous allons devoir suivre la structure classique propre aux jeux Pokémon et ainsi partir de notre village d’enfance, défier les dresseurs qui se trouvent sur notre passage et bien sûr découvrir & attraper de nouveaux Pokémon.

On démarre la partie par le choix entre trois nouveaux Pokémon de type eau, feu ou plante. Plutôt réussis et très rapidement attachants. Nous serons au départ accompagner par notre ami d’enfance ou plutôt votre « rival looser ». Toujours à nous lancer qu’il est le meilleur tout en nous donnant des « bons conseils ». Côté personnalisation de notre héros, nous aurions aimé plus de variété que les simples couleurs de peaux et de cheveux. Nous pouvons néanmoins en personnaliser l’apparence, tels que la coiffure ou le style vestimentaire.

Nous en venons à notre premier constat amère sur ce nouvel opus de Pokémon : la structure narrative n’a pas vraiment évolué depuis toutes ces années. Aussi, on déplore une intrigue toujours aussi enfantine mais sans être désagréable tout au long des 20 heures de jeu. Comme les précédents opus, la plupart des zones entres les villes sont extrêmement linéaires et mis à part les terres sauvages, s’explorent très facilement. Nous l’avons compris très vite, Pokémon Épée (et Bouclier), n’est pas là pour vous rendre la vie dure. Ceux qui cherchent du challenge peuvent aller se rhabiller. 

Un souffle de liberté au coeur des terres sauvages

pokémon Épée

La vrai bonne surprise nous vient des terres sauvages, de larges espaces où nous pouvons aller et venir en toute liberté. Il s’agit bien sûr d’un terrain idéal pour la chasse de Pokémon. On y retrouve différentes espèces de Pokémon selon les zones ainsi qu’une météo variée (Tempête de sable, brouillard et pluie). Désormais les Pokémon que vous croisez sont visibles et peuvent vous approcher ou fuir. Nous avons également apprécié le PokéCamping où nous pouvons mixer des baies pour les donner à nos Pokémon pour booster leur PV et expériences. Pour cela il faudra faire un feu et cuisiner, le tout en mettant les joy-con à contribution, on vous laisse la surprise.  Plus anecdotique, mais qui a le mérite d’être présent: la possibilité de vous occuper de vos Pokémon, discuter avec eux, le tout pour augmenter leur niveau de bonheur.

Attrapez les tous, comme au bon vieux temps

Contrairement à du Pokémon Let’s Go où la chasse était basée sur nos aptitudes « à bien capturer » le Pokémon, il faudra ici les combattre pour les affaiblir et tenter au final de les attraper. Les victoires et captures rapporteront des bonus à votre équipe. Bien sûr, nous aurons toujours la possibilité de fuir ces confrontations. 

Galar voit grand un MAX GRAND

pokémon Épée

Nous passons maintenant à une des GRANDES nouveautés de ces nouveaux opus Épée (& Bouclier) : le Dynamax. Cet effet permettra à vos Pokémon de devenir gigantesques dans certains lieux tels que les arènes. Cela ne dure que trois tours durant les combats et peut donner lieu à de belles transformations inédites de certaines de vos bêtes : Celles-ci s’appelant Gigamax. `

Pour finir sur ce point, nous pouvons affronter et tenter de capturer des Pokémon Dynamaxés dans certaines failles présentes dans certains recoins du monde (identifiable par le rayon lumineux qu’elles émettent vers le ciel). Ces combats sont plus challengeant et nécessiteront l’aide d’amis (réels ou bots) mais pour au final pouvoir capturer très facilement le Pokémon géant une fois sa barre de vie épuisée. Une belle nouveauté qui ajouter un véritable intérêt dans le jeu, hors scénario. 

Une beauté non maitrisée 

L’arrivée sur Nintendo Switch est synonyme d’évolution graphique pour Pokémon. Et cet opus Épée (et Bouclier) ne nous déçoit pas … totalement sur ce point. Le jeu profite bien de la puissance de la Switch en offrant de nombreux paysages colorés et variés. Sans oublier des Pokémon qui, mis à part une réutilisation perceptible d’anciennes animations durant les combats, bénéficient d’un soin tout particulier. Le jeu offre également des paysages beaux et détaillés, notamment dans les zones où la caméra est fixe. Lorsque nous arrivons sur les Terres Sauvages, c’est une autre histoire. 

Malgré la possibilité d’avoir une caméra libre, c’est sur les Terres Sauvages que la technique montre ses limites avec un effet vide plutôt daté avec des textures fades et grossières. Comme vous pouvez le voir sur la vidéo ci-dessus, nous y retrouvons également un clipping et un popping omniprésent avec l’apparition tardive (et disparition) de Pokémon et même d’adversaires potentiels. L’effet est d’autant plus flagrant lorsque nous sommes à vélo. Enfin, l’aliasing est également présent et encore plus visible en mode docké. Cette zone n’est pas la seule concernée par ces limitations graphiques mais c’est là où le constat en est le plus flagrant. 

Pokémon Epée

Enfin le multijoueur est plutôt une très bonne surprise, avec la possibilité permanente d’affronter d’autres dresseurs et d’échanger des Pokémon tout au long de l’aventure. A cela on peut rajouter la possibilité d’inviter d’autres dresseurs lors des combats dans les failles. Cette fonctionnalité est bien sûr désactivable à tout moment. 

En conclusion, Pokémon Épée (Bouclier) apporte un nouveau souffle à la licence Pokémon, avec un grand nombre de nouveautés, des Terres Sauvages et ses failles, sans oublier une nouvelle génération de Pokémon et ses évolutions gigantesques. L‘évolution graphique apportée par la Nintendo Switch est bien là même nous sentons très vite les limites techniques du titre, notamment dans les zones les plus ouvertes du jeu, avec un clipping & Popping omniprésent.  
Enfin, 
Game Freak n’a pas souhaité refondre profondément la recette qui a fait le succès des précédents opus jusqu’à aujourd’hui. Nous retrouvons ainsi une structure narrative toujours aussi agréable mais qu’on ne présente plus. Aussi, pour garantir son accessibilité, nous avons cette impression que le challenge d’antan à totalement disparu … ou est-ce nous qui avons grandi ? 

 

GRAPHISMES
Beaux mais inégaux 50%
Gameplay
Agréable et simple 70%
Scénario
Une impression de déjà vue 40%
Durée de vie
Très complet avec un multi intéressant 80%
Bande Son
Bruitages et musiques agréables 80%
Crash test
54.99
Prix conseillé, après le Crash Test.

[CRA$H TEST] Luigi’s Mansion 3 : Un frisson de génie pour finir l’année

Sorti le jour d’Halloween, Luigi’s Mansion 3 nous invite encore à suivre les aventures de ce froussard de Luigi bien décidé à venir à bout de nouvelles et effrayantes épreuves. Que vaut ce troisième opus ? La recette fonctionne t-elle toujours ? C’est ce que nous allons voir dans ce Crash Test. 

Ce troisième opus de Luigi’s Mansion, comme son nom l’indique, nous met aux commandes de Luigi. Et une – voire deux –  fois ne sont pas coutumes, vous allez être confrontés à des forces surnaturelles « effrayantes ».
Tout avait pourtant bien démarré, vous avez été invités avec Mario, Peach et un trio de Toads à séjourner dans le luxueux hôtel du « Repos éternel ». Mais voilà que durant votre première nuit, les chambres et couloirs colorés laissent place à de lugubres et sombres pièces. A cela se rajoute le fait que vous ne parvenez plus à retrouver vos compères qui se sont complètement volatilisés. Et oui, il s’agissait d’un piège tendu par la tenancière de l’hôtel et d’un autre personnage que vous connaissez bien mais dont on vous laisse la surprise.
Votre objectif sera donc de retrouver Mario, Peach et les Toads dans cet immense et effrayant hôtel. Et pour cela, vous devrez explorer chacune de ses pièces, vous frayer un chemin à travers des énigmes « mortelles » et affronter pléthore de fantômes. 

Pour vous aider dans votre mission, vous disposez d’un Ectoblast, une sorte d’aspirateur « Ghostbusterisé », vous permettant d’aspirer et souffler sur les éléments du décor ainsi que les fantômes. Il peut également lancer une sorte de ventouse vous permettant d’interagir avec le décor tel un grappin. Une torche s’ajoute également à votre arsenal, elle vous permettra de révéler des éléments invisibles ainsi qu’à figer les fantômes pendant les combats.
Et c’est sans oublier, Gluigi, un clone de Luigi fait de matière visqueuse verte et qui aura une grande utilité pour avancer dans le jeu. Elle vous permettra de passer à travers de nombreux obstacles, éviter des pièges et bien plus encore.

Du côté des niveaux, là aussi Luigi’s Mansion 3 voit les choses en très grand. Chaque pièce qui compose ce grand hôtel est une véritable surprise mettant, pour certaines, vos méninges à rude épreuve. Entre les passages secrets, mécanismes et autres références, nous ne nous ennuyons jamais.

Le tout est servi par une direction artistique et un level design au poil ! Les niveaux sont beaux, colorés et variés. Et nous sommes à chaque fois agréablement surpris par les mini-cinématiques & animations lors des nombreuses interactions avec le décor. Sans oublier l’ambiance sonore qui accompagne parfaitement l’immersion, autant pour les musiques que les bruitages.

En chipotant un peu, si nous devions déplorer un point négatif, celui-ci se situerait au niveau du scénario et système de jeu. Car oui, vous n’achetez pas Luigi’s Mansion 3 pour son scénario « original », qui est d’un classique propre à la licence Super Mario : Sauver/libérer ses amis. Aussi, ne vous attendez pas à trouver un système d’évolution différent des classiques du genre. L’hôtel est découpé en 15 étages dans lesquels se trouvent les boss à affronter et chaque victoire vous permet d’acquérir un bouton d’ascenseur pour passer à l’étage suivant. Également, les systèmes de combats contre la plupart des fantômes et les boss peuvent sembler assez simples et répétitifs dès lors que l’on en a saisi les techniques et astuces. Mais pour être honnête, tous ces potentiels défauts sont « masqués » même occultés par l’ambiance, l’originalité et la variété du level design qui nous garde sous le charme tout au long du jeu. 

Vous l’aurez compris Luigi’s Mansion 3 va vous occuper de nombreuses heures avec un solo aussi long que mémorable. Mais ce n’est pas tout puisque vous aurez également droit à deux modes multijoueurs, local et en ligne. Le local est à l’honneur avec 3 différents mini-jeux jusqu’à 8 joueurs, Ghost Hunt où vous devrez attraper des fantômes face à une autre équipe de chasseurs. Dans Cannon Barrage, vous devrez vous affronter à l’aide de canons et viser les cibles du décor. Et enfin, dans Coin Floating, les deux équipes devront s’affronter dans une piscine en récupérant le plus de pièces à l’aide de leurs bouées respectives. De quoi passer de longues et bonnes soirées avec ses amis. 

Côté jeu en ligne, nous avons bien accroché à la Tour Hantée où vous devrez accomplir, à chaque étage, différentes missions en coopération. Le plus intéressant reste que chacun de ces niveaux se construit de façon procédurale, ce qui ne cesse, comme pour le solo, de nous surprendre. Comme le mode coopération avec Gluigi, ce mode en ligne se débloque au bout d’une grosse heure de jeu, merci en passant au professeur – génie et visionnaire – K. Tastroff.

 

En conclusion, Luigi’s Mansion 3 est une excellente surprise. Même si nous nous attentions à un bon titre, nous ne pensions pas que le plaisir resterait aussi bon tout au long du jeu. Et ce n’est pas sans déplorer un système de jeu et une histoire à la « Supe Mario » (encore) très classique pour le genre. Mais pourtant le constat est sans appel et même si vous n’avez fait aucun des précédents opus, foncez sans hésiter et … frissonnez de plaisir.  

GRAPHISMES
Beaux, colorés avec des environnement plein de surprises 90%
Gameplay
Variés et exigeant par moment 90%
Scénario
Classique ... 40%
Durée de vie
Solo riche et un multi varié 90%
Bande Son
Ambiance sonore parfaite 80%
Crash test
59.99
Prix conseillé, après le Crash Test.

#Interview Léo Dieleman – l’art des consoles retro gaming custom à la peinture

Nous avons pu avoir l’occasion de poser quelques questions à Léo Dieleman, un artiste qui par passion, s’est lancé dans la personnalisation de consoles retro gaming (Gameboy, Playstation…) pour un résultat du plus bel effet !

1 – Peux-tu nous présenter ton rapport aux jeux vidéo et au cinéma ?

J’ai commencé à m’intéresser aux Jeux Vidéo vers l’âge de 8 ans, lorsque mon frère m’a donné sa PS1 avec Rayman, Crash Team Racing, Destruction Derby 2 et Wipeout 2097. Merci frérot ! Je ne comprenais absolument rien (surtout Wipeout, qu’est ce que j’étais naze à ce jeu), mais j’adorais les couleurs, les ambiances, et surtout “tou kassé” dans Destruction Derby et Burnout 2 sur PS2. Que veux tu, j’étais impressionné du haut de mes 8 ans ! 

Ensuite j’ai découvert Pokémon de la même manière que la plupart des enfants à l’époque: à la récré.
Ah la nostalgie ! Les cartes qui rendaient fou, autant enfants que parents. Et ça ne s’est pas arrangé par la suite avec la sortie de Pokémon Bleu et Rouge sur Game Boy

Pokémon rouge & bleu

Au moment où j’ai posé mes mains sur ma première Game Boy Color avec Pokémon Rouge, j’ai été subjugué. La simplicité de cette petite brique colorée, la musique Chiptune, le fait de pouvoir jouer où tu voulais (du moment que tu avais une source de lumière externe), c’est là qu’est vraiment née ma passion pour le jeu vidéo !

Pour le cinéma c’est un peu plus vague, mais le premier film qui m’a émerveillé était Le Roi et l’Oiseau de Paul Grimault. Je ne m’y connais pas du tout en cinéma, mais je reste tout autant fasciné par des films (et films d’animation) comme The Garden of Words, Vice-Versa (plus où moins la totalité de la filmographie Pixar d’ailleurs), Blade Runner (l’original et 2049), Joker (courrez le voir si ce n’est pas déjà fait), Lost in Translation, Spider-Man Into the Spider Verse, etc. 

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Spider-Man Into the Spider Verse

2 – Peux-tu nous présenter ton rapport à l’art ?

Mon père était photographe de natures mortes et ma mère a repris le flambeau à sa mort, donc disons que je suis né dans un milieu assez artistique ! J’ai appris à observer le monde comme un photographe dès mon plus jeune âge. Très jeune j’essayais sans grand succès de recopier des cases de comics de Spiderman, ou des cartoons comme Tom & Jerry ou ceux de Tex Avery.
Plus tard j’ai eu ma période dessin de mangas, puis vers l’âge de 18 ans j’ai découvert le Street Art. Ah cette claque !! Cette idée de liberté qu’il y a dans les œuvres de ces Street Artists, peindre en énorme sur un mur d’immeuble, ou juste un petit carré à côté d’une plaque de rue à Paris, autorisé ou non, sur un panneau de signalisation, dans un terrain vague, de la peinture, du pochoir, du collage ou de la sculpture, du détournement, n’importe où mais pas sur du papier.

Je pourrais citer des artistes absolument bluffant comme Augustine Kofie et ses mondes Abstraits, 36RECYCLAB et ses collages futuristes, Invader et ses envahisseurs venus d’ailleurs, les mondes très colorés de Kenor, Zosen, H101, Göla ou encore, l’exubérance d’Alëxone Dizac.

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exemples de créations artistiques d’Alëxone Dizac

Après ça j’ai découvert des gens comme le peintre Zdzisław Beksiński et sa mythologie apocalyptique, le maître Gustave Doré, le néofuturiste Syd Mead, le dessinateur François Schuiten, le photographe Irving Penn, etc.

Il y a tellement de belles œuvres partout, ça donne le tournis ! Tous ces gens là m’inspirent énormément à créer, sortir des idées et concepts de mon imagination. 

3 – Quelle est la genèse de ce projet de peinture sur consoles retro gaming ?

C’est parti du moment où j’ai découvert le groupe Boucle Infinie, avec Rémi Gallego qui est aussi à l’origine de The Algorithm. Je suis tombé amoureux de cet album ainsi que de l’illustration faite par l’excellent Adrien Bousson (qui a travaillé pour Nightbringer, Khonsu, Archspire, Septicflesh, Saint Vitus, The Algorithm, etc). J’ai donc décidé de réinterpréter cette illustration à ma façon, sur une Game Boy.

boucle infinie
Album  » 直線移動 » du groupe Boucle Infinie (à gauche)
VS
La Game Boy réalisée par Léo (à droite)

Je suis extrêmement fan du mouvement artistique Vaporwave qui est en partie caractérisé par cette fascination pour la culture rétro des années 80-90, et je me suis dit qu’une illustration d’un groupe de Synthwave sur un monument du mouvement Vaporwave serait intéressant à faire. C’est à ce moment la que j’ai fait ma première console custom !
Ensuite je me suis un peu plus intéressé au sujet des consoles retro gaming et j’ai découvert le monde merveilleux du Console Modding… A partir de là j’étais définitivement captivé, 14 autres consoles ont suivi et ce n’est que le début ! 

4 – Quel est le futur de ce projet ? (Autres consoles, un business à venir ?)

J’ai bien sûr prévu de m’attaquer à d’autres consoles et d’autres supports. En ce moment j’ai une PS1 classique, une manette et deux cartes mémoires de Dreamcast, une Famicom, un vieil iMac cassé que j’ai trouvé à l’abandon et une antenne parabolique qui attendent sagement leur tour…
Ce que j’aime par dessus tout, c’est vraiment de donner une deuxième vie à des objets en partance pour la décharge, des technologies passées obsolètes, des choses qui traînent dans nos garages, caves et greniers, des machines oubliées (ou pas d’ailleurs).

Illustrer quelque chose sur un objet à l’abandon ou que plus personne ne veut, c’est lui donner un vrai sens. Et puis si je peux aider la planète en faisant du recyclage à ma manière c’est tout bénef !

Pour le moment j’aimerais donc amasser un certain nombre de consoles et d’objets afin d’avoir de la matière dans le but de démarcher des conventions de jeux vidéo ou des galeries. 

5 – Y a t-il d’autres projets du genre à venir autour du JV/Ciné ?

Evidemment je suis illustrateur non-exclusif aux consoles, je fais aussi du dessin traditionnel au feutre à encre et de l’acrylique sur toile. J’ai réalisé pour le moment 3 pochettes d’album et je travaille en ce moment sur mon second design de teeshirt pour un groupe, donc j’aimerais bien continuer dans cette voie ! Car étant aussi musicien c’est un milieu que j’affectionne tout particulièrement, avec un style graphique très fort.

J’aimerais aussi me remettre à la peinture à la bombe sur des murs autorisés dans Paris. J’aime beaucoup le côté éphémère du street art, qu’une oeuvre se fasse recouvrir par une autre. Un jour au détour d’une petite rue ,tu vois un dessin magnifique, et tu sais très probablement que c’est la première et dernière fois que tes yeux se poseront sur celle ci. C’est beau !

Nous espérons que cette interview vous aura autant donner envie que nous de découvrir le merveilleux travail de Léo et de vous plongez dans les multiples références qui l’ont inspirées. Notamment, d’un point de vu musical car tout comme Léo qui est un ami, je suis très proche du milieu Metal et je ne peux qu’adouber les groupes cités dans cette interview (Foncez sur Vektor ou Archspire !).

Nous lui souhaitons une très bonne continuation, notamment dans ses projets artistiques de manière globale et nous vous incitons également à suivre l’actualité de ses groupes (Promethean [Black/Death Metal Symphonique], Griffon [Black Metal] et Guttural Deepthroat [Slam Death] ) pour avoir l’opportunité de le rencontrer lors de ses concerts à venir 😉

Son site pour rappel : https://leodieleman.com/

[CRA$H TEST] The Witcher 3 sur Nintendo Switch : ça passe ou ça casse ?

Très attendue, voire inespérée. L’arrivée de The Witcher 3 Wild Hunt sur Nintendo Switch n’est pas une mince affaire.

Comment faire tourner un monstre de beauté qui fait encore rougir de nombreux titres actuels ? Ou encore, comment assurer une expérience similaire sur une machine clairement moins puissante que ses concurrents ? Tant de questions que d’inquiétude autour de ce portage. 

Alors The Witcher 3 sur switch, on achète ou pas ?

Avec toujours CD Projekt Red et Namco Bandai derrière, le portage fût assuré par le studio Saber Interactive. Une première bonne nouvelle car ils ont pu nous offrir l’excellent Halo Master Chief Collection sur Xbox One. Avant de rentrer dans le cœur de ce qui nous intéresse dans ce portage sur Nintendo Switch, revenons rapidement sur l’histoire du jeu.

The Witcher 3

Première bonne nouvelle, cette version « Complète Édition » porte bien son nom car elle proposera le jeu complet avec ses deux extensions, les DLC Hearts of Stone et Blood & Wine. Ce qui nous promet plus de 100 heures de jeux soit plus de 50 recharges de Switch, si vous y jouez uniquement en portable. La durée de vie ne sera pas un problème, vous l’aurez compris. Côté histoire, vous prenez les commandes de Geralt de Riv qui part à la recherche de sa fille adoptive, Ciri, dans les royaumes du Nord où règnent la guerre, la misère et la superstition. Vous devrez ainsi combattre les soldats et créatures qui se dresseront sur votre chemin. Pour cela, vous disposerez de votre épée ainsi que tous les pouvoirs des sorceleurs qui s’avéreront plus qu’utiles. L’aventure est accompagnée d’une excellente bande son qui renforce encore l’immersion, même en portable avec un bon casque. Les doublages VF sont également toujours aussi convaincants.

Maintenant passons à la grande question, notre petite Switch est-elle à la hauteur de ce grand jeu ? 

La réponse est oui et … NON. Nous avons droit là au meilleur portage possible d’un tel jeu sur Nintendo Switch. Nous retrouvons un affichage 720p en mode docké et 540p adaptatif en mode portable. Passons tout de suite sur la version TV, qui ne fait clairement pas honneur au jeu et met encore plus en avant les limitations techniques dues aux limitations de la console. Aliasing, clipping, effets de flou, textures baveuses. Ceux qui ont connu la version PS4, Xbox One et même PC, risquent d’avoir peur.

PS4 PS4
Nintendo Switch Nintendo Switch

Lorsque nous passons en portable, les choses ne s’arrangent guère, mais la taille d’écran rend le résultat acceptable. Notamment car nous sommes sur une version portable d’un jeu triple A, le tout avec une fluidité (quasi) constante à 30 fps. Nous avons seulement noté des petites baisses de framerates durant les passages en ville. On pouvait s’y attendre, la lisibilité du jeu en mode portable est parfois difficile, notamment dans certains environnements « riches », tels les forêts, avec du monde à l’écran. Rien de rédhibitoire.

Nous avons également noté la possibilité de faire des petits réglages graphiques pour retirer les effets de flou. Celui-ci s’avère assez limité et ne semble pas avoir d’impact réel sur le rendu global du jeu. Des petits malins ont pourtant pu ajouter un mod permettant d’accéder à la totalité des options d’optimisations graphiques.

La maniabilité est, quand à elle, similaire à celle sur consoles de salon autant en mode portable, qu’avec une manette switch pro. Ce qui reste un bon point, le personnage répond au doigt et à l’oeil et la fluidité constante du jeu durant les combat assure un bon confort de jeu tout au long de l’aventure. 

En conclusion, The Witcher 3 Wild Hunt sur Nintendo Switch est très loin d’être magnifique et ne fait guère le poids face aux versions PS4, Xbox One et encore moins PC. Mais il faut l’avouer, ce portage est le meilleur que l’on pouvait espérer sur une console portable. Avec une fluidité et une maniabilité au rendez-vous, nous n’avons pas de difficulté à rentrer et à prendre beaucoup de plaisir tout au long du jeu. Difficile d’en espérer plus et surtout de critiquer l’excellent travail des studios Saber sur Nintendo Switch. 

Les joueurs n’ayant jamais touché à The Witcher 3 et ne disposant que d’une Nintendo Switch y trouveront largement leur compte. Ceux qui ont d’ores et déjà terminé le titre original ou encore qui disposent du jeu sur consoles de salon y trouveront un intérêt plus limité. 

GRAPHISMES
Impressionnant et passable en portable 50%
Gameplay
Bon sur tous les supports 80%
Scénario
Une aventure longue et magnifique qui en marquera plus d'un 80%
Durée de vie
Complet, long et sans oublier deux DLC de grandes qualités 100%
Bande Son
Bruitages et musiques toujours aussi immersives, même en portable 80%
Crash test
59.99
Prix conseillé, après le Crash Test.

[CRA$H TEST] Ghost Recon Breakpoint : On prend les mêmes (bugs) et on recommence

Après le sympathique Ghost Recon Wildlands (mais qui ne cassait pas trois pattes à un canard), Ubisoft revient avec son nouveau bébé Ghost Recon Breakpoint. Alors va-t-on jeter l’eau du bain avec ce nouveau née ?

Un méchant charismatique et des robots sur une île exotique, what else !

Nous sommes en 2023, des drones tueurs vendus par la firme du milliardaire Jace Skell, sèment la terreur à travers le monde. A la suite du contact perdu avec Auroa, l’île fictive abritant le siège de Skell Technology, l’équipe des Ghosts est envoyée sur l’atoll. Cette simple mission de reconnaissance se transforme en véritable mission de survie, lorsque l’unité d’éclaireur est abattue par les Wolves, d’anciens Ghosts menés par Cole D. Walker (Jon Bernthal alias The Punisher ndlr) qui a pris le contrôle de l’île.

Contrairement à Wildlands on se retrouve sur une île fictive (sans doute dû à la polémique du gouvernement Bolivien sur le précédent opus). L’île grouille de Wolves et votre mission, que vous l’acceptiez ou non, est de mener l’enquête sur ce qui se trame de malsain au sein de cette communauté qui se voulait « novatrice et bienveillante ».

On commence par un petit clin d’œil à Google et autre monstre de la Silicon Valley. En effet, le jeu part du postulat que des technologies, à la base créées pour le bien de l’humanité, peuvent être complètement perverties lorsqu’elles tombent entre de mauvaises mains.

Les graphismes à papa

Attention à vos rétines sur Xbox One. Elles peuvent à tout moment être éjectées de leurs orbites sous la pression de textures désuètes et d’une pauvreté flagrante des décors. Les joueurs PC sont apparemment un peu mieux lotis. Mais ça fait maintenant 6 ans qu’elle est sortie et 3 ans qu’elle trône dans mon salon. Je peux comprendre que les graphismes commencent à perdre en qualité comparés au PC. Bon, tout va bien la PS5 et la Scarlett arrivent.

Autre point à noter, les cinématiques, elles sont de qualités plus que variables. Et peuvent même s’altérer lors d’une même cinématique. Aspect qui m’a à de nombreuse reprises sorti du jeu. Elles sont, de plus, assez pauvres cinématographiquement parlant. La mise en scène se résume à des champs contre champs dans des décors plus que misérables et plus sombres que le trou du cul d’un Ghost. J’ai eu l’impression que pas une seconde n’a été dédié à l’aspect direction de la photo. Ubisoft faut embaucher un cinematographer ! Surtout lorsque l’histoire passe en grande partie au travers des cinématiques…
PC Ultra PC Ultra
Console de salon Console de salon

Un Gameplay perfectible mais…

Évacuons le mauvais point, les menus, qui sont peu pratiques et très nombreux. Il faut, de plus, jongler entre les différentes gâchettes, les sticks et la croix directionnelle pour arriver à sélectionner l’option que l’on souhaite. Pour couronner le tout, certains menus sont imbriqués les uns dans les autres. Il faut donc un certain temps d’adaptation et de découverte, qui peut, je l’avoue, s’avérer frustrant. On sent qu’ils ont voulu en faire beaucoup, le tout est très ambitieux mais la réalisation est moins probante, en tout cas pour la partie menu.

En revanche, le gameplay se laisse rapidement apprivoiser. Simple d’accès et intuitif, il va de pair avec l’idée de traque apportée par le scénario. En effet, il donne au joueur l’immersion nécessaire pour nous faire oublier que cette île n’existe pas, malgré les quelques défauts cités précédemment. Notamment lors des phases en plein air où des groupes de Wolves battent la campagne à votre recherche. Ils sont accompagnés de drones et d’hélicoptères qui vous obligeront, plus d’une fois, à sauter dans la boue pour se fondre dans la nature; tel Arnold Schwarzenegger dans Predator. Ne manque plus qu’un extraterrestre venu chercher son trophée ! J’en ai des frissons.

Côté véhicule on retrouve le panel habituel des jeux en monde ouvert. On privilégiera bien entendu l’hélicoptère qui permet de rapidement se déplacer sur une île assez conséquente. Il est d’ailleurs possible d’acheter toutes sortes de carrioles, d’armes et autres équipements. Rien de vraiment neuf, mais la panoplie à notre disposition fait le taf, malgré une maniabilité qui peut parfois être plus qu’approximative, en particulier pour les voitures sur terrain accidenté. A noter, la possibilité de se déplacer rapidement de campement en campement, dès que ceux-ci ont été découverts. 

Une partie RPG vient se greffer au tout, mais reste malheureusement anecdotique. Il est possible d’améliorer son matériel, ses compétences, de fabriquer différents objets, etc. S’ajoute une partie de loot, sur les cadavres et dans des caisses un peu partout sur la map, qui permet de récupérer de nouvelles armes et autres objets… Voilà une piste intéressante mais qui reste ici à l’état embryonnaire. J’espère que dans le prochain opus cette partie aura plus d’impact sur notre personnage. Par exemple, que les améliorations soient nécessaires pour avancer dans le jeu. La durée de vie est conséquente avec une quête principale généreuse et de nombreux objectifs secondaires. 

Malheureusement, les phases de jeux sont répétitives. Il est toujours question d’attaquer un poste fortifié pour récupérer des informations ou des personnes. Mais les différentes approches donnent un ressort important à la jouabilité. Surtout lorsqu’une infiltration tourne court et où le système D, à coup de grenades et de mines, vient prendre le relai d’une belle et grande stratégie basée sur la furtivité.

Les ennemis ne sont pas devenus des renards du désert en deux ans, mais leur agressivité (ils viendront vous déloger de vos positions) rend la balance plus équitable. De plus, pour joyeusement massacrer nos anciens collègues, on a droit à une large panoplie d’armes de destruction plus ou moins massive qui vient augmenter le plaisir du meurtre de masse virtuel.

Une bonne histoire ne suffit plus.

Effectivement, l’histoire se laisse suivre agréablement, alternant entre souvenirs de guerre des frères d’armes et combats fraternels du présent. Mais il manque le sel qui fait qu’un récit peut se transformer en légende. Bon scénario mais sans plus.

Bande son un peu fantôme…

La bande son reste extrêmement discrète. Elle ne m’a pas réellement marqué. Elle laisse surtout place à une ambiance sonore où on peut entendre à tout moment un ennemi approcher ou discuter de votre prochaine mort funeste avec l’un de ses collègues Wolves.

Et encore plus avec le multijoueur !

Le multijoueur autant en coopération (jusqu’à quatre) qu’en PvP (player versus player ndlr) (quatre contre quatre en Ghost War) augmente la longévité du jeu déjà plus que satisfaisante. En particulier, le coop permet de mettre en place avec vos amis des stratégies plus ou moins périlleuses pour avancer dans vos missions.
Je me suis cassé les dents sur le PvP, les morts sont expéditives en plus d’être la plupart du temps définitives. Car un de vos coéquipier peut à tout moment vous réanimer et vous remettre en jeu. Malheureusement, dans la pratique c’est plus facile à dire qu’à faire

Voilà un jeu fort sympathique, marchant sur les traces d’un Far Cry 5, mais qui n’en a pas encore les épaules, tout en essayant d’emprunter un chemin légèrement différent.

On retiendra sa durée de jeu exceptionnelle et sont Gameplay fun avec une vraie difficulté. C’est un vrai plaisir tant que l’on ne s’aventure pas trop loin dans les menus. Il a malgré tout un côté répétitif que l’on ne peut s’empêcher de noter et mal noter…
J
e me suis laissé emporter par Auroa sans réelle difficultés. J’ai pris plaisir à éviter les patrouilles de Wolves et à parfois les éliminer en silence. Mon seul regret est la partie direction de la photo qui vient noircir le tableau d’une histoire somme toute entrainante. Il faut vraiment faire un effort sur ce point pour permettre au joueur une meilleur implication dans l’aventure.
Mais, n’étant pas fan de la saga, je lui mets peut être une note sévère. Les aficionados peuvent rajouter une dizaine d’euros au prix.

Scénario
Se laisse suivre... 59%
Graphismes
Passable sur Xbox One 40%
Multijoueur
De bonne barre entre pote 70%
Bande son
Pas marquante 34%
Durée de vie
De longues heures en prévision 85%
Gameplay
On se laisse vite prendre au jeu 70%
Crash test
69.99
Prix conseillé, après le Crash Test.

[CRASH TEST] MAN OF MEDAN : Un bateau qui prend l’eau

Test de Man of Medan sur xbox one x par supermassive games, créateurs d’Untill Dawn

[Critique] JOKER : Derrière le sourire d’un monstre, un chef d’œuvre ?

A quelques jours de sa sortie nationale, nous avons pu assister à une des nombreuses avant-premières diffusées sur Paris. Salle comble pour découvrir, ce qui semble être le renouveau d’une franchise que l’on pensait perdue. Le mot le plus juste serait plutôt enlisée, dans une course perdue d’avance contre les films MCU (Marvel comics universe ndlr). Et oui, on ne peut pas dire que depuis la trilogie de Christopher Nolan, les films DC mettant en scène l’univers de Batman aient fait l’unanimité. Pour rappel, Joker ne fait pas partie des nombreux films prévues dans le DCEU (DC extended universe ndlr), comme Man of Steel, Batman VS Superman et d’autres.

Joker

Joker est un film qui a d’ailleurs fait très vite parlé de lui. Pour plusieurs raisons : son réalisateur, un certain Todd Philipps connu pour les Very Bad Trip et plus récemment avec la série Tchernobyl.
Son interprète, car depuis les incroyables prestations de Jack Nicholson, Heath Ledger et le très « oubliable » Jared Leto, on ne sait pas ce que le talentueux Joaquin Phoenix nous réserve.
Sa récompense, assez exceptionnelle pour un film de super-héros adapté de comics, avec un Lion d’or à la Mostra Venise et une standing ovation de 8 minutes.

Et enfin, plus récemment, pour sa polémique, autour de sa sortie en salle, qui encouragerait la violence et la rébellion.
Ça y est ? Vous sentez la hype & l’impatience monter en vous ? Voici donc notre avis sur JOKER, bien sûr, sans spoil.

Le film nous conte les origines du personnage culte de la franchise Batman, son ennemi juré, son némésis, le plus grand criminel de Gotham, (et de l’histoire des comics) : le Joker. 

joker

Si le film s’inspire de certains ouvrages tels que The Killings Joke ou encore The Man Who Laughs, il prend de belles libertés et écrit sa propre histoire. Toujours sans spoil, celle-ci nous fait découvrir l’envers du décors où gravite ce monstre à en devenir. La mise en scène, très sombre et tristement réaliste, nous présente une certaine critique de notre société, avec la présence d’inégalités, l’ignorance et le mépris des élites ressenti par la population. Une élite « bien pensante » à laquelle appartient une famille bien familière.

Gotham n’a jamais été aussi sombre et dangereuse que dans ce film. Plus effrayant encore, elle en devient un terrifiant miroir de notre société. 

joker

Dans le rôle principal, nous retrouvons Joaquin Phoenix amaigris pour interpréter Arthur Fleck et futur joker. Les premiers mots qui nous viennent pour décrire son incroyable jeu d’acteur sont « saisissant, touchant, gênant et effrayant ». Au fur et à mesure que nous avançons, nous sommes happés par son magnétisme et nous nous perdons avec lui dans sa chute vers la violence et la folie. Avons-nous dit chute ? Ou peut-être une montée en puissance du monstre qui gronde en lui. Un mal qui se construit par la noirceur du monde dans lequel notre (anti) héros évolue. Nous pourrions disserter pendant des heures sur le Joker tant il est surprenant et complexe dans chacune des oeuvres où il est représenté. Et ce n’est pas après avoir vu ce film que cela va s’arrêter.

« Quel genre de lâche a pu faire ça ? Quelqu’un qui se cache derrière un masque… »

Fort d’une mise en scène magistrale, intense, le film prend son temps sur de nombreuses parties du film. Même si la plupart sont jouissives et prenantes, quelques longueurs faussement utiles se font sentir de temps à autre. Mais cela reste très minoritaire et surtout sauvé par l’hypnotisant Joaquin Phoenix. La bande originale signée Hildur Guðnadót accompagne parfaitement les plans épiques de certaines scènes ainsi que la montée en puissance de notre antihéros.

Pour conclure cette petite critique, JOKER fait clairement honneur à l’univers de Batman, à DC et même aux comics en général. Il surprend par l’utilisation de codes, bien loin du genre des films de Super-héros. Il prend clairement son temps avec des longueurs par moment qui pourront en rebuter certains. Pourtant Todd Philips et Joaquin Phoenix nous servent ici un petit chef d’oeuvre du genre. Un film intense, violent, qui apporte de nombreuses réponses aux origines de ce personnage culte, quitte à entacher l’histoire d’un autre grand homme de la franchise Batman. Notre note : 4,5/5.

JOKER sort en salle, le 9 octobre prochain. Et nous laissons le dernier mot à son réalisateur, Todd Philipps :

Ceux qui travaillent : Frank un monstre nécessaire ?

Voici un film non partisan qui dissèque les mécaniques d’une société hypocrite.

Olivier Gourmet Antoine Russbach

Ceux qui travaillent est le premier film d’Antoine Russbach et une production franco-belgo-suisse. L’acteur Olivier Gourmet, que l’on a pu voir il y a peu dans Une intime conviction d’Antoine Raimbault, porte le film comme à son habitude et donne à son personnage principal de multiples facettes. Le film est sobre et sans chichi, c’est une volonté de son réalisateur pour laisser aux spectateurs la place de réfléchir sur “Ceux qui travaillent”.

Frank, prénom ô combien signifiant, est cadre dans une entreprise de fret maritime. Il gère les problèmes des différents cargos de sa société. Il nourrit le monde. Il nourrit sa famille aussi, ses cinq enfants et sa femme. Il est le pater familias. Ses convictions sont bien à droite. Il fait, d’ailleurs, un petit clin d’œil au « slogan » travailler plus pour gagner plus, dès le début du film. Son travail est tout pour lui. Il y a consacré sa vie entière. Il ne saurait s’épanouir ailleurs, comme l’indique son bilan de compétence, qu’il fait pour trouver un nouvel emploi. Car malgré son dévouement, son entreprise l’a licencié.

Commence alors une remise en question de ses valeurs et de notre mode de consommation.

Le Bourgeois gentilhomme.

Frankenstein alias Frank nous est présenté comme un monstre. En effet, il fait passer les intérêts de sa société avant tout et les confond même avec les siens. Au point, un jour, de franchir la ligne rouge. Son entreprise décide alors de le licencier. Son monde s’écroule. Il perd pied. Son microcosme bourgeois s’en trouve alors chamboulé. Tout ce qu’il pensait acquis peut à tout moment s’effondrer: sa famille, son statut social, son incarnation de la réussite. Tout cela, est résumé par une scène: lors d’une prise de parole. Un cadre, lui aussi licencié et vrai miroir de Frank, annonce que sa femme l’a quitté juste après son licenciement, au bout de 20 ans de mariage. 

frank

Notre homme, moulé par le capitalisme, n’a pas osé annoncer la nouvelle à sa famille. Sans doute est-il, lui aussi, taraudé par la même peur. Celle de tout perdre.

Il pensait appartenir à cette race de winner indéfectible et chère à notre président. Malheureusement, la dure réalité de son obsolescence programmée est venue mettre un coup d’arrêt à ses ambitions.

Un coupable parfait.

Ce coupable tout choisi, haï de tous et en particulier de nous spectateur, est un rouage de cette mondialisation, dont la trinité peut se résumer ainsi: toujours plus, toujours moins cher, toujours plus vite. Malgré son geste impardonnable, il est le seul à assumer son acte. Face à son employeur d’abord, auquel il demande des remerciements pour ce qu’il a fait. Puis avec sa femme à qui il avouera finalement sa faute, au risque de tout perdre. In fine, c’est le seul à ne pas être hypocrite. 

En effet, il subvient aux besoins de sa famille. Il se lève tôt. Aidé de sa plus jeune fille, il réveille le reste de sa famille. Mais un jour, après un retour impromptu à la maison, il découvre que sitôt dans la voiture toute sa tribu se recouche. 

Première hypocrisie de ceux qu’il “nourrit”.

Sa famille lui reproche sa décision (inhumaine je le rappelle), dans une ultime hypocrisie. Car cette communauté jouit de la vie, le dernier iPhone en poche au bord d’une belle piscine, grâce à des gens comme lui qui accepte de prendre ce genre de décisions.

Le dénuement.

Pour retrouver une vie normale, celle “d’avant”, Il finit par accepter un travail à la finalité illégale. Pour un salaire mirobolant. Et ainsi, permet de préserver le train de vie de sa famille. Comme lui indique son fils “qui a accepté son absence mais n’accepte pas de baisser son niveau de vie”. Il ré-endosse alors ce rôle inhumain mais nécessaire à notre société qui nous permet à tous de vivre confortablement au frais de multiple sacrifices tout au long de cette chaîne mondialisée.

tiers état

Il n’y a pas de rédemption pour notre antihéros, mais une parfaite continuité dans une société toujours plus compétitive. Un anti happy end où tout a changé (pour la petite fille peut être et nous ?) mais où tout reste pareil.

Qui est le plus coupable, celui qui agit ou celui qui en profite hypocritement ? Qui serait prêt à abandonner sa qualité de vie ? Pas eux, pas nous ? 

Le réalisateur prépare deux autres films: ceux qui combattent et ceux qui prient.

Spyro Reignited Trilogy tout feu tout flamme sur Nintendo Switch


Testé sur Nintendo Switch

Il y a plus de 21 ans, un mignon petit dragon connu sous le nom de Spyro faisait son entrée sur la première Playstation. Fort d’un immense succès à l’époque, nous avons pu avoir droit à deux suites les années suivantes, en 1999 et 2000.
A l’instar de Crash Bandicoot, Activision redonne vie à un monument du jeu vidéo des années 90 ayant fait le bonheur des joueurs.
Après une sortie sur PS4 et Xbox One, Spyro Reignited Trilogy s’apprête à nous suivre partout sur Nintendo Switch, pour le meilleur ou pour le pire ? 

Nous en avons pas fini avec les reboots de célèbres jeux des années 90. Après la trilogie Crash Bandicoot et Crash Team Racing, Activision nous propose de replonger dans la licence Spyro, avec Spyro Reignited Trilogy.
Nous y retrouvons l’ensemble des trois premiers opus, Spyro Le Dragon, dans lequel vous devrez libérer tous les dragons emprisonnés dans des critaux et ainsi sauver le royaume du terrible (vilain/pas beau) Gnasty Gnorc. Ensuite, nous avons Spyro Ripto’s Rage où vous devrez libérer le Royaume d’Avalar du sorcier maléfique Ripto. Et enfin, Spyro Year of The Dragon où il vous faudra retrouver tous les oeufs de dragon dérobés dans les « Royaumes Oubliés » et gardés par une armée de Rhynocs et une sorcière maléfique. C’est bizarre, les histoires nous paraissaient plus complexes à l’époque…

Premier gros et bon constat après les premières heures de jeu, nous retrouvons l’ADN des jeux d’origine, le tout avec une belle mise à jour. Ne tournons pas plus que ça autour du pot et parlons de l’évolution technique du jeu.
Spyro Reignited Trilogy est littéralement magnifique. Nous avons bien sûr droit à des concessions graphiques par rapport aux versions PS4 & Xbox One. Ainsi, les textures sont moins détaillées, on constate un effet flou léger mais qui ne gêne pas du tout le confort du jeu, contrairement à un Wolfenstein Youngblood. La fluidité est également au rendez-vous sur la majorité des jeux. Nous avons eu quelques ralentissements par endroits mais ils étaient présents également sur Xbox One et PS4. Nous espérons qu’une mise à jour en viendra à bout. Côté gameplay RAS, il reste fidèle aux premiers opus et répond au doigt et à l’oeil autant sur vos Joy-Con et Switch Pro.


PS4
PS4

Nintendo Switch Nintendo Switch

La nostalgie ne fait pas tout ! 

Qui dit remake, dit nostalgie, dit potentiellement… déception.
Lorsque nous avons lancé pour la première fois ce dernier Spyro, nous étions partagés entre excitation et crainte. La peur de détruire tous ces bons souvenirs d’antan au bénéfice de graphismes HD.
Tout d’abord rassurez-vous, l’excellent travail d’Activision nous fait rapidement oublier nos principales craintes. Mais, car oui il y a un mais, le level-design, très bon à l’époque, montre aujourd’hui ses limites. La plupart des niveaux se résument à foncer pour récupérer les cristaux, tuer les ennemis d’un coup de cornes ou d’un jet de flammes. Difficile pour nous, vous en conviendrez, de vous le conseiller ce titre par rapport à un Super Mario Odyssey. Alors que vous serez émerveillés par la re-découverte de tout cet univers, un profane de la licence aura vite fait de s’ennuyer. Cela est d’ailleurs surtout vrai dans le premier Spyro Le Dragon, qui posait les bases de la série. Les deux épisodes qui suivent apportent quelques nouveautés intéressantes, mais ça reste bien léger face aux évolutions que l’on a pu voir passer en 20 ans de jeux du genre. Ne vous y méprenez pas, cette trilogie est avant tout une Madeleine de Proust.

Spyro Nostalgie

En conclusion, Spyro Reignited Trilogy est un excellent remake. Vous y retrouverez tout ce que vous avez aimez lorsque vous étiez aux commandes il y a 20 ans. Les graphismes flattent la rétine et les animations vous esquisseront plus d’un sourire de nostalgie. Pour ceux qui n’ont pas connu le titre d’origine, ce Spyro est un jeu de plate-forme sympathique, qui conviendra sans doute aux plus jeunes d’entre nous. Cependant, il ne fait pas le poids par rapport aux titres du genre actuels tel qu’un Super Mario Odyssey.

GRAPHISMES
Beaux, variés et détaillés
85%
Gameplay
Cohérent à l’époque, daté aujourd’hui
70%
Scénario
30%
Durée de vie
Très complet
70%
Bande Son
Bruitages et musiques agréables
80%
Crash test
39.99

Prix conseillé, après le Crash Test.
Mais qu’est ce qu’un CRASH TEST ?
Mais qu’est ce qu’un Crash Test ? Contrairement aux nombreux tests que l’on peut trouver, la note finale est donnée à travers un prix d’achat conseillé. Partant du prix de vente neuf constaté (environ 39,99€), Crash Test tacle là où ça fait mal et vous donne la véritable valeur d’un jeu. Pourquoi payer trop cher ses jeux vidéo ?

Test de l’Oculus Quest : Rendre la VR accessible à tous !

Sorti il y a maintenant 4 mois, l’Oculus Quest est le dernier casque de réalité virtuelle d’Oculus & Facebook qui a pour ambition de rendre la VR de qualité accessible au plus grand nombre. Pari réussi ou raté, nous vous disons ça tout de suite. 

L’Oculus Quest est un casque de réalité virtuelle sans fil tout en un, fourni avec des manettes et un chargeur. Il dispose de capteurs intégrés permettant la détection des manettes Oculus Touch et de vous déplacer dans un espace défini.

La réalité virtuelle sous le signe  de l’accessibilité 

Plus

Dès la sortie de sa boite, nous avons été frappés par la simplicité d’installation de l’Oculus Quest. Pas de câble, pas de notice à lire, vous n’avez qu’à mettre le casque, l’ajuster à votre tête et l’allumer. Vous devez ensuite télécharger l’application iOS/Android pour synchroniser votre compte Oculus à votre casque. Et il ne vous restera plus qu’à télécharger & acheter vos jeux/applications depuis le casque directement ou depuis l’app mobile.

Au premier démarrage, le casque vous invite à définir votre « guardian ». Plus clairement, vous devez paramétrer votre zone de jeu virtuelle par rapport à la place dont vous disposez dans le monde réel. Ce serait dommage de s’éclater la main contre votre TV ou trébucher sur une chaise. Encore ici, Oculus simplifie les choses au maximum et il vous suffira de tracer votre espace de jeu autour de vous grâce à une de vos manettes Oculus Touch. 

Oculus Quest

Une fois celui-ci paramétré, vous aurez droit à une vidéo de présentation avant d’accéder finalement à votre salon virtuel et ainsi à vos jeux, applications et à la marketplace. 

Avant tout, un casque premium

Malgré l’absence de câble et cet aspect de simplicité que nous avons ressenti lors de l’utilisation, l’Oculus Quest reste un casque premium. 

On y retrouve les dernières technologies et nouveautés Oculus :

  • Type d’écran : OLED
  • Résolution :  1440 x 1600 per oeil, alors que l’Oculus Rift original avait 1080×1200 par oeil
  • Rafraichissement d’image : 72Hz
  • Processeur : Qualcomm Snapdragon 835, qui équipe notamment les smartphones premiums Galaxy S8, OnePlus 5, Xperia XZ Premium
  • 4GB RAM
  • Une batterie Lithium-ion de 2-3 heures d’autonomie selon le type de jeu ou app utilisé
  • 4 capteurs permettant de détecter l’environnement et les contrôleurs
  • Deux contrôleurs Oculus Touch dernière génération
  • Un poids de 571g, ce qui est plus lourd qu’un Rift qui était à  470g
Plus

Nous avons apprécié également les haut-parleurs intégrés directement dans le casque. Sans être transcendant, le son fait largement l’affaire sur la plupart des applications. On peut bien sûr ajouter des écouteurs ou casques via le port mini jack présent sur le côté du casque. 
Egalement, autre gros point positif, la possibilité de streamer très facilement ce que le joueur voit dans son casque directement sur le smartphone. En effet, il vous suffit de sélectionner l’option depuis le casque, de confirmer sur l’application Occulus et le tour est joué. Vous pouvez ensuite voir le résultat directement sur l’écran du mobile ou le brancher sur une TV pour en profiter à plusieurs. 

Niveau confort, le Quest fait bien dans le premium. Le casque s’ajuste très facilement sur la tête et au niveau des yeux. La latence est également très correcte et nous n’avons eu quasi aucun décrochage (hors durant les temps de chargement).
Cependant, la lumière sera votre meilleure amie pour une utilisation optimale. Si vous êtes dans une pièce trop sombre, le casque ne détectera pas l’environnement et surtout les Oculus Touch. Et chose étrange, nous avons eu également des problèmes dans une pièce surexposée au soleil où nous nous sommes retrouvés téléportés à deux mètres de hauteur au premier passage d’un nuage dans le jeu de combat Creed VR. Cela reste bien sûr assez rare et dans 95% du temps, dans une pièce éclairée normalement, nous n’avons eu aucun problème.

Côté jeux, nous y retrouvons de nombreux classiques tels que Super Hot, Moss, Ocean Rift, l’excellent Beat Saber, Star Wars et bien d’autres. Pour avoir pu essayer la plupart de ces titres sur d’autres casques VR, l’expérience est équivalente voire meilleure si l’on prend en compte la simplicité de mise en route et l’absence de câble.

Plus

Pour éviter toute mauvaise surprise, motion sickness ou autres, Oculus a tout prévu. Sur la fiche de chaque jeu, vous retrouvez les commentaires d’autres joueurs, ainsi que l’intensité des effets VR pouvant entrainer un certain malaise. Et même si malgré ça, le jeu ne vous convient pas après l’achat, vous pouvez vous le faire rembourser très facilement depuis l’application mobile. Nous avons d’ailleurs été agréablement surpris par la politique de remboursement plutôt claire et simple. Pour vous faire rembourser un jeu, il suffit de ne pas avoir jouer plus de deux heures dans les 14 premiers jours qui suivent l’achat. Attention à ne pas trop en abuser tout de même, nous avons pu en faire les frais au bout du 10ème remboursement d’affilé (vis ma vie de testeur :p). 

Voici la liste de la cinquantaine de jeux que vous pouvez retrouver sur l’Oculus Quest et leur prix : 

Titres Prix
Angry Birds VR: Isle of Pigs $15
Apex Construct $20
Apollo 11 $10
Bait! Free
Ballista $15
Beat Saber $30
Bigscreen Beta Free
Bogo Free
Bonfire $10
BOXVR $30*
Creed: Rise to Glory $30
Dance Central $30*
Dead and Buried II $20
Drop Dead: Duel Strike $15*
Electronauts $20
Epic Roller Coasters Free
Facebook Watch Free
Face Your Fears 2 $20
First Steps Free
Fruit Ninja $15*
Guided Tai Chi $10*
I Expect You To Die $25
Job Simulator $20
Journey of the Gods $30
Keep Talking And Nobody Explodes $15
Moss $30
National Geographic VR Explore $10
Nature Treks VR $10
Netflix Free
Ocean Rift $10*
Oculus Browser Free
Oculus First Contact Free
Oculus Gallery Free
Oculus TV Free
Oculus Video Free
Orbus VR: Reborn $40*
PokerStars VR Free
Racket Fury: Table Tennis $20
Rec Room Free
Red Bull TV Free
Robo Recall: Unplugged $30
RUSH $20
Shadow Point $20*
Skybox VR Video Player Free
Space Pirate Trainer $15
Sports Scramble $30
SUPERHOT VR $25
The Exorcist: Legion VR $25
Thumper $20
Tilt Brush $20*
Ultrawings $15
Vader Immortal: Episode I $10
Virtual Desktop $20
Virtual Virtual Reality $15
VR Karts: Sprint $15*
VRChat Free
Wander $15
YouTube VR Free

Vous l’aurez compris, on reste sur du classique pour ce qui est de VR. La plupart des titres sont des classiques présents sur la plupart des casques premium du marché. Alors oui nous sommes sur un casque tout en un, sans aucun fil mais nous aurions espéré quelques titres exclusifs qui justifieraient encore plus son acquisition. Egalement la plupart des titres intéressants et originaux sont payants et globalement chers. Le store n’étant pas encore très fourni, très peu de titres sont disponibles en démo ou en promotion. 

Egalement, nous espérons que d’autres titres arriveront bientôt car, même quatre mois après la sortie, nous faisons encore rapidement le tour des jeux disponibles sur l’Oculus Quest

Enfin, chose intéressante à noter et qui ajoute un certain intérêt pour ceux qui possèdent un PC et un compte Steam. L’Oculus Quest tournant sur une architecture de base Android, vous pouvez très facilement y installer Steam VR et ainsi profiter d’un panel énorme de jeux.

Voici le petit tuto youtube pour ceux qui souhaiteraient l’installer.

L’Oculus Quest est un excellent casque tout-en-un. Il ne dispose d’aucun câble, il est très simple à installer et encore plus simple à utiliser. Oculus réussi ici le pari de rendre la réalité virtuelle telle que nous la connaissons aujourd’hui la plus accessible possible. Une accessibilité qui a tout de même un prix, puisque vous trouverez cet Oculus à 449 euros pour son modèle 64Go et 549 euros pour le 128go.
On regrettera un store encore un peu trop léger en jeux et applications pour l’instant et un hardware qui montrera très rapidement ses limites, notamment avec l’évolution des jeux VR des prochaines années.

SuperHot sur Nintendo Switch : Vraiment Super Bien ?

Encore un portage pour la Nintendo Switch et pas des moindres puisqu’il s’agit du multi récompensé SuperHot. Une véritable pépite qui ne date pas d’hier puisque le jeu a été imaginé lors de la GameJam 7DFPS (7 Day First Person Shooter ndlr) en 2013, avant de réussir l’année suivante un Kickstarter pour finaliser son développement. Il sortit sur PC/MAC & Xbox One en 2016, puis fut compatible VR en fin 2016 avant d’arriver sur PS4 (PSVR) en juillet 2017. Il reçut également quelques récompenses et fut nommé deux années d’affilées comme meilleur jeu VR à la GDC (Game Developpers Conference ndlr)

Mais alors, après tant d’années de bons et loyaux services, la version Nintendo Switch n’est-elle pas le portage de trop ? 

SUPER HOT, SUPER HOT, SUPER …. HOT, SUPER …… HOT !

Pour ceux qui ne le connaissent pas, SuperHot est un FPS action/stratégie où le temps s’écoule lorsque vous bougez/effectuez une action quelconque. Seul le fait de regarder autour de vous n’accélère pas le temps et vous permet ainsi d’observer la scène pour ne pas mourir au premier mouvement.

Rien ne sert de courir …

Chaque niveau prend la forme d’arène de couleur blanche très épurée, tout en restant lisible et reconnaissable. On y retrouve par exemple un parking, un bar, un chantier et bien d’autres.
Ces derniers sont remplis d’ennemis composés de polygones rouges et ayant tous pour but de vous tuer. Vous l’aurez compris, votre objectif sera donc de vous débarrasser d’eux avant qu’ils ne vous touchent. Et pour cela vous disposerez d’une multitude d’armes : Pistolet, fusil à pompe, mitraillette, Katana, objets du décor et même vos poings. Tout l’intérêt du jeu sera de les utiliser avec réflexion et bonne intelligence. Ainsi, vous devrez peut-être lancer au visage d’un ennemi votre pistolet encore chargé pour pouvoir récupérer son fusil et venir à bout des deux autres petits malins qui arrivent derrière. Et encore, une multitude de scénarios sont possibles et tout autant jouissifs. 

SuperHot

Malgré une rejouabilité appréciable,  SuperHot ne dispose « que » de 34 niveaux soit environ 3 heures de jeu. Une durée de vie très limitée pour un jeu à ce prix, même si les modes de défis rajoutent un intérêt supplémentaire au titre.

Dans le mode Endless, par exemple, vous devrez tenir le plus longtemps possible face aux hordes d’ennemis et dans le mode « Challenge » vous replongerez dans les niveaux déjà effectués avec de nouvelles règles imposées plus où moins intéressantes (sans arme, avec un type d’arme précis etc). 

Suivez le lapin blanc …

SuperHot

Passons à l’histoire maintenant car oui, SuperHot dispose d’un petit scénario original. Si de prime abord le jeu ne laisse transparaitre qu’une suite de niveaux à compléter, nous nous retrouvons rapidement au coeur d’une belle mise en abîme.

Ainsi les menus jouent un rôle important et nous placent dans la peau d’un personnage qui joue à une version piratée de SuperHot, envoyée par un « ami ».  L’interface en mode terminal PC rend la navigation immersive dans l’univers du jeu. Nous sommes même amenés à simuler une discussion avec notre notre généreux donateur tout au long de l’aventure. Bien qu’accessoire, ce bon petit cassage du 4ème mur est intéressant à suivre et il faut l’avouer, nous met clairement dans l’ambiance cyberpunk du jeu. Simple mais efficace.

Techniquement, nous n’avons pas grand chose à rapporter sur cette version Nintendo Switch. Le titre étant de base assez épuré, le rendu est plutôt propre en portable tout comme en docké (mode TV ndlr). Sans surprise également, la fluidité est bien au rendez-vous. Nous d’avons d’ailleurs bien apprécié l’utilisation des Joy-Con détachés en mode TV avec l’utilisation du gyroscope.

En conclusion nous pouvons dire que SuperHot est un excellent FPS mêlant avec brio action et réflexion. Le style graphique très épuré ainsi que la mise en abîme en font un jeu aussi original qu’attachant.

Le portage Nintendo Switch n’a quant à lui pas à rougir un seul instant des autres versions. Nous y retrouvons les mêmes sensations voire plus grâce aux gyroscopes des Joy-con. Pour ceux qui en sont équipés, seule l’absence de la VR donnera l’avantage aux versions PS4 et PC avec leur PSVR et Oculus Rift/HTCvive

GRAPHISMES
Original, propre et fluide 90%
Gameplay
Parfaitement adapté au Joy-con autant en portable qu'en TV 90%
Scénario
Intéressant mais très accessoire au final 60%
Durée de vie
Très court malgré une forte rejouabilité 65%
CYBERPUNKATTITUDE
Néo quand tu nous tiens 100%
Crash test
22.99
Prix conseillé, après le Crash Test.

Wolfenstein Youngblood sur Nintendo Switch : Ça pique les yeux !

2 ans après l’excellent et bourrin « The New Colossus », Bethesda remet le couvert avec cette suite directe, Wolfenstein Youngblood. Comme cela est indiqué dans le titre, nous incarnerons du sang neuf et pas n’importe qui : Les deux filles William J. Blazkowicz, héros du précédent épisode. 

Que vaut ce nouveau Wolfenstein ? Qu’en est-il de la version Nintendo Switch ? Attention les yeux, c’est parti ! 

Wolfenstein Youngblood se déroule, comme le précédent opus, dans un univers uchronique où les américains ont perdu la Seconde Guerre Mondiale. L’histoire se poursuit dans les années 80 où nous suivons les aventures des deux filles de Blazkowicz (héros du premier opus ndlr) bien décidées à retrouver leur père parti en mission périlleuse sur Paris. C’est d’ailleurs dans la ville lumière sous l’étendard Nazi que l’aventure se déroule.
Ne vous attendez pas d’ailleurs à ce que cela vous saute aux yeux. Avant de voir le plan du métro où l’on devine certains monuments, il est difficile de distinguer la capitale française d’une autre ville européenne lambda. Surement la faute aux Nazis … ou au directeur artistique.

wolfenstein youngblood

Où sont mes lunettes ?!

Graphiquement, c’était prévisible mais la version Nintendo Switch fait clairement la gueule. Nous avons droit à une fluidité assez constante à 30FPS, mais à quel prix. En mode portable c’est flou, très flou, on a beau se frotter les yeux ou mettre des lunettes, rien n’y fait. Les cinématiques faites avec le moteur du jeu mettent encore plus en avant le retard d’affichage des textures, l’aliasing à gogo et quelques ralentissements. Et ne parlons pas du mode « Docké » (sur la TV ndlr), qui en plus d’être également flou (à moindre mesure qu’en portable), présente des graphismes très pauvres. 
Ce Wolfenstein est encore une fois la preuve que la console portable de Nintendo n’est pas taillée pour tous les types de jeux AAA, à l’heure actuelle.

Avec lunettes Avec lunettes
Sans lunettes Sans lunettes

Moche mais efficace ! 

Une fois nos gouttes dans les yeux mises, nous revenons au coeur du jeu et notamment à son gameplay. Celui-ci est très agréable, nerveux et dynamique. La fluidité constante du jeu rendent d’ailleurs les phases d’action très fun et aussi lisibles que la Switch le permet. C’est pas beau certes, mais le plaisir en jeu est bel et bien présent.
Les niveaux, plus ouverts que sur les précédents opus, sont taillés pour la coopération. Ainsi, il faudra vous synchroniser avec votre acolyte pour ouvrir des portes ou des caisses de bonus. Nous nous attentions tout de même à mieux en terme de level design de la part des équipes d’Arkane studio qui nous avait fait rêver, notamment dans Dishonored 2.

wolfenstein youngblood

Toi + Moi contre tous ! 

L’évolution des personnages dans le jeu est plutôt bien pensée. Ainsi, au fil des missions vous augmenterez votre niveau d’expérience, vous permettant de débloquer de nouvelles compétences autour de votre armement, votre combinaison, et de ses pouvoirs associés. Ces améliorations auront une importance en coopération car selon les capacités de votre coéquipière, vous allez pouvoir user de stratégies différentes. Cela n’est valable que pour ceux qui joueront en multi. En solo, votre soeur disposera des mêmes capacités et armement que vous.

Autre détail intéressant, vous disposerez de la possibilité de booster les capacités de votre partenaire pendant quelques secondes. Pour cela vous devrez choisir un signe associé à un boost/bonus temporaire et l’utiliser pour lui offrir une capacité d’invulnérabilité, une armure renforcée ou d’autres.

YoungBlood est d’ailleurs clairement taillé pour le multijoueur. Faisable plus difficilement en solo, nous ne pouvons que vous conseiller de trouver un coéquipier solide pour évoluer plus sereinement tout au long du jeu. Notez également que si vous achetez le jeu en Deluxe Edition, vous disposerez d’un Buddy Pass pour inviter un ami n’ayant pas le jeu.

wolfenstein youngblood

Quand il y en a plus il y en a encore et encore … et encore 

Côté durée de vie, Wolfenstein Youngblood est généreux mais répétitif. La progression du jeu s’articule autour d’une quête principale, retrouver votre père et donc pénétrer dans un Labo secret. Celle-ci n’est accessible qu’après l’accomplissement de 3 grosses quêtes associées, qui sont quant à elles accessibles qu’à un certain niveau d’expérience. Vous l’aurez compris, il nous restera une plâtrée de missions secondaires nécessaires avant de s’attaquer aux quêtes principales.
En conséquence, préparez-vous à repasser plusieurs fois par les mêmes zones, toujours occupées par des soldats de plus en plus coriaces au fil de votre évolution. Oubliez également la possibilité de toute infiltration, les ennemis vous repèrent très rapidement et l’alarme vous enverra une vague de Nazis en suivant. 

Comme indiqué plus haut, les gunfights sont très agréables et challengeant, même en difficulté « normale ». On apprécie également le feeling des armes qui, même avec des Joy-con, pas vraiment taillés pour le FPS, reste très bon. Malheureusement la redondance des missions et la difficulté évolutive les rendent vraiment pénibles à force, surtout au bout du 3 ème passage au même endroit.

Wolfenstein Youngblood

Pour conclure ce test, nous pouvons dire que Wolfenstein Youngblood est un bon FPS dans la continuité de New Colossus. On y déplore cependant les défauts du genre avec une certaine répétitivité et une difficulté usante, surtout en solo. Cela est rattrapé par un système d’évolution des personnages agréable et bien pensé, le tout agrémenté de mécaniques multi très intéressantes (Les Signes ou encore le Buddy Pass).

La vraie question est, est-ce vraiment la version Switch qu’il vous faut ? Certes, il est agréable de jouer à un bon FPS triple A en nomade, mais à quel prix. Même s’il reste jouable, Youngblood est clairement moche et même pour un jeu Switch. Plus grave encore ces limitations techniques nous empêchent de profiter pleinement du jeu.

Nous ne pouvons que vous conseiller de vous tourner vers les versions PS4/XBOX/PC pour goûter à la vraie expérience du jeu. 
Cependant, si jouer avec une myopie constante ne vous dérange pas, foncez, mais le jeu ne sera pas remboursé par la Sécu.

GRAPHISMES
Fluite et c'est tout 20%
Gameplay
Agréable, fun et dynamique 90%
Scénario
Quel scénario ? 30%
Durée de vie
Complet mais un peu répétitif 60%
Bande Son
Bonnes voix, VF, sound design et musiques 80%
Crash test
34.99
Prix conseillé, après le Crash Test.

Crash Team Racing : Une refonte graphique aux mécaniques mal huilées

Crash Team Racing, sorti en 1999 sur Playstation première du nom, proposait une bonne alternative aux non possesseurs de Nintendo 64.
Fun, drôle et original, le soft se targuait d’avoir du contenu et de la profondeur pour l’époque et pour ce type de jeu.
20 ans plus tard, après une suite en deçà et le rouleau compresseur Mario Kart et ses évolutions, Crash Team Racing : Nitro Fueled tient-il l’asphalte ? ou fait-il une sortie de route ?

La refonte graphique est totale et à l’instar d’un Crash Bandicoot N’sane Trilogy, le rendu est absolument magnifique. On reconnaitra tous les circuits d’antan, mais avec un nombre énorme de détails en plus qui flattent la rétine. Il faut le dire, au-delà d’un simple portage HD, c’est avec brio que les développeurs de chez Beenox ont rendu les circuits vivants dans un univers cohérent. On rigolera beaucoup devant quelques statues loufoques ou autres situations cocasses : le rameur qui essaie de remonter une chute d’eau en permanence…  

Côté technique, nous sommes sur du 30fps constants (encore heureux), ce qui paraît surprenant pour un simple portage de ce type… Au revoir les 60fps, sur n’importe quelle plateforme. Un détail technique qui, malheureusement, rend certaines phases de jeu bordéliques voire incompréhensibles. Choses rares certes, mais assez fréquentes pour être soulignée malheureusement. S’en suivent des temps de chargement honteusement longs pour une production de ce genre. Si c’était encore pour respecter la matière première, on s’en serait volontiers passé ; en plus de casser le rythme, ça devient agaçant à la longue.

En route marcel !

Passons à la conduite… déroutante serait le moins que l’on puisse dire. Cela est dû en premier lieu par un mappage des touches contre-intuitif. A l’instar d’un Mario Kart, on accélère avec A (au lieu de l’habituelle gâchette sur Xbox/PS4), pour bien prendre les virages vous devrez faire des dérapages avec les touches R1 ou L1 et pour booster l’accélération durant le virage il faudra utiliser le bouton inverse de celui utilisé précédemment. Pendant le dérapage vous pourrez booster 3 fois d’affilées votre accélération et si vos timing sont parfaits, avoir un « mega-boost ». Déjà que l’explication n’est pas facile à faire ici, imaginez-vous largué en pleine course avec le peu d’explications que vous donne le jeu. 
On mettra une à deux bonnes heures à s’habituer à ces touches datant d’un ancien temps. En plus de ça, les collisions sont elles aussi particulières : se voir arrêté net sans raison alors qu’on a à peine frôlé un mur s’avère frustrant.

On retrouve ainsi de nombreux « défauts d’époque » qui passeront sans problème aux yeux des nostalgiques mais qui braqueront sans doute les nouveaux venus. 
C’est un peu comme un bon « C’est Pas Sorcier », on aime toujours ça au bout de 20ans, mais il faut avouer que ça a mal vieilli.

Crash team racing : underground

Dès le début de l’aventure, vous allez avoir la possibilité de faire le mode histoire de deux façons : ou vous choisissez la manière « à l’ancienne », en utilisant un seul personnage du début à la fin ; ou alors remis au goût du jour en ayant la possibilité de changer à tout instant de protagoniste, de kart, d’éléments esthétiques, etc… 
Les divers éléments seront à débloquer au fur et à mesure de l’aventure principale mais aussi après. Vous pourrez ainsi refaire les circuits avec des modes de jeu différents : ramasser les 3 lettres CTR pendant les courses, ramasser un certain nombre de gemmes dans le temps imparti, etc… Tout ceci pour aller flamber avec votre nouveau kart pendant les courses en ligne. 
Une trentaine de circuits vous attendent, issus de Crash Team Racing ou Crash  Nitro Kart à refaire dans tous les modes afin de débloquer tout le contenu disponible. Sans oublier une douzaine d’arènes pour se foutre sur la tronche sans modération.

Dark crash ou crash soul’s racing : au choix

Ce qui pourrait rebuter les plus jeunes d’entre vous, c’est la difficulté. On reste sur du made in 1999 et ça se ressent à tous les niveaux. L’IA, extrêmement agressive, n’hésite pas à passer par les raccourcis et à vous exploser la tronche à la moindre occasion. À la moindre erreur ou sans de bons bonus, on peut vite se retrouver de leader à looser pendant une course.
La victoire sera assurée par une course parfaite, des virages pris parfaitement, des boosts utilisés à bon escient et globalement de la chance de ne pas trop s’être fait attaquer au cours de la partie.
Encore une fois, les plus anciens devraient y retrouver les plaisirs du sans faute de l’époque, là où les plus jeunes bouderont le jeu, trop habitués au « 50cc de Mario Kart ». C’est un parti pris, on aime ou pas.
Il n’a pas été rare lors des tests de faire une course parfaite et dans les derniers mètres se faire littéralement attaquer à la chaine sans avoir d’objet qui nous permette de remonter face au 1er pendant le dernier tour. La moindre erreur handicape vite, même dans les courses de boss, tant techniques que rapides. Il faut vraiment se retrouver hors du peloton le plus vite possible et espérer qu’on ne se fasse pas trop « gangbanger » durant ladite course.

C’est un véritable parti pris d’avoir gardé l’esprit de 1999, dans le fond comme dans la forme. Bien sûr aujourd’hui le jeu est magnifique graphiquement parlant, mais sous ses belles couleurs chatoyantes, une odeur de vieille huile s’en dégage. Dommage qu’Activision et Beenox n’aient pas proposé des alternatives de gameplay plus intuitives et contemporaines. Cela aurait pu rendre le jeu plus accessible à tous types de joueurs.
Malheureusement ici, seuls les nostalgiques auront le coup de foudre, pendant que les autres retourneront très rapidement à leur Mario Kart, beaucoup plus accessible tout en restant challengeant.

GRAPHISMES
Beaux, variés et détaillés 80%
Gameplay
Cohérent à l'époque, daté aujourd'hui 50%
Scénario
20%
Durée de vie
Très complet 70%
Bande Son
Bruitages et musiques agréables 60%
Crash test
39.99
Prix conseillé, après le Crash Test.

[Crash Test] Super Mario Maker 2 : Un quasi sans faute

Il est enfin arrivé ! Super Mario Maker 2 vient assurer la suite sur Nintendo Switch, après un premier opus déjà immensément riche en contenu et possibilités. Après de trop nombreuses heures de jeu et quelques crises de nerfs, voici notre Crash Test !

Super Mario Maker c’est quoi ?

Pour ceux qui l’ignorent encore, Super Mario Maker 2 est avant tout un jeu de plate-forme qui bénéficie des moteurs de Super Mario Bros 1 & 3, Super Mario World, New Super Mario Bros et Super Mario 3D World. Nous retrouvons donc une incroyable richesse et variété de gameplay, le tout avec des éléments familiers qui ont fait déjà leur preuve dans les précédents jeux sortis.

Une histoire pour apprendre à jouer

Super Mario Maker 2

Avant d’aller au charbon, nous nous sommes laisser séduire par le mode histoire. Pas très complexe, vous devez (re)construire le château de la princesse Peach. Pour cela, il vous faudra des pièces d’or, que vous trouverez en accomplissant les missions confiées par les Toads. Ainsi, nous aurons droit à de nombreuses petits niveaux s’étalant sur environ 5 heures de jeu.

La variété de niveaux nous permettent de découvrir les nombreuses possibilités de level & game design, d’ennemis, d’accessoires ou de encore pièges offerts dans ce Super Mario Maker 2. En passant, on apprécie l’imagination des développeurs, qui étaient d’ailleurs dirigés par le grand Takashi Tezuka, l’homme derrière les Super Mario Bros 1 ou encore Legend of Zelda.

Plus concrètement, le solo n’est pas essentiel mais fait office d’un très bon entrainement avant de se lancer dans le coeur du jeu, qui est quant à lui infini.

Au boulot

Super Mario Maker 2

Passons maintenant au coeur de ce nouvel opus, la construction. L’éditeur de niveau, toujours aussi complet, permettant de modeler les niveaux de votre choix sous différents type de Super Mario : Super Mario Bros 1 & 3, Super Mario World, New Super Mario Bros et Super Mario 3D World.

Pour cela vous avez accès à tout un panel de décors, objets, ennemis pour matérialiser votre niveau et créer un challenge plus ou moins ardu. Pour les adeptes d’extrême difficulté, n’ayez pas trop les yeux plus gros que le ventre car, pour être valide, votre niveau devra être faisable… par vous. Sans cela, impossible de le partager à la communauté de joueurs en ligne.

Super Mario Maker 2

Nous avons pu remarquer quelques nouveautés intéressantes par rapport au premier opus, déjà très complet : la possibilité de créer des pentes, la gestion du scrolling, qui permet de générer des niveaux verticaux encore plus challengeant, ou encore les conditions pour accomplir le niveau. Cette dernière permet de varier les conditions dans l’accomplissement des niveaux en demandant par exemple aux joueurs : de ne pas sauter, de ramasser un certain nombre de pièces ou de tuer certains ennemis.

Notez que si les quatre premiers style de Super Mario disposent d’une structure similaire permettant de passer de l’un à l’autre sans tout refaire, passer sur le thème New Super Mario 3D world vous obligera à tout refaire. La raison est simple, la structure des niveaux réalisables, les objets ainsi que les ennemis disponibles n’ont pas d’équivalent direct sur les précédents jeux de la licence (tel que notre petit favoris Bowser Chat).

Super Mario Maker 2

Côté multijoueur, nous sommes également comblés. Vous pourrez concevoir des niveaux à deux et jouer ensuite ensemble à ces derniers depuis la même console ou sur plusieurs Nintendo Switch en local.

Bien que plaisantes, les phases de construction nous renvoient aux limitations des manettes/Joy-con qui seront beaucoup moins ergonomiques que nos doigts (ou un stylet) sur l’écran tactile de la console 

Super Mario Maker 2

Mais ce n’est pas tout, vous allez pouvoir publier vos créations pour les rendre jouables par d’autres joueurs avides de challenge. Et bien sûr vous allez pouvoir également trouver votre bonheur parmi le grand nombre de niveaux disponibles en ligne. Pour cela, on appréciera la présence de classements de niveaux selon leur succès mais également des tags pour trouver plus précisément son bonheur.
Chose très intéressante (et drôle) que nous avons pu noter : lorsque vous mourez dans ces niveaux en ligne, vous pouvez voir les marques des précédentes morts, ainsi que les commentaires « rageux » d’autres joueurs. On regrettera cependant, le temps de chargement des niveaux en ligne qui peut parfois être long, voire ne jamais aboutir.

En conclusion Super Mario Maker 2 est un véritable petit bijoux vidéoludique. Il offre une excellente expérience aux joueurs ainsi qu’aux créateurs en offrant un contenu, un challenge, une inventivité quasi infinie. Quelques défauts inhérents au support se font cependant sentir, tel que l’utilisation des manettes (Joy-Con en solo ou pire, en multi) pour la construction qui ne sont pas du tout adaptées ou encore les quelques latences de chargement en ligne.

Malgré cela, le jeu plaira aux amoureux de Super Mario, de jeux de plateforme, de challenge, de construction, de casse-tête et surtout de jeu vidéo ! Un véritable must have du genre !

Scénario
Scénario-tuto 40%
Gameplay
Parfait en jeu ! Tactile obligatoire en construction 70%
Graphismes
Classiques et variés 80%
Durée de vie
Complet et aux possibilités infinies 100%
Bande Son
Classique et efficace ! Tout y est ! 90%
Crash test
54.99
Prix conseillé, après le Crash Test.

[Crash Test] La Rage 2 Doom, une avalanche d’ennuis

Huit ans après un premier opus bancal, Rage 2 débarque dans le registre des FPS décomplexés. Pour cet opus, id Software se fait accompagner par Avalanche Studios dans l’optique de fusionner leur expertise. Passant d’Electronic Arts à Bethesda à l’édition, ce nouveau ménage a-t-il accouché d’un bel être vidéoludique ou d’un monstre difforme ? C’est l’heure du diagnostique de Rage 2 !

Rage 2 ne s’embarrasse pas d’un scénario se contentant vaguement de reprendre le contexte post apocalyptique d’un premier épisode qui tenait déjà sur un ticket de métro. En gros, vous êtes là pour défoncer de la chair à canon de mutants, point barre. 
Seulement, tout ça sonne terriblement creux, générique, insipide et aurait pu être intéressant sur son humour nanaresque mais il n’en n’est rien : c’est juste une mauvaise série B, flanquée d’une mauvaise narration. Les personnages comme les dialogues sont creux, là où par exemple, les deux derniers volets de Wolfenstein étaient très bons.

Il n’y a presque rien à retenir de son univers, tant on sent les inspirations puisées à droite à gauche notamment Mad Max (développé par le studio Avalanche ndlr). On a le droit à un grand monde ouvert qui souffre, comme tant d’autres, de son vide abyssal n’apportant que trop peu d’intérêt dans l’exploration.

Vous voyez la logique de construction des jeux Ubisoft et leur monde ouvert fait de points d’intérêts qui dégueulent sur la map ? C’est du pareil au même ici. Il y a un semblant de scénario principal incarné par 3 personnages qui vous donnent des missions sans intérêt. On se contente de remplir leur jauge d’avancement de couleur différente pour « progresser » dans ce calvaire, afin de débloquer de nouvelles capacités. Seulement, vient ici se greffer un gros problème de level et game design car il ne sera même pas nécessaire d’obtenir toutes ces compétences pour finir l’aventure.

En somme, on retrouve la même structure narrative et le level design de la série Far Cry, une formule qui elle aussi s’étiole au fur à mesure des épisodes mais qui reste efficace à contrario de ce Rage 2.

C’est un point important à souligner car tout le sel de ce jeu se situe sur son gameplay FPS pur, le seul aspect jouissif du titre car les gunfight sont très bons, quoi que trop mous sur consoles malheureusement (un gros problème des FPS à la manette si vous voulez mon avis). Le seul point positif, nous le devons aux équipes d’ID Software qui ont enfantées l’excellent reboot de Doom en 2016 et ça se ressent dans Rage 2. Le feeling des armes est très bons, de leur sensation de shoot et leur sound design sont une réussite.

Rage 2

Toutefois, en dehors de ces bons moments de gunfights qui ressemblent aux arènes de Doom, on s’ennuie profondément. Se contentant d’aller d’un point A vers un autre point B tout en vidant des camps de mutants. Vous aurez plusieurs véhicules à conduire pour accomplir votre funeste destin mais ces séquences sont, elles aussi, bien trop mollassonnes surtout si on les compare à la conduite de son modèle, Mad Max. On en viendrait presque à regretter les phases en « BatankMobile » du dernier Batman de Rocksteady…

Un conseil à vous donner pour rendre l’aventure un minimum jouissive ? Mettez d’emblée la difficulté de Rage 2 en difficile pour que les phases de shoot soient plus corsées et vous obligent à utiliser toutes vos compétences, donc à toutes les obtenir et les combiner entre elles.

En ce qui concerne l’aspect technique, ce n’est pas vraiment fameux non plus sur consoles (Xbox One pour ce test ndlr) mais qui s’en sort beaucoup mieux sur PC. On sent que le moteur utilisé est celui du très bon Apex Legends, flanqué d’un dynamisme dans les déplacements.
Toutefois, au moment de notre test avant une probable salve de MAJ, Rage 2 était un calvaire en termes de bug (Bethesda oblige vous me direz), plantant sans cesse pour notre plus grand plaisir.

 

Rendons, pour finir, hommage à l’I.A. des ennemis qui n’est pas trop mauvaise, faisant parfois penser à l’excellente couverture et stratégie de contournement des ennemis du premier F.E.A.R.

Vous l’aurez sûrement deviné mais nous n’avons pas aimé Rage 2 pour tout un tas de raisons. C’est bien dommage que le mariage entre id Software et Avalanche Studios ne ce soit pas bien orchestré. Ainsi on regrette que l’un apporte son savoir-faire dans le gameplay gunfight nerveux (coucou Doom) alors que l’autre n’arrive pas du tout à insuffler un quelconque dynamisme à son monde ouvert.
Il lui manque un ton beaucoup plus décalé à la Borderlands pour nous faire sourire, ainsi qu’un minimum d’écriture et de level design pour en faire un titre agréable à parcourir. Gageons de croire que les MAJ ont effacé certaines déconvenues et que les futurs DLC puissent lui octroyer une aura plus bienveillante dans ce qui est actuellement un titre bien trop générique en l’état.

Scénario
Boom bam bimmm tatatatattata 10%
Gameplay
Globalement agréable 60%
Graphismes
Passable sur Xbox One 50%
Durée de vie
Une dizaine d'heures de jeu 40%
Crash test
59.99
Prix conseillé, après le Crash Test.

[Crash Test] Resident Evil 4 sur Nintendo Switch : un portage paresseux ?

A sa sortie, en 2005, Resident Evil 4 apporta un vent de fraicheur au genre survival-horror. Que ce soit par ses graphismes que par son gameplay novateur, le jeu marqua toute une génération. Depuis, nous avons eu droit à plusieurs rééditions HD en 2011 avec notamment une version Wii plutôt originale avec l’utilisation du Wii Motion. 

Que vaut cet ultime portage sur Nintendo Switch plus de 14 ans plus tard ? 

Côté histoire, vous incarnez le héro de Resident Evil 2, Leon S. Kennedy, qui est envoyé en Espagne pour retrouver la fille du Président des États-Unis, qui a été kidnappée. Très simple, l’objectif du jeu sera de secourir la jeune demoiselle en détresse et de l’escorter saine et sauve. Si nous retirons le fait que le scénario est plus simple que celui d’un film de Luc Besson, le jeu profite toujours d’un rythme soutenu. De plus les phases de jeu avec Ashley, la fille du président, apporte une dose de stress supplémentaire. Cette dernière se faisant kidnapper à la moindre seconde d’inattention.    

Resident Evil 4

Loin d’être son premier portage, Resident Evil 4 s’affiche ici en HD – 16/9 ème dans un rendu plutôt propre sur la console hybride de Nintendo. On notera plus d’aliasing que sur les version HD PS4, Xbox One sans que cela soit gênant au cours des parties.  

Resident Evil 4

C’est surtout au niveau du gameplay que le coup de vieux se fait sentir. Nous ne pouvons que déplorer la rigidité omniprésente et le sentiment d’extrême lourdeur dans les mouvements de notres personnage. Pour vous remettre un petit peu de contexte, vous déplacez votre personnage et vous faites pivoter la caméra avec le MÊME STICK GAUCHE. Une tannée lors des déplacements rapides pendant les attaques. Dommage que nous n’ayons pas eu droit à une petite mise à jour de la maniabilité du jeu, même en option.
Depuis 2005 beaucoup de progrès ont été faits et il est très difficile de ne pas admettre que l’épisode n’a pas pris un sérieux coup de vieux. Et cerise pourrie sur ce gâteau qui commence sérieusement à sentir mauvais : cette version Switch ne bénéficie ni du motion control (présent sur Wii ndlr) ni de la compatibilité avec le tactile de la console. 

Resident Evil 4

En conclusion, Resident Evil 4 reste fidèle à la version originale pour le meilleur mais malheureusement aussi pour le pire. Cette version Nintendo Switch se résume à un bon et lointain souvenir plein de nostalgie. Nous ne pouvons que déplorer qu’aucune nouveauté n’est venue enrichir l’expérience de base qui a maintenant plus de 14 ans. Pas de tactile, pas de motion control, tout est d’époque ou presque. Oui, le prix a, quant à lui, augmenté. Vendu à 20€ en 2011 dans ses premières rééditions HD, Capcom le propose ici à 29,99€.

Scénario
10%
Gameplay
20%
Graphismes
Honorable pour le support 60%
Durée de vie
20h de jeu 70%
Crash test
29.99
Prix conseillé, après le Crash Test.

[Crash Test] Assassin’s Creed 3 fait un (très) beau retour sur Nintendo Switch

Plus de 7 ans après la sortie de l’épisode original sur les consoles de salon de l’époque, Assassin’s Creed III revient dans une version remasterisée sur PS4, XBOX One, PC et Nintendo Switch. Vous l’aurez compris ce Crash Test se concentrera uniquement sur la version destinée à la console hybride de Nintendo, disponible depuis le 21 mai 2019. 

Pour replacer le jeu dans la chronologie des Assassin’s Creed, il s’agit du troisième épisode de la fameuse saga. Bien qu’il soit littéralement le 5ème jeu sorti si l’on compte les deux épisodes Brotherhood et Révélation

Vous y incarnez Desmond dans le présent qui, à l’approche du 21 décembre 2012 et de la fin du monde qui en découle, tente de sauver l’humanité. Rien que ça ! Pour cela, notre héros rejoint le temple tenu par la première civilisation, à l’aide de la pomme d’Eden et se retrouve immédiatement transporté dans le passé de son ancêtre. L’histoire démarre ainsi sur les chapeaux de roues et nous sommes très rapidement envoyés dans le passé pour trouver des réponses.

S’en suit des phases de jeu très intéressantes, tout d’abord aux commandes d’un premier personnage Haytham, pendant les premières heures de jeu. Puis nous prenons le contrôle du véritable héros du titre, Connor. Sans rien vous spoiler de l’histoire et avec le recul des années, l’évolution et la narration autour de ce(s) personnage(s) reste parmi les plus intéressantes de la saga. À cela nous pouvons ajouter une histoire non manichéenne et une époque marquante qui raviront les fans de la première heure et les profanes. 

Pour revenir à la version Nintendo Switch, nous retrouvons bien sur tous les éléments qui ont fait le succès de cet opus : un parkour amélioré avec des mouvements plus fluides et réalistes, une intelligence artificielle plus développée (pour l’époque), un monde ouvert … plus ouvert et sauvage avec de la chasse et bien d’autres activités. La grosse bonne nouvelle est que, malgré le nombre d’années au compteur, l’ensemble tient encore bien la route.
Malheureusement ce « Remastered » n’en porte que le nom, nous n’avons dénombré que trop peu d’améliorations sur cette version Nintendo Switch. Nous avons pu noter tout de même l’arrivée de la visée libre (apparue sur l’épisode suivant Black Flag ndlr), des corrections de bug et quelques améliorations d’interface.

Pour ce qui est des améliorations graphiques, la version Switch ne profitera pas des évolutions visibles sur Ps4, Xbox One et PC. On aura donc droit à un rendu HD, adapté aux écrans 720P et 1080P sur TV, mais avec des textures simples, du clipping et de l’aliasing à foison. La fluidité dans le jeu est globalement constante à 30 FPS (images par seconde ndlr) autant en mode TV qu’en portable. Même si on note une baisse significative lors de la présence de beaucoup de personnages à l’écran, des explosions et en intérieur des bâtiments.

Nous retrouvons avec plaisir un le système de combat de l’époque, très arcade et qui offre toujours autant de plaisir. Les Joy-con (ainsi que la manette de Switch Pro) répondent au doigt et à l’oeil et restent très pratique, autant dans l’action que dans la gestion des menus/ interfaces du jeu.

Assassin's creed 3

Côté durée de vie, cet Assassin’s Creed 3 Remastered est très costaud, avec l’histoire principale, les quêtes secondaires, batailles navales, le crafting et la gestion de son domaine. Pour ces deux derniers, lorsque que vous posséderez votre domaine dans le jeu, vous pourrez y confectionner, utiliser ou vendre de nouveaux vêtements et autres produits issus de la chasse.

N’oublions pas, pour finir, l’excellent DLC la Tyranie du roi Washington, qui nous plonge dans une dystopie où George Washington, aveuglé par le pouvoir, devient fou et se lance dans un règne tyrannique.

Vous l’aurez compris ce ne sont pas les heures de jeu qui manqueront à cet opus Nintendo Switch. On regrettera les missions secondaires qui restent en majorité très répétitives (repérage, espionnage, infiltration, assassinat …). Enfin, nous ne l’avons pas détaillé dans ce Crash Test, Assassin’s Creed Libération est également inclus dans l’achat du jeu.  Il s’agit de l’excellent titre PS Vita sorti en 2012, puis en 2014 en HD sur consoles de salon. 

Assassin's creed 3

Assassin’s Creed 3 sur Nintendo Switch n’est pas véritablement un « Remastered » mais plus un portage amélioré. Cette version profite de quelques correctifs mais reste privée des évolutions graphiques présentes sur PS4, Xbox One et PC. Bien que 7 ans nous séparent de la sortie initiale du jeu, le tout reste toujours aussi agréable et complet. Sans oublier que le contenu présent avec le jeu est plus que généreux : Jeu complet + DLC + Assassin’s Creed Libération HD. 

Scénario
Intéressant & immersif 90%
Gameplay
Agréable mais un peu répétitif 80%
Graphismes
Honorables mais commencent à dater 75%
Durée de vie
Très complet 95%
Bande Son
Agréable, discrète mais ... buggée 60%
Crash test
39.99
Prix conseillé, après le Crash Test.

[Crash Test] Beat Cop : Les flics des années 80 s’invitent sur Nintendo Switch

Dès les premières minutes, Beat Cop annonce la couleur, nous sommes clairement dans un jeu rétro faisant référence aux productions musclées des années 80-90.

Nous y incarnons un inspecteur, nommé Jack Kelly, accusé à tort d’avoir volé les bijoux du gouverneur lors d’une intervention dans le domicile de ce dernier. Rétrogradé au  poste de simple agent, vous allez être affecté aux pires quartiers de New York où règne violence et corruption. 

Vos objectifs seront multiples, vous devrez aider les habitants et les commerçants du quartier en cas de vol ou violence.

Malgré une certaine redondance dans les missions, Beat Cop séduit énormément  par ses dialogues. Drôles, vulgaires, badass et nanaresque, quasi toutes les répliques du jeu nous renvoie aux bon vieux stéréotypes des productions de l’époque.

L’ambiance graphique rétro colle parfaitement avec le style 80’s pixel-art coloré de Beat Cop. Le jeu assure une lecture claire et une fluidité à toute épreuve sur la console de Nintendo. On regrettera juste une bande son très générique et trop en retrait durant le jeu. Très classique lors des cuts scenes, elle est quasi inaudible pendant le jeu.

Egalement le gameplay est plutôt réactif, bien pensé et complet. Outre le déplacement de notre personnage classique à l’aide du stick, on retrouve les principales actions directement accessibles via les boutons. Ainsi, vous pouvez voir vos objectifs en sortant votre calepin, le temps restant avec votre montre, arrêter un criminel avec vos menottes juste en pressant les boutons dédiés.

Beat Cop est un petit jeu très plaisant qui vous rappellera de beaux souvenirs si vous étiez fans des films/séries policières des années 80. On pardonnera rapidement au titre son côté répétitif des missions quotidiennes grâce à l’ambiance et aux dialogues ultra réussis, le tout en français s’il vous plait. 

Scénario
70%
Graphismes
90%
Bande Son
20%
Durée de vie
60%
Gameplay
90%
Crash test
14.99
Prix conseillé, après le Crash Test.
Conditions de test : Code de jeu envoyé gracieusement par l'éditeur/studio 11 BIT STUDIOS. Le test a été effectué exclusivement en mode portable sur la Nintendo Switch.
popcorn game team
Drustan
Testeur

[Crash TEST] Saint Row : The Third sur Nintendo Switch

Plus que les reboots, les portages n’arrêtent pas de fleurir ces derniers mois et la Nintendo Switch n’en est pas exempt. C’est donc au tour de la licence Saint Row de faire son entrée sur la fameuse console japonaise, avec Saint Row : The Third Full Package. Ce nouveau portage n’arrive d’ailleurs pas seul car, comme son nom l’indique, cette version contiendra l’ensemble des DLC sortis sur les plateformes d’origines. 

Saint Row c’est quoi ? 

 

Pour ceux qui ne connaissent pas cette licence, Saint Row est un GTA-like sorti à l’origine en 2006 au début de la 7ème génération de consoles. Développé par Volition (créateur notamment de Red Faction II), les premiers opus ont rencontré un certain succès, au départ grâce à l’absence de concurrence (GTA IV est sorti en 2007), puis en prenant une direction beaucoup plus fantaisiste, loufoque et … disons impertinente. Ainsi, les épisodes III et IV sortis respectivement en 2011 et 2013 ont totalement pris ce virage nanaresque pour notre plus grand plaisir.

Comme en 2006 avec la 7ème génération de consoles, Cette licence tire la première en nous proposant un premier GTA-Like sur la console hybride de Nintendo. Vous l’aurez compris, la VRAI question à laquelle ce test va répondre est : Saint Row The Third ouvre t-il la voie au GTA(-like) sur Switch ?

Saint Row the third

Saint Row : The Third vous met dans la peau du leader d’un gang de renommée internationale « Les Saints ». Vous croyant intouchable, vous vous faites capturer et voler par un gang adverse, « Le Syndicat ». Ruiné, vous êtes contraint de repartir de zéro dans la ville de Steelport. Il est intéressant de signaler que cette introduction vous est offerte à travers deux missions aussi explosives que jouissives.

Le reste du jeu nous renvoie au cycle de missions classiques des open-world du genre : Attaquer des gangs, défendre ses alliés, reprendre le contrôle de la ville et on en passe. Vous pourrez cependant améliorer votre personnage, vos armes et vos véhicules avec l’argent récolté au fur et à mesure du jeu. Un aspect convenu aujourd’hui mais qui reste toujours appréciable.

Humour gras bonjour !

Saint Row the third

N’y allons pas par quatre chemins, ce qui sauve le jeu du naufrage, même 8 ans après sa sortie, c’est bien l’humour omniprésent. Tout dans le jeu est poussé pour être un délire grossier et caricatural. Nous retrouvons cet aspect dès la personnalisation de son personnage qui est toujours aussi complète et hilarante. Pour vous donner un exemple clair : nous pouvons créer un homme musclé, au visage horrible, élégant mais au sexe à l’air, avec une voix de zombie, le tout, armé d’une matraque en forme de pénis. 

Cette version inclut d’ailleurs gratuitement l’intégralité des DLC, soit plus d’une trentaine d’objets, costumes, véhicules et d’armes bonus. Sans oublier des missions supplémentaires et surtout l’arrivée d’un mode coop online et local via deux consoles, histoire de tout casser avec ses amis.

Saint Row the third

Graphiquement, le portage de Saint Row : The Third est plutôt très correct. Attention, le jeu n’était pas une flèche en 2011 et ça reste le cas aujourd’hui avec le l’aliasing à foison, des bugs de collision, et des textures très « simples ». Cependant nous n’avons déploré que très peu de ralentissements durant nos nombreuses heures de jeu. Cela surtout en solo, car le mode horde à tendance à faire souffrir la console. Globalement, nous restons sur du 30 images par seconde à la fois en mode portable (720p) ou en mode TV en 1080p, même si ce dernier pique les yeux. Cela reste très appréciable et surtout extrêmement encourageant pour les futurs portages du genre sur la console de Nintendo. 

Saint Row the third

Saint Row : The Third est un portage plus que respectable. On y retrouve un contenu riche avec la présence de la totalité des DLC ainsi qu’un rendu graphique très correct, impressionnant en mode portable, moins en version TV.  Quoi qu’il en soit, la stabilité que nous avons pu constater ouvre une voie royale aux GTA-like sur Nintendo Switch.  Et pourquoi pas bientôt l’arrivée d’un GTA IV ou un Red dead Redemption 1 ?

Scénario
Nanar 30%
Graphismes
Corrects, notamment en version portable 80%
Multijoueur
A le mérite de défouler 60%
Bande Son
Musiques variées avec quelques classiques 80%
Durée de vie
Honorable en solo + Coop + Mode Horde 90%
Gameplay
Maniabilité joy-con et Switch Pro au poil 95%
Crash test
39.99
Prix conseillé, après le Crash Test.
Conditions de test : Jeu acheté par nos propres moyens le jour de la sortie et testé essentiellement en mode portable.
popcorn game team
Drustan
Testeur

Modern Combat Blackout : Portage réussi sur Nintendo Switch ?

Alors que le store Nintendo attire de plus en plus d’éditeurs indépendants, Gameloft décide d’y sortir une de ses plus grosses licences mobiles, Modern Combat Blackout. Sorti à l’origine en 2014 sur smartphones et tablettes iOS et Android, le jeu prend la forme d’un FPS disposant d’un solo et d’un multijoueur bourré de testostérones.

Modern Combat Blackout

Pour ceux qui ne la connaissent pas, la franchise Modern Combat fut, durant les années 2010, les FPS (first person shooter ou jeu de tir en vue à la première personne ndlr) de référence sur mobile. Il s’agissait également d’un clone totalement assumé de la licence d’Activision Call of Duty Modern Warfare. Techniquement très propre à l’époque, Blackout passa en moins de deux ans du modèle économique premium au free to play. Entendez par là, un jeu gratuit disposant d’une monnaie virtuelle nécessaire pour équiper/faire évoluer son personnage. Et bien sûr vous pouvez y utiliser votre CB pour avoir plus d’argent virtuel et ainsi évoluer plus facilement dans le jeu.

Pour ce portage sur Nintendo Switch, l’éditeur a abandonné le free to play pour revenir à un modèle économique beaucoup plus classique. Ainsi vous devrez débourser la belle somme de 19,99€ pour vous procurer Modern Combat Blackout. Alors le jeu en vaut-il le « coût » ? Réponse à la fin de ce Crash Test !

Aussi explosif que scripté

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Action et explosions seront au rendez-vous tout au long des missions du jeu et cela dès les premières minutes. Au delà des scènes scriptées et des QTE, Modern Combat est assez intense. Les différentes missions qui composent le jeu se retrouvent scindées en plusieurs sessions variées auxquelles se rajoutent les Opérations spéciales.

Modern Combat Blackout

Côté contenu, Gameloft est resté fidèle à la version mobile. Nous retrouvons donc un multi plutôt mature ainsi qu’un solo composé de nombreuses petites missions. Cela a pour avantage de conserver un rythme très soutenu dans la campagne solo tout en offrant des objectifs variés. Le scénario est quant à lui très (trop ?) classique et n’aura pour but que de vous entraîner dans des scènes toujours plus épiques. Vous incarnez Caydan Phoenix, un soldat qui découvre lors d’une mission qu’il est manipulé par une organisation terroriste visant à renverser la paix dans le monde. Vous allez donc devoir vous battre dans les quatre coins du monde, de Venise à Tokyo, face à des terroristes armés jusqu’aux dents.

Modern Combat Blackout

Détail intéressant, vous pouvez choisir la classe de votre personnage (Commando, Grenadier, Sniper, Éclaireur, Soutien, Chasseur de primes, Sapeur, Morph X1 ou Commandant) et la customiser tout au long de l’aventure. Ainsi vous débloquerez de nouvelles armes et expériences que vous conserverez en mode … multijoueur.

Un solo très riche

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Comme nous l’avons abordé plus haut, le mode solo de Modern Combat 5 Blackout se compose de plusieurs petites missions. De nombreuses zones dans les missions seront accessibles en fonction de la classe choisie. Un sniper n’aura pas la même approche qu’un grenadier. De nombreux modes viendront enrichir votre expérience solo. On pense notamment au Bullet Control qui vous permet de diriger une balle tirée au sniper dans la tête de l’ennemi. En plus du mode histoire classique, un mode Opération Spéciale vous permettra d’effectuer des missions courtes dans différentes zones. Ces dernières s’articulent comme des petits challenges variés, (missions de couvertures, sauvetages etc..) ce qui accroît la rejouabilité du jeu.

Modern Combat Blackout

Bête à en mourir

Les ennemis ne sont pas franchement débrouillards, on en vient à douter qu’il y ait un véritable « cerveau » des opérations derrière tout cela. Parfois aveugles, parfois sourds et souvent à côté de la plaque, nous nous attendions à beaucoup mieux de ce côté là.

Un multijoueur musclé… mais encore vide de joueurs

Dans Modern Combat 5 Blackout, vous conservez le même personnage entre le solo et le multi, ainsi que toutes les compétences, customisations d’armes acquises au cours de l’aventure. Côté matchmaking, nous n’avons pas eu beaucoup de mal à trouver une partie même si celle-ci est souvent pauvre en nombre de joueurs. Certes le jeu vient à peine de sortir mais nous n’avons pas pu constater une véritable augmentation en deux semaines de test. Cela viendra surement avec le temps.

Que ce soit en multijoueur ou en solo, le moteur graphique du jeu, qui impressionnait en 2014 sur mobile, a pris un sérieux coup de vieux. Que ce soit les textures, les effets de lumière ou encore l’animation, nous sommes malheureusement bien sur un simple portage d’un jeu mobile. Notons cependant que nous n’avons rencontré que très peu de ralentissement, ce qui reste appréciable.

Plus

Côté gameplay, nous retrouvons rapidement nos repères, même avec des Joy-Con pas vraiment taillés pour le FPS. Rien d’extraordinaire de ce côté, même si le titre tente de surprendre en nous invitant à toucher l’écran pour exécuter les QTE(s). Notez enfin que de nombreuses options sont disponibles pour personnaliser les commandes.

Modern Combat Blackout
Modèle économique premium totalement assumé par Gameloft, va falloir jouer pour gagner.

Modern Combat 5 Blackout est un portage mobile sur Nintendo Switch simple mais efficace. Nous tenions d’ailleurs à saluer le passage assumé au modèle économique premium avec une évolution et des récompenses basées sur l’expérience de jeu et non la taille du portefeuille.
Le scénario assez banal est largement rattrapé par un mode solo très dynamique composé de petites missions variées et un multijoueur très complet. Les seules ombres au tableau seront l’I.A. des ennemis très moyenne, les graphismes & l’animation qui ont sérieusement pris un coup de vieux. Pour finir, nous sommes certes sur un jeu de qualité mais le peu d’évolution par rapport à sa copie de base ne peuvent justifier un prix aussi premium en 2019. Et ce malgré ce retour à un modèle économique classique. Nous nous demandons d’ailleurs si rester sur un modèle Free to Play, comme un Fortnite, n’aurait pas été une meilleure option. Cela aurait été sans doute plus cohérent avec la direction qu’a pris le jeu sur mobile depuis quelques années.

Crash test

La note du Crash Test de Modern Combat BlackOut est de 5,99€.

Mais qu’est ce qu’un Crash Test ? Contrairement aux nombreux tests que l’on peut trouver, la note finale est donnée à travers un prix d’achat conseillé. Partant du prix de vente neuf constaté (19,99€ pour Modern Combat Blackout), Crash Test tacle là où ça fait mal et vous donne la véritable valeur d’un jeu. Pourquoi payer trop cher ses jeux vidéo ?

[Crash Test] CRACKDOWN 3 : Le jeu qui n’aurait pas dû sortir ?

Il est enfin là où plutôt déjà là. C’est un peu un sentiment spécial qui nous a touché lorsque nous avons reçu notre exemplaire du dernier jeu de Microsoft Studio & Sumo Digital.

Annoncé en grande pompe en 2014 comme une révolution technique et visuelle, Crackdown 3 s’est longtemps fait attendre. Sortir un jeu après plusieurs années de développement, c’est comme ouvrir une bouteille de vin que l’on garde depuis plusieurs années à la cave. On peut tomber sur un grand cru parfait qui se savourera jusqu’à la dernière goute tel un Red Dead Redemption, qui s’est fait attendre pour mieux ravir les joueurs. Ou malheureusement, on a le risque de se retrouver avec un breuvage ayant perdu toute sa saveur. Vous l’aurez compris le jeu dont nous allons parler se classe dans la seconde catégorie.

Pour comprendre ce Crash Test, faisons un retour dans le temps. 

Nous sommes en 2014 et Microsoft dévoile le retour de la licence Crackdown ayant fait les beaux jours de la Xbox 360 plusieurs années auparavant. Outre son univers fun & futuriste, le jeu est présenté comme techniquement révolutionnaire, avec l’utilisation en temps réel des serveurs Cloudgine pour permettre un gameplay et des graphismes incroyables. Cantonnée au multijoueur, cette technologie devait permettre rendre notamment tous les décors destructibles tout en assurant une fluidité sans faille. Au fur et à mesure des années, Crackdown 3 fut teasé, repoussé, un peu oublié. Derrière tout ça, de gros bouleversements internes se cachaient. En 2018, suite au rachat de Cloudgine par Epic Games, le directeur créatif derrière la licence, Dave Jones, quitta la production du jeu

En parallèle Reagent Games, autre studio (également de Dave Jones ndlr) en charge du jeu disparait, le laissant ainsi au studio Sumo Digital. Un cafouillage qui, malgré la bonne volonté de ce dernier, finit par clairement entacher le résultat final. 

Maintenant que vous en savez plus sur l’histoire derrière la création de ce troisième opus de Crackdown, passons au coeur du sujet : LE JEU.

Crackdown 3 vous place aux commandes d’un Agent qui, suite à une attaque « mortelle », va devoir libérer la ville de New Providence de la dictature d’une terrible entreprise : TerraNova. Vous l’aurez compris, vous allez devoir capturer des zones, détruire les centres de formation des soldats, les libérer ces dernières en y tuant d’autres soldats & lieutenants et reproduire ce schéma jusqu’à atteindre le boss final : la patronne de TerraNova. Autant vous dire que nous aurions espéré mieux d’un jeu sorti en 2019. Et malheureusement aucune grosse surprise scénaristique ne viendra relever le niveau.

crackdown 3

Côté gameplay, Crackdown 3 joue la carte du dynamisme avec un personnage qui répond au doigt et à l’oeil. Egalement, la montée en puissance de celui-ci ajoutera du fun, avec un sentiment de grande force dans les combats. A noter également que votre arsenal, de prime abord assez classique, proposera aussi des armes originales telles que le Gravitochaîne, la Grenade de Singularité ou encore le Générateur de masse. Ces derniers vous permettent d’atomiser vos ennemis de façon originale (et assez drôle), en les faisant imploser ou s’écraser contre un éléments du décor. Une utilisation de la physique du jeu bien sympathique mais qui met en avant ses limites. Petit bémol, nous avons pu ressentir un manque d’inertie lors des déplacements de notre personnages, dans les combats au corps à corps et même dans les phases de conduite. Cette impression énervante de flottement dans les interactions, de raideur, qui au final casse complètement l’immersion dans le jeu.

Plus grave, nous avons clairement un sentiment d’inachevé quand nous nous déplaçons dans les rues, pauvres en textures, de New Providence
En effet, aux problèmes de physique du jeu s’ajoute les problèmes techniques. Hormis les quelques plantages, c’est surtout l’éclairage à l’écran qui était le plus pesant. Ne jouant pas sur une TV gérant le HDR, l’image passe de la sur-exposition à la sous-exposition en permanence. Cela rendait certaines phases de jeu tellement peu lisibles que nous croyions que notre écran avait un problème. Les civils ont quant à eux le mérite d’exister, même si on ne saluera pas leur intérêt dans le jeu, ne faisant que tourner en rond et balancer des demi-phrases en anglais même si le jeu est paramétré en VF.

Parlons d’ailleurs de la bande son (bruitages & musiques) globale du jeu qui est respectable. Pour les voix, la version française aura juste le mérite d’exister mais ne fait clairement pas honneur aux personnages. Cela se voit notamment sur l’acteur Terry Crew dont les mimiques et la synchronisation labiale sont complètement à coté de la plaque, en VF. Petite mention pour les musiques des menus qui deviennent très (très, très) énervantes une fois les 5 minutes d’attente de matchmaking en ligne passées.

Le multijoueur a également le mérite d’être présent. La révolution graphique promise avec le cloud est malheureusement absente. Nous avons droit à (seulement) deux modes de jeux sur trois cartes différentes où vous pourrez affronter d’autres joueurs. Bonne nouvelle, la destruction totale promise des niveaux est belle est bien présente. Elle n’est malheureusement pas si jouissive et impressionnante que ça tant les décors sont simplistes. On a limpression parfois de se retrouver sur une démo alfa d’un jeu jamais terminé.

En conclusion, Crackdown 3 a beau être sympathique, il montre rapidement ses limites. Sa casquette triple A et son long teasing ne font qu’enfoncer le clou. Nous retrouvons un titre moyen qui malgré ses bonnes idées, souffre de nombreux défauts du genre. Que vous soyez fan de la première heure ou curieux, le jeu ne vaut clairement pas ses 60€. Après, Microsoft a eu la bonne idée de l’ajouter à son offre Xbox Game Pass disponible à 9,99€ par mois. Dans ces conditions, passer quelques heures sur le titre peut valoir le coup et encore …

Crackdown 3 sort à une époque où un jeu de cette envergure ne peut pas se permettre d’être aussi moyen. Surtout lorsqu’on a en face du Fortnite, APEX Legends en gratuit et des monstres triple A tels que Red Dead Redemption II, God Of War ou encore Last of Us II, qui arrive dans les prochains mois.

Scénario
20%
Graphismes
Beau mais vide ! 69%
Multijoueur
25%
Bande Son
Sympathique mais répétitive 75%
Durée de vie
Quête principale et multi sans saveur 69%
Gameplay
Dynamique mais un peu brouillon 85%
Crash test
69.99
Prix conseillé, après le Crash Test.

[CRASH TEST] Resident evil 2 (2019) : Le virus G trop de nostalgie ?

« Resident Evil 2 est bien un nouvel opus » – Affirme Capcom.
L’éditeur a déjà posé les bases d’un bon remake avec l’épisode 1 il y a plus de 15ans.
Il réitère cette année l’expérience et pousse le vice encore plus loin en proposant non pas un simple portage HD, mais une ré-interprétation made in 2019. 700 personnes ont été sollicitées pour l’occasion, ce qui permet au projet d’être bien armé pour faire face aux fans ainsi qu’aux adeptes de la 8e génération de consoles.
Le but étant de respecter la matière première tout en y apportant la technique actuelle.
Le virus G a-t-il vieilli tel un bon vin ?
20ans plus tard c’est une nouvelle claque.

RE-tour à Raccoon City

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Les habitués le savent, nous avons le choix au début de l’aventure entre Léon S. Kennedy et Claire Redfield (soeur de Chris). Les deux scénarios auront leurs passages bien distincts selon le protagoniste choisi.
Capcom s’amuse à surprendre les vétérans de l’opus 98′ en changeant certaines séquences afin de toujours garder un climat de tension. On change l’emplacement d’un licker par-ci, on fait passer un des boss de Claire à Léon par-là, etc… C’est un régal d’être surpris et de ne pas pouvoir prévoir ce qu’il va se passer la plupart du temps. Nous l’avions mentionné dans notre preview.
La première histoire finie, vous aurez droit au scénario bis avec l’autre personnage. Ce qui a pour but de réduire les incohérences des deux parcours entremêlés de nos comparses.

Au final quelques passages peuvent être totalement loufoques une fois les deux aventures terminées.
Il aurait été difficile de ne pas reproduire les quelques maladresses scénaristiques de 98′ sans toucher au lore de la saga. Puis honnêtement, on en rigole plus qu’autre chose vu les nombreuses qualités du titre.

Les clefs de la liberté

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Les énigmes sont bien présentes et les vas-et-vient seront de rigueur dans un enchevêtrement de pièces à ouvrir les unes après les autres. Une fois une salle fouillée, elle deviendra bleue sur la carte, une facilité que s’offre l’opus afin de nous inviter à retourner dans les segments où l’on a oublié un objet ou des munitions.
Une notification nous indiquera quand nous n’aurons plus à nous servir d’un objet, bien pratique pour se délester sans peur d’une clef (par exemple) et ainsi obtenir une place dans notre inventaire.
La gestion dudit inventaire se fera par de nombreux passages aux multiples coffres présents dans les salles de sauvegarde, ces containers nous permettant de déposer un objet afin de le récupérer au moment opportun.
Il est à noter qu’il ne faut pas disposer des fameux rubans encreurs pour sauvegarder dans les modes de jeu les plus simples. Il n’y aura qu’en difficile que les sauvegardes seront limitées par le nombres de rubans trouvés.
Pour rajouter de la difficulté, les couteaux sont à présent destructibles et par conséquent une denrée rare. Il sera difficile de faire son petit malin en finissant tous les ennemis à la lame afin d’économiser ses munitions.
La gestion globale de ses équipements est donc omniprésente dans ce RE2. Mais rassurez vous, Capcom a été gentil avec nous en matière de collectibles pour nous dépatouiller. Sans jamais nous tenir la main, le titre n’est pas non plus permissif, surtout en difficulté élevée. Un bon juste milieu en somme.

HD = Hight Decomposition ?

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Ce moteur… Mais ce moteur !!
Gestion de la lumière / obscurité splendide, le rendu du feu / eau / ombre magnifique, les textures aux petits oignons etc… le tout à 60 fps sur ONE X et PS4 Pro. Quant aux versions classiques de ces consoles, elles ne sont pas en reste avec un rendu souvent au delà des 40 fps.
Mais là où le RE-Engine tape dans le mille, c’est dans les chairs de nos amis les morts et autres monstres. On pourrait presque parier qu’autant de temps à été pris pour rendre les peaux mutilées réalistes que pour tout le reste du jeu durant son développement. Du début à la fin on n’aura de cesse de s’arrêter devant des réactions criantes de vérité.
Rien que la rencontre avec le premier licker, cette créature emblématique chaire à vif nous donne l’envie de la voir de plus prêt malgré le danger mortel qu’elle représente.
Capcom réussit avec un brio morbide à modéliser des monstres parfaitement réalistes et conformes aux modèles de 98′.

Plus

Les doublages VO et VF sont de bonne qualité.
Le moindre gémissement vous fera frémir tandis que les silences viendront sublimer l’ensemble. L’équilibre est parfait entre les phases de tension et les moments de calme qui les précèdent. On est à l’affût du moindre petit son en découvrant un nouveau lieu. Chaque créature ayant ses râles si particulier, la pression monte à chaque passage de porte.
Mention spéciale pour Monsieur X qui est excellemment bien sonorisé : qui aurait pu dire que la chose la plus effrayante de Resident Evil 2 serait de simples bruits de pas…
Une fois encore c’est du 100% de réussite

Le grand méchant loup

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Au détour d’un couloir, vous ferez donc connaissance de l’aimable Monsieur X.
À ce moment-là du jeu, vous saurez si vous aviez bien nettoyé les pièces visitées… car son comportement de base étant aléatoire, il sera attiré par le moindre bruit suspect. Si par malheur vous croisez un ennemi oublié et que vous lui videz votre chargeur en pleine face (ou dans les jambes pour les intimes), votre nouvel ami vous aura entendu.
Le reste du temps il visitera le commissariat de fond en comble à votre recherche. Un conseil : jouez-là discret.
On apprend vite à le feinter et fuir pour s’en débarrasser, seul il n’est pas une grande menace ; cela se complique quand on cherche à nettoyer une pièce et que le gus se pointe au même moment.
La carte sera dès lors votre meilleure amie afin de le semer et de prévoir un nouvel itinéraire pour retourner sur les lieux.
Comme mentionné plus haut, ses déplacements sont aléatoires quand vous n’êtes pas repéré, vous le verrez probablement se balader de temps à autres, vous permettant d’aller là où vous êtes sûr qu’il n’est pas.
Que ce soit par sa carrure, sa démarche qui s’accélère en vous voyant ou encore ses bruits de pas, à chaque rencontre le palpitant remonte d’un cran.

Plus

Le gameplay (vidéo PGW) empreinte aujourd’hui celui initié par Resident Evil 4 et peaufiné avec le temps. Désormais standard de la plupart des TPS, quelques ajouts pour garder un coté « old-school » sont présents. Par exemple, il faudra un temps pour que le réticule de votre arme soit réduit au minimum à chaque visée ; cela rappelle beaucoup l’ancien opus où l’on se ré-axait face au monstre pour mieux lui tirer dessus.
On retrouve les zouzous increvables ou encore les boss à l’ancienne qui reviennent sous plusieurs formes.
L’éditeur nous met aussi à disposition des défis à réaliser. Certains nous permettent d’avoir des armes en plus tandis que d’autres complètent les galeries photos / artwork. De quoi régaler les amateurs du 100%.

Un exemple pour le futur

Parcourir le commissariat jusqu’aux labos d’Umbrella aura été un vrai plaisir ; nostalgique, mais pas que. La question du remake est à se poser dans les deux sens : « respecte-t-il l’original ? » ET « si le soft sortait aujourd’hui pour la première fois, serait-ce un bon jeu ? »
Ici, la réponse est « oui » aux deux questions.
Ces dernières années, la communauté des joueurs a eu droit à pléthore de remakes. Certains meilleurs que d’autres… La facilité pour les éditeurs de ressortir un soft du placard est grande, on lifte par ici et on joue sur la nostalgie par là.
Espérons que beaucoup en tiendront compte car cette refonte totale doit servir d’exemple pour le futur. Capcom a mis la barre très haut et espérons que d’autres éditeurs suivront leurs pas.

« Équilibre » est le mot d’ordre de cette ré-interprétation : la justesse entre nostalgie et nouveauté. Capcom signe une seconde fois un maître étalon du survival-horror. Comme quoi en se donnant les moyens on peut avec brio faire du neuf, et même du nouveau, avec du vieux. En s’amusant à casser les habitudes de la génération 98′ et en réactualisant totalement le soft, Resident Evil 2 (2019) réussit son pari ; pour le plus grand plaisir d’un commissariat qui RE-vit 20ans après en n’ayant rien perdu de son charme d’antan.

Crash test

LA NOTE DU CRASH TEST DE
RESIDENT EVIL 2 (2019) SUR XBOX ONE X EST DE 45€

Mais qu’est ce qu’un Crash Test ? Contrairement aux nombreux tests que l’on peut trouver, la note finale est donnée à travers un prix d’achat conseillé. Partant du prix de vente neuf constaté (environ 49,99€ pour Resident Evil 2 – 2019), Crash Test tacle là où ça fait mal et vous donne la véritable valeur d’un jeu. Pourquoi payer trop cher ses jeux vidéo ?

[CRASH TEST] Pokémon Let’s Go : Vulgaire copie ou vraie remastérisation ?

Pokémon Let’s Go n’est-il qu’une vulgaire copie de Pokémon Jaune ? Retrouve t-on la magie d’en-temps ? Et surtout, vaut-il ses 59 euros ? Réponse dans ce Crash Test !

Que de nostalgie ici, nous retrouvons avec plaisir exactement la même map des premières versions Bleue, Rouge et Jaune sorties en 1999/2000 (en France ndlr). 
Enfin, pas tout à fait les mêmes, Nintendo Switch oblige, l’ensemble a eu droit à un coup de lifting digne de ce nom. Ainsi, nous redécouvrons l’univers maintes et maintes fois exploré en 8bits, dans une 3D globalement très agréable. De quoi nous faire couler une petite larmichette de nostalgie.

 

Pokémon Lets Go

Le jeu nous place donc aux commandes d’un(e) jeune dresseur(se) qui part à l’aventure dans la région de Kanto, chasser & découvrir de nouveaux Pokémon, affronter les différents champions qui s’y trouvent pour obtenir les 8 badges et pour finir, battre la ligue Pokémon.

Côté personnalisation de notre héros, celle-ci se cantonne au strict minimum. Comme dans les anciens opus, nous pouvons donner un nom à notre personnage ainsi qu’à notre rival et… c’est quasi tout. Le reste concerneront le sexe, la couleur de peau et des cheveux. Dommage pour un jeu de 2018 et surtout au vu des capacités de la machine.

Dès les premières minutes de jeu, nous arborons avec beaucoup de plaisir les villes de Bourg Palette, Jadielle, Argenta, le tout en passant par les chemins, lieux d’anthologie tels que le Mont Sélénite ou encore la forêt de JADE.

Cette dernière nous amène d’ailleurs à notre premier point négatif du jeu. En effet, malgré des graphismes très propres qui en font le plus beau jeu Pokémon à ce jour (si, si), la Nintendo Switch montre rapidement ses limites. Et dans cette fameuse forêt, nous avons pu constater à certains endroits des ralentissements suffisamment importants pour être soulignés. Cela est certainement dû à la gestion des ombres et le nombre d’éléments à l’écran. Un problème que nous retrouvions dans le (magnifique) village Korogu de Zelda Breath of the Wild.

Pokémon Lets Go

Pour notre plus grand plaisir, les répliques qui précèdent les combats sont toujours aussi à côté de la plaque.

Tout au long de notre aventure, nous serons accompagnés par Pikachu (ou Évolie selon votre version) hors de sa Pokéball et qui se posera la plupart du temps sur votre épaule. 
Mais ce n’est pas tout car vous avez la possibilité de vous faire suivre par un autre Pokémon. Chose qui, en plus d’être très sympathique (et de rappeler la série TV), vous donne accès à de nombreuses capacités supplémentaires dédiées. Par exemple, si vous êtes accompagné de votre Bulbizarre, il pourra de temps en temps vous aider à trouver des bonus cachés dans les buissons sur votre chemin. Encore mieux : si vous sortez votre Dracaufeu ou Dracolosse, vous pourrez carrément vous déplacer en volant au dessus des maisons et autres obstacles. Ce qui est, en plus d’être classe, très pratique !

Pokémon Let's Go

Comme dans les versions originales, les combats s’effectuent toujours au tour par tour et profitent de belles animations.

La Capture revisité … pour le meilleur ou le pire ?

Grande nouveauté que certains trouveront plus ou moins plaisante, le système de capture fait peau neuve.
Tout d’abord, nous ne tombons plus au hasard sur des Pokémon en marchant dans les hautes herbes, grottes et autres lieux. Nous pouvons voir les Pokémon qui s’y trouvent, les éviter et en conséquence les sélectionner. D’un point de vue totalement subjectif, je trouve qu’il s’agit d’une bonne chose. Tomber perpétuellement sur les mêmes Pokémon, à faire les mêmes attaques pour les affaiblir/neutraliser, pouvait être à la longue très rébarbatif (et pas très écolo). Cependant, cela permettait de faire monter l’XP de ses Pokémon entre deux combats.

Pokémon Lets Go

Désormais lorsque vous décidez de capturer un Pokémon, il vous faudra effectuer un lancé de Pokéball en faisant attention à la précision de celui-ci. Le système de capture provient clairement de Pokémon Go et prend tout son sens une fois les Joy-con détachés. En effet, vous pourrez faire le geste pour lancer du mieux possible votre Pokéball, ce qui est plaisant et diversifie le gameplay du jeu.
Pour réussir votre capture, pas question de tabasser le Pokémon sauvage (à l’ancienne), vous pouvez le calmer en lui donnant des baies et utiliser des Pokéballs adaptées (Super Balls, Hyper Balls ou carrément les Master Balls).

Attention, cette « simplicité » ne rend pas ces phases de captures totalement inutiles et rébarbatives. Plus nous avançons dans le jeu plus elles se montrent un peu plus complexes, avec des Pokémon plus récalcitrants et/ou qui bougent dans tous les sens. Aussi, elles apportent à chaque fois leurs lots d’XP à tous nos Pokémon. Une très bonne chose, qui nous fait oublier sans regret l’ancien système de capture.

Nous avons pas pu la tester, mais vous pouvez utiliser une Pokéball en guise de manette. Elle offre des contrôles intéressants et permet, comme le Joy-con de capturer des Pokémon en faisant le geste. Cerise sur le gâteau, elle vous permet d’avoir le légendaire Pokémon « Mew ».

 

Pokémon Lets GoComment je fais si j’ai Pokémon Go ?

Pour tous ceux qui ont chassé à foison sur Pokémon Go depuis l’été 2016, il est très facile de retrouver vos petits monstres dans Let’s Go. Vous devez aller au « Pokémon Go Parc » (accessible à partir d’un certain niveau), qui remplace le parc Safari de l’époque, transférer vos Pokémon dans un des parcs et vous y téléreporter. Une fois dans le parc, vous pourrez capturer dans le jeu, vos Pokémon acquis IRL (In Real Life – dans la vraie vie ndlr).

pokemon-lets-go-transfert-pokemon-go
Un multijoueur local fantomatique

Vous pouvez jouer à deux sur la même console et évoluer ensemble dans l’aventure. Seul bémol, votre partenaire ne peut pas interagir avec les personnages/monde du jeu. L’avantage reste au niveau des captures et des combats qui s’y retrouvent plus facilités et bonifiés. Vous l’aurez compris, mis à part pour laisser le second Joy-Con à votre petit frère, pas vraiment d’intérêt pour le joueur 2. Pour ce qui est du multi en ligne (et entre deux consoles en local), cela reste classique mais efficace. Combats solo, duo et échanges de Pokémon seront au programme.

Côté durée de vie soyez tranquille, il vous faudra plus de 15-20 heures de jeu pour venir à bout de l’aventure. Bien sûr, nous pouvons ajouter une bonne dizaine d’heures pour ceux qui voudront vraiment les attraper tous ou encore trouver tous les Mega Gemmes du jeu.

Pokémon Let's Go

Ils nous avaient manqué !

Finissons ce Crash Test sur une bonne note avec la bande originale qui est de toute beauté. Il s’agit bien sûr des musiques 8bits des opus originaux totalement remasterisées. Même si la nostalgie rend ces mélodies parfaites à mes oreilles, elles restent globalement appréciables et nullement rébarbatives tout au long du jeu.

 

En conclusion, Pokémon Let’s Go prend le pari fou de vouloir regrouper plusieurs générations et types de joueurs autour d’une licence vieille de vingt ans. Nous retrouvons ici les bases d’un jeu culte pour toute une génération de joueurs, mêlées à un nouveau système de jeu et une facilité beaucoup plus contemporaine.

Malgré nos craintes de ne pas retrouver l’essence de base des titres originaux, nous ne pouvons que constater l’excellente réalisation des studios Game Freak. Il s’agit là d’une véritable remasterisation qui ne s’arrête pas simplement à la refonte graphique et met à jour l’ensemble du système de jeu. C’était absolument nécessaire mais comme tout gros changement, cela ne plaira pas à tous, notamment aux ultra fans des opus originaux.

Crash test

LA NOTE DU CRASH TEST DE
POKÉMON LET’S GO SUR NINTENDO SWITCH EST DE 44,90€

Mais qu’est ce qu’un Crash Test ? Contrairement aux nombreux tests que l’on peut trouver, la note finale est donnée à travers un prix d’achat conseillé. Partant du prix de vente neuf constaté (environ 59,90€ pour Pokémon Let’s Go), Crash Test tacle là où ça fait mal et vous donne la véritable valeur d’un jeu. Pourquoi payer trop cher ses jeux vidéo ?

[PGW 2018] Kingdom Hearts III – Étincelant de désordre

Première approche de l’équipe PopCorn Game sur Kingdom Hearts III, la PGW 2018 étant une aubaine pour dompter ce titre très attendu de sa communauté.

Kingdom Hearts est une série très velue, que ce soit dans son lore ou l’évolution de son gameplay. On est tout de même face au même type de jeu depuis le début de la saga, il y a plus de 15 ans, en 2002 sur PS2. C’est une série d’Action-RPG développée et éditée par Square Enix, mêlant les univers de Disney et… Square Enix, sous la houlette de Tetsuya Nomura, grand manitou de la série Final Fantasy, largement représenté dans cet univers parallèle. Sur le papier, cela peut sembler bizarre mais dans les faits, cela fonctionne très bien malgré l’opposition flagrante des deux univers aux premiers abords.  Cela dit, quel rêve de gosse que de voir les personnages de Disney se mouvoir sous nos yeux, en tant que compagnons ou dans des cutscenes merveilleusement bien retranscrites. On pourrait se croire dans un dessin animé interactif, ça tombe bien car c’est quand même l’effet recherché.

kingdom heart III - pgw 2018 - Toy Story SoraLa démo de Kingdom Hearts III à la Paris Games Week proposait deux missions, l’une se déroulant sur le Mont Olympe, ambiance plutôt sombre et funeste où vous ferez face à une sorte de titan/golem et ses sbires. A vrai dire c’est la séquence que vous retrouverez en vidéo, la deuxième mission n’ayant pas été captée par nos soins. Cette seconde mission se déroulait dans une chambre d’enfants, une aubaine pour mettre en scène les personnages de Toy Story, premier (brillant) film d’animation sorti en 1995, il y a plus de 20 ans. De quoi rendre nostalgiques l’âme d’enfant des membres de l’équipe.

Toutefois, dans cet article, nous allons nous concentrer sur la première mission Olympienne car c’est sur elle que notre caméra s’est braquée. Qui dit Mont Olympien, dit ascension, tout l’objet de cette mission verticale où l’on va quand même se familiariser avec les touches et le gameplay avant de gravir cette montagne. Ayant peu touché aux précédents opus, Kingdom Hearts III m’apparait être le titre idéal pour commencer la série. A travers les informations recueillies, les divers trailers et vidéos de gameplay, Kingdom Hearts III semble être plus que jamais un titre complet qui n’oubliera pas d’être accessible à un plus large public. Pas d’inquiétude, il n’oublie pas d’être exigeant, profond et respectueux de sa communauté déjà acquise depuis un certains nombre d’années (les récentes compilations préparants le terrain n’y sont pas pour rien à notre avis).

kingdom hearts III - pgw 2018 - mont olympeD’un point de vu technique, Kingdom Hearts III est un titre léché, fluide, sans chutes d’images enregistrées lors de nos deux sessions de jeu. La direction artistique est très jolie et fidèle aux univers dépeints, avec des couleurs très chatoyantes, des effets de lumières et de particules très présents, voir trop par moment. Effectivement, comme vous pourrez le constater dans notre captation, il y a des moments où l’écran devient surchargé d’effets visuels, rendant la lisibilité franchement compliquée. Nous déplorons également une caméra qui, parfois, n’en fait qu’à sa tête, rendant encore plus la confusion visible à l’écran et dans notre cerveaux.

Qu’à cela ne tienne, les équipes de Square Enix doivent être sur le qui-vive pour résoudre ces aspects techniques déceptifs qui nuisent clairement à l’expérience de jeu à l’heure actuelle. Toutefois, le feeling du jeu est très bon, on aime se mouvoir dans cet univers, le personnage principal, Sora, répondant au doigt à et à l’oeil. On a vraiment apprécié les divers effets lumineux qui sont un véritable émerveillement pour nos yeux, un peu moins pour la lisibilité de l’action à certains moments. 
Malgré la durée limitée de ces deux missions, on a pu se familiariser avec différentes phases de gameplay et une prise en main agréable. Suffisamment en tout cas, pour avoir envie de posséder le jeu complet et découvrir plus en profondeur son gameplay riche en surprises et son univers loufoque, riches en rebondissements cartoonesques !

Kingdom Hearts III est prévu pour le 25 janvier 2019 sur PS4 et Xbox One.

NDLR : Pour des raisons techniques,  nous n’avons pas gardé la captation sonore, pour privilégier l’image avec un petit montage audio de l’OST officielle de Kingdom Hearts III.

[PGW 2018] Ace Combat 7 VR – Décollage compliqué

Au stand Bandai Namco de la PGW 2018, l’éditeur proposait de jouer à Ace Combat 7 VR pour prendre un peu de hauteur. Retour d’expérience.

Pour ceux qui ne connaissent pas cette série mythique, Ace Combat est née dans les années 90 et a notamment faite et connue la période dorée de Playstation. Quoi de plus normal que de renaître de ses cendres via le PS VR, nouveau joujou de Sony et sa PS4. En effet, la franchise Ace Combat ne jouit plus de son aura passée depuis quelques années, étant carrément passée du côté free to play en 2014, via Ace Combat Infinity. Pas de quoi atteindre le septième ciel.

Casque PS VR sur le nez, joystick en mains, il était temps de mettre les gazs. Enfin pas tout à fait car il y a une petite séquence d’introduction qui permets de se (re)familiariser avec la réalité virtuelle et l’univers du jeu. En surimpression verte, diverses informations de briefing type militaire car on est dans un jeu de combat aérien avant tout.

Ace combat 7 VR - cockpit PS VRLa réalité virtuelle se prêtant bien aux simulations aériennes, Ace Combat 7 Skies Unknown est un très bon représentant pour muer son chant du cygne en flammes de phénix. Après cette envolée lyrique, il est temps de vous délivrer les sensations de cette expérience virtuelle. Pour commencer, l’installation d’un casque Playstation VR n’a jamais été concluante à 100% chez moi, le casque n’étant jamais calé comme il faut sur mon visage, laissant un léger « mou » entre le nez et la bouche, ce qui est désagréable. Ensuite, il fallait s’habituer au matos (un Thrustmaster – T.Flight Hotas pour PS4) en prenant en main un joystick avec boutons (à droite) et une manette de gaz avec boutons (sur la gauche).

Ace combat 7 VR - PS VRUne fois familiarisé avec l’installation, on regarde autour de soi pour délimiter l’univers qui s’offre à nous, ou plutôt, le cockpit virtuel dans lequel on se situe. Si l’on a pas trop suivi les instructions pour passer au plus vite à la séquence de gameplay (*oups) on devine que l’on est sur une base aérienne militaire en plein assaut. Il y a quelques explosions par si par là, l’occasion de se dire que l’aspect technique du titre possède un bon rendu pour un jeu PS VR. A savoir que cet opus a été développé par le moteur Unreal Engine 4, un certain gage de qualité et de réassurance pour les joueurs.

ace combat 7 vr vue gameplay cockpitAprès quelques décollages infructueux – la prise en main et/ou le gameplay n’étant vraiment pas évidents, ce qui est confirmé par le staff autour de nous. Mais était-ce pour être concilient face à cette piètre performance ? Il n’y a qu’un pas – nous avons pu décoller pendant quelques secondes. Passé l’excitation, d’enfin, décoller virtuellement, j’ai commencé à penser que le fameux « motion sickness« , soit une sorte de mal des airs, s’emparait de moi. J’ai outrepassé cette sensation pour me concentrer sur le vol mais je n’ai, au final, pas réussi à suffisamment stabiliser mon coucou. Ce qui me laisse à penser qu’il y a quelques décrochages (de la latence ?) dans le gameplay. Malheureusement, je n’ai pas pu constater le feeling des combats mais la guerre n’est pas terminée. Je retournerais sur l’espace de bataille un jour ou l’autre pour ne pas m’avouer vaincu.

En bref, j’en suis ressorti avec une petite suée, mentale et physique mais l’expérience est clairement à retenter. Il faut tout de même avoir le coeur bien accroché car la sensation de décollage est réelle et les looping virtuels peuvent donner la nausée. Techniquement, le titre à l’air de bien tourner, sans chutes de framerate constatées, avec des graphismes de qualités pour un jeu PS VR. Dur de se forger un avis définitif sur une courte session mais Ace Combat 7 VR est un titre à surveiller pour les possesseurs de PS4 et PS VR.

Ace Combat 7 est prévu pour le 18 janvier 2019 sur PS4 et Xbox One, le 01 février 2019 pour PC (via Steam).

NDLR : Pour des raisons techniques,  nous n’avons pas garder la captation sonore, pour privilégier l’image avec un petit montage audio de l’OST officielle d’Ace Combat 7.

[CRA$H TEST] FAR CRY 3 CLASSIC EDITION : De la nostalgie et c’est tout

Far Cry 3 a le droit à son remastered, tendance très en vogue depuis ces dernières années. Pour cet épisode qui pour beaucoup est considéré comme le meilleur de la saga, qu’en est-il de ce portage ? Ubisoft a-t-il fait du bon travail ?

Far Cry 3

Du Nokia 3310 au Nokia 3410

Nostalgie quand tu nous tiens… La cinématique d’introduction fait toujours son effet.
Retour maintenant à la réalité. Graphiquement le jeu accuse le coup de son âge tant certaines textures datent vraiment de l’ancien temps comme les cheveux ou la végétation. Un aliasing est aussi de la partie en assez faible proportion pour ne pas être dérangeant mais c’est dommage pour cette adaptation d’un jeu de la précédente génération de consoles…
Passée l’introduction, on se rend vite compte que tous les défauts de la version d’origine du soft se retrouvent ici. On en conclut rapidement que le jeu a subit un petit lifting mais aucune nouveauté au tableau. On a juste retiré quelques rides, ni plus ni moins.

Far Cry 3

Un peu de technique

Pour ce qui est des versions Xbox One X et Ps4 Pro, elles affichent toutes les deux 2560 par 1440 pixels pour 30 fps qui peinent à être constants… Les versions Xbox One et Ps4 affichent respectivement une résolution de 900p et 1080p, là encore avec une fluidité de 30 fps instable.
Autant dire que les équipes ne se sont pas foulées pour cette remasterisation de Far Cry 3 Classic Edition

Un portage paresseux

« Minimum syndical » sont les maîtres mots de ce portage : les bugs de la version de 2012 sont toujours présents, le lifting graphique n’est pas significatif et la non-présence de l’extension Blood Dragon relève vraiment de l’hérésie. C’est dommage, Far Cry 3 aurait dû avoir un portage digne de ce nom car il est encore à ce jour considéré comme le meilleur opus de la série par beaucoup de fans de la licence.
Reste un jeu excellent dans le fond et un remastered complètement à la ramasse…

 Far Cry 3 Classic Edition est un bon achat pour ceux qui seraient passés à coté de l’opus en 2012. Vass, rien que pour tout ce qu’il incarne, mérite à lui tout seul que vous cédiez à la tentation.
Quant à ceux qui y ont déjà joué, on les encourage bien plus à ressortir leurs 360 ou Ps3 que de mettre la main au porte-monnaie pour cette classic edition.

Crash test

LA NOTE DU CRASH TEST DE
FAR CRY 3 CLASSIC EDITION SUR XBOX ONE EST DE 15€

 

Mais qu’est ce qu’un Crash Test ? Contrairement aux nombreux tests que l’on peut trouver, la note finale est donnée à travers un prix d’achat conseillé. Partant du prix de vente neuf constaté (environ 30 € dans le cas de Far Cry 3 classic édition), Crash Test tacle là où ça fait mal et vous donne la véritable valeur d’un jeu. Pourquoi payer trop cher ses jeux vidéo ?

 

[CRA$H TEST] Dragon Ball FighterZ, le jeu de combat ultime sur Nintendo Switch ?

Dragon Ball FighterZ fait figure de saint Graal pour tous les fans du manga d’Akira Toriyama et des amateurs de jeux de baston. Le studio Arc System Works propose une retranscription ultra fidèle de Dragon Ball qui a bercé toute une génération à travers le Club Dorothée en France. Cette licence mythique est rentrée dans le panthéon de la Pop Culture depuis des dizaines d’années mais ses diverses adaptations vidéoludiques ont soufflé le chaud et le froid. On retiendra les séries Budokai et Tenkaichi en tant que références mais Dragon Ball FighterZ est arrivé en 2018 pour Kaméhaméhaiser tout ce qui s’est fait auparavant. Voici la fusion de nos impressions à travers ce Crash Test !


crash test switchPendant que les versions consoles PS4/Xbox One se pavanent dans le milieu de l’eSport, la version Nintendo Switch débarque tranquillement 8 mois plus tard, le 28 septembre contre le 26 janvier pour les premières versions. Cet opus “portable” était réclamé dès le début à cor et à cri par la communauté, récoltant près de 20 000 signatures via cette pétition. La productrice l’espérait, les fans aussi, voici le souhait de tout le monde réalisé ! Qu’en est-il maintenant de la qualité ?

N’y allons pas par quatre chemins pour vous dire que techniquement, Dragon Ball FighterZ cru Switch, est pratiquement irréprochable. Bien entendu, on a une moins bonne définition que sur les versions “HD” mais globalement, la magistrale direction artistique est toujours présente, prête à vous faire revivre les meilleurs moments du manga sur petits et grands écrans. La prouesse se situe particulièrement sur la version nomade non dockée, tournant de manière fluide sans ralentissements. Comme ses grandes soeurs, la Switch peut se targuer d’un framerate à 60 fps et d’un résultat à l’écran magnifique, ce qui se fait de mieux chez la dernière née de Nintendo.

Cela dit, lorsqu’on dock sa Switch, on peut déceler quelques micros ralentissements et une définition inférieure, rien qui ne remettrait en cause la qualité de ce portage bien heureusement. Pour être tout à fait complet, en dehors de la définition inférieur, on peut déceler de l’aliasing notamment au niveau des personnages mais encore une fois, rien qui ne dessert l’expérience globale, surtout en mode portable.
Pour terminer sur la partie technique, on regrettera cependant, des temps de chargements assez long qui pourront en agacer plus d’un mais le résultat final à l’écran en vaut la chandelle.

En ce qui concerne la prise en main, c’est une autre paire de manche. Dragon Ball FighterZ étant un jeu de combat au gameplay accessible, on est en droit de penser que ce portage Nintendo Switch s’y prête bien. C’est le cas mais il va falloir un temps d’adaptation pour y jouer avec les Joy-Con, notamment pour jongler avec les touches. On peut se poser la question d’atteindre un très bon niveau (eSport) avec cette configuration, ce qui n’est pas impossible mais il va falloir s’accrocher.

Ce DBZ est certes très accessible et permissif mais à haut niveau, les timings et autres quarts de cercles s’avèrent trop compliqués à réaliser sur configuration classique Nintendo Switch. Il faudra, soit posséder une manette pro, soit investir dans un stick arcade qui pourra aussi vous servir dans d’autres jeux du genre en mode docké (coucou Street Fighter 2).

Parlons maintenant du contenu, car la politique mercantile de Bandai Namco a encore frappé. En effet, Dragon Ball FighterZ Switch propose bien les dernières mises à jour que ses aînés mais pas plus. Dans les faits, il faudra repasser à la caisse pour avoir de nouveaux personnages ou l’OST “originale” (qui n’est pas folle en vérité dans le jeu, faute à une mauvaise sélection). En clair, le contenu du season pass n’est pas inclus et c’est bien dommage. Bandai Namco aurait été “sympa” d’en inclure une partie mais d’un point de vu marketing, la licence DBZ est bien trop forte pour ne pas faire (re)passer les joueurs à la caisse soyons honnête…Pour rappel, il faudra débourser 34,99€ pour le season pass, ou 4,99€ pour un personnage supplémentaire. Votre kebab à emporter (sans boisson/frites, on est plus début 2000) ou votre nouveau personnage (Broly, C-17, Cooler…) sur la terrasse, il va falloir choisir !

Toutefois, en termes de contenu in-game, on retrouve tous les modes classiques (Histoire, multi local à 2VS2/3VS3, en ligne…). En outre, on applaudira l’ajout d’un nouveau mode versus nommé “Party match” spécialement créé pour cette version Nintendo Switch ! On pourra se regrouper en local jusqu’à 6 joueur pour s’affronter dans des joutes sayanesques, en assignant très facilement les manettes aux joueurs dans le jeu.
On précisera qu’au niveau du roster de personnages, il faudra toujours accumuler assez de Zénis (la monnaie du jeu) pour obtenir Vegeta et Goku Blue mais qu’à contrario, le personnage original Android-21 ne nécessitera plus de terminer le mode Histoire pour le débloquer. Ouf !

Vous l’aurez compris, Dragon Ball Z Switch est une franche réussite ! Il reste inférieur techniquement parlant aux autres versions, présentant de l’aliasing ou une finesse moindre comme on aurait pu s’en douter. C’est surtout vrai pour le mode “docké” à la TV qui peut même présenter quelques ralentissements mais si on évoque la version portable, la prouesse est remarquable ! Il n’aura jamais été aussi jouissif de jouer à un jeu DBZ en mode nomade, avec une direction artistique et une finition au rendez-vous.

Les couleurs et la fluidité sont au top même si on pourra regretter des temps de chargement un poil trop long pour les joueurs les plus impatients dont votre serviteur fait partie.
On pourra bien entendu sur la politique commerciale de l’éditeur qui refera passer à la caisse les joueurs ayant déjà investi dans du contenu dans les versions précédentes (via le season pass et l’achat de perso) mais il paraissait logique qu’il n’allait pas se passer d’une telle manne financière… Greed is good comme dirait Gordon !

Dragon Ball Fighterz était le meilleur jeu Dragon Ball jamais réalisé sur console de salon mais avec cette version Nintendo Switch, c’est aussi le cas sur console portable ! Indispensable pour les fans de la licence n’ayant pas déjà obtenu le jeu ailleurs, à réflechir pour ceux qui l’ont déjà, surtout si vous avez déjà investi dans le season pass. Si vous voulez une version portable pour y jouer entre potes de manière nomade, la question ne se pose presque pas pour faire des Genkidama ou autres Makankōsappō dans les transports !


Crash Test PS4 XBOX ONELa genèse d’un projet fantasmé  

C’est lors de l’E3 2017 et la conférence Xbox que, Dragon Ball FighterZ a été annoncé, directement propulsé comme l’une des plus grosses attentes jeux vidéo à venir. C’est à Arc System Works qu’a été confiée cette lourde tâche mais le studio japonais n’est pas novice en la matière, réputé pour ses séries de jeux de combats Guilty Gear et BlazBlue. Les mordus de Dragon Ball étaient aux anges, tant les premières images flattent la rétine, notamment pour leur fidélité au manga originel et aux animés qui en ont découlé.

Dragon-Ball-FighterZ-gamescomC’est donc sous la forme d’un jeu de combat en 2.5D développé avec le moteur Unreal Engine 4, que Dragon Ball FighterZ se présente, à savoir des décors et personnages modélisés en 3D mais un gameplay de versus fighting sur un plan 2D. On se retrouve donc avec une formule similaire à des jeux tels que Street Fighter 5, Dragon Ball Xenoverse 2 mais surtout Marvel VS Capcom 3 avec qui il partage l’opposition d’équipes à trois personnages.

Dragon Ball Fighterz - selection personnagesD’ailleurs, Dragon Ball FighterZ propose 21 personnages jouables au début et trois autres personnages à débloquer, portant son total à 24 personnages disponibles. Certains jugeront que ce nombre est faible quand on les compare aux précédentes séries de jeux DBZ (Xenoverse, Tenkaichi ou encore Budokai) mais il faut souligner l’incroyable travail d’Arc System Works sur l’équilibrage des personnages. En effet, la totalité du roster est vraiment diversifié, avec des personnages aux styles de combats uniques et complémentaires, d’autant plus que les combinaisons sont légions avec une équipe composée de trois combattants. On pourra toujours regretter l’absence de son personnage fétiche mais n’oubliez pas que Bandai Namco réserve tout un lot de DLC pour compenser…

Une réalisation technique proche de la perfection

La première chose qu’on remarque avec Dragon Ball FighterZ, c’est sa direction artistique somptueuse. A l’aide d’animations ultra léchées, on a vraiment l’impression d’évoluer dans l’animé de la série, le studio ayant réalisé un véritable travail d’orfèvre en reproduisant certaines scènes cultes du manga/animé dans leur jeu. C’est simple, à ce niveau de qualité et de fidélité, c’est du jamais vu ! Que ce soit pendant des coups spéciaux ou certaines fins de combats, les fans s’émerveilleront sur les diverses cinématiques qui ponctueront les combats.

Outre cette fidélité aux codes graphiques de la série, on retrouve également une réalisation sonore de haute volée. Ainsi, en plus des voix japonaises originales, on retrouve l’ambiance sonore du dessin animé, que ce soit les sons d’impacts des coups, de téléportations ou de projections. En ce qui concerne les musiques du jeu, on regrettera que l’OST de l’animé ne sera disponible que pour les personnes ayant acheté le season pass. A défaut, on a le droit à des compositions originales du type Rock, pas désagréables à l’oreille mais pas très inspirés non plus.

Un jeu de baston accessible qui n’oublie pas d’être profond

Avec Guilty Gear et BlazBlue, le studio Arc System Works a prouvé tout son savoir-faire pour proposer un gameplay exigeant mais pas forcément très facile d’accès. Cela dit, Dragon Ball FighterZ a l’ambition d’être joué par tous les fans de Dragon Ball, qu’il ne fallait pas frustrer avec un jeu de combat trop compliqué. C’est avec ce leimotiv que le studio japonais a développé FighterZ pour proposer un gameplay accessible, rapidement très jouissif, n’occultant pas des systèmes de jeu plus profonds pour les pros du jeu de combat. A noter que Bandai Namco tient avec Dragon Ball FighterZ, un très bon candidat pour la scène E-Sport du jeu de baston, à travers sa richesse visuelle pour le public et un gameplay approfondi pour les compétiteurs.

Manette en main, il n’y a pas de manipulations trop complexes à réaliser, les débutants pouvant rapidement sortir des coups impressionnants sans connaître les spécificités du gameplay. Les différents personnages proposent un panel de coups variés mais limités, avec des auto-combo et des coups spéciaux qui se déclenchent à l’aide d’un simple quart de cercle + un bouton. Nous n’irons pas plus loin sur le détail des différentes manipulations mais sachez que les commandes sont assez nombreuses pour les habitués aux jeux de baston mais rapidement assimilables pour les débutants qui voudraient s’essayer au genre.

Dragon Ball FighterzDragon Ball FighterZ est sûrement le jeu de combat le plus accessible de ces dernières années, bénéficiant d’une excellente réalisation et d’une des plus grosses licences de manga qui attire de nombreux (potentiels) joueurs qui se laisseront tenter. Le jeu fait office de porte d’entrée idéale pour s’investir dans un jeu de combat remarquablement équilibré pour tous les types de joueurs : du joueur hardcore du jeu de combat qui s’acharnera à tout maîtriser , que pour le fan de DBZ néophyte. Bien entendu, cela reste à relativiser lorsque l’on se frotte au mode en ligne ou à un joueur aguerri mais le jeu reste avant tout jouissif en toutes circonstances.

Une Histoire oubliable et des modes classiques

On arrive à l’un des points noirs du jeu avec un mode Histoire proposant une nouvelle aventure malheureusement insipide, qui aura au moins le mérite d’introduire un nouveau personnage avec la cyborg C-21. Il vous faudra une dizaine d’heures pour finir les trois arcs scénaristiques du mode Histoire permettant de débloquer C-21 parmi les personnages jouables. On progresse à travers un plateau sous forme de jeu de l’oie, où il faudra avancer case par case afin de réaliser des combats qui, au début, font office de mini tutoriels. Au fur à mesure de votre progression, il sera possible d’obtenir divers bonus permanents à équiper sur vos personnages (attaque, défense, santé jauge de Ki…) pour vous aider. Seulement, l’I.A des ennemis est bien trop faible sur les premières heures pour apporter une difficulté intéressante, ces derniers faisant office de véritables punching-ball.

Dragon Ball Fighterz - C-21Malgré de jolies cinématiques, on regrettera également la qualité d’écriture globale de ce mode Histoire, que ce soit pour les dialogues ou le scénario très vite oubliable. C’est d’autant plus dommageable lorsqu’on le sait qu’Akira Toriyama a supervisé le tout, alors qu’on a l’impression d’avoir un OAV ou une fan fiction pas inspirée… Mais n’est-ce pas également le cas de Dragon Ball Super ?

En bref, ce mode Histoire est une déception pour tous les fans et joueurs qui attendaient de Dragon Ball FighterZ, un mode solo digne d’intérêt.

Vous l’aurez compris, l’intérêt de Dragon Ball FighterZ ne se situe pas sur la richesse de ses modes de jeu mais plutôt sur l’envie du joueur à progresser dans son apprentissage. Pour ce faire, les mode Arcade et Entraînement sont parfaits pour remplir cette partie du contrat même si l’on aurait aimé un peu plus d’originalité à ce niveau. A savoir que le mode Arcade se concentre sur la performance du joueur qui va devoir affronter des ennemis de plus en plus forts pour obtenir la meilleure note possible et accumuler des « zénis » la monnaie virtuelle du jeu. Cette dernière sert à acheter divers éléments de customisations (couleurs de costumes…) mais elle permet surtout de débloquer deux personnages supplémentaires, Son Goku Super Saiyan Blue et Vegeta Super Saiyan Blue.

Dragon Ball Fighterz - Son Goku Super Saiyan Blue Vegeta Super Saiyan BlueEn ce qui concerne le mode en ligne, il a connu des difficultés lors des phases de bêta ouverte mais l’expérience est maintenant optimale. Le système de Matchmaking ou les différents salons à rejoindre sont bien fonctionnels, les serveurs supportant bien la charge. Précisions que nous n’avons pas souffert de lags ou ralentissements durant nos parties en ligne même si notre connexion fibre doit bien aider.

Dragon Ball FighterZ cristallisait tant d’attentes auprès des fans depuis son annonce en 2017, la pression était grande. On peut maintenant l’affirmer, le rêve est maintenant réalité, les promesses ont largement été tenues. Il s’agit bien du meilleur jeu Dragon Ball jamais fait, bénéficiant d’une réalisation sans faille avec un soucis du détail ahurissant. Il réussit même la prouesse d’être accessible aux néophytes du jeu de combat qui prendront un plaisir immédiat, sans oublier les connaisseurs avec un gameplay profond. On regrettera cependant des modes de jeu assez classiques mais surtout un mode Histoire insipide. Reste à savoir si vous adhérez à la politique commerciale du titre (DLC avec personnages supplémentaires, l’OST original) mais ne faisons pas la fine bouche : Dragon Ball FighterZ est le jeu ultime adapté de l’oeuvre d’Akira Toriyama et même la meilleure adaptation vidéoludique d’un animé que l’on ait jamais vu !

Crash test

La note du Crash Test de Dragon Ball FighterZ sur Xbox One et PS4 est de 50€

Mais qu’est ce qu’un Crash Test ? Contrairement aux nombreux tests que l’on peut trouver, la note finale est donnée à travers un prix d’achat conseillé. Partant du prix de vente neuf constaté (54,99€ dans le cas de Dragon Ball FighterZ), Crash Test tacle là où ça fait mal et vous donne la véritable valeur d’un jeu. Pourquoi payer trop cher ses jeux vidéo ?

[DEBUG TEST] MASS EFFECT ANDROMEDA : L’HEURE DES PATCHS A SONNÉ

Aujourd’hui un article un peu spécial sur Mass Effect Andromeda.
En effet Bioware a annoncé seulement quelques mois après la sortie du jeu le 23 mars 2017 l’arrêt pur et simple des mises à jour pour le mode solo. Cette annonce est-elle un aveux d’échec ? Ou le studio a-t-il vraiment corrigé tous les problèmes rencontrés lors du lancement du jeu ?
Un an et demi après, revenons sur ce titre qui n’a pas convaincu, surtout par son optimisation à la ramasse et ses nombreux bugs.
Mais dans le fond, mérite-t-il vraiment toute cette haine ?

Mass Effect Andromeda

Changement de direction

Posons quelques bases avant de commencer. Le développement du jeu a fait face à de nombreux changements :
– nouvelle génération de console (nouveaux outils de développement)
– nouveau moteur graphique Frosbite qui remplace l’Unreal engine
– nouvelle équipe, celle de Montréal reprend la licence à la place de celle d’Edmonton.
L’équipe de Montréal ne nage cependant pas dans l’inconnu car elle assistait le studio d’Edmonton sur la trilogie originelle.
Qu’on se le dise, créer un nouvel épisode sans se mettre des fans à dos est une tâche difficile, même sans tous ces changements. Surtout que l’épisode 3 avait déjà eu pas mal de soucis avec une fin qui avait nécessité une mise à jour tant elle avait été détestée par les fans. L’équipe a donc pris le parti de raconter une histoire inédite se passant dans l’univers Mass Effect et non pas de faire une suite ou un reboot.

Une sortie chaotique

Mass effect Andromeda sort en mars 2017 et malheureusement…comment dire… une image vaut mille mots :

Une foultitude de bugs en tout genre, des visages tout sauf organiques, des expressions horribles voir flippantes, problèmes de collisions, d’animations, etc… on peut le dire, c’est une catastrophe. Je vous renvoie à l’un de nos précédents articles ici sur le sujet. Il est alors impossible de savourer ce soft à sa juste valeur tant il est injouable.

Mass Effect Andromeda, panser la plaie ne suffira pas

Partie lancée, mises à jour faites, qu’en est-il du titre aujourd’hui ?
N’y allons pas par quatre chemins, il y avait tant à faire et rappelons-le, abandonner les patchs aussi vite n’annonce rien de bon… à raison manifestement. Les visages vont du passable au médiocre selon les races, et les animations correctes mais toujours avec une rigidité assez déconcertante. Il ne sera pas rare de parler avec un personnage qui ne vous regarde pas directement et d’un coup sa tête se tourne vers vous en une frame sans crier gare ! Le mouvement de nuque étant tout sauf naturel.
Le dialogue jusque-là intéressant deviendra grotesque à cause de ces animations qui vous feront rire ou pleurer (ou les deux). On aurait presque envie d’entrer dans le jeu et lui donner une minerve à ce pauvre protagoniste. Heureusement que ça n’arrive pas trop souvent.

Mass Effect Andromeda

Dans la liste non exhaustive des bugs rencontrés :
– La musique du menu principal qui ne se coupe pas une fois la partie lancée, elle tourne donc infiniment, on recharge.
– Le bien aimé bug que tout bon gamer a connu ! Finir dans un mur, on recharge…
– Des personnages qui marchent sur place à l’infini.
Quelques autres problèmes comme les textures qui mettent un temps fou à s’afficher ou encore certains placements de caméra pendant les dialogues qui ne cadrent pas les personnes qui parlent ; un peu pénible mais au moins on ne recharge pas (ça aurait vraiment commencé à faire beaucoup là).

Vous l’aurez compris, on n’est jamais à l’abri d’un problème plus ou moins grave dans une partie.

Mais alors ! Il est bien ce Mass Effect Andromeda ou pas !?!

Andromeda est un bon jeu.

J’aime la trilogie Mass Effect, ces jeux sont cultes et resteront encore longtemps dans les annales du jeu vidéo. L’univers, la narration, l’histoire, le gameplay, les choix ont contribué à en faire de grands jeux.
Et pour autant, ils avaient des défauts, le mako du 1, l’aspect RPG moins présent dans le 2, la 1ère fin du 3…
Malgré cela les fans sont passés au dessus alors que ces choix étaient relatifs au gameplay lui-même. Est-ce que les bugs d’Andromeda m’ont empêché de passer un bon moment ? Non, loin de là.
Il faut juste comprendre que cet opus est dans l’univers Mass Effect, ni plus ni moins. Si vous cherchez un 4e épisode, passez votre chemin. Si vous pensez être obligés de le comparer à la trilogie, passez votre chemin.
Si vous passez au dessus des comparaisons et que vous aimez l’univers, vous ne serez pas déçus.

Mass Effect Andromeda

Nous ne ferons pas de CrashTest ici, il y a bien assez de tests expliquant les tenants et aboutissants du soft.
Alors oui, les premières heures de jeux sont calquées sur Mass Effect 1, cependant passé cette introduction à l’univers, l’aspect découverte est vraiment mis en avant. L’exploration est bien optimisée, c’est le but de cet Andromeda. Il fallait faire quelque chose de différent et c’est une réussite malgré tous ses défauts.
On peut d’ailleurs tout à fait relativiser sur les bugs du titre. Sachant que la durée de vie s’élève à des dizaines d’heures, devoir relancer le jeu 3 fois n’est franchement pas la mer à boire et les bugs rencontrés restent anecdotiques. On ne condamne pas un jeu pour ça tant il a à offrir à coté.
Même si les animations faciales manquent encore de fluidité, le jeu reste magnifique. Coté gameplay, la recette fonctionne toujours et les quelques ajouts (jetpack) ne sont pas désagréables. La narration est toujours bien menée même si les enjeux sont moins importants que les premiers volets (on ne peut pas sauver la galaxie à chaque fois).
C’est un bon action-RPG à la sauce Mass Effect qui vous divertira de longues heures.

Mass Effect AndromedaMass Effect AndromedaEn brefIl faut accepter de ne pas comparer Andromeda à ses ainés. Le titre vaut largement le détour, surtout quand il peut être acheté pour une vingtaine d’euros aujourd’hui. C’est une invitation au voyage réussie. Certes, cette aventure marquera moins l’univers Mass Effect que la trilogie de Shepard, mais dès lors que l’on oublie ces comparaisons inutiles, on passe vraiment de bons moments.

[CRA$H TEST] Crash Bandicoot N’Sane Trilogy est-il à la hauteur sur Nintendo Switch ?

Il est enfin là ! Le héros le plus déjanté du jeu vidéo des années 90, Crash Bandicoot, arrive sur Nintendo Switch. Après une version PS4 de toute beauté, ce portage fait-il autant honneur à la célèbre franchise de Naughty Dog ?

Pour ceux qui ne le connaissent pas, Crash Bandicoot est l’une des séries de jeux de plateforme les plus célèbres des années 90, développée, à l’époque, par Naughty Dog et éditée par Sony. Désormais, la franchise a été reprise par Activision et a eu droit à une belle mise à jour offerte par le très bon studio Vicarious Visions.

Crash bandicoot 43

Nous retrouvons donc, Crash Bandicoot N’Sane Trilogy, une version totalement remastérisée des trois opus sortis respectivement en 1996, 1997 et 1998 sur PlayStation 1. Ainsi, dès l’écran d’accueil, nous avons le choix de jouer à Crash Bandicoot premier du nom, Crash Bandicoot 2: Cortex Strikes Back ou Crash Bandicoot 3: Warped. Comme dans les versions originales, nous prenons les commandes de Crash (et Coco, sa sœur, dans certains niveaux du 3ème opus),  un marsupial déjanté ayant pour mission de déjouer les plans du diabolique Neo Cortex et ses terribles acolytes.

Crash bandicoot

Crash Souls Bandicoot

Premiers constats une fois la manette en main, le gameplay s’avère totalement fidèle aux premières versions de Crash Bandicoot. Si cela semble être une bonne nouvelle au premier abord, vous allez très vite vous rappeler que les jeux des années 90 n’étaient pas si indulgents qu’aujourd’hui. Cela ravira sans doute les fans nostalgiques de la série mais pourra rebuter les profanes.

Crash bandicoot

Nous apprécions retrouver une copie fidèle des titres, notamment leurs gameplay très exigeants. Avec cela nous y retrouvons une jouabilité rigide couplée à un level design très sévère. Là où les plus nostalgiques jubileront, les profanes rencontreront sans doute de nombreuses difficultés dues à une jouabilité datée. Par exemple, le premier Crash Bandicoot date d’une époque pré-analogique, entendez par là, avant que les sticks analogiques deviennent le standard sur les manettes de Playstation. Un détail qui pourra vous trahir dans certains passages extrêmement rotors et qui vous donneront envie de jeter votre Switch par terre.

Soyez prévenus, aujourd’hui Crash Bandicoot s’approche plus d’un Dark Souls que d’un Super Mario en terme de difficulté !

Notez d’ailleurs que même si les Joy-Con remplissent largement leur mission, on ne peut que vous conseiller de passer sur une manette Switch Pro sur certains niveaux. Vos nerfs et vos voisins vous diront merci.

Crash bandicoot

L’optimisation avant tout !

Graphiquement, Crash Bandicoot N’Sane trilogy est sans conteste en deçà des versions PS4 et Xbox One. Nous retrouvons ainsi du 720p en mode portable et du 900p en mode Tv, le tout couvert par un 30 fps (30 images par secondes ndlr) qui ne faiblit pas. Nous remarquons en conséquence que de nombreux détails, textures ou encore ombres sont beaucoup moins soignés. Plus gênant, une sorte de léger flou semble recouvrir l’écran, uniquement en mode portable. On dirait le même effet « blur » qui semblait être utilisé comme cache misère sur Xbox 360. Heureusement ce détail n’handicape en rien la jouabilité du jeu et globalement le titre d’Activision reste très propre.

Pour vous illustrer nos propos, nous vous avons sélectionné un petit comparatif de Candyland sur les principales différences graphiques qui vous attendent par rapport à la version PS4 :

Une fois la déception du downgrade passée, nous retrouvons avec joie tout ce qui a fait le succès de la licence Crash Bandicoot. Des niveaux variés et détaillés, des animations de qualité et surtout des ennemis & boss haut en couleurs.

Niveau durée de vie, rien à dire. Avec ses trois excellents jeux classiques, auxquels on peut ajouter deux niveaux « exclusifs » Future Tense et Stormy Ascent, vous allez être scotchés à votre Switch tout l’été.

En conclusion, Crash Bandicoot N’Sane Trilogy s’offre une adaptation sur Nintendo Switch très correcte. Loin d’être exempte de tout défaut, nous retiendrons surtout une finition graphique très moyenne en mode portable avec un effet flou gênant au premier abord. Heureusement, sa fluidité et sa durée de vie plus que généreuse nous font rapidement oublier ces quelques défauts. Sans casser des caisses, ce Crash Bandicoot aura surtout le mérite de vous accompagner partout où vous irez.

Crash test

LA NOTE DU CRASH TEST DE CRASH BANDICOOT N’SANE TRILOGY SUR NINTENDO SWITCH EST DE 19,90€

Mais qu’est ce qu’un Crash Test ? Contrairement aux nombreux tests que l’on peut trouver, la note finale est donnée à travers un prix d’achat conseillé. Partant du prix de vente neuf constaté (environ 35 € dans le cas de Crash Bandicoot N’Sane Trilogy), Crash Test tacle là où ça fait mal et vous donne la véritable valeur d’un jeu. Pourquoi payer trop cher ses jeux vidéo ?

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