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Critiques

[CRA$H TEST] Watch Dogs Legion : Un Brexit mal digéré ?

Dans ce nouvel épisode, découvrez notre Crash Test de Watch Dogs Legion.

Ubisoft sort deux « AAA » successifs en cette fin d’année 2020, deux jeux en monde ouvert aux fortes ambitions. A travers ce podcast scindé en 2 parties, nous allons vous proposer les tests respectifs de ces deux productions Ubisoft : Assassin’s Creed Valhalla VS Watch Dogs Legion.

podcast test assassin's creed valhalla & watch dogs legion

A travers cette partie, vous découvrirez notre avis exhaustif, sur WD Legion, le troisième épisode de la série qui abandonne les terres d’Amérique du Nord, au profit de la capitale anglaise, Londres. 

La formule du hacking a-t-elle évoluée ? L’humour anglais made in Ubisoft fait-il effet ? 

La réponse dans ce podcast !

En outre, si vous voulez connaître notre conseil final sur le choix d’achat à effectuer, nous vous invitons à écouter la première partie consacrée à Assassin’s Creed Valhalla (par ici), puis de découvrir notre choix dans cette fin d’épisode faisant office de deuxième partie.

Au passage, si vous voulez écouter notre test sous forme de podcast de Watch Dogs 2, réalisé à l’époque, c’est en cliquant par .

Merci d’avance pour votre écoute et vos éventuels retours.

watch dogs legion

Crédits :

OST WD Legion

–  Boys Noize – Overthrow

[CRA$H TEST] Assassin’s Creed Valhalla : Un raid viking réussi ?

Dans ce nouvel épisode, découvrez notre Crash Test d’Assassin’s Creed Valhalla.

Ubisoft sort deux « AAA » successifs en cette fin d’année 2020, deux jeux en monde ouvert aux fortes ambitions. A travers ce podcast scindé en 2 parties, nous allons vous proposer les tests respectifs de ces deux productions Ubisoft : Assassin’s Creed Valhalla VS Watch Dogs Legion.

podcast test assassin's creed valhalla & watch dogs legion

A travers cette partie, vous découvrirez notre avis exhaustif, sur AC Valhalla, faisant évoluer la formule par rapport aux derniers épisodes (Origins & Odyssey) : l’Ordre des Assassins chez les Vikings est-il une réussite ? Est-ce peut être le meilleur épisode de la série ? 

La réponse dans ce podcast !

En outre, si vous voulez connaître notre conseil final sur le choix d’achat à effectuer, nous vous invitons à écouter l’autre partie du podcast, consacré au test de Watch Dogs Legion (par ici).

Merci d’avance pour votre écoute et vos éventuels retours

Assassin’s Creed Valhalla

Crédits :

– OST AC Valhalla  (Jesper Kyd; Sarah Schachner; Einar Selvik [du groupe Wardruna])

–  drums-of-drakkar-vikings-and-medieval-music (libre de droit)

[CRA$H TESTS] Assassin’s Creed Valhalla VS Watch Dogs Legion

Ubisoft sort deux « AAA » successifs en cette fin d’année 2020, deux jeux en monde ouvert aux fortes ambitions. A travers ce podcast scindé en 2 parties, nous allons vous proposer les tests respectifs de ces deux productions Ubisoft : Assassin’s Creed Valhalla VS Watch Dogs Legion

Assassin’s Creed Valhalla et Watch Dogs Legion sont deux mastodontes vidéoludiques pour Ubisoft. Ils portent à eux deux, beaucoup d’attentes pour les joueurs, surtout les fans de ces licences et une pression financière sur les ventes pour le géant français.

A ce titre, on a trouvé intéressant de faire un podcast « crash tests » pour ces deux titres, avec l’idée de vous donner le gagnant de ce duel si vous devez n’en choisir qu’un.

Assassin’s Creed Valhalla VS Watch Dogs Legion

Dans les deux cas, il s’agit de deux jeux à monde ouvert qui se déroulent en Angleterre mais à des époques différentes certes. Il y a donc des similitudes mais bien entendu, ils sont radicalement différents, tant dans le fond que la forme mais surtout, avec un niveau de finition technique très différent. On ne rentrera pas dans les détails dans ce petit article car toutes les réponses sont apportées de manière exhaustive dans ce podcast dédié en 2 parties :


A l’instar d’Highlander, qui du hacker moderne ou du viking enragé, sortira gagnant de ce combat vidéoludique ? Surtout à l’approche des fêtes de fin d’année, la question peut être importante.

Highlander
« Il n’en restera qu’un »

[CRA$H TEST] Super Mario 3D All Stars – De la nostalgie low cost vendue à prix d’or

Découvrez, dans ce nouvel épisode, notre Crash Test de Super Mario 3D All Stars.

À l’occasion des 35 ans de Super Mario, Nintendo se lance dans la commercialisation de jeux et consoles faisant honneur à la belle carrière de notre moustachu préféré. Pour l’occasion nous avons pu voir débarquer, le 18 septembre dernier, un  jeu qui compile trois des plus gros succès de la firme nippone, Super Mario 3D All Stars. On y retrouve ainsi Super Mario 64 sorti en 1997, Super Mario Sunshine, sorti en 2002 et Super Mario Galaxy sorti en 2007. 

Que valent ces 3 grands jeux sur Nintendo Switch ? Les portages sont-ils de qualités ? Est-ce que la nostalgie est toujours au rendez-vous ? Et surtout est-ce que tout ça vaut bien 60€ ? Reponse dans ce Crash Test !


Crédits musiques : – Super Mario 64 OST

[CRA$H TEST] Crysis Remastered sur Nintendo Switch : Le plaisir des yeux avant tout

Découvrez notre Crash Test sur Crysis Remastered. 

13 ans après avoir fait fondre (littéralement) les cartes graphiques de nos PC, Crysis revient sur Nintendo Switch en version « Remastered ». Voici un pari fou que Crytek tenait à relever sur la console portable de Nintendo, avant de livrer les versions Xbox One, PS4 et PC. 
 
Alors est-ce que le jeu est jouable ? L’intérêt et le plaisir sont-ils toujours au rendez-vous ? Est-ce que Crysis Remastered va faire fondre ou exploser votre Nintendo Switch ? C’est ce que nous allons voir tout de suite dans ce Crash Test. 
 
 
Crédit :
– Crysis Remastered OST

[CRA$H TEST] Ghost of Tsushima : un Assassin’s Creed sauce samouraï plus digeste ?

Ghost of Tsushima, c’est la dernière grosse exclue pour la PS4, un jeu développé par Sucker Punch, studio connu pour la franchise Infamous et Sly. A l’instar de ces deux licences, Ghost of Tsushima propose une formule de monde ouvert, riche en idées mais avec des défauts rageants. Voici notre verdict.

Une histoire crépusculaire à la Kurosowa

Ghost of Tsushima fait figure d’hommage au célèbre style des films de Kurosawa, plus particulièrement Les Sept Samouraïs (1954) : une ode aux guerriers japonais d’antan, une sorte de western nippon où l’art du combat au katana est superbement mis en scène sur fond de cerisiers japonais et soleils couchant. Au rayon des références cinématographiques, on pense bien entendu aussi aux films de chanbara.

Un hommage qui dans les options du jeu, va jusqu’à un mode cinématographique noir et blanc appelé justement « Kurosawa » :

Le mode noir et blanc

Le mode noir et blanc « Kurosawa » activable dans les options de Ghost of Tshushima

Nous reviendrons plus tard sur l’ambiance du jeu pour brièvement vous exposer son synopsis : nous sommes au Japon du 13ème siècle où l’armée japonaise fait face aux conquérants Mongoles qui décident de mener l’assaut sur l’île de Tsushima. Une poignée de samouraïs tentent de repousser l’armée en vain. Ils sont rapidement balayés, leur chef, Shimura capturé et son neveu qu’on incarne, Jin Sakai, se fait la promesse de venir à son secours en levant une armée de guerriers recrutés sur l’île envahie.

Un contexte original sous fond de vengeance et de choix cornéliens car Jin Sakai sera confronté à son code d’honneur de samouraï et la réalité plus brutale, du nombre de Mongoles à décimer par des méthodes moins traditionnelles pour accomplir son objectif.

Sans plus en dévoiler, sachez donc que le fil narratif est assez convenu, quoi qu’efficace pour sa trame principale. En ce qui concerne les missions secondaires, elles oscillent entre le bon avec des confrontations morales liées aux massacres, au moins bon avec des quêtes « Fedex », soit des allers-retours que l’on connait bien dans le monde du jeu vidéo.
On évoquera également un mini système d’enquête assez dirigiste mais contribuant à l’immersion par la (quasi) absence d’interface à l’écran. On aurait juste aimé qu’il soit un peu plus poussé car l’idée est bonne mais cela aurait demandé encore plus de travail pour le studio.

GOT - examine

Malgré l’écriture du jeu anecdotique, ce n’est pas sur ce point que le jeu nous a scandaliser mais bel est bien sur sa mise en scène indigne de ses ambitions. Nous y reviendrons plus tard.

Ghost of Tsushima où l’art de l’exploration dans un monde ouvert

Plus

Une fois votre fidèle destrier choisi, vous serez lâché dans la pampa de l’île japonaise afin de remplir vos différentes quêtes. Tout d’abord, un excellent point à souligner, est la décision des équipes de Sucker Punch de ne pas obstruer l’écran d’une mini carte, ce qui a tendance à gâcher l’expérience de monde ouvert de tant de jeux.
On parle surtout ici de l’archétype des productions Ubisoft (ça y est, le tacle est lâché), notamment de la licence Assassin’s Creed et de son abondance de quêtes, d’indicateurs etc. 

En somme, Ghost of Tsushima évite l’écueil des jeux à monde ouvert qu’on a eu, ad nauseam ces dernières années, en s’inspirant de la nouvelle référence : Zelda Breath of the Wild.

Toutefois, il ne copie que le sentiment d’exploration, pas ses mécaniques. A ce titre, on pense que Sucker Punch a dû se poser la question d’incorporer une jauge d’endurance Zelda BOTW, notamment car Ghost of Tsushima ne propose pas de système d’escalade alors qu’il s’y prêterai bien. Pour être tout à fait exact, il n’y a pas de jauge d’endurance visible mais votre personnage ne pourra pas courir à volonté pour autant. Il faudra utiliser un cheval (ou les déplacements rapides) qui sera lui, dénuer de notion d’endurance et qui se prête bien à l’exploration.

On reste ici sur un système à la Assassin’s Creed qui reste une de ses références mais en plus épuré et maîtrisé.

Dans une interview vidéo, vous pouvez entendre Nate Fox et Jason Connel, les directeurs créatifs de Ghost of Tsushima s’exprimer sur leurs intentions :

Nous voulons vraiment que vous ayez le choix de « Hey, cette forêt de bambous cool là-bas, je veux vraiment la voir. Je veux aller dans cette direction et voir ce que c’est. Il n’y a pas de « point de passage ». Il n’y a rien qui dit « Allez ici et regardez cette forêt de bambous ». 
J’espère que nous présentons quelque chose de beau et d’exotique — différent de l’endroit où vous vous trouvez actuellement — et qui deviendra le choix d’un monde dans lequel vous voudrez vous aventurer.

Source interview vidéo : Playstation

Comment se débrouillent-ils pour cela ? En usant d’artifices très bien trouvés avec un level design lié à la faune et l’environnement de Tsushima : les oiseaux, les renards, la fumée et surtout le vent serviront d’orientation pour guider le joueur dans cet univers.

Bon vent ! Gloire à une direction artistique cohérente

Plus

 

En effet, le vent est une des idées centrales du jeu, au cœur d’une direction artistique enchanteresse. En sus des éléments de level design mentionnés au-dessus, Ghost of Tsushima utilise un système de navigation basé sur le souffle du vent, très cohérent avec la direction artistique du jeu même si certains n’y voient qu’un simple système GPS, nous trouvons que c’est excellemment bien pensé et immersif. Dans les faits, ce dernier s’active via le pavé tactile de la manette PS4 en l’effleurant du doigt, dévoilant une bourrasque d’air à l’écran, soufflant vers la direction de l’objectif choisi sur la carte dans le menu.

On l’évoquait précédemment mais rendons hommage aux équipes créatives de Sucker Punch pour la direction artistique du jeu, avec des environnements colorés, très saturés, très bucoliques. Mention spéciale aux feuilles tombantes et aux herbages, eux aussi renforçant l’immersion et surtout, très cohérents avec l’exploration par le vent car ces derniers tombent et s’affaissent naturellement vers l’objectif en cours. On relèvera aussi de très beaux panoramas avec le défilement du temps (que vous pourrez provoquer avec votre flûte, à la manière de l’ocarina et la mélodie du temps dans un Zelda tiens donc…On pense à un bel hommage).

GOT - flutezelda ocarina

Pour finir sur ce point de vu technique, soulignons que le jeu est donc globalement très beau, les temps de chargements sont rapides sur PS4 Fat et le tout est globalement fluide même si quelques baisses de framerate peuvent être à déplorer sur la plateforme de test.

Une immersion gâchée par une mise en scène médiocre

 

Ghost of Tsushima est donc une ode à l’exploration vidéoludique en terres japonaises mais ne passons pas par quatre chemins, le manque de mise en scène nous a sorti de l’immersion plus d’une fois. On peut passer sous silence la pauvreté des animations faciales qui sont honnêtes mais pas les cutscenes qui donnent envie de faire le seppuku avec son personnage : elles cassent le rythme et cachent le manque d’animation/transition entre les scènes. Cette mise en scène indigne comparé aux grandes qualités du jeu déjà mentionnées, imposera des transitions en fondu noir, voire un simple écran noir avec le son pour illustrer la scène…
On peut mettre ça sur un manque de temps pour finir le jeu, joker Covid 19 mais on ne peut s’empêcher de le souligner fortement, tant cette médiocrité nous a déçu sur le très haut potentiel du jeu.
En outre, sauf erreur de notre part, il semble impossible de passer ces cinématiques, voir d’avancer plus vite les dialogues (qui ne sont pas folichons dans l’écriture pour rappel).

Au final, on ne va pas plus remuer le katana dans la plaie mais la mise en scène de Ghost of Tsushima est aux abonnés absents, faisant penser à un jeu de l’ère PS3, avec de simples champs/contre champs. Très dommageable quand on se présente comme une, si ce n’est la dernière, grosse exclue de la PS4.
En outre, lors de notre test, on a eu une forte pensée pour le précédent jeu testé par nos soins, la grande claque The Last of Us 2 qui est exemplaire de ce point de vue et qui n’a donc pas aidé à rentrer dans la proposition Ghost of Tsushima au début.

Aux armes ! le combat comme baroud d’honneur dans le gameplay

Plus

 

Après avoir critiqué l’aspect de mise en scène, nous tenons à contrebalancer notre chagrin avec le gameplay de Ghost of Tsushima qui possède de bons atouts (et des moins bons comme vous pouvez vous en douter). A commencer par son système de combat qui est très agréable et assez varié. En effet, dans un système d’action-RPG, vous aurez accès à 4 postures différentes, afin de vous adapter à autant de type d’ennemis (épée, lance, bouclier et tank).

Les postures de combat

points d'endurance

En outre, vous aurez aussi des points d’endurance à dépenser pour vous soigner par exemple ou utiliser vos capacités spéciales. Ces points se remplissent en fonction de divers critères comme l’exécution des ennemis ou de bonnes parades.

Dans ce volet « action-RPG », on appréciera le système de charmes et de tenues pour choisir son orientation de gameplay car ils détermineront votre approche (plus bourrin ou plus discret en somme), pour personnaliser votre aventure.

En sus, il n’y a pas vraiment de système de crafting mais des ressources à ramasser facilement via une touche dédiée, afin de faire progresser son personnage à la manière d’un RPG traditionnel. C’est un très bon équilibre selon nous afin de mettre en avant l’exploration et les combats qui sont au cœur de Ghost of Tsushima. Au passage, c’est aussi une excellente chose pour ne pas passer son temps dans les menus du jeu, qui offre une interface/UX très épurée et appréciable, même si parfois confuse mais on s’y fait après quelques heures de jeu.

Dans ce registre de progression RPG, il faut évoquer les minis-jeux que vous retrouverez ici et là pour l’évolution de votre personnage :

  • les « haikus » où vous composerez des poèmes en mode kamoulox
  • les bambous rappelant l’époque des cheat codes de GTA par exemple, car il faut exécuter rapidement une succession de touches
  • Les onsens pour gagner un peu de vie moyennant une réflexion narrative

On troll un peu sur ces minis-jeux, ils ont le mérite de ne pas être invasif et de récompenser le joueur dans son exploration et son désir de faire évoluer les compétences de son personnage.

Au même titre que le vent, les combats sont au centre du gameplay du jeu. Les animations qui en découlent sont très jolies, bien travaillées, notamment les exécutions. Il y a de très bonnes sensations manette en main, un vrai sentiment de puissance qui s’en dégage plus on avance dans le jeu et la maîtrise du système de combat

« C’est l’heure du du-du-du-du-du-duel ! »

 

Pour en remettre une couche sur les combats, il faut aussi parler des duels, eux aussi très inspirés des films de samouraïs à la Kurosawa qui font d’ailleurs échos à des duels de western. Ces duels ponctuent votre aventure de 2 façons :

  1. des duels rapides quand vous rencontrez un groupe d’ennemis, jouant sur un timing serré pour presser la touche triangle ou rond quand un ennemi vous attaque, afin de l’éliminer en un coup. Tout en sachant que les ennemis peuvent vous feinter, c’est toute la subtilité. En somme, cela se résume à des QTE qui peuvent lasser à la longue car ils ne reposent que sur votre timing et ne se renouvelle pas.
  2. des duels en un contre un, façon Kurosawa/Western, avec une véritable mise en scène pour le coup (même si c’est toujours la même). On a vraiment apprécié ces duels dramatiques, rendant hommage au système de combat global du jeu. Ils sont parfois difficiles au début mais deviennent (malheureusement ?) assez faciles au fur à mesure de l’aventure et de la montée en puissance de votre personnage, si vous utilisez vos techniques les plus dévastatrices.
    ==> NDLR : à l’instar du jeu Ubisoft For Honor (encore eux ! Décidément, c’est un acharnement de notre part ), ces duels pourraient faire un excellent mode multijoueur/PVP dans Ghost of Tsushima.

Ghost of Tsushima - duel/QTE

Duel « 1 » en mode QTE basé sur le timing

Ghost of Tsushima - duel à la Kurosawa/Western

Duel « 2 » en versus

Ghost of Tsushima caméra, mon combat

 

Abordons la notion de caméras dans le jeu qui est un fort parti pris de la part de Sucker Punch. En effet, le studio a pris la décision de ne pas avoir de système de « lock », soit qu’il n’est pas possible de verrouiller une cible en particulier :

En travaillant sur les combats, nous avons regardé des films de samouraïs, qui ont bien sûr été une source d’inspiration pour le ressenti créé en jeu. Dans ces films, les combattants doivent souvent changer d’ennemi sur lequel porter leur attention. Ainsi, le combat est construit sur le fait de traiter une variété d’ennemis ou un groupe d’entre eux. Nous avons essayé de donner aux Mongols le sentiment d’être comme une meute de loups qui vous entourerait. Et ce n’est que grâce à l’habileté que vous pouvez les repousser, car ils vous attaquent de tous les côtés. Si nous avions eu un verrouillage, vous n’auriez pas été en mesure de vous déplacer aussi rapidement entre les différents adversaires.

Nate Fox, directeur créatif de Ghost of Tsushima lors d’une interview pour GameSpot

On respecte cette direction prise qui est audacieuse et défendable mais à contrario, en jeu et donc en combat, cela occasionne parfois des situations très confuses avec la caméra qui ne se place pas bien. C’est une volonté louable mais quand il y a de multiples ennemis (ce qui est souvent le cas) et des obstacles sur la trajectoire de la caméra, on peut tout bonnement ne pas (pré)voir l’attaque d’un ennemi.

Toutefois, on le répète mais ce choix audacieux est finalement bénéfique et donne une véritable identité de gameplay au jeu. Il n’y a pas de véritable verouillage/lock d’ennemi mais tout de même, un semblant de ciblage de l’ennemi en fonction de l’orientation de son personnage. Le système n’est pas parfait car par moment, le personnage ne répond pas comme l’on voudrait et la caméra est capricieuse mais Ghost of Tsushima à me mérite de vouloir se démarquer.

La discrétion dans Ghost of Tsushima : Tenchu en PLS

 

Le gameplay de combat est donc une réussite, c’est dit. A contrario, on ne peut pas passer sous silence, l’aspect infiltration du jeu qui est à oublier. L’IA des ennemis n’est pas du tout faite pour ça, à la manière d’un Assassin’s Creed en somme. Les ennemis sont amnésiques, très faciles à semer, on se contentera de les éliminer dans le dos ou par les airs lorsqu’on jugera la nécessité de vider un camps ennemis par exemple.
Par conséquent, évacuons toutes comparaisons avec la licence Tenchu, ce n’est pas le même folklore même si la narration du jeu veut nous faire croire que l’infiltration et la létalité qui en découle, est un de ses fondements.

Au final, on vous conseille grandement de faire progresser votre personnage pour les combats au katana et à recourir aux diverses armes secondaires au besoin (les armes fantômes dans le jeu, telles que les kunais ou les bombes collantes par exemple)

Une bande son incisive, comme un bon vieux Shurik’n

On joue dans un chambara
La fierté, la loi tuent
Comme un bon vieux Kurosawa, la main sur le katana
Même si la peur m’assaille
Je partirai comme un samouraï

Plus

Terminons notre test par la partie sonore du jeu. C’est une véritable réussite dans son ambiance, dans le sound design global. Les musiques sont très bien composées, en accord avec la direction artistique du jeu. Elles se déclenchent au bon moment et accompagnent parfaitement votre exploration des contrées de l’île de Tsushima. On a plus de réserve sur le doublage en français qui n’est pas mauvais en soit, même plutôt honorable mais on le trouve trop mécanique, pas assez immersif. Au final, on vous recommande fortement de basculer avec les voix japonaises qui sont elles, parfaitement jouées, renforçant grandement l’immersion dans cet univers de japon féodal.

 

Nous reviendrons dans un podcast dédié, sur nos conseils pour une immersion optimale de Ghost of Tsushima, dont cette nécessité de privilégier la langue japonaise aux autres langues.

Au final, Ghost of Tsushima est une bonne exclusivité PS4 qui nous a frustré. Sur le papier, il a les atouts pour être un excellent jeu mais ne se contente qu’être un bon jeu car il alterne entre le très bon (voir l’excellent sur sa direction artistique ou son gameplay de combat) et le médiocre (la mise en scène ou le gameplay d’infiltration). C’est peut être par faute de temps de développement, que Sucker Punch n’a pas pu peaufiner son bébé jusqu’au bout mais nous jugeons le jeu en l’état malgré l’amour qu’on peut lui apporter. Nous avons essayé d’être le plus objectif possible même si notre avis final peut sembler dur mais comme le dit l’adage : qui aime bien, châtie bien ! Toutefois, comme mentionné dans le test, nous consacrerons un podcast dédié à Ghost of Tsushima afin de vous promulguer nos conseils pour améliorer l’expérience de jeu par défaut.

Scénario
Mise en scène médiocre, scénario convenu 30%
Gameplay
Excellent système de combat mais gameplay d'infiltration à oublier 75%
Graphismes
Superbe direction artistique, techniquement convaincant mais animations faciales en deçà 65%
Durée de vie
Très dense avec une magnifique invitation à l'exploration malgré une relative lassitude à la longue 70%
Bande Son
Sound design au top, OST très bonne, VF passable (VO à privilégier) 80%
Crash test
49.99
Prix conseillé, après le Crash Test.

[CRA$H TEST] Paper Mario The Origami King : un nouvel opus hanté par quelques ombres du passé

Rien de tel qu’un bon jeu léger sous le soleil de l’été et ça tombe bien car cette année Nintendo nous offre un nouveau Paper Mario. 4 ans après Color Splash sur Wii U nous retrouvons l’univers de Super Mario sous la forme papier. Petite originalité néanmoins puisque cet épisode oriente la série plus vers l’aventure, l’éloignant ainsi de la dimension RPG d’origine.

L’histoire se passe une nouvelle dans le Royaume Champignon qui fait face à une nouvelle menace. Olly le roi origami a décidé de s’emparer du Royaume et d’y transformer tous ses habitants en origami, les réduisants en esclaves par la même occasion. Heureusement Mario parvient à s’échapper des griffes des gardes et grâce à l’aide d’Olivia nous devrons retirer les 5 serpentins qui encerclent le château de la princesse Peach.

C’est sur cette base que le jeu nous lance dans l’aventure, accompagné de notre « ange gardien » très bavarde, Olivia, qui nous indiquera les bases du gameplay et autres solutions. 

Paper Mario The Origami King

Plus qu’un bout de papier un tableau de maitre

Paper Mario The Origami King brille de bout en bout par sa direction artistique magnifique, à la fois cartonnesque et originale. Nous parcourons le jeu perpétuellement en admiration des petits détails et autres originalités que le titre a à nous offrir. Que ce soit sur les décors colorés et tous les clins d’oeil à cet univers tout de papier vêtu, nous ne sommes pas déçus.

Paper Mario The Origami King

Un système de combat original mais répétitif

Nous retrouvons ici un système de jeu d’aventure pour les phases d’exploration, avec des actions particulières à faire pour interagir avec les PNJ, ainsi que le décor. Cependant, lors des combats nous retrouvons tout une dimension stratégique et RPG. Ces derniers s’exécutent au tour par tour et nous devrons tout d’abord aligner les ennemis pour les mettre dans une position optimale pour leur asséner un coup dévastateur.

Très intéressantes, les premières heures, le système devient rapidement répétitif et ce malgré une difficulté évolutive. Les combats contre les boss, plus rares, tendent heureusement à varier le gameplay. Nous y saluons également l’originalité de nos grands adversaires, entre la boite de crayon et le rouleau de scotch attendez-vous à des combats aussi mémorables que drôles.

Paper Mario The Origami King

Le piège des jeux d’aventure

Entre les nombreuses phases de jeux originales, les rencontres de nouveaux personnages aussi drôles qu’attachants, Paper Mario The Origami King nous imposera des phases d’exploration vues et revues plutôt moyennes. Nous devrons par exemple faire quelques allers et retours pour accéder à un point A, nous devons aller à un point B, où avant il faudra aller récupérer un élément au point C pour enfin pouvoir débloquer le point A et avancer. Nous pensons notamment à l’exemple de l’activation de l’ascenseur dans le bateau Le Princesse Peach. NON ! En 2020 il faut arrêter ce genre de remplissage. Surtout lorsque le reste du jeu brille par son originalité.

Paper Mario The Origami King

Paper Mario : The Origami King est un bon jeu pour passer du bon temps durant cette période estivale. Il offre de bons moments drôles et variés. Nous regrettons que le jeu tombe régulièrement dans le piège du remplissage avec les « quêtes à interrupteurs » ayant malheureusement peu d’intérêt. Pour le reste, l’originalité de nombreuses phases de jeu et l’humour omniprésent en font le parfait allié pour passer un bel été. Pour cela nous lui attribuons la note de 39,99€.

GRAPHISMES
Beaux, variés et détaillés 90%
Gameplay
Cohérent à l'époque, daté aujourd'hui 70%
Scénario
Du Super Mario classique et efficace 90%
Durée de vie
Très complet 90%
Bande Son
Bruitages et musiques agréables 80%
Crash test
59.99
Prix conseillé, après le Crash Test.

[CRA$H TEST] The Last Of Us Part 2 – Le jeu qui fera sortir le monstre qui est en vous

Comment offrir une suite à un grand jeu ? Comment donner suite à un scénario marquant et un des finals les plus cultes du jeu vidéo ? 

The Last Of Us : Part 2 a la lourde tache d’offrir la suite des aventures de Joel et Ellie après plus de 7 ans d’absence. Dans ce Crash test nous allons revenir sur les défauts et qualités du titre de Naughty Dog. Bien sûr, nous aborderons aussi son histoire à travers la narration, la mise en scène, les choix scénaristiques ainsi que leurs effets sur le joueur. Nous cantonnerons les zones avec spoil en seconde partie du test.

UNE (BELLE) SUITE DIRECTE

The Last of Us Part 2 est, comme son nom l’indique, une suite directe du premier opus. Nous y retrouvons les deux protagonistes principaux Ellie et Joel, vieillies de quelques années. Sauf que cette fois nous serons aux commandes d’Ellie que nous accompagnerons dans sa quête sanglante de vengeance et de rédemption. 

Commençons par ce qui nous frappe dès l’écran d’accueil de The Last of US Part 2 : ce jeu est beau ! Que ce soit les environnements avec une faune et une flore criants de réalisme, un horizon à perte de vue ou encore les effets de lumières tout simplement somptueux. Les protagonistes principaux (dont PNJ importants) ne sont pas en reste, que ce soit au niveau de leurs attitudes ou encore les émotions visibles sur leurs visages en temps réel. L’émerveillement et la découverte de détails est omniprésent tout au long de la vingtaine d’heures de jeu. On notera un petit bémol quant aux visages des ennemi(e)s peu variés, sans que cela ne saute vraiment aux yeux.

The Last of Us Part 2

Il s’agit sans nul doute d’un des plus beaux jeux de la PS4 et voire de l’ensemble de cette génération de consoles de salon. Le tout, avec une fluidité constante (hormis quelques légers ralentissements lors d’exécutions discrètes) alors que nous avons réalisé le test sur une Playstation 4 classique FAT. Cette optimisation va jusqu’aux temps de chargement qui se montrent extrêmement discrets, une fois le premier chargement de 2 minutes est passé. Lors de nos (nombreuses) morts, moins de 5 secondes suffisent pour voir apparaître le « X » sur notre écran et ainsi pouvoir repartir en jeu. Autre détail ingénieux, Naughty Dog a eu l’habileté d’inclure les nombreux temps de chargement, entre les différentes zones des niveaux, directement dans les cinématiques. Celles-ci, s’enchainant parfaitement entre deux phases de jeu, rendent la narration et l’évolution diaboliquement fluides. Pourquoi diaboliquement ? Car vous allez avoir du mal à vous arrêter tant le jeu devient prenant. 

Qui dit « suite », dit reprendre l’ADN du premier jeu, reprendre ses éléments clés, y apporter son lot de nouveautés pour offrir une expérience à part entière et conserver l’intéret du jeu. Sur ce point, The Last of Us Part 2 fait les choses bien en reprenant les bases de gameplay ainsi que le système d’évolution du premier opus tout en y apportant son lot de nouveautés.

The Last of Us Part 2

Nous retrouvons tout d’abord les phases d’exploration qui permettent la découverte d’un monde déchu où la nature a repris ses droits. Le jeu nous invite à explorer chaque recoin pour y trouver des équipements, munitions, vivres ou encore, plus intéressant : des morceaux d’histoires. Bien que nous suivons l’aventure de nos héros, nous ne sommes pas les seuls à avoir bravé le danger de ce nouveau monde et vous retrouverez de nombreuses lettres et cadavres qui ajoutent une belle profondeur à l’univers. On y retrouvera bien sûr des « énigmes » obligatoires, pour passer à la zone suivante ou optionnelles, pour récupérer plus d’équipements. 

Cette partie est particulièrement appréciable et révèle tout le talent de level design des équipes de Naughty dog. Elle permet d’entrer encore plus dans l’univers « post apo » du jeu et de s’immerger encore plus dans le scénario.  

The Last of Us Part 2 boss

Ensuite, il y a les phases d’action/infiltration contre des infectés, des humains et des chiens qui vont vous donner du fil à retordre. 
Commençons par nos amis les infectés qui se divisent en plusieurs groupes : 

  • Les Claqueurs, vus dans le premier opus, qui sont aveugles mais deviennent mortels une fois qu’ils vous ont entendu.
  • Les Coureurs, également vus dans le premier opus, qui sont des humains en train de muter. Ils peuvent vous voir mais peuvent être facilement neutralisés.
  • Dans la même lignée, vous croiserez régulièrement des Rodeurs, ces infectés ont l’ouïe fine comme les Claqueurs mais voient et courent comme les Coureurs. Petit bonus, ils se cachent pour mieux vous surprendre. Vous les aimez déjà ? Attendez d’en croiser un !
  • Enfin,  nous retrouvons les Colosses et les Puants, d’énormes monstres dont il faudra venir à bout uniquement à distance si vous tenez à vos miches. Petit détail, ce dernier envoie également de l’acide à distance. 

Notez que le moindre bruit les attires tous, ce qui peut rendre le moindre faux pas très rapidement mortel. Pour vous … où vos ennemi(e)s (clin d’oeil, clin d’oeil). 

Vos autres adversaires sont essentiellement des soldats appartenant aux deux grosses factions présentes à Seattle. Globalement, les combats contres les humains pourront être fait en frontal ou en infiltration. Notre personnage peut d’ailleurs se coucher sur le sol, ce qui vous offrira de belles possibilités pour les éliminer ou les contourner. 

Lorsque vous êtes repéré, comme pour les infectés, les humains peuvent se montrer redoutables surtout lorsqu’ils sont accompagnés par leurs chiens. Dans ce cas, vous devrez jouer d’agilité et de discrétion pour pouvoir prendre vos assaillants à revers, ou fuir si la situation devient vraiment trop tendue (la fuite étant parfois la seule solution viable). 

“Tout au long de l’aventure, le jeu nous rappelle que nous ne sommes pas des héros mais des humains enragés.”

The Last of Us™ Part II_20200703213108

Ces phases sont tout particulièrement appréciables et variées, surtout que nos ennemis communiquent la plupart du temps bien entre eux. Nous regrettons que l’IA montre trop rapidement ses limites en infiltration où nos ennemis sont très prévisibles et à moitié aveugles. Il n’est pas rare de pouvoir faire un tas de cadavres une fois que vous avez trouvé un bon “spot”. 
A noter également, le jeu étant découpé en plusieurs zones, vous pouvez éviter totalement les combats en passant la porte de « bout de zone ». Que vous soyez face à des humains ou infectés, repéré ou pas, si vous arrivez à passer cette porte, vous accédez à la suite du niveau et vous ne serez plus inquiété par ces ennemis. Cela semble un peu facile lorsqu’on le présente comme ça mais détrompez-vous, cela a dû nous arriver 2/3 fois dans le jeu et encore, il en valait de notre survie. Cela nous amène à la construction et la difficulté du jeu.

Un système de jeu tellement maîtrisé qu’il en devient prévisible ? 

The Last Of Us Part 2 est un jeu découpé en plusieurs zones, présentant chacune son lot d’épreuves, d’ennemis, d’énigmes et d’équipements disponibles pour préparer la zone suivante. Plus vous avancerez dans le jeu, plus vous sentirez les différents types de zones auxquelles vous avez affaire. Celles-ci s’enchaînent entrecoupées par des cinématiques plus ou moins longues, allant de la fermeture d’une porte (entre deux zones) jusqu’à la longue cinématique plus profonde.

Bien que chaque zone soit très bien construite, leur enchaînement plutôt cohérent et « invisible », nous avons un sentiment d’être placé sur des rails de plus en plus grossiers au fur et à mesure que le jeu avance.
On s’explique : Passées les premières heures, la joie, l’émerveillement et la nostalgie du premier opus, The  Last Of Us 2 nous embarque dans une histoire dont les choix nous seront imposés. Ce qui nous rend acteur durant l’exploration et combats sur les zones mais spectateur du déroulé scénaristique du jeu au global. Combien de fois avons-nous enragé de ne pas avoir plus de choix important sur la suite du jeu… Combien de fois nous n’étions pas d’accord avec les actions de notre héros … Et si le système de jeu complétait le scénario, en ne laissant pas le choix au joueur ? Comme si nous n’étions plus aux commandes de notre destin de par la rage qui nous anime ? Tant de questions auxquelles nous pourrons répondre en seconde partie de test.

Pour ce qui est de la difficulté, Last Of Us Part 2 vous régalera de grands moments de jeu vidéo, avec une infiltration (plus ou moins) maîtrisée, des combats aussi nerveux que sanglants et des boss très challengeants. Le tout servi par un level design au poil. Non, vous ne vous ennuierez pas tout au long des 25 heures de jeu qui vous attendent. 

The Last of Us 2

Pour cette première conclusion, sans spoil, nous pouvons dire que The Last Of Us Part 2 est un excellent jeu qui ravira autant les fans du premier opus que les profanes. Son enchaînement de niveaux cohérents permet d’offrir une variété de gameplay qui vous tiendra en haleine durant de nombreuses heures. Le tout agrémenté par un scénario prenant, que demander de plus ?  

Nous regretterons une IA présentant les défauts classiques du genre en infiltration ainsi qu’un découpage par zone de jeu qui se fait sentir, notamment en seconde partie du jeu. 

Clairement, Naughty Dog a poussé au maximum la recette qui a fait le succès de ses précédents blockbusters tels que les Uncharted ou encore le premier The Last Of Us. Mais nous commençons à en deviner ici les ficelles, ce qui peut sortir certains joueurs de l’histoire. Il est peut être temps de renouveler le système avant de proposer du Ubisoft, AKA des titres de qualités mais composés d’un enchaînement de systèmes de jeu vus et revus. 

Enfin, côté histoire, nous avons droit à une suite qui ne plaira pas à tout le monde, surtout après l’excellente fin ouverte du premier opus. On saluera le courage et les partis pris du studio sur ce nouveau scénario exigeant et qui (vous fera souffrir) vous tiendra en haleine tout au long du jeu.

Nous avions eu une fin épique dans le premier, nous avons ici droit à un jeu épique, avec une fin cohérente.

SPoil

PARTIE SPOIL - UNE HISTOIRE DE VENGEANCE ET DE PAIX INTERIEURE

Après la fin culte du premier épisode, The Last Of Us Part 2 nous propose une suite sous le signe de la vengeance. Véritable tragédie post apocalyptique, le jeu nous entraîne (de force) dans un véritable cercle de violence.  

CAUSES...

fin last of us

Vous vous rappelez de la fin du premier opus ? Cette rage qui animait notre héros, complètement aveuglé par un amour égoïste envers sa protégée. Rappelez-vous ce sentiment contradictoire et fort qui vous animait en tant que joueur lorsque vous incarniez Joel à ce moment précis. 
The Last Of Us Part 2 se repose complètement sur la conclusion du premier opus. Le jeu débute d’ailleurs par un monologue de Joel, héros et personnage principal de ce dernier. 

Cette fin terriblement humaine est tout de suite devenue culte. Combien de personnes, combien de joueurs aux commandes auraient fait le choix de sacrifier la vie de cette petite fille pour sauver l’humanité. Beaucoup, énormément mais nous ne sommes pas Joel et Ellie, nous ne sommes pas dans un monde post apocalyptique où nous avons déjà vu partir tant de personnes que l’on aime. Un univers où les principes de bien et de mal ont été balayés par le terrible instinct de survie des derniers êtres humains.
La fin du premier The Last Of Us marque parfaitement l’angle que va prendre cette suite, en plaçant le joueur comme spectateur des sentiments et motivations de nos héros. 
Alors oui, vous allez pouvoir jouer et décider de comment tuer la plupart de vos ennemis et explorer librement certains lieux, mais c’est tout. La totalité des choix de nos personnages seront la conséquence du terrible choix que Joel a pu faire dans cet hôpital.

... ET CONSÉQUENCES

Début last of us 2

Très rapidement au début du jeu, nous assistons à la mort de Joel, massacré par une fille nommée Abby. Un nouveau personnage que vous incarnez rapidement au début, puis en seconde partie du jeu.
Suite à ce meurtre,
Ellie part en quête de vengeance et décide d’aller, en compagnie de sa petite amie, trouver et tuer Abby dans la ville de Seattle. 
Durant ses recherches, Ellies ne fait pas dans la dentelle et laisse libre cours à toute sa violence. Une cruauté totalement justifiée par le crime du début du jeu et qui nous conduira à tuer sans vergogne, amis, connaissances de notre fameuse antagoniste. La première partie du jeu est une simple histoire de vengeance entre le bien et le mal. Vous l’aurez compris le bien que nous incarnons à travers Ellie, demande réparation face au mal, représenté par Abby, qui a pris un des hommes les plus importants de notre vie.

Au fur et à mesure de notre évolution, notre personnage monte en puissance et en rage. Plus rien ne semble pouvoir l’arrêter, pas même nous, joueurs, qui sommes régulièrement témoins de sa cruauté grandissante. Et ce jusqu’à un point de bascule.

The last of us 2

LE POINT DE BASCULE D'ELLIE TOUT DE ROUGE VÊTU

Alors que vous cherchez désespérément Abby, vous trouvez et bloquez une de ses amies pouvant vous indiquer sa cachette. Alors que votre “indic de fortune” est totalement à votre merci, l’écran se teinte de rouge, la caméra se fixe sur le visage d’Ellie, défigurée par une colère grandissante. 

Impuissant, comme sa victime dont nous partageons le point de vue, nous assistons à cette terrible transformation. Pire que ça, c’est à nous qu’il revient d’effectuer l’action de frapper à mort notre adversaire. Cette scène est l’archétype de la position de spectateur/complice dans laquelle nous met le jeu. Rien n’y fera, notre personnage fera ressortir le pire qui est en elle pour accomplir sa vengeance.

UNE FAUSSE FIN POUR UNE VRAI FRUSTRATION

The last of us 2

Alors que nous sentons le dénouement proche, l’accomplissement de notre vengeance, la possibilité de boucler cette histoire, voilà qu’Abby débarque par surprise dans notre planque, folle de rage d’avoir perdu ses amis par la main d’Ellie. Et c’est à ce moment là que nous redémarrons l’aventure, aux commandes d’Abby cette fois. 

Quelle frustration d’être aux commandes de son ennemie, quelle frustration de se sentir loin de la fin. Passé ce sentiment, nous découvrons un personnage attachant, très proche d’Ellie au final, de par son cercle d’amis, par la perte d’un père et par la rage qui l’animait. 

Nous découvrons très rapidement les motivations d’Abby l’ayant poussé à tuer Joel et surtout que cela n’a pas aidé à la soulager.

UNE SECONDE PARTIE, ENTRE LIBÉRATION ET VIEUX DÉMONS

Dans cette partie du jeu, nous incarnons Abby, qui ne parvient pas à être apaisée et ce malgré avoir accompli sa vengeance face au meurtrier de son père, Joel. 
Elle trouvera son salut à travers la relation avec un enfant Scar, Lev, provenant d’une faction ennemie qu’elle va secourir et prendre sous son aile. La relation et ce désir de protection permettra à Abby de redonner un sens à sa vie et de sortir de ce cercle de violence. 

Nous comprenons alors que le but funeste d’Ellie, ne lui permettra pas de trouver la paix. Et plus incroyable, nous commençons à nous attacher à Abby, notamment à travers sa personnalité et son évolution.

Cependant, plus nous approchons de la fin du jeu, plus nous sentons l’épée de damoclès au dessus de notre tête.  Malgré sa rédemption en cours, les actes de vengeance d’Abby vont avoir des conséquences et elle va devoir affronter le démon qu’elle a créé en début de jeu.

The last of us 2

Joel a créé un démon en Abby en tuant son père et celle-ci créa à son tour son démon en Ellie en tuant Joel. En conséquence, Ellie a tout pris à Abby : ses amis et surtout l’amour de sa vie, Owen. L’affrontement final est inévitable.

Telle la fin d’une tragédie, le combat entre nos deux héroïnes se passe dans un théatre. Nous y incarnons Abby face à une Ellie redoutable. Ici encore on souligne une belle originalité à nous faire incarner l’antagoniste principale face à une héroïne devenue à nos yeux extrêmement sombre.

Le combat se finit par la défaite d’Ellie. Et alors qu’Abby s’apprête à tuer à son tour la femme d’Ellie, Dina, elle se fait raisonner de justesse par son protégé, Lev. Elle brise ainsi le cercle infernal de la vengeance et donne une chance à nos deux héros de partir chacun de leur côté à moindre mal.

REFUSER LE PARADIS POUR UNE RÉDEMPTION DANS LE SANG ET LES LARMES

Le joueur semble découvrir une fin ouverte et belle. Abby part avec Lev et Ellie s’installe dans une ferme avec son aimée, Dina, qui vient d’avoir un bébé. 
Alors que cette dernière coule des jours heureux, elle se fait rattraper par des souvenirs macabres d’un Joel agonisant sur le sol avant d’être achevé par Abby. 

C’est plus fort qu’elle, Ellie abandonne sa famille et sa vie paisible pour retrouver la source de son malheur.

The last of us 2

Nous partons donc à la recherche d’Abby à Santa Monica et nous découvrons que cette dernière est prisonnière des Crotales, un groupe d’esclavagistes de la région. Une fois retrouvée, méconnaissable, amaigrie, Ellie décide de libérer Abby pour ensuite atteindre la plage où les attend deux bateaux pour s’enfuir. Mais alors qu’Ellie s’apprête à la laisser partir, elle ne peut pas résister à l’envie de la combattre et d’accomplir sa funeste vengeance. S’en suit un terrible combat entre deux femmes à bout de souffle.

Et alors qu’Ellie prend le dessus et s’apprête à noyer son adversaire, un flashback de Joel lui apporte un ultime coup de raison. Elle rend ainsi sa liberté à Abby. 

Nous comprenons alors que ce qui rongeait Ellie depuis le début était de ne pas pouvoir avoir pu se réconcilier avec Joel, suite à une dispute où elle apprenait la vérité sur ce qu’il avait fait à l’hôpital. Sur ce dernier flashback, Ellie comprend que mettre à mort son adversaire ne l’aidera pas à aller mieux.

The last of us 2

Après avoir laissé partir Abby et Lev dans leur bateau, Ellie revient dans la ferme où elle vivait avec Dina il y a peu, totalement vidée. Son départ lui aura ainsi coûté la belle vie qu’elle aurait pu avoir, mais lui a permis de retrouver la paix. 

The Last of US 2 avait la lourde tâche de proposer un scénario fort, conjugué à une expérience de jeu novatrice et cohérente par rapport au premier opus. Et nous pouvons le dire maintenant, c’est une véritable réussite. L’histoire proposée est cohérente, pleine de surprises et nous a tenu en haleine tout au long de l’aventure.

Nous comprenons à la fin du jeu que toutes ces frustrations, ces actes horribles et choix que nous imposait le jeu, collent parfaitement avec l’angle scénaristique. Comme nos héroïnes, nous étions prisonnières de notre rage et un désir sombre et irrémédiable de vengeance. En plus de nous proposer une terrible histoire, Naughty Dog a réussi à transmettre les sentiments de rage, de frustration et de tristesse aux joueurs. Un véritable tour de force qui nous rappelle encore une fois la force des jeux vidéo en matière de créativité. Nous ne pouvons que saluer le talent et l’audace du studio qui nous livre ici un chef d’oeuvre et sans nul doute le jeu de l’année 2020 et pour de nombreuses années. 

Scénario
Intelligent, complet mais risqué 95%
Gameplay
Esquive parfois imprécise 95%
Graphismes
Un des plus beaux jeux de cette génération 100%
Durée de vie
Long lonnnnnggg mais très bon 100%
Bande Son
Parfaitement maitrisée 100%
Crash test
69.99
Prix conseillé, après le Crash Test.

Ring Fit Adventure : le meilleur jeu de la Nintendo Switch en période de confinement ?

Ring Fit Adventure est un jeu phénomène sur Nintendo Switch. Voici notre retour d’expérience via ce nouvel épisode podcast, afin de savoir si Ring Fit Adventure était le meilleur jeu vidéo sportif surtout en période de confinement.

[CRA$H TEST] Half Life : Alyx – Quand la VR recycle les jeux d’hier

Découvrez, dans ce nouvel épisode, notre Crash Test d’Half Life : Alyx.

Voilà plus de 13 ans que les joueurs attendent des nouvelles de Gordon Freeman. Malheureusement il n’est pas question ici d’un Half Life 3 ou d’incarner à nouveau ce cher Gordon mais d’entrer dans l’univers d’Half Life en VR.
Cependant, malgré une technique incroyable, tout n’est pas rose à Cité 17. On vous dit tout dans ce Crash Test

Voici le lien vers notre (petite) installation VR : https://popcorngame.fr/dossiers/jouer-a-half-life-alyx-avec-juste-un-oculus-quest-et-une-connexion-internet/10064/

Crédits musiques : 
Half Life : Alyx OST

Dreams : Le rêve d’être créateur ouvert à tous mais pas pour n’importe qui

Découvrez dans ce nouvel épisode, notre avis sur Dreams de Media Molecule et Sony. 

Disponible depuis le 14 février exclusivement sur PS4, le dernier née de chez Media Molecule, vous donne la possibilité de créer votre propre jeu vidéo et de jouer aux créations de la communauté. Voici d’ailleurs une sélection des jeux à tester : 

Des jeux d’aventure, aux RPG en passant par les FPS, nous allons revenir également sur le sujet du droit d’auteur. Grande question dont la réponse n’est pas (pour l’instant) si limpide que ça chez Media Molecule.


Crédit Musiques : 
– OST Dreams

[CRA$H TEST] Death Stranding : On part en balade ou pas ?

Découvrez notre Crash Test du dernier jeu d’Hideo Kojima, Death Stranding, véritable ovni triple A de cette fin d’année.

Mais qu’est ce qu’un CRASH TEST ? Contrairement aux nombreux tests que l’on peut trouver, la note finale est donnée à travers un prix d’achat conseillé. Partant du prix de vente neuf constaté (environ 54,99€), Crash Test tacle là où ça fait mal et vous donne la véritable valeur d’un jeu. Pourquoi payer trop cher ses jeux vidéo ?


Crédit Musiques : 

– Low Roar – I’ll Keep Coming
– Low Roar – Don’t be so serious
– Path – Death Stranding Soundtrack
– Low Roar – Bones

[CRA$H TEST] Pokémon Épée (et Bouclier) : Enfin un vrai jeu Pokémon sur Nintendo Switch ?

Après de longues années d’attente, des rebondissements, un Pokémon Let’s Go, des rumeurs, des peurs, des fausses joie, le voici ! Le premier véritable Pokémon sur Nintendo Switch se dévoile. Alors, Pokémon Épée & Bouclier, on achète ou pas ? 

Après de nombreux mois d’attente nous avons pu mettre la main sur l’un des nouveaux Pokémon Épée & Bouclier. Nous avons donc droit à de nouvelles créatures, nouveaux personnages ainsi qu’un nouveau monde, Galar. Le tout dans une nouvelle aventure dans laquelle nous allons devoir défier 8 champions d’arène. Pour les atteindre, nous allons devoir suivre la structure classique propre aux jeux Pokémon et ainsi partir de notre village d’enfance, défier les dresseurs qui se trouvent sur notre passage et bien sûr découvrir & attraper de nouveaux Pokémon.

On démarre la partie par le choix entre trois nouveaux Pokémon de type eau, feu ou plante. Plutôt réussis et très rapidement attachants. Nous serons au départ accompagner par notre ami d’enfance ou plutôt votre « rival looser ». Toujours à nous lancer qu’il est le meilleur tout en nous donnant des « bons conseils ». Côté personnalisation de notre héros, nous aurions aimé plus de variété que les simples couleurs de peaux et de cheveux. Nous pouvons néanmoins en personnaliser l’apparence, tels que la coiffure ou le style vestimentaire.

Nous en venons à notre premier constat amère sur ce nouvel opus de Pokémon : la structure narrative n’a pas vraiment évolué depuis toutes ces années. Aussi, on déplore une intrigue toujours aussi enfantine mais sans être désagréable tout au long des 20 heures de jeu. Comme les précédents opus, la plupart des zones entres les villes sont extrêmement linéaires et mis à part les terres sauvages, s’explorent très facilement. Nous l’avons compris très vite, Pokémon Épée (et Bouclier), n’est pas là pour vous rendre la vie dure. Ceux qui cherchent du challenge peuvent aller se rhabiller. 

Un souffle de liberté au coeur des terres sauvages

pokémon Épée

La vrai bonne surprise nous vient des terres sauvages, de larges espaces où nous pouvons aller et venir en toute liberté. Il s’agit bien sûr d’un terrain idéal pour la chasse de Pokémon. On y retrouve différentes espèces de Pokémon selon les zones ainsi qu’une météo variée (Tempête de sable, brouillard et pluie). Désormais les Pokémon que vous croisez sont visibles et peuvent vous approcher ou fuir. Nous avons également apprécié le PokéCamping où nous pouvons mixer des baies pour les donner à nos Pokémon pour booster leur PV et expériences. Pour cela il faudra faire un feu et cuisiner, le tout en mettant les joy-con à contribution, on vous laisse la surprise.  Plus anecdotique, mais qui a le mérite d’être présent: la possibilité de vous occuper de vos Pokémon, discuter avec eux, le tout pour augmenter leur niveau de bonheur.

Attrapez les tous, comme au bon vieux temps

Contrairement à du Pokémon Let’s Go où la chasse était basée sur nos aptitudes « à bien capturer » le Pokémon, il faudra ici les combattre pour les affaiblir et tenter au final de les attraper. Les victoires et captures rapporteront des bonus à votre équipe. Bien sûr, nous aurons toujours la possibilité de fuir ces confrontations. 

Galar voit grand un MAX GRAND

pokémon Épée

Nous passons maintenant à une des GRANDES nouveautés de ces nouveaux opus Épée (& Bouclier) : le Dynamax. Cet effet permettra à vos Pokémon de devenir gigantesques dans certains lieux tels que les arènes. Cela ne dure que trois tours durant les combats et peut donner lieu à de belles transformations inédites de certaines de vos bêtes : Celles-ci s’appelant Gigamax. `

Pour finir sur ce point, nous pouvons affronter et tenter de capturer des Pokémon Dynamaxés dans certaines failles présentes dans certains recoins du monde (identifiable par le rayon lumineux qu’elles émettent vers le ciel). Ces combats sont plus challengeant et nécessiteront l’aide d’amis (réels ou bots) mais pour au final pouvoir capturer très facilement le Pokémon géant une fois sa barre de vie épuisée. Une belle nouveauté qui ajouter un véritable intérêt dans le jeu, hors scénario. 

Une beauté non maitrisée 

L’arrivée sur Nintendo Switch est synonyme d’évolution graphique pour Pokémon. Et cet opus Épée (et Bouclier) ne nous déçoit pas … totalement sur ce point. Le jeu profite bien de la puissance de la Switch en offrant de nombreux paysages colorés et variés. Sans oublier des Pokémon qui, mis à part une réutilisation perceptible d’anciennes animations durant les combats, bénéficient d’un soin tout particulier. Le jeu offre également des paysages beaux et détaillés, notamment dans les zones où la caméra est fixe. Lorsque nous arrivons sur les Terres Sauvages, c’est une autre histoire. 

Malgré la possibilité d’avoir une caméra libre, c’est sur les Terres Sauvages que la technique montre ses limites avec un effet vide plutôt daté avec des textures fades et grossières. Comme vous pouvez le voir sur la vidéo ci-dessus, nous y retrouvons également un clipping et un popping omniprésent avec l’apparition tardive (et disparition) de Pokémon et même d’adversaires potentiels. L’effet est d’autant plus flagrant lorsque nous sommes à vélo. Enfin, l’aliasing est également présent et encore plus visible en mode docké. Cette zone n’est pas la seule concernée par ces limitations graphiques mais c’est là où le constat en est le plus flagrant. 

Pokémon Epée

Enfin le multijoueur est plutôt une très bonne surprise, avec la possibilité permanente d’affronter d’autres dresseurs et d’échanger des Pokémon tout au long de l’aventure. A cela on peut rajouter la possibilité d’inviter d’autres dresseurs lors des combats dans les failles. Cette fonctionnalité est bien sûr désactivable à tout moment. 

En conclusion, Pokémon Épée (Bouclier) apporte un nouveau souffle à la licence Pokémon, avec un grand nombre de nouveautés, des Terres Sauvages et ses failles, sans oublier une nouvelle génération de Pokémon et ses évolutions gigantesques. L‘évolution graphique apportée par la Nintendo Switch est bien là même nous sentons très vite les limites techniques du titre, notamment dans les zones les plus ouvertes du jeu, avec un clipping & Popping omniprésent.  
Enfin, 
Game Freak n’a pas souhaité refondre profondément la recette qui a fait le succès des précédents opus jusqu’à aujourd’hui. Nous retrouvons ainsi une structure narrative toujours aussi agréable mais qu’on ne présente plus. Aussi, pour garantir son accessibilité, nous avons cette impression que le challenge d’antan à totalement disparu … ou est-ce nous qui avons grandi ? 

 

GRAPHISMES
Beaux mais inégaux 50%
Gameplay
Agréable et simple 70%
Scénario
Une impression de déjà vue 40%
Durée de vie
Très complet avec un multi intéressant 80%
Bande Son
Bruitages et musiques agréables 80%
Crash test
54.99
Prix conseillé, après le Crash Test.

[CRA$H TEST] Luigi’s Mansion 3 : Un frisson de génie pour finir l’année

Sorti le jour d’Halloween, Luigi’s Mansion 3 nous invite encore à suivre les aventures de ce froussard de Luigi bien décidé à venir à bout de nouvelles et effrayantes épreuves. Que vaut ce troisième opus ? La recette fonctionne t-elle toujours ? C’est ce que nous allons voir dans ce Crash Test. 

Ce troisième opus de Luigi’s Mansion, comme son nom l’indique, nous met aux commandes de Luigi. Et une – voire deux –  fois ne sont pas coutumes, vous allez être confrontés à des forces surnaturelles « effrayantes ».
Tout avait pourtant bien démarré, vous avez été invités avec Mario, Peach et un trio de Toads à séjourner dans le luxueux hôtel du « Repos éternel ». Mais voilà que durant votre première nuit, les chambres et couloirs colorés laissent place à de lugubres et sombres pièces. A cela se rajoute le fait que vous ne parvenez plus à retrouver vos compères qui se sont complètement volatilisés. Et oui, il s’agissait d’un piège tendu par la tenancière de l’hôtel et d’un autre personnage que vous connaissez bien mais dont on vous laisse la surprise.
Votre objectif sera donc de retrouver Mario, Peach et les Toads dans cet immense et effrayant hôtel. Et pour cela, vous devrez explorer chacune de ses pièces, vous frayer un chemin à travers des énigmes « mortelles » et affronter pléthore de fantômes. 

Pour vous aider dans votre mission, vous disposez d’un Ectoblast, une sorte d’aspirateur « Ghostbusterisé », vous permettant d’aspirer et souffler sur les éléments du décor ainsi que les fantômes. Il peut également lancer une sorte de ventouse vous permettant d’interagir avec le décor tel un grappin. Une torche s’ajoute également à votre arsenal, elle vous permettra de révéler des éléments invisibles ainsi qu’à figer les fantômes pendant les combats.
Et c’est sans oublier, Gluigi, un clone de Luigi fait de matière visqueuse verte et qui aura une grande utilité pour avancer dans le jeu. Elle vous permettra de passer à travers de nombreux obstacles, éviter des pièges et bien plus encore.

Du côté des niveaux, là aussi Luigi’s Mansion 3 voit les choses en très grand. Chaque pièce qui compose ce grand hôtel est une véritable surprise mettant, pour certaines, vos méninges à rude épreuve. Entre les passages secrets, mécanismes et autres références, nous ne nous ennuyons jamais.

Le tout est servi par une direction artistique et un level design au poil ! Les niveaux sont beaux, colorés et variés. Et nous sommes à chaque fois agréablement surpris par les mini-cinématiques & animations lors des nombreuses interactions avec le décor. Sans oublier l’ambiance sonore qui accompagne parfaitement l’immersion, autant pour les musiques que les bruitages.

En chipotant un peu, si nous devions déplorer un point négatif, celui-ci se situerait au niveau du scénario et système de jeu. Car oui, vous n’achetez pas Luigi’s Mansion 3 pour son scénario « original », qui est d’un classique propre à la licence Super Mario : Sauver/libérer ses amis. Aussi, ne vous attendez pas à trouver un système d’évolution différent des classiques du genre. L’hôtel est découpé en 15 étages dans lesquels se trouvent les boss à affronter et chaque victoire vous permet d’acquérir un bouton d’ascenseur pour passer à l’étage suivant. Également, les systèmes de combats contre la plupart des fantômes et les boss peuvent sembler assez simples et répétitifs dès lors que l’on en a saisi les techniques et astuces. Mais pour être honnête, tous ces potentiels défauts sont « masqués » même occultés par l’ambiance, l’originalité et la variété du level design qui nous garde sous le charme tout au long du jeu. 

Vous l’aurez compris Luigi’s Mansion 3 va vous occuper de nombreuses heures avec un solo aussi long que mémorable. Mais ce n’est pas tout puisque vous aurez également droit à deux modes multijoueurs, local et en ligne. Le local est à l’honneur avec 3 différents mini-jeux jusqu’à 8 joueurs, Ghost Hunt où vous devrez attraper des fantômes face à une autre équipe de chasseurs. Dans Cannon Barrage, vous devrez vous affronter à l’aide de canons et viser les cibles du décor. Et enfin, dans Coin Floating, les deux équipes devront s’affronter dans une piscine en récupérant le plus de pièces à l’aide de leurs bouées respectives. De quoi passer de longues et bonnes soirées avec ses amis. 

Côté jeu en ligne, nous avons bien accroché à la Tour Hantée où vous devrez accomplir, à chaque étage, différentes missions en coopération. Le plus intéressant reste que chacun de ces niveaux se construit de façon procédurale, ce qui ne cesse, comme pour le solo, de nous surprendre. Comme le mode coopération avec Gluigi, ce mode en ligne se débloque au bout d’une grosse heure de jeu, merci en passant au professeur – génie et visionnaire – K. Tastroff.

 

En conclusion, Luigi’s Mansion 3 est une excellente surprise. Même si nous nous attentions à un bon titre, nous ne pensions pas que le plaisir resterait aussi bon tout au long du jeu. Et ce n’est pas sans déplorer un système de jeu et une histoire à la « Supe Mario » (encore) très classique pour le genre. Mais pourtant le constat est sans appel et même si vous n’avez fait aucun des précédents opus, foncez sans hésiter et … frissonnez de plaisir.  

GRAPHISMES
Beaux, colorés avec des environnement plein de surprises 90%
Gameplay
Variés et exigeant par moment 90%
Scénario
Classique ... 40%
Durée de vie
Solo riche et un multi varié 90%
Bande Son
Ambiance sonore parfaite 80%
Crash test
59.99
Prix conseillé, après le Crash Test.

Doom Eternal – Preview – notre sanglant avis (avec vidéo gameplay)

Doom Eternal était jouable lors de la Paris Games Week 2019, pour le plaisir de tout amateur de FPS, de brutalité bref, de la licence Doom. Avec une vidéo de gameplay de 30 minutes, voici notre avis sur cette preview de Doom Eternal.

Plus brutal, plus viscéral, plus varié : toujours plus ! Voici comment on peut simplement qualifier ce Doom Eternal qui est la suite logique du reboot de la licence opéré en 2016.
Nous sommes un grand nombre à considérer ce renouveau de Doom comme l’un des meilleurs FPS de ces dernières années car il ne s’embarrasse pas d’artifices (spoiler alert : on n’y joue pas pour son scénario, quoi que le côté série B assumé à son charme), il propose un gameplay viscéral avec une musique qui tabasse.

Toutefois, sachez que ce Doom Eternal proposera une narration plus développée, un scénario plus présent mais pas de quoi s’inquiéter, on ne devrait pas avoir à réfléchir pour comprendre les enjeux (étonnant non ?).

Avec Doom Eternal, on retrouve exactement la même formule qu’en 2016 avec toutes ses spécificités poussées encore plus loin. Mick Gordon à l’OST fait toujours des merveilles(écoutable par ici), la fluidité du jeu est encore améliorée avec ses dashs, doubles-sauts, l’ajout d’un grappin, des movesets plus nombreux (glory kill, les pans de murs à accrocher…en bref, l’animation du jeu en général), des décors plus variés (tout en gardant une DA teintée « chaude/enfer », faut pas déconner) ou encore, un bestiaire plus développé.

Par contre, comme vous pourrez le voir dans notre vidéo maison ci-dessous, Doom Eternal veut se diversifier dans son approche du démembrement de démons, en vous incitant à changer d’armes fréquemment et à privilégier le combat au corps à corps pour effectuer les glory kill et ainsi, récupérer de la vie, des munitions etc…
Dans le même ordre d’idée, les développeurs d’id Software veulent insister sur la diversité des environnements donc par extension, du level design, en rajoutant des phases de plateformes qui ne plairont pas à tout le monde. En effet, il sera plus ou moins fréquent de mourir lors des ces moments car il faut bien lire le level design sous peine de rater un dash qui vous fera recommencer à zéro…rageant.

Doom Eternal

On ne va pas se mentir, c’était un régal d’avoir pu démembrer du démon en pagaille, je n’avais pas vu autant de ripailles depuis ma participation à la foire à la saucisse en 2016. Une boucherie.
Plus sérieusement, la version démo présentée lors de cette PGW 2019 était clairement au point, le jeu semblait tourner en 60 FPS, pas de bugs à déclarer et les chargements étaient par exemple, assez rapides (c’est tout à fait observable sur la vidéo).
Doom Eternal semble peut être un poil plus difficile que son aîné (même si je n’ai pas pris le temps de vérifier la difficulté appliquée lors de ma session) mais la frénésie qui fait rentrer dans « la zone » (cet état de transe que l’on peut avoir dans un Hotline Miami par exemple), est intacte.

Comme une vidéo de gameplay (avec quelques commentaires au début et à la fin) est meilleure qu’un long discours, on vous laisse visionner notre session de démembrements avec l’OST de Doom en fond sonore.

Vous aurez toutefois compris qu’on est totalement conquis par Doom Eternal qu’on a hâte de retrouver le 20 mars 2020 pour s’exercer au tir aux démons et évacuer notre rage.

EVA : Notre avis sur le Call of Duty de la réalité virtuelle en Esport

EVA ( Esports Virtual Arenas) est l’une des sensations de la Paris Games Week 2019 : une expérience de réalité virtuelle en exclusivité mondiale que nous avons pu tester au cours du salon. Voici notre retour d’expériences, vidéo à l’appuie.

EVA : une ambition Esport accessible au grand public

Vous évoluerez sur un espace de 1000 m² pour jouer le rêve des amateurs de FPS (du moins, ceux qui veulent se bouger contrairement aux joueurs qui préféreront faire leurs frags , manette en main, confortablement installés dans le canapé) : vivre une partie de Call of Duty (ou plutôt Counter Strike) armé d’un dispositif de réalité virtuelle afin de traquer vos mouvements et vos tirs pour les retranscrire in game.

eva vr pgw 2019

Sur la partie matérielle, vous êtes équipés d’un mini PC astucieusement dissimulé dans votre dos, d’un dispositif de réalité virtuelle « Windows Mixed Reality« , ainsi que la réplique d’un fusil automatique proposant une gâchette pour le tir, un joystick pour le rechargement et un bouton pour le changement d’arme. Simple et efficace, une équipe est dédiée pour installer le matériel et vous lancer dans le jeu. On soulignera d’ailleurs, la sympathie et accessibilité des équipes EVA présentes sur place afin de prendre le temps de vous briefer dans une salle dédiée ou encore de vous aider à vous mettre en place. Merci à eux.

Basé sur l’un des premiers FPS eSportif du marché, le bien nommé After-H, l’expérience propose à deux équipes de 4 personnes de prendre le contrôle d’une zone (le centre de la carte plus précisément) afin de remporter la partie. En détails, vous aurez une jauge de pourcentage en jeu qui vous indiquera l’état de contrôle de la zone, sachant qu’une partie dure moins de 5 minutes.

eva pgw 2019 tableau scores
capture maison (désolé pour la qualité) pour montrer le tableau des scores

Va, vole, frag !

Bien entendu, expérience de jeu FPS oblige, la plupart des personnes vont s’amuser à essayer de fragger leurs opposants au lieu de remplir l’objectif (la capture et la défense de la zone centrale pour rappel). Comment leur en vouloir finalement, l’excitation prime sur la raison lors de ce genre de sessions de découverte.

A titre personnel, j’ai eu l’opportunité d’effectuer deux sessions car ma première a été ponctuée de problèmes matériels. Fort heureusement, ma deuxième partie s’est très bien déroulée, me permettant de m’exercer au tir virtuel (avec succès) et d’expérimenter une très bonne communication d’équipe. Un régal.
Selon moi, il y a toujours des ajustements à effectuer car l’on peut constater le « décrochement » des armes par moment mais bien heureusement, cela n’atténue pas trop l’expérience de jeu qui procure de très bonnes sensations.

On peut comprendre cette problématique pour toute la logistique matérielle qui doit être un véritable casse-tête pour les équipes d’EVA, surtout en condition de salon. On leur souhaite du courage pour calibrer ça au mieux pour leur émancipation car l’expérience vaut vraiment le détour, surtout pour les amateurs du genre.

En définitif, on vous recommande chaudement de tester EVA au cours de la PGW 2019 car, malgré l’attente, cela nous semble être la meilleure expérience du salon. Si ce n’est pas le cas, nous vous invitons à rester informé sur le sujet car d’autres salles dédiées vont arriver en France. Pour tout amateur de FPS ou réalité virtuelle, cela semble faire figure d’indispensable, pour les autres, la curiosité vaut vraiment la peine d’être vécue. En outre, nous sommes vraiment curieux de suivre son évolution sur la scène Esport, car l’alliance de l’humain et du virtuel semble être un bon segment pour continuer à démocratiser la VR et l’Esport à un plus large public.

Pour terminer sur ce retour d’expérience que l’équipe PopCorn Game a eu l’opportunité de vivre ensemble, nous vous proposons une vidéo vantant les mérites de nos prouesses (ou pas). Bon visionnage 😉

Découvrez notre interview de Jean Mariotte, co-fondateur d’EVA :

[CRA$H TEST] The Witcher 3 sur Nintendo Switch : ça passe ou ça casse ?

Très attendue, voire inespérée. L’arrivée de The Witcher 3 Wild Hunt sur Nintendo Switch n’est pas une mince affaire.

Comment faire tourner un monstre de beauté qui fait encore rougir de nombreux titres actuels ? Ou encore, comment assurer une expérience similaire sur une machine clairement moins puissante que ses concurrents ? Tant de questions que d’inquiétude autour de ce portage. 

Alors The Witcher 3 sur switch, on achète ou pas ?

Avec toujours CD Projekt Red et Namco Bandai derrière, le portage fût assuré par le studio Saber Interactive. Une première bonne nouvelle car ils ont pu nous offrir l’excellent Halo Master Chief Collection sur Xbox One. Avant de rentrer dans le cœur de ce qui nous intéresse dans ce portage sur Nintendo Switch, revenons rapidement sur l’histoire du jeu.

The Witcher 3

Première bonne nouvelle, cette version « Complète Édition » porte bien son nom car elle proposera le jeu complet avec ses deux extensions, les DLC Hearts of Stone et Blood & Wine. Ce qui nous promet plus de 100 heures de jeux soit plus de 50 recharges de Switch, si vous y jouez uniquement en portable. La durée de vie ne sera pas un problème, vous l’aurez compris. Côté histoire, vous prenez les commandes de Geralt de Riv qui part à la recherche de sa fille adoptive, Ciri, dans les royaumes du Nord où règnent la guerre, la misère et la superstition. Vous devrez ainsi combattre les soldats et créatures qui se dresseront sur votre chemin. Pour cela, vous disposerez de votre épée ainsi que tous les pouvoirs des sorceleurs qui s’avéreront plus qu’utiles. L’aventure est accompagnée d’une excellente bande son qui renforce encore l’immersion, même en portable avec un bon casque. Les doublages VF sont également toujours aussi convaincants.

Maintenant passons à la grande question, notre petite Switch est-elle à la hauteur de ce grand jeu ? 

La réponse est oui et … NON. Nous avons droit là au meilleur portage possible d’un tel jeu sur Nintendo Switch. Nous retrouvons un affichage 720p en mode docké et 540p adaptatif en mode portable. Passons tout de suite sur la version TV, qui ne fait clairement pas honneur au jeu et met encore plus en avant les limitations techniques dues aux limitations de la console. Aliasing, clipping, effets de flou, textures baveuses. Ceux qui ont connu la version PS4, Xbox One et même PC, risquent d’avoir peur.

PS4 PS4
Nintendo Switch Nintendo Switch

Lorsque nous passons en portable, les choses ne s’arrangent guère, mais la taille d’écran rend le résultat acceptable. Notamment car nous sommes sur une version portable d’un jeu triple A, le tout avec une fluidité (quasi) constante à 30 fps. Nous avons seulement noté des petites baisses de framerates durant les passages en ville. On pouvait s’y attendre, la lisibilité du jeu en mode portable est parfois difficile, notamment dans certains environnements « riches », tels les forêts, avec du monde à l’écran. Rien de rédhibitoire.

Nous avons également noté la possibilité de faire des petits réglages graphiques pour retirer les effets de flou. Celui-ci s’avère assez limité et ne semble pas avoir d’impact réel sur le rendu global du jeu. Des petits malins ont pourtant pu ajouter un mod permettant d’accéder à la totalité des options d’optimisations graphiques.

La maniabilité est, quand à elle, similaire à celle sur consoles de salon autant en mode portable, qu’avec une manette switch pro. Ce qui reste un bon point, le personnage répond au doigt et à l’oeil et la fluidité constante du jeu durant les combat assure un bon confort de jeu tout au long de l’aventure. 

En conclusion, The Witcher 3 Wild Hunt sur Nintendo Switch est très loin d’être magnifique et ne fait guère le poids face aux versions PS4, Xbox One et encore moins PC. Mais il faut l’avouer, ce portage est le meilleur que l’on pouvait espérer sur une console portable. Avec une fluidité et une maniabilité au rendez-vous, nous n’avons pas de difficulté à rentrer et à prendre beaucoup de plaisir tout au long du jeu. Difficile d’en espérer plus et surtout de critiquer l’excellent travail des studios Saber sur Nintendo Switch. 

Les joueurs n’ayant jamais touché à The Witcher 3 et ne disposant que d’une Nintendo Switch y trouveront largement leur compte. Ceux qui ont d’ores et déjà terminé le titre original ou encore qui disposent du jeu sur consoles de salon y trouveront un intérêt plus limité. 

GRAPHISMES
Impressionnant et passable en portable 50%
Gameplay
Bon sur tous les supports 80%
Scénario
Une aventure longue et magnifique qui en marquera plus d'un 80%
Durée de vie
Complet, long et sans oublier deux DLC de grandes qualités 100%
Bande Son
Bruitages et musiques toujours aussi immersives, même en portable 80%
Crash test
59.99
Prix conseillé, après le Crash Test.

[CRA$H TEST] Ghost Recon Breakpoint : On prend les mêmes (bugs) et on recommence

Après le sympathique Ghost Recon Wildlands (mais qui ne cassait pas trois pattes à un canard), Ubisoft revient avec son nouveau bébé Ghost Recon Breakpoint. Alors va-t-on jeter l’eau du bain avec ce nouveau née ?

Un méchant charismatique et des robots sur une île exotique, what else !

Nous sommes en 2023, des drones tueurs vendus par la firme du milliardaire Jace Skell, sèment la terreur à travers le monde. A la suite du contact perdu avec Auroa, l’île fictive abritant le siège de Skell Technology, l’équipe des Ghosts est envoyée sur l’atoll. Cette simple mission de reconnaissance se transforme en véritable mission de survie, lorsque l’unité d’éclaireur est abattue par les Wolves, d’anciens Ghosts menés par Cole D. Walker (Jon Bernthal alias The Punisher ndlr) qui a pris le contrôle de l’île.

Contrairement à Wildlands on se retrouve sur une île fictive (sans doute dû à la polémique du gouvernement Bolivien sur le précédent opus). L’île grouille de Wolves et votre mission, que vous l’acceptiez ou non, est de mener l’enquête sur ce qui se trame de malsain au sein de cette communauté qui se voulait « novatrice et bienveillante ».

On commence par un petit clin d’œil à Google et autre monstre de la Silicon Valley. En effet, le jeu part du postulat que des technologies, à la base créées pour le bien de l’humanité, peuvent être complètement perverties lorsqu’elles tombent entre de mauvaises mains.

Les graphismes à papa

Attention à vos rétines sur Xbox One. Elles peuvent à tout moment être éjectées de leurs orbites sous la pression de textures désuètes et d’une pauvreté flagrante des décors. Les joueurs PC sont apparemment un peu mieux lotis. Mais ça fait maintenant 6 ans qu’elle est sortie et 3 ans qu’elle trône dans mon salon. Je peux comprendre que les graphismes commencent à perdre en qualité comparés au PC. Bon, tout va bien la PS5 et la Scarlett arrivent.

Autre point à noter, les cinématiques, elles sont de qualités plus que variables. Et peuvent même s’altérer lors d’une même cinématique. Aspect qui m’a à de nombreuse reprises sorti du jeu. Elles sont, de plus, assez pauvres cinématographiquement parlant. La mise en scène se résume à des champs contre champs dans des décors plus que misérables et plus sombres que le trou du cul d’un Ghost. J’ai eu l’impression que pas une seconde n’a été dédié à l’aspect direction de la photo. Ubisoft faut embaucher un cinematographer ! Surtout lorsque l’histoire passe en grande partie au travers des cinématiques…
PC Ultra PC Ultra
Console de salon Console de salon

Un Gameplay perfectible mais…

Évacuons le mauvais point, les menus, qui sont peu pratiques et très nombreux. Il faut, de plus, jongler entre les différentes gâchettes, les sticks et la croix directionnelle pour arriver à sélectionner l’option que l’on souhaite. Pour couronner le tout, certains menus sont imbriqués les uns dans les autres. Il faut donc un certain temps d’adaptation et de découverte, qui peut, je l’avoue, s’avérer frustrant. On sent qu’ils ont voulu en faire beaucoup, le tout est très ambitieux mais la réalisation est moins probante, en tout cas pour la partie menu.

En revanche, le gameplay se laisse rapidement apprivoiser. Simple d’accès et intuitif, il va de pair avec l’idée de traque apportée par le scénario. En effet, il donne au joueur l’immersion nécessaire pour nous faire oublier que cette île n’existe pas, malgré les quelques défauts cités précédemment. Notamment lors des phases en plein air où des groupes de Wolves battent la campagne à votre recherche. Ils sont accompagnés de drones et d’hélicoptères qui vous obligeront, plus d’une fois, à sauter dans la boue pour se fondre dans la nature; tel Arnold Schwarzenegger dans Predator. Ne manque plus qu’un extraterrestre venu chercher son trophée ! J’en ai des frissons.

Côté véhicule on retrouve le panel habituel des jeux en monde ouvert. On privilégiera bien entendu l’hélicoptère qui permet de rapidement se déplacer sur une île assez conséquente. Il est d’ailleurs possible d’acheter toutes sortes de carrioles, d’armes et autres équipements. Rien de vraiment neuf, mais la panoplie à notre disposition fait le taf, malgré une maniabilité qui peut parfois être plus qu’approximative, en particulier pour les voitures sur terrain accidenté. A noter, la possibilité de se déplacer rapidement de campement en campement, dès que ceux-ci ont été découverts. 

Une partie RPG vient se greffer au tout, mais reste malheureusement anecdotique. Il est possible d’améliorer son matériel, ses compétences, de fabriquer différents objets, etc. S’ajoute une partie de loot, sur les cadavres et dans des caisses un peu partout sur la map, qui permet de récupérer de nouvelles armes et autres objets… Voilà une piste intéressante mais qui reste ici à l’état embryonnaire. J’espère que dans le prochain opus cette partie aura plus d’impact sur notre personnage. Par exemple, que les améliorations soient nécessaires pour avancer dans le jeu. La durée de vie est conséquente avec une quête principale généreuse et de nombreux objectifs secondaires. 

Malheureusement, les phases de jeux sont répétitives. Il est toujours question d’attaquer un poste fortifié pour récupérer des informations ou des personnes. Mais les différentes approches donnent un ressort important à la jouabilité. Surtout lorsqu’une infiltration tourne court et où le système D, à coup de grenades et de mines, vient prendre le relai d’une belle et grande stratégie basée sur la furtivité.

Les ennemis ne sont pas devenus des renards du désert en deux ans, mais leur agressivité (ils viendront vous déloger de vos positions) rend la balance plus équitable. De plus, pour joyeusement massacrer nos anciens collègues, on a droit à une large panoplie d’armes de destruction plus ou moins massive qui vient augmenter le plaisir du meurtre de masse virtuel.

Une bonne histoire ne suffit plus.

Effectivement, l’histoire se laisse suivre agréablement, alternant entre souvenirs de guerre des frères d’armes et combats fraternels du présent. Mais il manque le sel qui fait qu’un récit peut se transformer en légende. Bon scénario mais sans plus.

Bande son un peu fantôme…

La bande son reste extrêmement discrète. Elle ne m’a pas réellement marqué. Elle laisse surtout place à une ambiance sonore où on peut entendre à tout moment un ennemi approcher ou discuter de votre prochaine mort funeste avec l’un de ses collègues Wolves.

Et encore plus avec le multijoueur !

Le multijoueur autant en coopération (jusqu’à quatre) qu’en PvP (player versus player ndlr) (quatre contre quatre en Ghost War) augmente la longévité du jeu déjà plus que satisfaisante. En particulier, le coop permet de mettre en place avec vos amis des stratégies plus ou moins périlleuses pour avancer dans vos missions.
Je me suis cassé les dents sur le PvP, les morts sont expéditives en plus d’être la plupart du temps définitives. Car un de vos coéquipier peut à tout moment vous réanimer et vous remettre en jeu. Malheureusement, dans la pratique c’est plus facile à dire qu’à faire

Voilà un jeu fort sympathique, marchant sur les traces d’un Far Cry 5, mais qui n’en a pas encore les épaules, tout en essayant d’emprunter un chemin légèrement différent.

On retiendra sa durée de jeu exceptionnelle et sont Gameplay fun avec une vraie difficulté. C’est un vrai plaisir tant que l’on ne s’aventure pas trop loin dans les menus. Il a malgré tout un côté répétitif que l’on ne peut s’empêcher de noter et mal noter…
J
e me suis laissé emporter par Auroa sans réelle difficultés. J’ai pris plaisir à éviter les patrouilles de Wolves et à parfois les éliminer en silence. Mon seul regret est la partie direction de la photo qui vient noircir le tableau d’une histoire somme toute entrainante. Il faut vraiment faire un effort sur ce point pour permettre au joueur une meilleur implication dans l’aventure.
Mais, n’étant pas fan de la saga, je lui mets peut être une note sévère. Les aficionados peuvent rajouter une dizaine d’euros au prix.

Scénario
Se laisse suivre... 59%
Graphismes
Passable sur Xbox One 40%
Multijoueur
De bonne barre entre pote 70%
Bande son
Pas marquante 34%
Durée de vie
De longues heures en prévision 85%
Gameplay
On se laisse vite prendre au jeu 70%
Crash test
69.99
Prix conseillé, après le Crash Test.

[CRA$H TEST] MAN OF MEDAN : Un bateau qui prend l’eau

Test de Man of Medan sur xbox one x par supermassive games, créateurs d’Untill Dawn

[Critique] JOKER : Derrière le sourire d’un monstre, un chef d’œuvre ?

A quelques jours de sa sortie nationale, nous avons pu assister à une des nombreuses avant-premières diffusées sur Paris. Salle comble pour découvrir, ce qui semble être le renouveau d’une franchise que l’on pensait perdue. Le mot le plus juste serait plutôt enlisée, dans une course perdue d’avance contre les films MCU (Marvel comics universe ndlr). Et oui, on ne peut pas dire que depuis la trilogie de Christopher Nolan, les films DC mettant en scène l’univers de Batman aient fait l’unanimité. Pour rappel, Joker ne fait pas partie des nombreux films prévues dans le DCEU (DC extended universe ndlr), comme Man of Steel, Batman VS Superman et d’autres.

Joker

Joker est un film qui a d’ailleurs fait très vite parlé de lui. Pour plusieurs raisons : son réalisateur, un certain Todd Philipps connu pour les Very Bad Trip et plus récemment avec la série Tchernobyl.
Son interprète, car depuis les incroyables prestations de Jack Nicholson, Heath Ledger et le très « oubliable » Jared Leto, on ne sait pas ce que le talentueux Joaquin Phoenix nous réserve.
Sa récompense, assez exceptionnelle pour un film de super-héros adapté de comics, avec un Lion d’or à la Mostra Venise et une standing ovation de 8 minutes.

Et enfin, plus récemment, pour sa polémique, autour de sa sortie en salle, qui encouragerait la violence et la rébellion.
Ça y est ? Vous sentez la hype & l’impatience monter en vous ? Voici donc notre avis sur JOKER, bien sûr, sans spoil.

Le film nous conte les origines du personnage culte de la franchise Batman, son ennemi juré, son némésis, le plus grand criminel de Gotham, (et de l’histoire des comics) : le Joker. 

joker

Si le film s’inspire de certains ouvrages tels que The Killings Joke ou encore The Man Who Laughs, il prend de belles libertés et écrit sa propre histoire. Toujours sans spoil, celle-ci nous fait découvrir l’envers du décors où gravite ce monstre à en devenir. La mise en scène, très sombre et tristement réaliste, nous présente une certaine critique de notre société, avec la présence d’inégalités, l’ignorance et le mépris des élites ressenti par la population. Une élite « bien pensante » à laquelle appartient une famille bien familière.

Gotham n’a jamais été aussi sombre et dangereuse que dans ce film. Plus effrayant encore, elle en devient un terrifiant miroir de notre société. 

joker

Dans le rôle principal, nous retrouvons Joaquin Phoenix amaigris pour interpréter Arthur Fleck et futur joker. Les premiers mots qui nous viennent pour décrire son incroyable jeu d’acteur sont « saisissant, touchant, gênant et effrayant ». Au fur et à mesure que nous avançons, nous sommes happés par son magnétisme et nous nous perdons avec lui dans sa chute vers la violence et la folie. Avons-nous dit chute ? Ou peut-être une montée en puissance du monstre qui gronde en lui. Un mal qui se construit par la noirceur du monde dans lequel notre (anti) héros évolue. Nous pourrions disserter pendant des heures sur le Joker tant il est surprenant et complexe dans chacune des oeuvres où il est représenté. Et ce n’est pas après avoir vu ce film que cela va s’arrêter.

« Quel genre de lâche a pu faire ça ? Quelqu’un qui se cache derrière un masque… »

Fort d’une mise en scène magistrale, intense, le film prend son temps sur de nombreuses parties du film. Même si la plupart sont jouissives et prenantes, quelques longueurs faussement utiles se font sentir de temps à autre. Mais cela reste très minoritaire et surtout sauvé par l’hypnotisant Joaquin Phoenix. La bande originale signée Hildur Guðnadót accompagne parfaitement les plans épiques de certaines scènes ainsi que la montée en puissance de notre antihéros.

Pour conclure cette petite critique, JOKER fait clairement honneur à l’univers de Batman, à DC et même aux comics en général. Il surprend par l’utilisation de codes, bien loin du genre des films de Super-héros. Il prend clairement son temps avec des longueurs par moment qui pourront en rebuter certains. Pourtant Todd Philips et Joaquin Phoenix nous servent ici un petit chef d’oeuvre du genre. Un film intense, violent, qui apporte de nombreuses réponses aux origines de ce personnage culte, quitte à entacher l’histoire d’un autre grand homme de la franchise Batman. Notre note : 4,5/5.

JOKER sort en salle, le 9 octobre prochain. Et nous laissons le dernier mot à son réalisateur, Todd Philipps :

Ceux qui travaillent : Frank un monstre nécessaire ?

Voici un film non partisan qui dissèque les mécaniques d’une société hypocrite.

Olivier Gourmet Antoine Russbach

Ceux qui travaillent est le premier film d’Antoine Russbach et une production franco-belgo-suisse. L’acteur Olivier Gourmet, que l’on a pu voir il y a peu dans Une intime conviction d’Antoine Raimbault, porte le film comme à son habitude et donne à son personnage principal de multiples facettes. Le film est sobre et sans chichi, c’est une volonté de son réalisateur pour laisser aux spectateurs la place de réfléchir sur “Ceux qui travaillent”.

Frank, prénom ô combien signifiant, est cadre dans une entreprise de fret maritime. Il gère les problèmes des différents cargos de sa société. Il nourrit le monde. Il nourrit sa famille aussi, ses cinq enfants et sa femme. Il est le pater familias. Ses convictions sont bien à droite. Il fait, d’ailleurs, un petit clin d’œil au « slogan » travailler plus pour gagner plus, dès le début du film. Son travail est tout pour lui. Il y a consacré sa vie entière. Il ne saurait s’épanouir ailleurs, comme l’indique son bilan de compétence, qu’il fait pour trouver un nouvel emploi. Car malgré son dévouement, son entreprise l’a licencié.

Commence alors une remise en question de ses valeurs et de notre mode de consommation.

Le Bourgeois gentilhomme.

Frankenstein alias Frank nous est présenté comme un monstre. En effet, il fait passer les intérêts de sa société avant tout et les confond même avec les siens. Au point, un jour, de franchir la ligne rouge. Son entreprise décide alors de le licencier. Son monde s’écroule. Il perd pied. Son microcosme bourgeois s’en trouve alors chamboulé. Tout ce qu’il pensait acquis peut à tout moment s’effondrer: sa famille, son statut social, son incarnation de la réussite. Tout cela, est résumé par une scène: lors d’une prise de parole. Un cadre, lui aussi licencié et vrai miroir de Frank, annonce que sa femme l’a quitté juste après son licenciement, au bout de 20 ans de mariage. 

frank

Notre homme, moulé par le capitalisme, n’a pas osé annoncer la nouvelle à sa famille. Sans doute est-il, lui aussi, taraudé par la même peur. Celle de tout perdre.

Il pensait appartenir à cette race de winner indéfectible et chère à notre président. Malheureusement, la dure réalité de son obsolescence programmée est venue mettre un coup d’arrêt à ses ambitions.

Un coupable parfait.

Ce coupable tout choisi, haï de tous et en particulier de nous spectateur, est un rouage de cette mondialisation, dont la trinité peut se résumer ainsi: toujours plus, toujours moins cher, toujours plus vite. Malgré son geste impardonnable, il est le seul à assumer son acte. Face à son employeur d’abord, auquel il demande des remerciements pour ce qu’il a fait. Puis avec sa femme à qui il avouera finalement sa faute, au risque de tout perdre. In fine, c’est le seul à ne pas être hypocrite. 

En effet, il subvient aux besoins de sa famille. Il se lève tôt. Aidé de sa plus jeune fille, il réveille le reste de sa famille. Mais un jour, après un retour impromptu à la maison, il découvre que sitôt dans la voiture toute sa tribu se recouche. 

Première hypocrisie de ceux qu’il “nourrit”.

Sa famille lui reproche sa décision (inhumaine je le rappelle), dans une ultime hypocrisie. Car cette communauté jouit de la vie, le dernier iPhone en poche au bord d’une belle piscine, grâce à des gens comme lui qui accepte de prendre ce genre de décisions.

Le dénuement.

Pour retrouver une vie normale, celle “d’avant”, Il finit par accepter un travail à la finalité illégale. Pour un salaire mirobolant. Et ainsi, permet de préserver le train de vie de sa famille. Comme lui indique son fils “qui a accepté son absence mais n’accepte pas de baisser son niveau de vie”. Il ré-endosse alors ce rôle inhumain mais nécessaire à notre société qui nous permet à tous de vivre confortablement au frais de multiple sacrifices tout au long de cette chaîne mondialisée.

tiers état

Il n’y a pas de rédemption pour notre antihéros, mais une parfaite continuité dans une société toujours plus compétitive. Un anti happy end où tout a changé (pour la petite fille peut être et nous ?) mais où tout reste pareil.

Qui est le plus coupable, celui qui agit ou celui qui en profite hypocritement ? Qui serait prêt à abandonner sa qualité de vie ? Pas eux, pas nous ? 

Le réalisateur prépare deux autres films: ceux qui combattent et ceux qui prient.

Spyro Reignited Trilogy tout feu tout flamme sur Nintendo Switch

Il y a plus de 21 ans, un mignon petit dragon connu sous le nom de Spyro faisait son entrée sur la première Playstation. Fort d’un immense succès à l’époque, nous avons pu avoir droit à deux suites les années suivantes, en 1999 et 2000. 
A l’instar de Crash Bandicoot, Activision redonne vie à un monument du jeu vidéo des années 90 ayant fait le bonheur des joueurs. 
Après une sortie sur PS4 et Xbox One, Spyro Reignited Trilogy s’apprête à nous suivre partout sur Nintendo Switch, pour le meilleur ou pour le pire ? 

Nous en avons pas fini avec les reboots de célèbres jeux des années 90. Après la trilogie Crash Bandicoot et Crash Team Racing, Activision nous propose de replonger dans la licence Spyro, avec Spyro Reignited Trilogy.
Nous y retrouvons l’ensemble des trois premiers opus, Spyro Le Dragon, dans lequel vous devrez libérer tous les dragons emprisonnés dans des critaux et ainsi sauver le royaume du terrible (vilain/pas beau) Gnasty Gnorc. Ensuite, nous avons Spyro Ripto’s Rage où vous devrez libérer le Royaume d’Avalar du sorcier maléfique Ripto. Et enfin, Spyro Year of The Dragon où il vous faudra retrouver tous les oeufs de dragon dérobés dans les « Royaumes Oubliés » et gardés par une armée de Rhynocs et une sorcière maléfique. C’est bizarre, les histoires nous paraissaient plus complexes à l’époque…

Premier gros et bon constat après les premières heures de jeu, nous retrouvons l’ADN des jeux d’origine, le tout avec une belle mise à jour. Ne tournons pas plus que ça autour du pot et parlons de l’évolution technique du jeu. 
Spyro Reignited Trilogy est littéralement magnifique. Nous avons bien sûr droit à des concessions graphiques par rapport aux versions PS4 & Xbox One. Ainsi, les textures sont moins détaillées, on constate un effet flou léger mais qui ne gêne pas du tout le confort du jeu, contrairement à un Wolfenstein Yougblood. La fluidité est également au rendez-vous sur la majorité des jeux. Nous avons eu quelques ralentissements par endroits mais ils étaient présents également sur Xbox One et PS4. Nous espérons qu’une mise à jour en viendra à bout. Côté gameplay RAS, il reste fidèle aux premiers opus et répond au doigt et à l’oeil autant sur vos Joy-Con et Switch Pro. 

PS4 PS4
Nintendo Switch Nintendo Switch

La nostalgie ne fait pas tout ! 

Qui dit remake, dit nostalgie, dit potentiellement… déception
Lorsque nous avons lancé pour la première fois ce dernier Spyro, nous étions partagés entre excitation et crainte. La peur de détruire tous ces bons souvenirs d’antan au bénéfice de graphismes HD. 
Tout d’abord rassurez-vous, l’excellent travail d’Activision nous fait rapidement oublier nos principales craintes. Mais, car oui il y a un mais, le level-design, très bon à l’époque, montre aujourd’hui ses limites. La plupart des niveaux se résument à foncer pour récupérer les cristaux, tuer les ennemis d’un coup de cornes ou d’un jet de flammes. Difficile pour nous, vous en conviendrez, de vous le conseiller ce titre par rapport à un Super Mario Odyssey. Alors que vous serez émerveillés par la re-découverte de tout cet univers, un profane de la licence aura vite fait de s’ennuyer. Cela est d’ailleurs surtout vrai dans le premier Spyro Le Dragon, qui posait les bases de la série. Les deux épisodes qui suivent apportent quelques nouveautés intéressantes, mais ça reste bien léger face aux évolutions que l’on a pu voir passer en 20 ans de jeux du genre. Ne vous y méprenez pas, cette trilogie est avant tout une Madeleine de Proust. 

Spyro Nostalgie

En conclusion, Spyro Reignited Trilogy est un excellent remake. Vous y retrouverez tout ce que vous avez aimez lorsque vous étiez aux commandes il y a 20 ans. Les graphismes flattent la rétine et les animations vous esquisseront plus d’un sourire de nostalgie. Pour ceux qui n’ont pas connu le titre d’origine, ce Spyro est un jeu de plate-forme sympathique, qui conviendra sans doute aux plus jeunes d’entre nous. Cependant, il ne fait pas le poids par rapport aux titres du genre actuels tel qu’un Super Mario Odyssey

GRAPHISMES
Beaux, variés et détaillés 85%
Gameplay
Cohérent à l'époque, daté aujourd'hui 70%
Scénario
30%
Durée de vie
Très complet 70%
Bande Son
Bruitages et musiques agréables 80%
Crash test
39.99
Prix conseillé, après le Crash Test.

Test de l’Oculus Quest : Rendre la VR accessible à tous !

Sorti il y a maintenant 4 mois, l’Oculus Quest est le dernier casque de réalité virtuelle d’Oculus & Facebook qui a pour ambition de rendre la VR de qualité accessible au plus grand nombre. Pari réussi ou raté, nous vous disons ça tout de suite. 

L’Oculus Quest est un casque de réalité virtuelle sans fil tout en un, fourni avec des manettes et un chargeur. Il dispose de capteurs intégrés permettant la détection des manettes Oculus Touch et de vous déplacer dans un espace défini.

La réalité virtuelle sous le signe  de l’accessibilité 

Plus

Dès la sortie de sa boite, nous avons été frappés par la simplicité d’installation de l’Oculus Quest. Pas de câble, pas de notice à lire, vous n’avez qu’à mettre le casque, l’ajuster à votre tête et l’allumer. Vous devez ensuite télécharger l’application iOS/Android pour synchroniser votre compte Oculus à votre casque. Et il ne vous restera plus qu’à télécharger & acheter vos jeux/applications depuis le casque directement ou depuis l’app mobile.

Au premier démarrage, le casque vous invite à définir votre « guardian ». Plus clairement, vous devez paramétrer votre zone de jeu virtuelle par rapport à la place dont vous disposez dans le monde réel. Ce serait dommage de s’éclater la main contre votre TV ou trébucher sur une chaise. Encore ici, Oculus simplifie les choses au maximum et il vous suffira de tracer votre espace de jeu autour de vous grâce à une de vos manettes Oculus Touch. 

Oculus Quest

Une fois celui-ci paramétré, vous aurez droit à une vidéo de présentation avant d’accéder finalement à votre salon virtuel et ainsi à vos jeux, applications et à la marketplace. 

Avant tout, un casque premium

Malgré l’absence de câble et cet aspect de simplicité que nous avons ressenti lors de l’utilisation, l’Oculus Quest reste un casque premium. 

On y retrouve les dernières technologies et nouveautés Oculus :

  • Type d’écran : OLED
  • Résolution :  1440 x 1600 per oeil, alors que l’Oculus Rift original avait 1080×1200 par oeil
  • Rafraichissement d’image : 72Hz
  • Processeur : Qualcomm Snapdragon 835, qui équipe notamment les smartphones premiums Galaxy S8, OnePlus 5, Xperia XZ Premium
  • 4GB RAM
  • Une batterie Lithium-ion de 2-3 heures d’autonomie selon le type de jeu ou app utilisé
  • 4 capteurs permettant de détecter l’environnement et les contrôleurs
  • Deux contrôleurs Oculus Touch dernière génération
  • Un poids de 571g, ce qui est plus lourd qu’un Rift qui était à  470g
Plus

Nous avons apprécié également les haut-parleurs intégrés directement dans le casque. Sans être transcendant, le son fait largement l’affaire sur la plupart des applications. On peut bien sûr ajouter des écouteurs ou casques via le port mini jack présent sur le côté du casque. 
Egalement, autre gros point positif, la possibilité de streamer très facilement ce que le joueur voit dans son casque directement sur le smartphone. En effet, il vous suffit de sélectionner l’option depuis le casque, de confirmer sur l’application Occulus et le tour est joué. Vous pouvez ensuite voir le résultat directement sur l’écran du mobile ou le brancher sur une TV pour en profiter à plusieurs. 

Niveau confort, le Quest fait bien dans le premium. Le casque s’ajuste très facilement sur la tête et au niveau des yeux. La latence est également très correcte et nous n’avons eu quasi aucun décrochage (hors durant les temps de chargement).
Cependant, la lumière sera votre meilleure amie pour une utilisation optimale. Si vous êtes dans une pièce trop sombre, le casque ne détectera pas l’environnement et surtout les Oculus Touch. Et chose étrange, nous avons eu également des problèmes dans une pièce surexposée au soleil où nous nous sommes retrouvés téléportés à deux mètres de hauteur au premier passage d’un nuage dans le jeu de combat Creed VR. Cela reste bien sûr assez rare et dans 95% du temps, dans une pièce éclairée normalement, nous n’avons eu aucun problème.

Côté jeux, nous y retrouvons de nombreux classiques tels que Super Hot, Moss, Ocean Rift, l’excellent Beat Saber, Star Wars et bien d’autres. Pour avoir pu essayer la plupart de ces titres sur d’autres casques VR, l’expérience est équivalente voire meilleure si l’on prend en compte la simplicité de mise en route et l’absence de câble.

Plus

Pour éviter toute mauvaise surprise, motion sickness ou autres, Oculus a tout prévu. Sur la fiche de chaque jeu, vous retrouvez les commentaires d’autres joueurs, ainsi que l’intensité des effets VR pouvant entrainer un certain malaise. Et même si malgré ça, le jeu ne vous convient pas après l’achat, vous pouvez vous le faire rembourser très facilement depuis l’application mobile. Nous avons d’ailleurs été agréablement surpris par la politique de remboursement plutôt claire et simple. Pour vous faire rembourser un jeu, il suffit de ne pas avoir jouer plus de deux heures dans les 14 premiers jours qui suivent l’achat. Attention à ne pas trop en abuser tout de même, nous avons pu en faire les frais au bout du 10ème remboursement d’affilé (vis ma vie de testeur :p). 

Voici la liste de la cinquantaine de jeux que vous pouvez retrouver sur l’Oculus Quest et leur prix : 

Titres Prix
Angry Birds VR: Isle of Pigs $15
Apex Construct $20
Apollo 11 $10
Bait! Free
Ballista $15
Beat Saber $30
Bigscreen Beta Free
Bogo Free
Bonfire $10
BOXVR $30*
Creed: Rise to Glory $30
Dance Central $30*
Dead and Buried II $20
Drop Dead: Duel Strike $15*
Electronauts $20
Epic Roller Coasters Free
Facebook Watch Free
Face Your Fears 2 $20
First Steps Free
Fruit Ninja $15*
Guided Tai Chi $10*
I Expect You To Die $25
Job Simulator $20
Journey of the Gods $30
Keep Talking And Nobody Explodes $15
Moss $30
National Geographic VR Explore $10
Nature Treks VR $10
Netflix Free
Ocean Rift $10*
Oculus Browser Free
Oculus First Contact Free
Oculus Gallery Free
Oculus TV Free
Oculus Video Free
Orbus VR: Reborn $40*
PokerStars VR Free
Racket Fury: Table Tennis $20
Rec Room Free
Red Bull TV Free
Robo Recall: Unplugged $30
RUSH $20
Shadow Point $20*
Skybox VR Video Player Free
Space Pirate Trainer $15
Sports Scramble $30
SUPERHOT VR $25
The Exorcist: Legion VR $25
Thumper $20
Tilt Brush $20*
Ultrawings $15
Vader Immortal: Episode I $10
Virtual Desktop $20
Virtual Virtual Reality $15
VR Karts: Sprint $15*
VRChat Free
Wander $15
YouTube VR Free

Vous l’aurez compris, on reste sur du classique pour ce qui est de VR. La plupart des titres sont des classiques présents sur la plupart des casques premium du marché. Alors oui nous sommes sur un casque tout en un, sans aucun fil mais nous aurions espéré quelques titres exclusifs qui justifieraient encore plus son acquisition. Egalement la plupart des titres intéressants et originaux sont payants et globalement chers. Le store n’étant pas encore très fourni, très peu de titres sont disponibles en démo ou en promotion. 

Egalement, nous espérons que d’autres titres arriveront bientôt car, même quatre mois après la sortie, nous faisons encore rapidement le tour des jeux disponibles sur l’Oculus Quest

Enfin, chose intéressante à noter et qui ajoute un certain intérêt pour ceux qui possèdent un PC et un compte Steam. L’Oculus Quest tournant sur une architecture de base Android, vous pouvez très facilement y installer Steam VR et ainsi profiter d’un panel énorme de jeux.

Voici le petit tuto youtube pour ceux qui souhaiteraient l’installer.

L’Oculus Quest est un excellent casque tout-en-un. Il ne dispose d’aucun câble, il est très simple à installer et encore plus simple à utiliser. Oculus réussi ici le pari de rendre la réalité virtuelle telle que nous la connaissons aujourd’hui la plus accessible possible. Une accessibilité qui a tout de même un prix, puisque vous trouverez cet Oculus à 449 euros pour son modèle 64Go et 549 euros pour le 128go.
On regrettera un store encore un peu trop léger en jeux et applications pour l’instant et un hardware qui montrera très rapidement ses limites, notamment avec l’évolution des jeux VR des prochaines années.

SuperHot sur Nintendo Switch : Vraiment Super Bien ?

Encore un portage pour la Nintendo Switch et pas des moindres puisqu’il s’agit du multi récompensé SuperHot. Une véritable pépite qui ne date pas d’hier puisque le jeu a été imaginé lors de la GameJam 7DFPS (7 Day First Person Shooter ndlr) en 2013, avant de réussir l’année suivante un Kickstarter pour finaliser son développement. Il sortit sur PC/MAC & Xbox One en 2016, puis fut compatible VR en fin 2016 avant d’arriver sur PS4 (PSVR) en juillet 2017. Il reçut également quelques récompenses et fut nommé deux années d’affilées comme meilleur jeu VR à la GDC (Game Developpers Conference ndlr)

Mais alors, après tant d’années de bons et loyaux services, la version Nintendo Switch n’est-elle pas le portage de trop ? 

SUPER HOT, SUPER HOT, SUPER …. HOT, SUPER …… HOT !

Pour ceux qui ne le connaissent pas, SuperHot est un FPS action/stratégie où le temps s’écoule lorsque vous bougez/effectuez une action quelconque. Seul le fait de regarder autour de vous n’accélère pas le temps et vous permet ainsi d’observer la scène pour ne pas mourir au premier mouvement.

Rien ne sert de courir …

Chaque niveau prend la forme d’arène de couleur blanche très épurée, tout en restant lisible et reconnaissable. On y retrouve par exemple un parking, un bar, un chantier et bien d’autres.
Ces derniers sont remplis d’ennemis composés de polygones rouges et ayant tous pour but de vous tuer. Vous l’aurez compris, votre objectif sera donc de vous débarrasser d’eux avant qu’ils ne vous touchent. Et pour cela vous disposerez d’une multitude d’armes : Pistolet, fusil à pompe, mitraillette, Katana, objets du décor et même vos poings. Tout l’intérêt du jeu sera de les utiliser avec réflexion et bonne intelligence. Ainsi, vous devrez peut-être lancer au visage d’un ennemi votre pistolet encore chargé pour pouvoir récupérer son fusil et venir à bout des deux autres petits malins qui arrivent derrière. Et encore, une multitude de scénarios sont possibles et tout autant jouissifs. 

SuperHot

Malgré une rejouabilité appréciable,  SuperHot ne dispose « que » de 34 niveaux soit environ 3 heures de jeu. Une durée de vie très limitée pour un jeu à ce prix, même si les modes de défis rajoutent un intérêt supplémentaire au titre.

Dans le mode Endless, par exemple, vous devrez tenir le plus longtemps possible face aux hordes d’ennemis et dans le mode « Challenge » vous replongerez dans les niveaux déjà effectués avec de nouvelles règles imposées plus où moins intéressantes (sans arme, avec un type d’arme précis etc). 

Suivez le lapin blanc …

SuperHot

Passons à l’histoire maintenant car oui, SuperHot dispose d’un petit scénario original. Si de prime abord le jeu ne laisse transparaitre qu’une suite de niveaux à compléter, nous nous retrouvons rapidement au coeur d’une belle mise en abîme.

Ainsi les menus jouent un rôle important et nous placent dans la peau d’un personnage qui joue à une version piratée de SuperHot, envoyée par un « ami ».  L’interface en mode terminal PC rend la navigation immersive dans l’univers du jeu. Nous sommes même amenés à simuler une discussion avec notre notre généreux donateur tout au long de l’aventure. Bien qu’accessoire, ce bon petit cassage du 4ème mur est intéressant à suivre et il faut l’avouer, nous met clairement dans l’ambiance cyberpunk du jeu. Simple mais efficace.

Techniquement, nous n’avons pas grand chose à rapporter sur cette version Nintendo Switch. Le titre étant de base assez épuré, le rendu est plutôt propre en portable tout comme en docké (mode TV ndlr). Sans surprise également, la fluidité est bien au rendez-vous. Nous d’avons d’ailleurs bien apprécié l’utilisation des Joy-Con détachés en mode TV avec l’utilisation du gyroscope.

En conclusion nous pouvons dire que SuperHot est un excellent FPS mêlant avec brio action et réflexion. Le style graphique très épuré ainsi que la mise en abîme en font un jeu aussi original qu’attachant.

Le portage Nintendo Switch n’a quant à lui pas à rougir un seul instant des autres versions. Nous y retrouvons les mêmes sensations voire plus grâce aux gyroscopes des Joy-con. Pour ceux qui en sont équipés, seule l’absence de la VR donnera l’avantage aux versions PS4 et PC avec leur PSVR et Oculus Rift/HTCvive

GRAPHISMES
Original, propre et fluide 90%
Gameplay
Parfaitement adapté au Joy-con autant en portable qu'en TV 90%
Scénario
Intéressant mais très accessoire au final 60%
Durée de vie
Très court malgré une forte rejouabilité 65%
CYBERPUNKATTITUDE
Néo quand tu nous tiens 100%
Crash test
22.99
Prix conseillé, après le Crash Test.

Wolfenstein Youngblood sur Nintendo Switch : Ça pique les yeux !

2 ans après l’excellent et bourrin « The New Colossus », Bethesda remet le couvert avec cette suite directe, Wolfenstein Youngblood. Comme cela est indiqué dans le titre, nous incarnerons du sang neuf et pas n’importe qui : Les deux filles William J. Blazkowicz, héros du précédent épisode. 

Que vaut ce nouveau Wolfenstein ? Qu’en est-il de la version Nintendo Switch ? Attention les yeux, c’est parti ! 

Wolfenstein Youngblood se déroule, comme le précédent opus, dans un univers uchronique où les américains ont perdu la Seconde Guerre Mondiale. L’histoire se poursuit dans les années 80 où nous suivons les aventures des deux filles de Blazkowicz (héros du premier opus ndlr) bien décidées à retrouver leur père parti en mission périlleuse sur Paris. C’est d’ailleurs dans la ville lumière sous l’étendard Nazi que l’aventure se déroule.
Ne vous attendez pas d’ailleurs à ce que cela vous saute aux yeux. Avant de voir le plan du métro où l’on devine certains monuments, il est difficile de distinguer la capitale française d’une autre ville européenne lambda. Surement la faute aux Nazis … ou au directeur artistique.

wolfenstein youngblood

Où sont mes lunettes ?!

Graphiquement, c’était prévisible mais la version Nintendo Switch fait clairement la gueule. Nous avons droit à une fluidité assez constante à 30FPS, mais à quel prix. En mode portable c’est flou, très flou, on a beau se frotter les yeux ou mettre des lunettes, rien n’y fait. Les cinématiques faites avec le moteur du jeu mettent encore plus en avant le retard d’affichage des textures, l’aliasing à gogo et quelques ralentissements. Et ne parlons pas du mode « Docké » (sur la TV ndlr), qui en plus d’être également flou (à moindre mesure qu’en portable), présente des graphismes très pauvres. 
Ce Wolfenstein est encore une fois la preuve que la console portable de Nintendo n’est pas taillée pour tous les types de jeux AAA, à l’heure actuelle.

Avec lunettes Avec lunettes
Sans lunettes Sans lunettes

Moche mais efficace ! 

Une fois nos gouttes dans les yeux mises, nous revenons au coeur du jeu et notamment à son gameplay. Celui-ci est très agréable, nerveux et dynamique. La fluidité constante du jeu rendent d’ailleurs les phases d’action très fun et aussi lisibles que la Switch le permet. C’est pas beau certes, mais le plaisir en jeu est bel et bien présent.
Les niveaux, plus ouverts que sur les précédents opus, sont taillés pour la coopération. Ainsi, il faudra vous synchroniser avec votre acolyte pour ouvrir des portes ou des caisses de bonus. Nous nous attentions tout de même à mieux en terme de level design de la part des équipes d’Arkane studio qui nous avait fait rêver, notamment dans Dishonored 2.

wolfenstein youngblood

Toi + Moi contre tous ! 

L’évolution des personnages dans le jeu est plutôt bien pensée. Ainsi, au fil des missions vous augmenterez votre niveau d’expérience, vous permettant de débloquer de nouvelles compétences autour de votre armement, votre combinaison, et de ses pouvoirs associés. Ces améliorations auront une importance en coopération car selon les capacités de votre coéquipière, vous allez pouvoir user de stratégies différentes. Cela n’est valable que pour ceux qui joueront en multi. En solo, votre soeur disposera des mêmes capacités et armement que vous.

Autre détail intéressant, vous disposerez de la possibilité de booster les capacités de votre partenaire pendant quelques secondes. Pour cela vous devrez choisir un signe associé à un boost/bonus temporaire et l’utiliser pour lui offrir une capacité d’invulnérabilité, une armure renforcée ou d’autres.

YoungBlood est d’ailleurs clairement taillé pour le multijoueur. Faisable plus difficilement en solo, nous ne pouvons que vous conseiller de trouver un coéquipier solide pour évoluer plus sereinement tout au long du jeu. Notez également que si vous achetez le jeu en Deluxe Edition, vous disposerez d’un Buddy Pass pour inviter un ami n’ayant pas le jeu.

wolfenstein youngblood

Quand il y en a plus il y en a encore et encore … et encore 

Côté durée de vie, Wolfenstein Youngblood est généreux mais répétitif. La progression du jeu s’articule autour d’une quête principale, retrouver votre père et donc pénétrer dans un Labo secret. Celle-ci n’est accessible qu’après l’accomplissement de 3 grosses quêtes associées, qui sont quant à elles accessibles qu’à un certain niveau d’expérience. Vous l’aurez compris, il nous restera une plâtrée de missions secondaires nécessaires avant de s’attaquer aux quêtes principales.
En conséquence, préparez-vous à repasser plusieurs fois par les mêmes zones, toujours occupées par des soldats de plus en plus coriaces au fil de votre évolution. Oubliez également la possibilité de toute infiltration, les ennemis vous repèrent très rapidement et l’alarme vous enverra une vague de Nazis en suivant. 

Comme indiqué plus haut, les gunfights sont très agréables et challengeant, même en difficulté « normale ». On apprécie également le feeling des armes qui, même avec des Joy-con, pas vraiment taillés pour le FPS, reste très bon. Malheureusement la redondance des missions et la difficulté évolutive les rendent vraiment pénibles à force, surtout au bout du 3 ème passage au même endroit.

Wolfenstein Youngblood

Pour conclure ce test, nous pouvons dire que Wolfenstein Youngblood est un bon FPS dans la continuité de New Colossus. On y déplore cependant les défauts du genre avec une certaine répétitivité et une difficulté usante, surtout en solo. Cela est rattrapé par un système d’évolution des personnages agréable et bien pensé, le tout agrémenté de mécaniques multi très intéressantes (Les Signes ou encore le Buddy Pass).

La vraie question est, est-ce vraiment la version Switch qu’il vous faut ? Certes, il est agréable de jouer à un bon FPS triple A en nomade, mais à quel prix. Même s’il reste jouable, Youngblood est clairement moche et même pour un jeu Switch. Plus grave encore ces limitations techniques nous empêchent de profiter pleinement du jeu.

Nous ne pouvons que vous conseiller de vous tourner vers les versions PS4/XBOX/PC pour goûter à la vraie expérience du jeu. 
Cependant, si jouer avec une myopie constante ne vous dérange pas, foncez, mais le jeu ne sera pas remboursé par la Sécu.

GRAPHISMES
Fluite et c'est tout 20%
Gameplay
Agréable, fun et dynamique 90%
Scénario
Quel scénario ? 30%
Durée de vie
Complet mais un peu répétitif 60%
Bande Son
Bonnes voix, VF, sound design et musiques 80%
Crash test
34.99
Prix conseillé, après le Crash Test.

Crash Team Racing : Une refonte graphique aux mécaniques mal huilées

Crash Team Racing, sorti en 1999 sur Playstation première du nom, proposait une bonne alternative aux non possesseurs de Nintendo 64.
Fun, drôle et original, le soft se targuait d’avoir du contenu et de la profondeur pour l’époque et pour ce type de jeu.
20 ans plus tard, après une suite en deçà et le rouleau compresseur Mario Kart et ses évolutions, Crash Team Racing : Nitro Fueled tient-il l’asphalte ? ou fait-il une sortie de route ?

La refonte graphique est totale et à l’instar d’un Crash Bandicoot N’sane Trilogy, le rendu est absolument magnifique. On reconnaitra tous les circuits d’antan, mais avec un nombre énorme de détails en plus qui flattent la rétine. Il faut le dire, au-delà d’un simple portage HD, c’est avec brio que les développeurs de chez Beenox ont rendu les circuits vivants dans un univers cohérent. On rigolera beaucoup devant quelques statues loufoques ou autres situations cocasses : le rameur qui essaie de remonter une chute d’eau en permanence…  

Côté technique, nous sommes sur du 30fps constants (encore heureux), ce qui paraît surprenant pour un simple portage de ce type… Au revoir les 60fps, sur n’importe quelle plateforme. Un détail technique qui, malheureusement, rend certaines phases de jeu bordéliques voire incompréhensibles. Choses rares certes, mais assez fréquentes pour être soulignée malheureusement. S’en suivent des temps de chargement honteusement longs pour une production de ce genre. Si c’était encore pour respecter la matière première, on s’en serait volontiers passé ; en plus de casser le rythme, ça devient agaçant à la longue.

En route marcel !

Passons à la conduite… déroutante serait le moins que l’on puisse dire. Cela est dû en premier lieu par un mappage des touches contre-intuitif. A l’instar d’un Mario Kart, on accélère avec A (au lieu de l’habituelle gâchette sur Xbox/PS4), pour bien prendre les virages vous devrez faire des dérapages avec les touches R1 ou L1 et pour booster l’accélération durant le virage il faudra utiliser le bouton inverse de celui utilisé précédemment. Pendant le dérapage vous pourrez booster 3 fois d’affilées votre accélération et si vos timing sont parfaits, avoir un « mega-boost ». Déjà que l’explication n’est pas facile à faire ici, imaginez-vous largué en pleine course avec le peu d’explications que vous donne le jeu. 
On mettra une à deux bonnes heures à s’habituer à ces touches datant d’un ancien temps. En plus de ça, les collisions sont elles aussi particulières : se voir arrêté net sans raison alors qu’on a à peine frôlé un mur s’avère frustrant.

On retrouve ainsi de nombreux « défauts d’époque » qui passeront sans problème aux yeux des nostalgiques mais qui braqueront sans doute les nouveaux venus. 
C’est un peu comme un bon « C’est Pas Sorcier », on aime toujours ça au bout de 20ans, mais il faut avouer que ça a mal vieilli.

Crash team racing : underground

Dès le début de l’aventure, vous allez avoir la possibilité de faire le mode histoire de deux façons : ou vous choisissez la manière « à l’ancienne », en utilisant un seul personnage du début à la fin ; ou alors remis au goût du jour en ayant la possibilité de changer à tout instant de protagoniste, de kart, d’éléments esthétiques, etc… 
Les divers éléments seront à débloquer au fur et à mesure de l’aventure principale mais aussi après. Vous pourrez ainsi refaire les circuits avec des modes de jeu différents : ramasser les 3 lettres CTR pendant les courses, ramasser un certain nombre de gemmes dans le temps imparti, etc… Tout ceci pour aller flamber avec votre nouveau kart pendant les courses en ligne. 
Une trentaine de circuits vous attendent, issus de Crash Team Racing ou Crash  Nitro Kart à refaire dans tous les modes afin de débloquer tout le contenu disponible. Sans oublier une douzaine d’arènes pour se foutre sur la tronche sans modération.

Dark crash ou crash soul’s racing : au choix

Ce qui pourrait rebuter les plus jeunes d’entre vous, c’est la difficulté. On reste sur du made in 1999 et ça se ressent à tous les niveaux. L’IA, extrêmement agressive, n’hésite pas à passer par les raccourcis et à vous exploser la tronche à la moindre occasion. À la moindre erreur ou sans de bons bonus, on peut vite se retrouver de leader à looser pendant une course.
La victoire sera assurée par une course parfaite, des virages pris parfaitement, des boosts utilisés à bon escient et globalement de la chance de ne pas trop s’être fait attaquer au cours de la partie.
Encore une fois, les plus anciens devraient y retrouver les plaisirs du sans faute de l’époque, là où les plus jeunes bouderont le jeu, trop habitués au « 50cc de Mario Kart ». C’est un parti pris, on aime ou pas.
Il n’a pas été rare lors des tests de faire une course parfaite et dans les derniers mètres se faire littéralement attaquer à la chaine sans avoir d’objet qui nous permette de remonter face au 1er pendant le dernier tour. La moindre erreur handicape vite, même dans les courses de boss, tant techniques que rapides. Il faut vraiment se retrouver hors du peloton le plus vite possible et espérer qu’on ne se fasse pas trop « gangbanger » durant ladite course.

C’est un véritable parti pris d’avoir gardé l’esprit de 1999, dans le fond comme dans la forme. Bien sûr aujourd’hui le jeu est magnifique graphiquement parlant, mais sous ses belles couleurs chatoyantes, une odeur de vieille huile s’en dégage. Dommage qu’Activision et Beenox n’aient pas proposé des alternatives de gameplay plus intuitives et contemporaines. Cela aurait pu rendre le jeu plus accessible à tous types de joueurs.
Malheureusement ici, seuls les nostalgiques auront le coup de foudre, pendant que les autres retourneront très rapidement à leur Mario Kart, beaucoup plus accessible tout en restant challengeant.

GRAPHISMES
Beaux, variés et détaillés 80%
Gameplay
Cohérent à l'époque, daté aujourd'hui 50%
Scénario
20%
Durée de vie
Très complet 70%
Bande Son
Bruitages et musiques agréables 60%
Crash test
39.99
Prix conseillé, après le Crash Test.

[CRA$H TEST] Super Mario Maker 2 : Un quasi sans faute

Il est enfin arrivé ! Super Mario Maker 2 vient assurer la suite sur Nintendo Switch, après un premier opus déjà immensément riche en contenu et possibilités. Après de trop nombreuses heures de jeu et quelques crises de nerfs, voici notre Crash Test !

Super Mario Maker c’est quoi ?

Pour ceux qui l’ignorent encore, Super Mario Maker 2 est avant tout un jeu de plate-forme qui bénéficie des moteurs de Super Mario Bros 1 & 3, Super Mario World, New Super Mario Bros et Super Mario 3D World. Nous retrouvons donc une incroyable richesse et variété de gameplay, le tout avec des éléments familiers qui ont fait déjà leur preuve dans les précédents jeux sortis.

Une histoire pour apprendre à jouer

Super Mario Maker 2

Avant d’aller au charbon, nous nous sommes laisser séduire par le mode histoire. Pas très complexe, vous devez (re)construire le château de la princesse Peach. Pour cela, il vous faudra des pièces d’or, que vous trouverez en accomplissant les missions confiées par les Toads. Ainsi, nous aurons droit à de nombreuses petits niveaux s’étalant sur environ 5 heures de jeu.

La variété de niveaux nous permettent de découvrir les nombreuses possibilités de level & game design, d’ennemis, d’accessoires ou de encore pièges offerts dans ce Super Mario Maker 2. En passant, on apprécie l’imagination des développeurs, qui étaient d’ailleurs dirigés par le grand Takashi Tezuka, l’homme derrière les Super Mario Bros 1 ou encore Legend of Zelda.

Plus concrètement, le solo n’est pas essentiel mais fait office d’un très bon entrainement avant de se lancer dans le coeur du jeu, qui est quant à lui infini.

Au boulot

Super Mario Maker 2

Passons maintenant au coeur de ce nouvel opus, la construction. L’éditeur de niveau, toujours aussi complet, permettant de modeler les niveaux de votre choix sous différents type de Super Mario : Super Mario Bros 1 & 3, Super Mario World, New Super Mario Bros et Super Mario 3D World.

Pour cela vous avez accès à tout un panel de décors, objets, ennemis pour matérialiser votre niveau et créer un challenge plus ou moins ardu. Pour les adeptes d’extrême difficulté, n’ayez pas trop les yeux plus gros que le ventre car, pour être valide, votre niveau devra être faisable… par vous. Sans cela, impossible de le partager à la communauté de joueurs en ligne.

Super Mario Maker 2

Nous avons pu remarquer quelques nouveautés intéressantes par rapport au premier opus, déjà très complet : la possibilité de créer des pentes, la gestion du scrolling, qui permet de générer des niveaux verticaux encore plus challengeant, ou encore les conditions pour accomplir le niveau. Cette dernière permet de varier les conditions dans l’accomplissement des niveaux en demandant par exemple aux joueurs : de ne pas sauter, de ramasser un certain nombre de pièces ou de tuer certains ennemis.

Notez que si les quatre premiers style de Super Mario disposent d’une structure similaire permettant de passer de l’un à l’autre sans tout refaire, passer sur le thème New Super Mario 3D world vous obligera à tout refaire. La raison est simple, la structure des niveaux réalisables, les objets ainsi que les ennemis disponibles n’ont pas d’équivalent direct sur les précédents jeux de la licence (tel que notre petit favoris Bowser Chat).

Super Mario Maker 2

Côté multijoueur, nous sommes également comblés. Vous pourrez concevoir des niveaux à deux et jouer ensuite ensemble à ces derniers depuis la même console ou sur plusieurs Nintendo Switch en local.

Bien que plaisantes, les phases de construction nous renvoient aux limitations des manettes/Joy-con qui seront beaucoup moins ergonomiques que nos doigts (ou un stylet) sur l’écran tactile de la console 

Super Mario Maker 2

Mais ce n’est pas tout, vous allez pouvoir publier vos créations pour les rendre jouables par d’autres joueurs avides de challenge. Et bien sûr vous allez pouvoir également trouver votre bonheur parmi le grand nombre de niveaux disponibles en ligne. Pour cela, on appréciera la présence de classements de niveaux selon leur succès mais également des tags pour trouver plus précisément son bonheur.
Chose très intéressante (et drôle) que nous avons pu noter : lorsque vous mourez dans ces niveaux en ligne, vous pouvez voir les marques des précédentes morts, ainsi que les commentaires « rageux » d’autres joueurs. On regrettera cependant, le temps de chargement des niveaux en ligne qui peut parfois être long, voire ne jamais aboutir.

En conclusion Super Mario Maker 2 est un véritable petit bijoux vidéoludique. Il offre une excellente expérience aux joueurs ainsi qu’aux créateurs en offrant un contenu, un challenge, une inventivité quasi infinie. Quelques défauts inhérents au support se font cependant sentir, tel que l’utilisation des manettes (Joy-Con en solo ou pire, en multi) pour la construction qui ne sont pas du tout adaptées ou encore les quelques latences de chargement en ligne.

Malgré cela, le jeu plaira aux amoureux de Super Mario, de jeux de plateforme, de challenge, de construction, de casse-tête et surtout de jeu vidéo ! Un véritable must have du genre !

Scénario
Scénario-tuto 40%
Gameplay
Parfait en jeu ! Tactile obligatoire en construction 70%
Graphismes
Classiques et variés 80%
Durée de vie
Complet et aux possibilités infinies 100%
Bande Son
Classique et efficace ! Tout y est ! 90%
Crash test
54.99
Prix conseillé, après le Crash Test.

[CRA$H TEST] La Rage 2 Doom, une avalanche d’ennuis

Huit ans après un premier opus bancal, Rage 2 débarque dans le registre des FPS décomplexés. Pour cet opus, id Software se fait accompagner par Avalanche Studios dans l’optique de fusionner leur expertise. Passant d’Electronic Arts à Bethesda à l’édition, ce nouveau ménage a-t-il accouché d’un bel être vidéoludique ou d’un monstre difforme ? C’est l’heure du diagnostique de Rage 2 !

Rage 2 ne s’embarrasse pas d’un scénario se contentant vaguement de reprendre le contexte post apocalyptique d’un premier épisode qui tenait déjà sur un ticket de métro. En gros, vous êtes là pour défoncer de la chair à canon de mutants, point barre. 
Seulement, tout ça sonne terriblement creux, générique, insipide et aurait pu être intéressant sur son humour nanaresque mais il n’en n’est rien : c’est juste une mauvaise série B, flanquée d’une mauvaise narration. Les personnages comme les dialogues sont creux, là où par exemple, les deux derniers volets de Wolfenstein étaient très bons.

Il n’y a presque rien à retenir de son univers, tant on sent les inspirations puisées à droite à gauche notamment Mad Max (développé par le studio Avalanche ndlr). On a le droit à un grand monde ouvert qui souffre, comme tant d’autres, de son vide abyssal n’apportant que trop peu d’intérêt dans l’exploration.

Vous voyez la logique de construction des jeux Ubisoft et leur monde ouvert fait de points d’intérêts qui dégueulent sur la map ? C’est du pareil au même ici. Il y a un semblant de scénario principal incarné par 3 personnages qui vous donnent des missions sans intérêt. On se contente de remplir leur jauge d’avancement de couleur différente pour « progresser » dans ce calvaire, afin de débloquer de nouvelles capacités. Seulement, vient ici se greffer un gros problème de level et game design car il ne sera même pas nécessaire d’obtenir toutes ces compétences pour finir l’aventure.

En somme, on retrouve la même structure narrative et le level design de la série Far Cry, une formule qui elle aussi s’étiole au fur à mesure des épisodes mais qui reste efficace à contrario de ce Rage 2.

C’est un point important à souligner car tout le sel de ce jeu se situe sur son gameplay FPS pur, le seul aspect jouissif du titre car les gunfight sont très bons, quoi que trop mous sur consoles malheureusement (un gros problème des FPS à la manette si vous voulez mon avis). Le seul point positif, nous le devons aux équipes d’ID Software qui ont enfantées l’excellent reboot de Doom en 2016 et ça se ressent dans Rage 2. Le feeling des armes est très bons, de leur sensation de shoot et leur sound design sont une réussite.

Rage 2

Toutefois, en dehors de ces bons moments de gunfights qui ressemblent aux arènes de Doom, on s’ennuie profondément. Se contentant d’aller d’un point A vers un autre point B tout en vidant des camps de mutants. Vous aurez plusieurs véhicules à conduire pour accomplir votre funeste destin mais ces séquences sont, elles aussi, bien trop mollassonnes surtout si on les compare à la conduite de son modèle, Mad Max. On en viendrait presque à regretter les phases en « BatankMobile » du dernier Batman de Rocksteady…

Un conseil à vous donner pour rendre l’aventure un minimum jouissive ? Mettez d’emblée la difficulté de Rage 2 en difficile pour que les phases de shoot soient plus corsées et vous obligent à utiliser toutes vos compétences, donc à toutes les obtenir et les combiner entre elles.

En ce qui concerne l’aspect technique, ce n’est pas vraiment fameux non plus sur consoles (Xbox One pour ce test ndlr) mais qui s’en sort beaucoup mieux sur PC. On sent que le moteur utilisé est celui du très bon Apex Legends, flanqué d’un dynamisme dans les déplacements.
Toutefois, au moment de notre test avant une probable salve de MAJ, Rage 2 était un calvaire en termes de bug (Bethesda oblige vous me direz), plantant sans cesse pour notre plus grand plaisir.

 

Rendons, pour finir, hommage à l’I.A. des ennemis qui n’est pas trop mauvaise, faisant parfois penser à l’excellente couverture et stratégie de contournement des ennemis du premier F.E.A.R.

Vous l’aurez sûrement deviné mais nous n’avons pas aimé Rage 2 pour tout un tas de raisons. C’est bien dommage que le mariage entre id Software et Avalanche Studios ne ce soit pas bien orchestré. Ainsi on regrette que l’un apporte son savoir-faire dans le gameplay gunfight nerveux (coucou Doom) alors que l’autre n’arrive pas du tout à insuffler un quelconque dynamisme à son monde ouvert.
Il lui manque un ton beaucoup plus décalé à la Borderlands pour nous faire sourire, ainsi qu’un minimum d’écriture et de level design pour en faire un titre agréable à parcourir. Gageons de croire que les MAJ ont effacé certaines déconvenues et que les futurs DLC puissent lui octroyer une aura plus bienveillante dans ce qui est actuellement un titre bien trop générique en l’état.

Scénario
Boom bam bimmm tatatatattata 10%
Gameplay
Globalement agréable 60%
Graphismes
Passable sur Xbox One 50%
Durée de vie
Une dizaine d'heures de jeu 40%
Crash test
59.99
Prix conseillé, après le Crash Test.

[CRA$H TEST] Resident Evil 4 sur Nintendo Switch : un portage paresseux ?

A sa sortie, en 2005, Resident Evil 4 apporta un vent de fraicheur au genre survival-horror. Que ce soit par ses graphismes que par son gameplay novateur, le jeu marqua toute une génération. Depuis, nous avons eu droit à plusieurs rééditions HD en 2011 avec notamment une version Wii plutôt originale avec l’utilisation du Wii Motion. 

Que vaut cet ultime portage sur Nintendo Switch plus de 14 ans plus tard ? 

Côté histoire, vous incarnez le héro de Resident Evil 2, Leon S. Kennedy, qui est envoyé en Espagne pour retrouver la fille du Président des États-Unis, qui a été kidnappée. Très simple, l’objectif du jeu sera de secourir la jeune demoiselle en détresse et de l’escorter saine et sauve. Si nous retirons le fait que le scénario est plus simple que celui d’un film de Luc Besson, le jeu profite toujours d’un rythme soutenu. De plus les phases de jeu avec Ashley, la fille du président, apporte une dose de stress supplémentaire. Cette dernière se faisant kidnapper à la moindre seconde d’inattention.    

Resident Evil 4

Loin d’être son premier portage, Resident Evil 4 s’affiche ici en HD – 16/9 ème dans un rendu plutôt propre sur la console hybride de Nintendo. On notera plus d’aliasing que sur les version HD PS4, Xbox One sans que cela soit gênant au cours des parties.  

Resident Evil 4

C’est surtout au niveau du gameplay que le coup de vieux se fait sentir. Nous ne pouvons que déplorer la rigidité omniprésente et le sentiment d’extrême lourdeur dans les mouvements de notres personnage. Pour vous remettre un petit peu de contexte, vous déplacez votre personnage et vous faites pivoter la caméra avec le MÊME STICK GAUCHE. Une tannée lors des déplacements rapides pendant les attaques. Dommage que nous n’ayons pas eu droit à une petite mise à jour de la maniabilité du jeu, même en option.
Depuis 2005 beaucoup de progrès ont été faits et il est très difficile de ne pas admettre que l’épisode n’a pas pris un sérieux coup de vieux. Et cerise pourrie sur ce gâteau qui commence sérieusement à sentir mauvais : cette version Switch ne bénéficie ni du motion control (présent sur Wii ndlr) ni de la compatibilité avec le tactile de la console. 

Resident Evil 4

En conclusion, Resident Evil 4 reste fidèle à la version originale pour le meilleur mais malheureusement aussi pour le pire. Cette version Nintendo Switch se résume à un bon et lointain souvenir plein de nostalgie. Nous ne pouvons que déplorer qu’aucune nouveauté n’est venue enrichir l’expérience de base qui a maintenant plus de 14 ans. Pas de tactile, pas de motion control, tout est d’époque ou presque. Oui, le prix a, quant à lui, augmenté. Vendu à 20€ en 2011 dans ses premières rééditions HD, Capcom le propose ici à 29,99€.

Scénario
10%
Gameplay
20%
Graphismes
Honorable pour le support 60%
Durée de vie
20h de jeu 70%
Crash test
29.99
Prix conseillé, après le Crash Test.
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