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Critiques

CA$H TEST – Resident Evil 8 Village – Rien de nouveau à l’Est ?

Bienvenue sur le Cash Test de Resident Evil 8 Village. 

Nous allons partir dans un sombre village perdu au fin fond de l’Europe de l’est pour le cash test de Résident Evil 8, appelé aussi RE VIllage. 

Ce nouvel opus nous place à nouveaux commandes d’Ethan Winters, quelques années après les événements de Resident Evil 7 en Louisiane avec sa mémorable famille Baker. Cette fois direction la roumanie où l’on devra affronter les loups garous, vampires et autres joyeusetés pour sauver notre fille, Rose.  

Que vaut ce Resident Evil 8 Village ? Est-ce bien le jeu « next gen » que l’on attendait ? Est-ce qu’on a aimé avoir peur ? Est-ce une véritable suite ou un simple Resident Evil 7.5 ? 

Réponses en moins de 10 minutes dans ce Cash Test. 

Crédits :
– Resident Evil 8 OST 

Publié le 26/05/2021 sur Ausha

CA$H TEST – RETURNAL – Une souffrance sans fin pour un plaisir bien réel

Bienvenue sur le Cash Test de Returnal sur Playstation 5. Développé par le studio Housemarque, Returnal vous place aux commandes d’une astronaute, nommée Selene, qui après s’être écrasée sur une planète hostile, se rend compte qu’elle est pris au piège d’une boucle temporelle. A chaque mort, elle revit son crash et recommence son aventure depuis son vaisseau… cerise sur le gâteau l’architecture de la planête change également.

Que vaut cette nouvelle (et rare) exclusivité PS5? Returnal est-il trop dur ? Son système de jeu gache t-il vraiment le plaisir de jeu ? Et surtout pouvons-nous mettre un prix sur un jeu qui divisera autant les joueurs ? 
Réponse en 15 minutes dans ce Cash Test. 

Bonne écoute … BoNne Ecoute ….bOnnE écoute…. BonNe écOUte 


Crédit :
– Returnal OST 

CA$H TEST – Crash Bandicoot 4 It’s About Time – C’est dans les vieux pots qu’on fait les meilleures confitures

Bienvenue sur le Cash Test de Crash Bandicoot 4 It’s About Time sur Nintendo Switch. 

Développé par le studio Toys fo Bob et Activision, ce nouveau Crash Bandicoot prend place juste après la fin du troisième opus. Nous aurons donc la lourde tache de rattraper les docteurs Neo Cortex et Nefarious Tropy à travers différentes dimensions. 

Est-ce que ce nouvel épisode apporte toujours autant de plaisir et de challenge ? Est-il aussi jouable et agréable sur Nintendo Switch que sur les versions consoles de salon ? 
Plus de 20 ans après Crash Bandicoot 3 et plus de 2 ans après le remake N-Sane Trilogy, avons-nous droit à une suite digne de ce nom ?

 Réponse en 10 minutes dans ce Cash Test. Bonne écoute … OODIBIGAH  ! 

Crédit :- Crash Bandicoot 3 intro – Crash Bandicoot 4 It’s About Time OST

[CA$H TEST] – THE MEDIUM – un jeu d’horreur psychologique entre deux âges

Bienvenue sur le Cash Test de THE MEDIUM, le dernier jeu de BLOOBER TEAM exclusif à la next gen de Microsoft et au PC. 

Vous y incarnez Mariane, une médium (NDLR xD) capable de passer du monde physique au monde spirituel. Les actions faites dans l’un entraîneront des conséquences dans l’autre. Le jeu se veut être un survival psychologique sauce old school remit au goût du jour.
Bon coup pour Microsoft ? Ou mieux vaut-il attendre le prochain Halo ?

La réponse en 25min dans ce podcast.

Crédit :
– Medium OST

[CA$H TEST] – Hitman 3 – Un DLC premium plus qu’une véritable suite

Bienvenue sur le Cash Test d’Hitman 3, le dernier opus du reboot de la licence entamé en 2016 “World of Assassination”. 

Vous y incarnez un tueur à gage, l’agent 47 et vous allez devoir éliminer vos cibles dans 6 nouveaux niveaux à travers le monde – Dubaï (Emirats Arabes Unis), Dartmoor (Royaume-Uni), Berlin (Allemagne), Chongqing (Chine), Mendoza (Argentine) et enfin les Carpates (Roumanie).

Qu’est-ce que ce nouvel Hitman apporte à la licence ? Les nouveautés valent-elles le coup ? Avons-nous droit à une véritable suite ou à un simple dlc payant ? 

La réponse en 10 minute dans ce podcast. 

Crédit :
– Hitman 3 OST 

[CRA$H TEST] – Spider-Man : Miles Morales – Impressionnant malgré un sentiment de déjà-vu

Dans ce Crash Test de Marvel’s Spider-Man : Miles Morales, nous repartons dans un New York City enneigé pour combattre des super-vilains. 

Deux ans après l’excellent (mais) très répétitif Marvel’s Spider-Man, Insomniac Games remet le couvert et inaugure la nouvelle console de Sony. Véritable démo technique pour donner un premier aperçu de ce que la PlayStation 5 a dans le ventre, tels que le ray tracing et le 60 FPS. Ce n’est pas tout ce qu’il y a à dire sur ce nouveau Spider-Man. Désormais vous prenez les commandes d’un nouvel héros, Miles Morales disposant lui aussi de pouvoirs particuliers…

Est-ce qu’il s’agit ici d’un véritable nouvel opus de Spider-man ? Profitons-nous pleinement de la puissance de la PS5 ? Reste t-il tout de même jouable sur PS4 classique ? Miles Morales est-il meilleur que l’original sorti en 2018 ? 

Réponse en quelques minutes dans ce Crash Test


Crédits :
– OST Marvel’s Spider-Man : Miles Morales
– Post Malone, Swae Lee – Sunflower

[CRA$H TEST] Call of Duty Black Ops Cold War : Un solo palpitant pour un multi décevant

Dans ce Crash Test de Call of Duty Black Ops Cold War, nous vous proposons de repartir dans les années 1980 en pleine guerre froide.

Ce retour dans le passé signe aussi le retour du bon vieux mode solo avec certaines nouveautés plutôt bienvenues. Également qui dit Call of Duty dit modes multi, et là aussi le jeu nous surprendra mais pas forcement dans le bon sens …Que vaut ce retour dans le passé ? Est-ce qu’il faut oublier tout de suite le solo pour passer au multi ? Est-ce que ce nouveau Call of Duty va devenir la nouvelle référence du shooter en ligne ? Et surtout est-ce que ce jeu vaut son prix de 75€ ?

Réponse en moins de 20min dans ce Crash Test !

Crédits :

  • Spirit in the sky Norman Greenbaum
  • OST Call of Duty Black Ops Cold War 
  • The Stroke (Remastered)

[CRA$H TEST] Demon’s Souls sur PS5 – Un magnifique retour en enfer

Dans ce nouveau Crash Test, nous vous proposons un magnifique retour en enfer. Découvrez vite notre avis sur le remake de Demon’s Souls sur PS5. 

Pour ceux qui ne le connaisse pas Demon’s Souls est sorti à l’origine il y a 11 ans sur PS3. Le premier d’une longue série qui marqua les esprits de millions de joueur et permit à son studio FromSoftware de nous offrir par la suite la série des Dark Souls, Bloodborne ou encore l’excellent Sekiro.

Alors est-ce la torture est toujours aussi bonne sur PS5 ? Est-ce que ce Souls s’est bonifié avec l’âge ? Est-ce que ça vaut la toujours la peine de l’acheter pour souffrir en 4K ? 

La réponse en 12 minutes dans ce Crash Test !

Merci d’avance pour votre écoute et vos éventuels retours. 


Crédits :
– OST Demon’s Souls PS5
–  La sueur de plusieurs heures de souffrance 

[CRA$H TEST] Watch Dogs Legion : Un Brexit mal digéré ?

Dans ce nouvel épisode, découvrez notre Crash Test de Watch Dogs Legion.

Ubisoft sort deux « AAA » successifs en cette fin d’année 2020, deux jeux en monde ouvert aux fortes ambitions. A travers ce podcast scindé en 2 parties, nous allons vous proposer les tests respectifs de ces deux productions Ubisoft : Assassin’s Creed Valhalla VS Watch Dogs Legion.

podcast test assassin's creed valhalla & watch dogs legion

A travers cette partie, vous découvrirez notre avis exhaustif, sur WD Legion, le troisième épisode de la série qui abandonne les terres d’Amérique du Nord, au profit de la capitale anglaise, Londres. 

La formule du hacking a-t-elle évoluée ? L’humour anglais made in Ubisoft fait-il effet ? 

La réponse dans ce podcast !

En outre, si vous voulez connaître notre conseil final sur le choix d’achat à effectuer, nous vous invitons à écouter la première partie consacrée à Assassin’s Creed Valhalla (par ici), puis de découvrir notre choix dans cette fin d’épisode faisant office de deuxième partie.

Au passage, si vous voulez écouter notre test sous forme de podcast de Watch Dogs 2, réalisé à l’époque, c’est en cliquant par .

Merci d’avance pour votre écoute et vos éventuels retours.

watch dogs legion

Crédits :

OST WD Legion

–  Boys Noize – Overthrow

[CRA$H TEST] Assassin’s Creed Valhalla : Un raid viking réussi ?

Dans ce nouvel épisode, découvrez notre Crash Test d’Assassin’s Creed Valhalla.

Ubisoft sort deux « AAA » successifs en cette fin d’année 2020, deux jeux en monde ouvert aux fortes ambitions. A travers ce podcast scindé en 2 parties, nous allons vous proposer les tests respectifs de ces deux productions Ubisoft : Assassin’s Creed Valhalla VS Watch Dogs Legion.

podcast test assassin's creed valhalla & watch dogs legion

A travers cette partie, vous découvrirez notre avis exhaustif, sur AC Valhalla, faisant évoluer la formule par rapport aux derniers épisodes (Origins & Odyssey) : l’Ordre des Assassins chez les Vikings est-il une réussite ? Est-ce peut être le meilleur épisode de la série ? 

La réponse dans ce podcast !

En outre, si vous voulez connaître notre conseil final sur le choix d’achat à effectuer, nous vous invitons à écouter l’autre partie du podcast, consacré au test de Watch Dogs Legion (par ici).

Merci d’avance pour votre écoute et vos éventuels retours

Assassin’s Creed Valhalla

Crédits :

– OST AC Valhalla  (Jesper Kyd; Sarah Schachner; Einar Selvik [du groupe Wardruna])

–  drums-of-drakkar-vikings-and-medieval-music (libre de droit)

[CRA$H TESTS] Assassin’s Creed Valhalla VS Watch Dogs Legion

Ubisoft sort deux « AAA » successifs en cette fin d’année 2020, deux jeux en monde ouvert aux fortes ambitions. A travers ce podcast scindé en 2 parties, nous allons vous proposer les tests respectifs de ces deux productions Ubisoft : Assassin’s Creed Valhalla VS Watch Dogs Legion

Assassin’s Creed Valhalla et Watch Dogs Legion sont deux mastodontes vidéoludiques pour Ubisoft. Ils portent à eux deux, beaucoup d’attentes pour les joueurs, surtout les fans de ces licences et une pression financière sur les ventes pour le géant français.

A ce titre, on a trouvé intéressant de faire un podcast « crash tests » pour ces deux titres, avec l’idée de vous donner le gagnant de ce duel si vous devez n’en choisir qu’un.

Assassin’s Creed Valhalla VS Watch Dogs Legion

Dans les deux cas, il s’agit de deux jeux à monde ouvert qui se déroulent en Angleterre mais à des époques différentes certes. Il y a donc des similitudes mais bien entendu, ils sont radicalement différents, tant dans le fond que la forme mais surtout, avec un niveau de finition technique très différent. On ne rentrera pas dans les détails dans ce petit article car toutes les réponses sont apportées de manière exhaustive dans ce podcast dédié en 2 parties :


A l’instar d’Highlander, qui du hacker moderne ou du viking enragé, sortira gagnant de ce combat vidéoludique ? Surtout à l’approche des fêtes de fin d’année, la question peut être importante.

Highlander
« Il n’en restera qu’un »

[CRA$H TEST] Super Mario 3D All Stars – De la nostalgie low cost vendue à prix d’or

Découvrez, dans ce nouvel épisode, notre Crash Test de Super Mario 3D All Stars.

À l’occasion des 35 ans de Super Mario, Nintendo se lance dans la commercialisation de jeux et consoles faisant honneur à la belle carrière de notre moustachu préféré. Pour l’occasion nous avons pu voir débarquer, le 18 septembre dernier, un  jeu qui compile trois des plus gros succès de la firme nippone, Super Mario 3D All Stars. On y retrouve ainsi Super Mario 64 sorti en 1997, Super Mario Sunshine, sorti en 2002 et Super Mario Galaxy sorti en 2007. 

Que valent ces 3 grands jeux sur Nintendo Switch ? Les portages sont-ils de qualités ? Est-ce que la nostalgie est toujours au rendez-vous ? Et surtout est-ce que tout ça vaut bien 60€ ? Reponse dans ce Crash Test !


Crédits musiques : – Super Mario 64 OST

[CRA$H TEST] Crysis Remastered sur Nintendo Switch : Le plaisir des yeux avant tout

Découvrez notre Crash Test sur Crysis Remastered. 

13 ans après avoir fait fondre (littéralement) les cartes graphiques de nos PC, Crysis revient sur Nintendo Switch en version « Remastered ». Voici un pari fou que Crytek tenait à relever sur la console portable de Nintendo, avant de livrer les versions Xbox One, PS4 et PC. 
 
Alors est-ce que le jeu est jouable ? L’intérêt et le plaisir sont-ils toujours au rendez-vous ? Est-ce que Crysis Remastered va faire fondre ou exploser votre Nintendo Switch ? C’est ce que nous allons voir tout de suite dans ce Crash Test. 
 
 
Crédit :
– Crysis Remastered OST

[CRA$H TEST] Ghost of Tsushima : un Assassin’s Creed sauce samouraï plus digeste ?

Ghost of Tsushima, c’est la dernière grosse exclue pour la PS4, un jeu développé par Sucker Punch, studio connu pour la franchise Infamous et Sly. A l’instar de ces deux licences, Ghost of Tsushima propose une formule de monde ouvert, riche en idées mais avec des défauts rageants. Voici notre verdict.

Une histoire crépusculaire à la Kurosowa

Ghost of Tsushima fait figure d’hommage au célèbre style des films de Kurosawa, plus particulièrement Les Sept Samouraïs (1954) : une ode aux guerriers japonais d’antan, une sorte de western nippon où l’art du combat au katana est superbement mis en scène sur fond de cerisiers japonais et soleils couchant. Au rayon des références cinématographiques, on pense bien entendu aussi aux films de chanbara.

Un hommage qui dans les options du jeu, va jusqu’à un mode cinématographique noir et blanc appelé justement « Kurosawa » :

Le mode noir et blanc

Le mode noir et blanc « Kurosawa » activable dans les options de Ghost of Tshushima

Nous reviendrons plus tard sur l’ambiance du jeu pour brièvement vous exposer son synopsis : nous sommes au Japon du 13ème siècle où l’armée japonaise fait face aux conquérants Mongoles qui décident de mener l’assaut sur l’île de Tsushima. Une poignée de samouraïs tentent de repousser l’armée en vain. Ils sont rapidement balayés, leur chef, Shimura capturé et son neveu qu’on incarne, Jin Sakai, se fait la promesse de venir à son secours en levant une armée de guerriers recrutés sur l’île envahie.

Un contexte original sous fond de vengeance et de choix cornéliens car Jin Sakai sera confronté à son code d’honneur de samouraï et la réalité plus brutale, du nombre de Mongoles à décimer par des méthodes moins traditionnelles pour accomplir son objectif.

Sans plus en dévoiler, sachez donc que le fil narratif est assez convenu, quoi qu’efficace pour sa trame principale. En ce qui concerne les missions secondaires, elles oscillent entre le bon avec des confrontations morales liées aux massacres, au moins bon avec des quêtes « Fedex », soit des allers-retours que l’on connait bien dans le monde du jeu vidéo.
On évoquera également un mini système d’enquête assez dirigiste mais contribuant à l’immersion par la (quasi) absence d’interface à l’écran. On aurait juste aimé qu’il soit un peu plus poussé car l’idée est bonne mais cela aurait demandé encore plus de travail pour le studio.

GOT - examine

Malgré l’écriture du jeu anecdotique, ce n’est pas sur ce point que le jeu nous a scandaliser mais bel est bien sur sa mise en scène indigne de ses ambitions. Nous y reviendrons plus tard.

Ghost of Tsushima où l’art de l’exploration dans un monde ouvert

Plus

Une fois votre fidèle destrier choisi, vous serez lâché dans la pampa de l’île japonaise afin de remplir vos différentes quêtes. Tout d’abord, un excellent point à souligner, est la décision des équipes de Sucker Punch de ne pas obstruer l’écran d’une mini carte, ce qui a tendance à gâcher l’expérience de monde ouvert de tant de jeux.
On parle surtout ici de l’archétype des productions Ubisoft (ça y est, le tacle est lâché), notamment de la licence Assassin’s Creed et de son abondance de quêtes, d’indicateurs etc. 

En somme, Ghost of Tsushima évite l’écueil des jeux à monde ouvert qu’on a eu, ad nauseam ces dernières années, en s’inspirant de la nouvelle référence : Zelda Breath of the Wild.

Toutefois, il ne copie que le sentiment d’exploration, pas ses mécaniques. A ce titre, on pense que Sucker Punch a dû se poser la question d’incorporer une jauge d’endurance Zelda BOTW, notamment car Ghost of Tsushima ne propose pas de système d’escalade alors qu’il s’y prêterai bien. Pour être tout à fait exact, il n’y a pas de jauge d’endurance visible mais votre personnage ne pourra pas courir à volonté pour autant. Il faudra utiliser un cheval (ou les déplacements rapides) qui sera lui, dénuer de notion d’endurance et qui se prête bien à l’exploration.

On reste ici sur un système à la Assassin’s Creed qui reste une de ses références mais en plus épuré et maîtrisé.

Dans une interview vidéo, vous pouvez entendre Nate Fox et Jason Connel, les directeurs créatifs de Ghost of Tsushima s’exprimer sur leurs intentions :

Nous voulons vraiment que vous ayez le choix de « Hey, cette forêt de bambous cool là-bas, je veux vraiment la voir. Je veux aller dans cette direction et voir ce que c’est. Il n’y a pas de « point de passage ». Il n’y a rien qui dit « Allez ici et regardez cette forêt de bambous ». 
J’espère que nous présentons quelque chose de beau et d’exotique — différent de l’endroit où vous vous trouvez actuellement — et qui deviendra le choix d’un monde dans lequel vous voudrez vous aventurer.

Source interview vidéo : Playstation

Comment se débrouillent-ils pour cela ? En usant d’artifices très bien trouvés avec un level design lié à la faune et l’environnement de Tsushima : les oiseaux, les renards, la fumée et surtout le vent serviront d’orientation pour guider le joueur dans cet univers.

Bon vent ! Gloire à une direction artistique cohérente

Plus

 

En effet, le vent est une des idées centrales du jeu, au cœur d’une direction artistique enchanteresse. En sus des éléments de level design mentionnés au-dessus, Ghost of Tsushima utilise un système de navigation basé sur le souffle du vent, très cohérent avec la direction artistique du jeu même si certains n’y voient qu’un simple système GPS, nous trouvons que c’est excellemment bien pensé et immersif. Dans les faits, ce dernier s’active via le pavé tactile de la manette PS4 en l’effleurant du doigt, dévoilant une bourrasque d’air à l’écran, soufflant vers la direction de l’objectif choisi sur la carte dans le menu.

On l’évoquait précédemment mais rendons hommage aux équipes créatives de Sucker Punch pour la direction artistique du jeu, avec des environnements colorés, très saturés, très bucoliques. Mention spéciale aux feuilles tombantes et aux herbages, eux aussi renforçant l’immersion et surtout, très cohérents avec l’exploration par le vent car ces derniers tombent et s’affaissent naturellement vers l’objectif en cours. On relèvera aussi de très beaux panoramas avec le défilement du temps (que vous pourrez provoquer avec votre flûte, à la manière de l’ocarina et la mélodie du temps dans un Zelda tiens donc…On pense à un bel hommage).

GOT - flutezelda ocarina

Pour finir sur ce point de vu technique, soulignons que le jeu est donc globalement très beau, les temps de chargements sont rapides sur PS4 Fat et le tout est globalement fluide même si quelques baisses de framerate peuvent être à déplorer sur la plateforme de test.

Une immersion gâchée par une mise en scène médiocre

 

Ghost of Tsushima est donc une ode à l’exploration vidéoludique en terres japonaises mais ne passons pas par quatre chemins, le manque de mise en scène nous a sorti de l’immersion plus d’une fois. On peut passer sous silence la pauvreté des animations faciales qui sont honnêtes mais pas les cutscenes qui donnent envie de faire le seppuku avec son personnage : elles cassent le rythme et cachent le manque d’animation/transition entre les scènes. Cette mise en scène indigne comparé aux grandes qualités du jeu déjà mentionnées, imposera des transitions en fondu noir, voire un simple écran noir avec le son pour illustrer la scène…
On peut mettre ça sur un manque de temps pour finir le jeu, joker Covid 19 mais on ne peut s’empêcher de le souligner fortement, tant cette médiocrité nous a déçu sur le très haut potentiel du jeu.
En outre, sauf erreur de notre part, il semble impossible de passer ces cinématiques, voir d’avancer plus vite les dialogues (qui ne sont pas folichons dans l’écriture pour rappel).

Au final, on ne va pas plus remuer le katana dans la plaie mais la mise en scène de Ghost of Tsushima est aux abonnés absents, faisant penser à un jeu de l’ère PS3, avec de simples champs/contre champs. Très dommageable quand on se présente comme une, si ce n’est la dernière, grosse exclue de la PS4.
En outre, lors de notre test, on a eu une forte pensée pour le précédent jeu testé par nos soins, la grande claque The Last of Us 2 qui est exemplaire de ce point de vue et qui n’a donc pas aidé à rentrer dans la proposition Ghost of Tsushima au début.

Aux armes ! le combat comme baroud d’honneur dans le gameplay

Plus

 

Après avoir critiqué l’aspect de mise en scène, nous tenons à contrebalancer notre chagrin avec le gameplay de Ghost of Tsushima qui possède de bons atouts (et des moins bons comme vous pouvez vous en douter). A commencer par son système de combat qui est très agréable et assez varié. En effet, dans un système d’action-RPG, vous aurez accès à 4 postures différentes, afin de vous adapter à autant de type d’ennemis (épée, lance, bouclier et tank).

Les postures de combat

points d'endurance

En outre, vous aurez aussi des points d’endurance à dépenser pour vous soigner par exemple ou utiliser vos capacités spéciales. Ces points se remplissent en fonction de divers critères comme l’exécution des ennemis ou de bonnes parades.

Dans ce volet « action-RPG », on appréciera le système de charmes et de tenues pour choisir son orientation de gameplay car ils détermineront votre approche (plus bourrin ou plus discret en somme), pour personnaliser votre aventure.

En sus, il n’y a pas vraiment de système de crafting mais des ressources à ramasser facilement via une touche dédiée, afin de faire progresser son personnage à la manière d’un RPG traditionnel. C’est un très bon équilibre selon nous afin de mettre en avant l’exploration et les combats qui sont au cœur de Ghost of Tsushima. Au passage, c’est aussi une excellente chose pour ne pas passer son temps dans les menus du jeu, qui offre une interface/UX très épurée et appréciable, même si parfois confuse mais on s’y fait après quelques heures de jeu.

Dans ce registre de progression RPG, il faut évoquer les minis-jeux que vous retrouverez ici et là pour l’évolution de votre personnage :

  • les « haikus » où vous composerez des poèmes en mode kamoulox
  • les bambous rappelant l’époque des cheat codes de GTA par exemple, car il faut exécuter rapidement une succession de touches
  • Les onsens pour gagner un peu de vie moyennant une réflexion narrative

On troll un peu sur ces minis-jeux, ils ont le mérite de ne pas être invasif et de récompenser le joueur dans son exploration et son désir de faire évoluer les compétences de son personnage.

Au même titre que le vent, les combats sont au centre du gameplay du jeu. Les animations qui en découlent sont très jolies, bien travaillées, notamment les exécutions. Il y a de très bonnes sensations manette en main, un vrai sentiment de puissance qui s’en dégage plus on avance dans le jeu et la maîtrise du système de combat

« C’est l’heure du du-du-du-du-du-duel ! »

 

Pour en remettre une couche sur les combats, il faut aussi parler des duels, eux aussi très inspirés des films de samouraïs à la Kurosawa qui font d’ailleurs échos à des duels de western. Ces duels ponctuent votre aventure de 2 façons :

  1. des duels rapides quand vous rencontrez un groupe d’ennemis, jouant sur un timing serré pour presser la touche triangle ou rond quand un ennemi vous attaque, afin de l’éliminer en un coup. Tout en sachant que les ennemis peuvent vous feinter, c’est toute la subtilité. En somme, cela se résume à des QTE qui peuvent lasser à la longue car ils ne reposent que sur votre timing et ne se renouvelle pas.
  2. des duels en un contre un, façon Kurosawa/Western, avec une véritable mise en scène pour le coup (même si c’est toujours la même). On a vraiment apprécié ces duels dramatiques, rendant hommage au système de combat global du jeu. Ils sont parfois difficiles au début mais deviennent (malheureusement ?) assez faciles au fur à mesure de l’aventure et de la montée en puissance de votre personnage, si vous utilisez vos techniques les plus dévastatrices.
    ==> NDLR : à l’instar du jeu Ubisoft For Honor (encore eux ! Décidément, c’est un acharnement de notre part ), ces duels pourraient faire un excellent mode multijoueur/PVP dans Ghost of Tsushima.

Ghost of Tsushima - duel/QTE

Duel « 1 » en mode QTE basé sur le timing

Ghost of Tsushima - duel à la Kurosawa/Western

Duel « 2 » en versus

Ghost of Tsushima caméra, mon combat

 

Abordons la notion de caméras dans le jeu qui est un fort parti pris de la part de Sucker Punch. En effet, le studio a pris la décision de ne pas avoir de système de « lock », soit qu’il n’est pas possible de verrouiller une cible en particulier :

En travaillant sur les combats, nous avons regardé des films de samouraïs, qui ont bien sûr été une source d’inspiration pour le ressenti créé en jeu. Dans ces films, les combattants doivent souvent changer d’ennemi sur lequel porter leur attention. Ainsi, le combat est construit sur le fait de traiter une variété d’ennemis ou un groupe d’entre eux. Nous avons essayé de donner aux Mongols le sentiment d’être comme une meute de loups qui vous entourerait. Et ce n’est que grâce à l’habileté que vous pouvez les repousser, car ils vous attaquent de tous les côtés. Si nous avions eu un verrouillage, vous n’auriez pas été en mesure de vous déplacer aussi rapidement entre les différents adversaires.

Nate Fox, directeur créatif de Ghost of Tsushima lors d’une interview pour GameSpot

On respecte cette direction prise qui est audacieuse et défendable mais à contrario, en jeu et donc en combat, cela occasionne parfois des situations très confuses avec la caméra qui ne se place pas bien. C’est une volonté louable mais quand il y a de multiples ennemis (ce qui est souvent le cas) et des obstacles sur la trajectoire de la caméra, on peut tout bonnement ne pas (pré)voir l’attaque d’un ennemi.

Toutefois, on le répète mais ce choix audacieux est finalement bénéfique et donne une véritable identité de gameplay au jeu. Il n’y a pas de véritable verouillage/lock d’ennemi mais tout de même, un semblant de ciblage de l’ennemi en fonction de l’orientation de son personnage. Le système n’est pas parfait car par moment, le personnage ne répond pas comme l’on voudrait et la caméra est capricieuse mais Ghost of Tsushima à me mérite de vouloir se démarquer.

La discrétion dans Ghost of Tsushima : Tenchu en PLS

 

Le gameplay de combat est donc une réussite, c’est dit. A contrario, on ne peut pas passer sous silence, l’aspect infiltration du jeu qui est à oublier. L’IA des ennemis n’est pas du tout faite pour ça, à la manière d’un Assassin’s Creed en somme. Les ennemis sont amnésiques, très faciles à semer, on se contentera de les éliminer dans le dos ou par les airs lorsqu’on jugera la nécessité de vider un camps ennemis par exemple.
Par conséquent, évacuons toutes comparaisons avec la licence Tenchu, ce n’est pas le même folklore même si la narration du jeu veut nous faire croire que l’infiltration et la létalité qui en découle, est un de ses fondements.

Au final, on vous conseille grandement de faire progresser votre personnage pour les combats au katana et à recourir aux diverses armes secondaires au besoin (les armes fantômes dans le jeu, telles que les kunais ou les bombes collantes par exemple)

Une bande son incisive, comme un bon vieux Shurik’n

On joue dans un chambara
La fierté, la loi tuent
Comme un bon vieux Kurosawa, la main sur le katana
Même si la peur m’assaille
Je partirai comme un samouraï

Plus

Terminons notre test par la partie sonore du jeu. C’est une véritable réussite dans son ambiance, dans le sound design global. Les musiques sont très bien composées, en accord avec la direction artistique du jeu. Elles se déclenchent au bon moment et accompagnent parfaitement votre exploration des contrées de l’île de Tsushima. On a plus de réserve sur le doublage en français qui n’est pas mauvais en soit, même plutôt honorable mais on le trouve trop mécanique, pas assez immersif. Au final, on vous recommande fortement de basculer avec les voix japonaises qui sont elles, parfaitement jouées, renforçant grandement l’immersion dans cet univers de japon féodal.

 

Nous reviendrons dans un podcast dédié, sur nos conseils pour une immersion optimale de Ghost of Tsushima, dont cette nécessité de privilégier la langue japonaise aux autres langues.

Au final, Ghost of Tsushima est une bonne exclusivité PS4 qui nous a frustré. Sur le papier, il a les atouts pour être un excellent jeu mais ne se contente qu’être un bon jeu car il alterne entre le très bon (voir l’excellent sur sa direction artistique ou son gameplay de combat) et le médiocre (la mise en scène ou le gameplay d’infiltration). C’est peut être par faute de temps de développement, que Sucker Punch n’a pas pu peaufiner son bébé jusqu’au bout mais nous jugeons le jeu en l’état malgré l’amour qu’on peut lui apporter. Nous avons essayé d’être le plus objectif possible même si notre avis final peut sembler dur mais comme le dit l’adage : qui aime bien, châtie bien ! Toutefois, comme mentionné dans le test, nous consacrerons un podcast dédié à Ghost of Tsushima afin de vous promulguer nos conseils pour améliorer l’expérience de jeu par défaut.

Scénario
Mise en scène médiocre, scénario convenu 30%
Gameplay
Excellent système de combat mais gameplay d'infiltration à oublier 75%
Graphismes
Superbe direction artistique, techniquement convaincant mais animations faciales en deçà 65%
Durée de vie
Très dense avec une magnifique invitation à l'exploration malgré une relative lassitude à la longue 70%
Bande Son
Sound design au top, OST très bonne, VF passable (VO à privilégier) 80%
Crash test
49.99
Prix conseillé, après le Crash Test.

[CRA$H TEST] Paper Mario The Origami King : un nouvel opus hanté par quelques ombres du passé

Rien de tel qu’un bon jeu léger sous le soleil de l’été et ça tombe bien car cette année Nintendo nous offre un nouveau Paper Mario. 4 ans après Color Splash sur Wii U nous retrouvons l’univers de Super Mario sous la forme papier. Petite originalité néanmoins puisque cet épisode oriente la série plus vers l’aventure, l’éloignant ainsi de la dimension RPG d’origine.

L’histoire se passe une nouvelle dans le Royaume Champignon qui fait face à une nouvelle menace. Olly le roi origami a décidé de s’emparer du Royaume et d’y transformer tous ses habitants en origami, les réduisants en esclaves par la même occasion. Heureusement Mario parvient à s’échapper des griffes des gardes et grâce à l’aide d’Olivia nous devrons retirer les 5 serpentins qui encerclent le château de la princesse Peach.

C’est sur cette base que le jeu nous lance dans l’aventure, accompagné de notre « ange gardien » très bavarde, Olivia, qui nous indiquera les bases du gameplay et autres solutions. 

Paper Mario The Origami King

Plus qu’un bout de papier un tableau de maitre

Paper Mario The Origami King brille de bout en bout par sa direction artistique magnifique, à la fois cartonnesque et originale. Nous parcourons le jeu perpétuellement en admiration des petits détails et autres originalités que le titre a à nous offrir. Que ce soit sur les décors colorés et tous les clins d’oeil à cet univers tout de papier vêtu, nous ne sommes pas déçus.

Paper Mario The Origami King

Un système de combat original mais répétitif

Nous retrouvons ici un système de jeu d’aventure pour les phases d’exploration, avec des actions particulières à faire pour interagir avec les PNJ, ainsi que le décor. Cependant, lors des combats nous retrouvons tout une dimension stratégique et RPG. Ces derniers s’exécutent au tour par tour et nous devrons tout d’abord aligner les ennemis pour les mettre dans une position optimale pour leur asséner un coup dévastateur.

Très intéressantes, les premières heures, le système devient rapidement répétitif et ce malgré une difficulté évolutive. Les combats contre les boss, plus rares, tendent heureusement à varier le gameplay. Nous y saluons également l’originalité de nos grands adversaires, entre la boite de crayon et le rouleau de scotch attendez-vous à des combats aussi mémorables que drôles.

Paper Mario The Origami King

Le piège des jeux d’aventure

Entre les nombreuses phases de jeux originales, les rencontres de nouveaux personnages aussi drôles qu’attachants, Paper Mario The Origami King nous imposera des phases d’exploration vues et revues plutôt moyennes. Nous devrons par exemple faire quelques allers et retours pour accéder à un point A, nous devons aller à un point B, où avant il faudra aller récupérer un élément au point C pour enfin pouvoir débloquer le point A et avancer. Nous pensons notamment à l’exemple de l’activation de l’ascenseur dans le bateau Le Princesse Peach. NON ! En 2020 il faut arrêter ce genre de remplissage. Surtout lorsque le reste du jeu brille par son originalité.

Paper Mario The Origami King

Paper Mario : The Origami King est un bon jeu pour passer du bon temps durant cette période estivale. Il offre de bons moments drôles et variés. Nous regrettons que le jeu tombe régulièrement dans le piège du remplissage avec les « quêtes à interrupteurs » ayant malheureusement peu d’intérêt. Pour le reste, l’originalité de nombreuses phases de jeu et l’humour omniprésent en font le parfait allié pour passer un bel été. Pour cela nous lui attribuons la note de 39,99€.

GRAPHISMES
Beaux, variés et détaillés 90%
Gameplay
Cohérent à l'époque, daté aujourd'hui 70%
Scénario
Du Super Mario classique et efficace 90%
Durée de vie
Très complet 90%
Bande Son
Bruitages et musiques agréables 80%
Crash test
59.99
Prix conseillé, après le Crash Test.

[CRA$H TEST] The Last Of Us Part 2 – Le jeu qui fera sortir le monstre qui est en vous

Comment offrir une suite à un grand jeu ? Comment donner suite à un scénario marquant et un des finals les plus cultes du jeu vidéo ? 

The Last Of Us : Part 2 a la lourde tache d’offrir la suite des aventures de Joel et Ellie après plus de 7 ans d’absence. Dans ce Crash test nous allons revenir sur les défauts et qualités du titre de Naughty Dog. Bien sûr, nous aborderons aussi son histoire à travers la narration, la mise en scène, les choix scénaristiques ainsi que leurs effets sur le joueur. Nous cantonnerons les zones avec spoil en seconde partie du test.

UNE (BELLE) SUITE DIRECTE

The Last of Us Part 2 est, comme son nom l’indique, une suite directe du premier opus. Nous y retrouvons les deux protagonistes principaux Ellie et Joel, vieillies de quelques années. Sauf que cette fois nous serons aux commandes d’Ellie que nous accompagnerons dans sa quête sanglante de vengeance et de rédemption. 

Commençons par ce qui nous frappe dès l’écran d’accueil de The Last of US Part 2 : ce jeu est beau ! Que ce soit les environnements avec une faune et une flore criants de réalisme, un horizon à perte de vue ou encore les effets de lumières tout simplement somptueux. Les protagonistes principaux (dont PNJ importants) ne sont pas en reste, que ce soit au niveau de leurs attitudes ou encore les émotions visibles sur leurs visages en temps réel. L’émerveillement et la découverte de détails est omniprésent tout au long de la vingtaine d’heures de jeu. On notera un petit bémol quant aux visages des ennemi(e)s peu variés, sans que cela ne saute vraiment aux yeux.

The Last of Us Part 2

Il s’agit sans nul doute d’un des plus beaux jeux de la PS4 et voire de l’ensemble de cette génération de consoles de salon. Le tout, avec une fluidité constante (hormis quelques légers ralentissements lors d’exécutions discrètes) alors que nous avons réalisé le test sur une Playstation 4 classique FAT. Cette optimisation va jusqu’aux temps de chargement qui se montrent extrêmement discrets, une fois le premier chargement de 2 minutes est passé. Lors de nos (nombreuses) morts, moins de 5 secondes suffisent pour voir apparaître le « X » sur notre écran et ainsi pouvoir repartir en jeu. Autre détail ingénieux, Naughty Dog a eu l’habileté d’inclure les nombreux temps de chargement, entre les différentes zones des niveaux, directement dans les cinématiques. Celles-ci, s’enchainant parfaitement entre deux phases de jeu, rendent la narration et l’évolution diaboliquement fluides. Pourquoi diaboliquement ? Car vous allez avoir du mal à vous arrêter tant le jeu devient prenant. 

Qui dit « suite », dit reprendre l’ADN du premier jeu, reprendre ses éléments clés, y apporter son lot de nouveautés pour offrir une expérience à part entière et conserver l’intéret du jeu. Sur ce point, The Last of Us Part 2 fait les choses bien en reprenant les bases de gameplay ainsi que le système d’évolution du premier opus tout en y apportant son lot de nouveautés.

The Last of Us Part 2

Nous retrouvons tout d’abord les phases d’exploration qui permettent la découverte d’un monde déchu où la nature a repris ses droits. Le jeu nous invite à explorer chaque recoin pour y trouver des équipements, munitions, vivres ou encore, plus intéressant : des morceaux d’histoires. Bien que nous suivons l’aventure de nos héros, nous ne sommes pas les seuls à avoir bravé le danger de ce nouveau monde et vous retrouverez de nombreuses lettres et cadavres qui ajoutent une belle profondeur à l’univers. On y retrouvera bien sûr des « énigmes » obligatoires, pour passer à la zone suivante ou optionnelles, pour récupérer plus d’équipements. 

Cette partie est particulièrement appréciable et révèle tout le talent de level design des équipes de Naughty dog. Elle permet d’entrer encore plus dans l’univers « post apo » du jeu et de s’immerger encore plus dans le scénario.  

The Last of Us Part 2 boss

Ensuite, il y a les phases d’action/infiltration contre des infectés, des humains et des chiens qui vont vous donner du fil à retordre. 
Commençons par nos amis les infectés qui se divisent en plusieurs groupes : 

  • Les Claqueurs, vus dans le premier opus, qui sont aveugles mais deviennent mortels une fois qu’ils vous ont entendu.
  • Les Coureurs, également vus dans le premier opus, qui sont des humains en train de muter. Ils peuvent vous voir mais peuvent être facilement neutralisés.
  • Dans la même lignée, vous croiserez régulièrement des Rodeurs, ces infectés ont l’ouïe fine comme les Claqueurs mais voient et courent comme les Coureurs. Petit bonus, ils se cachent pour mieux vous surprendre. Vous les aimez déjà ? Attendez d’en croiser un !
  • Enfin,  nous retrouvons les Colosses et les Puants, d’énormes monstres dont il faudra venir à bout uniquement à distance si vous tenez à vos miches. Petit détail, ce dernier envoie également de l’acide à distance. 

Notez que le moindre bruit les attires tous, ce qui peut rendre le moindre faux pas très rapidement mortel. Pour vous … où vos ennemi(e)s (clin d’oeil, clin d’oeil). 

Vos autres adversaires sont essentiellement des soldats appartenant aux deux grosses factions présentes à Seattle. Globalement, les combats contres les humains pourront être fait en frontal ou en infiltration. Notre personnage peut d’ailleurs se coucher sur le sol, ce qui vous offrira de belles possibilités pour les éliminer ou les contourner. 

Lorsque vous êtes repéré, comme pour les infectés, les humains peuvent se montrer redoutables surtout lorsqu’ils sont accompagnés par leurs chiens. Dans ce cas, vous devrez jouer d’agilité et de discrétion pour pouvoir prendre vos assaillants à revers, ou fuir si la situation devient vraiment trop tendue (la fuite étant parfois la seule solution viable). 

“Tout au long de l’aventure, le jeu nous rappelle que nous ne sommes pas des héros mais des humains enragés.”

The Last of Us™ Part II_20200703213108

Ces phases sont tout particulièrement appréciables et variées, surtout que nos ennemis communiquent la plupart du temps bien entre eux. Nous regrettons que l’IA montre trop rapidement ses limites en infiltration où nos ennemis sont très prévisibles et à moitié aveugles. Il n’est pas rare de pouvoir faire un tas de cadavres une fois que vous avez trouvé un bon “spot”. 
A noter également, le jeu étant découpé en plusieurs zones, vous pouvez éviter totalement les combats en passant la porte de « bout de zone ». Que vous soyez face à des humains ou infectés, repéré ou pas, si vous arrivez à passer cette porte, vous accédez à la suite du niveau et vous ne serez plus inquiété par ces ennemis. Cela semble un peu facile lorsqu’on le présente comme ça mais détrompez-vous, cela a dû nous arriver 2/3 fois dans le jeu et encore, il en valait de notre survie. Cela nous amène à la construction et la difficulté du jeu.

Un système de jeu tellement maîtrisé qu’il en devient prévisible ? 

The Last Of Us Part 2 est un jeu découpé en plusieurs zones, présentant chacune son lot d’épreuves, d’ennemis, d’énigmes et d’équipements disponibles pour préparer la zone suivante. Plus vous avancerez dans le jeu, plus vous sentirez les différents types de zones auxquelles vous avez affaire. Celles-ci s’enchaînent entrecoupées par des cinématiques plus ou moins longues, allant de la fermeture d’une porte (entre deux zones) jusqu’à la longue cinématique plus profonde.

Bien que chaque zone soit très bien construite, leur enchaînement plutôt cohérent et « invisible », nous avons un sentiment d’être placé sur des rails de plus en plus grossiers au fur et à mesure que le jeu avance.
On s’explique : Passées les premières heures, la joie, l’émerveillement et la nostalgie du premier opus, The  Last Of Us 2 nous embarque dans une histoire dont les choix nous seront imposés. Ce qui nous rend acteur durant l’exploration et combats sur les zones mais spectateur du déroulé scénaristique du jeu au global. Combien de fois avons-nous enragé de ne pas avoir plus de choix important sur la suite du jeu… Combien de fois nous n’étions pas d’accord avec les actions de notre héros … Et si le système de jeu complétait le scénario, en ne laissant pas le choix au joueur ? Comme si nous n’étions plus aux commandes de notre destin de par la rage qui nous anime ? Tant de questions auxquelles nous pourrons répondre en seconde partie de test.

Pour ce qui est de la difficulté, Last Of Us Part 2 vous régalera de grands moments de jeu vidéo, avec une infiltration (plus ou moins) maîtrisée, des combats aussi nerveux que sanglants et des boss très challengeants. Le tout servi par un level design au poil. Non, vous ne vous ennuierez pas tout au long des 25 heures de jeu qui vous attendent. 

The Last of Us 2

Pour cette première conclusion, sans spoil, nous pouvons dire que The Last Of Us Part 2 est un excellent jeu qui ravira autant les fans du premier opus que les profanes. Son enchaînement de niveaux cohérents permet d’offrir une variété de gameplay qui vous tiendra en haleine durant de nombreuses heures. Le tout agrémenté par un scénario prenant, que demander de plus ?  

Nous regretterons une IA présentant les défauts classiques du genre en infiltration ainsi qu’un découpage par zone de jeu qui se fait sentir, notamment en seconde partie du jeu. 

Clairement, Naughty Dog a poussé au maximum la recette qui a fait le succès de ses précédents blockbusters tels que les Uncharted ou encore le premier The Last Of Us. Mais nous commençons à en deviner ici les ficelles, ce qui peut sortir certains joueurs de l’histoire. Il est peut être temps de renouveler le système avant de proposer du Ubisoft, AKA des titres de qualités mais composés d’un enchaînement de systèmes de jeu vus et revus. 

Enfin, côté histoire, nous avons droit à une suite qui ne plaira pas à tout le monde, surtout après l’excellente fin ouverte du premier opus. On saluera le courage et les partis pris du studio sur ce nouveau scénario exigeant et qui (vous fera souffrir) vous tiendra en haleine tout au long du jeu.

Nous avions eu une fin épique dans le premier, nous avons ici droit à un jeu épique, avec une fin cohérente.

SPoil

PARTIE SPOIL - UNE HISTOIRE DE VENGEANCE ET DE PAIX INTERIEURE

Après la fin culte du premier épisode, The Last Of Us Part 2 nous propose une suite sous le signe de la vengeance. Véritable tragédie post apocalyptique, le jeu nous entraîne (de force) dans un véritable cercle de violence.  

CAUSES...

fin last of us

Vous vous rappelez de la fin du premier opus ? Cette rage qui animait notre héros, complètement aveuglé par un amour égoïste envers sa protégée. Rappelez-vous ce sentiment contradictoire et fort qui vous animait en tant que joueur lorsque vous incarniez Joel à ce moment précis. 
The Last Of Us Part 2 se repose complètement sur la conclusion du premier opus. Le jeu débute d’ailleurs par un monologue de Joel, héros et personnage principal de ce dernier. 

Cette fin terriblement humaine est tout de suite devenue culte. Combien de personnes, combien de joueurs aux commandes auraient fait le choix de sacrifier la vie de cette petite fille pour sauver l’humanité. Beaucoup, énormément mais nous ne sommes pas Joel et Ellie, nous ne sommes pas dans un monde post apocalyptique où nous avons déjà vu partir tant de personnes que l’on aime. Un univers où les principes de bien et de mal ont été balayés par le terrible instinct de survie des derniers êtres humains.
La fin du premier The Last Of Us marque parfaitement l’angle que va prendre cette suite, en plaçant le joueur comme spectateur des sentiments et motivations de nos héros. 
Alors oui, vous allez pouvoir jouer et décider de comment tuer la plupart de vos ennemis et explorer librement certains lieux, mais c’est tout. La totalité des choix de nos personnages seront la conséquence du terrible choix que Joel a pu faire dans cet hôpital.

... ET CONSÉQUENCES

Début last of us 2

Très rapidement au début du jeu, nous assistons à la mort de Joel, massacré par une fille nommée Abby. Un nouveau personnage que vous incarnez rapidement au début, puis en seconde partie du jeu.
Suite à ce meurtre,
Ellie part en quête de vengeance et décide d’aller, en compagnie de sa petite amie, trouver et tuer Abby dans la ville de Seattle. 
Durant ses recherches, Ellies ne fait pas dans la dentelle et laisse libre cours à toute sa violence. Une cruauté totalement justifiée par le crime du début du jeu et qui nous conduira à tuer sans vergogne, amis, connaissances de notre fameuse antagoniste. La première partie du jeu est une simple histoire de vengeance entre le bien et le mal. Vous l’aurez compris le bien que nous incarnons à travers Ellie, demande réparation face au mal, représenté par Abby, qui a pris un des hommes les plus importants de notre vie.

Au fur et à mesure de notre évolution, notre personnage monte en puissance et en rage. Plus rien ne semble pouvoir l’arrêter, pas même nous, joueurs, qui sommes régulièrement témoins de sa cruauté grandissante. Et ce jusqu’à un point de bascule.

The last of us 2

LE POINT DE BASCULE D'ELLIE TOUT DE ROUGE VÊTU

Alors que vous cherchez désespérément Abby, vous trouvez et bloquez une de ses amies pouvant vous indiquer sa cachette. Alors que votre “indic de fortune” est totalement à votre merci, l’écran se teinte de rouge, la caméra se fixe sur le visage d’Ellie, défigurée par une colère grandissante. 

Impuissant, comme sa victime dont nous partageons le point de vue, nous assistons à cette terrible transformation. Pire que ça, c’est à nous qu’il revient d’effectuer l’action de frapper à mort notre adversaire. Cette scène est l’archétype de la position de spectateur/complice dans laquelle nous met le jeu. Rien n’y fera, notre personnage fera ressortir le pire qui est en elle pour accomplir sa vengeance.

UNE FAUSSE FIN POUR UNE VRAI FRUSTRATION

The last of us 2

Alors que nous sentons le dénouement proche, l’accomplissement de notre vengeance, la possibilité de boucler cette histoire, voilà qu’Abby débarque par surprise dans notre planque, folle de rage d’avoir perdu ses amis par la main d’Ellie. Et c’est à ce moment là que nous redémarrons l’aventure, aux commandes d’Abby cette fois. 

Quelle frustration d’être aux commandes de son ennemie, quelle frustration de se sentir loin de la fin. Passé ce sentiment, nous découvrons un personnage attachant, très proche d’Ellie au final, de par son cercle d’amis, par la perte d’un père et par la rage qui l’animait. 

Nous découvrons très rapidement les motivations d’Abby l’ayant poussé à tuer Joel et surtout que cela n’a pas aidé à la soulager.

UNE SECONDE PARTIE, ENTRE LIBÉRATION ET VIEUX DÉMONS

Dans cette partie du jeu, nous incarnons Abby, qui ne parvient pas à être apaisée et ce malgré avoir accompli sa vengeance face au meurtrier de son père, Joel. 
Elle trouvera son salut à travers la relation avec un enfant Scar, Lev, provenant d’une faction ennemie qu’elle va secourir et prendre sous son aile. La relation et ce désir de protection permettra à Abby de redonner un sens à sa vie et de sortir de ce cercle de violence. 

Nous comprenons alors que le but funeste d’Ellie, ne lui permettra pas de trouver la paix. Et plus incroyable, nous commençons à nous attacher à Abby, notamment à travers sa personnalité et son évolution.

Cependant, plus nous approchons de la fin du jeu, plus nous sentons l’épée de damoclès au dessus de notre tête.  Malgré sa rédemption en cours, les actes de vengeance d’Abby vont avoir des conséquences et elle va devoir affronter le démon qu’elle a créé en début de jeu.

The last of us 2

Joel a créé un démon en Abby en tuant son père et celle-ci créa à son tour son démon en Ellie en tuant Joel. En conséquence, Ellie a tout pris à Abby : ses amis et surtout l’amour de sa vie, Owen. L’affrontement final est inévitable.

Telle la fin d’une tragédie, le combat entre nos deux héroïnes se passe dans un théatre. Nous y incarnons Abby face à une Ellie redoutable. Ici encore on souligne une belle originalité à nous faire incarner l’antagoniste principale face à une héroïne devenue à nos yeux extrêmement sombre.

Le combat se finit par la défaite d’Ellie. Et alors qu’Abby s’apprête à tuer à son tour la femme d’Ellie, Dina, elle se fait raisonner de justesse par son protégé, Lev. Elle brise ainsi le cercle infernal de la vengeance et donne une chance à nos deux héros de partir chacun de leur côté à moindre mal.

REFUSER LE PARADIS POUR UNE RÉDEMPTION DANS LE SANG ET LES LARMES

Le joueur semble découvrir une fin ouverte et belle. Abby part avec Lev et Ellie s’installe dans une ferme avec son aimée, Dina, qui vient d’avoir un bébé. 
Alors que cette dernière coule des jours heureux, elle se fait rattraper par des souvenirs macabres d’un Joel agonisant sur le sol avant d’être achevé par Abby. 

C’est plus fort qu’elle, Ellie abandonne sa famille et sa vie paisible pour retrouver la source de son malheur.

The last of us 2

Nous partons donc à la recherche d’Abby à Santa Monica et nous découvrons que cette dernière est prisonnière des Crotales, un groupe d’esclavagistes de la région. Une fois retrouvée, méconnaissable, amaigrie, Ellie décide de libérer Abby pour ensuite atteindre la plage où les attend deux bateaux pour s’enfuir. Mais alors qu’Ellie s’apprête à la laisser partir, elle ne peut pas résister à l’envie de la combattre et d’accomplir sa funeste vengeance. S’en suit un terrible combat entre deux femmes à bout de souffle.

Et alors qu’Ellie prend le dessus et s’apprête à noyer son adversaire, un flashback de Joel lui apporte un ultime coup de raison. Elle rend ainsi sa liberté à Abby. 

Nous comprenons alors que ce qui rongeait Ellie depuis le début était de ne pas pouvoir avoir pu se réconcilier avec Joel, suite à une dispute où elle apprenait la vérité sur ce qu’il avait fait à l’hôpital. Sur ce dernier flashback, Ellie comprend que mettre à mort son adversaire ne l’aidera pas à aller mieux.

The last of us 2

Après avoir laissé partir Abby et Lev dans leur bateau, Ellie revient dans la ferme où elle vivait avec Dina il y a peu, totalement vidée. Son départ lui aura ainsi coûté la belle vie qu’elle aurait pu avoir, mais lui a permis de retrouver la paix. 

The Last of US 2 avait la lourde tâche de proposer un scénario fort, conjugué à une expérience de jeu novatrice et cohérente par rapport au premier opus. Et nous pouvons le dire maintenant, c’est une véritable réussite. L’histoire proposée est cohérente, pleine de surprises et nous a tenu en haleine tout au long de l’aventure.

Nous comprenons à la fin du jeu que toutes ces frustrations, ces actes horribles et choix que nous imposait le jeu, collent parfaitement avec l’angle scénaristique. Comme nos héroïnes, nous étions prisonnières de notre rage et un désir sombre et irrémédiable de vengeance. En plus de nous proposer une terrible histoire, Naughty Dog a réussi à transmettre les sentiments de rage, de frustration et de tristesse aux joueurs. Un véritable tour de force qui nous rappelle encore une fois la force des jeux vidéo en matière de créativité. Nous ne pouvons que saluer le talent et l’audace du studio qui nous livre ici un chef d’oeuvre et sans nul doute le jeu de l’année 2020 et pour de nombreuses années. 

Scénario
Intelligent, complet mais risqué 95%
Gameplay
Esquive parfois imprécise 95%
Graphismes
Un des plus beaux jeux de cette génération 100%
Durée de vie
Long lonnnnnggg mais très bon 100%
Bande Son
Parfaitement maitrisée 100%
Crash test
69.99
Prix conseillé, après le Crash Test.

Ring Fit Adventure : le meilleur jeu de la Nintendo Switch en période de confinement ?

Ring Fit Adventure est un jeu phénomène sur Nintendo Switch. Voici notre retour d’expérience via ce nouvel épisode podcast, afin de savoir si Ring Fit Adventure était le meilleur jeu vidéo sportif surtout en période de confinement.

[CRA$H TEST] Half Life : Alyx – Quand la VR recycle les jeux d’hier

Découvrez, dans ce nouvel épisode, notre Crash Test d’Half Life : Alyx.

Voilà plus de 13 ans que les joueurs attendent des nouvelles de Gordon Freeman. Malheureusement il n’est pas question ici d’un Half Life 3 ou d’incarner à nouveau ce cher Gordon mais d’entrer dans l’univers d’Half Life en VR.
Cependant, malgré une technique incroyable, tout n’est pas rose à Cité 17. On vous dit tout dans ce Crash Test

Voici le lien vers notre (petite) installation VR : https://popcorngame.fr/dossiers/jouer-a-half-life-alyx-avec-juste-un-oculus-quest-et-une-connexion-internet/10064/

Crédits musiques : 
Half Life : Alyx OST

Dreams : Le rêve d’être créateur ouvert à tous mais pas pour n’importe qui

Découvrez dans ce nouvel épisode, notre avis sur Dreams de Media Molecule et Sony. 

Disponible depuis le 14 février exclusivement sur PS4, le dernier née de chez Media Molecule, vous donne la possibilité de créer votre propre jeu vidéo et de jouer aux créations de la communauté. Voici d’ailleurs une sélection des jeux à tester : 

Des jeux d’aventure, aux RPG en passant par les FPS, nous allons revenir également sur le sujet du droit d’auteur. Grande question dont la réponse n’est pas (pour l’instant) si limpide que ça chez Media Molecule.


Crédit Musiques : 
– OST Dreams

[CRA$H TEST] Death Stranding : On part en balade ou pas ?

Découvrez notre Crash Test du dernier jeu d’Hideo Kojima, Death Stranding, véritable ovni triple A de cette fin d’année.

Mais qu’est ce qu’un CRASH TEST ? Contrairement aux nombreux tests que l’on peut trouver, la note finale est donnée à travers un prix d’achat conseillé. Partant du prix de vente neuf constaté (environ 54,99€), Crash Test tacle là où ça fait mal et vous donne la véritable valeur d’un jeu. Pourquoi payer trop cher ses jeux vidéo ?


Crédit Musiques : 

– Low Roar – I’ll Keep Coming
– Low Roar – Don’t be so serious
– Path – Death Stranding Soundtrack
– Low Roar – Bones

[CRA$H TEST] Pokémon Épée (et Bouclier) : Enfin un vrai jeu Pokémon sur Nintendo Switch ?

Après de longues années d’attente, des rebondissements, un Pokémon Let’s Go, des rumeurs, des peurs, des fausses joie, le voici ! Le premier véritable Pokémon sur Nintendo Switch se dévoile. Alors, Pokémon Épée & Bouclier, on achète ou pas ? 

Après de nombreux mois d’attente nous avons pu mettre la main sur l’un des nouveaux Pokémon Épée & Bouclier. Nous avons donc droit à de nouvelles créatures, nouveaux personnages ainsi qu’un nouveau monde, Galar. Le tout dans une nouvelle aventure dans laquelle nous allons devoir défier 8 champions d’arène. Pour les atteindre, nous allons devoir suivre la structure classique propre aux jeux Pokémon et ainsi partir de notre village d’enfance, défier les dresseurs qui se trouvent sur notre passage et bien sûr découvrir & attraper de nouveaux Pokémon.

On démarre la partie par le choix entre trois nouveaux Pokémon de type eau, feu ou plante. Plutôt réussis et très rapidement attachants. Nous serons au départ accompagner par notre ami d’enfance ou plutôt votre « rival looser ». Toujours à nous lancer qu’il est le meilleur tout en nous donnant des « bons conseils ». Côté personnalisation de notre héros, nous aurions aimé plus de variété que les simples couleurs de peaux et de cheveux. Nous pouvons néanmoins en personnaliser l’apparence, tels que la coiffure ou le style vestimentaire.

Nous en venons à notre premier constat amère sur ce nouvel opus de Pokémon : la structure narrative n’a pas vraiment évolué depuis toutes ces années. Aussi, on déplore une intrigue toujours aussi enfantine mais sans être désagréable tout au long des 20 heures de jeu. Comme les précédents opus, la plupart des zones entres les villes sont extrêmement linéaires et mis à part les terres sauvages, s’explorent très facilement. Nous l’avons compris très vite, Pokémon Épée (et Bouclier), n’est pas là pour vous rendre la vie dure. Ceux qui cherchent du challenge peuvent aller se rhabiller. 

Un souffle de liberté au coeur des terres sauvages

pokémon Épée

La vrai bonne surprise nous vient des terres sauvages, de larges espaces où nous pouvons aller et venir en toute liberté. Il s’agit bien sûr d’un terrain idéal pour la chasse de Pokémon. On y retrouve différentes espèces de Pokémon selon les zones ainsi qu’une météo variée (Tempête de sable, brouillard et pluie). Désormais les Pokémon que vous croisez sont visibles et peuvent vous approcher ou fuir. Nous avons également apprécié le PokéCamping où nous pouvons mixer des baies pour les donner à nos Pokémon pour booster leur PV et expériences. Pour cela il faudra faire un feu et cuisiner, le tout en mettant les joy-con à contribution, on vous laisse la surprise.  Plus anecdotique, mais qui a le mérite d’être présent: la possibilité de vous occuper de vos Pokémon, discuter avec eux, le tout pour augmenter leur niveau de bonheur.

Attrapez les tous, comme au bon vieux temps

Contrairement à du Pokémon Let’s Go où la chasse était basée sur nos aptitudes « à bien capturer » le Pokémon, il faudra ici les combattre pour les affaiblir et tenter au final de les attraper. Les victoires et captures rapporteront des bonus à votre équipe. Bien sûr, nous aurons toujours la possibilité de fuir ces confrontations. 

Galar voit grand un MAX GRAND

pokémon Épée

Nous passons maintenant à une des GRANDES nouveautés de ces nouveaux opus Épée (& Bouclier) : le Dynamax. Cet effet permettra à vos Pokémon de devenir gigantesques dans certains lieux tels que les arènes. Cela ne dure que trois tours durant les combats et peut donner lieu à de belles transformations inédites de certaines de vos bêtes : Celles-ci s’appelant Gigamax. `

Pour finir sur ce point, nous pouvons affronter et tenter de capturer des Pokémon Dynamaxés dans certaines failles présentes dans certains recoins du monde (identifiable par le rayon lumineux qu’elles émettent vers le ciel). Ces combats sont plus challengeant et nécessiteront l’aide d’amis (réels ou bots) mais pour au final pouvoir capturer très facilement le Pokémon géant une fois sa barre de vie épuisée. Une belle nouveauté qui ajouter un véritable intérêt dans le jeu, hors scénario. 

Une beauté non maitrisée 

L’arrivée sur Nintendo Switch est synonyme d’évolution graphique pour Pokémon. Et cet opus Épée (et Bouclier) ne nous déçoit pas … totalement sur ce point. Le jeu profite bien de la puissance de la Switch en offrant de nombreux paysages colorés et variés. Sans oublier des Pokémon qui, mis à part une réutilisation perceptible d’anciennes animations durant les combats, bénéficient d’un soin tout particulier. Le jeu offre également des paysages beaux et détaillés, notamment dans les zones où la caméra est fixe. Lorsque nous arrivons sur les Terres Sauvages, c’est une autre histoire. 

Malgré la possibilité d’avoir une caméra libre, c’est sur les Terres Sauvages que la technique montre ses limites avec un effet vide plutôt daté avec des textures fades et grossières. Comme vous pouvez le voir sur la vidéo ci-dessus, nous y retrouvons également un clipping et un popping omniprésent avec l’apparition tardive (et disparition) de Pokémon et même d’adversaires potentiels. L’effet est d’autant plus flagrant lorsque nous sommes à vélo. Enfin, l’aliasing est également présent et encore plus visible en mode docké. Cette zone n’est pas la seule concernée par ces limitations graphiques mais c’est là où le constat en est le plus flagrant. 

Pokémon Epée

Enfin le multijoueur est plutôt une très bonne surprise, avec la possibilité permanente d’affronter d’autres dresseurs et d’échanger des Pokémon tout au long de l’aventure. A cela on peut rajouter la possibilité d’inviter d’autres dresseurs lors des combats dans les failles. Cette fonctionnalité est bien sûr désactivable à tout moment. 

En conclusion, Pokémon Épée (Bouclier) apporte un nouveau souffle à la licence Pokémon, avec un grand nombre de nouveautés, des Terres Sauvages et ses failles, sans oublier une nouvelle génération de Pokémon et ses évolutions gigantesques. L‘évolution graphique apportée par la Nintendo Switch est bien là même nous sentons très vite les limites techniques du titre, notamment dans les zones les plus ouvertes du jeu, avec un clipping & Popping omniprésent.  
Enfin, 
Game Freak n’a pas souhaité refondre profondément la recette qui a fait le succès des précédents opus jusqu’à aujourd’hui. Nous retrouvons ainsi une structure narrative toujours aussi agréable mais qu’on ne présente plus. Aussi, pour garantir son accessibilité, nous avons cette impression que le challenge d’antan à totalement disparu … ou est-ce nous qui avons grandi ? 

 

GRAPHISMES
Beaux mais inégaux 50%
Gameplay
Agréable et simple 70%
Scénario
Une impression de déjà vue 40%
Durée de vie
Très complet avec un multi intéressant 80%
Bande Son
Bruitages et musiques agréables 80%
Crash test
54.99
Prix conseillé, après le Crash Test.

[CRA$H TEST] Luigi’s Mansion 3 : Un frisson de génie pour finir l’année

Sorti le jour d’Halloween, Luigi’s Mansion 3 nous invite encore à suivre les aventures de ce froussard de Luigi bien décidé à venir à bout de nouvelles et effrayantes épreuves. Que vaut ce troisième opus ? La recette fonctionne t-elle toujours ? C’est ce que nous allons voir dans ce Crash Test. 

Ce troisième opus de Luigi’s Mansion, comme son nom l’indique, nous met aux commandes de Luigi. Et une – voire deux –  fois ne sont pas coutumes, vous allez être confrontés à des forces surnaturelles « effrayantes ».
Tout avait pourtant bien démarré, vous avez été invités avec Mario, Peach et un trio de Toads à séjourner dans le luxueux hôtel du « Repos éternel ». Mais voilà que durant votre première nuit, les chambres et couloirs colorés laissent place à de lugubres et sombres pièces. A cela se rajoute le fait que vous ne parvenez plus à retrouver vos compères qui se sont complètement volatilisés. Et oui, il s’agissait d’un piège tendu par la tenancière de l’hôtel et d’un autre personnage que vous connaissez bien mais dont on vous laisse la surprise.
Votre objectif sera donc de retrouver Mario, Peach et les Toads dans cet immense et effrayant hôtel. Et pour cela, vous devrez explorer chacune de ses pièces, vous frayer un chemin à travers des énigmes « mortelles » et affronter pléthore de fantômes. 

Pour vous aider dans votre mission, vous disposez d’un Ectoblast, une sorte d’aspirateur « Ghostbusterisé », vous permettant d’aspirer et souffler sur les éléments du décor ainsi que les fantômes. Il peut également lancer une sorte de ventouse vous permettant d’interagir avec le décor tel un grappin. Une torche s’ajoute également à votre arsenal, elle vous permettra de révéler des éléments invisibles ainsi qu’à figer les fantômes pendant les combats.
Et c’est sans oublier, Gluigi, un clone de Luigi fait de matière visqueuse verte et qui aura une grande utilité pour avancer dans le jeu. Elle vous permettra de passer à travers de nombreux obstacles, éviter des pièges et bien plus encore.

Du côté des niveaux, là aussi Luigi’s Mansion 3 voit les choses en très grand. Chaque pièce qui compose ce grand hôtel est une véritable surprise mettant, pour certaines, vos méninges à rude épreuve. Entre les passages secrets, mécanismes et autres références, nous ne nous ennuyons jamais.

Le tout est servi par une direction artistique et un level design au poil ! Les niveaux sont beaux, colorés et variés. Et nous sommes à chaque fois agréablement surpris par les mini-cinématiques & animations lors des nombreuses interactions avec le décor. Sans oublier l’ambiance sonore qui accompagne parfaitement l’immersion, autant pour les musiques que les bruitages.

En chipotant un peu, si nous devions déplorer un point négatif, celui-ci se situerait au niveau du scénario et système de jeu. Car oui, vous n’achetez pas Luigi’s Mansion 3 pour son scénario « original », qui est d’un classique propre à la licence Super Mario : Sauver/libérer ses amis. Aussi, ne vous attendez pas à trouver un système d’évolution différent des classiques du genre. L’hôtel est découpé en 15 étages dans lesquels se trouvent les boss à affronter et chaque victoire vous permet d’acquérir un bouton d’ascenseur pour passer à l’étage suivant. Également, les systèmes de combats contre la plupart des fantômes et les boss peuvent sembler assez simples et répétitifs dès lors que l’on en a saisi les techniques et astuces. Mais pour être honnête, tous ces potentiels défauts sont « masqués » même occultés par l’ambiance, l’originalité et la variété du level design qui nous garde sous le charme tout au long du jeu. 

Vous l’aurez compris Luigi’s Mansion 3 va vous occuper de nombreuses heures avec un solo aussi long que mémorable. Mais ce n’est pas tout puisque vous aurez également droit à deux modes multijoueurs, local et en ligne. Le local est à l’honneur avec 3 différents mini-jeux jusqu’à 8 joueurs, Ghost Hunt où vous devrez attraper des fantômes face à une autre équipe de chasseurs. Dans Cannon Barrage, vous devrez vous affronter à l’aide de canons et viser les cibles du décor. Et enfin, dans Coin Floating, les deux équipes devront s’affronter dans une piscine en récupérant le plus de pièces à l’aide de leurs bouées respectives. De quoi passer de longues et bonnes soirées avec ses amis. 

Côté jeu en ligne, nous avons bien accroché à la Tour Hantée où vous devrez accomplir, à chaque étage, différentes missions en coopération. Le plus intéressant reste que chacun de ces niveaux se construit de façon procédurale, ce qui ne cesse, comme pour le solo, de nous surprendre. Comme le mode coopération avec Gluigi, ce mode en ligne se débloque au bout d’une grosse heure de jeu, merci en passant au professeur – génie et visionnaire – K. Tastroff.

 

En conclusion, Luigi’s Mansion 3 est une excellente surprise. Même si nous nous attentions à un bon titre, nous ne pensions pas que le plaisir resterait aussi bon tout au long du jeu. Et ce n’est pas sans déplorer un système de jeu et une histoire à la « Supe Mario » (encore) très classique pour le genre. Mais pourtant le constat est sans appel et même si vous n’avez fait aucun des précédents opus, foncez sans hésiter et … frissonnez de plaisir.  

GRAPHISMES
Beaux, colorés avec des environnement plein de surprises 90%
Gameplay
Variés et exigeant par moment 90%
Scénario
Classique ... 40%
Durée de vie
Solo riche et un multi varié 90%
Bande Son
Ambiance sonore parfaite 80%
Crash test
59.99
Prix conseillé, après le Crash Test.

Doom Eternal – Preview – notre sanglant avis (avec vidéo gameplay)

Doom Eternal était jouable lors de la Paris Games Week 2019, pour le plaisir de tout amateur de FPS, de brutalité bref, de la licence Doom. Avec une vidéo de gameplay de 30 minutes, voici notre avis sur cette preview de Doom Eternal.

Plus brutal, plus viscéral, plus varié : toujours plus ! Voici comment on peut simplement qualifier ce Doom Eternal qui est la suite logique du reboot de la licence opéré en 2016.
Nous sommes un grand nombre à considérer ce renouveau de Doom comme l’un des meilleurs FPS de ces dernières années car il ne s’embarrasse pas d’artifices (spoiler alert : on n’y joue pas pour son scénario, quoi que le côté série B assumé à son charme), il propose un gameplay viscéral avec une musique qui tabasse.

Toutefois, sachez que ce Doom Eternal proposera une narration plus développée, un scénario plus présent mais pas de quoi s’inquiéter, on ne devrait pas avoir à réfléchir pour comprendre les enjeux (étonnant non ?).

Avec Doom Eternal, on retrouve exactement la même formule qu’en 2016 avec toutes ses spécificités poussées encore plus loin. Mick Gordon à l’OST fait toujours des merveilles(écoutable par ici), la fluidité du jeu est encore améliorée avec ses dashs, doubles-sauts, l’ajout d’un grappin, des movesets plus nombreux (glory kill, les pans de murs à accrocher…en bref, l’animation du jeu en général), des décors plus variés (tout en gardant une DA teintée « chaude/enfer », faut pas déconner) ou encore, un bestiaire plus développé.

Par contre, comme vous pourrez le voir dans notre vidéo maison ci-dessous, Doom Eternal veut se diversifier dans son approche du démembrement de démons, en vous incitant à changer d’armes fréquemment et à privilégier le combat au corps à corps pour effectuer les glory kill et ainsi, récupérer de la vie, des munitions etc…
Dans le même ordre d’idée, les développeurs d’id Software veulent insister sur la diversité des environnements donc par extension, du level design, en rajoutant des phases de plateformes qui ne plairont pas à tout le monde. En effet, il sera plus ou moins fréquent de mourir lors des ces moments car il faut bien lire le level design sous peine de rater un dash qui vous fera recommencer à zéro…rageant.

Doom Eternal

On ne va pas se mentir, c’était un régal d’avoir pu démembrer du démon en pagaille, je n’avais pas vu autant de ripailles depuis ma participation à la foire à la saucisse en 2016. Une boucherie.
Plus sérieusement, la version démo présentée lors de cette PGW 2019 était clairement au point, le jeu semblait tourner en 60 FPS, pas de bugs à déclarer et les chargements étaient par exemple, assez rapides (c’est tout à fait observable sur la vidéo).
Doom Eternal semble peut être un poil plus difficile que son aîné (même si je n’ai pas pris le temps de vérifier la difficulté appliquée lors de ma session) mais la frénésie qui fait rentrer dans « la zone » (cet état de transe que l’on peut avoir dans un Hotline Miami par exemple), est intacte.

Comme une vidéo de gameplay (avec quelques commentaires au début et à la fin) est meilleure qu’un long discours, on vous laisse visionner notre session de démembrements avec l’OST de Doom en fond sonore.

Vous aurez toutefois compris qu’on est totalement conquis par Doom Eternal qu’on a hâte de retrouver le 20 mars 2020 pour s’exercer au tir aux démons et évacuer notre rage.

EVA : Notre avis sur le Call of Duty de la réalité virtuelle en Esport

EVA ( Esports Virtual Arenas) est l’une des sensations de la Paris Games Week 2019 : une expérience de réalité virtuelle en exclusivité mondiale que nous avons pu tester au cours du salon. Voici notre retour d’expériences, vidéo à l’appuie.

EVA : une ambition Esport accessible au grand public

Vous évoluerez sur un espace de 1000 m² pour jouer le rêve des amateurs de FPS (du moins, ceux qui veulent se bouger contrairement aux joueurs qui préféreront faire leurs frags , manette en main, confortablement installés dans le canapé) : vivre une partie de Call of Duty (ou plutôt Counter Strike) armé d’un dispositif de réalité virtuelle afin de traquer vos mouvements et vos tirs pour les retranscrire in game.

eva vr pgw 2019

Sur la partie matérielle, vous êtes équipés d’un mini PC astucieusement dissimulé dans votre dos, d’un dispositif de réalité virtuelle « Windows Mixed Reality« , ainsi que la réplique d’un fusil automatique proposant une gâchette pour le tir, un joystick pour le rechargement et un bouton pour le changement d’arme. Simple et efficace, une équipe est dédiée pour installer le matériel et vous lancer dans le jeu. On soulignera d’ailleurs, la sympathie et accessibilité des équipes EVA présentes sur place afin de prendre le temps de vous briefer dans une salle dédiée ou encore de vous aider à vous mettre en place. Merci à eux.

Basé sur l’un des premiers FPS eSportif du marché, le bien nommé After-H, l’expérience propose à deux équipes de 4 personnes de prendre le contrôle d’une zone (le centre de la carte plus précisément) afin de remporter la partie. En détails, vous aurez une jauge de pourcentage en jeu qui vous indiquera l’état de contrôle de la zone, sachant qu’une partie dure moins de 5 minutes.

eva pgw 2019 tableau scores
capture maison (désolé pour la qualité) pour montrer le tableau des scores

Va, vole, frag !

Bien entendu, expérience de jeu FPS oblige, la plupart des personnes vont s’amuser à essayer de fragger leurs opposants au lieu de remplir l’objectif (la capture et la défense de la zone centrale pour rappel). Comment leur en vouloir finalement, l’excitation prime sur la raison lors de ce genre de sessions de découverte.

A titre personnel, j’ai eu l’opportunité d’effectuer deux sessions car ma première a été ponctuée de problèmes matériels. Fort heureusement, ma deuxième partie s’est très bien déroulée, me permettant de m’exercer au tir virtuel (avec succès) et d’expérimenter une très bonne communication d’équipe. Un régal.
Selon moi, il y a toujours des ajustements à effectuer car l’on peut constater le « décrochement » des armes par moment mais bien heureusement, cela n’atténue pas trop l’expérience de jeu qui procure de très bonnes sensations.

On peut comprendre cette problématique pour toute la logistique matérielle qui doit être un véritable casse-tête pour les équipes d’EVA, surtout en condition de salon. On leur souhaite du courage pour calibrer ça au mieux pour leur émancipation car l’expérience vaut vraiment le détour, surtout pour les amateurs du genre.

En définitif, on vous recommande chaudement de tester EVA au cours de la PGW 2019 car, malgré l’attente, cela nous semble être la meilleure expérience du salon. Si ce n’est pas le cas, nous vous invitons à rester informé sur le sujet car d’autres salles dédiées vont arriver en France. Pour tout amateur de FPS ou réalité virtuelle, cela semble faire figure d’indispensable, pour les autres, la curiosité vaut vraiment la peine d’être vécue. En outre, nous sommes vraiment curieux de suivre son évolution sur la scène Esport, car l’alliance de l’humain et du virtuel semble être un bon segment pour continuer à démocratiser la VR et l’Esport à un plus large public.

Pour terminer sur ce retour d’expérience que l’équipe PopCorn Game a eu l’opportunité de vivre ensemble, nous vous proposons une vidéo vantant les mérites de nos prouesses (ou pas). Bon visionnage 😉

Découvrez notre interview de Jean Mariotte, co-fondateur d’EVA :

[CRA$H TEST] The Witcher 3 sur Nintendo Switch : ça passe ou ça casse ?

Très attendue, voire inespérée. L’arrivée de The Witcher 3 Wild Hunt sur Nintendo Switch n’est pas une mince affaire.

Comment faire tourner un monstre de beauté qui fait encore rougir de nombreux titres actuels ? Ou encore, comment assurer une expérience similaire sur une machine clairement moins puissante que ses concurrents ? Tant de questions que d’inquiétude autour de ce portage. 

Alors The Witcher 3 sur switch, on achète ou pas ?

Avec toujours CD Projekt Red et Namco Bandai derrière, le portage fût assuré par le studio Saber Interactive. Une première bonne nouvelle car ils ont pu nous offrir l’excellent Halo Master Chief Collection sur Xbox One. Avant de rentrer dans le cœur de ce qui nous intéresse dans ce portage sur Nintendo Switch, revenons rapidement sur l’histoire du jeu.

The Witcher 3

Première bonne nouvelle, cette version « Complète Édition » porte bien son nom car elle proposera le jeu complet avec ses deux extensions, les DLC Hearts of Stone et Blood & Wine. Ce qui nous promet plus de 100 heures de jeux soit plus de 50 recharges de Switch, si vous y jouez uniquement en portable. La durée de vie ne sera pas un problème, vous l’aurez compris. Côté histoire, vous prenez les commandes de Geralt de Riv qui part à la recherche de sa fille adoptive, Ciri, dans les royaumes du Nord où règnent la guerre, la misère et la superstition. Vous devrez ainsi combattre les soldats et créatures qui se dresseront sur votre chemin. Pour cela, vous disposerez de votre épée ainsi que tous les pouvoirs des sorceleurs qui s’avéreront plus qu’utiles. L’aventure est accompagnée d’une excellente bande son qui renforce encore l’immersion, même en portable avec un bon casque. Les doublages VF sont également toujours aussi convaincants.

Maintenant passons à la grande question, notre petite Switch est-elle à la hauteur de ce grand jeu ? 

La réponse est oui et … NON. Nous avons droit là au meilleur portage possible d’un tel jeu sur Nintendo Switch. Nous retrouvons un affichage 720p en mode docké et 540p adaptatif en mode portable. Passons tout de suite sur la version TV, qui ne fait clairement pas honneur au jeu et met encore plus en avant les limitations techniques dues aux limitations de la console. Aliasing, clipping, effets de flou, textures baveuses. Ceux qui ont connu la version PS4, Xbox One et même PC, risquent d’avoir peur.

PS4 PS4
Nintendo Switch Nintendo Switch

Lorsque nous passons en portable, les choses ne s’arrangent guère, mais la taille d’écran rend le résultat acceptable. Notamment car nous sommes sur une version portable d’un jeu triple A, le tout avec une fluidité (quasi) constante à 30 fps. Nous avons seulement noté des petites baisses de framerates durant les passages en ville. On pouvait s’y attendre, la lisibilité du jeu en mode portable est parfois difficile, notamment dans certains environnements « riches », tels les forêts, avec du monde à l’écran. Rien de rédhibitoire.

Nous avons également noté la possibilité de faire des petits réglages graphiques pour retirer les effets de flou. Celui-ci s’avère assez limité et ne semble pas avoir d’impact réel sur le rendu global du jeu. Des petits malins ont pourtant pu ajouter un mod permettant d’accéder à la totalité des options d’optimisations graphiques.

La maniabilité est, quand à elle, similaire à celle sur consoles de salon autant en mode portable, qu’avec une manette switch pro. Ce qui reste un bon point, le personnage répond au doigt et à l’oeil et la fluidité constante du jeu durant les combat assure un bon confort de jeu tout au long de l’aventure. 

En conclusion, The Witcher 3 Wild Hunt sur Nintendo Switch est très loin d’être magnifique et ne fait guère le poids face aux versions PS4, Xbox One et encore moins PC. Mais il faut l’avouer, ce portage est le meilleur que l’on pouvait espérer sur une console portable. Avec une fluidité et une maniabilité au rendez-vous, nous n’avons pas de difficulté à rentrer et à prendre beaucoup de plaisir tout au long du jeu. Difficile d’en espérer plus et surtout de critiquer l’excellent travail des studios Saber sur Nintendo Switch. 

Les joueurs n’ayant jamais touché à The Witcher 3 et ne disposant que d’une Nintendo Switch y trouveront largement leur compte. Ceux qui ont d’ores et déjà terminé le titre original ou encore qui disposent du jeu sur consoles de salon y trouveront un intérêt plus limité. 

GRAPHISMES
Impressionnant et passable en portable 50%
Gameplay
Bon sur tous les supports 80%
Scénario
Une aventure longue et magnifique qui en marquera plus d'un 80%
Durée de vie
Complet, long et sans oublier deux DLC de grandes qualités 100%
Bande Son
Bruitages et musiques toujours aussi immersives, même en portable 80%
Crash test
59.99
Prix conseillé, après le Crash Test.

[CRA$H TEST] Ghost Recon Breakpoint : On prend les mêmes (bugs) et on recommence

Après le sympathique Ghost Recon Wildlands (mais qui ne cassait pas trois pattes à un canard), Ubisoft revient avec son nouveau bébé Ghost Recon Breakpoint. Alors va-t-on jeter l’eau du bain avec ce nouveau née ?

Un méchant charismatique et des robots sur une île exotique, what else !

Nous sommes en 2023, des drones tueurs vendus par la firme du milliardaire Jace Skell, sèment la terreur à travers le monde. A la suite du contact perdu avec Auroa, l’île fictive abritant le siège de Skell Technology, l’équipe des Ghosts est envoyée sur l’atoll. Cette simple mission de reconnaissance se transforme en véritable mission de survie, lorsque l’unité d’éclaireur est abattue par les Wolves, d’anciens Ghosts menés par Cole D. Walker (Jon Bernthal alias The Punisher ndlr) qui a pris le contrôle de l’île.

Contrairement à Wildlands on se retrouve sur une île fictive (sans doute dû à la polémique du gouvernement Bolivien sur le précédent opus). L’île grouille de Wolves et votre mission, que vous l’acceptiez ou non, est de mener l’enquête sur ce qui se trame de malsain au sein de cette communauté qui se voulait « novatrice et bienveillante ».

On commence par un petit clin d’œil à Google et autre monstre de la Silicon Valley. En effet, le jeu part du postulat que des technologies, à la base créées pour le bien de l’humanité, peuvent être complètement perverties lorsqu’elles tombent entre de mauvaises mains.

Les graphismes à papa

Attention à vos rétines sur Xbox One. Elles peuvent à tout moment être éjectées de leurs orbites sous la pression de textures désuètes et d’une pauvreté flagrante des décors. Les joueurs PC sont apparemment un peu mieux lotis. Mais ça fait maintenant 6 ans qu’elle est sortie et 3 ans qu’elle trône dans mon salon. Je peux comprendre que les graphismes commencent à perdre en qualité comparés au PC. Bon, tout va bien la PS5 et la Scarlett arrivent.

Autre point à noter, les cinématiques, elles sont de qualités plus que variables. Et peuvent même s’altérer lors d’une même cinématique. Aspect qui m’a à de nombreuse reprises sorti du jeu. Elles sont, de plus, assez pauvres cinématographiquement parlant. La mise en scène se résume à des champs contre champs dans des décors plus que misérables et plus sombres que le trou du cul d’un Ghost. J’ai eu l’impression que pas une seconde n’a été dédié à l’aspect direction de la photo. Ubisoft faut embaucher un cinematographer ! Surtout lorsque l’histoire passe en grande partie au travers des cinématiques…
PC Ultra PC Ultra
Console de salon Console de salon

Un Gameplay perfectible mais…

Évacuons le mauvais point, les menus, qui sont peu pratiques et très nombreux. Il faut, de plus, jongler entre les différentes gâchettes, les sticks et la croix directionnelle pour arriver à sélectionner l’option que l’on souhaite. Pour couronner le tout, certains menus sont imbriqués les uns dans les autres. Il faut donc un certain temps d’adaptation et de découverte, qui peut, je l’avoue, s’avérer frustrant. On sent qu’ils ont voulu en faire beaucoup, le tout est très ambitieux mais la réalisation est moins probante, en tout cas pour la partie menu.

En revanche, le gameplay se laisse rapidement apprivoiser. Simple d’accès et intuitif, il va de pair avec l’idée de traque apportée par le scénario. En effet, il donne au joueur l’immersion nécessaire pour nous faire oublier que cette île n’existe pas, malgré les quelques défauts cités précédemment. Notamment lors des phases en plein air où des groupes de Wolves battent la campagne à votre recherche. Ils sont accompagnés de drones et d’hélicoptères qui vous obligeront, plus d’une fois, à sauter dans la boue pour se fondre dans la nature; tel Arnold Schwarzenegger dans Predator. Ne manque plus qu’un extraterrestre venu chercher son trophée ! J’en ai des frissons.

Côté véhicule on retrouve le panel habituel des jeux en monde ouvert. On privilégiera bien entendu l’hélicoptère qui permet de rapidement se déplacer sur une île assez conséquente. Il est d’ailleurs possible d’acheter toutes sortes de carrioles, d’armes et autres équipements. Rien de vraiment neuf, mais la panoplie à notre disposition fait le taf, malgré une maniabilité qui peut parfois être plus qu’approximative, en particulier pour les voitures sur terrain accidenté. A noter, la possibilité de se déplacer rapidement de campement en campement, dès que ceux-ci ont été découverts. 

Une partie RPG vient se greffer au tout, mais reste malheureusement anecdotique. Il est possible d’améliorer son matériel, ses compétences, de fabriquer différents objets, etc. S’ajoute une partie de loot, sur les cadavres et dans des caisses un peu partout sur la map, qui permet de récupérer de nouvelles armes et autres objets… Voilà une piste intéressante mais qui reste ici à l’état embryonnaire. J’espère que dans le prochain opus cette partie aura plus d’impact sur notre personnage. Par exemple, que les améliorations soient nécessaires pour avancer dans le jeu. La durée de vie est conséquente avec une quête principale généreuse et de nombreux objectifs secondaires. 

Malheureusement, les phases de jeux sont répétitives. Il est toujours question d’attaquer un poste fortifié pour récupérer des informations ou des personnes. Mais les différentes approches donnent un ressort important à la jouabilité. Surtout lorsqu’une infiltration tourne court et où le système D, à coup de grenades et de mines, vient prendre le relai d’une belle et grande stratégie basée sur la furtivité.

Les ennemis ne sont pas devenus des renards du désert en deux ans, mais leur agressivité (ils viendront vous déloger de vos positions) rend la balance plus équitable. De plus, pour joyeusement massacrer nos anciens collègues, on a droit à une large panoplie d’armes de destruction plus ou moins massive qui vient augmenter le plaisir du meurtre de masse virtuel.

Une bonne histoire ne suffit plus.

Effectivement, l’histoire se laisse suivre agréablement, alternant entre souvenirs de guerre des frères d’armes et combats fraternels du présent. Mais il manque le sel qui fait qu’un récit peut se transformer en légende. Bon scénario mais sans plus.

Bande son un peu fantôme…

La bande son reste extrêmement discrète. Elle ne m’a pas réellement marqué. Elle laisse surtout place à une ambiance sonore où on peut entendre à tout moment un ennemi approcher ou discuter de votre prochaine mort funeste avec l’un de ses collègues Wolves.

Et encore plus avec le multijoueur !

Le multijoueur autant en coopération (jusqu’à quatre) qu’en PvP (player versus player ndlr) (quatre contre quatre en Ghost War) augmente la longévité du jeu déjà plus que satisfaisante. En particulier, le coop permet de mettre en place avec vos amis des stratégies plus ou moins périlleuses pour avancer dans vos missions.
Je me suis cassé les dents sur le PvP, les morts sont expéditives en plus d’être la plupart du temps définitives. Car un de vos coéquipier peut à tout moment vous réanimer et vous remettre en jeu. Malheureusement, dans la pratique c’est plus facile à dire qu’à faire

Voilà un jeu fort sympathique, marchant sur les traces d’un Far Cry 5, mais qui n’en a pas encore les épaules, tout en essayant d’emprunter un chemin légèrement différent.

On retiendra sa durée de jeu exceptionnelle et sont Gameplay fun avec une vraie difficulté. C’est un vrai plaisir tant que l’on ne s’aventure pas trop loin dans les menus. Il a malgré tout un côté répétitif que l’on ne peut s’empêcher de noter et mal noter…
J
e me suis laissé emporter par Auroa sans réelle difficultés. J’ai pris plaisir à éviter les patrouilles de Wolves et à parfois les éliminer en silence. Mon seul regret est la partie direction de la photo qui vient noircir le tableau d’une histoire somme toute entrainante. Il faut vraiment faire un effort sur ce point pour permettre au joueur une meilleur implication dans l’aventure.
Mais, n’étant pas fan de la saga, je lui mets peut être une note sévère. Les aficionados peuvent rajouter une dizaine d’euros au prix.

Scénario
Se laisse suivre... 59%
Graphismes
Passable sur Xbox One 40%
Multijoueur
De bonne barre entre pote 70%
Bande son
Pas marquante 34%
Durée de vie
De longues heures en prévision 85%
Gameplay
On se laisse vite prendre au jeu 70%
Crash test
69.99
Prix conseillé, après le Crash Test.

[CRA$H TEST] MAN OF MEDAN : Un bateau qui prend l’eau

Test de Man of Medan sur xbox one x par supermassive games, créateurs d’Untill Dawn

[Critique] JOKER : Derrière le sourire d’un monstre, un chef d’œuvre ?

A quelques jours de sa sortie nationale, nous avons pu assister à une des nombreuses avant-premières diffusées sur Paris. Salle comble pour découvrir, ce qui semble être le renouveau d’une franchise que l’on pensait perdue. Le mot le plus juste serait plutôt enlisée, dans une course perdue d’avance contre les films MCU (Marvel comics universe ndlr). Et oui, on ne peut pas dire que depuis la trilogie de Christopher Nolan, les films DC mettant en scène l’univers de Batman aient fait l’unanimité. Pour rappel, Joker ne fait pas partie des nombreux films prévues dans le DCEU (DC extended universe ndlr), comme Man of Steel, Batman VS Superman et d’autres.

Joker

Joker est un film qui a d’ailleurs fait très vite parlé de lui. Pour plusieurs raisons : son réalisateur, un certain Todd Philipps connu pour les Very Bad Trip et plus récemment avec la série Tchernobyl.
Son interprète, car depuis les incroyables prestations de Jack Nicholson, Heath Ledger et le très « oubliable » Jared Leto, on ne sait pas ce que le talentueux Joaquin Phoenix nous réserve.
Sa récompense, assez exceptionnelle pour un film de super-héros adapté de comics, avec un Lion d’or à la Mostra Venise et une standing ovation de 8 minutes.

Et enfin, plus récemment, pour sa polémique, autour de sa sortie en salle, qui encouragerait la violence et la rébellion.
Ça y est ? Vous sentez la hype & l’impatience monter en vous ? Voici donc notre avis sur JOKER, bien sûr, sans spoil.

Le film nous conte les origines du personnage culte de la franchise Batman, son ennemi juré, son némésis, le plus grand criminel de Gotham, (et de l’histoire des comics) : le Joker. 

joker

Si le film s’inspire de certains ouvrages tels que The Killings Joke ou encore The Man Who Laughs, il prend de belles libertés et écrit sa propre histoire. Toujours sans spoil, celle-ci nous fait découvrir l’envers du décors où gravite ce monstre à en devenir. La mise en scène, très sombre et tristement réaliste, nous présente une certaine critique de notre société, avec la présence d’inégalités, l’ignorance et le mépris des élites ressenti par la population. Une élite « bien pensante » à laquelle appartient une famille bien familière.

Gotham n’a jamais été aussi sombre et dangereuse que dans ce film. Plus effrayant encore, elle en devient un terrifiant miroir de notre société. 

joker

Dans le rôle principal, nous retrouvons Joaquin Phoenix amaigris pour interpréter Arthur Fleck et futur joker. Les premiers mots qui nous viennent pour décrire son incroyable jeu d’acteur sont « saisissant, touchant, gênant et effrayant ». Au fur et à mesure que nous avançons, nous sommes happés par son magnétisme et nous nous perdons avec lui dans sa chute vers la violence et la folie. Avons-nous dit chute ? Ou peut-être une montée en puissance du monstre qui gronde en lui. Un mal qui se construit par la noirceur du monde dans lequel notre (anti) héros évolue. Nous pourrions disserter pendant des heures sur le Joker tant il est surprenant et complexe dans chacune des oeuvres où il est représenté. Et ce n’est pas après avoir vu ce film que cela va s’arrêter.

« Quel genre de lâche a pu faire ça ? Quelqu’un qui se cache derrière un masque… »

Fort d’une mise en scène magistrale, intense, le film prend son temps sur de nombreuses parties du film. Même si la plupart sont jouissives et prenantes, quelques longueurs faussement utiles se font sentir de temps à autre. Mais cela reste très minoritaire et surtout sauvé par l’hypnotisant Joaquin Phoenix. La bande originale signée Hildur Guðnadót accompagne parfaitement les plans épiques de certaines scènes ainsi que la montée en puissance de notre antihéros.

Pour conclure cette petite critique, JOKER fait clairement honneur à l’univers de Batman, à DC et même aux comics en général. Il surprend par l’utilisation de codes, bien loin du genre des films de Super-héros. Il prend clairement son temps avec des longueurs par moment qui pourront en rebuter certains. Pourtant Todd Philips et Joaquin Phoenix nous servent ici un petit chef d’oeuvre du genre. Un film intense, violent, qui apporte de nombreuses réponses aux origines de ce personnage culte, quitte à entacher l’histoire d’un autre grand homme de la franchise Batman. Notre note : 4,5/5.

JOKER sort en salle, le 9 octobre prochain. Et nous laissons le dernier mot à son réalisateur, Todd Philipps :

Ceux qui travaillent : Frank un monstre nécessaire ?

Voici un film non partisan qui dissèque les mécaniques d’une société hypocrite.

Olivier Gourmet Antoine Russbach

Ceux qui travaillent est le premier film d’Antoine Russbach et une production franco-belgo-suisse. L’acteur Olivier Gourmet, que l’on a pu voir il y a peu dans Une intime conviction d’Antoine Raimbault, porte le film comme à son habitude et donne à son personnage principal de multiples facettes. Le film est sobre et sans chichi, c’est une volonté de son réalisateur pour laisser aux spectateurs la place de réfléchir sur “Ceux qui travaillent”.

Frank, prénom ô combien signifiant, est cadre dans une entreprise de fret maritime. Il gère les problèmes des différents cargos de sa société. Il nourrit le monde. Il nourrit sa famille aussi, ses cinq enfants et sa femme. Il est le pater familias. Ses convictions sont bien à droite. Il fait, d’ailleurs, un petit clin d’œil au « slogan » travailler plus pour gagner plus, dès le début du film. Son travail est tout pour lui. Il y a consacré sa vie entière. Il ne saurait s’épanouir ailleurs, comme l’indique son bilan de compétence, qu’il fait pour trouver un nouvel emploi. Car malgré son dévouement, son entreprise l’a licencié.

Commence alors une remise en question de ses valeurs et de notre mode de consommation.

Le Bourgeois gentilhomme.

Frankenstein alias Frank nous est présenté comme un monstre. En effet, il fait passer les intérêts de sa société avant tout et les confond même avec les siens. Au point, un jour, de franchir la ligne rouge. Son entreprise décide alors de le licencier. Son monde s’écroule. Il perd pied. Son microcosme bourgeois s’en trouve alors chamboulé. Tout ce qu’il pensait acquis peut à tout moment s’effondrer: sa famille, son statut social, son incarnation de la réussite. Tout cela, est résumé par une scène: lors d’une prise de parole. Un cadre, lui aussi licencié et vrai miroir de Frank, annonce que sa femme l’a quitté juste après son licenciement, au bout de 20 ans de mariage. 

frank

Notre homme, moulé par le capitalisme, n’a pas osé annoncer la nouvelle à sa famille. Sans doute est-il, lui aussi, taraudé par la même peur. Celle de tout perdre.

Il pensait appartenir à cette race de winner indéfectible et chère à notre président. Malheureusement, la dure réalité de son obsolescence programmée est venue mettre un coup d’arrêt à ses ambitions.

Un coupable parfait.

Ce coupable tout choisi, haï de tous et en particulier de nous spectateur, est un rouage de cette mondialisation, dont la trinité peut se résumer ainsi: toujours plus, toujours moins cher, toujours plus vite. Malgré son geste impardonnable, il est le seul à assumer son acte. Face à son employeur d’abord, auquel il demande des remerciements pour ce qu’il a fait. Puis avec sa femme à qui il avouera finalement sa faute, au risque de tout perdre. In fine, c’est le seul à ne pas être hypocrite. 

En effet, il subvient aux besoins de sa famille. Il se lève tôt. Aidé de sa plus jeune fille, il réveille le reste de sa famille. Mais un jour, après un retour impromptu à la maison, il découvre que sitôt dans la voiture toute sa tribu se recouche. 

Première hypocrisie de ceux qu’il “nourrit”.

Sa famille lui reproche sa décision (inhumaine je le rappelle), dans une ultime hypocrisie. Car cette communauté jouit de la vie, le dernier iPhone en poche au bord d’une belle piscine, grâce à des gens comme lui qui accepte de prendre ce genre de décisions.

Le dénuement.

Pour retrouver une vie normale, celle “d’avant”, Il finit par accepter un travail à la finalité illégale. Pour un salaire mirobolant. Et ainsi, permet de préserver le train de vie de sa famille. Comme lui indique son fils “qui a accepté son absence mais n’accepte pas de baisser son niveau de vie”. Il ré-endosse alors ce rôle inhumain mais nécessaire à notre société qui nous permet à tous de vivre confortablement au frais de multiple sacrifices tout au long de cette chaîne mondialisée.

tiers état

Il n’y a pas de rédemption pour notre antihéros, mais une parfaite continuité dans une société toujours plus compétitive. Un anti happy end où tout a changé (pour la petite fille peut être et nous ?) mais où tout reste pareil.

Qui est le plus coupable, celui qui agit ou celui qui en profite hypocritement ? Qui serait prêt à abandonner sa qualité de vie ? Pas eux, pas nous ? 

Le réalisateur prépare deux autres films: ceux qui combattent et ceux qui prient.

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