Catégorie : Critiques

Première approche de l’équipe PopCorn Game sur Kingdom Hearts III, la PGW 2018 étant une aubaine pour dompter ce titre très attendu de sa communauté.

Kingdom Hearts est une série très velue, que ce soit dans son lore ou l’évolution de son gameplay. On est tout de même face au même type de jeu depuis le début de la saga, il y a plus de 15 ans, en 2002 sur PS2. C’est une série d’Action-RPG développée et éditée par Square Enix, mêlant les univers de Disney et… Square Enix, sous la houlette de Tetsuya Nomura, grand manitou de la série Final Fantasy, largement représenté dans cet univers parallèle. Sur le papier, cela peut sembler bizarre mais dans les faits, cela fonctionne très bien malgré l’opposition flagrante des deux univers aux premiers abords.  Cela dit, quel rêve de gosse que de voir les personnages de Disney se mouvoir sous nos yeux, en tant que compagnons ou dans des cutscenes merveilleusement bien retranscrites. On pourrait se croire dans un dessin animé interactif, ça tombe bien car c’est quand même l’effet recherché.

kingdom heart III - pgw 2018 - Toy Story SoraLa démo de Kingdom Hearts III à la Paris Games Week proposait deux missions, l’une se déroulant sur le Mont Olympe, ambiance plutôt sombre et funeste où vous ferez face à une sorte de titan/golem et ses sbires. A vrai dire c’est la séquence que vous retrouverez en vidéo, la deuxième mission n’ayant pas été captée par nos soins. Cette seconde mission se déroulait dans une chambre d’enfants, une aubaine pour mettre en scène les personnages de Toy Story, premier (brillant) film d’animation sorti en 1995, il y a plus de 20 ans. De quoi rendre nostalgiques l’âme d’enfant des membres de l’équipe.

Toutefois, dans cet article, nous allons nous concentrer sur la première mission Olympienne car c’est sur elle que notre caméra s’est braquée. Qui dit Mont Olympien, dit ascension, tout l’objet de cette mission verticale où l’on va quand même se familiariser avec les touches et le gameplay avant de gravir cette montagne. Ayant peu touché aux précédents opus, Kingdom Hearts III m’apparait être le titre idéal pour commencer la série. A travers les informations recueillies, les divers trailers et vidéos de gameplay, Kingdom Hearts III semble être plus que jamais un titre complet qui n’oubliera pas d’être accessible à un plus large public. Pas d’inquiétude, il n’oublie pas d’être exigeant, profond et respectueux de sa communauté déjà acquise depuis un certains nombre d’années (les récentes compilations préparants le terrain n’y sont pas pour rien à notre avis).

kingdom hearts III - pgw 2018 - mont olympeD’un point de vu technique, Kingdom Hearts III est un titre léché, fluide, sans chutes d’images enregistrées lors de nos deux sessions de jeu. La direction artistique est très jolie et fidèle aux univers dépeints, avec des couleurs très chatoyantes, des effets de lumières et de particules très présents, voir trop par moment. Effectivement, comme vous pourrez le constater dans notre captation, il y a des moments où l’écran devient surchargé d’effets visuels, rendant la lisibilité franchement compliquée. Nous déplorons également une caméra qui, parfois, n’en fait qu’à sa tête, rendant encore plus la confusion visible à l’écran et dans notre cerveaux.

Qu’à cela ne tienne, les équipes de Square Enix doivent être sur le qui-vive pour résoudre ces aspects techniques déceptifs qui nuisent clairement à l’expérience de jeu à l’heure actuelle. Toutefois, le feeling du jeu est très bon, on aime se mouvoir dans cet univers, le personnage principal, Sora, répondant au doigt à et à l’oeil. On a vraiment apprécié les divers effets lumineux qui sont un véritable émerveillement pour nos yeux, un peu moins pour la lisibilité de l’action à certains moments. 
Malgré la durée limitée de ces deux missions, on a pu se familiariser avec différentes phases de gameplay et une prise en main agréable. Suffisamment en tout cas, pour avoir envie de posséder le jeu complet et découvrir plus en profondeur son gameplay riche en surprises et son univers loufoque, riches en rebondissements cartoonesques !

Kingdom Hearts III est prévu pour le 25 janvier 2019 sur PS4 et Xbox One.

NDLR : Pour des raisons techniques,  nous n’avons pas gardé la captation sonore, pour privilégier l’image avec un petit montage audio de l’OST officielle de Kingdom Hearts III.

Au stand Bandai Namco de la PGW 2018, l’éditeur proposait de jouer à Ace Combat 7 VR pour prendre un peu de hauteur. Retour d’expérience.

Pour ceux qui ne connaissent pas cette série mythique, Ace Combat est née dans les années 90 et a notamment faite et connue la période dorée de Playstation. Quoi de plus normal que de renaître de ses cendres via le PS VR, nouveau joujou de Sony et sa PS4. En effet, la franchise Ace Combat ne jouit plus de son aura passée depuis quelques années, étant carrément passée du côté free to play en 2014, via Ace Combat Infinity. Pas de quoi atteindre le septième ciel.

Casque PS VR sur le nez, joystick en mains, il était temps de mettre les gazs. Enfin pas tout à fait car il y a une petite séquence d’introduction qui permets de se (re)familiariser avec la réalité virtuelle et l’univers du jeu. En surimpression verte, diverses informations de briefing type militaire car on est dans un jeu de combat aérien avant tout.

Ace combat 7 VR - cockpit PS VRLa réalité virtuelle se prêtant bien aux simulations aériennes, Ace Combat 7 Skies Unknown est un très bon représentant pour muer son chant du cygne en flammes de phénix. Après cette envolée lyrique, il est temps de vous délivrer les sensations de cette expérience virtuelle. Pour commencer, l’installation d’un casque Playstation VR n’a jamais été concluante à 100% chez moi, le casque n’étant jamais calé comme il faut sur mon visage, laissant un léger « mou » entre le nez et la bouche, ce qui est désagréable. Ensuite, il fallait s’habituer au matos (un Thrustmaster – T.Flight Hotas pour PS4) en prenant en main un joystick avec boutons (à droite) et une manette de gaz avec boutons (sur la gauche).

Ace combat 7 VR - PS VRUne fois familiarisé avec l’installation, on regarde autour de soi pour délimiter l’univers qui s’offre à nous, ou plutôt, le cockpit virtuel dans lequel on se situe. Si l’on a pas trop suivi les instructions pour passer au plus vite à la séquence de gameplay (*oups) on devine que l’on est sur une base aérienne militaire en plein assaut. Il y a quelques explosions par si par là, l’occasion de se dire que l’aspect technique du titre possède un bon rendu pour un jeu PS VR. A savoir que cet opus a été développé par le moteur Unreal Engine 4, un certain gage de qualité et de réassurance pour les joueurs.

ace combat 7 vr vue gameplay cockpitAprès quelques décollages infructueux – la prise en main et/ou le gameplay n’étant vraiment pas évidents, ce qui est confirmé par le staff autour de nous. Mais était-ce pour être concilient face à cette piètre performance ? Il n’y a qu’un pas – nous avons pu décoller pendant quelques secondes. Passé l’excitation, d’enfin, décoller virtuellement, j’ai commencé à penser que le fameux « motion sickness« , soit une sorte de mal des airs, s’emparait de moi. J’ai outrepassé cette sensation pour me concentrer sur le vol mais je n’ai, au final, pas réussi à suffisamment stabiliser mon coucou. Ce qui me laisse à penser qu’il y a quelques décrochages (de la latence ?) dans le gameplay. Malheureusement, je n’ai pas pu constater le feeling des combats mais la guerre n’est pas terminée. Je retournerais sur l’espace de bataille un jour ou l’autre pour ne pas m’avouer vaincu.

En bref, j’en suis ressorti avec une petite suée, mentale et physique mais l’expérience est clairement à retenter. Il faut tout de même avoir le coeur bien accroché car la sensation de décollage est réelle et les looping virtuels peuvent donner la nausée. Techniquement, le titre à l’air de bien tourner, sans chutes de framerate constatées, avec des graphismes de qualités pour un jeu PS VR. Dur de se forger un avis définitif sur une courte session mais Ace Combat 7 VR est un titre à surveiller pour les possesseurs de PS4 et PS VR.

Ace Combat 7 est prévu pour le 18 janvier 2019 sur PS4 et Xbox One, le 01 février 2019 pour PC (via Steam).

NDLR : Pour des raisons techniques,  nous n’avons pas garder la captation sonore, pour privilégier l’image avec un petit montage audio de l’OST officielle d’Ace Combat 7.

Far Cry 3 a le droit à son remastered, tendance très en vogue depuis ces dernières années. Pour cet épisode qui pour beaucoup est considéré comme le meilleur de la saga, qu’en est-il de ce portage ? Ubisoft a-t-il fait du bon travail ?

Far Cry 3

Du Nokia 3310 au Nokia 3410

Nostalgie quand tu nous tiens… La cinématique d’introduction fait toujours son effet.
Retour maintenant à la réalité. Graphiquement le jeu accuse le coup de son âge tant certaines textures datent vraiment de l’ancien temps comme les cheveux ou la végétation. Un aliasing est aussi de la partie en assez faible proportion pour ne pas être dérangeant mais c’est dommage pour cette adaptation d’un jeu de la précédente génération de consoles…
Passée l’introduction, on se rend vite compte que tous les défauts de la version d’origine du soft se retrouvent ici. On en conclut rapidement que le jeu a subit un petit lifting mais aucune nouveauté au tableau. On a juste retiré quelques rides, ni plus ni moins.

Far Cry 3

Un peu de technique

Pour ce qui est des versions Xbox One X et Ps4 Pro, elles affichent toutes les deux 2560 par 1440 pixels pour 30 fps qui peinent à être constants… Les versions Xbox One et Ps4 affichent respectivement une résolution de 900p et 1080p, là encore avec une fluidité de 30 fps instable.
Autant dire que les équipes ne se sont pas foulées pour cette remasterisation de Far Cry 3 Classic Edition

Un portage paresseux

« Minimum syndical » sont les maîtres mots de ce portage : les bugs de la version de 2012 sont toujours présents, le lifting graphique n’est pas significatif et la non-présence de l’extension Blood Dragon relève vraiment de l’hérésie. C’est dommage, Far Cry 3 aurait dû avoir un portage digne de ce nom car il est encore à ce jour considéré comme le meilleur opus de la série par beaucoup de fans de la licence.
Reste un jeu excellent dans le fond et un remastered complètement à la ramasse…

 Far Cry 3 Classic Edition est un bon achat pour ceux qui seraient passés à coté de l’opus en 2012. Vass, rien que pour tout ce qu’il incarne, mérite à lui tout seul que vous cédiez à la tentation.
Quant à ceux qui y ont déjà joué, on les encourage bien plus à ressortir leurs 360 ou Ps3 que de mettre la main au porte-monnaie pour cette classic edition.

Crash test

LA NOTE DU CRASH TEST DE
FAR CRY 3 CLASSIC EDITION SUR XBOX ONE EST DE 15€

 

Mais qu’est ce qu’un Crash Test ? Contrairement aux nombreux tests que l’on peut trouver, la note finale est donnée à travers un prix d’achat conseillé. Partant du prix de vente neuf constaté (environ 30 € dans le cas de Far Cry 3 classic édition), Crash Test tacle là où ça fait mal et vous donne la véritable valeur d’un jeu. Pourquoi payer trop cher ses jeux vidéo ?

 

Dragon Ball FighterZ fait figure de saint Graal pour tous les fans du manga d’Akira Toriyama et des amateurs de jeux de baston. Le studio Arc System Works propose une retranscription ultra fidèle de Dragon Ball qui a bercé toute une génération à travers le Club Dorothée en France. Cette licence mythique est rentrée dans le panthéon de la Pop Culture depuis des dizaines d’années mais ses diverses adaptations vidéoludiques ont soufflé le chaud et le froid. On retiendra les séries Budokai et Tenkaichi en tant que références mais Dragon Ball FighterZ est arrivé en 2018 pour Kaméhaméhaiser tout ce qui s’est fait auparavant. Voici la fusion de nos impressions à travers ce Crash Test !


crash test switchPendant que les versions consoles PS4/Xbox One se pavanent dans le milieu de l’eSport, la version Nintendo Switch débarque tranquillement 8 mois plus tard, le 28 septembre contre le 26 janvier pour les premières versions. Cet opus “portable” était réclamé dès le début à cor et à cri par la communauté, récoltant près de 20 000 signatures via cette pétition. La productrice l’espérait, les fans aussi, voici le souhait de tout le monde réalisé ! Qu’en est-il maintenant de la qualité ?

N’y allons pas par quatre chemins pour vous dire que techniquement, Dragon Ball FighterZ cru Switch, est pratiquement irréprochable. Bien entendu, on a une moins bonne définition que sur les versions “HD” mais globalement, la magistrale direction artistique est toujours présente, prête à vous faire revivre les meilleurs moments du manga sur petits et grands écrans. La prouesse se situe particulièrement sur la version nomade non dockée, tournant de manière fluide sans ralentissements. Comme ses grandes soeurs, la Switch peut se targuer d’un framerate à 60 fps et d’un résultat à l’écran magnifique, ce qui se fait de mieux chez la dernière née de Nintendo.

Cela dit, lorsqu’on dock sa Switch, on peut déceler quelques micros ralentissements et une définition inférieure, rien qui ne remettrait en cause la qualité de ce portage bien heureusement. Pour être tout à fait complet, en dehors de la définition inférieur, on peut déceler de l’aliasing notamment au niveau des personnages mais encore une fois, rien qui ne dessert l’expérience globale, surtout en mode portable.
Pour terminer sur la partie technique, on regrettera cependant, des temps de chargements assez long qui pourront en agacer plus d’un mais le résultat final à l’écran en vaut la chandelle.

En ce qui concerne la prise en main, c’est une autre paire de manche. Dragon Ball FighterZ étant un jeu de combat au gameplay accessible, on est en droit de penser que ce portage Nintendo Switch s’y prête bien. C’est le cas mais il va falloir un temps d’adaptation pour y jouer avec les Joy-Con, notamment pour jongler avec les touches. On peut se poser la question d’atteindre un très bon niveau (eSport) avec cette configuration, ce qui n’est pas impossible mais il va falloir s’accrocher.

Ce DBZ est certes très accessible et permissif mais à haut niveau, les timings et autres quarts de cercles s’avèrent trop compliqués à réaliser sur configuration classique Nintendo Switch. Il faudra, soit posséder une manette pro, soit investir dans un stick arcade qui pourra aussi vous servir dans d’autres jeux du genre en mode docké (coucou Street Fighter 2).

Parlons maintenant du contenu, car la politique mercantile de Bandai Namco a encore frappé. En effet, Dragon Ball FighterZ Switch propose bien les dernières mises à jour que ses aînés mais pas plus. Dans les faits, il faudra repasser à la caisse pour avoir de nouveaux personnages ou l’OST “originale” (qui n’est pas folle en vérité dans le jeu, faute à une mauvaise sélection). En clair, le contenu du season pass n’est pas inclus et c’est bien dommage. Bandai Namco aurait été “sympa” d’en inclure une partie mais d’un point de vu marketing, la licence DBZ est bien trop forte pour ne pas faire (re)passer les joueurs à la caisse soyons honnête…Pour rappel, il faudra débourser 34,99€ pour le season pass, ou 4,99€ pour un personnage supplémentaire. Votre kebab à emporter (sans boisson/frites, on est plus début 2000) ou votre nouveau personnage (Broly, C-17, Cooler…) sur la terrasse, il va falloir choisir !

Toutefois, en termes de contenu in-game, on retrouve tous les modes classiques (Histoire, multi local à 2VS2/3VS3, en ligne…). En outre, on applaudira l’ajout d’un nouveau mode versus nommé “Party match” spécialement créé pour cette version Nintendo Switch ! On pourra se regrouper en local jusqu’à 6 joueur pour s’affronter dans des joutes sayanesques, en assignant très facilement les manettes aux joueurs dans le jeu.
On précisera qu’au niveau du roster de personnages, il faudra toujours accumuler assez de Zénis (la monnaie du jeu) pour obtenir Vegeta et Goku Blue mais qu’à contrario, le personnage original Android-21 ne nécessitera plus de terminer le mode Histoire pour le débloquer. Ouf !

Vous l’aurez compris, Dragon Ball Z Switch est une franche réussite ! Il reste inférieur techniquement parlant aux autres versions, présentant de l’aliasing ou une finesse moindre comme on aurait pu s’en douter. C’est surtout vrai pour le mode “docké” à la TV qui peut même présenter quelques ralentissements mais si on évoque la version portable, la prouesse est remarquable ! Il n’aura jamais été aussi jouissif de jouer à un jeu DBZ en mode nomade, avec une direction artistique et une finition au rendez-vous.

Les couleurs et la fluidité sont au top même si on pourra regretter des temps de chargement un poil trop long pour les joueurs les plus impatients dont votre serviteur fait partie.
On pourra bien entendu sur la politique commerciale de l’éditeur qui refera passer à la caisse les joueurs ayant déjà investi dans du contenu dans les versions précédentes (via le season pass et l’achat de perso) mais il paraissait logique qu’il n’allait pas se passer d’une telle manne financière… Greed is good comme dirait Gordon !

Dragon Ball Fighterz était le meilleur jeu Dragon Ball jamais réalisé sur console de salon mais avec cette version Nintendo Switch, c’est aussi le cas sur console portable ! Indispensable pour les fans de la licence n’ayant pas déjà obtenu le jeu ailleurs, à réflechir pour ceux qui l’ont déjà, surtout si vous avez déjà investi dans le season pass. Si vous voulez une version portable pour y jouer entre potes de manière nomade, la question ne se pose presque pas pour faire des Genkidama ou autres Makankōsappō dans les transports !


Crash Test PS4 XBOX ONELa genèse d’un projet fantasmé  

C’est lors de l’E3 2017 et la conférence Xbox que, Dragon Ball FighterZ a été annoncé, directement propulsé comme l’une des plus grosses attentes jeux vidéo à venir. C’est à Arc System Works qu’a été confiée cette lourde tâche mais le studio japonais n’est pas novice en la matière, réputé pour ses séries de jeux de combats Guilty Gear et BlazBlue. Les mordus de Dragon Ball étaient aux anges, tant les premières images flattent la rétine, notamment pour leur fidélité au manga originel et aux animés qui en ont découlé.

Dragon-Ball-FighterZ-gamescomC’est donc sous la forme d’un jeu de combat en 2.5D développé avec le moteur Unreal Engine 4, que Dragon Ball FighterZ se présente, à savoir des décors et personnages modélisés en 3D mais un gameplay de versus fighting sur un plan 2D. On se retrouve donc avec une formule similaire à des jeux tels que Street Fighter 5, Dragon Ball Xenoverse 2 mais surtout Marvel VS Capcom 3 avec qui il partage l’opposition d’équipes à trois personnages.

Dragon Ball Fighterz - selection personnagesD’ailleurs, Dragon Ball FighterZ propose 21 personnages jouables au début et trois autres personnages à débloquer, portant son total à 24 personnages disponibles. Certains jugeront que ce nombre est faible quand on les compare aux précédentes séries de jeux DBZ (Xenoverse, Tenkaichi ou encore Budokai) mais il faut souligner l’incroyable travail d’Arc System Works sur l’équilibrage des personnages. En effet, la totalité du roster est vraiment diversifié, avec des personnages aux styles de combats uniques et complémentaires, d’autant plus que les combinaisons sont légions avec une équipe composée de trois combattants. On pourra toujours regretter l’absence de son personnage fétiche mais n’oubliez pas que Bandai Namco réserve tout un lot de DLC pour compenser…

Une réalisation technique proche de la perfection

La première chose qu’on remarque avec Dragon Ball FighterZ, c’est sa direction artistique somptueuse. A l’aide d’animations ultra léchées, on a vraiment l’impression d’évoluer dans l’animé de la série, le studio ayant réalisé un véritable travail d’orfèvre en reproduisant certaines scènes cultes du manga/animé dans leur jeu. C’est simple, à ce niveau de qualité et de fidélité, c’est du jamais vu ! Que ce soit pendant des coups spéciaux ou certaines fins de combats, les fans s’émerveilleront sur les diverses cinématiques qui ponctueront les combats.

Outre cette fidélité aux codes graphiques de la série, on retrouve également une réalisation sonore de haute volée. Ainsi, en plus des voix japonaises originales, on retrouve l’ambiance sonore du dessin animé, que ce soit les sons d’impacts des coups, de téléportations ou de projections. En ce qui concerne les musiques du jeu, on regrettera que l’OST de l’animé ne sera disponible que pour les personnes ayant acheté le season pass. A défaut, on a le droit à des compositions originales du type Rock, pas désagréables à l’oreille mais pas très inspirés non plus.

Un jeu de baston accessible qui n’oublie pas d’être profond

Avec Guilty Gear et BlazBlue, le studio Arc System Works a prouvé tout son savoir-faire pour proposer un gameplay exigeant mais pas forcément très facile d’accès. Cela dit, Dragon Ball FighterZ a l’ambition d’être joué par tous les fans de Dragon Ball, qu’il ne fallait pas frustrer avec un jeu de combat trop compliqué. C’est avec ce leimotiv que le studio japonais a développé FighterZ pour proposer un gameplay accessible, rapidement très jouissif, n’occultant pas des systèmes de jeu plus profonds pour les pros du jeu de combat. A noter que Bandai Namco tient avec Dragon Ball FighterZ, un très bon candidat pour la scène E-Sport du jeu de baston, à travers sa richesse visuelle pour le public et un gameplay approfondi pour les compétiteurs.

Manette en main, il n’y a pas de manipulations trop complexes à réaliser, les débutants pouvant rapidement sortir des coups impressionnants sans connaître les spécificités du gameplay. Les différents personnages proposent un panel de coups variés mais limités, avec des auto-combo et des coups spéciaux qui se déclenchent à l’aide d’un simple quart de cercle + un bouton. Nous n’irons pas plus loin sur le détail des différentes manipulations mais sachez que les commandes sont assez nombreuses pour les habitués aux jeux de baston mais rapidement assimilables pour les débutants qui voudraient s’essayer au genre.

Dragon Ball FighterzDragon Ball FighterZ est sûrement le jeu de combat le plus accessible de ces dernières années, bénéficiant d’une excellente réalisation et d’une des plus grosses licences de manga qui attire de nombreux (potentiels) joueurs qui se laisseront tenter. Le jeu fait office de porte d’entrée idéale pour s’investir dans un jeu de combat remarquablement équilibré pour tous les types de joueurs : du joueur hardcore du jeu de combat qui s’acharnera à tout maîtriser , que pour le fan de DBZ néophyte. Bien entendu, cela reste à relativiser lorsque l’on se frotte au mode en ligne ou à un joueur aguerri mais le jeu reste avant tout jouissif en toutes circonstances.

Une Histoire oubliable et des modes classiques

On arrive à l’un des points noirs du jeu avec un mode Histoire proposant une nouvelle aventure malheureusement insipide, qui aura au moins le mérite d’introduire un nouveau personnage avec la cyborg C-21. Il vous faudra une dizaine d’heures pour finir les trois arcs scénaristiques du mode Histoire permettant de débloquer C-21 parmi les personnages jouables. On progresse à travers un plateau sous forme de jeu de l’oie, où il faudra avancer case par case afin de réaliser des combats qui, au début, font office de mini tutoriels. Au fur à mesure de votre progression, il sera possible d’obtenir divers bonus permanents à équiper sur vos personnages (attaque, défense, santé jauge de Ki…) pour vous aider. Seulement, l’I.A des ennemis est bien trop faible sur les premières heures pour apporter une difficulté intéressante, ces derniers faisant office de véritables punching-ball.

Dragon Ball Fighterz - C-21Malgré de jolies cinématiques, on regrettera également la qualité d’écriture globale de ce mode Histoire, que ce soit pour les dialogues ou le scénario très vite oubliable. C’est d’autant plus dommageable lorsqu’on le sait qu’Akira Toriyama a supervisé le tout, alors qu’on a l’impression d’avoir un OAV ou une fan fiction pas inspirée… Mais n’est-ce pas également le cas de Dragon Ball Super ?

En bref, ce mode Histoire est une déception pour tous les fans et joueurs qui attendaient de Dragon Ball FighterZ, un mode solo digne d’intérêt.

Vous l’aurez compris, l’intérêt de Dragon Ball FighterZ ne se situe pas sur la richesse de ses modes de jeu mais plutôt sur l’envie du joueur à progresser dans son apprentissage. Pour ce faire, les mode Arcade et Entraînement sont parfaits pour remplir cette partie du contrat même si l’on aurait aimé un peu plus d’originalité à ce niveau. A savoir que le mode Arcade se concentre sur la performance du joueur qui va devoir affronter des ennemis de plus en plus forts pour obtenir la meilleure note possible et accumuler des « zénis » la monnaie virtuelle du jeu. Cette dernière sert à acheter divers éléments de customisations (couleurs de costumes…) mais elle permet surtout de débloquer deux personnages supplémentaires, Son Goku Super Saiyan Blue et Vegeta Super Saiyan Blue.

Dragon Ball Fighterz - Son Goku Super Saiyan Blue Vegeta Super Saiyan BlueEn ce qui concerne le mode en ligne, il a connu des difficultés lors des phases de bêta ouverte mais l’expérience est maintenant optimale. Le système de Matchmaking ou les différents salons à rejoindre sont bien fonctionnels, les serveurs supportant bien la charge. Précisions que nous n’avons pas souffert de lags ou ralentissements durant nos parties en ligne même si notre connexion fibre doit bien aider.

Dragon Ball FighterZ cristallisait tant d’attentes auprès des fans depuis son annonce en 2017, la pression était grande. On peut maintenant l’affirmer, le rêve est maintenant réalité, les promesses ont largement été tenues. Il s’agit bien du meilleur jeu Dragon Ball jamais fait, bénéficiant d’une réalisation sans faille avec un soucis du détail ahurissant. Il réussit même la prouesse d’être accessible aux néophytes du jeu de combat qui prendront un plaisir immédiat, sans oublier les connaisseurs avec un gameplay profond. On regrettera cependant des modes de jeu assez classiques mais surtout un mode Histoire insipide. Reste à savoir si vous adhérez à la politique commerciale du titre (DLC avec personnages supplémentaires, l’OST original) mais ne faisons pas la fine bouche : Dragon Ball FighterZ est le jeu ultime adapté de l’oeuvre d’Akira Toriyama et même la meilleure adaptation vidéoludique d’un animé que l’on ait jamais vu !

Crash test

La note du Crash Test de Dragon Ball FighterZ sur Xbox One et PS4 est de 50€

Mais qu’est ce qu’un Crash Test ? Contrairement aux nombreux tests que l’on peut trouver, la note finale est donnée à travers un prix d’achat conseillé. Partant du prix de vente neuf constaté (54,99€ dans le cas de Dragon Ball FighterZ), Crash Test tacle là où ça fait mal et vous donne la véritable valeur d’un jeu. Pourquoi payer trop cher ses jeux vidéo ?

Aujourd’hui un article un peu spécial sur Mass Effect Andromeda.
En effet Bioware a annoncé seulement quelques mois après la sortie du jeu le 23 mars 2017 l’arrêt pur et simple des mises à jour pour le mode solo. Cette annonce est-elle un aveux d’échec ? Ou le studio a-t-il vraiment corrigé tous les problèmes rencontrés lors du lancement du jeu ?
Un an et demi après, revenons sur ce titre qui n’a pas convaincu, surtout par son optimisation à la ramasse et ses nombreux bugs.
Mais dans le fond, mérite-t-il vraiment toute cette haine ?

Mass Effect Andromeda

Changement de direction

Posons quelques bases avant de commencer. Le développement du jeu a fait face à de nombreux changements :
– nouvelle génération de console (nouveaux outils de développement)
– nouveau moteur graphique Frosbite qui remplace l’Unreal engine
– nouvelle équipe, celle de Montréal reprend la licence à la place de celle d’Edmonton.
L’équipe de Montréal ne nage cependant pas dans l’inconnu car elle assistait le studio d’Edmonton sur la trilogie originelle.
Qu’on se le dise, créer un nouvel épisode sans se mettre des fans à dos est une tâche difficile, même sans tous ces changements. Surtout que l’épisode 3 avait déjà eu pas mal de soucis avec une fin qui avait nécessité une mise à jour tant elle avait été détestée par les fans. L’équipe a donc pris le parti de raconter une histoire inédite se passant dans l’univers Mass Effect et non pas de faire une suite ou un reboot.

Une sortie chaotique

Mass effect Andromeda sort en mars 2017 et malheureusement…comment dire… une image vaut mille mots :

Une foultitude de bugs en tout genre, des visages tout sauf organiques, des expressions horribles voir flippantes, problèmes de collisions, d’animations, etc… on peut le dire, c’est une catastrophe. Je vous renvoie à l’un de nos précédents articles ici sur le sujet. Il est alors impossible de savourer ce soft à sa juste valeur tant il est injouable.

Mass Effect Andromeda, panser la plaie ne suffira pas

Partie lancée, mises à jour faites, qu’en est-il du titre aujourd’hui ?
N’y allons pas par quatre chemins, il y avait tant à faire et rappelons-le, abandonner les patchs aussi vite n’annonce rien de bon… à raison manifestement. Les visages vont du passable au médiocre selon les races, et les animations correctes mais toujours avec une rigidité assez déconcertante. Il ne sera pas rare de parler avec un personnage qui ne vous regarde pas directement et d’un coup sa tête se tourne vers vous en une frame sans crier gare ! Le mouvement de nuque étant tout sauf naturel.
Le dialogue jusque-là intéressant deviendra grotesque à cause de ces animations qui vous feront rire ou pleurer (ou les deux). On aurait presque envie d’entrer dans le jeu et lui donner une minerve à ce pauvre protagoniste. Heureusement que ça n’arrive pas trop souvent.

Mass Effect Andromeda

Dans la liste non exhaustive des bugs rencontrés :
– La musique du menu principal qui ne se coupe pas une fois la partie lancée, elle tourne donc infiniment, on recharge.
– Le bien aimé bug que tout bon gamer a connu ! Finir dans un mur, on recharge…
– Des personnages qui marchent sur place à l’infini.
Quelques autres problèmes comme les textures qui mettent un temps fou à s’afficher ou encore certains placements de caméra pendant les dialogues qui ne cadrent pas les personnes qui parlent ; un peu pénible mais au moins on ne recharge pas (ça aurait vraiment commencé à faire beaucoup là).

Vous l’aurez compris, on n’est jamais à l’abri d’un problème plus ou moins grave dans une partie.

Mais alors ! Il est bien ce Mass Effect Andromeda ou pas !?!

Andromeda est un bon jeu.

J’aime la trilogie Mass Effect, ces jeux sont cultes et resteront encore longtemps dans les annales du jeu vidéo. L’univers, la narration, l’histoire, le gameplay, les choix ont contribué à en faire de grands jeux.
Et pour autant, ils avaient des défauts, le mako du 1, l’aspect RPG moins présent dans le 2, la 1ère fin du 3…
Malgré cela les fans sont passés au dessus alors que ces choix étaient relatifs au gameplay lui-même. Est-ce que les bugs d’Andromeda m’ont empêché de passer un bon moment ? Non, loin de là.
Il faut juste comprendre que cet opus est dans l’univers Mass Effect, ni plus ni moins. Si vous cherchez un 4e épisode, passez votre chemin. Si vous pensez être obligés de le comparer à la trilogie, passez votre chemin.
Si vous passez au dessus des comparaisons et que vous aimez l’univers, vous ne serez pas déçus.

Mass Effect Andromeda

Nous ne ferons pas de CrashTest ici, il y a bien assez de tests expliquant les tenants et aboutissants du soft.
Alors oui, les premières heures de jeux sont calquées sur Mass Effect 1, cependant passé cette introduction à l’univers, l’aspect découverte est vraiment mis en avant. L’exploration est bien optimisée, c’est le but de cet Andromeda. Il fallait faire quelque chose de différent et c’est une réussite malgré tous ses défauts.
On peut d’ailleurs tout à fait relativiser sur les bugs du titre. Sachant que la durée de vie s’élève à des dizaines d’heures, devoir relancer le jeu 3 fois n’est franchement pas la mer à boire et les bugs rencontrés restent anecdotiques. On ne condamne pas un jeu pour ça tant il a à offrir à coté.
Même si les animations faciales manquent encore de fluidité, le jeu reste magnifique. Coté gameplay, la recette fonctionne toujours et les quelques ajouts (jetpack) ne sont pas désagréables. La narration est toujours bien menée même si les enjeux sont moins importants que les premiers volets (on ne peut pas sauver la galaxie à chaque fois).
C’est un bon action-RPG à la sauce Mass Effect qui vous divertira de longues heures.

Mass Effect AndromedaMass Effect AndromedaEn brefIl faut accepter de ne pas comparer Andromeda à ses ainés. Le titre vaut largement le détour, surtout quand il peut être acheté pour une vingtaine d’euros aujourd’hui. C’est une invitation au voyage réussie. Certes, cette aventure marquera moins l’univers Mass Effect que la trilogie de Shepard, mais dès lors que l’on oublie ces comparaisons inutiles, on passe vraiment de bons moments.

Il est enfin là ! Le héros le plus déjanté du jeu vidéo des années 90, Crash Bandicoot, arrive sur Nintendo Switch. Après une version PS4 de toute beauté, ce portage fait-il autant honneur à la célèbre franchise de Naughty Dog ?

Pour ceux qui ne le connaissent pas, Crash Bandicoot est l’une des séries de jeux de plateforme les plus célèbres des années 90, développée, à l’époque, par Naughty Dog et éditée par Sony. Désormais, la franchise a été reprise par Activision et a eu droit à une belle mise à jour offerte par le très bon studio Vicarious Visions.

Crash bandicoot 43

Nous retrouvons donc, Crash Bandicoot N’Sane Trilogy, une version totalement remastérisée des trois opus sortis respectivement en 1996, 1997 et 1998 sur PlayStation 1. Ainsi, dès l’écran d’accueil, nous avons le choix de jouer à Crash Bandicoot premier du nom, Crash Bandicoot 2: Cortex Strikes Back ou Crash Bandicoot 3: Warped. Comme dans les versions originales, nous prenons les commandes de Crash (et Coco, sa sœur, dans certains niveaux du 3ème opus),  un marsupial déjanté ayant pour mission de déjouer les plans du diabolique Neo Cortex et ses terribles acolytes.

Crash bandicoot

Crash Souls Bandicoot

Premiers constats une fois la manette en main, le gameplay s’avère totalement fidèle aux premières versions de Crash Bandicoot. Si cela semble être une bonne nouvelle au premier abord, vous allez très vite vous rappeler que les jeux des années 90 n’étaient pas si indulgents qu’aujourd’hui. Cela ravira sans doute les fans nostalgiques de la série mais pourra rebuter les profanes.

Crash bandicoot

Nous apprécions retrouver une copie fidèle des titres, notamment leurs gameplay très exigeants. Avec cela nous y retrouvons une jouabilité rigide couplée à un level design très sévère. Là où les plus nostalgiques jubileront, les profanes rencontreront sans doute de nombreuses difficultés dues à une jouabilité datée. Par exemple, le premier Crash Bandicoot date d’une époque pré-analogique, entendez par là, avant que les sticks analogiques deviennent le standard sur les manettes de Playstation. Un détail qui pourra vous trahir dans certains passages extrêmement rotors et qui vous donneront envie de jeter votre Switch par terre.

Soyez prévenus, aujourd’hui Crash Bandicoot s’approche plus d’un Dark Souls que d’un Super Mario en terme de difficulté !

Notez d’ailleurs que même si les Joy-Con remplissent largement leur mission, on ne peut que vous conseiller de passer sur une manette Switch Pro sur certains niveaux. Vos nerfs et vos voisins vous diront merci.

Crash bandicoot

L’optimisation avant tout !

Graphiquement, Crash Bandicoot N’Sane trilogy est sans conteste en deçà des versions PS4 et Xbox One. Nous retrouvons ainsi du 720p en mode portable et du 900p en mode Tv, le tout couvert par un 30 fps (30 images par secondes ndlr) qui ne faiblit pas. Nous remarquons en conséquence que de nombreux détails, textures ou encore ombres sont beaucoup moins soignés. Plus gênant, une sorte de léger flou semble recouvrir l’écran, uniquement en mode portable. On dirait le même effet « blur » qui semblait être utilisé comme cache misère sur Xbox 360. Heureusement ce détail n’handicape en rien la jouabilité du jeu et globalement le titre d’Activision reste très propre.

Pour vous illustrer nos propos, nous vous avons sélectionné un petit comparatif de Candyland sur les principales différences graphiques qui vous attendent par rapport à la version PS4 :

Une fois la déception du downgrade passée, nous retrouvons avec joie tout ce qui a fait le succès de la licence Crash Bandicoot. Des niveaux variés et détaillés, des animations de qualité et surtout des ennemis & boss haut en couleurs.

Niveau durée de vie, rien à dire. Avec ses trois excellents jeux classiques, auxquels on peut ajouter deux niveaux « exclusifs » Future Tense et Stormy Ascent, vous allez être scotchés à votre Switch tout l’été.

En conclusion, Crash Bandicoot N’Sane Trilogy s’offre une adaptation sur Nintendo Switch très correcte. Loin d’être exempte de tout défaut, nous retiendrons surtout une finition graphique très moyenne en mode portable avec un effet flou gênant au premier abord. Heureusement, sa fluidité et sa durée de vie plus que généreuse nous font rapidement oublier ces quelques défauts. Sans casser des caisses, ce Crash Bandicoot aura surtout le mérite de vous accompagner partout où vous irez.

Crash test

LA NOTE DU CRASH TEST DE CRASH BANDICOOT N’SANE TRILOGY SUR NINTENDO SWITCH EST DE 19,90€

Mais qu’est ce qu’un Crash Test ? Contrairement aux nombreux tests que l’on peut trouver, la note finale est donnée à travers un prix d’achat conseillé. Partant du prix de vente neuf constaté (environ 35 € dans le cas de Crash Bandicoot N’Sane Trilogy), Crash Test tacle là où ça fait mal et vous donne la véritable valeur d’un jeu. Pourquoi payer trop cher ses jeux vidéo ?

Après le très décevant Tennis World Tour, c’est avec beaucoup d’appréhension que nous reprenons notre raquette pour Mario Tennis Aces sur Nintendo Switch. Est-ce vraiment une si mauvaise année pour les jeux de tennis ?

La tâche n’est pas mince pour Mario Tennis Aces, qui fait suite à un Ultra Smash sur Wii U plutôt décevant et surtout, une pauvreté de titres du genre sur toutes les plateformes actuelles. Le jeu nous propose donc de prendre notre raquette et de nous plonger dans un univers sportif à la sauce Super Mario. Nous retrouvons ainsi 16 personnages directement issus de la licence, allant de Mario à Bowser, en passant par Yoshi, Peach et bien d’autres. Chacun d’entre eux possède son style de jeu, allant du plus complet comme Mario, à des styles plus précis comme Boo qui aura un jeu plus fourbe avec des coups spéciaux différents. A cela, nous pouvons ajouter des personnages supplémentaires accessibles via nos différentes participations aux tournois en ligne.

Mario Tennis Aces

Mario Tennis Party ?

Nous retrouvons un mode Aventure où nous devrons secourir notre bon vieux Luigi pris par une terrible malédiction de tennis. Pour cela nous devons évoluer dans différents univers et enchainer les mini-jeux et combats de boss. Ces derniers prendront la forme de pseudo match de tennis où nous devrons user de nombreuses techniques et stratégies pour en venir à bout.

Mario Tennis Aces

A défaut d’être long, le mode Aventure reste extrêmement plaisant et permet surtout de découvrir toutes les subtilités du gameplay. On déplorera juste un enchainement de mini-jeux dont la difficulté n’est pas vraiment bien équilibrée. Il n’est ainsi pas rare de bloquer sur une épreuve intermédiaire et d’enchainer sans difficulté des matchs plus décisifs.

Mario Tennis Aces

Le mode Tournoi est plutôt réussi même si nous aurions aimé avoir plus que trois compétitions en mode local. Fort heureusement le mode en ligne rallonge énormément la vie du soft. Les parties que nous avons pu faire en ligne se sont avérées plutôt stables, le jeu bloquant l’accès à la partie si la connexion est trop mauvaise. En théorie, cela devrait nous éviter des partie en lignes remplies de lags (ralentissements ndlr), cependant certaines d’entre elles passent encore entre les mailles du filet.

Aussi simple que profond

Mario Tennis Aces

Côté gameplay, Mario Tennis Aces nous a conquis ! Proposant une prise en main arcade très accessible au premier abord, le jeu laisse rapidement place à la technique et la stratégie nécessaire pour gagner un match. Vous devrez ainsi enchainer les lifts, slices, amortis et smashs pour tromper votre adversaires. En parallèle, une jauge de puissance se remplie à chaque coup puissant et vous permettra, le cas échéant, de balancer une attaque spéciale. MAIS celle-ci ne vous garantie pas le point; votre adversaire peut en effet user de son pouvoir spécial pour l’intercepter tout en risquant de briser sa raquette et ainsi perdre le point. Vos raquettes disposent d’une barre de vie et peuvent donc se briser si vous ne parvenez pas à suffisamment bien intercepter les coups puissants. Et bien sûr, lorsque toutes vos raquettes sont brisées, vous êtes obligé de déclarer forfait.

Mario Tennis Aces brille également par ses graphismes soignés, sans être exceptionnels, le peu d’aliasing et surtout sa fluidité à 60 FPS à toute épreuve en mode portable et télévision.

Quid des Joy-Con

Mario Tennis Aces

En plus d’utiliser vos Joy-con en mode manette classique, portable ou à deux, vous pouvez les utiliser comme des Wiimotes. C’est à travers le « Mode Dynamique »  que le jeu nous permet d’utiliser nos fameux pads comme des raquettes de tennis. Malheureusement, nous n’avons pas vraiment réussi à apprécier ce mode tant les mouvements sont imprécis. S’agit-il des limites dans l’utilisation des Joy-Con ou un problème qui sera corrigé par un futur patch ? L’avenir nous le dira.

En conclusion Mario Tennis Aces est un excellent jeu de tennis arcade au gameplay plus profond qu’il n’y parait. Ainsi la petite durée de vie de son mode histoire est rapidement rattrapée par son mode Tournois en ligne qui promet des heures de matchs effrénés. Nous aurions cependant apprécié un mode Aventure plus équilibré et un mode tournois local plus riche en contenu. Pour finir, quel soulagement de voir que nous avons droit à un jeu de tennis digne de ce nom en 2018, bien au-dessus d’un Tennis World Tour ou AO International Tennis. Merci Nintendo !

Crash test

LA NOTE DU CRASH TEST DE MARIO TENNIS ACES SUR NINTENDO SWITCH EST DE 39,90€

Mais qu’est ce qu’un Crash Test ? Contrairement aux nombreux tests que l’on peut trouver, la note finale est donnée à travers un prix d’achat conseillé. Partant du prix de vente neuf constaté (49,90€ dans le cas de Mario Tennis Aces), Crash Test tacle là où ça fait mal et vous donne la véritable valeur d’un jeu. Pourquoi payer trop cher ses jeux vidéo ?

Undead Labs remet le couvert en nous servant State Of Decay 2, mélange de survie et de gestion après le passage d’une apocalypse zombie(sque). Il ne sera pas question ici de dézinguer du zouzou à tout va mais plutôt d’agir avec prudence car la mort rôde à chaque tournant. State Of Decay premier du nom, jeu sans prétention provenant de l’ancien Xbox Live Arcade, avait séduit la communauté de joueurs même s’il était imparfait. Cet épisode 2 a-t-il corrigé les défauts de son aîné ? Prenons un peu de temps et notre meilleur crayon…batte de baseball pour vous répondre.

State of decay 2

Une fois la partie lancée, on nous propose de choisir le binôme de personnages que l’on veut incarner. Ils possèdent chacun leurs caractéristiques et une histoire unique. Nous avons opté pour le duo Christian et Amber, respectivement le père et la fille.
Arrivés dans un camp militaire supposé sécurisé, mais au final gangrené par les infectés, un petit tutoriel nous explique les bases du gameplay s’avérant plutôt simple : fouiller, s’accroupir pour plus de discrétion ou encore utiliser des armes de fortune pour se débarrasser des quelques récalcitrants. Très vite on fait la connaissance de deux autres protagonistes, Tompson et Mun (dans notre cas). Nous prenons une voiture afin de partir de cette zone hostile ayant servie de prologue au jeu.

State of decay 2

Home sweet home

 Nous arrivons donc en ville, espace de survie, de fouille et bien évidement remplie de nos chers zouzous. Une fois la première maison trouvée et nettoyée, on s’y installe avec notre équipe dans le but d’y passer des jours paisibles. Mais avant de se la couler douce, il y a fort à faire pour endiguer le virus de la « Peste Sanglante » (on y reviendra). Encore quelques didacticiels afin de présenter la gestion de base et des ressources, ceux-ci ont tendance à parfois être trop envahissants ou au contraire inexistants… On se débrouille quand même pour construire une infirmerie et une tour de guet. À partir de ce point de départ, une mission nous invite à nous rendre à un poste d’observation qui affichera ensuite les points d’interêts sur votre carte pour trouver d’éventuelles denrées nécessaires au bon fonctionnement de votre camp. Et c’est là tout le principe du jeu, la survie.
Vous devrez accumuler sans cesse nourriture, soins, carburant ou encore matériaux de construction. Vous ferez donc des virées en ville pour fouiller le moindre bâtiment et trouver de gros sacs remplis de précieuses marchandises pour ensuite les ramener à votre logis, repartir en chercher, et les ramener encore, et encore, et ainsi de suite…
C’est rapidement très répétitif tant la consommation est excessive; on passe notre temps en ville pour un menu butin. De plus, des événements durant votre absence (comme des bagarres) peuvent amener un protagoniste à puiser dans vos réserves sans votre consentement…ce qui peut s’avérer frustrant quand vous venez à peine de faire le plein.
State Of Decay 2 réitère dans une voie réaliste de la survie, chacun des membres ayant ses petits problèmes qu’il faudra régler allant de la dépression à la contamination. C’est dommage car l’ambiance est bonne mais obscurcie par ces aller-retours rébarbatifs.

Plus Petit point sur l’ambiance qui est une véritable réussite. Les musiques composées par Jesper Kyd (Hitman 1, 2, contract, Blood Money ou encore Freedom Fighter ndlr) collent parfaitement à l’atmosphère du jeu, elles vous accompagneront au fil de vos épreuves avec brio. La composition puise beaucoup dans les standards cinématographiques actuels du genre comme The Walking Dead pour ne citer que lui. Avec des sonorités lancinantes et mélancoliques parsemées d’envolées qui invitent à la bravoure, la bande originale est certainement l’une des meilleures de ces dernières années concernant les jeux de zombies. Un régal auditif.

State Of Decay 2, des communautés à gérer

Les rapports entre les personnages au sein de votre clan sont votre priorité. Vous aurez souvent des quêtes uniques à effectuer en prenant le contrôle de l’un ou l’autre allant d’une virée d’adolescente ayant le besoin de se défouler à un autre protagoniste qui souhaite aider des personnes rencontrées il y a peu. Plus vous prenez un personnage, plus son niveau et ses capacités augmenteront, vous pourrez alors le spécialiser dans une compétence, voire le désigner comme chef. Certains personnages seront plus aptes à s’occuper d’un jardin fraichement construit dans votre base et d’autres plus enclins au combat en ville, etc…
Vous pouvez aussi faire des missions de communautés qui amélioreront vos rapports ou l’inverse, en fonction de vos choix, elles deviendront alors hostiles envers vous. Certains PNJ vous appelleront à l’aide et si vous les aidez, ils vous rejoindront probablement. Gestion oblige là encore, il faudra s’occuper des personnes blessées et de leur moral sous peine qu’ils s’en aillent s’ils sont laissés à l’abandon.
Malheureusement on a du mal à s’identifier aux personnages tant ils sont des clichés ambulants du genre apocalyptique… on a l’adolescente capricieuse, le militaire borné, le bon samaritain, etc… et il arrive que personne n’ai de quête à faire, vous obligeant à chercher des ressources sans réel but ni motivation.
Car tout le problème est là ! La plupart du temps on fait des actions sans vraiment connaitre l’utilité de celles-ci… ce qui finit par nous apprendre que la fin du monde…en réalité… c’est chiant.

State of decay 2

 Les Menus… vraies tares de State Of Decay 2. Que ce soit votre inventaire, celui de votre maison ou ceux de vos constructions, rien n’est clair. Même au bout de quelques heures de jeu on n’arrive pas à prendre d’automatismes ou naviguer simplement. Par exemple : pour vous équiper d’une grenade il vous faudra vider votre sac entièrement puis prendre la grenade en premier ou deuxième afin qu’elle soit affectée à une touche en jeu ! Alors qu’un simple bouton « déplacer » au sein de l’inventaire aurait suffi… Autre hérésie totale, l’action « prendre » et « équiper » ne sont pas les mêmes touches, on perd un temps fou à confondre X et A pour une action qui au final est similaire, sauf qu’on n’a pas mis l’objet au bon endroit dans l’inventaire… Et je ne vous parle pas de changer d’arme si celle que vous avez s’est brisée en plein combat… Ces menus sont une plaie.

Plus Pour ce qui est de la gestion de la base, c’est plutôt réussi. La construction est limpide et il ne faut pas hésiter à détruire un bâtiment afin d’en bâtir un autre. Il faudra constamment essayer de maintenir un moral stable, une menace pas trop élevée et toujours avoir des réserves d’avance. Cet aspect gestion est bien optimisé, avec la possibilité d’avoir des avant-postes pour récolter des ressources quotidiennement.

State Of Decay 2

La Peste Sanglante

 Ça et là, vous aurez des nids de Peste Sanglante à détruire. Une fois la tâche accomplie le jeu sera terminé, vous pourrez enfin rebâtir un monde sans infection. Plus vous détruirez de nids, plus les suivants se renforceront, pensez donc à mieux vous équiper au fur et à mesure. Les « zouzous sanglants », facilement reconnaissables car maculés de sang rouge vif, sont les seuls à pouvoir vous transmettre le virus ; des soins fabriqués en amont seront précieux pour ne pas perdre l’un de vos coéquipiers. Rappelez-vous que toute mort est définitive et que le game over arrive si tous vos personnages succombent.
Ces phases de combat ont tendance à devenir très fouillies quand beaucoup de zombies vous attaquent, de plus la caméra s’affole souvent dans les endroits exigus.
Coté bestiaire, là encore State Of Decay 2 fait dans le classicisme, en plus des zombies de base, on a l’habituel zouzou rapide, le gros sac à PV, celui qui explose, un autre qui hurle pour attirer les hordes, etc… on aurait aimé avoir des surprises avec des idées plus « exotiques ».

PlusPour finir, vous pouvez parcourir l’aventure à 4 et dès lors, tout devient plus fun ! Le jeu est pensé pour la coop, les parties deviendront alors beaucoup plus drôles et la répétitivité sera moins apparente.
Ndlr : le patch day one a résolu un certain nombre de problèmes relatifs au gameplay, nous n’avons pas fini dans un rocher au cours de notre partie : Undead Lab a fait du bon travail là dessus.

 State Of Decay 2 n’est pas un mauvais jeu, il est juste imparfait. On salue le soin apporté sur l’ambiance générale, principalement appuyé par une musique qui colle parfaitement à l’atmosphère. La gestion de la base et des ressources est simple et complète et se maîtrise assez bien passé quelques heures de jeu. Cependant on ne peut pas passer à coté de la redondance des tâches ainsi que de la répétition globale des missions et quêtes. Le jeu a du mal à impliquer le joueur, une narration bien plus poussée est souhaitable pour l’identification aux personnages et leur péripéties… ici, juste un tas de clichés beaucoup trop vus et une narration qui peine à exister.
Reste un soft correct qui sort du défouloir habituel zombie en étant plus axé survie et gestion. Il manque peu de choses pour en faire un bon jeu, peut-être dans un éventuel State Of Decay 3 ?

Crash test

LA NOTE DU CRASH TEST DE STATE OF DECAY 2 SUR XBOX ONE ET PC EST DE 16€

Mais qu’est ce qu’un Crash Test ? Contrairement aux nombreux tests que l’on peut trouver, la note finale est donnée à travers un prix d’achat conseillé. Partant du prix de vente neuf constaté (27,99€ dans le cas de State of Decay 2), Crash Test tacle là où ça fait mal et vous donne la véritable valeur d’un jeu. Pourquoi payer trop cher ses jeux vidéo ?

Les jeux de tennis ne sont plus légions depuis quelques années mais la balle jaune est de retour sur consoles à l’occasion de la quinzaine de Roland Garros. Sept ans après Top Spin 4, Tennis World Tour devait être son héritier spirituel, sonnant le retour en forme des simulations vidéoludiques de tennis. Jeu set et match ?

Présenté comme la relève par des « vétérans de Top Spin » issus du studio 2K Czech à l’origine de la licence, Tennis World Tour bombait le torse avant sa sortie. Profitant d’une période propice à la communication avec les tournois de Wimbledon et surtout Roland Garros, nous avions hâte de taper la balle virtuelle pour retrouver des sensations oubliées depuis trop d’années.

A la manière de nos français sur le circuit depuis des années, Tennis World Tour cristallisait beaucoup d’attentes mais s’est vite effondré. Que ce soit dans son gameplay daté, sur son moteur physique trop faible ou encore son contenu famélique, trop de points négatifs viennent entachés le tableau des scores.

Gamejeu, set et match

Abordons le sujet du gameplay par le premier point visible : son manque de punch ! Les échanges et impacts de balles sont terriblement mous, on s’ennuie ferme manette en main. Dans les faits, il s’agira de gérer la puissance de frappe et leur timing associé, sans oublier le déplacement de votre joueur sur le court de tennis. On se rend vite compte que cette boucle de gameplay offre une prise en main facilement maîtrisable mais diablement redondante, en plus d’être molle. On notera tout de même que la palette de coups propose les classiques du genre, du coup droit à l’amorti, en passant par le slice et la volée. Egalement, nous avons la fâcheuse impression que le jeu bride nos gestes sur certaines balles, stoppant net notre joueur dans sa course. Inversement, nous sommes parfois surpris d’arriver à toucher, par miracle, des balles qui se trouvent clairement à un mètre de notre raquette.

Tennis World Tour 6

A ce constat, nous déplorons que l’effet simulation visé par Tennis World Tour souffre de beaucoup trop d’incohérences pour fonctionner. En effet, au fur et à mesure que les échanges gagnent en intensité, nous nous retrouvons confrontés à une difficulté totalement inattendue et déstabilisante. Tout d’abord les animations, parfois hachées, de nos adversaires peuvent nous tromper sur leurs prochains coups. Egalement, le fait que le jeu décide par lui-même d’exécuter un coup différent de celui souhaité par le joueur, et cela car il estime très certainement que celui-ci n’est pas « faisable ». Nous comprenons le parti pris sur ce dernier point, notamment lorsque nous savons que le jeu se veut être une simulation. Malheureusement, cela provoque au contraire de l’incompréhension et de la frustration.

Des graphismes en terres (a)battues et un racket sonore

On peut d’emblée le remarquer dès l’écran de sélection mais Tennis World Tour ne brillera pas par sa réalisation technique comme ça a pu être le cas autrefois de ses illustres ancêtres devenus références du genre (Virtua Tennis sur Dreamcast et Top Spin sur Xbox en tête). On regrettera surtout des animations indignes de cette génération, une direction artistique trop criarde et saturée en couleurs, donnant un rendu bien loin de l’effet simulation souhaité. Au rayon des bons points, on soulignera tout de même une gestion de la lumière agréable, à défaut de transcender l’expérience technique globale du soft.

Tennis world tour 4

Côté modélisation de joueurs, le rendu est également de bonne facture. Nous reconnaissons aisément les 24 joueurs licenciés du jeu tels que Federer, Monfils, Agassi et bien d’autres. Nous regrettons cependant le manque cruel d’émotion sur les visages qui, dans certaines phases de jeu, n’aide vraiment pas à l’immersion du joueur.

Tennis World Tour 98

Qui dit jeu de sport, dit aussi commentaires. Autant vous dire que vos oreilles vont saigner ou plutôt, que votre cerveau va vous supplier d’adopter une autre méthode pour égayer vos matchs. C’est à Guy Forget que l’on doit ces commentaires mal joués, soporifiques et souvent non adaptés à la situation. On ne vous parle même pas de l’absence (quasi) totale de réactions du publics, rendant les parties aussi ennuyeuses qu’un dimanche après-midi devant un match de Tsonga prenant un Kinder Bueno entre deux volées.

Une belle Carrière nous attendait et pourtant …

Outre les matchs classiques d’exhibition pour le contenu solo, on retrouvera un mode carrière « sympa »…sur le papier. Avec 24 joueurs sous licence (Monfils, Federer…), on regrettera toutefois des absents dommageables tels que Nadal, Djokovic et Andy Murray (sans compter le casting féminin ndlr).

A première vue, le mode carrière donne plutôt envie avec la gestion poussée de son argent, de son coach et surtout de son emploi du temps. Ainsi, vous avez le choix mois par mois de vous entraîner, pour améliorer vos compétences générales (ou à débloquer en cours de match) ou disputer des matchs pour gagner plus d’argent et monter dans le classement. Chaque choix impactera votre jauge de forme qui vous poussera à user de stratégie, du moins pour ne pas vous retrouver complètement épuisé avant un tournoi important.

Tennis World Tour 312

Cependant, une fois la manette en main, les défauts s’accumulent. L’éditeur de personnage tout d’abord qui s’avère bien daté avec seulement 10 modèles masculins et féminins prédéfinis. On a l’impression d’avoir affaire à un éditeur sous PS2 (Playstation 2 ndlr), sans trop d’options, à l’heure où la plupart des jeux de notre époque proposent un système de personnalisation complet et fun. Cela se ressent même sur vos adversaires qui ressemblent à une armée de clones dont on aurait juste changé une caractéristique (tenue, couleur de peau…) pour maintenir l’illusion.

L’intérêt de la carrière en prend également un coup lorsque nous constatons qu’il est impossible de modifier la difficulté, ce qui nous oblige à subir de nombreux premiers matchs simples et rébarbatifs. Petite bonne note pour finir, les tournois présents dans le jeu qui, à défaut de disposer de licences officielles, restent agréables à faire et suffisamment variés.

 

Vous l’aurez vite compris, Tennis World Tour est une déception surtout compte-tenu du boulevard qu’il semblait avoir face à l’absence de jeu de tennis depuis trop d’années. Nous avons l’impression que son éditeur, Breakpoint, a décidé de sortir le jeu à la hâte pour correspondre au calendrier de la balle jaune (Wimbledon/Roland Garros), en dépit de se laisser le temps pour le peaufiner. Résultat, nous nous retrouvons avec un jeu qui rate presque tout ce qu’il entreprend. Même si nous espérons que les prochaines mises à jour redresseront la barre, Tennis World Tour passe complètement à côté de son match sur Xbox One, PS4 et PC.

Crash test

LA NOTE DU CRASH TEST DE TENNIS WORLD TOUR SUR PS4, XBOX ONE ET PC EST DE 9,99€

Mais qu’est ce qu’un Crash Test ? Contrairement aux nombreux tests que l’on peut trouver, la note finale est donnée à travers un prix d’achat conseillé. Partant du prix de vente neuf constaté (54,99€ dans le cas de Tennis World Tour), Crash Test tacle là où ça fait mal et vous donne la véritable valeur d’un jeu. Pourquoi payer trop cher ses jeux vidéo ?

Agony : projet Kickstarter lancé en 2016, avec à sa tête MadMind studio, créé pour l’occasion par Tomasz Dutkiewicz. Ce survival-horror a pour but de nous offrir une virée dans un enfer torturé, angoissant et dérangeant à souhait. Le studio Polonais lance un financement participatif et dès lors, l’équipe nous met le sang à la bouche… Le projet remplit largement sa campagne (182642$ pour 66666$) et le chantier commence. Alors, après ces deux ans de développement, réelle agonie ou petite hémorragie ?

Agony

Apocalypse, profondeurs et tortures

Dès le premier temps de chargement, le ton est donné… Ici, pas d’astuces ou autres rappels de touches, mais des passages de textes religieux et une frise jonchée de cadavres mutilés qui se calcinent à l’avancée de celui-ci ; charmant. Une brève cinématique nous explique que nous sommes morts, en enfer et que notre seul espoir de nous en sortir est de trouver la déesse rouge. C’est parti. Le studio semble vouloir rester vague sur l’histoire afin que nous puissions la découvrir par nous-même. On se familiarise vite avec les touches, il y a très peu d’action : courir, s’accroupir, ramasser des objets et retenir sa respiration. Agony pose les bases avec une atmosphère pesante parsemée de morbide ; on sent que la tâche va être ardue.

Agony

Première porte, première énigme ! On est bien dans un survival-horror : avancer ne sera jamais facile… Il faudra collecter divers objets, chercher des signes pour ensuite les peindre avec du sang… Pour vous aider, vous avez la possibilité de faire apparaître un orbe qui vous indique le chemin, mais en nombre limité. Des salles de sauvegarde seront à activer et elles ne fonctionneront plus toutes les trois morts, il faudra alors les réactiver. Dans le cas contraire, retour au checkpoint précédent. Vous êtes prévenus : Bienvenue en Enfer.
Bien entendu, les développeurs ont intégré un système pour échapper à la mort : quand elle survient, vous prenez la forme d’une âme et pouvez prendre possession des martyrs à votre portée. Pensez à bien les repérer sur votre chemin car la distance que vous pouvez parcourir dans cet état est là encore une fois limitée. Les screamer ne sont pas trop présents et bien pensés.
Les énigmes sont trop simples et répétitives. On peut désactiver les limitations d’orbes et sauvegardes dans les options du jeu, et c’est tant mieux car le système s’avère frustrant.

Agony

Agony « Long et dur est le chemin qui de l’enfer conduit à la lumière »


Un level design claustrophobique pour une réalisation angoissante. Tout ici suinte, respire la souffrance et la folie… Le titre porte bien son nom. Des niveaux sinueux aux chemins multiples, à vos risques et périls. Les développeurs ont précisé qu’ils ne donnaient pas de limites à leur imagination. On parcourra des salles jonchées de cadavres, de scènes apocalyptiques, de personnes vouées à la damnation éternelle et bien plus… Nudité et gore sont des choses auxquelles vous devrez être préparés en jouant à Agony. Par exemple : vous serez amenés à voir des hommes entièrement nus crucifiés ou encore d’autres fabriquant des murs avec des bébés à tête d’adultes (oui-oui) en guise de ciment, mignon !
Les inspirations religieuses et artistiques ne manquent pas, la plupart des créatures que vous rencontrerez ressemblent à des cadavres exquis.
Certains endroits vous permettent de marcher verticalement, voire à l’envers. Ces phases auraient pu être intéressantes mais ne s’avèrent être qu’un effet de style où nous n’avons rien à faire à part avancer bêtement.
On arrête vite d’être curieux sur les scènes présentées une fois passé le niveau 1, le jeu mise sur de la surenchère gore plutôt que d’essayer de se montrer artistique sur la durée.

 La discrétion et la furtivité sont de mise ici. Vous n’avez pas d’arme, même les torches, que vous pouvez trouver sont à double tranchant car elles attirent les monstres. Vous cacher et retenir votre respiration sera votre meilleure option.
À noter que vous pourrez faire progresser votre personnage. Un arbre très simple de compétences est mis à votre disposition : 3 axes principaux pour améliorer le bruit que vous faites, le temps durant lequel vous retenez votre respiration et une meilleure résistance aux attaques. Vous devrez trouver des fruits défendus à l’allure pour le moins incongrue afin d’utiliser un point dans une desdites compétence.
On regrette certains pattern d’ennemis qui sont souvent sans queue ni tête. On aurait apprécié que le bestiaire soit plus varié, humains comme démons. Mais le problème principal réside dans le fait que souvent on ne voit rien, l’effet de flou étant trop fort à partir de quelques mètres, on aura tendance à monter la luminosité de l’écran, ce qui casse l’ambiance.

Agony

L’Unreal Engine 4 n’est pas optimisé : aliasing, clipping, textures variables et quelques chutes de framerate sont à prévoir. Heureusement que le jeu possède une bonne atmosphère pour rattraper un peu le tout, mais qu’on se le dise, ça pique les yeux.
Nous espérons que le studio délivrera rapidement des patchs pour corriger ces défauts.

Mention spéciale pour les ambiances sonores qui sont une vraie réussite. Cet écho omniprésent dans tous les bruitages donne une réelle sensation d’éternité abyssale. L’atmosphère vous laisse (presque) nauséeux quand vous sortez d’une partie. Le casque et une salle plongée dans le noir sont de rigueur pour une immersion totale.
Dommage, là encore pas mal de soucis techniques : des scripts se répètent ou pire, ne se lancent pas…

Agony

Une production triple 6

 Malheureusement le soft souffre d’un manque évident de finitions… Lors du test, blâmer MadMind studio pour des détails aurait été de mauvaise foi car le temps de développement pour accoucher d’Agony n’était pas énorme (2 ans) avec une équipe seulement composée de 9 personnes. Mais le constat est là : finir dans les murs, les problèmes de doublage, lancements de scripts… L’accumulation de ces bug finissent par réellement nuire à l’expérience.
De plus, au cours de l’aventure, un chargement a planté, et dès lors… impossible de relancer la partie… On a eu beau tout faire, le titre ne voulais plus rien savoir. Reste à espérer que nous avons eu un cas isolé. Un Far Cry 2 bis serait malvenu… mais si ! (Rappelez vous du bug des 73% !… ndlr) Une nouvelle partie a été relancée et le problème est survenu une deuxième fois au même endroit. C’est la bête noire de ce Agony, il ne brille pas par son optimisation.
Vous comprendrez donc qu’il est difficile de parler de l’évolution de l’histoire et des personnages ainsi que de la fin du jeu… Des fins du jeu d’ailleurs, car les succès indiquent qu’il y en a plusieurs ! Dommage…

Agony

Pour finir, sachez que vous avez 3 modes de jeu :
– Le mode « histoire » réparti sur 4 niveaux. En plus de l’objectif principal, vous pouvez y dénicher des secrets, collectibles et bonus. À la fin de chacun d’entre eux, un tableau récapitule vos faits.
– Le mode « agonie » : sorte de mode « challenge » qui vous met au défi d’aller le plus loin possible dans un niveau généré aléatoirement avec une difficulté grandissante au fur et à mesure. La mort arrête la partie.
– Le mode « succube » vous propose d’incarner une…succube. Pour garder le contrôle de la créature, il vous faudra terrasser les martyrs durant votre quête.

Agony montre une vision de l’enfer intéressante et peut par moments faire ressentir la damnation à son paroxysme. Les bruitages sont particulièrement réussis : plaintes, pleurs, cris, râles… On recommande une immersion totale dans le noir et au casque pour la sensation d’echo, superbe idée.
Cependant ne vous attendez pas à une révolution coté gameplay car nous sommes dans de l’horreur old-school et les mécaniques ainsi que les graphismes sont d’un autre temps. Le jeu sait se montrer dérangeant, à peine angoissant mais certainement pas terrifiant.
En plus de tous ces défauts inhérents au jeu il y a ces satanés bug… difficile de juger positivement avec ça. L’équipe de MadMind studio étant consciente du problème, espérons que leurs correctifs seront efficaces rapidement.
Pour conclure, on aura davantage la sensation de s’être fait un petit bleu qui passera en quelques jours que la réelle révolution horrifique qu’on nous avait promis.Crash test

LA NOTE DU CRASH TEST DE AGONY SUR XBOX ONE EST DE 10€

Le patch day one nous a permis de reprendre notre partie où nous l’avions arrêtée et a corrigé certains problèmes sonores. Il reste encore un bout de chemin avant que le titre soit optimisé complètement. Par contre pour ceux qui ne possèdent pas de connexion internet et qui comptent prendre le jeu en version boîte, passez votre chemin… c’est un 0€ pointé sans les mises à jour.

 

Mais qu’est ce qu’un Crash Test ? Contrairement aux nombreux tests que l’on peut trouver, la note finale est donnée à travers un prix d’achat conseillé. Partant du prix de vente neuf constaté (34,99€ dans le cas de Agony), Crash Test tacle là où ça fait mal et vous donne la véritable valeur d’un jeu. Pourquoi payer trop cher ses jeux vidéo ?

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