Critiques

SuperHot sur Nintendo Switch : Vraiment Super Bien ?

Encore un portage pour la Nintendo Switch et pas des moindres puisqu’il s’agit du multi récompensé SuperHot. Une véritable pépite qui ne date pas d’hier puisque le jeu a été imaginé lors de la GameJam 7DFPS (7 Day First Person Shooter ndlr) en 2013, avant de réussir l’année suivante un Kickstarter pour finaliser son développement. Il sortit sur PC/MAC & Xbox One en 2016, puis fut compatible VR en fin 2016 avant d’arriver sur PS4 (PSVR) en juillet 2017. Il reçut également quelques récompenses et fut nommé deux années d’affilées comme meilleur jeu VR à la GDC (Game Developpers Conference ndlr)

Mais alors, après tant d’années de bons et loyaux services, la version Nintendo Switch n’est-elle pas le portage de trop ? 

SUPER HOT, SUPER HOT, SUPER …. HOT, SUPER …… HOT !

Pour ceux qui ne le connaissent pas, SuperHot est un FPS action/stratégie où le temps s’écoule lorsque vous bougez/effectuez une action quelconque. Seul le fait de regarder autour de vous n’accélère pas le temps et vous permet ainsi d’observer la scène pour ne pas mourir au premier mouvement.

Rien ne sert de courir …

Chaque niveau prend la forme d’arène de couleur blanche très épurée, tout en restant lisible et reconnaissable. On y retrouve par exemple un parking, un bar, un chantier et bien d’autres.
Ces derniers sont remplis d’ennemis composés de polygones rouges et ayant tous pour but de vous tuer. Vous l’aurez compris, votre objectif sera donc de vous débarrasser d’eux avant qu’ils ne vous touchent. Et pour cela vous disposerez d’une multitude d’armes : Pistolet, fusil à pompe, mitraillette, Katana, objets du décor et même vos poings. Tout l’intérêt du jeu sera de les utiliser avec réflexion et bonne intelligence. Ainsi, vous devrez peut-être lancer au visage d’un ennemi votre pistolet encore chargé pour pouvoir récupérer son fusil et venir à bout des deux autres petits malins qui arrivent derrière. Et encore, une multitude de scénarios sont possibles et tout autant jouissifs. 

SuperHot

Malgré une rejouabilité appréciable,  SuperHot ne dispose « que » de 34 niveaux soit environ 3 heures de jeu. Une durée de vie très limitée pour un jeu à ce prix, même si les modes de défis rajoutent un intérêt supplémentaire au titre.

Dans le mode Endless, par exemple, vous devrez tenir le plus longtemps possible face aux hordes d’ennemis et dans le mode « Challenge » vous replongerez dans les niveaux déjà effectués avec de nouvelles règles imposées plus où moins intéressantes (sans arme, avec un type d’arme précis etc). 

Suivez le lapin blanc …

SuperHot

Passons à l’histoire maintenant car oui, SuperHot dispose d’un petit scénario original. Si de prime abord le jeu ne laisse transparaitre qu’une suite de niveaux à compléter, nous nous retrouvons rapidement au coeur d’une belle mise en abîme.

Ainsi les menus jouent un rôle important et nous placent dans la peau d’un personnage qui joue à une version piratée de SuperHot, envoyée par un « ami ».  L’interface en mode terminal PC rend la navigation immersive dans l’univers du jeu. Nous sommes même amenés à simuler une discussion avec notre notre généreux donateur tout au long de l’aventure. Bien qu’accessoire, ce bon petit cassage du 4ème mur est intéressant à suivre et il faut l’avouer, nous met clairement dans l’ambiance cyberpunk du jeu. Simple mais efficace.

Techniquement, nous n’avons pas grand chose à rapporter sur cette version Nintendo Switch. Le titre étant de base assez épuré, le rendu est plutôt propre en portable tout comme en docké (mode TV ndlr). Sans surprise également, la fluidité est bien au rendez-vous. Nous d’avons d’ailleurs bien apprécié l’utilisation des Joy-Con détachés en mode TV avec l’utilisation du gyroscope.

En conclusion nous pouvons dire que SuperHot est un excellent FPS mêlant avec brio action et réflexion. Le style graphique très épuré ainsi que la mise en abîme en font un jeu aussi original qu’attachant.

Le portage Nintendo Switch n’a quant à lui pas à rougir un seul instant des autres versions. Nous y retrouvons les mêmes sensations voire plus grâce aux gyroscopes des Joy-con. Pour ceux qui en sont équipés, seule l’absence de la VR donnera l’avantage aux versions PS4 et PC avec leur PSVR et Oculus Rift/HTCvive

GRAPHISMES
Original, propre et fluide 90%
Gameplay
Parfaitement adapté au Joy-con autant en portable qu'en TV 90%
Scénario
Intéressant mais très accessoire au final 60%
Durée de vie
Très court malgré une forte rejouabilité 65%
CYBERPUNKATTITUDE
Néo quand tu nous tiens 100%
Crash test
22.99
Prix conseillé, après le Crash Test.

Wolfenstein Youngblood sur Nintendo Switch : Ça pique les yeux !

2 ans après l’excellent et bourrin « The New Colossus », Bethesda remet le couvert avec cette suite directe, Wolfenstein Youngblood. Comme cela est indiqué dans le titre, nous incarnerons du sang neuf et pas n’importe qui : Les deux filles William J. Blazkowicz, héros du précédent épisode. 

Que vaut ce nouveau Wolfenstein ? Qu’en est-il de la version Nintendo Switch ? Attention les yeux, c’est parti ! 

Wolfenstein Youngblood se déroule, comme le précédent opus, dans un univers uchronique où les américains ont perdu la Seconde Guerre Mondiale. L’histoire se poursuit dans les années 80 où nous suivons les aventures des deux filles de Blazkowicz (héros du premier opus ndlr) bien décidées à retrouver leur père parti en mission périlleuse sur Paris. C’est d’ailleurs dans la ville lumière sous l’étendard Nazi que l’aventure se déroule.
Ne vous attendez pas d’ailleurs à ce que cela vous saute aux yeux. Avant de voir le plan du métro où l’on devine certains monuments, il est difficile de distinguer la capitale française d’une autre ville européenne lambda. Surement la faute aux Nazis … ou au directeur artistique.

wolfenstein youngblood

Où sont mes lunettes ?!

Graphiquement, c’était prévisible mais la version Nintendo Switch fait clairement la gueule. Nous avons droit à une fluidité assez constante à 30FPS, mais à quel prix. En mode portable c’est flou, très flou, on a beau se frotter les yeux ou mettre des lunettes, rien n’y fait. Les cinématiques faites avec le moteur du jeu mettent encore plus en avant le retard d’affichage des textures, l’aliasing à gogo et quelques ralentissements. Et ne parlons pas du mode « Docké » (sur la TV ndlr), qui en plus d’être également flou (à moindre mesure qu’en portable), présente des graphismes très pauvres. 
Ce Wolfenstein est encore une fois la preuve que la console portable de Nintendo n’est pas taillée pour tous les types de jeux AAA, à l’heure actuelle.

Avec lunettes Avec lunettes
Sans lunettes Sans lunettes

Moche mais efficace ! 

Une fois nos gouttes dans les yeux mises, nous revenons au coeur du jeu et notamment à son gameplay. Celui-ci est très agréable, nerveux et dynamique. La fluidité constante du jeu rendent d’ailleurs les phases d’action très fun et aussi lisibles que la Switch le permet. C’est pas beau certes, mais le plaisir en jeu est bel et bien présent.
Les niveaux, plus ouverts que sur les précédents opus, sont taillés pour la coopération. Ainsi, il faudra vous synchroniser avec votre acolyte pour ouvrir des portes ou des caisses de bonus. Nous nous attentions tout de même à mieux en terme de level design de la part des équipes d’Arkane studio qui nous avait fait rêver, notamment dans Dishonored 2.

wolfenstein youngblood

Toi + Moi contre tous ! 

L’évolution des personnages dans le jeu est plutôt bien pensée. Ainsi, au fil des missions vous augmenterez votre niveau d’expérience, vous permettant de débloquer de nouvelles compétences autour de votre armement, votre combinaison, et de ses pouvoirs associés. Ces améliorations auront une importance en coopération car selon les capacités de votre coéquipière, vous allez pouvoir user de stratégies différentes. Cela n’est valable que pour ceux qui joueront en multi. En solo, votre soeur disposera des mêmes capacités et armement que vous.

Autre détail intéressant, vous disposerez de la possibilité de booster les capacités de votre partenaire pendant quelques secondes. Pour cela vous devrez choisir un signe associé à un boost/bonus temporaire et l’utiliser pour lui offrir une capacité d’invulnérabilité, une armure renforcée ou d’autres.

YoungBlood est d’ailleurs clairement taillé pour le multijoueur. Faisable plus difficilement en solo, nous ne pouvons que vous conseiller de trouver un coéquipier solide pour évoluer plus sereinement tout au long du jeu. Notez également que si vous achetez le jeu en Deluxe Edition, vous disposerez d’un Buddy Pass pour inviter un ami n’ayant pas le jeu.

wolfenstein youngblood

Quand il y en a plus il y en a encore et encore … et encore 

Côté durée de vie, Wolfenstein Youngblood est généreux mais répétitif. La progression du jeu s’articule autour d’une quête principale, retrouver votre père et donc pénétrer dans un Labo secret. Celle-ci n’est accessible qu’après l’accomplissement de 3 grosses quêtes associées, qui sont quant à elles accessibles qu’à un certain niveau d’expérience. Vous l’aurez compris, il nous restera une plâtrée de missions secondaires nécessaires avant de s’attaquer aux quêtes principales.
En conséquence, préparez-vous à repasser plusieurs fois par les mêmes zones, toujours occupées par des soldats de plus en plus coriaces au fil de votre évolution. Oubliez également la possibilité de toute infiltration, les ennemis vous repèrent très rapidement et l’alarme vous enverra une vague de Nazis en suivant. 

Comme indiqué plus haut, les gunfights sont très agréables et challengeant, même en difficulté « normale ». On apprécie également le feeling des armes qui, même avec des Joy-con, pas vraiment taillés pour le FPS, reste très bon. Malheureusement la redondance des missions et la difficulté évolutive les rendent vraiment pénibles à force, surtout au bout du 3 ème passage au même endroit.

Wolfenstein Youngblood

Pour conclure ce test, nous pouvons dire que Wolfenstein Youngblood est un bon FPS dans la continuité de New Colossus. On y déplore cependant les défauts du genre avec une certaine répétitivité et une difficulté usante, surtout en solo. Cela est rattrapé par un système d’évolution des personnages agréable et bien pensé, le tout agrémenté de mécaniques multi très intéressantes (Les Signes ou encore le Buddy Pass).

La vraie question est, est-ce vraiment la version Switch qu’il vous faut ? Certes, il est agréable de jouer à un bon FPS triple A en nomade, mais à quel prix. Même s’il reste jouable, Youngblood est clairement moche et même pour un jeu Switch. Plus grave encore ces limitations techniques nous empêchent de profiter pleinement du jeu.

Nous ne pouvons que vous conseiller de vous tourner vers les versions PS4/XBOX/PC pour goûter à la vraie expérience du jeu. 
Cependant, si jouer avec une myopie constante ne vous dérange pas, foncez, mais le jeu ne sera pas remboursé par la Sécu.

GRAPHISMES
Fluite et c'est tout 20%
Gameplay
Agréable, fun et dynamique 90%
Scénario
Quel scénario ? 30%
Durée de vie
Complet mais un peu répétitif 60%
Bande Son
Bonnes voix, VF, sound design et musiques 80%
Crash test
34.99
Prix conseillé, après le Crash Test.

Crash Team Racing : Une refonte graphique aux mécaniques mal huilées

Crash Team Racing, sorti en 1999 sur Playstation première du nom, proposait une bonne alternative aux non possesseurs de Nintendo 64.
Fun, drôle et original, le soft se targuait d’avoir du contenu et de la profondeur pour l’époque et pour ce type de jeu.
20 ans plus tard, après une suite en deçà et le rouleau compresseur Mario Kart et ses évolutions, Crash Team Racing : Nitro Fueled tient-il l’asphalte ? ou fait-il une sortie de route ?

La refonte graphique est totale et à l’instar d’un Crash Bandicoot N’sane Trilogy, le rendu est absolument magnifique. On reconnaitra tous les circuits d’antan, mais avec un nombre énorme de détails en plus qui flattent la rétine. Il faut le dire, au-delà d’un simple portage HD, c’est avec brio que les développeurs de chez Beenox ont rendu les circuits vivants dans un univers cohérent. On rigolera beaucoup devant quelques statues loufoques ou autres situations cocasses : le rameur qui essaie de remonter une chute d’eau en permanence…  

Côté technique, nous sommes sur du 30fps constants (encore heureux), ce qui paraît surprenant pour un simple portage de ce type… Au revoir les 60fps, sur n’importe quelle plateforme. Un détail technique qui, malheureusement, rend certaines phases de jeu bordéliques voire incompréhensibles. Choses rares certes, mais assez fréquentes pour être soulignée malheureusement. S’en suivent des temps de chargement honteusement longs pour une production de ce genre. Si c’était encore pour respecter la matière première, on s’en serait volontiers passé ; en plus de casser le rythme, ça devient agaçant à la longue.

En route marcel !

Passons à la conduite… déroutante serait le moins que l’on puisse dire. Cela est dû en premier lieu par un mappage des touches contre-intuitif. A l’instar d’un Mario Kart, on accélère avec A (au lieu de l’habituelle gâchette sur Xbox/PS4), pour bien prendre les virages vous devrez faire des dérapages avec les touches R1 ou L1 et pour booster l’accélération durant le virage il faudra utiliser le bouton inverse de celui utilisé précédemment. Pendant le dérapage vous pourrez booster 3 fois d’affilées votre accélération et si vos timing sont parfaits, avoir un « mega-boost ». Déjà que l’explication n’est pas facile à faire ici, imaginez-vous largué en pleine course avec le peu d’explications que vous donne le jeu. 
On mettra une à deux bonnes heures à s’habituer à ces touches datant d’un ancien temps. En plus de ça, les collisions sont elles aussi particulières : se voir arrêté net sans raison alors qu’on a à peine frôlé un mur s’avère frustrant.

On retrouve ainsi de nombreux « défauts d’époque » qui passeront sans problème aux yeux des nostalgiques mais qui braqueront sans doute les nouveaux venus. 
C’est un peu comme un bon « C’est Pas Sorcier », on aime toujours ça au bout de 20ans, mais il faut avouer que ça a mal vieilli.

Crash team racing : underground

Dès le début de l’aventure, vous allez avoir la possibilité de faire le mode histoire de deux façons : ou vous choisissez la manière « à l’ancienne », en utilisant un seul personnage du début à la fin ; ou alors remis au goût du jour en ayant la possibilité de changer à tout instant de protagoniste, de kart, d’éléments esthétiques, etc… 
Les divers éléments seront à débloquer au fur et à mesure de l’aventure principale mais aussi après. Vous pourrez ainsi refaire les circuits avec des modes de jeu différents : ramasser les 3 lettres CTR pendant les courses, ramasser un certain nombre de gemmes dans le temps imparti, etc… Tout ceci pour aller flamber avec votre nouveau kart pendant les courses en ligne. 
Une trentaine de circuits vous attendent, issus de Crash Team Racing ou Crash  Nitro Kart à refaire dans tous les modes afin de débloquer tout le contenu disponible. Sans oublier une douzaine d’arènes pour se foutre sur la tronche sans modération.

Dark crash ou crash soul’s racing : au choix

Ce qui pourrait rebuter les plus jeunes d’entre vous, c’est la difficulté. On reste sur du made in 1999 et ça se ressent à tous les niveaux. L’IA, extrêmement agressive, n’hésite pas à passer par les raccourcis et à vous exploser la tronche à la moindre occasion. À la moindre erreur ou sans de bons bonus, on peut vite se retrouver de leader à looser pendant une course.
La victoire sera assurée par une course parfaite, des virages pris parfaitement, des boosts utilisés à bon escient et globalement de la chance de ne pas trop s’être fait attaquer au cours de la partie.
Encore une fois, les plus anciens devraient y retrouver les plaisirs du sans faute de l’époque, là où les plus jeunes bouderont le jeu, trop habitués au « 50cc de Mario Kart ». C’est un parti pris, on aime ou pas.
Il n’a pas été rare lors des tests de faire une course parfaite et dans les derniers mètres se faire littéralement attaquer à la chaine sans avoir d’objet qui nous permette de remonter face au 1er pendant le dernier tour. La moindre erreur handicape vite, même dans les courses de boss, tant techniques que rapides. Il faut vraiment se retrouver hors du peloton le plus vite possible et espérer qu’on ne se fasse pas trop « gangbanger » durant ladite course.

C’est un véritable parti pris d’avoir gardé l’esprit de 1999, dans le fond comme dans la forme. Bien sûr aujourd’hui le jeu est magnifique graphiquement parlant, mais sous ses belles couleurs chatoyantes, une odeur de vieille huile s’en dégage. Dommage qu’Activision et Beenox n’aient pas proposé des alternatives de gameplay plus intuitives et contemporaines. Cela aurait pu rendre le jeu plus accessible à tous types de joueurs.
Malheureusement ici, seuls les nostalgiques auront le coup de foudre, pendant que les autres retourneront très rapidement à leur Mario Kart, beaucoup plus accessible tout en restant challengeant.

GRAPHISMES
Beaux, variés et détaillés 80%
Gameplay
Cohérent à l'époque, daté aujourd'hui 50%
Scénario
20%
Durée de vie
Très complet 70%
Bande Son
Bruitages et musiques agréables 60%
Crash test
39.99
Prix conseillé, après le Crash Test.

[Crash Test] Super Mario Maker 2 : Un quasi sans faute

Il est enfin arrivé ! Super Mario Maker 2 vient assurer la suite sur Nintendo Switch, après un premier opus déjà immensément riche en contenu et possibilités. Après de trop nombreuses heures de jeu et quelques crises de nerfs, voici notre Crash Test !

Super Mario Maker c’est quoi ?

Pour ceux qui l’ignorent encore, Super Mario Maker 2 est avant tout un jeu de plate-forme qui bénéficie des moteurs de Super Mario Bros 1 & 3, Super Mario World, New Super Mario Bros et Super Mario 3D World. Nous retrouvons donc une incroyable richesse et variété de gameplay, le tout avec des éléments familiers qui ont fait déjà leur preuve dans les précédents jeux sortis.

Une histoire pour apprendre à jouer

Super Mario Maker 2

Avant d’aller au charbon, nous nous sommes laisser séduire par le mode histoire. Pas très complexe, vous devez (re)construire le château de la princesse Peach. Pour cela, il vous faudra des pièces d’or, que vous trouverez en accomplissant les missions confiées par les Toads. Ainsi, nous aurons droit à de nombreuses petits niveaux s’étalant sur environ 5 heures de jeu.

La variété de niveaux nous permettent de découvrir les nombreuses possibilités de level & game design, d’ennemis, d’accessoires ou de encore pièges offerts dans ce Super Mario Maker 2. En passant, on apprécie l’imagination des développeurs, qui étaient d’ailleurs dirigés par le grand Takashi Tezuka, l’homme derrière les Super Mario Bros 1 ou encore Legend of Zelda.

Plus concrètement, le solo n’est pas essentiel mais fait office d’un très bon entrainement avant de se lancer dans le coeur du jeu, qui est quant à lui infini.

Au boulot

Super Mario Maker 2

Passons maintenant au coeur de ce nouvel opus, la construction. L’éditeur de niveau, toujours aussi complet, permettant de modeler les niveaux de votre choix sous différents type de Super Mario : Super Mario Bros 1 & 3, Super Mario World, New Super Mario Bros et Super Mario 3D World.

Pour cela vous avez accès à tout un panel de décors, objets, ennemis pour matérialiser votre niveau et créer un challenge plus ou moins ardu. Pour les adeptes d’extrême difficulté, n’ayez pas trop les yeux plus gros que le ventre car, pour être valide, votre niveau devra être faisable… par vous. Sans cela, impossible de le partager à la communauté de joueurs en ligne.

Super Mario Maker 2

Nous avons pu remarquer quelques nouveautés intéressantes par rapport au premier opus, déjà très complet : la possibilité de créer des pentes, la gestion du scrolling, qui permet de générer des niveaux verticaux encore plus challengeant, ou encore les conditions pour accomplir le niveau. Cette dernière permet de varier les conditions dans l’accomplissement des niveaux en demandant par exemple aux joueurs : de ne pas sauter, de ramasser un certain nombre de pièces ou de tuer certains ennemis.

Notez que si les quatre premiers style de Super Mario disposent d’une structure similaire permettant de passer de l’un à l’autre sans tout refaire, passer sur le thème New Super Mario 3D world vous obligera à tout refaire. La raison est simple, la structure des niveaux réalisables, les objets ainsi que les ennemis disponibles n’ont pas d’équivalent direct sur les précédents jeux de la licence (tel que notre petit favoris Bowser Chat).

Super Mario Maker 2

Côté multijoueur, nous sommes également comblés. Vous pourrez concevoir des niveaux à deux et jouer ensuite ensemble à ces derniers depuis la même console ou sur plusieurs Nintendo Switch en local.

Bien que plaisantes, les phases de construction nous renvoient aux limitations des manettes/Joy-con qui seront beaucoup moins ergonomiques que nos doigts (ou un stylet) sur l’écran tactile de la console 

Super Mario Maker 2

Mais ce n’est pas tout, vous allez pouvoir publier vos créations pour les rendre jouables par d’autres joueurs avides de challenge. Et bien sûr vous allez pouvoir également trouver votre bonheur parmi le grand nombre de niveaux disponibles en ligne. Pour cela, on appréciera la présence de classements de niveaux selon leur succès mais également des tags pour trouver plus précisément son bonheur.
Chose très intéressante (et drôle) que nous avons pu noter : lorsque vous mourez dans ces niveaux en ligne, vous pouvez voir les marques des précédentes morts, ainsi que les commentaires « rageux » d’autres joueurs. On regrettera cependant, le temps de chargement des niveaux en ligne qui peut parfois être long, voire ne jamais aboutir.

En conclusion Super Mario Maker 2 est un véritable petit bijoux vidéoludique. Il offre une excellente expérience aux joueurs ainsi qu’aux créateurs en offrant un contenu, un challenge, une inventivité quasi infinie. Quelques défauts inhérents au support se font cependant sentir, tel que l’utilisation des manettes (Joy-Con en solo ou pire, en multi) pour la construction qui ne sont pas du tout adaptées ou encore les quelques latences de chargement en ligne.

Malgré cela, le jeu plaira aux amoureux de Super Mario, de jeux de plateforme, de challenge, de construction, de casse-tête et surtout de jeu vidéo ! Un véritable must have du genre !

Scénario
Scénario-tuto 40%
Gameplay
Parfait en jeu ! Tactile obligatoire en construction 70%
Graphismes
Classiques et variés 80%
Durée de vie
Complet et aux possibilités infinies 110%
Bande Son
Classique et efficace ! Tout y est ! 90%
Crash test
54.99
Prix conseillé, après le Crash Test.

[Crash Test] La Rage 2 Doom, une avalanche d’ennuis

Huit ans après un premier opus bancal, Rage 2 débarque dans le registre des FPS décomplexés. Pour cet opus, id Software se fait accompagner par Avalanche Studios dans l’optique de fusionner leur expertise. Passant d’Electronic Arts à Bethesda à l’édition, ce nouveau ménage a-t-il accouché d’un bel être vidéoludique ou d’un monstre difforme ? C’est l’heure du diagnostique de Rage 2 !

Rage 2 ne s’embarrasse pas d’un scénario se contentant vaguement de reprendre le contexte post apocalyptique d’un premier épisode qui tenait déjà sur un ticket de métro. En gros, vous êtes là pour défoncer de la chair à canon de mutants, point barre. 
Seulement, tout ça sonne terriblement creux, générique, insipide et aurait pu être intéressant sur son humour nanaresque mais il n’en n’est rien : c’est juste une mauvaise série B, flanquée d’une mauvaise narration. Les personnages comme les dialogues sont creux, là où par exemple, les deux derniers volets de Wolfenstein étaient très bons.

Il n’y a presque rien à retenir de son univers, tant on sent les inspirations puisées à droite à gauche notamment Mad Max (développé par le studio Avalanche ndlr). On a le droit à un grand monde ouvert qui souffre, comme tant d’autres, de son vide abyssal n’apportant que trop peu d’intérêt dans l’exploration.

Vous voyez la logique de construction des jeux Ubisoft et leur monde ouvert fait de points d’intérêts qui dégueulent sur la map ? C’est du pareil au même ici. Il y a un semblant de scénario principal incarné par 3 personnages qui vous donnent des missions sans intérêt. On se contente de remplir leur jauge d’avancement de couleur différente pour « progresser » dans ce calvaire, afin de débloquer de nouvelles capacités. Seulement, vient ici se greffer un gros problème de level et game design car il ne sera même pas nécessaire d’obtenir toutes ces compétences pour finir l’aventure.

En somme, on retrouve la même structure narrative et le level design de la série Far Cry, une formule qui elle aussi s’étiole au fur à mesure des épisodes mais qui reste efficace à contrario de ce Rage 2.

C’est un point important à souligner car tout le sel de ce jeu se situe sur son gameplay FPS pur, le seul aspect jouissif du titre car les gunfight sont très bons, quoi que trop mous sur consoles malheureusement (un gros problème des FPS à la manette si vous voulez mon avis). Le seul point positif, nous le devons aux équipes d’ID Software qui ont enfantées l’excellent reboot de Doom en 2016 et ça se ressent dans Rage 2. Le feeling des armes est très bons, de leur sensation de shoot et leur sound design sont une réussite.

Rage 2

Toutefois, en dehors de ces bons moments de gunfights qui ressemblent aux arènes de Doom, on s’ennuie profondément. Se contentant d’aller d’un point A vers un autre point B tout en vidant des camps de mutants. Vous aurez plusieurs véhicules à conduire pour accomplir votre funeste destin mais ces séquences sont, elles aussi, bien trop mollassonnes surtout si on les compare à la conduite de son modèle, Mad Max. On en viendrait presque à regretter les phases en « BatankMobile » du dernier Batman de Rocksteady…

Un conseil à vous donner pour rendre l’aventure un minimum jouissive ? Mettez d’emblée la difficulté de Rage 2 en difficile pour que les phases de shoot soient plus corsées et vous obligent à utiliser toutes vos compétences, donc à toutes les obtenir et les combiner entre elles.

En ce qui concerne l’aspect technique, ce n’est pas vraiment fameux non plus sur consoles (Xbox One pour ce test ndlr) mais qui s’en sort beaucoup mieux sur PC. On sent que le moteur utilisé est celui du très bon Apex Legends, flanqué d’un dynamisme dans les déplacements.
Toutefois, au moment de notre test avant une probable salve de MAJ, Rage 2 était un calvaire en termes de bug (Bethesda oblige vous me direz), plantant sans cesse pour notre plus grand plaisir.

 

Rendons, pour finir, hommage à l’I.A. des ennemis qui n’est pas trop mauvaise, faisant parfois penser à l’excellente couverture et stratégie de contournement des ennemis du premier F.E.A.R.

Vous l’aurez sûrement deviné mais nous n’avons pas aimé Rage 2 pour tout un tas de raisons. C’est bien dommage que le mariage entre id Software et Avalanche Studios ne ce soit pas bien orchestré. Ainsi on regrette que l’un apporte son savoir-faire dans le gameplay gunfight nerveux (coucou Doom) alors que l’autre n’arrive pas du tout à insuffler un quelconque dynamisme à son monde ouvert.
Il lui manque un ton beaucoup plus décalé à la Borderlands pour nous faire sourire, ainsi qu’un minimum d’écriture et de level design pour en faire un titre agréable à parcourir. Gageons de croire que les MAJ ont effacé certaines déconvenues et que les futurs DLC puissent lui octroyer une aura plus bienveillante dans ce qui est actuellement un titre bien trop générique en l’état.

Scénario
Boom bam bimmm tatatatattata 10%
Gameplay
Globalement agréable 60%
Graphismes
Passable sur Xbox One 50%
Durée de vie
Une dizaine d'heures de jeu 40%
Crash test
59.99
Prix conseillé, après le Crash Test.

[Crash Test] Resident Evil 4 sur Nintendo Switch : un portage paresseux ?

A sa sortie, en 2005, Resident Evil 4 apporta un vent de fraicheur au genre survival-horror. Que ce soit par ses graphismes que par son gameplay novateur, le jeu marqua toute une génération. Depuis, nous avons eu droit à plusieurs rééditions HD en 2011 avec notamment une version Wii plutôt originale avec l’utilisation du Wii Motion. 

Que vaut cet ultime portage sur Nintendo Switch plus de 14 ans plus tard ? 

Côté histoire, vous incarnez le héro de Resident Evil 2, Leon S. Kennedy, qui est envoyé en Espagne pour retrouver la fille du Président des États-Unis, qui a été kidnappée. Très simple, l’objectif du jeu sera de secourir la jeune demoiselle en détresse et de l’escorter saine et sauve. Si nous retirons le fait que le scénario est plus simple que celui d’un film de Luc Besson, le jeu profite toujours d’un rythme soutenu. De plus les phases de jeu avec Ashley, la fille du président, apporte une dose de stress supplémentaire. Cette dernière se faisant kidnapper à la moindre seconde d’inattention.    

Resident Evil 4

Loin d’être son premier portage, Resident Evil 4 s’affiche ici en HD – 16/9 ème dans un rendu plutôt propre sur la console hybride de Nintendo. On notera plus d’aliasing que sur les version HD PS4, Xbox One sans que cela soit gênant au cours des parties.  

Resident Evil 4

C’est surtout au niveau du gameplay que le coup de vieux se fait sentir. Nous ne pouvons que déplorer la rigidité omniprésente et le sentiment d’extrême lourdeur dans les mouvements de notres personnage. Pour vous remettre un petit peu de contexte, vous déplacez votre personnage et vous faites pivoter la caméra avec le MÊME STICK GAUCHE. Une tannée lors des déplacements rapides pendant les attaques. Dommage que nous n’ayons pas eu droit à une petite mise à jour de la maniabilité du jeu, même en option.
Depuis 2005 beaucoup de progrès ont été faits et il est très difficile de ne pas admettre que l’épisode n’a pas pris un sérieux coup de vieux. Et cerise pourrie sur ce gâteau qui commence sérieusement à sentir mauvais : cette version Switch ne bénéficie ni du motion control (présent sur Wii ndlr) ni de la compatibilité avec le tactile de la console. 

Resident Evil 4

En conclusion, Resident Evil 4 reste fidèle à la version originale pour le meilleur mais malheureusement aussi pour le pire. Cette version Nintendo Switch se résume à un bon et lointain souvenir plein de nostalgie. Nous ne pouvons que déplorer qu’aucune nouveauté n’est venue enrichir l’expérience de base qui a maintenant plus de 14 ans. Pas de tactile, pas de motion control, tout est d’époque ou presque. Oui, le prix a, quant à lui, augmenté. Vendu à 20€ en 2011 dans ses premières rééditions HD, Capcom le propose ici à 29,99€.

Scénario
10%
Gameplay
20%
Graphismes
Honorable pour le support 60%
Durée de vie
20h de jeu 70%
Crash test
29.99
Prix conseillé, après le Crash Test.

[Crash Test] Assassin’s Creed 3 fait un (très) beau retour sur Nintendo Switch

Plus de 7 ans après la sortie de l’épisode original sur les consoles de salon de l’époque, Assassin’s Creed III revient dans une version remasterisée sur PS4, XBOX One, PC et Nintendo Switch. Vous l’aurez compris ce Crash Test se concentrera uniquement sur la version destinée à la console hybride de Nintendo, disponible depuis le 21 mai 2019. 

Pour replacer le jeu dans la chronologie des Assassin’s Creed, il s’agit du troisième épisode de la fameuse saga. Bien qu’il soit littéralement le 5ème jeu sorti si l’on compte les deux épisodes Brotherhood et Révélation

Vous y incarnez Desmond dans le présent qui, à l’approche du 21 décembre 2012 et de la fin du monde qui en découle, tente de sauver l’humanité. Rien que ça ! Pour cela, notre héros rejoint le temple tenu par la première civilisation, à l’aide de la pomme d’Eden et se retrouve immédiatement transporté dans le passé de son ancêtre. L’histoire démarre ainsi sur les chapeaux de roues et nous sommes très rapidement envoyés dans le passé pour trouver des réponses.

S’en suit des phases de jeu très intéressantes, tout d’abord aux commandes d’un premier personnage Haytham, pendant les premières heures de jeu. Puis nous prenons le contrôle du véritable héros du titre, Connor. Sans rien vous spoiler de l’histoire et avec le recul des années, l’évolution et la narration autour de ce(s) personnage(s) reste parmi les plus intéressantes de la saga. À cela nous pouvons ajouter une histoire non manichéenne et une époque marquante qui raviront les fans de la première heure et les profanes. 

Pour revenir à la version Nintendo Switch, nous retrouvons bien sur tous les éléments qui ont fait le succès de cet opus : un parkour amélioré avec des mouvements plus fluides et réalistes, une intelligence artificielle plus développée (pour l’époque), un monde ouvert … plus ouvert et sauvage avec de la chasse et bien d’autres activités. La grosse bonne nouvelle est que, malgré le nombre d’années au compteur, l’ensemble tient encore bien la route.
Malheureusement ce « Remastered » n’en porte que le nom, nous n’avons dénombré que trop peu d’améliorations sur cette version Nintendo Switch. Nous avons pu noter tout de même l’arrivée de la visée libre (apparue sur l’épisode suivant Black Flag ndlr), des corrections de bug et quelques améliorations d’interface.

Pour ce qui est des améliorations graphiques, la version Switch ne profitera pas des évolutions visibles sur Ps4, Xbox One et PC. On aura donc droit à un rendu HD, adapté aux écrans 720P et 1080P sur TV, mais avec des textures simples, du clipping et de l’aliasing à foison. La fluidité dans le jeu est globalement constante à 30 FPS (images par seconde ndlr) autant en mode TV qu’en portable. Même si on note une baisse significative lors de la présence de beaucoup de personnages à l’écran, des explosions et en intérieur des bâtiments.

Nous retrouvons avec plaisir un le système de combat de l’époque, très arcade et qui offre toujours autant de plaisir. Les Joy-con (ainsi que la manette de Switch Pro) répondent au doigt et à l’oeil et restent très pratique, autant dans l’action que dans la gestion des menus/ interfaces du jeu.

Assassin's creed 3

Côté durée de vie, cet Assassin’s Creed 3 Remastered est très costaud, avec l’histoire principale, les quêtes secondaires, batailles navales, le crafting et la gestion de son domaine. Pour ces deux derniers, lorsque que vous posséderez votre domaine dans le jeu, vous pourrez y confectionner, utiliser ou vendre de nouveaux vêtements et autres produits issus de la chasse.

N’oublions pas, pour finir, l’excellent DLC la Tyranie du roi Washington, qui nous plonge dans une dystopie où George Washington, aveuglé par le pouvoir, devient fou et se lance dans un règne tyrannique.

Vous l’aurez compris ce ne sont pas les heures de jeu qui manqueront à cet opus Nintendo Switch. On regrettera les missions secondaires qui restent en majorité très répétitives (repérage, espionnage, infiltration, assassinat …). Enfin, nous ne l’avons pas détaillé dans ce Crash Test, Assassin’s Creed Libération est également inclus dans l’achat du jeu.  Il s’agit de l’excellent titre PS Vita sorti en 2012, puis en 2014 en HD sur consoles de salon. 

Assassin's creed 3

Assassin’s Creed 3 sur Nintendo Switch n’est pas véritablement un « Remastered » mais plus un portage amélioré. Cette version profite de quelques correctifs mais reste privée des évolutions graphiques présentes sur PS4, Xbox One et PC. Bien que 7 ans nous séparent de la sortie initiale du jeu, le tout reste toujours aussi agréable et complet. Sans oublier que le contenu présent avec le jeu est plus que généreux : Jeu complet + DLC + Assassin’s Creed Libération HD. 

Scénario
Intéressant & immersif 90%
Gameplay
Agréable mais un peu répétitif 80%
Graphismes
Honorables mais commencent à dater 75%
Durée de vie
Très complet 95%
Bande Son
Agréable, discrète mais ... buggée 60%
Crash test
39.99
Prix conseillé, après le Crash Test.

[Crash Test] Beat Cop : Les flics des années 80 s’invitent sur Nintendo Switch

Dès les premières minutes, Beat Cop annonce la couleur, nous sommes clairement dans un jeu rétro faisant référence aux productions musclées des années 80-90.

Nous y incarnons un inspecteur, nommé Jack Kelly, accusé à tort d’avoir volé les bijoux du gouverneur lors d’une intervention dans le domicile de ce dernier. Rétrogradé au  poste de simple agent, vous allez être affecté aux pires quartiers de New York où règne violence et corruption. 

Vos objectifs seront multiples, vous devrez aider les habitants et les commerçants du quartier en cas de vol ou violence.

Malgré une certaine redondance dans les missions, Beat Cop séduit énormément  par ses dialogues. Drôles, vulgaires, badass et nanaresque, quasi toutes les répliques du jeu nous renvoie aux bon vieux stéréotypes des productions de l’époque.

L’ambiance graphique rétro colle parfaitement avec le style 80’s pixel-art coloré de Beat Cop. Le jeu assure une lecture claire et une fluidité à toute épreuve sur la console de Nintendo. On regrettera juste une bande son très générique et trop en retrait durant le jeu. Très classique lors des cuts scenes, elle est quasi inaudible pendant le jeu.

Egalement le gameplay est plutôt réactif, bien pensé et complet. Outre le déplacement de notre personnage classique à l’aide du stick, on retrouve les principales actions directement accessibles via les boutons. Ainsi, vous pouvez voir vos objectifs en sortant votre calepin, le temps restant avec votre montre, arrêter un criminel avec vos menottes juste en pressant les boutons dédiés.

Beat Cop est un petit jeu très plaisant qui vous rappellera de beaux souvenirs si vous étiez fans des films/séries policières des années 80. On pardonnera rapidement au titre son côté répétitif des missions quotidiennes grâce à l’ambiance et aux dialogues ultra réussis, le tout en français s’il vous plait. 

Scénario
70%
Graphismes
90%
Bande Son
20%
Durée de vie
60%
Gameplay
90%
Crash test
14.99
Prix conseillé, après le Crash Test.
Conditions de test : Code de jeu envoyé gracieusement par l'éditeur/studio 11 BIT STUDIOS. Le test a été effectué exclusivement en mode portable sur la Nintendo Switch.
popcorn game team
Drustan
Testeur

[Crash TEST] Saint Row : The Third sur Nintendo Switch

Plus que les reboots, les portages n’arrêtent pas de fleurir ces derniers mois et la Nintendo Switch n’en est pas exempt. C’est donc au tour de la licence Saint Row de faire son entrée sur la fameuse console japonaise, avec Saint Row : The Third Full Package. Ce nouveau portage n’arrive d’ailleurs pas seul car, comme son nom l’indique, cette version contiendra l’ensemble des DLC sortis sur les plateformes d’origines. 

Saint Row c’est quoi ? 

 

Pour ceux qui ne connaissent pas cette licence, Saint Row est un GTA-like sorti à l’origine en 2006 au début de la 7ème génération de consoles. Développé par Volition (créateur notamment de Red Faction II), les premiers opus ont rencontré un certain succès, au départ grâce à l’absence de concurrence (GTA IV est sorti en 2007), puis en prenant une direction beaucoup plus fantaisiste, loufoque et … disons impertinente. Ainsi, les épisodes III et IV sortis respectivement en 2011 et 2013 ont totalement pris ce virage nanaresque pour notre plus grand plaisir.

Comme en 2006 avec la 7ème génération de consoles, Cette licence tire la première en nous proposant un premier GTA-Like sur la console hybride de Nintendo. Vous l’aurez compris, la VRAI question à laquelle ce test va répondre est : Saint Row The Third ouvre t-il la voie au GTA(-like) sur Switch ?

Saint Row the third

Saint Row : The Third vous met dans la peau du leader d’un gang de renommée internationale « Les Saints ». Vous croyant intouchable, vous vous faites capturer et voler par un gang adverse, « Le Syndicat ». Ruiné, vous êtes contraint de repartir de zéro dans la ville de Steelport. Il est intéressant de signaler que cette introduction vous est offerte à travers deux missions aussi explosives que jouissives.

Le reste du jeu nous renvoie au cycle de missions classiques des open-world du genre : Attaquer des gangs, défendre ses alliés, reprendre le contrôle de la ville et on en passe. Vous pourrez cependant améliorer votre personnage, vos armes et vos véhicules avec l’argent récolté au fur et à mesure du jeu. Un aspect convenu aujourd’hui mais qui reste toujours appréciable.

Humour gras bonjour !

Saint Row the third

N’y allons pas par quatre chemins, ce qui sauve le jeu du naufrage, même 8 ans après sa sortie, c’est bien l’humour omniprésent. Tout dans le jeu est poussé pour être un délire grossier et caricatural. Nous retrouvons cet aspect dès la personnalisation de son personnage qui est toujours aussi complète et hilarante. Pour vous donner un exemple clair : nous pouvons créer un homme musclé, au visage horrible, élégant mais au sexe à l’air, avec une voix de zombie, le tout, armé d’une matraque en forme de pénis. 

Cette version inclut d’ailleurs gratuitement l’intégralité des DLC, soit plus d’une trentaine d’objets, costumes, véhicules et d’armes bonus. Sans oublier des missions supplémentaires et surtout l’arrivée d’un mode coop online et local via deux consoles, histoire de tout casser avec ses amis.

Saint Row the third

Graphiquement, le portage de Saint Row : The Third est plutôt très correct. Attention, le jeu n’était pas une flèche en 2011 et ça reste le cas aujourd’hui avec le l’aliasing à foison, des bugs de collision, et des textures très « simples ». Cependant nous n’avons déploré que très peu de ralentissements durant nos nombreuses heures de jeu. Cela surtout en solo, car le mode horde à tendance à faire souffrir la console. Globalement, nous restons sur du 30 images par seconde à la fois en mode portable (720p) ou en mode TV en 1080p, même si ce dernier pique les yeux. Cela reste très appréciable et surtout extrêmement encourageant pour les futurs portages du genre sur la console de Nintendo. 

Saint Row the third

Saint Row : The Third est un portage plus que respectable. On y retrouve un contenu riche avec la présence de la totalité des DLC ainsi qu’un rendu graphique très correct, impressionnant en mode portable, moins en version TV.  Quoi qu’il en soit, la stabilité que nous avons pu constater ouvre une voie royale aux GTA-like sur Nintendo Switch.  Et pourquoi pas bientôt l’arrivée d’un GTA IV ou un Red dead Redemption 1 ?

Scénario
Nanar 30%
Graphismes
Corrects, notamment en version portable 80%
Multijoueur
A le mérite de défouler 60%
Bande Son
Musiques variées avec quelques classiques 80%
Durée de vie
Honorable en solo + Coop + Mode Horde 90%
Gameplay
Maniabilité joy-con et Switch Pro au poil 95%
Crash test
39.99
Prix conseillé, après le Crash Test.
Conditions de test : Jeu acheté par nos propres moyens le jour de la sortie et testé essentiellement en mode portable.
popcorn game team
Drustan
Testeur

Modern Combat Blackout : Portage réussi sur Nintendo Switch ?

Alors que le store Nintendo attire de plus en plus d’éditeurs indépendants, Gameloft décide d’y sortir une de ses plus grosses licences mobiles, Modern Combat Blackout. Sorti à l’origine en 2014 sur smartphones et tablettes iOS et Android, le jeu prend la forme d’un FPS disposant d’un solo et d’un multijoueur bourré de testostérones.

Modern Combat Blackout

Pour ceux qui ne la connaissent pas, la franchise Modern Combat fut, durant les années 2010, les FPS (first person shooter ou jeu de tir en vue à la première personne ndlr) de référence sur mobile. Il s’agissait également d’un clone totalement assumé de la licence d’Activision Call of Duty Modern Warfare. Techniquement très propre à l’époque, Blackout passa en moins de deux ans du modèle économique premium au free to play. Entendez par là, un jeu gratuit disposant d’une monnaie virtuelle nécessaire pour équiper/faire évoluer son personnage. Et bien sûr vous pouvez y utiliser votre CB pour avoir plus d’argent virtuel et ainsi évoluer plus facilement dans le jeu.

Pour ce portage sur Nintendo Switch, l’éditeur a abandonné le free to play pour revenir à un modèle économique beaucoup plus classique. Ainsi vous devrez débourser la belle somme de 19,99€ pour vous procurer Modern Combat Blackout. Alors le jeu en vaut-il le « coût » ? Réponse à la fin de ce Crash Test !

Aussi explosif que scripté

Plus

Action et explosions seront au rendez-vous tout au long des missions du jeu et cela dès les premières minutes. Au delà des scènes scriptées et des QTE, Modern Combat est assez intense. Les différentes missions qui composent le jeu se retrouvent scindées en plusieurs sessions variées auxquelles se rajoutent les Opérations spéciales.

Modern Combat Blackout

Côté contenu, Gameloft est resté fidèle à la version mobile. Nous retrouvons donc un multi plutôt mature ainsi qu’un solo composé de nombreuses petites missions. Cela a pour avantage de conserver un rythme très soutenu dans la campagne solo tout en offrant des objectifs variés. Le scénario est quant à lui très (trop ?) classique et n’aura pour but que de vous entraîner dans des scènes toujours plus épiques. Vous incarnez Caydan Phoenix, un soldat qui découvre lors d’une mission qu’il est manipulé par une organisation terroriste visant à renverser la paix dans le monde. Vous allez donc devoir vous battre dans les quatre coins du monde, de Venise à Tokyo, face à des terroristes armés jusqu’aux dents.

Modern Combat Blackout

Détail intéressant, vous pouvez choisir la classe de votre personnage (Commando, Grenadier, Sniper, Éclaireur, Soutien, Chasseur de primes, Sapeur, Morph X1 ou Commandant) et la customiser tout au long de l’aventure. Ainsi vous débloquerez de nouvelles armes et expériences que vous conserverez en mode … multijoueur.

Un solo très riche

Plus

Comme nous l’avons abordé plus haut, le mode solo de Modern Combat 5 Blackout se compose de plusieurs petites missions. De nombreuses zones dans les missions seront accessibles en fonction de la classe choisie. Un sniper n’aura pas la même approche qu’un grenadier. De nombreux modes viendront enrichir votre expérience solo. On pense notamment au Bullet Control qui vous permet de diriger une balle tirée au sniper dans la tête de l’ennemi. En plus du mode histoire classique, un mode Opération Spéciale vous permettra d’effectuer des missions courtes dans différentes zones. Ces dernières s’articulent comme des petits challenges variés, (missions de couvertures, sauvetages etc..) ce qui accroît la rejouabilité du jeu.

Modern Combat Blackout

Bête à en mourir

Les ennemis ne sont pas franchement débrouillards, on en vient à douter qu’il y ait un véritable « cerveau » des opérations derrière tout cela. Parfois aveugles, parfois sourds et souvent à côté de la plaque, nous nous attendions à beaucoup mieux de ce côté là.

Un multijoueur musclé… mais encore vide de joueurs

Dans Modern Combat 5 Blackout, vous conservez le même personnage entre le solo et le multi, ainsi que toutes les compétences, customisations d’armes acquises au cours de l’aventure. Côté matchmaking, nous n’avons pas eu beaucoup de mal à trouver une partie même si celle-ci est souvent pauvre en nombre de joueurs. Certes le jeu vient à peine de sortir mais nous n’avons pas pu constater une véritable augmentation en deux semaines de test. Cela viendra surement avec le temps.

Que ce soit en multijoueur ou en solo, le moteur graphique du jeu, qui impressionnait en 2014 sur mobile, a pris un sérieux coup de vieux. Que ce soit les textures, les effets de lumière ou encore l’animation, nous sommes malheureusement bien sur un simple portage d’un jeu mobile. Notons cependant que nous n’avons rencontré que très peu de ralentissement, ce qui reste appréciable.

Plus

Côté gameplay, nous retrouvons rapidement nos repères, même avec des Joy-Con pas vraiment taillés pour le FPS. Rien d’extraordinaire de ce côté, même si le titre tente de surprendre en nous invitant à toucher l’écran pour exécuter les QTE(s). Notez enfin que de nombreuses options sont disponibles pour personnaliser les commandes.

Modern Combat Blackout
Modèle économique premium totalement assumé par Gameloft, va falloir jouer pour gagner.

Modern Combat 5 Blackout est un portage mobile sur Nintendo Switch simple mais efficace. Nous tenions d’ailleurs à saluer le passage assumé au modèle économique premium avec une évolution et des récompenses basées sur l’expérience de jeu et non la taille du portefeuille.
Le scénario assez banal est largement rattrapé par un mode solo très dynamique composé de petites missions variées et un multijoueur très complet. Les seules ombres au tableau seront l’I.A. des ennemis très moyenne, les graphismes & l’animation qui ont sérieusement pris un coup de vieux. Pour finir, nous sommes certes sur un jeu de qualité mais le peu d’évolution par rapport à sa copie de base ne peuvent justifier un prix aussi premium en 2019. Et ce malgré ce retour à un modèle économique classique. Nous nous demandons d’ailleurs si rester sur un modèle Free to Play, comme un Fortnite, n’aurait pas été une meilleure option. Cela aurait été sans doute plus cohérent avec la direction qu’a pris le jeu sur mobile depuis quelques années.

Crash test

La note du Crash Test de Modern Combat BlackOut est de 5,99€.

Mais qu’est ce qu’un Crash Test ? Contrairement aux nombreux tests que l’on peut trouver, la note finale est donnée à travers un prix d’achat conseillé. Partant du prix de vente neuf constaté (19,99€ pour Modern Combat Blackout), Crash Test tacle là où ça fait mal et vous donne la véritable valeur d’un jeu. Pourquoi payer trop cher ses jeux vidéo ?

[Crash Test] CRACKDOWN 3 : Le jeu qui n’aurait pas dû sortir ?

Il est enfin là où plutôt déjà là. C’est un peu un sentiment spécial qui nous a touché lorsque nous avons reçu notre exemplaire du dernier jeu de Microsoft Studio & Sumo Digital.

Annoncé en grande pompe en 2014 comme une révolution technique et visuelle, Crackdown 3 s’est longtemps fait attendre. Sortir un jeu après plusieurs années de développement, c’est comme ouvrir une bouteille de vin que l’on garde depuis plusieurs années à la cave. On peut tomber sur un grand cru parfait qui se savourera jusqu’à la dernière goute tel un Red Dead Redemption, qui s’est fait attendre pour mieux ravir les joueurs. Ou malheureusement, on a le risque de se retrouver avec un breuvage ayant perdu toute sa saveur. Vous l’aurez compris le jeu dont nous allons parler se classe dans la seconde catégorie.

Pour comprendre ce Crash Test, faisons un retour dans le temps. 

Nous sommes en 2014 et Microsoft dévoile le retour de la licence Crackdown ayant fait les beaux jours de la Xbox 360 plusieurs années auparavant. Outre son univers fun & futuriste, le jeu est présenté comme techniquement révolutionnaire, avec l’utilisation en temps réel des serveurs Cloudgine pour permettre un gameplay et des graphismes incroyables. Cantonnée au multijoueur, cette technologie devait permettre rendre notamment tous les décors destructibles tout en assurant une fluidité sans faille. Au fur et à mesure des années, Crackdown 3 fut teasé, repoussé, un peu oublié. Derrière tout ça, de gros bouleversements internes se cachaient. En 2018, suite au rachat de Cloudgine par Epic Games, le directeur créatif derrière la licence, Dave Jones, quitta la production du jeu

En parallèle Reagent Games, autre studio (également de Dave Jones ndlr) en charge du jeu disparait, le laissant ainsi au studio Sumo Digital. Un cafouillage qui, malgré la bonne volonté de ce dernier, finit par clairement entacher le résultat final. 

Maintenant que vous en savez plus sur l’histoire derrière la création de ce troisième opus de Crackdown, passons au coeur du sujet : LE JEU.

Crackdown 3 vous place aux commandes d’un Agent qui, suite à une attaque « mortelle », va devoir libérer la ville de New Providence de la dictature d’une terrible entreprise : TerraNova. Vous l’aurez compris, vous allez devoir capturer des zones, détruire les centres de formation des soldats, les libérer ces dernières en y tuant d’autres soldats & lieutenants et reproduire ce schéma jusqu’à atteindre le boss final : la patronne de TerraNova. Autant vous dire que nous aurions espéré mieux d’un jeu sorti en 2019. Et malheureusement aucune grosse surprise scénaristique ne viendra relever le niveau.

crackdown 3

Côté gameplay, Crackdown 3 joue la carte du dynamisme avec un personnage qui répond au doigt et à l’oeil. Egalement, la montée en puissance de celui-ci ajoutera du fun, avec un sentiment de grande force dans les combats. A noter également que votre arsenal, de prime abord assez classique, proposera aussi des armes originales telles que le Gravitochaîne, la Grenade de Singularité ou encore le Générateur de masse. Ces derniers vous permettent d’atomiser vos ennemis de façon originale (et assez drôle), en les faisant imploser ou s’écraser contre un éléments du décor. Une utilisation de la physique du jeu bien sympathique mais qui met en avant ses limites. Petit bémol, nous avons pu ressentir un manque d’inertie lors des déplacements de notre personnages, dans les combats au corps à corps et même dans les phases de conduite. Cette impression énervante de flottement dans les interactions, de raideur, qui au final casse complètement l’immersion dans le jeu.

Plus grave, nous avons clairement un sentiment d’inachevé quand nous nous déplaçons dans les rues, pauvres en textures, de New Providence
En effet, aux problèmes de physique du jeu s’ajoute les problèmes techniques. Hormis les quelques plantages, c’est surtout l’éclairage à l’écran qui était le plus pesant. Ne jouant pas sur une TV gérant le HDR, l’image passe de la sur-exposition à la sous-exposition en permanence. Cela rendait certaines phases de jeu tellement peu lisibles que nous croyions que notre écran avait un problème. Les civils ont quant à eux le mérite d’exister, même si on ne saluera pas leur intérêt dans le jeu, ne faisant que tourner en rond et balancer des demi-phrases en anglais même si le jeu est paramétré en VF.

Parlons d’ailleurs de la bande son (bruitages & musiques) globale du jeu qui est respectable. Pour les voix, la version française aura juste le mérite d’exister mais ne fait clairement pas honneur aux personnages. Cela se voit notamment sur l’acteur Terry Crew dont les mimiques et la synchronisation labiale sont complètement à coté de la plaque, en VF. Petite mention pour les musiques des menus qui deviennent très (très, très) énervantes une fois les 5 minutes d’attente de matchmaking en ligne passées.

Le multijoueur a également le mérite d’être présent. La révolution graphique promise avec le cloud est malheureusement absente. Nous avons droit à (seulement) deux modes de jeux sur trois cartes différentes où vous pourrez affronter d’autres joueurs. Bonne nouvelle, la destruction totale promise des niveaux est belle est bien présente. Elle n’est malheureusement pas si jouissive et impressionnante que ça tant les décors sont simplistes. On a limpression parfois de se retrouver sur une démo alfa d’un jeu jamais terminé.

En conclusion, Crackdown 3 a beau être sympathique, il montre rapidement ses limites. Sa casquette triple A et son long teasing ne font qu’enfoncer le clou. Nous retrouvons un titre moyen qui malgré ses bonnes idées, souffre de nombreux défauts du genre. Que vous soyez fan de la première heure ou curieux, le jeu ne vaut clairement pas ses 60€. Après, Microsoft a eu la bonne idée de l’ajouter à son offre Xbox Game Pass disponible à 9,99€ par mois. Dans ces conditions, passer quelques heures sur le titre peut valoir le coup et encore …

Crackdown 3 sort à une époque où un jeu de cette envergure ne peut pas se permettre d’être aussi moyen. Surtout lorsqu’on a en face du Fortnite, APEX Legends en gratuit et des monstres triple A tels que Red Dead Redemption II, God Of War ou encore Last of Us II, qui arrive dans les prochains mois.

Scénario
20%
Graphismes
Beau mais vide ! 69%
Multijoueur
25%
Bande Son
Sympathique mais répétitive 75%
Durée de vie
Quête principale et multi sans saveur 69%
Gameplay
Dynamique mais un peu brouillon 85%
Crash test
69.99
Prix conseillé, après le Crash Test.

[CRASH TEST] Resident evil 2 (2019) : Le virus G trop de nostalgie ?

« Resident Evil 2 est bien un nouvel opus » – Affirme Capcom.
L’éditeur a déjà posé les bases d’un bon remake avec l’épisode 1 il y a plus de 15ans.
Il réitère cette année l’expérience et pousse le vice encore plus loin en proposant non pas un simple portage HD, mais une ré-interprétation made in 2019. 700 personnes ont été sollicitées pour l’occasion, ce qui permet au projet d’être bien armé pour faire face aux fans ainsi qu’aux adeptes de la 8e génération de consoles.
Le but étant de respecter la matière première tout en y apportant la technique actuelle.
Le virus G a-t-il vieilli tel un bon vin ?
20ans plus tard c’est une nouvelle claque.

RE-tour à Raccoon City

Plus

Les habitués le savent, nous avons le choix au début de l’aventure entre Léon S. Kennedy et Claire Redfield (soeur de Chris). Les deux scénarios auront leurs passages bien distincts selon le protagoniste choisi.
Capcom s’amuse à surprendre les vétérans de l’opus 98′ en changeant certaines séquences afin de toujours garder un climat de tension. On change l’emplacement d’un licker par-ci, on fait passer un des boss de Claire à Léon par-là, etc… C’est un régal d’être surpris et de ne pas pouvoir prévoir ce qu’il va se passer la plupart du temps. Nous l’avions mentionné dans notre preview.
La première histoire finie, vous aurez droit au scénario bis avec l’autre personnage. Ce qui a pour but de réduire les incohérences des deux parcours entremêlés de nos comparses.

Au final quelques passages peuvent être totalement loufoques une fois les deux aventures terminées.
Il aurait été difficile de ne pas reproduire les quelques maladresses scénaristiques de 98′ sans toucher au lore de la saga. Puis honnêtement, on en rigole plus qu’autre chose vu les nombreuses qualités du titre.

Les clefs de la liberté

Plus

Les énigmes sont bien présentes et les vas-et-vient seront de rigueur dans un enchevêtrement de pièces à ouvrir les unes après les autres. Une fois une salle fouillée, elle deviendra bleue sur la carte, une facilité que s’offre l’opus afin de nous inviter à retourner dans les segments où l’on a oublié un objet ou des munitions.
Une notification nous indiquera quand nous n’aurons plus à nous servir d’un objet, bien pratique pour se délester sans peur d’une clef (par exemple) et ainsi obtenir une place dans notre inventaire.
La gestion dudit inventaire se fera par de nombreux passages aux multiples coffres présents dans les salles de sauvegarde, ces containers nous permettant de déposer un objet afin de le récupérer au moment opportun.
Il est à noter qu’il ne faut pas disposer des fameux rubans encreurs pour sauvegarder dans les modes de jeu les plus simples. Il n’y aura qu’en difficile que les sauvegardes seront limitées par le nombres de rubans trouvés.
Pour rajouter de la difficulté, les couteaux sont à présent destructibles et par conséquent une denrée rare. Il sera difficile de faire son petit malin en finissant tous les ennemis à la lame afin d’économiser ses munitions.
La gestion globale de ses équipements est donc omniprésente dans ce RE2. Mais rassurez vous, Capcom a été gentil avec nous en matière de collectibles pour nous dépatouiller. Sans jamais nous tenir la main, le titre n’est pas non plus permissif, surtout en difficulté élevée. Un bon juste milieu en somme.

HD = Hight Decomposition ?

Plus

Ce moteur… Mais ce moteur !!
Gestion de la lumière / obscurité splendide, le rendu du feu / eau / ombre magnifique, les textures aux petits oignons etc… le tout à 60 fps sur ONE X et PS4 Pro. Quant aux versions classiques de ces consoles, elles ne sont pas en reste avec un rendu souvent au delà des 40 fps.
Mais là où le RE-Engine tape dans le mille, c’est dans les chairs de nos amis les morts et autres monstres. On pourrait presque parier qu’autant de temps à été pris pour rendre les peaux mutilées réalistes que pour tout le reste du jeu durant son développement. Du début à la fin on n’aura de cesse de s’arrêter devant des réactions criantes de vérité.
Rien que la rencontre avec le premier licker, cette créature emblématique chaire à vif nous donne l’envie de la voir de plus prêt malgré le danger mortel qu’elle représente.
Capcom réussit avec un brio morbide à modéliser des monstres parfaitement réalistes et conformes aux modèles de 98′.

Plus

Les doublages VO et VF sont de bonne qualité.
Le moindre gémissement vous fera frémir tandis que les silences viendront sublimer l’ensemble. L’équilibre est parfait entre les phases de tension et les moments de calme qui les précèdent. On est à l’affût du moindre petit son en découvrant un nouveau lieu. Chaque créature ayant ses râles si particulier, la pression monte à chaque passage de porte.
Mention spéciale pour Monsieur X qui est excellemment bien sonorisé : qui aurait pu dire que la chose la plus effrayante de Resident Evil 2 serait de simples bruits de pas…
Une fois encore c’est du 100% de réussite

Le grand méchant loup

Plus

Au détour d’un couloir, vous ferez donc connaissance de l’aimable Monsieur X.
À ce moment-là du jeu, vous saurez si vous aviez bien nettoyé les pièces visitées… car son comportement de base étant aléatoire, il sera attiré par le moindre bruit suspect. Si par malheur vous croisez un ennemi oublié et que vous lui videz votre chargeur en pleine face (ou dans les jambes pour les intimes), votre nouvel ami vous aura entendu.
Le reste du temps il visitera le commissariat de fond en comble à votre recherche. Un conseil : jouez-là discret.
On apprend vite à le feinter et fuir pour s’en débarrasser, seul il n’est pas une grande menace ; cela se complique quand on cherche à nettoyer une pièce et que le gus se pointe au même moment.
La carte sera dès lors votre meilleure amie afin de le semer et de prévoir un nouvel itinéraire pour retourner sur les lieux.
Comme mentionné plus haut, ses déplacements sont aléatoires quand vous n’êtes pas repéré, vous le verrez probablement se balader de temps à autres, vous permettant d’aller là où vous êtes sûr qu’il n’est pas.
Que ce soit par sa carrure, sa démarche qui s’accélère en vous voyant ou encore ses bruits de pas, à chaque rencontre le palpitant remonte d’un cran.

Plus

Le gameplay (vidéo PGW) empreinte aujourd’hui celui initié par Resident Evil 4 et peaufiné avec le temps. Désormais standard de la plupart des TPS, quelques ajouts pour garder un coté « old-school » sont présents. Par exemple, il faudra un temps pour que le réticule de votre arme soit réduit au minimum à chaque visée ; cela rappelle beaucoup l’ancien opus où l’on se ré-axait face au monstre pour mieux lui tirer dessus.
On retrouve les zouzous increvables ou encore les boss à l’ancienne qui reviennent sous plusieurs formes.
L’éditeur nous met aussi à disposition des défis à réaliser. Certains nous permettent d’avoir des armes en plus tandis que d’autres complètent les galeries photos / artwork. De quoi régaler les amateurs du 100%.

Un exemple pour le futur

Parcourir le commissariat jusqu’aux labos d’Umbrella aura été un vrai plaisir ; nostalgique, mais pas que. La question du remake est à se poser dans les deux sens : « respecte-t-il l’original ? » ET « si le soft sortait aujourd’hui pour la première fois, serait-ce un bon jeu ? »
Ici, la réponse est « oui » aux deux questions.
Ces dernières années, la communauté des joueurs a eu droit à pléthore de remakes. Certains meilleurs que d’autres… La facilité pour les éditeurs de ressortir un soft du placard est grande, on lifte par ici et on joue sur la nostalgie par là.
Espérons que beaucoup en tiendront compte car cette refonte totale doit servir d’exemple pour le futur. Capcom a mis la barre très haut et espérons que d’autres éditeurs suivront leurs pas.

« Équilibre » est le mot d’ordre de cette ré-interprétation : la justesse entre nostalgie et nouveauté. Capcom signe une seconde fois un maître étalon du survival-horror. Comme quoi en se donnant les moyens on peut avec brio faire du neuf, et même du nouveau, avec du vieux. En s’amusant à casser les habitudes de la génération 98′ et en réactualisant totalement le soft, Resident Evil 2 (2019) réussit son pari ; pour le plus grand plaisir d’un commissariat qui RE-vit 20ans après en n’ayant rien perdu de son charme d’antan.

Crash test

LA NOTE DU CRASH TEST DE
RESIDENT EVIL 2 (2019) SUR XBOX ONE X EST DE 45€

Mais qu’est ce qu’un Crash Test ? Contrairement aux nombreux tests que l’on peut trouver, la note finale est donnée à travers un prix d’achat conseillé. Partant du prix de vente neuf constaté (environ 49,99€ pour Resident Evil 2 – 2019), Crash Test tacle là où ça fait mal et vous donne la véritable valeur d’un jeu. Pourquoi payer trop cher ses jeux vidéo ?

[CRASH TEST] Pokémon Let’s Go : Vulgaire copie ou vraie remastérisation ?

Pokémon Let’s Go n’est-il qu’une vulgaire copie de Pokémon Jaune ? Retrouve t-on la magie d’en-temps ? Et surtout, vaut-il ses 59 euros ? Réponse dans ce Crash Test !

Que de nostalgie ici, nous retrouvons avec plaisir exactement la même map des premières versions Bleue, Rouge et Jaune sorties en 1999/2000 (en France ndlr). 
Enfin, pas tout à fait les mêmes, Nintendo Switch oblige, l’ensemble a eu droit à un coup de lifting digne de ce nom. Ainsi, nous redécouvrons l’univers maintes et maintes fois exploré en 8bits, dans une 3D globalement très agréable. De quoi nous faire couler une petite larmichette de nostalgie.

 

Pokémon Lets Go

Le jeu nous place donc aux commandes d’un(e) jeune dresseur(se) qui part à l’aventure dans la région de Kanto, chasser & découvrir de nouveaux Pokémon, affronter les différents champions qui s’y trouvent pour obtenir les 8 badges et pour finir, battre la ligue Pokémon.

Côté personnalisation de notre héros, celle-ci se cantonne au strict minimum. Comme dans les anciens opus, nous pouvons donner un nom à notre personnage ainsi qu’à notre rival et… c’est quasi tout. Le reste concerneront le sexe, la couleur de peau et des cheveux. Dommage pour un jeu de 2018 et surtout au vu des capacités de la machine.

Dès les premières minutes de jeu, nous arborons avec beaucoup de plaisir les villes de Bourg Palette, Jadielle, Argenta, le tout en passant par les chemins, lieux d’anthologie tels que le Mont Sélénite ou encore la forêt de JADE.

Cette dernière nous amène d’ailleurs à notre premier point négatif du jeu. En effet, malgré des graphismes très propres qui en font le plus beau jeu Pokémon à ce jour (si, si), la Nintendo Switch montre rapidement ses limites. Et dans cette fameuse forêt, nous avons pu constater à certains endroits des ralentissements suffisamment importants pour être soulignés. Cela est certainement dû à la gestion des ombres et le nombre d’éléments à l’écran. Un problème que nous retrouvions dans le (magnifique) village Korogu de Zelda Breath of the Wild.

Pokémon Lets Go

Pour notre plus grand plaisir, les répliques qui précèdent les combats sont toujours aussi à côté de la plaque.

Tout au long de notre aventure, nous serons accompagnés par Pikachu (ou Évolie selon votre version) hors de sa Pokéball et qui se posera la plupart du temps sur votre épaule. 
Mais ce n’est pas tout car vous avez la possibilité de vous faire suivre par un autre Pokémon. Chose qui, en plus d’être très sympathique (et de rappeler la série TV), vous donne accès à de nombreuses capacités supplémentaires dédiées. Par exemple, si vous êtes accompagné de votre Bulbizarre, il pourra de temps en temps vous aider à trouver des bonus cachés dans les buissons sur votre chemin. Encore mieux : si vous sortez votre Dracaufeu ou Dracolosse, vous pourrez carrément vous déplacer en volant au dessus des maisons et autres obstacles. Ce qui est, en plus d’être classe, très pratique !

Pokémon Let's Go

Comme dans les versions originales, les combats s’effectuent toujours au tour par tour et profitent de belles animations.

La Capture revisité … pour le meilleur ou le pire ?

Grande nouveauté que certains trouveront plus ou moins plaisante, le système de capture fait peau neuve.
Tout d’abord, nous ne tombons plus au hasard sur des Pokémon en marchant dans les hautes herbes, grottes et autres lieux. Nous pouvons voir les Pokémon qui s’y trouvent, les éviter et en conséquence les sélectionner. D’un point de vue totalement subjectif, je trouve qu’il s’agit d’une bonne chose. Tomber perpétuellement sur les mêmes Pokémon, à faire les mêmes attaques pour les affaiblir/neutraliser, pouvait être à la longue très rébarbatif (et pas très écolo). Cependant, cela permettait de faire monter l’XP de ses Pokémon entre deux combats.

Pokémon Lets Go

Désormais lorsque vous décidez de capturer un Pokémon, il vous faudra effectuer un lancé de Pokéball en faisant attention à la précision de celui-ci. Le système de capture provient clairement de Pokémon Go et prend tout son sens une fois les Joy-con détachés. En effet, vous pourrez faire le geste pour lancer du mieux possible votre Pokéball, ce qui est plaisant et diversifie le gameplay du jeu.
Pour réussir votre capture, pas question de tabasser le Pokémon sauvage (à l’ancienne), vous pouvez le calmer en lui donnant des baies et utiliser des Pokéballs adaptées (Super Balls, Hyper Balls ou carrément les Master Balls).

Attention, cette « simplicité » ne rend pas ces phases de captures totalement inutiles et rébarbatives. Plus nous avançons dans le jeu plus elles se montrent un peu plus complexes, avec des Pokémon plus récalcitrants et/ou qui bougent dans tous les sens. Aussi, elles apportent à chaque fois leurs lots d’XP à tous nos Pokémon. Une très bonne chose, qui nous fait oublier sans regret l’ancien système de capture.

Nous avons pas pu la tester, mais vous pouvez utiliser une Pokéball en guise de manette. Elle offre des contrôles intéressants et permet, comme le Joy-con de capturer des Pokémon en faisant le geste. Cerise sur le gâteau, elle vous permet d’avoir le légendaire Pokémon « Mew ».

 

Pokémon Lets GoComment je fais si j’ai Pokémon Go ?

Pour tous ceux qui ont chassé à foison sur Pokémon Go depuis l’été 2016, il est très facile de retrouver vos petits monstres dans Let’s Go. Vous devez aller au « Pokémon Go Parc » (accessible à partir d’un certain niveau), qui remplace le parc Safari de l’époque, transférer vos Pokémon dans un des parcs et vous y téléreporter. Une fois dans le parc, vous pourrez capturer dans le jeu, vos Pokémon acquis IRL (In Real Life – dans la vraie vie ndlr).

pokemon-lets-go-transfert-pokemon-go
Un multijoueur local fantomatique

Vous pouvez jouer à deux sur la même console et évoluer ensemble dans l’aventure. Seul bémol, votre partenaire ne peut pas interagir avec les personnages/monde du jeu. L’avantage reste au niveau des captures et des combats qui s’y retrouvent plus facilités et bonifiés. Vous l’aurez compris, mis à part pour laisser le second Joy-Con à votre petit frère, pas vraiment d’intérêt pour le joueur 2. Pour ce qui est du multi en ligne (et entre deux consoles en local), cela reste classique mais efficace. Combats solo, duo et échanges de Pokémon seront au programme.

Côté durée de vie soyez tranquille, il vous faudra plus de 15-20 heures de jeu pour venir à bout de l’aventure. Bien sûr, nous pouvons ajouter une bonne dizaine d’heures pour ceux qui voudront vraiment les attraper tous ou encore trouver tous les Mega Gemmes du jeu.

Pokémon Let's Go

Ils nous avaient manqué !

Finissons ce Crash Test sur une bonne note avec la bande originale qui est de toute beauté. Il s’agit bien sûr des musiques 8bits des opus originaux totalement remasterisées. Même si la nostalgie rend ces mélodies parfaites à mes oreilles, elles restent globalement appréciables et nullement rébarbatives tout au long du jeu.

 

En conclusion, Pokémon Let’s Go prend le pari fou de vouloir regrouper plusieurs générations et types de joueurs autour d’une licence vieille de vingt ans. Nous retrouvons ici les bases d’un jeu culte pour toute une génération de joueurs, mêlées à un nouveau système de jeu et une facilité beaucoup plus contemporaine.

Malgré nos craintes de ne pas retrouver l’essence de base des titres originaux, nous ne pouvons que constater l’excellente réalisation des studios Game Freak. Il s’agit là d’une véritable remasterisation qui ne s’arrête pas simplement à la refonte graphique et met à jour l’ensemble du système de jeu. C’était absolument nécessaire mais comme tout gros changement, cela ne plaira pas à tous, notamment aux ultra fans des opus originaux.

Crash test

LA NOTE DU CRASH TEST DE
POKÉMON LET’S GO SUR NINTENDO SWITCH EST DE 44,90€

Mais qu’est ce qu’un Crash Test ? Contrairement aux nombreux tests que l’on peut trouver, la note finale est donnée à travers un prix d’achat conseillé. Partant du prix de vente neuf constaté (environ 59,90€ pour Pokémon Let’s Go), Crash Test tacle là où ça fait mal et vous donne la véritable valeur d’un jeu. Pourquoi payer trop cher ses jeux vidéo ?

[PGW 2018] Kingdom Hearts III – Étincelant de désordre

Première approche de l’équipe PopCorn Game sur Kingdom Hearts III, la PGW 2018 étant une aubaine pour dompter ce titre très attendu de sa communauté.

Kingdom Hearts est une série très velue, que ce soit dans son lore ou l’évolution de son gameplay. On est tout de même face au même type de jeu depuis le début de la saga, il y a plus de 15 ans, en 2002 sur PS2. C’est une série d’Action-RPG développée et éditée par Square Enix, mêlant les univers de Disney et… Square Enix, sous la houlette de Tetsuya Nomura, grand manitou de la série Final Fantasy, largement représenté dans cet univers parallèle. Sur le papier, cela peut sembler bizarre mais dans les faits, cela fonctionne très bien malgré l’opposition flagrante des deux univers aux premiers abords.  Cela dit, quel rêve de gosse que de voir les personnages de Disney se mouvoir sous nos yeux, en tant que compagnons ou dans des cutscenes merveilleusement bien retranscrites. On pourrait se croire dans un dessin animé interactif, ça tombe bien car c’est quand même l’effet recherché.

kingdom heart III - pgw 2018 - Toy Story SoraLa démo de Kingdom Hearts III à la Paris Games Week proposait deux missions, l’une se déroulant sur le Mont Olympe, ambiance plutôt sombre et funeste où vous ferez face à une sorte de titan/golem et ses sbires. A vrai dire c’est la séquence que vous retrouverez en vidéo, la deuxième mission n’ayant pas été captée par nos soins. Cette seconde mission se déroulait dans une chambre d’enfants, une aubaine pour mettre en scène les personnages de Toy Story, premier (brillant) film d’animation sorti en 1995, il y a plus de 20 ans. De quoi rendre nostalgiques l’âme d’enfant des membres de l’équipe.

Toutefois, dans cet article, nous allons nous concentrer sur la première mission Olympienne car c’est sur elle que notre caméra s’est braquée. Qui dit Mont Olympien, dit ascension, tout l’objet de cette mission verticale où l’on va quand même se familiariser avec les touches et le gameplay avant de gravir cette montagne. Ayant peu touché aux précédents opus, Kingdom Hearts III m’apparait être le titre idéal pour commencer la série. A travers les informations recueillies, les divers trailers et vidéos de gameplay, Kingdom Hearts III semble être plus que jamais un titre complet qui n’oubliera pas d’être accessible à un plus large public. Pas d’inquiétude, il n’oublie pas d’être exigeant, profond et respectueux de sa communauté déjà acquise depuis un certains nombre d’années (les récentes compilations préparants le terrain n’y sont pas pour rien à notre avis).

kingdom hearts III - pgw 2018 - mont olympeD’un point de vu technique, Kingdom Hearts III est un titre léché, fluide, sans chutes d’images enregistrées lors de nos deux sessions de jeu. La direction artistique est très jolie et fidèle aux univers dépeints, avec des couleurs très chatoyantes, des effets de lumières et de particules très présents, voir trop par moment. Effectivement, comme vous pourrez le constater dans notre captation, il y a des moments où l’écran devient surchargé d’effets visuels, rendant la lisibilité franchement compliquée. Nous déplorons également une caméra qui, parfois, n’en fait qu’à sa tête, rendant encore plus la confusion visible à l’écran et dans notre cerveaux.

Qu’à cela ne tienne, les équipes de Square Enix doivent être sur le qui-vive pour résoudre ces aspects techniques déceptifs qui nuisent clairement à l’expérience de jeu à l’heure actuelle. Toutefois, le feeling du jeu est très bon, on aime se mouvoir dans cet univers, le personnage principal, Sora, répondant au doigt à et à l’oeil. On a vraiment apprécié les divers effets lumineux qui sont un véritable émerveillement pour nos yeux, un peu moins pour la lisibilité de l’action à certains moments. 
Malgré la durée limitée de ces deux missions, on a pu se familiariser avec différentes phases de gameplay et une prise en main agréable. Suffisamment en tout cas, pour avoir envie de posséder le jeu complet et découvrir plus en profondeur son gameplay riche en surprises et son univers loufoque, riches en rebondissements cartoonesques !

Kingdom Hearts III est prévu pour le 25 janvier 2019 sur PS4 et Xbox One.

NDLR : Pour des raisons techniques,  nous n’avons pas gardé la captation sonore, pour privilégier l’image avec un petit montage audio de l’OST officielle de Kingdom Hearts III.

[PGW 2018] Ace Combat 7 VR – Décollage compliqué

Au stand Bandai Namco de la PGW 2018, l’éditeur proposait de jouer à Ace Combat 7 VR pour prendre un peu de hauteur. Retour d’expérience.

Pour ceux qui ne connaissent pas cette série mythique, Ace Combat est née dans les années 90 et a notamment faite et connue la période dorée de Playstation. Quoi de plus normal que de renaître de ses cendres via le PS VR, nouveau joujou de Sony et sa PS4. En effet, la franchise Ace Combat ne jouit plus de son aura passée depuis quelques années, étant carrément passée du côté free to play en 2014, via Ace Combat Infinity. Pas de quoi atteindre le septième ciel.

Casque PS VR sur le nez, joystick en mains, il était temps de mettre les gazs. Enfin pas tout à fait car il y a une petite séquence d’introduction qui permets de se (re)familiariser avec la réalité virtuelle et l’univers du jeu. En surimpression verte, diverses informations de briefing type militaire car on est dans un jeu de combat aérien avant tout.

Ace combat 7 VR - cockpit PS VRLa réalité virtuelle se prêtant bien aux simulations aériennes, Ace Combat 7 Skies Unknown est un très bon représentant pour muer son chant du cygne en flammes de phénix. Après cette envolée lyrique, il est temps de vous délivrer les sensations de cette expérience virtuelle. Pour commencer, l’installation d’un casque Playstation VR n’a jamais été concluante à 100% chez moi, le casque n’étant jamais calé comme il faut sur mon visage, laissant un léger « mou » entre le nez et la bouche, ce qui est désagréable. Ensuite, il fallait s’habituer au matos (un Thrustmaster – T.Flight Hotas pour PS4) en prenant en main un joystick avec boutons (à droite) et une manette de gaz avec boutons (sur la gauche).

Ace combat 7 VR - PS VRUne fois familiarisé avec l’installation, on regarde autour de soi pour délimiter l’univers qui s’offre à nous, ou plutôt, le cockpit virtuel dans lequel on se situe. Si l’on a pas trop suivi les instructions pour passer au plus vite à la séquence de gameplay (*oups) on devine que l’on est sur une base aérienne militaire en plein assaut. Il y a quelques explosions par si par là, l’occasion de se dire que l’aspect technique du titre possède un bon rendu pour un jeu PS VR. A savoir que cet opus a été développé par le moteur Unreal Engine 4, un certain gage de qualité et de réassurance pour les joueurs.

ace combat 7 vr vue gameplay cockpitAprès quelques décollages infructueux – la prise en main et/ou le gameplay n’étant vraiment pas évidents, ce qui est confirmé par le staff autour de nous. Mais était-ce pour être concilient face à cette piètre performance ? Il n’y a qu’un pas – nous avons pu décoller pendant quelques secondes. Passé l’excitation, d’enfin, décoller virtuellement, j’ai commencé à penser que le fameux « motion sickness« , soit une sorte de mal des airs, s’emparait de moi. J’ai outrepassé cette sensation pour me concentrer sur le vol mais je n’ai, au final, pas réussi à suffisamment stabiliser mon coucou. Ce qui me laisse à penser qu’il y a quelques décrochages (de la latence ?) dans le gameplay. Malheureusement, je n’ai pas pu constater le feeling des combats mais la guerre n’est pas terminée. Je retournerais sur l’espace de bataille un jour ou l’autre pour ne pas m’avouer vaincu.

En bref, j’en suis ressorti avec une petite suée, mentale et physique mais l’expérience est clairement à retenter. Il faut tout de même avoir le coeur bien accroché car la sensation de décollage est réelle et les looping virtuels peuvent donner la nausée. Techniquement, le titre à l’air de bien tourner, sans chutes de framerate constatées, avec des graphismes de qualités pour un jeu PS VR. Dur de se forger un avis définitif sur une courte session mais Ace Combat 7 VR est un titre à surveiller pour les possesseurs de PS4 et PS VR.

Ace Combat 7 est prévu pour le 18 janvier 2019 sur PS4 et Xbox One, le 01 février 2019 pour PC (via Steam).

NDLR : Pour des raisons techniques,  nous n’avons pas garder la captation sonore, pour privilégier l’image avec un petit montage audio de l’OST officielle d’Ace Combat 7.

[CRA$H TEST] FAR CRY 3 CLASSIC EDITION : De la nostalgie et c’est tout

Far Cry 3 a le droit à son remastered, tendance très en vogue depuis ces dernières années. Pour cet épisode qui pour beaucoup est considéré comme le meilleur de la saga, qu’en est-il de ce portage ? Ubisoft a-t-il fait du bon travail ?

Far Cry 3

Du Nokia 3310 au Nokia 3410

Nostalgie quand tu nous tiens… La cinématique d’introduction fait toujours son effet.
Retour maintenant à la réalité. Graphiquement le jeu accuse le coup de son âge tant certaines textures datent vraiment de l’ancien temps comme les cheveux ou la végétation. Un aliasing est aussi de la partie en assez faible proportion pour ne pas être dérangeant mais c’est dommage pour cette adaptation d’un jeu de la précédente génération de consoles…
Passée l’introduction, on se rend vite compte que tous les défauts de la version d’origine du soft se retrouvent ici. On en conclut rapidement que le jeu a subit un petit lifting mais aucune nouveauté au tableau. On a juste retiré quelques rides, ni plus ni moins.

Far Cry 3

Un peu de technique

Pour ce qui est des versions Xbox One X et Ps4 Pro, elles affichent toutes les deux 2560 par 1440 pixels pour 30 fps qui peinent à être constants… Les versions Xbox One et Ps4 affichent respectivement une résolution de 900p et 1080p, là encore avec une fluidité de 30 fps instable.
Autant dire que les équipes ne se sont pas foulées pour cette remasterisation de Far Cry 3 Classic Edition

Un portage paresseux

« Minimum syndical » sont les maîtres mots de ce portage : les bugs de la version de 2012 sont toujours présents, le lifting graphique n’est pas significatif et la non-présence de l’extension Blood Dragon relève vraiment de l’hérésie. C’est dommage, Far Cry 3 aurait dû avoir un portage digne de ce nom car il est encore à ce jour considéré comme le meilleur opus de la série par beaucoup de fans de la licence.
Reste un jeu excellent dans le fond et un remastered complètement à la ramasse…

 Far Cry 3 Classic Edition est un bon achat pour ceux qui seraient passés à coté de l’opus en 2012. Vass, rien que pour tout ce qu’il incarne, mérite à lui tout seul que vous cédiez à la tentation.
Quant à ceux qui y ont déjà joué, on les encourage bien plus à ressortir leurs 360 ou Ps3 que de mettre la main au porte-monnaie pour cette classic edition.

Crash test

LA NOTE DU CRASH TEST DE
FAR CRY 3 CLASSIC EDITION SUR XBOX ONE EST DE 15€

 

Mais qu’est ce qu’un Crash Test ? Contrairement aux nombreux tests que l’on peut trouver, la note finale est donnée à travers un prix d’achat conseillé. Partant du prix de vente neuf constaté (environ 30 € dans le cas de Far Cry 3 classic édition), Crash Test tacle là où ça fait mal et vous donne la véritable valeur d’un jeu. Pourquoi payer trop cher ses jeux vidéo ?

 

[CRA$H TEST] Dragon Ball FighterZ, le jeu de combat ultime sur Nintendo Switch ?

Dragon Ball FighterZ fait figure de saint Graal pour tous les fans du manga d’Akira Toriyama et des amateurs de jeux de baston. Le studio Arc System Works propose une retranscription ultra fidèle de Dragon Ball qui a bercé toute une génération à travers le Club Dorothée en France. Cette licence mythique est rentrée dans le panthéon de la Pop Culture depuis des dizaines d’années mais ses diverses adaptations vidéoludiques ont soufflé le chaud et le froid. On retiendra les séries Budokai et Tenkaichi en tant que références mais Dragon Ball FighterZ est arrivé en 2018 pour Kaméhaméhaiser tout ce qui s’est fait auparavant. Voici la fusion de nos impressions à travers ce Crash Test !


crash test switchPendant que les versions consoles PS4/Xbox One se pavanent dans le milieu de l’eSport, la version Nintendo Switch débarque tranquillement 8 mois plus tard, le 28 septembre contre le 26 janvier pour les premières versions. Cet opus “portable” était réclamé dès le début à cor et à cri par la communauté, récoltant près de 20 000 signatures via cette pétition. La productrice l’espérait, les fans aussi, voici le souhait de tout le monde réalisé ! Qu’en est-il maintenant de la qualité ?

N’y allons pas par quatre chemins pour vous dire que techniquement, Dragon Ball FighterZ cru Switch, est pratiquement irréprochable. Bien entendu, on a une moins bonne définition que sur les versions “HD” mais globalement, la magistrale direction artistique est toujours présente, prête à vous faire revivre les meilleurs moments du manga sur petits et grands écrans. La prouesse se situe particulièrement sur la version nomade non dockée, tournant de manière fluide sans ralentissements. Comme ses grandes soeurs, la Switch peut se targuer d’un framerate à 60 fps et d’un résultat à l’écran magnifique, ce qui se fait de mieux chez la dernière née de Nintendo.

Cela dit, lorsqu’on dock sa Switch, on peut déceler quelques micros ralentissements et une définition inférieure, rien qui ne remettrait en cause la qualité de ce portage bien heureusement. Pour être tout à fait complet, en dehors de la définition inférieur, on peut déceler de l’aliasing notamment au niveau des personnages mais encore une fois, rien qui ne dessert l’expérience globale, surtout en mode portable.
Pour terminer sur la partie technique, on regrettera cependant, des temps de chargements assez long qui pourront en agacer plus d’un mais le résultat final à l’écran en vaut la chandelle.

En ce qui concerne la prise en main, c’est une autre paire de manche. Dragon Ball FighterZ étant un jeu de combat au gameplay accessible, on est en droit de penser que ce portage Nintendo Switch s’y prête bien. C’est le cas mais il va falloir un temps d’adaptation pour y jouer avec les Joy-Con, notamment pour jongler avec les touches. On peut se poser la question d’atteindre un très bon niveau (eSport) avec cette configuration, ce qui n’est pas impossible mais il va falloir s’accrocher.

Ce DBZ est certes très accessible et permissif mais à haut niveau, les timings et autres quarts de cercles s’avèrent trop compliqués à réaliser sur configuration classique Nintendo Switch. Il faudra, soit posséder une manette pro, soit investir dans un stick arcade qui pourra aussi vous servir dans d’autres jeux du genre en mode docké (coucou Street Fighter 2).

Parlons maintenant du contenu, car la politique mercantile de Bandai Namco a encore frappé. En effet, Dragon Ball FighterZ Switch propose bien les dernières mises à jour que ses aînés mais pas plus. Dans les faits, il faudra repasser à la caisse pour avoir de nouveaux personnages ou l’OST “originale” (qui n’est pas folle en vérité dans le jeu, faute à une mauvaise sélection). En clair, le contenu du season pass n’est pas inclus et c’est bien dommage. Bandai Namco aurait été “sympa” d’en inclure une partie mais d’un point de vu marketing, la licence DBZ est bien trop forte pour ne pas faire (re)passer les joueurs à la caisse soyons honnête…Pour rappel, il faudra débourser 34,99€ pour le season pass, ou 4,99€ pour un personnage supplémentaire. Votre kebab à emporter (sans boisson/frites, on est plus début 2000) ou votre nouveau personnage (Broly, C-17, Cooler…) sur la terrasse, il va falloir choisir !

Toutefois, en termes de contenu in-game, on retrouve tous les modes classiques (Histoire, multi local à 2VS2/3VS3, en ligne…). En outre, on applaudira l’ajout d’un nouveau mode versus nommé “Party match” spécialement créé pour cette version Nintendo Switch ! On pourra se regrouper en local jusqu’à 6 joueur pour s’affronter dans des joutes sayanesques, en assignant très facilement les manettes aux joueurs dans le jeu.
On précisera qu’au niveau du roster de personnages, il faudra toujours accumuler assez de Zénis (la monnaie du jeu) pour obtenir Vegeta et Goku Blue mais qu’à contrario, le personnage original Android-21 ne nécessitera plus de terminer le mode Histoire pour le débloquer. Ouf !

Vous l’aurez compris, Dragon Ball Z Switch est une franche réussite ! Il reste inférieur techniquement parlant aux autres versions, présentant de l’aliasing ou une finesse moindre comme on aurait pu s’en douter. C’est surtout vrai pour le mode “docké” à la TV qui peut même présenter quelques ralentissements mais si on évoque la version portable, la prouesse est remarquable ! Il n’aura jamais été aussi jouissif de jouer à un jeu DBZ en mode nomade, avec une direction artistique et une finition au rendez-vous.

Les couleurs et la fluidité sont au top même si on pourra regretter des temps de chargement un poil trop long pour les joueurs les plus impatients dont votre serviteur fait partie.
On pourra bien entendu sur la politique commerciale de l’éditeur qui refera passer à la caisse les joueurs ayant déjà investi dans du contenu dans les versions précédentes (via le season pass et l’achat de perso) mais il paraissait logique qu’il n’allait pas se passer d’une telle manne financière… Greed is good comme dirait Gordon !

Dragon Ball Fighterz était le meilleur jeu Dragon Ball jamais réalisé sur console de salon mais avec cette version Nintendo Switch, c’est aussi le cas sur console portable ! Indispensable pour les fans de la licence n’ayant pas déjà obtenu le jeu ailleurs, à réflechir pour ceux qui l’ont déjà, surtout si vous avez déjà investi dans le season pass. Si vous voulez une version portable pour y jouer entre potes de manière nomade, la question ne se pose presque pas pour faire des Genkidama ou autres Makankōsappō dans les transports !


Crash Test PS4 XBOX ONELa genèse d’un projet fantasmé  

C’est lors de l’E3 2017 et la conférence Xbox que, Dragon Ball FighterZ a été annoncé, directement propulsé comme l’une des plus grosses attentes jeux vidéo à venir. C’est à Arc System Works qu’a été confiée cette lourde tâche mais le studio japonais n’est pas novice en la matière, réputé pour ses séries de jeux de combats Guilty Gear et BlazBlue. Les mordus de Dragon Ball étaient aux anges, tant les premières images flattent la rétine, notamment pour leur fidélité au manga originel et aux animés qui en ont découlé.

Dragon-Ball-FighterZ-gamescomC’est donc sous la forme d’un jeu de combat en 2.5D développé avec le moteur Unreal Engine 4, que Dragon Ball FighterZ se présente, à savoir des décors et personnages modélisés en 3D mais un gameplay de versus fighting sur un plan 2D. On se retrouve donc avec une formule similaire à des jeux tels que Street Fighter 5, Dragon Ball Xenoverse 2 mais surtout Marvel VS Capcom 3 avec qui il partage l’opposition d’équipes à trois personnages.

Dragon Ball Fighterz - selection personnagesD’ailleurs, Dragon Ball FighterZ propose 21 personnages jouables au début et trois autres personnages à débloquer, portant son total à 24 personnages disponibles. Certains jugeront que ce nombre est faible quand on les compare aux précédentes séries de jeux DBZ (Xenoverse, Tenkaichi ou encore Budokai) mais il faut souligner l’incroyable travail d’Arc System Works sur l’équilibrage des personnages. En effet, la totalité du roster est vraiment diversifié, avec des personnages aux styles de combats uniques et complémentaires, d’autant plus que les combinaisons sont légions avec une équipe composée de trois combattants. On pourra toujours regretter l’absence de son personnage fétiche mais n’oubliez pas que Bandai Namco réserve tout un lot de DLC pour compenser…

Une réalisation technique proche de la perfection

La première chose qu’on remarque avec Dragon Ball FighterZ, c’est sa direction artistique somptueuse. A l’aide d’animations ultra léchées, on a vraiment l’impression d’évoluer dans l’animé de la série, le studio ayant réalisé un véritable travail d’orfèvre en reproduisant certaines scènes cultes du manga/animé dans leur jeu. C’est simple, à ce niveau de qualité et de fidélité, c’est du jamais vu ! Que ce soit pendant des coups spéciaux ou certaines fins de combats, les fans s’émerveilleront sur les diverses cinématiques qui ponctueront les combats.

Outre cette fidélité aux codes graphiques de la série, on retrouve également une réalisation sonore de haute volée. Ainsi, en plus des voix japonaises originales, on retrouve l’ambiance sonore du dessin animé, que ce soit les sons d’impacts des coups, de téléportations ou de projections. En ce qui concerne les musiques du jeu, on regrettera que l’OST de l’animé ne sera disponible que pour les personnes ayant acheté le season pass. A défaut, on a le droit à des compositions originales du type Rock, pas désagréables à l’oreille mais pas très inspirés non plus.

Un jeu de baston accessible qui n’oublie pas d’être profond

Avec Guilty Gear et BlazBlue, le studio Arc System Works a prouvé tout son savoir-faire pour proposer un gameplay exigeant mais pas forcément très facile d’accès. Cela dit, Dragon Ball FighterZ a l’ambition d’être joué par tous les fans de Dragon Ball, qu’il ne fallait pas frustrer avec un jeu de combat trop compliqué. C’est avec ce leimotiv que le studio japonais a développé FighterZ pour proposer un gameplay accessible, rapidement très jouissif, n’occultant pas des systèmes de jeu plus profonds pour les pros du jeu de combat. A noter que Bandai Namco tient avec Dragon Ball FighterZ, un très bon candidat pour la scène E-Sport du jeu de baston, à travers sa richesse visuelle pour le public et un gameplay approfondi pour les compétiteurs.

Manette en main, il n’y a pas de manipulations trop complexes à réaliser, les débutants pouvant rapidement sortir des coups impressionnants sans connaître les spécificités du gameplay. Les différents personnages proposent un panel de coups variés mais limités, avec des auto-combo et des coups spéciaux qui se déclenchent à l’aide d’un simple quart de cercle + un bouton. Nous n’irons pas plus loin sur le détail des différentes manipulations mais sachez que les commandes sont assez nombreuses pour les habitués aux jeux de baston mais rapidement assimilables pour les débutants qui voudraient s’essayer au genre.

Dragon Ball FighterzDragon Ball FighterZ est sûrement le jeu de combat le plus accessible de ces dernières années, bénéficiant d’une excellente réalisation et d’une des plus grosses licences de manga qui attire de nombreux (potentiels) joueurs qui se laisseront tenter. Le jeu fait office de porte d’entrée idéale pour s’investir dans un jeu de combat remarquablement équilibré pour tous les types de joueurs : du joueur hardcore du jeu de combat qui s’acharnera à tout maîtriser , que pour le fan de DBZ néophyte. Bien entendu, cela reste à relativiser lorsque l’on se frotte au mode en ligne ou à un joueur aguerri mais le jeu reste avant tout jouissif en toutes circonstances.

Une Histoire oubliable et des modes classiques

On arrive à l’un des points noirs du jeu avec un mode Histoire proposant une nouvelle aventure malheureusement insipide, qui aura au moins le mérite d’introduire un nouveau personnage avec la cyborg C-21. Il vous faudra une dizaine d’heures pour finir les trois arcs scénaristiques du mode Histoire permettant de débloquer C-21 parmi les personnages jouables. On progresse à travers un plateau sous forme de jeu de l’oie, où il faudra avancer case par case afin de réaliser des combats qui, au début, font office de mini tutoriels. Au fur à mesure de votre progression, il sera possible d’obtenir divers bonus permanents à équiper sur vos personnages (attaque, défense, santé jauge de Ki…) pour vous aider. Seulement, l’I.A des ennemis est bien trop faible sur les premières heures pour apporter une difficulté intéressante, ces derniers faisant office de véritables punching-ball.

Dragon Ball Fighterz - C-21Malgré de jolies cinématiques, on regrettera également la qualité d’écriture globale de ce mode Histoire, que ce soit pour les dialogues ou le scénario très vite oubliable. C’est d’autant plus dommageable lorsqu’on le sait qu’Akira Toriyama a supervisé le tout, alors qu’on a l’impression d’avoir un OAV ou une fan fiction pas inspirée… Mais n’est-ce pas également le cas de Dragon Ball Super ?

En bref, ce mode Histoire est une déception pour tous les fans et joueurs qui attendaient de Dragon Ball FighterZ, un mode solo digne d’intérêt.

Vous l’aurez compris, l’intérêt de Dragon Ball FighterZ ne se situe pas sur la richesse de ses modes de jeu mais plutôt sur l’envie du joueur à progresser dans son apprentissage. Pour ce faire, les mode Arcade et Entraînement sont parfaits pour remplir cette partie du contrat même si l’on aurait aimé un peu plus d’originalité à ce niveau. A savoir que le mode Arcade se concentre sur la performance du joueur qui va devoir affronter des ennemis de plus en plus forts pour obtenir la meilleure note possible et accumuler des « zénis » la monnaie virtuelle du jeu. Cette dernière sert à acheter divers éléments de customisations (couleurs de costumes…) mais elle permet surtout de débloquer deux personnages supplémentaires, Son Goku Super Saiyan Blue et Vegeta Super Saiyan Blue.

Dragon Ball Fighterz - Son Goku Super Saiyan Blue Vegeta Super Saiyan BlueEn ce qui concerne le mode en ligne, il a connu des difficultés lors des phases de bêta ouverte mais l’expérience est maintenant optimale. Le système de Matchmaking ou les différents salons à rejoindre sont bien fonctionnels, les serveurs supportant bien la charge. Précisions que nous n’avons pas souffert de lags ou ralentissements durant nos parties en ligne même si notre connexion fibre doit bien aider.

Dragon Ball FighterZ cristallisait tant d’attentes auprès des fans depuis son annonce en 2017, la pression était grande. On peut maintenant l’affirmer, le rêve est maintenant réalité, les promesses ont largement été tenues. Il s’agit bien du meilleur jeu Dragon Ball jamais fait, bénéficiant d’une réalisation sans faille avec un soucis du détail ahurissant. Il réussit même la prouesse d’être accessible aux néophytes du jeu de combat qui prendront un plaisir immédiat, sans oublier les connaisseurs avec un gameplay profond. On regrettera cependant des modes de jeu assez classiques mais surtout un mode Histoire insipide. Reste à savoir si vous adhérez à la politique commerciale du titre (DLC avec personnages supplémentaires, l’OST original) mais ne faisons pas la fine bouche : Dragon Ball FighterZ est le jeu ultime adapté de l’oeuvre d’Akira Toriyama et même la meilleure adaptation vidéoludique d’un animé que l’on ait jamais vu !

Crash test

La note du Crash Test de Dragon Ball FighterZ sur Xbox One et PS4 est de 50€

Mais qu’est ce qu’un Crash Test ? Contrairement aux nombreux tests que l’on peut trouver, la note finale est donnée à travers un prix d’achat conseillé. Partant du prix de vente neuf constaté (54,99€ dans le cas de Dragon Ball FighterZ), Crash Test tacle là où ça fait mal et vous donne la véritable valeur d’un jeu. Pourquoi payer trop cher ses jeux vidéo ?

[DEBUG TEST] MASS EFFECT ANDROMEDA : L’HEURE DES PATCHS A SONNÉ

Aujourd’hui un article un peu spécial sur Mass Effect Andromeda.
En effet Bioware a annoncé seulement quelques mois après la sortie du jeu le 23 mars 2017 l’arrêt pur et simple des mises à jour pour le mode solo. Cette annonce est-elle un aveux d’échec ? Ou le studio a-t-il vraiment corrigé tous les problèmes rencontrés lors du lancement du jeu ?
Un an et demi après, revenons sur ce titre qui n’a pas convaincu, surtout par son optimisation à la ramasse et ses nombreux bugs.
Mais dans le fond, mérite-t-il vraiment toute cette haine ?

Mass Effect Andromeda

Changement de direction

Posons quelques bases avant de commencer. Le développement du jeu a fait face à de nombreux changements :
– nouvelle génération de console (nouveaux outils de développement)
– nouveau moteur graphique Frosbite qui remplace l’Unreal engine
– nouvelle équipe, celle de Montréal reprend la licence à la place de celle d’Edmonton.
L’équipe de Montréal ne nage cependant pas dans l’inconnu car elle assistait le studio d’Edmonton sur la trilogie originelle.
Qu’on se le dise, créer un nouvel épisode sans se mettre des fans à dos est une tâche difficile, même sans tous ces changements. Surtout que l’épisode 3 avait déjà eu pas mal de soucis avec une fin qui avait nécessité une mise à jour tant elle avait été détestée par les fans. L’équipe a donc pris le parti de raconter une histoire inédite se passant dans l’univers Mass Effect et non pas de faire une suite ou un reboot.

Une sortie chaotique

Mass effect Andromeda sort en mars 2017 et malheureusement…comment dire… une image vaut mille mots :

Une foultitude de bugs en tout genre, des visages tout sauf organiques, des expressions horribles voir flippantes, problèmes de collisions, d’animations, etc… on peut le dire, c’est une catastrophe. Je vous renvoie à l’un de nos précédents articles ici sur le sujet. Il est alors impossible de savourer ce soft à sa juste valeur tant il est injouable.

Mass Effect Andromeda, panser la plaie ne suffira pas

Partie lancée, mises à jour faites, qu’en est-il du titre aujourd’hui ?
N’y allons pas par quatre chemins, il y avait tant à faire et rappelons-le, abandonner les patchs aussi vite n’annonce rien de bon… à raison manifestement. Les visages vont du passable au médiocre selon les races, et les animations correctes mais toujours avec une rigidité assez déconcertante. Il ne sera pas rare de parler avec un personnage qui ne vous regarde pas directement et d’un coup sa tête se tourne vers vous en une frame sans crier gare ! Le mouvement de nuque étant tout sauf naturel.
Le dialogue jusque-là intéressant deviendra grotesque à cause de ces animations qui vous feront rire ou pleurer (ou les deux). On aurait presque envie d’entrer dans le jeu et lui donner une minerve à ce pauvre protagoniste. Heureusement que ça n’arrive pas trop souvent.

Mass Effect Andromeda

Dans la liste non exhaustive des bugs rencontrés :
– La musique du menu principal qui ne se coupe pas une fois la partie lancée, elle tourne donc infiniment, on recharge.
– Le bien aimé bug que tout bon gamer a connu ! Finir dans un mur, on recharge…
– Des personnages qui marchent sur place à l’infini.
Quelques autres problèmes comme les textures qui mettent un temps fou à s’afficher ou encore certains placements de caméra pendant les dialogues qui ne cadrent pas les personnes qui parlent ; un peu pénible mais au moins on ne recharge pas (ça aurait vraiment commencé à faire beaucoup là).

Vous l’aurez compris, on n’est jamais à l’abri d’un problème plus ou moins grave dans une partie.

Mais alors ! Il est bien ce Mass Effect Andromeda ou pas !?!

Andromeda est un bon jeu.

J’aime la trilogie Mass Effect, ces jeux sont cultes et resteront encore longtemps dans les annales du jeu vidéo. L’univers, la narration, l’histoire, le gameplay, les choix ont contribué à en faire de grands jeux.
Et pour autant, ils avaient des défauts, le mako du 1, l’aspect RPG moins présent dans le 2, la 1ère fin du 3…
Malgré cela les fans sont passés au dessus alors que ces choix étaient relatifs au gameplay lui-même. Est-ce que les bugs d’Andromeda m’ont empêché de passer un bon moment ? Non, loin de là.
Il faut juste comprendre que cet opus est dans l’univers Mass Effect, ni plus ni moins. Si vous cherchez un 4e épisode, passez votre chemin. Si vous pensez être obligés de le comparer à la trilogie, passez votre chemin.
Si vous passez au dessus des comparaisons et que vous aimez l’univers, vous ne serez pas déçus.

Mass Effect Andromeda

Nous ne ferons pas de CrashTest ici, il y a bien assez de tests expliquant les tenants et aboutissants du soft.
Alors oui, les premières heures de jeux sont calquées sur Mass Effect 1, cependant passé cette introduction à l’univers, l’aspect découverte est vraiment mis en avant. L’exploration est bien optimisée, c’est le but de cet Andromeda. Il fallait faire quelque chose de différent et c’est une réussite malgré tous ses défauts.
On peut d’ailleurs tout à fait relativiser sur les bugs du titre. Sachant que la durée de vie s’élève à des dizaines d’heures, devoir relancer le jeu 3 fois n’est franchement pas la mer à boire et les bugs rencontrés restent anecdotiques. On ne condamne pas un jeu pour ça tant il a à offrir à coté.
Même si les animations faciales manquent encore de fluidité, le jeu reste magnifique. Coté gameplay, la recette fonctionne toujours et les quelques ajouts (jetpack) ne sont pas désagréables. La narration est toujours bien menée même si les enjeux sont moins importants que les premiers volets (on ne peut pas sauver la galaxie à chaque fois).
C’est un bon action-RPG à la sauce Mass Effect qui vous divertira de longues heures.

Mass Effect AndromedaMass Effect AndromedaEn brefIl faut accepter de ne pas comparer Andromeda à ses ainés. Le titre vaut largement le détour, surtout quand il peut être acheté pour une vingtaine d’euros aujourd’hui. C’est une invitation au voyage réussie. Certes, cette aventure marquera moins l’univers Mass Effect que la trilogie de Shepard, mais dès lors que l’on oublie ces comparaisons inutiles, on passe vraiment de bons moments.

[CRA$H TEST] Crash Bandicoot N’Sane Trilogy est-il à la hauteur sur Nintendo Switch ?

Il est enfin là ! Le héros le plus déjanté du jeu vidéo des années 90, Crash Bandicoot, arrive sur Nintendo Switch. Après une version PS4 de toute beauté, ce portage fait-il autant honneur à la célèbre franchise de Naughty Dog ?

Pour ceux qui ne le connaissent pas, Crash Bandicoot est l’une des séries de jeux de plateforme les plus célèbres des années 90, développée, à l’époque, par Naughty Dog et éditée par Sony. Désormais, la franchise a été reprise par Activision et a eu droit à une belle mise à jour offerte par le très bon studio Vicarious Visions.

Crash bandicoot 43

Nous retrouvons donc, Crash Bandicoot N’Sane Trilogy, une version totalement remastérisée des trois opus sortis respectivement en 1996, 1997 et 1998 sur PlayStation 1. Ainsi, dès l’écran d’accueil, nous avons le choix de jouer à Crash Bandicoot premier du nom, Crash Bandicoot 2: Cortex Strikes Back ou Crash Bandicoot 3: Warped. Comme dans les versions originales, nous prenons les commandes de Crash (et Coco, sa sœur, dans certains niveaux du 3ème opus),  un marsupial déjanté ayant pour mission de déjouer les plans du diabolique Neo Cortex et ses terribles acolytes.

Crash bandicoot

Crash Souls Bandicoot

Premiers constats une fois la manette en main, le gameplay s’avère totalement fidèle aux premières versions de Crash Bandicoot. Si cela semble être une bonne nouvelle au premier abord, vous allez très vite vous rappeler que les jeux des années 90 n’étaient pas si indulgents qu’aujourd’hui. Cela ravira sans doute les fans nostalgiques de la série mais pourra rebuter les profanes.

Crash bandicoot

Nous apprécions retrouver une copie fidèle des titres, notamment leurs gameplay très exigeants. Avec cela nous y retrouvons une jouabilité rigide couplée à un level design très sévère. Là où les plus nostalgiques jubileront, les profanes rencontreront sans doute de nombreuses difficultés dues à une jouabilité datée. Par exemple, le premier Crash Bandicoot date d’une époque pré-analogique, entendez par là, avant que les sticks analogiques deviennent le standard sur les manettes de Playstation. Un détail qui pourra vous trahir dans certains passages extrêmement rotors et qui vous donneront envie de jeter votre Switch par terre.

Soyez prévenus, aujourd’hui Crash Bandicoot s’approche plus d’un Dark Souls que d’un Super Mario en terme de difficulté !

Notez d’ailleurs que même si les Joy-Con remplissent largement leur mission, on ne peut que vous conseiller de passer sur une manette Switch Pro sur certains niveaux. Vos nerfs et vos voisins vous diront merci.

Crash bandicoot

L’optimisation avant tout !

Graphiquement, Crash Bandicoot N’Sane trilogy est sans conteste en deçà des versions PS4 et Xbox One. Nous retrouvons ainsi du 720p en mode portable et du 900p en mode Tv, le tout couvert par un 30 fps (30 images par secondes ndlr) qui ne faiblit pas. Nous remarquons en conséquence que de nombreux détails, textures ou encore ombres sont beaucoup moins soignés. Plus gênant, une sorte de léger flou semble recouvrir l’écran, uniquement en mode portable. On dirait le même effet « blur » qui semblait être utilisé comme cache misère sur Xbox 360. Heureusement ce détail n’handicape en rien la jouabilité du jeu et globalement le titre d’Activision reste très propre.

Pour vous illustrer nos propos, nous vous avons sélectionné un petit comparatif de Candyland sur les principales différences graphiques qui vous attendent par rapport à la version PS4 :

Une fois la déception du downgrade passée, nous retrouvons avec joie tout ce qui a fait le succès de la licence Crash Bandicoot. Des niveaux variés et détaillés, des animations de qualité et surtout des ennemis & boss haut en couleurs.

Niveau durée de vie, rien à dire. Avec ses trois excellents jeux classiques, auxquels on peut ajouter deux niveaux « exclusifs » Future Tense et Stormy Ascent, vous allez être scotchés à votre Switch tout l’été.

En conclusion, Crash Bandicoot N’Sane Trilogy s’offre une adaptation sur Nintendo Switch très correcte. Loin d’être exempte de tout défaut, nous retiendrons surtout une finition graphique très moyenne en mode portable avec un effet flou gênant au premier abord. Heureusement, sa fluidité et sa durée de vie plus que généreuse nous font rapidement oublier ces quelques défauts. Sans casser des caisses, ce Crash Bandicoot aura surtout le mérite de vous accompagner partout où vous irez.

Crash test

LA NOTE DU CRASH TEST DE CRASH BANDICOOT N’SANE TRILOGY SUR NINTENDO SWITCH EST DE 19,90€

Mais qu’est ce qu’un Crash Test ? Contrairement aux nombreux tests que l’on peut trouver, la note finale est donnée à travers un prix d’achat conseillé. Partant du prix de vente neuf constaté (environ 35 € dans le cas de Crash Bandicoot N’Sane Trilogy), Crash Test tacle là où ça fait mal et vous donne la véritable valeur d’un jeu. Pourquoi payer trop cher ses jeux vidéo ?

[CRA$H TEST] Mario Tennis Aces : Enfin un bon jeu de tennis en 2018 ?!

Après le très décevant Tennis World Tour, c’est avec beaucoup d’appréhension que nous reprenons notre raquette pour Mario Tennis Aces sur Nintendo Switch. Est-ce vraiment une si mauvaise année pour les jeux de tennis ?

La tâche n’est pas mince pour Mario Tennis Aces, qui fait suite à un Ultra Smash sur Wii U plutôt décevant et surtout, une pauvreté de titres du genre sur toutes les plateformes actuelles. Le jeu nous propose donc de prendre notre raquette et de nous plonger dans un univers sportif à la sauce Super Mario. Nous retrouvons ainsi 16 personnages directement issus de la licence, allant de Mario à Bowser, en passant par Yoshi, Peach et bien d’autres. Chacun d’entre eux possède son style de jeu, allant du plus complet comme Mario, à des styles plus précis comme Boo qui aura un jeu plus fourbe avec des coups spéciaux différents. A cela, nous pouvons ajouter des personnages supplémentaires accessibles via nos différentes participations aux tournois en ligne.

Mario Tennis Aces

Mario Tennis Party ?

Nous retrouvons un mode Aventure où nous devrons secourir notre bon vieux Luigi pris par une terrible malédiction de tennis. Pour cela nous devons évoluer dans différents univers et enchainer les mini-jeux et combats de boss. Ces derniers prendront la forme de pseudo match de tennis où nous devrons user de nombreuses techniques et stratégies pour en venir à bout.

Mario Tennis Aces

A défaut d’être long, le mode Aventure reste extrêmement plaisant et permet surtout de découvrir toutes les subtilités du gameplay. On déplorera juste un enchainement de mini-jeux dont la difficulté n’est pas vraiment bien équilibrée. Il n’est ainsi pas rare de bloquer sur une épreuve intermédiaire et d’enchainer sans difficulté des matchs plus décisifs.

Mario Tennis Aces

Le mode Tournoi est plutôt réussi même si nous aurions aimé avoir plus que trois compétitions en mode local. Fort heureusement le mode en ligne rallonge énormément la vie du soft. Les parties que nous avons pu faire en ligne se sont avérées plutôt stables, le jeu bloquant l’accès à la partie si la connexion est trop mauvaise. En théorie, cela devrait nous éviter des partie en lignes remplies de lags (ralentissements ndlr), cependant certaines d’entre elles passent encore entre les mailles du filet.

Aussi simple que profond

Mario Tennis Aces

Côté gameplay, Mario Tennis Aces nous a conquis ! Proposant une prise en main arcade très accessible au premier abord, le jeu laisse rapidement place à la technique et la stratégie nécessaire pour gagner un match. Vous devrez ainsi enchainer les lifts, slices, amortis et smashs pour tromper votre adversaires. En parallèle, une jauge de puissance se remplie à chaque coup puissant et vous permettra, le cas échéant, de balancer une attaque spéciale. MAIS celle-ci ne vous garantie pas le point; votre adversaire peut en effet user de son pouvoir spécial pour l’intercepter tout en risquant de briser sa raquette et ainsi perdre le point. Vos raquettes disposent d’une barre de vie et peuvent donc se briser si vous ne parvenez pas à suffisamment bien intercepter les coups puissants. Et bien sûr, lorsque toutes vos raquettes sont brisées, vous êtes obligé de déclarer forfait.

Mario Tennis Aces brille également par ses graphismes soignés, sans être exceptionnels, le peu d’aliasing et surtout sa fluidité à 60 FPS à toute épreuve en mode portable et télévision.

Quid des Joy-Con

Mario Tennis Aces

En plus d’utiliser vos Joy-con en mode manette classique, portable ou à deux, vous pouvez les utiliser comme des Wiimotes. C’est à travers le « Mode Dynamique »  que le jeu nous permet d’utiliser nos fameux pads comme des raquettes de tennis. Malheureusement, nous n’avons pas vraiment réussi à apprécier ce mode tant les mouvements sont imprécis. S’agit-il des limites dans l’utilisation des Joy-Con ou un problème qui sera corrigé par un futur patch ? L’avenir nous le dira.

En conclusion Mario Tennis Aces est un excellent jeu de tennis arcade au gameplay plus profond qu’il n’y parait. Ainsi la petite durée de vie de son mode histoire est rapidement rattrapée par son mode Tournois en ligne qui promet des heures de matchs effrénés. Nous aurions cependant apprécié un mode Aventure plus équilibré et un mode tournois local plus riche en contenu. Pour finir, quel soulagement de voir que nous avons droit à un jeu de tennis digne de ce nom en 2018, bien au-dessus d’un Tennis World Tour ou AO International Tennis. Merci Nintendo !

Crash test

LA NOTE DU CRASH TEST DE MARIO TENNIS ACES SUR NINTENDO SWITCH EST DE 39,90€

Mais qu’est ce qu’un Crash Test ? Contrairement aux nombreux tests que l’on peut trouver, la note finale est donnée à travers un prix d’achat conseillé. Partant du prix de vente neuf constaté (49,90€ dans le cas de Mario Tennis Aces), Crash Test tacle là où ça fait mal et vous donne la véritable valeur d’un jeu. Pourquoi payer trop cher ses jeux vidéo ?

[CRA$H TEST] STATE OF DECAY 2 : The boring dead

Undead Labs remet le couvert en nous servant State Of Decay 2, mélange de survie et de gestion après le passage d’une apocalypse zombie(sque). Il ne sera pas question ici de dézinguer du zouzou à tout va mais plutôt d’agir avec prudence car la mort rôde à chaque tournant. State Of Decay premier du nom, jeu sans prétention provenant de l’ancien Xbox Live Arcade, avait séduit la communauté de joueurs même s’il était imparfait. Cet épisode 2 a-t-il corrigé les défauts de son aîné ? Prenons un peu de temps et notre meilleur crayon…batte de baseball pour vous répondre.

State of decay 2

Une fois la partie lancée, on nous propose de choisir le binôme de personnages que l’on veut incarner. Ils possèdent chacun leurs caractéristiques et une histoire unique. Nous avons opté pour le duo Christian et Amber, respectivement le père et la fille.
Arrivés dans un camp militaire supposé sécurisé, mais au final gangrené par les infectés, un petit tutoriel nous explique les bases du gameplay s’avérant plutôt simple : fouiller, s’accroupir pour plus de discrétion ou encore utiliser des armes de fortune pour se débarrasser des quelques récalcitrants. Très vite on fait la connaissance de deux autres protagonistes, Tompson et Mun (dans notre cas). Nous prenons une voiture afin de partir de cette zone hostile ayant servie de prologue au jeu.

State of decay 2

Home sweet home

 Nous arrivons donc en ville, espace de survie, de fouille et bien évidement remplie de nos chers zouzous. Une fois la première maison trouvée et nettoyée, on s’y installe avec notre équipe dans le but d’y passer des jours paisibles. Mais avant de se la couler douce, il y a fort à faire pour endiguer le virus de la « Peste Sanglante » (on y reviendra). Encore quelques didacticiels afin de présenter la gestion de base et des ressources, ceux-ci ont tendance à parfois être trop envahissants ou au contraire inexistants… On se débrouille quand même pour construire une infirmerie et une tour de guet. À partir de ce point de départ, une mission nous invite à nous rendre à un poste d’observation qui affichera ensuite les points d’interêts sur votre carte pour trouver d’éventuelles denrées nécessaires au bon fonctionnement de votre camp. Et c’est là tout le principe du jeu, la survie.
Vous devrez accumuler sans cesse nourriture, soins, carburant ou encore matériaux de construction. Vous ferez donc des virées en ville pour fouiller le moindre bâtiment et trouver de gros sacs remplis de précieuses marchandises pour ensuite les ramener à votre logis, repartir en chercher, et les ramener encore, et encore, et ainsi de suite…
C’est rapidement très répétitif tant la consommation est excessive; on passe notre temps en ville pour un menu butin. De plus, des événements durant votre absence (comme des bagarres) peuvent amener un protagoniste à puiser dans vos réserves sans votre consentement…ce qui peut s’avérer frustrant quand vous venez à peine de faire le plein.
State Of Decay 2 réitère dans une voie réaliste de la survie, chacun des membres ayant ses petits problèmes qu’il faudra régler allant de la dépression à la contamination. C’est dommage car l’ambiance est bonne mais obscurcie par ces aller-retours rébarbatifs.

Plus Petit point sur l’ambiance qui est une véritable réussite. Les musiques composées par Jesper Kyd (Hitman 1, 2, contract, Blood Money ou encore Freedom Fighter ndlr) collent parfaitement à l’atmosphère du jeu, elles vous accompagneront au fil de vos épreuves avec brio. La composition puise beaucoup dans les standards cinématographiques actuels du genre comme The Walking Dead pour ne citer que lui. Avec des sonorités lancinantes et mélancoliques parsemées d’envolées qui invitent à la bravoure, la bande originale est certainement l’une des meilleures de ces dernières années concernant les jeux de zombies. Un régal auditif.

State Of Decay 2, des communautés à gérer

Les rapports entre les personnages au sein de votre clan sont votre priorité. Vous aurez souvent des quêtes uniques à effectuer en prenant le contrôle de l’un ou l’autre allant d’une virée d’adolescente ayant le besoin de se défouler à un autre protagoniste qui souhaite aider des personnes rencontrées il y a peu. Plus vous prenez un personnage, plus son niveau et ses capacités augmenteront, vous pourrez alors le spécialiser dans une compétence, voire le désigner comme chef. Certains personnages seront plus aptes à s’occuper d’un jardin fraichement construit dans votre base et d’autres plus enclins au combat en ville, etc…
Vous pouvez aussi faire des missions de communautés qui amélioreront vos rapports ou l’inverse, en fonction de vos choix, elles deviendront alors hostiles envers vous. Certains PNJ vous appelleront à l’aide et si vous les aidez, ils vous rejoindront probablement. Gestion oblige là encore, il faudra s’occuper des personnes blessées et de leur moral sous peine qu’ils s’en aillent s’ils sont laissés à l’abandon.
Malheureusement on a du mal à s’identifier aux personnages tant ils sont des clichés ambulants du genre apocalyptique… on a l’adolescente capricieuse, le militaire borné, le bon samaritain, etc… et il arrive que personne n’ai de quête à faire, vous obligeant à chercher des ressources sans réel but ni motivation.
Car tout le problème est là ! La plupart du temps on fait des actions sans vraiment connaitre l’utilité de celles-ci… ce qui finit par nous apprendre que la fin du monde…en réalité… c’est chiant.

State of decay 2

 Les Menus… vraies tares de State Of Decay 2. Que ce soit votre inventaire, celui de votre maison ou ceux de vos constructions, rien n’est clair. Même au bout de quelques heures de jeu on n’arrive pas à prendre d’automatismes ou naviguer simplement. Par exemple : pour vous équiper d’une grenade il vous faudra vider votre sac entièrement puis prendre la grenade en premier ou deuxième afin qu’elle soit affectée à une touche en jeu ! Alors qu’un simple bouton « déplacer » au sein de l’inventaire aurait suffi… Autre hérésie totale, l’action « prendre » et « équiper » ne sont pas les mêmes touches, on perd un temps fou à confondre X et A pour une action qui au final est similaire, sauf qu’on n’a pas mis l’objet au bon endroit dans l’inventaire… Et je ne vous parle pas de changer d’arme si celle que vous avez s’est brisée en plein combat… Ces menus sont une plaie.

Plus Pour ce qui est de la gestion de la base, c’est plutôt réussi. La construction est limpide et il ne faut pas hésiter à détruire un bâtiment afin d’en bâtir un autre. Il faudra constamment essayer de maintenir un moral stable, une menace pas trop élevée et toujours avoir des réserves d’avance. Cet aspect gestion est bien optimisé, avec la possibilité d’avoir des avant-postes pour récolter des ressources quotidiennement.

State Of Decay 2

La Peste Sanglante

 Ça et là, vous aurez des nids de Peste Sanglante à détruire. Une fois la tâche accomplie le jeu sera terminé, vous pourrez enfin rebâtir un monde sans infection. Plus vous détruirez de nids, plus les suivants se renforceront, pensez donc à mieux vous équiper au fur et à mesure. Les « zouzous sanglants », facilement reconnaissables car maculés de sang rouge vif, sont les seuls à pouvoir vous transmettre le virus ; des soins fabriqués en amont seront précieux pour ne pas perdre l’un de vos coéquipiers. Rappelez-vous que toute mort est définitive et que le game over arrive si tous vos personnages succombent.
Ces phases de combat ont tendance à devenir très fouillies quand beaucoup de zombies vous attaquent, de plus la caméra s’affole souvent dans les endroits exigus.
Coté bestiaire, là encore State Of Decay 2 fait dans le classicisme, en plus des zombies de base, on a l’habituel zouzou rapide, le gros sac à PV, celui qui explose, un autre qui hurle pour attirer les hordes, etc… on aurait aimé avoir des surprises avec des idées plus « exotiques ».

PlusPour finir, vous pouvez parcourir l’aventure à 4 et dès lors, tout devient plus fun ! Le jeu est pensé pour la coop, les parties deviendront alors beaucoup plus drôles et la répétitivité sera moins apparente.
Ndlr : le patch day one a résolu un certain nombre de problèmes relatifs au gameplay, nous n’avons pas fini dans un rocher au cours de notre partie : Undead Lab a fait du bon travail là dessus.

 State Of Decay 2 n’est pas un mauvais jeu, il est juste imparfait. On salue le soin apporté sur l’ambiance générale, principalement appuyé par une musique qui colle parfaitement à l’atmosphère. La gestion de la base et des ressources est simple et complète et se maîtrise assez bien passé quelques heures de jeu. Cependant on ne peut pas passer à coté de la redondance des tâches ainsi que de la répétition globale des missions et quêtes. Le jeu a du mal à impliquer le joueur, une narration bien plus poussée est souhaitable pour l’identification aux personnages et leur péripéties… ici, juste un tas de clichés beaucoup trop vus et une narration qui peine à exister.
Reste un soft correct qui sort du défouloir habituel zombie en étant plus axé survie et gestion. Il manque peu de choses pour en faire un bon jeu, peut-être dans un éventuel State Of Decay 3 ?

Crash test

LA NOTE DU CRASH TEST DE STATE OF DECAY 2 SUR XBOX ONE ET PC EST DE 16€

Mais qu’est ce qu’un Crash Test ? Contrairement aux nombreux tests que l’on peut trouver, la note finale est donnée à travers un prix d’achat conseillé. Partant du prix de vente neuf constaté (27,99€ dans le cas de State of Decay 2), Crash Test tacle là où ça fait mal et vous donne la véritable valeur d’un jeu. Pourquoi payer trop cher ses jeux vidéo ?

[CRA$H TEST] Tennis World Tour : le Top Spin du pauvre ?

Les jeux de tennis ne sont plus légions depuis quelques années mais la balle jaune est de retour sur consoles à l’occasion de la quinzaine de Roland Garros. Sept ans après Top Spin 4, Tennis World Tour devait être son héritier spirituel, sonnant le retour en forme des simulations vidéoludiques de tennis. Jeu set et match ?

Présenté comme la relève par des « vétérans de Top Spin » issus du studio 2K Czech à l’origine de la licence, Tennis World Tour bombait le torse avant sa sortie. Profitant d’une période propice à la communication avec les tournois de Wimbledon et surtout Roland Garros, nous avions hâte de taper la balle virtuelle pour retrouver des sensations oubliées depuis trop d’années.

A la manière de nos français sur le circuit depuis des années, Tennis World Tour cristallisait beaucoup d’attentes mais s’est vite effondré. Que ce soit dans son gameplay daté, sur son moteur physique trop faible ou encore son contenu famélique, trop de points négatifs viennent entachés le tableau des scores.

Gamejeu, set et match

Abordons le sujet du gameplay par le premier point visible : son manque de punch ! Les échanges et impacts de balles sont terriblement mous, on s’ennuie ferme manette en main. Dans les faits, il s’agira de gérer la puissance de frappe et leur timing associé, sans oublier le déplacement de votre joueur sur le court de tennis. On se rend vite compte que cette boucle de gameplay offre une prise en main facilement maîtrisable mais diablement redondante, en plus d’être molle. On notera tout de même que la palette de coups propose les classiques du genre, du coup droit à l’amorti, en passant par le slice et la volée. Egalement, nous avons la fâcheuse impression que le jeu bride nos gestes sur certaines balles, stoppant net notre joueur dans sa course. Inversement, nous sommes parfois surpris d’arriver à toucher, par miracle, des balles qui se trouvent clairement à un mètre de notre raquette.

Tennis World Tour 6

A ce constat, nous déplorons que l’effet simulation visé par Tennis World Tour souffre de beaucoup trop d’incohérences pour fonctionner. En effet, au fur et à mesure que les échanges gagnent en intensité, nous nous retrouvons confrontés à une difficulté totalement inattendue et déstabilisante. Tout d’abord les animations, parfois hachées, de nos adversaires peuvent nous tromper sur leurs prochains coups. Egalement, le fait que le jeu décide par lui-même d’exécuter un coup différent de celui souhaité par le joueur, et cela car il estime très certainement que celui-ci n’est pas « faisable ». Nous comprenons le parti pris sur ce dernier point, notamment lorsque nous savons que le jeu se veut être une simulation. Malheureusement, cela provoque au contraire de l’incompréhension et de la frustration.

Des graphismes en terres (a)battues et un racket sonore

On peut d’emblée le remarquer dès l’écran de sélection mais Tennis World Tour ne brillera pas par sa réalisation technique comme ça a pu être le cas autrefois de ses illustres ancêtres devenus références du genre (Virtua Tennis sur Dreamcast et Top Spin sur Xbox en tête). On regrettera surtout des animations indignes de cette génération, une direction artistique trop criarde et saturée en couleurs, donnant un rendu bien loin de l’effet simulation souhaité. Au rayon des bons points, on soulignera tout de même une gestion de la lumière agréable, à défaut de transcender l’expérience technique globale du soft.

Tennis world tour 4

Côté modélisation de joueurs, le rendu est également de bonne facture. Nous reconnaissons aisément les 24 joueurs licenciés du jeu tels que Federer, Monfils, Agassi et bien d’autres. Nous regrettons cependant le manque cruel d’émotion sur les visages qui, dans certaines phases de jeu, n’aide vraiment pas à l’immersion du joueur.

Tennis World Tour 98

Qui dit jeu de sport, dit aussi commentaires. Autant vous dire que vos oreilles vont saigner ou plutôt, que votre cerveau va vous supplier d’adopter une autre méthode pour égayer vos matchs. C’est à Guy Forget que l’on doit ces commentaires mal joués, soporifiques et souvent non adaptés à la situation. On ne vous parle même pas de l’absence (quasi) totale de réactions du publics, rendant les parties aussi ennuyeuses qu’un dimanche après-midi devant un match de Tsonga prenant un Kinder Bueno entre deux volées.

Une belle Carrière nous attendait et pourtant …

Outre les matchs classiques d’exhibition pour le contenu solo, on retrouvera un mode carrière « sympa »…sur le papier. Avec 24 joueurs sous licence (Monfils, Federer…), on regrettera toutefois des absents dommageables tels que Nadal, Djokovic et Andy Murray (sans compter le casting féminin ndlr).

A première vue, le mode carrière donne plutôt envie avec la gestion poussée de son argent, de son coach et surtout de son emploi du temps. Ainsi, vous avez le choix mois par mois de vous entraîner, pour améliorer vos compétences générales (ou à débloquer en cours de match) ou disputer des matchs pour gagner plus d’argent et monter dans le classement. Chaque choix impactera votre jauge de forme qui vous poussera à user de stratégie, du moins pour ne pas vous retrouver complètement épuisé avant un tournoi important.

Tennis World Tour 312

Cependant, une fois la manette en main, les défauts s’accumulent. L’éditeur de personnage tout d’abord qui s’avère bien daté avec seulement 10 modèles masculins et féminins prédéfinis. On a l’impression d’avoir affaire à un éditeur sous PS2 (Playstation 2 ndlr), sans trop d’options, à l’heure où la plupart des jeux de notre époque proposent un système de personnalisation complet et fun. Cela se ressent même sur vos adversaires qui ressemblent à une armée de clones dont on aurait juste changé une caractéristique (tenue, couleur de peau…) pour maintenir l’illusion.

L’intérêt de la carrière en prend également un coup lorsque nous constatons qu’il est impossible de modifier la difficulté, ce qui nous oblige à subir de nombreux premiers matchs simples et rébarbatifs. Petite bonne note pour finir, les tournois présents dans le jeu qui, à défaut de disposer de licences officielles, restent agréables à faire et suffisamment variés.

 

Vous l’aurez vite compris, Tennis World Tour est une déception surtout compte-tenu du boulevard qu’il semblait avoir face à l’absence de jeu de tennis depuis trop d’années. Nous avons l’impression que son éditeur, Breakpoint, a décidé de sortir le jeu à la hâte pour correspondre au calendrier de la balle jaune (Wimbledon/Roland Garros), en dépit de se laisser le temps pour le peaufiner. Résultat, nous nous retrouvons avec un jeu qui rate presque tout ce qu’il entreprend. Même si nous espérons que les prochaines mises à jour redresseront la barre, Tennis World Tour passe complètement à côté de son match sur Xbox One, PS4 et PC.

Crash test

LA NOTE DU CRASH TEST DE TENNIS WORLD TOUR SUR PS4, XBOX ONE ET PC EST DE 9,99€

Mais qu’est ce qu’un Crash Test ? Contrairement aux nombreux tests que l’on peut trouver, la note finale est donnée à travers un prix d’achat conseillé. Partant du prix de vente neuf constaté (54,99€ dans le cas de Tennis World Tour), Crash Test tacle là où ça fait mal et vous donne la véritable valeur d’un jeu. Pourquoi payer trop cher ses jeux vidéo ?

[CRA$H TEST] AGONY : VOYAGE AU BOUT DE L’ENFER ?

Agony : projet Kickstarter lancé en 2016, avec à sa tête MadMind studio, créé pour l’occasion par Tomasz Dutkiewicz. Ce survival-horror a pour but de nous offrir une virée dans un enfer torturé, angoissant et dérangeant à souhait. Le studio Polonais lance un financement participatif et dès lors, l’équipe nous met le sang à la bouche… Le projet remplit largement sa campagne (182642$ pour 66666$) et le chantier commence. Alors, après ces deux ans de développement, réelle agonie ou petite hémorragie ?

Agony

Apocalypse, profondeurs et tortures

Dès le premier temps de chargement, le ton est donné… Ici, pas d’astuces ou autres rappels de touches, mais des passages de textes religieux et une frise jonchée de cadavres mutilés qui se calcinent à l’avancée de celui-ci ; charmant. Une brève cinématique nous explique que nous sommes morts, en enfer et que notre seul espoir de nous en sortir est de trouver la déesse rouge. C’est parti. Le studio semble vouloir rester vague sur l’histoire afin que nous puissions la découvrir par nous-même. On se familiarise vite avec les touches, il y a très peu d’action : courir, s’accroupir, ramasser des objets et retenir sa respiration. Agony pose les bases avec une atmosphère pesante parsemée de morbide ; on sent que la tâche va être ardue.

Agony

Première porte, première énigme ! On est bien dans un survival-horror : avancer ne sera jamais facile… Il faudra collecter divers objets, chercher des signes pour ensuite les peindre avec du sang… Pour vous aider, vous avez la possibilité de faire apparaître un orbe qui vous indique le chemin, mais en nombre limité. Des salles de sauvegarde seront à activer et elles ne fonctionneront plus toutes les trois morts, il faudra alors les réactiver. Dans le cas contraire, retour au checkpoint précédent. Vous êtes prévenus : Bienvenue en Enfer.
Bien entendu, les développeurs ont intégré un système pour échapper à la mort : quand elle survient, vous prenez la forme d’une âme et pouvez prendre possession des martyrs à votre portée. Pensez à bien les repérer sur votre chemin car la distance que vous pouvez parcourir dans cet état est là encore une fois limitée. Les screamer ne sont pas trop présents et bien pensés.
Les énigmes sont trop simples et répétitives. On peut désactiver les limitations d’orbes et sauvegardes dans les options du jeu, et c’est tant mieux car le système s’avère frustrant.

Agony

Agony « Long et dur est le chemin qui de l’enfer conduit à la lumière »


Un level design claustrophobique pour une réalisation angoissante. Tout ici suinte, respire la souffrance et la folie… Le titre porte bien son nom. Des niveaux sinueux aux chemins multiples, à vos risques et périls. Les développeurs ont précisé qu’ils ne donnaient pas de limites à leur imagination. On parcourra des salles jonchées de cadavres, de scènes apocalyptiques, de personnes vouées à la damnation éternelle et bien plus… Nudité et gore sont des choses auxquelles vous devrez être préparés en jouant à Agony. Par exemple : vous serez amenés à voir des hommes entièrement nus crucifiés ou encore d’autres fabriquant des murs avec des bébés à tête d’adultes (oui-oui) en guise de ciment, mignon !
Les inspirations religieuses et artistiques ne manquent pas, la plupart des créatures que vous rencontrerez ressemblent à des cadavres exquis.
Certains endroits vous permettent de marcher verticalement, voire à l’envers. Ces phases auraient pu être intéressantes mais ne s’avèrent être qu’un effet de style où nous n’avons rien à faire à part avancer bêtement.
On arrête vite d’être curieux sur les scènes présentées une fois passé le niveau 1, le jeu mise sur de la surenchère gore plutôt que d’essayer de se montrer artistique sur la durée.

 La discrétion et la furtivité sont de mise ici. Vous n’avez pas d’arme, même les torches, que vous pouvez trouver sont à double tranchant car elles attirent les monstres. Vous cacher et retenir votre respiration sera votre meilleure option.
À noter que vous pourrez faire progresser votre personnage. Un arbre très simple de compétences est mis à votre disposition : 3 axes principaux pour améliorer le bruit que vous faites, le temps durant lequel vous retenez votre respiration et une meilleure résistance aux attaques. Vous devrez trouver des fruits défendus à l’allure pour le moins incongrue afin d’utiliser un point dans une desdites compétence.
On regrette certains pattern d’ennemis qui sont souvent sans queue ni tête. On aurait apprécié que le bestiaire soit plus varié, humains comme démons. Mais le problème principal réside dans le fait que souvent on ne voit rien, l’effet de flou étant trop fort à partir de quelques mètres, on aura tendance à monter la luminosité de l’écran, ce qui casse l’ambiance.

Agony

L’Unreal Engine 4 n’est pas optimisé : aliasing, clipping, textures variables et quelques chutes de framerate sont à prévoir. Heureusement que le jeu possède une bonne atmosphère pour rattraper un peu le tout, mais qu’on se le dise, ça pique les yeux.
Nous espérons que le studio délivrera rapidement des patchs pour corriger ces défauts.

Mention spéciale pour les ambiances sonores qui sont une vraie réussite. Cet écho omniprésent dans tous les bruitages donne une réelle sensation d’éternité abyssale. L’atmosphère vous laisse (presque) nauséeux quand vous sortez d’une partie. Le casque et une salle plongée dans le noir sont de rigueur pour une immersion totale.
Dommage, là encore pas mal de soucis techniques : des scripts se répètent ou pire, ne se lancent pas…

Agony

Une production triple 6

 Malheureusement le soft souffre d’un manque évident de finitions… Lors du test, blâmer MadMind studio pour des détails aurait été de mauvaise foi car le temps de développement pour accoucher d’Agony n’était pas énorme (2 ans) avec une équipe seulement composée de 9 personnes. Mais le constat est là : finir dans les murs, les problèmes de doublage, lancements de scripts… L’accumulation de ces bug finissent par réellement nuire à l’expérience.
De plus, au cours de l’aventure, un chargement a planté, et dès lors… impossible de relancer la partie… On a eu beau tout faire, le titre ne voulais plus rien savoir. Reste à espérer que nous avons eu un cas isolé. Un Far Cry 2 bis serait malvenu… mais si ! (Rappelez vous du bug des 73% !… ndlr) Une nouvelle partie a été relancée et le problème est survenu une deuxième fois au même endroit. C’est la bête noire de ce Agony, il ne brille pas par son optimisation.
Vous comprendrez donc qu’il est difficile de parler de l’évolution de l’histoire et des personnages ainsi que de la fin du jeu… Des fins du jeu d’ailleurs, car les succès indiquent qu’il y en a plusieurs ! Dommage…

Agony

Pour finir, sachez que vous avez 3 modes de jeu :
– Le mode « histoire » réparti sur 4 niveaux. En plus de l’objectif principal, vous pouvez y dénicher des secrets, collectibles et bonus. À la fin de chacun d’entre eux, un tableau récapitule vos faits.
– Le mode « agonie » : sorte de mode « challenge » qui vous met au défi d’aller le plus loin possible dans un niveau généré aléatoirement avec une difficulté grandissante au fur et à mesure. La mort arrête la partie.
– Le mode « succube » vous propose d’incarner une…succube. Pour garder le contrôle de la créature, il vous faudra terrasser les martyrs durant votre quête.

Agony montre une vision de l’enfer intéressante et peut par moments faire ressentir la damnation à son paroxysme. Les bruitages sont particulièrement réussis : plaintes, pleurs, cris, râles… On recommande une immersion totale dans le noir et au casque pour la sensation d’echo, superbe idée.
Cependant ne vous attendez pas à une révolution coté gameplay car nous sommes dans de l’horreur old-school et les mécaniques ainsi que les graphismes sont d’un autre temps. Le jeu sait se montrer dérangeant, à peine angoissant mais certainement pas terrifiant.
En plus de tous ces défauts inhérents au jeu il y a ces satanés bug… difficile de juger positivement avec ça. L’équipe de MadMind studio étant consciente du problème, espérons que leurs correctifs seront efficaces rapidement.
Pour conclure, on aura davantage la sensation de s’être fait un petit bleu qui passera en quelques jours que la réelle révolution horrifique qu’on nous avait promis.Crash test

LA NOTE DU CRASH TEST DE AGONY SUR XBOX ONE EST DE 10€

Le patch day one nous a permis de reprendre notre partie où nous l’avions arrêtée et a corrigé certains problèmes sonores. Il reste encore un bout de chemin avant que le titre soit optimisé complètement. Par contre pour ceux qui ne possèdent pas de connexion internet et qui comptent prendre le jeu en version boîte, passez votre chemin… c’est un 0€ pointé sans les mises à jour.

 

Mais qu’est ce qu’un Crash Test ? Contrairement aux nombreux tests que l’on peut trouver, la note finale est donnée à travers un prix d’achat conseillé. Partant du prix de vente neuf constaté (34,99€ dans le cas de Agony), Crash Test tacle là où ça fait mal et vous donne la véritable valeur d’un jeu. Pourquoi payer trop cher ses jeux vidéo ?

[CRA$H TEST] Dark Souls Remastered : Mods payants pour consoles de salon

Vous connaissez ces moments où l’on sait qu’on va souffrir mais la tentation est trop forte et on y retourne ? Avec Dark Soul Remastered c’est un petit peu la même chose.
Ce retour aux sources à la sauce HD 60 fps est-il toujours aussi bon que l’original ?

Dark Souls Remastered

Sorti, il y a maintenant sept ans, Dark Souls a marqué toute une génération de joueurs, par sa difficulté et son exigence. Tout ceux qui ont joué à un opus de la licence savent de quoi l’on parle. Peu de checkpoints, un gameplay terriblement punitif, le tout dans des environnements sombres et labyrinthiques. Ça vous revient maintenant ? Non ne partez pas tout de suite vous réfugier dans le coin de la pièce en PLS, car Dark Souls est bien de retour et il est en forme.

Pour ceux qui ont effacé ce traumatisme de leur mémoire ou ne l’ont pas encore subi, Dark Souls est le premier épisode d’une trilogie d’Action-RPG à la troisième personne. Vous incarnez un héros « mort-vivant » qui devra braver de multiples dangers, éliminer les seigneurs déchus, pour au final sauver son âme.

Dark Souls Remastered

L’important pour avancer dans le jeu est d’apprendre… de ses erreurs… plusieurs fois. Concrètement, pour venir à bout de certains passages et surtout de la plupart des boss vous devrez vous battre, mourir, recommencer, mourir, mourir et mourir. Nous avons dit que vous risquiez de mourir ?
Mais c’est pourtant bien de ça que le titre de FromSoftware tire sa sève, l’accomplissement après tant de frustration rend le succès encore plus fort et marquant pour les joueurs.

Un coup de main technique

Premier constat en commençant une partie, le travail fait sur le graphisme est plutôt propre, sans être transcendant (les visages sont toujours aussi inexpressifs). Les textures sont beaucoup moins grossières et baveuses que dans l’original, ce qui rend la lecture et l’appréciation de l’environnement plus facile. Promis c’est la première et dernière fois que l’on utilise ce mot.

Dark Souls remastered

A cela on ne peut qu’apprécier la fluidité qui est bien au rendez-vous sur PS4 (en 1080p) et PS4 Pro (en 4K), passant de 30FPS à 60FPS. Elle sert d’ailleurs en grande partie le gameplay, notamment dans les phases de combat où le timing fait littéralement la différence entre la vie et la mort. A noter que nous avons ressenti de légères latences sur PS4 classique lors des combats dantesques et des grosses explosions.

Le multijoueur se voit également enrichi et passe de 4 à 6 joueurs en PVP, le tout avec un matchmaking stable et équilibré côté niveau et armes.

Un remastered aux allures de mods payants pour consoles de salon  

Autant vous le dire tout de suite, Dark Souls Remastered n’est pas un nouvel opus mais bien simplement une version remasterisée du jeu sorti en 2011. Avec lui, nous retrouvons le même gameplay, les mêmes limites/lourdeurs de déplacement, un système de lock pas évident ou encore des roulades dont l’efficacité reste plus de discutable.

Dark Souls remastered

En somme, la version qui nous est présentée ici reprend tous les mods PC, corrige des bugs et optimise l’expérience de jeu, les graphismes, sans oublier l’HUD. C’est là une de nos déceptions. Si vous avez déjà goûté à ce premier Dark Souls sur PC, cette version ne pèsera finalement pas lourd face aux mods disponibles gratuitement sur la plateforme.

Seuls les joueurs, s’étant (ou pas) déjà cassés les dents sur la version console en 2011, profiteront d’une réelle évolution notable. Une sorte de compilation payante des mods PC, avec en bonus le DLC Artorias of the Abyss.

DLC Artorias of the Abyss

From Software nous propose ici une excellente et ultime version de Dark Souls premier du nom. Alors qu’elle permettra aux joueurs consoles de (re)découvrir cet opus dans des conditions optimales; son intérêt pour les joueurs PC est plus discutable. Outre le fait d’avoir une version complète, la quasi-totalité de son contenu et de ses optimisations est disponible depuis plusieurs années via des mods gratuits.

Crash test

LA NOTE DU CRASH TEST DE DARK SOULS REMASTERED SUR PS4, XBOX ONE ET PC est de 30€

Mais qu’est ce qu’un Crash Test ? Contrairement aux nombreux tests que l’on peut trouver, la note finale est donnée à travers un prix d’achat conseillé. Partant du prix de vente neuf constaté (34,99€ dans le cas de Dark Souls Remastered), Crash Test tacle là où ça fait mal et vous donne la véritable valeur d’un jeu. Pourquoi payer trop cher ses jeux vidéo ?

 

 

[Crash Test] Hyrule Warriors: Definitive Edition est-il de taille sur Nintendo Switch ?

Après une sortie initiale, il y a 4 ans, sur Wii U et un passage sur la Nintendo 3DS, Hyrule Warriors débarque sur Nintendo Switch en Définitive Edition. Que vaut ou plutôt combien vaut cet ultime portage sur Switch ?

Après le MCU, le Zelda Game Universe

Commençons ce test par un avertissement. Si vous vous attendez à une histoire en cohérence avec les différents jeux Zelda, vous allez être … surpris. En quelques mots, vous retrouverez de nombreux personnages de la célèbre licence sans que cela n’ait de sens avec les opus déjà sortis. Comme dans beaucoup de musô (genre mêlant Hack’n Slash et Beat’em all), ils sont là pour justifier les énormes scènes de batailles et le scénario plutôt simpliste que voici : Nous retrouvons le Royaume d’Hyrule déchiré entre les factions de la lumière et celles des ténèbres. Vous devrez ainsi combattre la terrible sorcière Cya et l’empêcher d’ouvrir les portes du temps.

Hyrule Warriors: Definitive Edition

Pour cela vous pourrez prendre les commandes de près de 29 personnages différents, des classiques Link, Zelda, Sheik ou Impa, aux plus surprenants tels que le leader Goron, Darunia, la princesse Zora, de Fay, l’esprit de l’épée sacrée ou encore Machaon la collectionneuse d’insectes de Twilight Princess, qui sait se défendre. Chaque personnage dispose d’une arme, de ses attaques et surtout de ses coups spéciaux. Un nombre qui limite la dimension répétitive du jeu. Vous pourrez également faire évoluer vos personnages via leur arborescence respective qui évolue au fur et à mesure de votre avancée dans le jeu et des matériaux que vous ramassez après chaque combat. Cela vous permettra de débloquer de nouvelles attaques et combos biens utiles en combat.

Côté graphisme, Hyrule Warrior est très propre et conserve une fluidité exemplaire, même lorsque l’écran est saturé d’ennemis. Seul les gros monstres engendrent de petits ralentissements à l’écran, mais rien de bien gênant. Petit bémol sur les cinématiques qui ne sont visiblement pas taillées pour la résolution HD.

Hyrule Warriors: Definitive EditionL’univers est également varié et plaisant. Hyrule Warriors nous propose de prendre part à d’immenses batailles au sein de 9 environnements cultes de la licence tels le palais du crépuscule de Twilight Princess, le volcan d’Ordinn de Skyward Sword, encore le lac Hylia et bien d’autres.
Vous pourrez ainsi arpenter ces niveaux en solo ou en coop et cela en mode TV ou nomade. Même s’il est possible de jouer à deux avec un Joy-Con sur le (petit) écran de la Switch, nous vous conseillons d’opter pour le confort de votre télévision. Côté manette, vos doigts vous remercieront de privilégier l’utilisation des deux Joy-con ou d’une manette Switch Pro.

Aussi long que répétitif

Côté durée de vie, cette Definitive Edition fait largement le job. Entre l’énorme mode Avendure, le mode Ganon en passant par les nombreux défis, c’est une trentaine d’heures de jeu qui vous attendent. Sans oublier le mode Légende qui reste une excellente introduction au jeu, avec près de 18 missions scénarisées.
Cependant le gameplay très « beat’em all » est extrêmement répétitif à la longue et en laissera sans doute beaucoup. Heureusement, l’évolution des personnages et les combats avec les boss rattrapent quelque peu la faiblesse du genre. Ces derniers vous obligeront à user d’une stratégie adaptée pour en découvrir le point faible et en venir à bout.

Hyrules warriors

Sans surprise Hyrule Warriors Definitive Edition est fidèle à ce que l’on pouvait attendre de lui. Il nous sert un contenu gargantuesque avec ses nombreux modes de jeu, ses 9 niveaux d’anthologies et ses 29 personnages jouables. Ce qui offre une excellente durée de vie, le tout sur une Nintendo Switch qui ne faiblit (quasiment) jamais, autant en nomade qu’en mode TV.
Nous retiendrons le défaut du genre Musô qu’est la répétitivité des combats, ainsi que les légers ralentissements que nous avons pu constater. Si vous cherchez un bon défouloir – dans l’univers de Zelda – à amener partout avec vous, Hyrule Warriors Definitive Edition est fait pour vous.

Crash test

La note du Crash Test d’Hyrule Warriors Definitive Edition sur Nintendo Switch est de 40€.

Mais qu’est ce qu’un Crash Test ? Contrairement aux nombreux tests que l’on peut trouver, la note finale est donnée à travers un prix d’achat conseillé. Partant du prix de vente neuf constaté (49,99€ dans le cas d’ Hyrule Warriors Definitive Edition), Crash Test tacle là où ça fait mal et vous donne la véritable valeur d’un jeu. Pourquoi payer trop cher ses jeux vidéo ?

[CRASH TEST] God of War : un viking ayant mal digéré le Tzatzíki ?

God of War PS4 a la lourde tâche de réinventer une série très codifiée. Le pari des équipes de Sony Santa Monica a-t-il été tenu ? Voici notre divin verdict.

Cinq ans après le dernier opus God of War 3 sorti initialement sur PS3 avec un remastered sur PS4, on retrouve le légendaire Kratos. Ce dernier avait été (presque) laissé pour mort, jonché de sang et de remords, après son épopée grecque qui l’aura vu défier les Dieux de l’Olympe dont son père, Zeus. On ne va pas revenir sur le passé du Kratos grecque mais nous vous conseillons cette vidéo du Youtubeur JeanBaptisteShow qui résume bien la saga homérique de notre chauve préféré (désolé Agent 47).

God of War Kratos

Kratos et la hipster attitude

Les vestiges d’un passé antique

On retrouve un Kratos au physique bourru et à la barbe saillante, au royaume nordique de Midgard en compagnie de son fils Atreus. Il n’y a pas trop d’explications sur son arrivée soudaine dans ces terres désolées où le froid règne et après ses quelques péripéties survenues huit ans plus tôt dans la Grèce Antique. Pas d’inquiétude, quelques références seront bien présentes tout au long du jeu sans toutefois être trop explicites sur les tenants et aboutissants de ce revirement de situation.

Dans une superbe séquence d’introduction dramatique et pesante, on découvre le nouveau Kratos, avec une nouvelle caméra positionnée à l’épaule façon Resident Evil 4, ce qui change radicalement des précédents opus en terme de mise en scène. Cette nouvelle dramaturgie en place, la quête principale de ce duo père/fils est dévoilée: respecter la dernière volonté de leur défunte bien aimée Faye (femme/mère vous l’aurez compris) en disposant ses cendres au sommet de la plus haute montagne.

god of war intro
Beauté divine !

Qui dit nouvelle caméra, dit nouvelle mise en scène, le studio Santa Monica a clairement réussi un tour de force en conservant les codes de la série tout en les modernisant. On a toujours un personnage fort, un registre mythologique et épique, des combats dantesques mais le tout est plus profond, plus poussé pour véritablement s’inscrire comme le meilleur God of War jamais produit. A commencer par sa beauté qui claque d’emblée la rétine, God of War est un exemple pour tous les studios : que ce soit sur PS4 Pro (en mode Performance ou Résolution) ou surtout sur PS4 normale, cet épisode reste incroyablement magnifique, à mettre au panthéon des jeux de cette génération, aux côtés d’Horizon Zero Dawn. Il s’avère surtout extrêmement fluide compte-tenu de tous les détails qu’il peut y avoir à l’écran, que ce soit sur l’affichage d’effets de particules, de lumières ou des ennemis. Certes, ce n’est pas du 60 FPS mais le framerate du jeu n’est pas pris à défaut pour autant, relevant d’une maîtrise technique incroyable à ce niveau de production.

Si on veut chipoter sur les graphismes, on pourra trouver que le rendu de l’eau n’est pas optimal comparé au reste du jeu mais ce serait vraiment faire un mauvais procès d’intention sur cette partie technique plus que maîtrisée…

Au delà de l’aspect purement technique réussi, on ne passera pas sous silence la direction artistique qui n’est pas en reste. Au cours de notre quête, Kratos et Atreus vont parcourir de multiples environnements, ne se cantonnant pas aux régions enneigées mais à des contrées plus luxuriantes qui raviront vos yeux par leurs couleurs chatoyantes. Pour des raisons évidentes de spoils, nous n’irons pas plus loin dans la description de ces lieux mais sachez que les paysages ne seront pas monotones, changeant de saison en fonction de votre avancée dans la quête principale.

god of war environnementPour les puristes, il est possible de désactiver la plupart des éléments du HUD (ndlr: l’ensemble des informations affichées à l’écran) pour en profiter pleinement, sans mentionner l’arrivée prochaine du mode Photo pour immortaliser vos clichés.

C’est à travers le royaume de Midgard et ses 9 environnements, que vous aurez l’occasion de naviguer dans ce monde (semi) ouvert, construit à la manière d’un MetroidvaniaEn parlant de construction de l’univers, parlons brièvement du level design de ce God of War, s’inspirant d’un certain Bloodborne, une autre exclue Sony PS4 au passage. A la manière du titre de From Software, Kratos naviguera (littéralement) à travers le HUB central de Midgard, afin d’atteindre diverses contrées, parfois entravées par certains obstacles qui seront débloqués au cours de votre progression.

Disons le donc de manière frontale mais God of War n’est pas un open world comme un Zelda Breath of the Wild pour citer LA référence du moment. Il vaut mieux prévenir car la frustration peut parfois se faire sentir face à l’envie de traverser tel ou tel chemin simplement obstrué par un arbre ou un pauvre rocher. Et ce, en dépit du fait que Kratos est un monstre de puissance qui peut tout détruire sur son passage, façon Hulk sous amphets. Il est important de le préciser car certains joueurs pourraient se sentir décontenancés face à ce dirigisme qui est malgré tout, au service de la narration et de l’expérience du joueur. Ce n’est pas pour autant (trop) scripté, on ne va pas cracher sur ce level design semi ouvert qui est une franche réussite pour réinventer la série qui en avait besoin !

Naughty God of War, une narration à la hauteur

C’était l’une de nos craintes lorsque les premières previews tombaient, que ce God of War allait maladroitement s’inspirer de la narration de The Last of Us avec son duo Ellie/Joel, mainte fois saluée par les joueurs et la critique. Certes, on peut retrouver des similitudes à la maestria scénaristique orchestrée par Naughty Dog à qui l’on doit aussi la saga Uncharted mais ce God of War possède sa propre âme scénaristique. Les doutes s’envolent assez vite quand on découvre le subtil cocktail narratif que l’on nous propose, mêlant de la brutalité, des doutes, de l’émotion ou encore de l’humour.

Forcément, la relation père/fils et le rapport à la paternité de Kratos est le fil conducteur de cet opus. On n’échappe pas au cliché du père ultra paternaliste trop bourru qui doit élever son rejeton à la dure. En même temps, le passé de Kratos est assez mouvementé pour justifier cette attitude mais on regrettera certaines réactions ou justement, non réactions de notre chauve barbu à divers moments.
Toutefois, la galerie de personnages qu’ils vont rencontrer permettra de faire évoluer cette relation de manière assez crédible, surtout sur la fin où les révélations permettent d’atténuer ce sentiment de relation paternaliste déjà trop vu. On a notamment apprécié les deux frères nains (Brok & Sindri) qui par leur personnalité distincte et opposée, apportent une bonne fraîcheur à la narration mais surtout, Mimic pour son humour et ses anecdotes croustillantes ! Ce personnage qu’on vous laissera découvrir sans plus de spoils, apporte une narration « dynamique » très appréciable car ses dialogues ponctueront vos découvertes et enrichiront le récit global de l’aventure.

god of war brok sindriAu delà de la quête principale qui est de très grande qualité, réservant une fin riche en révélations, on ne voulait pas passer sous silence les quêtes annexes. Elles sont à conseiller, ce qui est important de préciser car ce n’est malheureusement pas souvent le cas dans ce genre de production AAA. Certes, nous ne sommes pas au niveau d’un Witcher 3 mais elles sont assez bien écrites pour prolonger la quête principale et surtout, donner plus de corps à ce nouvel univers qu’on découvre. Car ce God of War aborde donc la mythologie Nordique faite de Ragnarok, Valhalla ou encore du Serpent Jörmungandr, changeant radicalement l’ambiance par rapport aux précédents opus. Nous ne sommes pas des experts mais à priori, God of War PS4 est plus proche et respectueux de la mythologie Nordique que ne pouvait l’être les précédents épisodes avec la mythologie Grecque.

La métamorphose de God of war, du Beat’em all à l’Action RPG

Ce reboot de God of War marque aussi un système de combat plus poussé qu’a l’accoutumé, piochant, encore une fois, du côté de Dark Souls/Bloodborne. De ces productions, on prend par exemple le système d’esquive, de contre ou encore le craft sur lequel nous reviendrons plus tard.
On garde bien entendu un aspect beat’em all frénétique qui caractérise la série mais avec une profondeur bien plus intéressante et tactique dans les combats. Par ailleurs, les QTE qui étaient l’essence des précédents God of War, sont plus ou moins oubliés dans cet épisode, sauf dans certaines cutscenes à la manière d’une production Telltale Games ou Quantic Dream. Pas d’inquiétude, il y a toujours des exécutions sanglantes et très bien mises en scènes, pour renforcer le brutalité des combats.

God of war Combat

On remarque d’emblée un gros feeling sur l’impact des coups qui font ressentir une véritable puissance, notamment grâce à la hache « Leviathan » de Kratos que l’on peut projeter et faire revenir comme un boomerang. Kratos a donc troqué ses lames du chaos pour le combo hache/bouclier, sans oublier le combat à mains nues qui permettra de remplir plus rapidement une jauge d’étourdissement des ennemis afin d’effectuer une action contextuelle du type QTE. C’est surtout l’utilisation de son fils comme partenaire qui constitue la grosse surprise de ce système de combat, renforçant bien évidemment le fil conducteur narratif père/fils.  En effet, Atreus sera un véritable coéquipier, vous aidant au combat en corps à corps de manière autonome mais surtout avec ses flèches, bien pratique pour distraire les ennemis pour mieux les surprendre avec Kratos. Dans les faits, le joueur donne les ordres à Atreus par le biais d’une touche afin de lui indiquer l’ennemi ou l’élément à viser avec son arc. Cela servira aussi de mécanique pour récupérer des objets ou résoudre des énigmes.

Petit point noir en revanche concernant Atreus, on pourra reprocher que ce dernier d’être invincible en combat, donnant un côté « cheaté » à ce personnage. Toutefois, cela est compréhensible en termes de game design car si Atreus était vulnérable, il pourrait se comporter comme un boulet que Kratos devrait protéger, apportant une frustration chez le joueur.

god of war atreusCertains joueurs pourront éprouver une certaine gène quant au faible nombre d’armes disponibles mais nous trouvons qu’avec la profondeur du gameplay, elles sont amplement suffisantes pour s’essayer à des combos très impactant (switch des armes et mains nues, combats à distance, compétences, synergie avec les runes etc…).

Le renouveau du gameplay se situe également sur l’intronisation de mécaniques RPG qui pullulent dans les jeux AAA de cette génération. Dans God of War, cela se caractérise dans l’amélioration de son équipement par le biais d’armes à sertir de runes, de pouvoirs à utiliser en combat ou tout simplement de l’amélioration de ses compétences et caractéristique par le biais de la montée en expérience. Il va falloir adapter son approche de combat en fonction des ennemis car il faut gérer leurs spécificités élémentaires, en choisissant le bon combo d’armes et de compétences pour les terrasser. Pour des raisons de spoils, nous n’iront pas plus loin sur les mécaniques qui régissent ces bases élémentaires mais sachez que la hache de Kratos représente la glace et qu’elle ne sera pas efficace face à des ennemis du même type. En parallèle, il sera possible de choisir divers types de flèches pour Atreus, afin d’avoir différents effets sur les ennemis mais surtout pour résoudre des énigmes et puzzles au cours de votre progression

Ces divers éléments RPG sont donc une véritable bouffée d’air pour la licence God of War même si on aurait peut être aimé un crafting un poil plus intéressant et plus d’équipements à dénicher au cours de son exploration.

On ne vous cachera pas que les premières heures de jeu pourront s’avérer douloureuses pour appréhender ce nouveau système de combat assez dense. La faute à des commandes pas très intuitives et à un rodage nécessaire pour maîtriser le gameplay mais on notera qu’il est possible de changer le mapping des commandes dans les réglages (ce que l’on vous conseille, notamment pour les anciens joueurs).

Ton interface à la mer de désolation

Parlons de quelques points fâcheux dans ce God of War quant on aborde la question de son interface. En effet, on regrettera la relative lisibilité de la carte du jeu qui aurait gagné à être plus claire et parlante pour le joueur. Dans le même ordre d’idée, on met beaucoup de temps à apprivoiser les menus pour améliorer ses compétences, même si on s’y habitue sur le long terme. L’ergonomie des menus n’est donc pas idéale, surtout sur l’aspect crafting qui peut être une tannée, notamment pour retrouver les éléments de craft épiques/légendaires si on veut platiner le jeu.
Avant l’application de la grande quantité de patchs survenus sur God of War depuis sa sortie, il y avait un grand problème sur la taille des textes dans les menus, rendant leur lisibilité compliquée. Heureusement, les réglages permettent maintenant de corriger cette errance de développement qui était handicapante.

Enfin, on fustigera le système de voyages rapides qui ne l’est pas tant que ça. Il est souvent bridé en fonction de son avancée dans le scénario principal de jeu et peut s’avérer fastidieux à utiliser. En réalité, il cache un habile système de chargement pour…charger les éléments qui constitueront l’endroit où vous vous rendrez. Ces pseudo « temps de chargements » seront néanmoins l’occasion d’enrichir la narration du jeu, en écoutant des dialogues qui sont intéressants pour encore mieux comprendre l’univers et l’histoire du jeu.

La voix des Dieux

Abordons la partie sonore du jeu. Tout comme la réalisation graphique, on est dans le très haut du panier, avec une OST épique composée par Bear McCreary. Tous les thèmes du jeu que ce soit le thème principal ou celui de Kratos, sont très bien travaillés et variés, accompagnant idéalement votre aventure.

En point d’orgue, l’excellent sound design du jeu, chaque impact étant magnifiquement retranscrit et la spatialisation du son très bien diffusé sur votre home cinéma ou votre casque. Toutefois, nous avons remarqué quelques problèmes de sous mixage des voix dans certaines cutscenes. Elles sont parfois trop faibles par rapport aux musiques de fond, ce qui gène la compréhension des dialogues par moment. Est-ce un problème de notre configuration lors de notre test ou un véritable défaut qui sera corrigé dans un patch ?

Enfin, parlons rapidement de la VF qui est très bonne même si la VO restera un cran au-dessus, notamment par l’interprétation de Christopher Judge, l’acteur de Teal’c dans Stargate SG-1. Il possède une voix rauque d’outre tombe qui sied à merveille au personnage de Kratos. On pourrait même regretter que la VF sacrifie la traduction du fameux « Boy » qui est devenu un meme célèbre mais qui au-delà de la blague, change la perception que l’on peut avoir de la relation entre Kratos et son fils Atreus.

 

Les équipes de Sony Santa Monica ont plus que réussi leur pari de refondre God of War à travers un reboot conservant l’ADN de la licence que l’on connait depuis ses débuts en 2005. Empruntant des idées de gameplay à des titres majeurs (Resident Evil 4, Bloodborne, Darks Souls…), God of War en 2018, est un exemple de mise en scène avec son plan séquence tenu tout du long, mêlé à une narration maîtrisée, sans toutefois atteindre la maestria d’un Naughty Dog. Sa durée de vie colossale (entre 25-30 heures pour la quête principale et plus du double pour le 100%) promet une aventure riche en rebondissements avec le duo Kratos/Atreus qui rencontreront une galerie de personnages attachants et voués à évoluer tout le long de votre quête. Enfin, God of War est un monstre de beauté et d’optimisation, une vitrine technique pour Sony et sa PS4 qui ont accouché d’un divin enfant. Il est l’élu, incontestablement le meilleur jeu du genre à l’heure actuelle, touché par la bonté divine malgré quelques errements.

Crash test

La note du Crash Test de God of War sur PS4 est de 50

Mais qu’est ce qu’un Crash Test ? Contrairement aux nombreux tests que l’on peut trouver, la note finale est donnée à travers un prix d’achat conseillé. Partant du prix de vente neuf constaté (54,99€ dans le cas de God of War), Crash Test tacle là où ça fait mal et vous donne la véritable valeur d’un jeu. Pourquoi payer trop cher ses jeux vidéo ?

[Critique] Avengers Infinity War : Pourquoi je me suis laissé convaincre ?

Avengers Infinity War, ce dernier opus du MCU (Marvel Cinematic Universe) a fait évoluer (légèrement) mon regard sur cette monstrueuse machine à sous. Mais quel est le nouvel ingrédient secret de Marvel ?

Avengers Infinity War m’a fait quelque chose, et je ne m’y attendais pas. Habituellement, dans le monde merveilleux des Avengers, les super héros font des blagues toutes les 30 secondes, roulent des mécaniques et gagnent quoi qu’il arrive. Mais ici, la donne est différente. Les héros sont désunis, le vilain écrase Thor et Hulk dans les cinq premières minutes du film et pour couronner le tout, Thanos est l’un des méchants les plus charismatique et envoûtant, pour ne pas dire humain, de ces dernières années.

Avengers Infinity War Thanos

En effet, Les Avengers ne sont plus que l’ombre d’eux même et ils font face à la plus grande terreur de tous les temps : Thanos. Cet être infâme qui veut ramener l’équilibre dans l’univers en y tuant la moitié des être vivants. Et pour arriver à son but il compte s’emparer d’un immense pouvoir : les pierres d’infinités. Il y en a six, dont deux sur Terre. Avec elles, il peut contrôler l’espace, le temps et la réalité.

Avengers Infinity War Thanos

Pourquoi ce changement de point de vue ?

Après cette joyeuse présentation, on se rend compte que le film prend un aspect plus noir et dramatique que ses prédécesseurs. Malheureusement, l’humour et l’ironie restent bien trop présents à mon goût en particulier chez Tony Stark et Star Lord. Un point négatif pour les deux personnages qui en pâtissent et sonnent faux au milieu d’un jeu plus noir et sérieux pour les autres. Mais le film prend tout de même un tournant scénaristique plus sombre. Il garde l’esprit de la saga mais réussi un virage bienvenu dans cet univers à bout de souffle (et de bonne blague).

Avengers Infinity War Les gardiens de la galaxie

Mieux que DC comics ?

Un parallèle intéressant avec DC comics, qui a pris dès le départ ce côté plus noir et sérieux mais n’a jamais réussi à transformer l’essai. Alors que les Avengers commencent à retourner leur veste avec plus de réussite. Un exemple à suivre peut-être ? Car DC comics, en essayant de se prendre trop au sérieux, s’est pris les pieds dans le tapis. Après tout, ce ne sont que des super héros. Marvel l’a bien compris et le tourne même en ridicule (l’idée arrivant à son paroxysme avec Deadpool). Aujourd’hui, Avengers Infinity War essaye de ramener un peu de sérieux dans un univers trop fun et cool #kikoolol. Et ça paye !

Effectivement, Avengers Infinity War a fait plus, en quatre jours au box office ($857,531,270), que Justice League ($657,924,295) pendant toute son exploitation en salle…

Avengers Infinity War

Tout n’est pas parfait au pays de Marvel

Attention, le film n’est pas pour autant exempt de tout défaut. En effet, il s’adresse à un large public et doit faire des concessions pour attirer à la fois des jeunes et des moins jeunes. On pense notamment au junior de la bande : Spider-Man, un peu trop déluré dans son rôle d’ado juvénile idolâtre d’Iron Man.

Avengers Infinity War est une cascade de scènes d’action qui laisse à peine au spectateur le temps de respirer. De plus, l’histoire avance à petit pas et ne révolutionne pas le genre. On ne lui en voudra pas pour autant, la saga n’est pas connue pour son côté narratif travaillé. Nous savons tous en entrant dans la salle pourquoi nous sommes là : Voir Hulk écraser Loki comme une poupée de chiffon après avoir détruit la moitié de New-York.

Avengers Infinity War thor vs jhulk

En conclusion, Avengers Infinity War plaira aux fans et pourra même convertir quelques récalcitrants à se laisser emporter par le film. En particulier, grâce à une fin des plus surprenantes, mais en même temps extrêmement logique et impactante. Elle apporte au film un aspect à la fois poétique et dramatique, des ingrédients indispensables à une grande saga. Je ne pensais pas utiliser ces deux qualificatifs pour parler de Marvel un jour. Comme quoi tout change… Même Marvel ? On vous dit ça au prochain épisode.

[CRITIQUE] Rampage : une série B(lockbuster) catastroph(ique) ?

Rampage est à la base, un jeu vidéo sorti dans les années 80 qui était plus qu’oubliable. Cette adaptation avec Dwayne Johnson l’est-elle aussi ? Voici notre avis

Rampage (Hors de contrôle) est une adaptation de la licence vidéoludique du même nom, sortie en 1986 par l’intermédiaire de Midway en Arcade et sur diverses consoles (Atari 2600,Master System…). Ne passons pas par quatre chemins, c’était un jeu vidéo médiocre, qui n’avait pour lui que son concept, à savoir incarner des monstres géants qui affrontent l’armée pour finalement détruire les bâtiments de la ville. Il était décérébré, assez jouissif pour son époque car il était agréable d’y jouer à plusieurs. Cela dit, son gameplay était oubliable, ses graphismes grossiers et sa « replay value » (ndlr: la rejouabilité) totalement absente dépassée la découverte.

rampage jeu videorampage affiche

Cette adaptation de Rampage  prends les mêmes protagonistes que la licence du jeu vidéo éponyme : « George », un gorille à la King Kong, « Lizzie », un reptile à la Godzilla, et « Ralph », un loup-garou géant.

On peut d’ores et déjà se demander la nécessité d’avoir acheté la licence pour la Warner Bros ? On va dire qu’elle était pas chère et qu’elle allait parler à un public de nostalgique des années 80 qui font le bonheur de la Pop Culture actuelle (Vous avez dit Ready Player One ?).

Rampage : Hors de Contrôle est réalisé par Brad Peyton (San Andreas, Voyage au centre de la terre 2), produit par Beau Flynn et aussi par son acteur principal : Dwayne Johnson AKA The Rock, acteur phare de série B à Hollywood depuis de nombreuses années. On se rappellera notamment qu’il a joué dans le film Doom au cinéma, une licence qui va d’ailleurs connaître une nouvelle adaptation…(erf).

Quoi qu’il en soit, on se doute bien que ce Rampage ne va pas jouer sur la finesse de son scénario : suite à des expériences scientifiques secrètes menées à des fins obscures dans l’espace, une réserve naturelle basée à San Diego, va voir une partie de ses animaux touchée par d’étranges mutations…Par la suite, ces derniers vont être attirés par l’intermédiaire d’ultrasons, un habile stratagème (lol) des « méchants » qui avaient tout prévu, ce qui va occasionner du bordel en ville.

Sur cette base, on s’attend à un film qui ne va pas se prendre la tête et assumer son côté « bébête » pour nous en mettre plein la vue. Seulement, l’ennui pointe souvent le bout de son nez au cours de ces deux heures. Pourtant ça commençait bien avec Davis Oyoke (Dwayne Johnson) et la découverte de son duo avec le gorille albinos surnommé George, ainsi que la bande de scientifiques qui l’accompagnera durant son périple. Sauf que non, on va vite oublier ces autres personnages, pour lui coller un autre sidekick assez insipide, le Dr Kate Caldwell (Naomie Harris), trop cliché et dont on ne ressent pas l’alchimie. Pour les méchants, on est en roue libre totale sur l’acting et sur l’écriture, tant ces derniers sont clichés et stupides au possible, alors qu’ils sont censés avoir un minimum de jugeote pour assouvir leur sombre dessein. On ne passera pas sous silence la prestation (non) remarquée de Jeffrey Dean Morgan qui cabotine, comme souvent, acteur reconnu pour son rôle de Negan dans la série The Walking Dead, ou encore dans la peau du Comédien dans Watchmen.

Jeffrey Dean Morgan rampageLe comble de Rampage est que l’on s’attend à voir des destructions et des combats dans tous les sens, seulement la plupart des actions se situent en dehors de la ville, ne donnant pas le souffle épique attendu. On rappelle que c’est le réalisateur Brad Peyton derrière la caméra, ce réalisateur à qui l’on doit le film catastrophe San Andreas, qui à défaut d’être original, était efficace dans ses séquences de destructions grand spectacle.

Dans Rampage, ce n’est malheureusement que trop rarement le cas. On retiendra tout de même son dernier quart d’heure, exposant une scène de combat spectaculaire, fonctionnant bien mais qui ne sauve pas pour autant les trous d’air du film, provoquant de l’ennui chez le spectateur. On est à mi chemin entre du Godzilla, du San Andreas ou encore dans du Jurassic World pour son ambiance parodique/série B. A noter que le film se permet des traits d’humour assez lourdingues sur le papier mais qui fonctionnent très bien, il en aurait fallu plus à notre sens. De manière générale, cette adaptation manque de fun et se perd parfois dans des enjeux premier degré qu’il aurait dû oublier, pour n’assumer que son aspect parodique et décalé. Toutefois, on soulignera qu’il ne s’agit pas ici d’un divertissement familial mais d’un divertissement tout court. Car il y a du sang montré à l’écran, de l’humour graveleux et certaines scènes « osées » qui prêtent bien à sourire pour le spectateur amateur de retournements de situations caucasses.

rampagePour l’aspect technique, c’est mitigé. Sur les trois créatures, on retiendra la très bonne motion capture du singe albinos qui peut faire penser à La Planète des Singes, au bon design du lézard « Godzilla » mais on fustigera le loup qui a un mauvais rendu. Les effets d’explosions ne sont pas exempts de tout reproche mais ils font globalement bien leur effet.

Rampage gif

Au final, Rampage est un nouveau film du Dwayne Johnson Show Universe, jouant comme à son habitude de ses mimiques, de sa carrure et de sa bonhomie, rien de plus. On ne voulait pas un scénario poussé, loin de là mais un film plus assumé, plus fun, avec plus de scènes de destructions impressionnantes pour nous scotcher à notre siège. Reste que le film est efficace dans son ensemble pour un film de divertissement grand public et peut même se payer le luxe de faire une « bonne » adaptation d’une licence de jeu vidéo. En même temps, vu le postulat vidéoludique de base me direz-vous…

The Rock is back avec son charisme et ses nouveaux animaux de compagnie Kong / Godzilla / « Croc Blanc », pour un résultat mitigé mais divertissant pour peu que l’on ne soit pas trop regardant sur ses défauts visibles et ses longueurs.

La note PopCorn Game pour Rampage – Hors de contrôle : 3/5

[CRITIQUE] American Crime Story – The Assassination of Gianni Versace : Notre avis sur la saison complète

American Crime Story :The Assassination of Gianni Versace, s’attaque au meurtre du célèbre couturier italien assassiné en 1997 devant sa maison à Miami.

Créée par l’excellent Ryan Murphy, à qui l’on doit notamment American Horror Story ainsi que Glee, cette série revient sur les faits divers médiatiques des années 90 ayant marqué toute une génération. Nous avons eu droit à une première saison, The People v. O. J. Simpson, qui nous a présenté avec brio l’affaire ultra-médiatisée du procès d’OJ  Simpson, star afro-américaine, accusé d’avoir violemment battu sa femme et son petit ami à mort. Elle se focalisa surtout sur l’imbroglio juridique dû à une pression médiatique et culturelle inédite à l’époque. Le tout avec un cynisme et une mise en scène plus qu’appréciable.

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Un casting incroyable

Le casting de cette seconde saison est une nouvelle fois impressionnant, Murphy ayant pris des acteurs de talent dont la ressemblance avec les personne réelles est tout simplement troublante. Nous retrouvons ainsi Edgar Ramirez, Darren Criss, Penélope Cruz et Ricky Martin dans les rôles respectifs de Versace, Andrew Cunanan, Donatella et Antonio D’Amico, compagnon du célèbre couturier. Nous tenons encore à saluer l’interprétation de Darren Criss qui campe un monstre, mythomane et mégalo au visage d’ange, totalement bluffant du début à la fin.

Les origines du mal

Dès les premières minutes, nous mettons les pieds dans le plat en assistant au meurtre de Versace, sans plus d’explication, comme si vous veniez d’allumer votre télévision le 15 juillet 1997.

Après cette belle introduction, servie par l’excellente bande originale de Mac Quayle, s’en suit un plongeon dans les passés respectifs d’Andrew Cunanan et Versace. Nous comprenons très vite que le meurtre de ce dernier n’est qu’un point d’accroche et l’épilogue d’une terrible histoire commencée plus de 10 ans auparavant. La construction et la chute d’un véritable sociopathe qui voulait avant tout marquer l’Histoire …

Le récit est découpé en retour progressif dans le passé et nous introduit les faits marquants en premier, pour ensuite revenir sur la genèse de ces derniers. Par exemple, il nous présente la fin d’un chapitre, la mort d’une des victimes, pour ensuite nous détailler ce qu’il s’est réellement passé.
Une réalisation très intéressante, qui permet de nous surprendre et d’attiser en permanence notre curiosité tout au long des épisodes. Nous comprenons ainsi ce qui a pu motiver cette folie, comment les autorités ont traité l’affaire et avec un certain cynisme, pourquoi Andrew Cunanan n’avait pas l’air d’être si inquiet durant sa course meurtrière. Pour rappel des faits, il a tué Jeffrey Trail, un ancien militaire, puis David Madson, un jeune architecte, Lee Miglin, un magna de l’immobilier âgé de 72 ans, William Reese et Gianni Versace. Nous nous rendons rapidement compte que derrière la mort de Versace se cache un plus gros sujet : le mépris dans lequel vivaient les homosexuels dans la société américaine des années 90. The Assassination of Gianni Versace nous balance au visage l’inégalité et l’indifférence naturelle avec laquelle a été traitée cette communauté.

Inspirée par le livre de la journaliste Maureen Orth, Vulgar Favors, Andrew Cunanan, Gianni Versace, and the Largest Failed Manhunt in U.S. History (1999), American Crime Story : The Assassination of Gianni Versace suit parfaitement le ton de la série tout en proposant une narration totalement différente de la première saison. Malgré nos craintes, elle parvient à conserver son regard critique envers la société, les autorités et les médias, le tout avec une mise en scène et un scénario toujours aussi décapants.

5 sur 5

5 sur 5

[CRITIQUE] Game Night : Non merci, je reste chez moi

De Fight Club à The Game (David Fincher), en passant par Eyes Wide Shut, le film se targue de références de hauts niveaux. Mais arrive t-il à se hisser à la hauteur de ses pairs ?

Avant de répondre à la question replaçons l’histoire de Game Night.

Un couple fou de jeux de société reçoit la visite du frère du mari, un playboy qui a réussi dans la finance. Celui-ci, a toujours été meilleur que son frère. D’ailleurs, la compétition nuit à la fertilité de notre héros (Jason Bateman) car il est trop stressé.

Son frère, interprété par Kyle Chandler (Demain à la une ndlr), décide de mettre la barre plus haut. Il prépare une soirée exceptionnelle où le plateau du Monopoly est remplacé par un jeu de piste grandeur nature avec des acteurs. Mais vous vous en doutez, rien ne va se passer comme prévu…

game night acteurs

Je commence donc par répondre à ma première question. Attention suspense ! Et la réponse est :

“J’ai trouvé, le Colonel Moutarde, dans la cuisine, avec le chandelier”

  • Mon premier est aussi gros que les références du film ou bien de ce qui se trouve en plein milieu de votre magnifique bouille.
  • Mon second est le synonyme de mecs, que vous invitez à votre poker night, bien entendu.
  • Mon troisième est aussi tiré par les cheveux que l’histoire de ce film. Ou, c’est tout simplement un synonyme de cheveux débutant par la lettre T.
  • Mon tout est une mauvaise réponse, too bad.

charade

Vous en conviendrez, je suis un peu laconique. Tout l’inverse du film d’ailleurs. Explicitons au travers d’un exemple.

Exemple (je reprends juste le leitmotiv du film : je te le dis, je te montre, je te le redis juste au cas ou… you dumb bitch).

Un personnage du film sort cette réplique « On se croirait dans le film Eyes Wide Fight Club » pour appuyer les références précitées. Bien qu’à de nombreuses reprises des allusions, visuelles et orales, sont faites à ces deux grands films. Un défaut qui montre l’estime qu’ont les réalisateurs vis à vis du spectateur. Le comble pour un film dont le titre est Game Night et dont le scénario se veut un jeu de piste.

game night

On est loin d’Agatha Christie

Car le film n’est en rien ce qu’il prétend. Que nenni les amis ! Je vous le dis, on nous arnaque. Et ce malgré un petit début sympathique, avec la présentation du couple en mode accro au jeu et à la compétition. Malheureusement, tout ceci n’est qu’un prétexte pour un enchaînement de gags sans réel intérêt. Qui plus est, les rebondissements sont plus farfelus les uns que les autres.

Pour preuve nous pouvons prendre l’une des scènes du film où l’actrice principale (Rachel McAdams alias Annie) essaye de retirer une balle du bras de son mari, qu’elle a elle-même blessé, soit dit en passant.

game night Rachel McAdams

La jeune femme tente donc pendant 2/3 min de retirer la balle, scène censée être hilarante, mais qui ne touche en rien ma corde sensible d’humoriste improvisé et soûl de fin de soirée (pourtant le public visé, enfin j’imagine).
Donc, après ces 3 minutes interminables, on se pose la question : va t’elle sortir la balle ?! Eh bien non. Car, retournement extraordinaire de situation, même moi je ne l’avais pas vu venir, c’est vous dire. Elle s’exclame alors “Oh tu as été touché deux fois”.

Sous nos yeux ébahis apparaît un second trou. Et le mari d’ajouter : “Mais non c’est le trou de sortie”. Il fallait oser. Je suis mort de rire, je me roule entre les sièges, je m’étouffe de plaisir.

Voilà un petit exemple parmi une pléthore qui me permet d’affirmer, une fois encore, que la fontaine a vu clair dans le jeu de nos réalisateurs. La grenouille n’est point un bœuf. Elle a beau enfler, rien y fait. Elle n’y gagnera dans cette soirée de jeu, qu’à se dégonfler tel un ballon de baudruche trop suffisant de ses clins d’œils appuyés.

Tout n’est pas si noir.

Malgré tout ce que je viens de dire, il y a des points positifs dans Game Night. En particulier un, l’acteur Jesse Plemons qui est sans aucun doute une révélation de ces dernières années et une star montante à suivre.

game night jesse plemons

En effet, il est l’un des seuls à tirer son épingle du jeu. Son personnage à la fois dérangeant et amusant, donne un souffle à cette comédie plan plan. Son côté divorcé/creepy/voisin relou est un cocktail d’humour absurde qui, là, vient toucher ma corde sensible d’humoriste à jeun.

Et puis, parfois on rigole.

Voilà, c’est la fin

Merci de votre lecture, j’espère que vous n’êtes pas mort de rire avec ma charade alambiquée. D’ailleurs, cher public c’est sans doute mon dernier article sniff. Je me réoriente vers la comédie, après avoir vu le niveau d’écriture de Game Night, je me dis que j’ai toutes mes chances.
Non, humoriste c’est un métier on le voit bien avec ce genre de film…(ou ce genre d’article)

Je vous laisse avec une devinette. Si si c’est cadeau 😉

Quel est l’appareil qui sert à attraper les lions dans les montagnes d’Écosse ?

Et comme dirait papy Steven « GL HF ».

game night note

Vous avez le choix : verre à moitié plein ou à moitié vide ?

 

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