Critiques

[CRASH TEST] PAYDAY 2 Switch : Combien vaut-il ?

Après plus de cinq ans de b.. passables et loyaux services sur PC & Consoles de salon, PayDay 2 débarque sur Nintendo Switch.

Edité par Starbreeze, la licence PayDay vous place dans la peau de braqueurs masqués au coeur de plusieurs casses, allant de la petite banque de quartier aux plus grands complexes sécurisés. En plus de la nervosité de ses gunfights, le jeu se montre très intéressant dans ses phases de préparation. Avant chaque casse, vous devrez passer par des sessions de repérage pour ainsi se préparer à toutes les éventualités face aux nombreux assauts ennemis.

Préparez vos masques, nous allons vous dire ce que cette version Nintendo Switch a dans son coffre-fort. 

Commençons par un point positif, le contenu de cette version Switch n’est pas en reste et vous proposera l’ensemble des DLC & mises à jour sorties jusqu’en juin 2017. Vous aurez ainsi droit à plus de 50 packs de contenus présents également sur les versions consoles de salon et PC. On y retrouve avec plaisir de nouvelles armes, de nouveaux personnages tel que le badass John Wick, ainsi que le fameux braquage sur un train en mouvement (The Biker Heistdans).

Mais ce n’est pas tout, les joueurs pourront profiter d’un personnage exclusif à cette version Nintendo : Joy. Cette cambrioleuse dispose de capacités qui se révèlent très intéressantes durant les braquages, le piratage informatique. A cela, elle est équipée d’un masque composé de LED rouges et bleues, rappelant les couleurs de la Switch. Bien que cheap, ce clin d’oeil reste appréciable.

joy payday 2

Nous ne pouvions pas parler du contenu sans passer par l’un des points noirs de cette version, les mises à jours. Durant notre test (depuis sa sortie, 23 février 2018), PayDay 2 Switch affiche une mise à jour datant de juin 2017. De nombreux contenus, correctifs sont donc absents de notre jeu. Il faudra également se passer des deux derniers DLC, Scarface et h3h3. Bien triste constat pour le portage d’un jeu vieux de 5 ans et vendu 50 euros.

Visuellement, PayDay 2 est plutôt propre. Si peu d’aliasing est visible sur l’écran portable de 720p, le rendu est plus baveux sur l’écran 1080p d’une télévision. Il tourne dans la majorité du temps à 30fps et subi quelques légers ralentissements durant les grosses phases d’action.

Pour compléter notre test,  voici l’analyse de DigitalFoundry qui présente la différence entre les versions PS4/Xbox One et Switch.

Côté gameplay, le jeu profite d’un portage complet avec une compatibilité avec l’écran tactile (pour les menus) et avec la technologie HD Rumble de la console. Cela n’a l’air de rien, mais le retour de vibration lors de l’utilisation des différentes armes est très plaisante.
Cependant l’aide à la visée couplée au FOV de 65 ( ouverture du champ de vision ndlr) rend les scènes de gunfight très brouillonnes et peu agréables à jouer à la longue. Si vous rajoutez à cela les joystick de la Switch pas véritablement taillés pour du FPS, la crise de nerf n’est pas loin.

Payday 2

 

Nous n’avons pas constaté (par chance ?) de gros problème technique lors de nos parties en ligne et il est très agréable de pouvoir jouer avec ses amis possédant le jeu, en local.
Cependant, nous déplorons l’absence de chat pour s’organiser avec son équipe. Cette omission, bien que mineure, touche en plein coeur l’ADN et tout l’intérêt du jeu. Nous avons donc le choix de jouer ici avec des coéquipiers « IA » totalement abrutis ou avec de vraies personnes totalement muettes. Merci Nintendo & Starbreeze de nous laisser le choix entre la peste ou le choléra.

Ce n’est pas la première fois que nous remarquions de grosses limitations en ligne sur les versions Nintendo Switch. Comme nous l’avions souligné dans notre testFifa 18 Switch en est également un parfait exemple. Il serait temps pour Big N de « passer la seconde » sur le online s’il ne veut pas se retrouver sérieusement à la traine.

En conclusion nous pouvons dire que PayDay 2 Switch est aujourd’hui le pire portage de la console de Nintendo. Malgré des graphismes passables, le jeu souffre d’un intérêt & d’un gameplay limité, surtout si on ne possède pas de manette Switch Pro. Si vous rajoutez à cela un mode en ligne dénué de tout intérêt, vous obtenez un FPS brouillon et sans saveur. Le plus regrettable dans l’histoire, c’est que Nintendo et Starbreeze étaient capables de beaucoup mieux.

Crash test

La note du Crash Test de PayDay 2 sur Nintendo Switch est de 9,99€

Mais qu’est ce qu’un Crash Test ? Contrairement aux nombreux tests que l’on peut trouver, la note finale est donnée à travers un prix d’achat conseillé. Partant du prix de vente neuf constaté (49,99€ dans le cas de PayDay 2), Crash Test tacle là où ça fait mal et vous donne la véritable valeur d’un jeu. Pourquoi payer trop cher ses jeux vidéo ?

 

[CRA$H TEST] Shadow of the Colossus : un remake PS4 nécessaire ?

Shadow of the Colossus a connu un long chemin de traverse depuis sa sortie initiale en 2005. En effet, la PS2 crachait littéralement ses tripes à l’époque, proposant une magnifique expérience malheureusement entachée par une technique dépassée. C’est à Bluepoint Games qu’a été confiée la mission de faire ce Shadow of the Colossus PS4, un (vrai) remake après avoir proposé une réédition HD en 2011 sur PS3 de l’onirique Ico. Après une précédente version PS3 toujours en dessous des ambitions de l’oeuvre de Fumito Ueda, que vaut ce remake PS4 ?

shadow of the colossus PS4

Shadow of the Colossus se présente sous la forme d’un jeu d’action/aventure où votre héros, Wander, devra sauver sa dulcinée en chassant des colosses dans des terres dévastées. Dans une ambiance de fin du monde, le jeu se distingue par la particularité de n’avoir « que » 16 colosses à terrasser, sans qu’il n’y ait d’autres ennemis, PNJ, donjons ou autre véritable interaction. Il s’agit donc d’explorer ce monde lugubre à l’aide de son fidèle destrier nommé Agro, à la recherche de ces géantes entités qui poursuivent leur funeste destin. Armé d’un arc et d’une épée, qui vous sert également de boussole, il est temps d’arpenter les superbes environnements du jeu, passant de steppes arides à des forêts luxuriantes. Ces dernières étant à mettre au panthéon du jeu vidéo en termes de rendu graphique.

Visuellement onirique

Bluepoint Games a réalisé un véritable travail d’orfèvre sur l’aspect graphique de ce remake, magnifiant l’expérience de base qui n’avait pas été à la hauteur de l’ambition artistique initiale sur les versions PS2/PS3. Dès l’introduction du jeu, on se rend compte de la qualité de ce remake, que ce soit par la fluidité de l’expérience que par son aspect technique (effets de particules, rendu de l’eau, textures retravaillées…). En point d’orgue, on soulignera l’incroyable qualité des fourrures qui jonchent les colosses, sans oublier de mentionner leurs animations. Jamais d’aussi grandes créatures vidéoludiques n’ont paru aussi réalistes dans leurs mouvements et leurs comportements ! Chaque rencontre avec les colosses est un émerveillement, que ce soit dans la mise en scène que dans les phases d’approche toujours aussi épiques.

Shadow of the colossus ps4Les affres du passé

On regrettera que cette version remastered n’ait pas dépoussiéré la maniabilité d’antan, qui s’avère un peu rigide à notre époque. Certaines phases de platesforme en exploration ou lorsqu’on gravit les colosses sont parfois imprécises. En effet, notre héros apparaît un peu trop lourdeau et flottant, ce qui pourra occasionner de la frustration pour les joueurs les moins indulgents.  En ce qui concerne la caméra, elle se calibre automatiquement en fonction de vos actions, se plaçant derrière le héros lors des phases de sprint à cheval, rajoutant un caractère épique à votre épopée. A l’aide de ces effets de caméra, on se délectera de ces superbes panoramas lors de nos chevauchées dantesques. Cependant, elle se montre capricieuse lorsqu’on veut la contrôler manuellement, ce que nous vous conseillons d’éviter le plus possible.

 shadow of the colossus ps4

Ce remake PS4 de Shadow of the Colossus remet en lumière un chef d’oeuvre du jeu vidéo, qui a déjà marqué tant de joueurs. Il reste une expérience unique dans le domaine, magnifié par des graphismes somptueux rendant honneur à la direction artistique initiale de la Team Ico. Les néophytes découvriront avec plaisir des combats épiques contre ces incroyables titans ainsi qu’une ambiance chargée d’émotions. La rigidité du gameplay et la caméra datée en décevront certains mais cela ne détériore en rien l’expérience globale qui reste une invitation à la contemplation et à l’aventure.

Crash test

LA NOTE DU CRASH TEST DE SHADOW OF THE COLOSSUS SUR PS4 EST DE 28€

 

Mais qu’est ce qu’un Crash Test ? Contrairement aux nombreux tests que l’on peut trouver, la note finale est donnée à travers un prix d’achat conseillé. Partant du prix de vente neuf constaté (34,99€ dans le cas de Shadow of the Colossus PS4), Crash Test tacle là où ça fait mal et vous donne la véritable valeur d’un jeu. Pourquoi payer trop cher ses jeux vidéo ?

[CRA$H TEST] Monster Hunter World : Retour gagnant (uniquement) sur PS4 Pro et Xbox One X ?

Alors qu’il faisait les beaux jours de la PSP et Nintendo 3DS, Monster Hunter fait son grand retour sur PS4, Xbox One (et en fin d’année sur PC ndlr), avec Monster Hunter World.  Ce retour au console de salon ne vient pas seul, car la licence profite de cet épisode pour s’ouvrir à un nouveau public tout en satisfaisant les fans de la première heure. Il est d’ailleurs intéressant de remarquer que celui-ci ne s’appelle pas Monster Hunter 5 mais World et cela malgré le fait qu’il soit produit par les équipes du quatrième opus. On retrouve jusqu’au titre la volonté de Capcom de créer une rupture dans la série. C’est clairement cela qui rend ce MHW si intéressant pour tous les joueurs.
Cette nouvelle direction, agrémentée de nouveaux graphismes et mécaniques de jeu, sera-t-elle payante ? C’est ce que nous allons voir dans ce test.

monster hunter worldPréambule technique : Ce Crash Test a été réalisé à 95% sur PS4 Slim. Le reste fut consacré à des tests de performance sur PS4 Pro.

Monster Hunter World est un action-rpg vous plaçant aux commandes d’un chasseur de monstres au coeur de plusieurs environnements vastes et sauvages. Vous devrez ainsi partir à la chasse des différents monstres plus ou moins gros et surtout plus ou moins coriaces. Pour vous assurer une victoire, l’observation et la récupération d’indices sera reine. Faites l’impasse sur ces points et vous vous exposerez à de mauvaises surprises et surtout à vous faire littéralement écraser par votre adversaire.

monster hunter world

L’ensemble de la campagne principale se composera d’un système (classique) de quêtes classées par niveau de difficulté. Nous constatons cependant avec plaisir que le jeu nous plonge directement dans le bain avec la traque d’un premier monstre, Jagras. Pas de petites missions dénuées d’intérêts pour se faire la main, nous voilà déjà aux anges. La suite de l’histoire principale tournera autour d’un mystère conduisant de nombreuses créatures à migrer vers le nouveau monde. Sans être désagréable, le scénario de MHW se laisse rapidement oublier au bénéfice de l’ambiance et des longues (et agréables) heures de chasses.

Petite remarque sur la création de son personnage qui propose un large panel d’options tels que le sexe, la coiffure, forme de bouche, yeux ou encore maquillage. Ce n’est clairement pas le meilleur système qu’il nous a été donné de voir mais il est suffisamment complet et agréable pour être souligné.

monster hunter worldUne fois l’arc scénaristique principal terminé, MHW n’en devient que plus intéressant, avec des quêtes rang experts, de plus grosses récompenses et des monstres plus puissants. Notez que vous ne pourrez affronter des « monstres Alpha » qu’après avoir finis la campagne principale. Ces derniers représentent un challenge très élevé et remplacent en quelque sorte les quêtes de rang G, non présentes dans cet opus (pour l’instant ndlr). A cela on peut rajouter les nombreux événements en ligne et les récompenses associées beaucoup plus intéressantes qu’en solo.

Monster Hunter World se libère enfin de ses zones délimitées par les (trop) nombreux temps de chargement, présents dans les précédents opus. L’ensemble de la map du jeu se divise en cinq zones distinctes ainsi qu’une ville répondant au doux nom d’Astera. Mais ici, larges espaces et grande liberté ne riment pas avec simple open world. Les différents environnements fourmillent de détails et des indices sur les monstres à affronter. Ainsi repérer les traces d’empreintes sur le sol ou encore les marques de griffes sur les arbres vous permettra de traquer votre cible grâce à une trainée lumineuse, appelée Navicioles. Leur intensité dépendra du nombres d’éléments que vous aurez amassés sur le monstre. En plus de retrouver votre proie, vous accumulerez des informations vitales (points faibles, armes efficaces etc) pour sortir vainqueur contre celle-ci.

monster hunter worldSi le level design est de très bonne facture, le gameplay de Monster Hunter World est loin d’être en reste. Notre héros se déplace rapidement et de façon fluide sur l’ensemble du décors. Nous apprécions notamment le grappin, de bon secours pour passer des obstacles ou bondir d’arbre en arbre. Ce n’est pas tout car vous aurez accès aux 14 armes emblématiques de la série, servies par des animations dignes de nos consoles nouvelles générations.

Côté monstres cet opus nous propose un grand nombre de nouveautés. Ainsi, sur les 29 grands monstres du jeu, 17 sont des inédits de la saga (Tobi Kadashi, Bazelgeuse Nergigante, Radobaan, Anjanath, Legiana…). Nous prenons d’autant plus de plaisir à les chasser tant leur comportement et leur design respectif sont réussis.

N’oublions pas le mode multijoueur que vous pourrez activer à tout moment, dans la campagne solo, en tirant une fusée de détresse dans le ciel. Attention tout de même si vous êtes en plein combat, car la puissance du monstre s’adaptera en fonction du nombre de chasseurs présents (heureusement les points de vie resteront les mêmes). Enfin, vous pouvez intégrer jusqu’à 8 clans, pouvant respectivement accueillir jusqu’à 50 joueurs. Cela vous permettra d’accéder à de nombreux événements exclusifs et récolter ainsi plus de récompenses.

monster hunter worldLa durée de vie du jeu est d’une cinquantaine d’heures pour son histoire « principale ». Cela est certes très acceptable pour un jeu triple AAA mais nous n’aurions pas été contre une bonne quinzaine d’heures de plus avec les montres supplémentaires qui vont avec.
La bonne nouvelle, est que Capcom a bien prévu de nouvelles mises à jour et DLC gratuit. Oui vous avez bien lu, GRATUIT. Une chose devenue suffisamment rare pour que nous l’écrivions deux fois dont une fois en majuscule.
Nous aurons ainsi droit à de nouveaux monstres tel que le Deviljho qui arrivera dans les prochaines semaines, des arènes supplémentaires et d’autres événements saisonniers. Nous pensons notamment à une mise à jour des maps selon la période de l’année (map enneigée en hiver par exemple). Ou encore l’ajout de monstres iconiques, provenant des épisodes Nintendo DS, PSP et même PS2.

Vous l’aurez compris, Monster Hunter World va vous tenir en haleine bien au-delà des 50 petites heures de son scénario principal. Impossible donc de ne pas souligner l’énorme durée de vie dont le jeu bénéficiera tout au long des prochains mois. Et, sans doute, des prochaines années.

Et les graphismes dans tout ça ?

monster hunter worldNe passons pas par quatre chemins, Monster Hunter World est beau, autant sur PlayStation 4 et Xbox One. La qualité graphique rend l’exploration aussi agréable que bluffante avec son fourmillement de détails, notamment sur la végétation. Les monstres ne sont pas en reste et bénéficient d’un travail tout particulier sur leur apparence et animation, offrant un résultat aussi impressionnant que réaliste.

Nous regrettons cependant les nombreux bugs de collision et les ENORMES chutes de framerate sur Xbox One et PS4. Le jeu tourne à 30 fps sur ces consoles et chute régulièrement en dessous des 20 fps lorsqu’il y a beaucoup de « monde » à l’écran. C’est encore plus important lorsque vous serez en multijoueur.

Obligé de se tourner sur la PS4 Pro & Xbox One X ?

Malheureusement oui. Les possesseurs de ces consoles boostées bénéficieront d’une version optimisée proposant 3 options graphiques. Vous pouvez donc améliorer la qualité et le nombres de détails affichés à l’écran SOIT améliorer le framerate (fluidité du jeu ndlr) SOIT profiter d’une meilleure résolution avec un upscale 4K. Si vous choisissez, par exemple, de booster le framerate vous pourrez profiter d’une fluidité de 40 à 60 fps selon les zones et le nombre d’éléments affichés. Cela est extrêmement décevant, autant pour les consoles classiques ou leur version X/Pro.

Aucune configuration sur console de salon ne vous permettra de bénéficier de 4K, 60 Fps avec une finition graphique optimale. A quoi bon posséder une ONE X ou PS4 Pro avec ce jeu me direz-vous ? C’est simple, c’est de pouvoir jouer normalement.
Ce n’est pas la première fois que nous constatons cela sur les dernières sorties (Cf Assassin’s Creed Origins). Les éditeurs profitent des capacités de ces nouvelles consoles pour ne pas seulement offrir une meilleure expérience aux joueurs mais pour se désengager d’un effort de finition avec les versions consoles dites classiques. Comme un PC, si vous voulez profiter d’un jeu dans des conditions optimales, il faut passer à une configuration plus musclée. Le problème dans ce cas est que le jeu de Capcom se trouve par moment à peine jouable dans ces conditions. Cela est ici un gros point noir que nous tenions à souligner dans ce test.

En conclusion nous pouvons dire que Monster Hunter World marque le grand retour de la licence sur nos consoles de salon. Toujours aussi exigeant, varié et impressionnant, le jeu n’en oublie pas d’être ouvert aux profanes de la licence. Si vous rajoutez à cela un système de jeu prenant et évolutif, une durée de vie de plus de 50 heures, un multijoueur de qualité et de nombreuses mises à jour gratuites à venir, vous ne pouvez pas passer à côté de ce jeu. Le seul point noir – et pas des moindres – reste au niveau de la fluidité lorsque trop éléments sont présents à l’écran. Si vous souhaitez un jeu fluide de bout en bout, achetez-vous une PS4 Pro ou Xbox One X ou passez votre chemin.

Etant donné les différences techniques importantes entre les deux versions du jeu, nous avons noté Monster Hunter World sur les consoles classiques (PS4, Xbox One) et consoles optimisées (PS4 Pro, Xbox One X).

 

Crash test

Au dessus de ces prix, vous vous faites avoir :

La note du Crash Test sur PS4 et Xbox One S est de 25 €

 

La note du Crash Test sur Xbox One X et PS4 Pro est

de 55 €

 

Mais qu’est ce qu’un Crash Test ? Contrairement aux nombreux tests que l’on peut trouver, la note finale est donnée à travers un prix d’achat conseillé. Partant du prix de vente neuf constaté (environ 59,99€ dans le cas de Monster Hunter World), Crash Test tacle là où ça fait mal et vous donne la véritable valeur d’un jeu. Pourquoi payer trop cher ses jeux vidéo ?

[TEST] Magic-NS : Jouez à la Nintendo Switch avec vos manettes de PS4 et Xbox One

Nous allons tester aujourd’hui, le Magic-NS, l’adaptateur qui permet de jouer à la Nintendo Switch avec ses manettes de PS3, PS4 & Xbox One (S et X).

Comme beaucoup, nous avons une préférence pour la manette Switch Pro notamment lorsque nous jouons en mode télévision sur Nintendo Switch. Celle-ci propose une excellente prise en main et permet de profiter pleinement de la plupart des excellents jeux de la fameuse console japonaise. Son (seul ?) principal défaut reste son prix très élevé, surtout qu’il s’agit d’une solution de « confort », les joy-Con remplissant largement leur mission.

Nous nous sommes donc intéressés au Magic-Ns, un simple adaptateur qui permettrait de jouer à Nintendo Switch avec des manettes  de PS3, PS4 et Xbox One. Très prometteur sur le papier, qu’en est-il réellement ?

Le Magic-Ns de MayFlash se présente comme une simple clef USB avec, sur sa tranche, un bouton de synchronisation. Très simple à utiliser, il vous suffira d’appuyer longuement sur ce bouton pour sélectionner la couleur correspondant au support sur lequel vous souhaitez vous synchroniser (PC ou Nintendo Switch). Ensuite vous pouvez simplement brancher la manette souhaitée en USB ou la synchroniser en Bluetooth. Pour cela, rien de plus simple : une pression courte sur le bouton de synchronisation du Magic-Ns et sur celui de votre manette Xbox One (bouton sur la tranche haute) ou PS4 (enfoncez les boutons PS et Share simultanément).

Après plusieurs heures de jeu, le bilan est plutôt excellent. Que l’on soit Playstation ou Xbox One, les sensations et le plaisir sont au rendez-vous. Aucun ralentissement ou latence n’est à déplorer, autant en Bluetooth qu’en mode filaire. Nous vous préconisons cependant de ne pas trop vous éloigner lorsque vous en êtes en mode Bluetooth, il nous est arrivé de perdre le signal, une fois, à 3 mètres de la console.

Côté installation, nous avons branché le fameux adaptateur à l’arrière du dock télévision de la Nintendo Switch. Ce qui est très appréciable tant il est discret. Il est également possible de le connecter directement à la console, en mode portable, via un adaptateur USB-C fournis. Cependant, il vous sera difficile de l’utiliser dans ce mode à moins de posséder un support pour surélever la console. Enfin, nous nous en doutions, il ne sera pas possible de synchroniser plusieurs manettes en même temps : Un Magic NS connecté = Une manette.

En conclusion, le Magic-NS de MayFlash est une excellente surprise et vous permettra ainsi de profiter pleinement de votre Nintendo Switch sans être contraint de vous acheter une manette Switch Pro. Cet adaptateur est disponible à un prix de 23 euros sur Amazon et 19 euros sur Priceminister. Ceci n’est pas un article sponsorisé et nous l’avons commandé via Amazon.

[CRA$H TEST] Assassin’s Creed Origins : PS4 Pro & Xbox One X obligatoires

Comment ne pas être impatient de retrouver le nouvel opus d’Assassin’s Creed. Il est vrai que depuis le faux pas d’Unity et le très insipide Syndicate, la célèbre licence d’Ubisoft était en sérieuse perte de vitesse. Mais voilà, après deux ans d’absence, Assassin’s Creed revient avec un nouveau lieu, une nouvelle époque et un système de jeu entièrement revu. Mais cela sera-t-il suffisant ? C’est ce que nous allons voir dans ce Crash Test.

Revenir dans le passé pour mieux oublier le présent 

Assassin’s-Creed-Origins-

Depuis quelques épisodes, il devient difficile de suivre et surtout de comprendre les différentes ficelles de la trame de fond des Assassin’s Creed. Certes nous apprécions les scénarios particuliers de chaque opus, sans pour autant profiter d’une veritable mise en lumière de l’histoire fil rouge de la série. Cet opus ne fera malheureusement pas figure d’exception.
Pour revenir au scénario d’Origins, nous sommes en Egypte durant le règne de Ptolémée XIII en 48-49 avant Jésus Christ. Ce dernier, corrompu par le pouvoir, a chassé sa soeur du trône, Cléopatre, devenant ainsi Pharaon. Il est d’ailleurs manipulé par l‘Ordre des Anciens, société secrète malfaisante qui influence tous les grands dirigeants de l’époque. Nous prenons ainsi les commandes de Bayek, le dernier Medjay, une sorte de justicier & protecteur des traditions de l’Égypte ancienne. Suite à une terrible tragédie, notre héros décide de mener sa quête de vengeance et croisera ainsi la route de personnages historiques, jusqu’à la création d’une certaine Confrérie des Assassins.

Après un prologue confus, nous partons pour une longue et riche aventure que nous n’oublierons pas de si tôt. Même si celle-ci se compose d’une trame principale, les quêtes secondaires sont loin d’être en reste. Fini les petites missions répétitives et sans intérêts des précédents opus, désormais elles disposeront d’une véritable intrigue narrative. On y appréciera notamment la présence de cut-scenes et la variété de missions qui peuvent aller de 10 minutes à 1 heure de jeu. Notez que l’ensemble de la carte d’Assassin’s Creed Origins vous est offerte en totale liberté. Nous saluons d’ailleurs l’incroyable travail accompli par les équipes d’Ubisoft dans la reproduction de l’Egypte ancienne. Le résultat est tout simplement magistral et très généreux en contenu.

assassin's Creed origins

Plus besoin de se synchroniser au sommet d’une tour pour en dévoiler les détails, une simple visite suffit. Vous avez donc le choix de suivre scrupuleusement le fil rouge du scénario principal ou de vous laisser aller à travers différentes activités (courses de char, alignement d’étoile et bien d’autres) ou partir à l’exploration et découvrir les mystères de l’Egypte ancienne. Ce n’est pas pour autant que les synchronisations sur les différentes hauteurs du jeu sont devenues inutiles, bien au contraire. Elles vous permettront de vous téléporter sur vos lieux de synchronisation, ce qui vous sera très utile vu la taille de la monstrueuse carte du jeu.

map assassin's creed origins

Du RPG à la rescousse !

L’une des plus grandes (r)évolutions se passe au niveau du gameplay. Assassin’s Creed Origins prend un virage nécessaire, passant de l’action/aventure à l’action/RPG. Les combats ne sont plus de simples enchaînements de coups scriptés contre des ennemis attendant sagement leur tour pour mourir. Désormais vous devez faire preuve de stratégie et agir selon le nombre d’adversaires et leurs capacités. Aussi, vos équipements et votre expérience vous donneront un avantage plus ou moins important selon la situation. Durant les combats, vous devrez bloquer, esquiver et frapper votre ennemi tout en gardant un oeil sur ses coéquipiers, qui n’hésiteront pas à prendre part au combat. Gardez néanmoins en tête qu’une approche frontale peut rapidement s’avérer mortelle et même si vous avez de l’expérience, une attaque mal préparée vous expose à de lourdes représailles. Pour combattre, vous disposez d’un coup simple, d’un coup puissant et d’une jauge qui, une fois remplie, vous offrira une attaque  mortelle ou l’accès à un mode furie.

Assassins Creed Origins

Ce nouveau système de combat est une véritable bouffée d’air frais et rend chaque bataille aussi unique qu’intéressante. Seul gros bémol, les mouvements semblent beaucoup plus hachés, mécaniques et donc au final beaucoup moins stylisés que dans les précédents opus. Heureusement, les « finish » spectaculaires à l’issue de chaque combat remontent le niveau.

La durée de vie profite également de l’orientation RPG qu’a pris la licence d’Ubisoft. Même s’il y a toujours une trame principale, l’excellente scénarisation des innombrables quêtes secondaires vont vous tenir en haleine de très longues heures. On peut compter plus de 50 heures de jeu sans forcer et le double pour ceux qui pousseront plus loin l’exploration. On apprécie d’ailleurs comment le jeu nous pousse naturellement à prendre notre temps pour avancer dans le récit principal.
Cela nous renvoie au système d’XP qui sera votre point d’ancrage durant toute votre progression dans l’aventure. Il vous permettra de gérer l’évolution de votre personnage, vos choix de mission et même la façon de tuer vos adversaires. Le niveau d’XP de notre héros évoluera ainsi au fur et à mesure des missions, des combats dans le jeu. Mais attention, vous ne pouvez pas faire n’importe quoi et affronter un ennemi disposant d’un niveau d’XP largement supérieur vous conduira à une mort certaine. Ces derniers sont identifiables par un indicateur rouge au-dessus de leur tête. Aussi, il est très déconseillé de se lancer dans une mission dont le niveau d’XP nécessaire est plus élevé que le vôtre, au risque de se retrouver face à une très forte difficulté. Ce système est appréciable tant il rend la progression dans le jeu plus cohérente et constructive.

assassin's-creed-origins

Pour vous aider dans votre aventure, vous serez accompagné d’un aigle, nommé Senu, dont vous pouvez prendre le contrôle. Il vous permettra de détecter les éléments importants qui vous entourent (points d’intérêt, animaux, ennemis, trésors et bien d’autres) et sera d’une très grande utilité dans les phases d’infiltration (marquage d’ennemis).

assassin's Creed origins

On me voit, on me voit plus, on me voit…

Comme dans les précédents opus de la série, les phases d’infiltration sont de la partie. Elle vous permettent une approche plus stratégique contre vos ennemis. Malheureusement, elles mettent en avant un système daté et basé sur des schémas bien particuliers. Cela nous donne des phases de jeu scriptées, même sur des zones étendues. Pourquoi ? Car si vous n’usez pas des zones et outils propres aux système d’infiltration du jeu, vos ennemis vous repaireront aussitôt. Même si ces derniers se trouvent trop loin pour entendre quoi que ce soit.

La beauté a un prix

Ne tournons pas autour du pot Assassin’s Creed Origins est très beau, pour un open world. Galoper dans un désert entouré de palmiers, de pyramides et de sable doré à perte de vue est tout simplement grisant. Visuellement impeccable, le titre bénéficie d’une distance d’affichage impressionnante et d’un soin tout particulier sur les différents monuments.

assassins creed origins

Cependant la modélisation des personnages est assez inégale, entre notre héros correctement détaillé et des personnages secondaires beaucoup moins soignés. Les animations sont également très inégales, notamment pour les PNJ (personnages non joueurs ndlr) qui se déplacent parfois de façon incohérentes et se coincent régulièrement dans des éléments du décor.

Console boostée obligatoire ?

Même si l’ensemble de notre test a été réalisé sur Xbox One S, nous avons pu tester durant quelques heures le jeu sur Xbox One X. Le constat est sans appel, ce nouvel Assassin’s Creed est clairement fait pour ces nouvelles consoles inter-générationelles-boostées que sont les PS4 Pro & Xbox One X. Le problème est que lorsque l’on revient sur One S, le jeu pique clairement les yeux. Textures baveuses, bugs d’affichages, popping, aliasing et autres petits accrocs techniques.

assassin's Creed origins

Côté fluidité, Origins assure fièrement un 30 fps (images par seconde ndlr) – quasi stable – en 4K sur One X. Sur Xbox One S, le constat est beaucoup moins bon, le jeu passant de 28-30 fps à 21-23 fps au cours de certaines cut-scenes ou dans les lieux denses (villes et autres lieux remplis de population, monuments etc). Et par moment, le jeu s’avère très désagréable à jouer tant la fluidité n’est pas au rendez-vous.
Nous sommes cependant bien loin des problèmes techniques d’un Unity, mais Ubisoft ne parvient pas totalement à chasser les fantômes du passé sur tous les supports.

Le fait est là, cet Assassin’s Creed donne fortement l’impression d’être taillé pour les consoles 4K au détriment du reste du marché. Rappelons qu’il se vend aujourd’hui à peine une PS4 Pro pour cinq PS4 et que la One X vient à peine de sortir. Cette démonstration de force technique ciblée sur les ces consoles de mi-génération semble oublier l’essentiel : La majorité des joueurs aujourd’hui n’y sont pas.

Assassins Creed Origins

Mission accomplie pour Ubisoft qui remet à flot sa célèbre licence commencée 10 ans plus tôt. Après un Syndicate qui ne parvenait pas à remonter la barre, Assassin’s Creed Origins renouvelle la quasi totalité de son système de jeu, pour notre plus grand plaisir. Ainsi nous avons droit à des combats entièrement repensés et une narration beaucoup plus travaillée. Les personnages ne sont pas en reste même si on a pu noter quelques problèmes d’IA, notamment en infiltration. Le système de progression a été, lui aussi, entièrement revu et permet désormais une évolution beaucoup moins linéaire tout au long du jeu. Le tout, au coeur d’une Egypte ancienne reconstituée de façon magistrale et surtout dotée d’un contenu extrêmement riche (quêtes, monuments et personnages historiques etc) vous assurant de longues heures de jeu.
Venons maintenant au gros défaut de cet Assassin’s Creed : la technique. Si vous possédez une Xbox One X ou une PS4 Pro, vous n’avez pas de souci à vous faire. Le jeu tourne véritablement comme une horloge,  en toute fluidité et avec de très rares bugs graphiques. Pour ceux qui sont sur la majorité des consoles de cette génération, la PS4 et One S, c’est un véritable festival. Chutes de framerate, popping et autres problèmes techniques sont au rendez-vous. L’open world n’excuse pas tout et cela entache malheureusement l’expérience finale du jeu.

En conséquence, nous n’allons pas vous donner un prix mais deux prix dans le cadre de ce Crash Test. En effet le prix conseillé du jeu dépend véritablement de la console que vous possédez.

 

Crash test

La note du Crash Test sur PS4 et Xbox One S est de 30 €

 

La note du Crash Test sur Xbox One X et PS4 Pro est

de 55 €

 

Mais qu’est ce qu’un Crash Test ? Contrairement aux nombreux tests que l’on peut trouver, la note finale est donnée à travers un prix d’achat conseillé. Partant du prix de vente neuf constaté (environ 59,99€ dans le cas d’Assassin’s Creed Origins), Crash Test tacle là où ça fait mal et vous donne la véritable valeur d’un jeu. Pourquoi payer trop cher ses jeux vidéo ?

 

[CRA$H TEST] Gran Turismo Sport : un virage online qui fait déraper le solo

C’est le retour en fanfare de la licence Gran Turismo qui a fait les grandes heures de la Playstation. Gran Turismo Sport prend des risques mais est-ce suffisant pour dépasser ses concurrents ?

Disons le d’entrée, Gran Turismo Sport n’est pas vraiment le suite de Gran Turismo 6 sorti en 2013. On a ici affaire à une sorte de spin-off qui se concentre sur son aspect compétitif et online. Les équipes de Polyphony Digital ont travaillé sur l’aspect communautaire de Gran Turismo Sport, au détriment des aspects solo qui sont snobés dans cet opus.

En effet, les joueurs nostalgiques des modes carrière avec les permis et la progression évolutive des véhicules que l’on va acquérir, peuvent passer leur tour. Gran Turismo Sport offre une sorte d’école de conduite qui peut s’apparenter aux permis mais ce dernier n’est là qu’en guise de tutoriel pour la suite. Pourtant, il est indispensable pour amorcer sa progression et comprendre l’exigence de conduite véhiculée dans la série
La philosophie de ce GT Sport se porte donc sur la compétition online, plus globalement multijoueur. Vous serez sans cesse pousser à améliorer vos chronos afin de battre vos amis ou votre positionnement sur la grille de départ en online. En effet, il est possible de participer à des qualifications quotidiennes qui détermineront votre place en début de course, en fonction de votre chrono du moment. Une très bonne idée pour garder sa communauté active et entretenir l’esprit de compétitivité.

gran turismo sport menu ecoleGran Turismo Sport introduit également le RFP (« ranking fair play« ), un score basé sur la qualité de conduite des joueurs qui déterminera le matchmaking. En fonction de votre pilotage, le système de matchmaking vous classera parmi les pilotes « bourrins » qui foncent dans le tas ou les « bons » pilotes qui conduisent sans accrocs. Au début, on est sceptique face à ce système car on peut se faire sanctionner alors que c’est nos adversaires qui nous rentrent dedans. Cela dit, au fur et à mesure des courses, ce système de classement « fair play » s’affine. Bien entendu, nous vous conseillons de conduire en prenant le soin de ne pas faire de carambolages, sous peine d’être mal classé. Si vous êtes mal classé à cause de votre conduite, gare à la rage face à des concurrents voulant faire du Destruction Derby.

Pour revenir sur le côté solo, ce Gran Turismo Sport n’a malheureusement pas amélioré l’intelligence artificielle apathique qui caractérise la série. Il n’y a presque aucune saveur à affronter l’I.A (ndlr: intelligence artificielle) tant celle-ci a des comportements douteux. Elle sera parfois (très agressive), ne prenant pas le temps de freiner pour mieux froisser de la tôle et ne se montrera pas très réactive pour les dépassements.

Vous l’aurez compris, Gran Turismo Sport abandonne les joueurs désirant du solo sur le bas côté mais offre un boulevard pour les autres qui veulent en découdre en multi. On a un système de championnats proposant des sessions hebdomadaires avec différents critères (courses par pays, constructeurs…) pour engranger des points. Toutefois, le jeu ne propose pas encore assez de compétitions pour apporter de la variété et éviter la lassitude. La faute à un contenu trop chiche ?

gran turismo sportCe nouvel épisode compte un nombre limité de véhicules comparer à ses aînés : 1200 dans Gran Turismo 6, contre 170 dans Gran Turismo Sport. Cela est peu dans l’absolu mais mieux vaut privilégier la qualité à la quantité. Dommage pour les joueurs adeptes de la collection pour garnir leurs garages virtuels, ça ne sera pas possible ici. Par contre, là où le bat blesse vraiment, c’est sur le nombre de circuits. On a seulement 17 circuits divisés en 28 tracés pour le moment, trop peu pour ne pas se lasser. Certains circuits mythiques de la série comme Laguna Secca ne sont pas présents et on ne dénombre que 6 circuits issus de la réalité. Pourtant, on soulignera la qualité des circuits inventés par le studio.

A voir si Sony et Polyphony Digital vont proposer des DLC pour compenser ce manque de contenu global, en espérant que ce soit gratuit…

gran turismo sportPourtant, Gran Turismo Sport brille sous bien des aspects, à commencer par son interface. Elle est relativement sobre (à la japonaise) mais surtout très pratique. Le menu principal est très clair, regorgeant de bonnes idées visuelles pour mettre en valeur les voitures et des informations liées au sport automobile. Les passionnés apprécieront. En termes graphique, les véhicules sont tout simplement modélisés à la perfection. Globalement, le rendu graphique a un traitement photoréaliste très propre mais moins tape à l’oeil que Forza 7 par exemple. Sur la plan technique, Gran Turismo Sport est très abouti, avec un résultat sobre à l’écran.

Si on compare la conduite de ce nouveau Gran Turismo avec la concurrence (Forza 7, Assetto Corsa,  Project Cars 2) on retrouve sûrement le gameplay le plus équilibré. En effet, c’est une simulation automobile plus accessible mais n’oubliant pas d’être exigeante. On sent bien les suspensions des voitures et le transfert de masse opéré, pénalisant le joueur n’ayant pas assez bien ralenti. On a des sensations de conduites très agréables, avec une bonne sensation de vitesse, fidèle à ce qu’a toujours proposé la série. Vous passerez des heures à appréhender vos trajectoires, à mieux les maîtriser pour battre vos temps et vos amis.

Gran Turismo Sport

 

Gran Turismo Sport est donc presque un épisode exclusivement Online. Les joueurs voulant retrouver la saveur du solo d’antan peuvent passer leur chemin s’ils ne veulent pas s’investir sur l’aspect compétitif du titre. C’est le jeu de simulation le plus accessible et le plus grand public du moment, ce qui ravira un grand nombre de joueurs. GT Sport possède un gameplay équilibré, au compromis idéal, ainsi qu’un aspect technique très propre. Cependant, on regrettera un manque de contenu évident, pas assez diversifié, surtout quand on compare à ce que nous avait habitué la licence par le passé.
Malgré tout, Polyphony Digital réussit le virage du online avec Gran Turismo, pour tous les amateurs de compétition. Sur la durée, on ressent l’addiction à dépasser les chronos, pousser par des défis hebdomadaires et une interface soignée. Toutefois, les équipes de Sony doivent être attentives aux attentes de la communauté Gran Turismo, afin de réussir le virage eSport qu’ils veulent prendre. En l’état, Gran Turismo Sport est comme un diamant brut qui ne demande qu’à être taillé pour mieux briller. On espère que les artisans japonais sauront polir ce diamant sans faire appel au porte-monnaie de leur communauté…

A combien estimons nous le virage online de Gran Turismo Sport ?

Crash test

La note du crash test de Gran Turismo Sport est de 30 €

Mais qu’est ce qu’un Crash Test ? Contrairement aux nombreux tests que l’on peut trouver, la note finale est donnée à travers un prix d’achat conseillé. Partant du prix de vente neuf constaté (environ 50€ dans le cas de Gran Turismo Sport), Crash Test tacle là où ça fait mal et vous donne la véritable valeur d’un jeu. Pourquoi payer trop cher ses jeux vidéo ?

[PGW 2017] FAR CRY 5 – Nos premières (et douloureuses) impressions

A l’occasion de la Paris Games Week 2017, nous avons pu mettre la main sur Far Cry 5 pour la première fois, voici nos impressions (en vidéo)

Après les montagnes enneigés du Népal (Far Cry 4) ou encore un épisode « hors série » à l’ère de la préhistoire (Far Cry Primals), Far Cry 5 propose aux joueurs de poser leurs valises aux Etats-Unis, dans l’état du Montana. Ubisoft a décidé de prendre des risques avec cet épisode, en prenant comme contexte les cultes suprémacistes blanc, ce qui a pu faire grincer des dents outre-atlantique, comme on pouvait s’en douter. Mais comme on a coutume de le dire, il n’y a pas de mauvaise communication n’est-ce pas ?

far cry 5En s’attaquant aux rednecks/white thrash (qu’on pourrait rapprocher de nos « beaufs/péquenauds« ), on attend de ce Far Cry une histoire légère et décomplexée. En effet, ce groupe de fanatiques blancs appelé « Eden’s Gate » a décidé de faire régner sa loi dans le Montana, au nom de Dieu et ce, à tout prix.

Far Cry 5 reprend les grosses bases de la série, proposant un FPS toujours en solo mais qui semble s’ouvrir au multijoueur, notamment coopératif. En solo, vous aurez la possibilité de choisir entre quatre coéquipiers pour vous aider Nick Rye, Mary May, Pasteur Jerome et… un chien !

far cry 5 - personnages

Far Cry 5 chienCôté système de jeu, Far Cry 5 suit la lignée de Watch Dogs 2 ou Assassin’s Creed Origins en privilégiant l’exploration pour découvrir vos objectifs, plutôt que par la synchronisation depuis des tours (ouf !). On retrouve donc cette nouvelle politique narrative d’Ubisoft, où les joueurs vivent une aventure open world faite d’anecdotes, plutôt qu’en suivant une trame écrite et dirigée (voir notre podcast). On peut également remarquer des similitudes entre Far Cry 5 et Ghost Recon Wildlands sur l’aspect multijoueur, notamment le fait de pouvoir relever son coéquipier mal en point en combat. A l’instar de ses prédécesseurs, cette épisode se destine à pousser encore plus loin l’aspect exploration de la série. Néanmoins, sans la surcharge de quêtes et d’éléments visuels qu’on a pu connaître sur les précédentes productions d’Ubisoft.

Sur son aspect graphique, ce cinquième épisode canonique est très soigné, ses panoramas étant très agréables à l’oeil, comme ont pu l’être les précédents Far Cry. Nous y avons joué sur PS4 Pro et malgré un aliasing et clipping un peu présent, on notera une belle profondeur de champ et un rendu de l’herbe très réaliste par exemple. Gageons que ces petits soucis techniques seront résolus d’ici la sortie du jeu, en février prochain.

Pour le reste, à travers cette première session Far Cry 5 et cette démo PGW 2017, il semblerait que la difficulté du titre soit à la hauteur. En effet, comme vous pouvez le voir dans la vidéo, mieux vaut ne pas faire des approches trop bourrines sans repérer les lieux et ses ennemis, sous peine de se faire sanctionner par une mort assez rapide. On pense que la coopération (en ligne) sera très utile pour surmonter cette difficulté apparente.

Pour conclure, on vous laisse voir notre session de jeu en vidéo, où le skill n’était pas vraiment au rendez-vous, donnant un bel aperçu de ce qu’il ne faut pas faire pour survivre au mieux dans ce Montana (très) hostile.

Far Cry 5 est attendu pour le 27 février 2019 sur PS4, Xbox One et PC.

[CRA$H TEST] South Park : L’Annale du Destin – un pet foireux ?

Après un long chemin de traverse, South Park : L’Annale du Destin est enfin arrivé sur nos consoles (PS4, Xbox One) et PC. Sans cesse repoussé pour diverses raisons, notamment l’imbroglio de la communication d’Ubisoft sur les doublages français. Ce deuxième épisode de South Park a été accouché dans la douleur. Après un premier opus apprécié de la presse et des joueurs, South Park : L’Annale du Destin arrive t-il à suivre la destinée de son prédécesseur ? La réponse dans notre crash test (garanti sans spoils).

On change d’univers mais pas de formule

Assez simplement, le scénario de South Park : L’Annale du Destin commence là où le premier épisode nous a laissé: dans le chaos de l’univers heroic fantasy (à la Seigneur des Anneaux) développé dans South Park : Le Bâton de la Vérité. Comme à son habitude, Cartman va imposer sa loi en décrétant qu’il faut maintenant se mettre à l’ère des supers-héros. C’est ainsi que commence l’aventure, entre deux guildes qui étaient autrefois réunies, le Coon et sa bande VS Les Potes de la Liberté. Le prétexte de cette opposition est le désir des deux bandes à réaliser des films sur leur franchise de super-héros respective via Netflix. Pour ce faire, ils se mettent tous en tête de retrouver un chat disparu pour une récompense de 100$.
Vous l’aurez compris, le fil conducteur de l’aventure cherche à tourner en dérision notre ère cinématographique caractérisée par des films de super héros à profusion. C’est bien entendu le combat entre Marvel VS DC Comics qui sert de modèle (on appréciera d’ailleurs Timmy en parodie du Professeur Xavier des X-Men).

South Park : L’Annale du Destin

A l’instar du premier épisode, vous êtes le « nouveau » qui sera amené à interagir avec une galerie de personnages encore plus fournie et d’autres surprises qui raviront les fans. Car du fan-service, le jeu en est bourré à craquer. En effet, South Park : L’Annale du Destin est plus un best of de certaines saisons de la série, qu’une véritable aventure originale. A l’inverse du premier épisode qui était plus inventif dans sa trame et même en adéquation avec la saison 17 qui était développée en parallèle. Par conséquent, les néophites de South Park ne comprendront pas tous les bons clins d’oeil disséminés dans ce nouvel opus. En même temps, qui d’autres que les fans, sont destinés à jouer à South Park : L’Annale du Destin ?

South Park - L’Annale du Destin servietskyEn effet, c’est un jeu d’aventure proposant des éléments RPG plus poussés que dans le premier épisode. Cela n’en fait pas pour autant un bon RPG, les fans du genre ne trouveront pas leur bonheur à ce niveau. Il y a plus de personnalisation que le premier opus avec le choix de son accoutrement ou encore les divers emplacements d’éléments de boost (artefacts, ADN…). Il y a aussi beaucoup de loot qui serviront à faire du crafting, nouvelle mode des jeux modernes pour occuper le joueur dans les menus. Rien de particulier ici, on s’occupera de ramasser mécaniquement tout ce qui se trouve autour de nous et d’aller dans les menus pour fabriquer des éléments de quêtes ou des éléments de soins. Vous l’aurez compris, l’aspect RPG du titre est un peu plus prononcé que dans le premier opus, sans être assez poussé surtout sur la durée. On regrettera également l’absence d’armes ou pièces d’armures qui auraient été une bonne idée. Le tout, couplé avec le crafting et le foot, nous aurait cette profondeur RPG supplémentaire.

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Cependant, on appréciera le nouveau système de combat, dans la droite lignée de South Park : Le Bâton de la Vérité, toujours au tour par tour avec quelques QTE mais maintenant mieux approfondis. On passe de 2 personnages à 4 et, à la manière d’un tactical rpg, on devra se déplacer sur un damier qui servira de zones d’effets à vos différents pouvoirs (Coucou Mario + The Lapins Crétins: Kingdom Battle).
Chacun de vos 4 personnages disposent de 3 pouvoirs « communs » et d’un pouvoir ultime qui se charge pendant vos tours. Le joueur aura la possibilité de changer ses pouvoirs en fonction des classes choisies au nombre de 10. L’aspect tactique est vraiment plus appréciable dans cet épisode, les stratégies de combats étant plus poussées. On soulignera les excellentes cutscenes des ultimes où l’on sent que les équipes d’Ubisoft se sont fait plaisir.

Pour continuer sur le gameplay, on notera l’ajout de la fonction « radar » à la Batman Arkham (osons la comparaison) qui permet de scanner son environnement à la recherche d’interactions. A travers ces dernières, des QTE vont intervenir pour vous permettre d’accéder à des zones avec des capacités matérialisées par…des pets ! Cela va des pets « volants » avec l’aide de l’Homme Cerf-Volant, utiliser vos gazs avec la puissance de votre sphincter et l’Homme Boîte-à-Outils, ou même des pets « temporels » qui sont utilisables en combats.

South Park : L’Annale du Destin

« Tire sur mon doigt »

Vous l’aurez compris, on n’échappera pas à l’humour potache encore plus graveleux que le premier épisode. On est plus proche de l’humour « pipi caca » des 10 premières saisons de South Park que les dernières plus « raffinées », notamment par la qualité d’écriture et la finesse de leurs critiques. Au passage, nous vous conseillons grandement de regarder la série de documentaires making of « 6 days to air » consacrée au processus créatif d’un épisode de South Park (un épisode produit hebdomadairement pour être au plus proche de la réalité).

South Park - L’Annale du Destin trey parker matt stone

Trey Parker et Matt Stone pendant la présentation de South Park : L’Annale du Destin à l’E3 2017

Revenons à l’humour de South Park : L’Annale du Destin qui est décevant par rapport au premier épisode.  South Park : Le Bâton de la Vérité apportait une finesse dans les critiques qu’il développait, notamment par rapport au média jeu vidéo ou à l’univers heroic-fantasy. C’était fin et savoureux. Dans L’Annale du Destin, le trait est plus forcé, plus brut, moins percutant. Attention, ça reste dans la moyenne d’un bon épisode de South Park sur les vannes générales mais à certains moments, ça ne fonctionne pas. Dommage car il y avait de quoi faire avec l’univers des super héros qui est devenu plus qu’une mode depuis environ 5 ans, les écuries Marvel et DC s’affrontant sans relâche sur les sorties au cinéma et dans le reste du marketing (communication, jouets, événements…).

Pourtant, il y a de réelles fulgurances, notamment sur la narration des combats. En effet, presque chaque combat apporte sa touche de scénarisation, parfois pour faire avancer la trame, parfois simplement pour la vanne. On se délectera des dialogues savoureux pendant les combats, en plus des multiples personnages qui seront dans l’aventure et qui raviront les fans.
On notera également l’introduction du « Coonstagram », parodie du célèbre réseau social qui deviendra lourd sur la durée. En effet, pour faire monter votre jauge sociale, il faudra faire des selfies avec les habitants de South Park. Cela dit, les dialogues et interactions sous forme de notifications de smartphones, que l’on retrouve via Coonstagram, font aussi parties des meilleurs éléments de la narration.

South Park - L’Annale du Destin coonstagramEnfin en ce qui concerne sa durée de vie, South Park : L’Annale du Destin aurait gagné à être plus court. Il faut compter 15 à 20h de jeu environ, celui-ci pouvant être lassant sur la durée (craft inutile, lassitude des mécaniques de gameplay…). Cinq heures de moins aurait pu améliorer son rythme, surtout au début de l’histoire. Cela dit, c’est contrebalancé par la profusion de fan service, une générosité de clins d’oeil et de personnages cultes qui raviront ceux ayant enfilé les 21 saisons de South Park.

 

On ne va pas se mentir, à l’instar du premier opus, South Park : L’Annale du Destin se destine presque uniquement aux fans de la série de Trey Parker et Matt Stone. On regrettera une écriture globale moins bonne du studio Ubisoft (San Francisco ndlr) par rapport au studio Obsidian qui a développé le premier. Cependant, on ne va pas bouder notre plaisir car tous les ingrédients sont réunis pour faire plaisir aux fans de South Park. L’aspect RPG est plus poussé mais s’essouffle vite sur la durée même si on apprécie les combats plus complexes mais surtout leur mise en scène. On peut dire que L’Annale du Destin s’apparente à un grand épisode best of sympathique de South Park, sans se transcender comme pouvait le faire le premier jeu. On ne passera pas sous silence la VF qui, sans surprise, est à éviter pour les fans des « vraies » doublages français.

South Park : L’Annale du Destin est à réserver aux fans hardcore de la série qui se délecteront du titre malgré ces défauts. En revanche, amateurs de gameplay léché ou de système RPG profond, passez votre chemin. En même temps, aviez-vous fait le premier épisode ?

Est-ce que South Park : L’Annale du Destin va laisser une trace sur votre compte en banque ?

Crash test

LA NOTE DU CRASH TEST DE SOUTH PARK : L’ANNALE DU DESTIN EST DE 35€

South Park : l'Annale du Destin

Mais qu’est ce qu’un Crash Test ? Contrairement aux nombreux tests que l’on peut trouver, la note finale est donnée à travers un prix d’achat conseillé. Partant du prix de vente neuf constaté (54,90€ dans le cas de South Park : L’Annale du Destin), Crash Test tacle là où ça fait mal et vous donne la véritable valeur d’un jeu. Pourquoi payer trop cher ses jeux vidéo ?

[PGW 2017] Dragon Ball FighterZ: nos premières impressions

Cela fait quelques mois que l’on attendait Dragon Ball FighterZ, la Paris Games Week 2017 était l’occasion de s’y essayer pour la première fois

VOICI, EN BREF, NOS IMPRESSIONS SUR LA DÉMO PRÉSENTE SUR LE STAND BANDAI NAMCO DE CETTE PARIS GAMES WEEK 2017

En brefVous le savez probablement déjà mais Dragon Ball FighterZ s’apparente au jeu rêvé pour les fans de Dragon Ball Z. Plus particulièrement pour les générations s’étant frottées aux productions des années 90 sur NES/SNES, avec Dragon Ball Z : Hyper Dimension en guise de tête d’affiche.

Dragon Ball Z - Hyper Dimension Depuis son annonce lors de l’E3 2017 a la conférence Microsoft, Dragon Ball FighterZ ne cesse de faire monter la fièvre chez tous les fans de DBZ. Cette Paris Games Week 2017 nous auras (enfin) permis de s’y essayer avec une petite vidéo à l’appui, où le skill est grand mais le son est faible. Il fallait choisir.

  • Equipe 1 (Drustan): Sangoku, Cell, Vegeta
  • Equipe 2 (HeadAche): Sangohan Trunks, Piccolo

D’emblée, on peut remarquer que cette version/démo de Dragon Ball FighterZ propose 11 personnages à la sélection de son équipe constituée de 3 combattants. Par conséquent, sur les 16 combattants annoncés pour la sortie du jeu, il manquait Yamcha,Ten Shin HanC-21, Nappa et Ginyu (sans parler des versions blue de Goku et Vegeta). Ces deux derniers ayant été fraichement annoncés il y a deux semaines environ. Grosso modo, il s’agit du même roster que l’on a pu retrouver lors des sessions bêta ou dans les divers salons où le jeu été présent depuis son annonce à l’E3 2017 en juin dernier.

dragon ball fighterz - choix des personnagesPour être tout à fait exact, on sait aussi qu’il y aura un « Pass FighterZ » qui proposera de récupérer 8 nouveaux personnages après le lancement du jeu, au fur et à mesure de leur arrivée. Sans passer sous silence l’arrivée en DLC de l’ost des animés, sans que l’on sache vraiment de quelle version il s’agit (sic). Bref, c’est une autre histoire qui nous fait divaguer.

Pour revenir au gameplay, précisons que c’était notre première prise en main, ça a son importance. En effet, Dragon Ball FighterZ est un jeu développé par Arc System Works, le studio derrière les jeux et séries de combats Guilty Gear et BlazBlue. Ça vous pose un CV en termes de gameplay profond et de patte artistique à décrocher la mâchoire

Guilty Gear

Guilty Gear Xrd

Blazblue

BlazBlue

En confiant sa licence à ce studio, Bandai Namco avait l’assurance de retranscrire l’animé Dragon Ball Z comme pouvait le rêver les fans mais encore ne fallait-il pas les frustrer avec un gameplay trop exigeant. Je pense que c’est par ce principe qu’est né Dragon Ball FighterZ, allier le savoir-faire artistique d’Arc System Works avec un savant équilibre de gameplay (et de personnages). Pour citer la philosophie de jeu à la Blizzard, ce Dragon Ball FighterZ est clairement « easy to play, hard to master » (ndlr: « facile à jouer, difficile à maîtriser).

A travers cette vidéo, vous verrez deux novices prendre le jeu en main, essayant des combinaisons de touches aléatoires, un peu comme quand on joue à Tekken, Soul Calibur ou Marvel VS Capcom 3 pour citer un jeu en 2D (avec un système de combat à 3 persos). A l’instar de ces trois licences, ce DBZ permet de sortir des coups visuellement impressionnants à l’écran mais peut être déroutant aux premiers abords. En effet, lors des premiers combats, on admire la beauté des chorégraphies à l’écran, sans que l’on sache trop comment on y est arrivé. Entre les coups spéciaux, les dash, les cancels, les changements de persos etc…on se rend compte qu’il y a beaucoup de paramètres à gérer pour maîtriser ses personnages et leurs combos pour ne pas prendre des fessées en ligne ou en tournoi. C’est un challenge, autant pour les de jeux de combats que les fans de DBZ car le titre donne envie de s’y investir.

dragon ball fighterz

Nous attendrons d’avoir le jeu entre les mains pendant plusieurs heures avant de se prononcer sur sa qualité finale. Cela dit, en dehors de sa politique commerciale, Dragon Ball FighterZ semble vraiment se prédestiner à devenir un indispensable pour les fans de jeux de combat Dragon Ball, voir des amateurs de jeu de combat tout court. A voir si la scène eSport suit, mais l’engouement semble bien présent.

Beaucoup de promesses, de fantasmes qui semblent petit à petit se concrétiser, jusqu’à la sortie du jeu le 26 janvier 2018. On a hâte !

PS: désolé pour la piètre qualité sonore de la vidéo, les conditions du salon à ce moment n’étaient pas au mieux pour nous.

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[CRA$H TEST] Super Mario Odyssey : Un jeu presque parfait ?

Comme de nombreux joueurs, nous attendions de pied ferme le retour du plombier moustachu le plus célèbre du monde. Dire que Super Mario Odyssey était attendu est un doux euphémisme. Avec lui, Nintendo retenait sa respiration pour savoir si l’essai serait transformé pour les fêtes de fin d’année. Avant même d’aborder ce Crash Test, nous pouvons déjà vous dire que, OUI le pari est gagné pour Nintendo et sa Switch. Ce nouveau Super Mario Odyssey confirme que l’année 2017 est bien l’année de Nintendo et qu’un nouveau vent de fraicheur s’abat sur le marché du jeu vidéo. Enfin, cela fait partie de nos habitudes mais nous tenons à vous préciser que ce test est garanti sans aucun spoil.

Plus classique que ça tu …

Ce n’est pas là que l’on attendait ce nouveau Super Mario. L’histoire reste classique à souhait, Bowser a kidnappé notre chère princesse Peach et met une tannée à Mario, détruisant par la même occasion sa célèbre casquette. Notre héros se retrouve rapidement un nouveau chapeau, Cappy, devenant également son nouveau compagnon de route. Tout deux sont guidés par le même objectif, retrouver le grand méchant pour récupérer leurs bien aimées respectives.

Ce nouveau couvre chef, Cappy, est d’ailleurs LA grande nouveauté de cet opus. Il apporte avec lui d’innombrables nouveautés de gameplay et ainsi permet d’attaquer, récupérer des bonus et le plus intéressant prendre le contrôle des ennemis et éléments du décor. Nous y reviendrons un peu plus bas dans ce Crash Test.

Pour retrouver Bowser et la princesse Peach, vous devrez explorer de nombreux mondes à l’aide d’un vaisseau, l’Odyssée, et de Lunes en guise de carburant. Vous l’aurez compris, il vous faudra retrouver un certain nombre de Lunes dans chaque monde pour passer au suivant. Chaque niveau n’est pas linéaire et vous permet donc une certaine liberté d’exploration. Votre objectif principal étant de récupérer toutes les lunes, ou au moins suffisamment pour passer au monde suivant. Vous pouvez ainsi vous déplacer librement sur les différents niveaux, les découvrir de fond en comble pour en récolter le maximum de Lunes. De nombreux checkpoints sont également disséminés un peu partout pour en faciliter l’exploration.

Vous l’aurez compris, la récupération totale des Lunes n’est pas une obligation pour terminer le scénario principal, qui compte une bonne dizaine d’heures. C’est tout me direz-vous ? Bien loin de là. Vous apprenez à la fin de votre quête principale que vous n’avez fait qu’effleurer l’ensemble des mondes et de leurs innombrables surprises. Ainsi tout ce que vous avez pu collecter tout au long de l’histoire ne représente qu’une petite partie de tout ce que le jeu a à vous offrir, un tiers pour être précis. Libre à vous donc d’explorer tous les niveaux, d’en essorer l’ensemble des coins et recoins pour y récupérer toutes les Lunes. Et croyez-nous, contrairement à la plupart des jeux, il y a un véritable intérêt pour le joueur à continuer le jeu après la fin.

Cappy, le véritable héros du jeu

Thug Life mod activated !

Cappy, votre casquette magique, représente le véritable coeur du jeu, voire même le principal intérêt. Elle décuple la richesse de level design & game design du jeu et rend l’exploration prenante et extrêmement originale. Grace à elle, nous découvrons sans cesse de nouvelles possibilités de gameplay, des passages secrets et d’autres incroyables surprises made in Nintendo. Ainsi Cappy vous permettra de prendre le contrôle de tout et n’importe quoi, des Goomba au T-Rex en passant par les Bullet Bill et d’autres éléments du décor surprenants telle qu’une bouche d’égout. Comptez une cinquantaine de transformations possibles. Nous sommes sans arrêt surpris par l’imagination et le génie que les développeurs ont placé au coeur du jeu.

8-bit mon amour

Lorsque l’on pense à Super Mario, la plupart des joueurs ont en tête les cultissimes jeux des années 80/90. Nintendo le sait et ne pouvait décidément pas passer à côté. Mais pas question ici de faire un simple hommage et ce retour aux sources servira le gameplay dans tous les niveaux. Sans trop dévoiler ces phases de jeu, nous retrouvons, dans ce mariage de la 2D/3D, tout le génie de Nintendo et un véritable hommage aux jeux de plateforme de ces 30 dernières années.

Côté gameplay, Super Mario Odyssey fait un quasi sans faute. Même si la prise en main au départ semble un peu brouillonne, on s’habitue très rapidement à la maniabilité de Mario et de sa fidèle casquette. Notez que le jeu vous encourage à jouer avec les deux Joy-Con détachés pour profiter au maximum de toutes les subtilités de gameplay. Cela vous permet notamment de contrôler plus efficacement votre casquette et ainsi atteindre plus facilement ennemis et bonus aux alentours.

Seule véritable ombre au tableau, le multijoueur. Vous pouvez jouer à deux, l’un des joueurs prenant le contrôle de Mario et l’autre de Cappy. Anecdotique, ce mode présente un intérêt plutôt limité, notamment pour le joueur contrôlant la casquette. Egalement la caméra à tendance à se placer naturellement dans des angles tordus, rendant le jeu très difficile à jouer. Vous pouvez la replacer correctement mais vous ne pourrez pas vous déplacer en même temps.

Globalement, Super Mario Odyssey est beau. Le titre tourne en 720p en mode portable et en 900p en mode télévision, le tout avec une bonne fluidité. Malheureusement, l’aliasing et quelques petits ralentissements s’invite régulièrement à la fête. On notera également que quelques textures font clairement la tête, notamment en mode portable. Nous pensons, par exemple, à l’herbe qui dans certains niveaux piquent sérieusement les yeux. Passé ces petits défauts, le jeu présente des graphismes colorés, dévoilant des décors magnifiques et d’une originalité à vous en décrocher la mâchoire.

Super Mario OdysseyPour finir sur une bonne note (bonne blague ndlr), Super Mario Odyssey fait un sans faute en nous proposant une bande-son excellente sur fond de Jazz/Broadway. Chaque niveau possède son thème musical qui, toujours agréable à l’oreille, nous accompagne même dans les phases 8bits. Un détail de plus qui plonge le joueur dans la magie de ce Super Mario.

 

Super Mario Odyssey fait un véritable carton plein et devient à ce jour l’un des meilleurs jeu de la Switch et de l’année. Cela devient une habitude pour Nintendo qui, après un Zelda Breath of the Wild quasi parfait, remet une couche pour notre plus grand bonheur. Alors non, le jeu parfait n’existe pas et comme vous avez pu le lire plus haut, de nombreux petits défauts titilleront certains joueurs sans véritablement les rebuter. Passé les petites imperfections techniques, nous avons là une véritable perle vidéoludique. Un concentré de surprises, d’hommages et d’ingéniosité qui transporteront l’ensemble des joueurs dans une aventure hors du commun. Une leçon de jeu vidéo, plus de trente ans après la sortie du premier opus.

A combien estimons-nous le prix du billet à bord de l’Odyssée ?

Crash test

La note du Crash Test de Super Mario Odyssey sur Nintendo Switch est de 44,90€

Super Mario Odyssey

Mais qu’est ce qu’un Crash Test ? Contrairement aux nombreux tests que l’on peut trouver, la note finale est donnée à travers un prix d’achat conseillé. Partant du prix de vente neuf constaté (44,99€ dans le cas de Super Mario Odyssey), Crash Test tacle là où ça fait mal et vous donne la véritable valeur d’un jeu. Pourquoi payer trop cher ses jeux vidéo ?

 

[CRA$H TEST] Fifa 18 Switch : Vrai jeu ou vulgaire adaptation portable ?

Comme tous les ans, EA nous délivre sa nouvelle édition annuelle de Fifa sur PS4, Xbox One, PC, PS3, Xbox 360 et grande nouveauté… sur Nintendo Switch.

Vous l’aurez compris, cette année une nouvelle version de Fifa 18 fait son entrée. Elle est très attendue pour deux raisons. La première, il s’agit du premier Fifa de la Nintendo Switch. Et la seconde, celle-ci promet les sensations et la qualité de jeu d’une console de salon, en mode portable. Alors, pari réussi pour Fifa 18 Switch ?

Fifa 18 Nintendo Switch

Petit mais costaud !

Commençons par ce qui nous saute aux yeux, aussi la chose que l’on appréhendait le plus : les graphismes. Etant donné la puissance de la console de Nintendo, le nouveau moteur Frostbite s’est vu remplacer par « l’ancien » Ignite engine. Cela se ressent notamment au niveau des textures, des effets de lumière et surtout de l’animation des joueurs. Passé cela, cette version est plutôt propre, les joueurs sont bien modélisés, les gestes sont, certes, plus hachés mais restent très convaincants. On retrouve toutes les sensations que l’on attend d’un Fifa, malgré un fort arrière goût d’Old Gen (Xbox 360, PS3 ndlr). L’IA (intelligence artificielle ndlr) est proche, voire identique, de celle que l’on peut retrouver sur les versions PS4 et ONEs. Comme dans ces dernières, la réaction des gardiens reste apathique face aux attaquants. Une récente mise à jour devait régler cela mais nous n’avons pas pu en constater les effets, autant sur PS4, Xbox ONE et malheureusement sur Switch.

Trop léger ?

Côté mode de jeu, l’essentiel est là. Nous retrouvons avec plaisir le mode Carrière, Ultimate Team et Saisons qui vont sans doute nous tenir en haleine de longues heures. Malheureusement on déplore également de (gros) absents tels que les modes Aventure et Clubs pro. Aussi, il vous est impossible de lancer une Saisons Coop en ligne et pire, vous ne pouvez pas jouer avec vos amis en ligne. Un énorme point noir qui dessert le jeu et surtout le mode online de la Nintendo Switch qui doit encore faire ses preuves.

fifa 18 switch Condamné à jouer contre des inconnus, une autre désagréable surprise nous attend, la stabilité des matchs en ligne. Tout ceux qui ont déjà fait des matchs de saison en ligne bourrés de ralentissements savent à quel point il est pénible, voire impossible, de jouer dans ces conditions. Lors de nos tests, nous avons rencontré des difficultés à trouver un adversaire et à finir un match sans le moindre ralenti. Notez que nous avons fait des parties en wifi en mode portable et en mode console de salon. Espérons qu’une prochaine mise à jour améliore cela. En attendant, privilégiez la connexion par câble lorsque vous jouez depuis le dock.

fifa 18 switch Bonne surprise côté gameplay, qui offre les sensations que l’on attend d’un jeu Fifa. Vous pourrez ainsi aisément caler vos gestes techniques ou encore faire vos tirs en finesse en pleine lucarne. Cette version Switch permet également de jouer à plusieurs en utilisant un JoyCon pour chaque joueur. Néanmoins, avec seulement un stick et deux gâchettes ce dispositif assure le strict minimum,  mais reste globalement jouable et fun. Il sera donc préférable d’avoir plusieurs manettes pour jouer avec ses amis dans les meilleures conditions.

En conclusion, Fifa 18 Switch offre le strict minimum de ce que l’on peut attendre d’un jeu de simulation de football en 2017. Loin d’être à la hauteur des versions de salon, il a le mérite d’être le meilleur Fifa sur console portable.  Nous avons droit à des sensations de jeu excellentes, des graphismes largement acceptables et surtout une fluidité exceptionnelle. Mais le manque de modes de jeu et les limitations en ligne nous rappellent que nous sommes sur une version très allégée. Nous sommes donc très loin des versions PS4 et Xbox One et malheureusement de la promesse de la Switch.

Malgré ses nombreux défauts, Fifa 18 Switch marque LE vrai grand retour de la franchise chez Nintendo, tout en devenant LA référence de jeu de foot sur console portable.

La note du Crash Test de Fifa 18 sur Nintendo Switch est de 29,90€

Mais qu’est ce qu’un Crash Test ? Contrairement aux nombreux tests que l’on peut trouver, la note finale est donnée à travers un prix d’achat conseillé. Partant du prix de vente neuf constaté (51,99€ dans le cas de Fifa 18 Switch), Crash Test tacle là où ça fait mal et vous donne la véritable valeur d’un jeu. Pourquoi payer trop cher ses jeux vidéo ?

[Critique] Le remake de « Ça » tient-il ses promesses ?

Voici notre critique de « Ça » à la suite d’une projection au Max Linder. Pour la mise en contexte, sachez que je n’ai pas vu les 2 téléfilms originaux, ni lu les livres de Stephen King. Cela dit, l’univers de Pennywise AKA Grippe-Sou en VF, ne m’était pas inconnu.

Avec cette version 2017 qui affiche ces ambitions, on a le droit à un remake des films des années 80 réalisés par Tommy Lee Wallace (alors petit protégé de John Carpenter), remis au goût du jour. En effet, « Ça » s’inscrit dans le regain de popularité des films d’horreur qui a lieu depuis quelques années, le grand public aimant s’adonner à ce frisson en salle (parfois pour le meilleur, comme pour le pire). Pour ce remake, on a droit à Andrés Muschietti derrière la caméra, soit le réalisateur de Mama, un thriller horrifique intéressant. Ce choix semble cohérent et l’Argentin semble accepter le poids de sa mission de réinventer le mythe de Stephen King qui a traumatisé une génération dans les 80’s

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D’ailleurs la vague nostalgique des années 80 déferle depuis quelques années, dans la musique (retro synthwave), dans le jeu vidéo (coucou la NES et SNES mini) ou encore le cinéma (les remakes, Super 8 et surtout Stranger Things). Le remake de « Ça » s’inscrit clairement dans cette tendance, ne se gênant pas pour disséminer plein de clin d’oeil en guise de références dans le film (Gremlins, Anthrax, Supercopter, Metallica…). Si on doit faire un rapprochement étrangement voyant, on aurait tendance à dire que « Ça » a un très gros feeling « à la Stranger Things ». On poussera même le vice à préciser que l’un des jeunes acteurs du film, Finn Wolfhard, est également présent dans le casting principal de Stranger Things.

Finn Wolfhard ca stranger thingsOn reviendra plus tard sur cette similitude mais « Ça » procure beaucoup de feeling Spielbergien, surtout l’époque des années 80 et ses projets mettant en scène des enfants ( Les Goonies, E.T, Gremlins…). Seulement, ce remake propose des scènes assez gores mais cohérentes avec l’esprit malsain (mais pas trop) qui se dégage de la vision du film. En effet, le film prend le temps d’exposer ses thématiques, avec un long métrage d’environ 2h20. Ces thématiques propres à l’œuvre de base (la peur, les angoisses de l’enfance, l’amour, le passage à l’âge adulte, la pédophilie…) sont plutôt bien abordées mais sont parfois sapées par le rythme et le montage du film. En effet, certaines tensions dramatiques sont désamorcées par un humour omniprésent dans ce remake, un humour qui aère le film mais qui dessert parfois ses propos.

« Ça » est souvent drôle à ses dépens et c’est dommage. En effet, le film a de véritables idées de mise en scène ingénieuses mais alterne avec une structure prévisible et classique de films d’horreurs. Sans parler des fameuses scènes « drôles » qui sont souvent celles où une bande son rock/metal intervient (Anthrax – Antisocial par exemple), cassants trop souvent l’immersion horrifique. Au delà de ce faux pas, la réalisation d’Andrés Muschietti est très propre, mention spéciale à la photographie et les plans du film, très soignés.

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En ce qui concerne les effets spéciaux, le film s’en sort bien malgré quelques scènes, notamment avec Pennywise/Grippe-Sou qui aurait mérité un poil plus de travail pour ne rien avoir à dire sur ce volet là. Au passage, on soulignera le superbe travail de maquillage Pennywise. Puisque l’on parle du clown maléfique, on soulignera l’excellente prestation de Bill Skarsgård (de la famille « cinématographique » Skarsgård dont l’un des frères joue Loki dans Vikings) qui n’a pas été choisi au hasard. Jugez plutôt ce post instagram où l’acteur suédois dévoile son sourire de Joker ! (une idée d’acteur pour le futur film consacré au Némésis de Batman ?)

Le casting des enfants s’avère également très crédible. On se prend d’affection pour cette bande de gamins qui va devoir affronter cette horreur. On évitera pas la comparaison avec Stranger Things, notamment par la structure du groupe composé d’une bande de garçons accompagnée par une fille. Petite mention au jeune acteur Jaeden Lieberher qui s’en sort très bien, l’arc narratif de son personnage étant bien équilibré, entre looser bégayant et sa progression en tant que leader parmi ses amis.

Au final, ce « Ça » 2017 est globalement une réussite, alternant entre le très bon (le casting, des scènes mémorables, ses thématiques) mais aussi le moins bon (narration, structure trop classique du genre, des scènes trop légères qui cassent l’immersion). Les puristes de l’œuvre originale (littéraire) ne semblent pas tout à fait conquis mais en tant qu’entité cinématographique, nous avons là le droit à un très bon remake dont plusieurs questions restent en suspens mais qui trouveront réponse plus tard. En effet, la suite prendra la forme d’un deuxième chapitre où les enfants seront (normalement) projetés 27 ans plus tard, donc adultes, pour continuer le combat. La boucle est bouclée car cette suite semble suivre la structure mise en place par les deux téléfilms des années 80. Osons le « Ça s’en va et Ça reviendra ! », en espérant que la suite viendra gommer les imperfections de ce remake intéressant à plus d’un titre.

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[CRITIQUE] La Planète des singes Suprématie : un bijou artistique et technique

On vous donne notre avis sur La Planète des singes Suprématie. Un film truffé de référence et qui malgré son statut de  blockbuster laisse une grande place au drame. Un vrai Blockbuster intelligent !

Dans La Planète des singes Suprématie, on retrouve au casting : Andy Serkis, même si on ne s’en rend pas compte de prime abord, en tant que César, et Woody Harrelson en colonel antagoniste avec un fort complexe de dieu. Ce joli casting se retrouve sous la houlette de Matt Reeves, qui reprend du service après avoir dirigé le précédent épisode et les deux Cloverfield. Il pourrait, d’ailleurs, diriger le prochain Batman dans l’univers DC.

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             I’m Batman !

L’histoire se déroule dans un futur post apocalyptique, où une partie de l’humanité a été anéantie par un virus. Et c’est grâce à ce virus, que les singes sont la nouvelle espèce dominante. Effectivement, il leur a permis de développer des capacités de réflexion accrues. L’Homme est donc terrifié par César et ses hominidés. Un colonel de l’armée part alors en croisade contre les primates. Tandis que de nombreux singes sont tués, César décide de venger son espèce. Il va ainsi devoir affronter son pire ennemi (et pas forcément le colonel).

Le film est dans la droite ligne de ses prédécesseurs. En effet, il prolonge Dawn of the Planet of the Apes dans une logique clinique. Il lie, en outre, le film à la mythologie du tout premier La Planète des singes avec Charlton Heston, en plus de l’ancrer dans un sujet plus que pertinent aujourd’hui. Tout cela, à travers une épopée dramatique mais résolument humaniste. Sans compter que, le récit bénéficie du savoir faire technique de Weta Digital, et ressemble fort à un tournant, voir une petite révolution pour la performance capture.

Une performance technique et artistique

L’une des parties les plus époustouflantes du film est son aspect technique. Il suffit, pour cela, de regarder les B-roll du tournage, pour s’en rendre compte. Car, derrière les simiens en CGI (Computer Generated Image) se cache des humains. D’ailleurs, le degré de réalisme atteint sur le film est du jamais vu. A tel point, que je me suis, à plusieurs reprises, demandé si de vrais singes avaient été utilisés sur le plateau. Aujourd’hui, Weta Digital, avec la performance capture, est en mesure de transposer le jeu d’un acteur à un personnage en CGI.

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Une longue piste balisée par Avatar et qui, aujourd’hui, semble se transformer en boulevard. Cet exploit technique vient faire écho à l’histoire du film. En effet, les singes sont en passe de remplacer les humains. A travers cette double lecture, la technique se met au service du récit et passe de plus en plus inaperçu.

Malheureusement, il est parfois difficile d’imaginer qu’un acteur se cache derrière les CGI. C’est pourquoi, il faut souligner le travail remarquable d’Andy Serkis et de ses collègues acteurs aka singes aka CGI. Ils réalisent une véritable prouesse, puisqu’ils doivent s’imaginer dans la peau d’un singe et l’intégrer à leur jeu. C’est d’autant plus malheureux, que leurs performances n’a pas de place parmi les grandes récompenses tels que les Oscars, pour lesquels ils n’ont jamais été nominés. Alors que l’artiste en est pour beaucoup dans la création des personnages, comme César pour Andy Serkis ou Bad Ape pour Steve Zahn. En particulier le sentiment d’empathie que l’on éprouve pour eux. En effet, les singes expriment plus d’humanité que les Hommes dans le film.

Voici un article en anglais, qui développe le sujet sur la performance des acteurs qui se cache sous les CGI.

Des références mythiques

Le « ouah » des effets spéciaux dépassé, on se plonge dans le film. Là, se trouve la substantifique moelle de la saga, qui vient piocher dans de multiple univers. C’est une avalanche de références : du western, à la science-fiction en passant par le péplum biblique, le film de guerre ou encore de prison. On retrouve tous les ingrédients d’un grand film. Par exemple, le colonel est fortement inspiré du colonel Kurtz dans Apocalypse Now. Le film cite, de plus, des références comme : La grande évasion avec Steve McQueen (retrouvez notre article sur A Way Out ici), ou bien, Les dix Commandements avec Charlton Heston.

Car son histoire est fortement imbibée des récits bibliques. En effet, César doit sauver son peuple et le mener vers une terre promise. Moïse n’est pas loin. Quoi de plus naturel donc que de faire le lien avec ces grands films qui de plus, l’ancre plus profondément dans la saga. Notez que Charlton Heston est le personnage principal du premier La Planète des singes et Les dix commandements.

Il en va de même pour la musique, qui est à la fois dramatique et homérique. Elle reflète parfaitement l’esprit du film. A cet effet, Michael Giacchino a su y apporter la grandeur nécessaire pour se rapprocher des monuments filmiques cités plus haut.

Une épopée dramatique

La quête de vengeance du héros est basée sur un drame bien humain. Et c’est là que le film pioche toute sa force. En effet, il sait mettre en retrait son côté blockbuster pour venir travailler ses personnages. Il le fait, de plus, de façon plus subtile qu’à l’accoutumé. Car la plupart des séquences sont muettes, puisque les singes ne parlent pas. Cela donne un côté poétique, plus particulièrement la relation qui se crée entre une petite fille aphasique et les héros simiesques.

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Le film est dénué de tout manichéisme. Par exemple, on comprend les motivations du colonel, alors que le personnage est plutôt abject. Il en va de même avec la relation qui s’installe entre César et le colonel, qui  dépasse celle du combat entre le bien et le mal, car c’est avant tout une histoire de survie entre ces différents peuples. Il a du blockbuster son emphase pour le grand spectacle, et tire son côté dramatique de la relation entre les personnage et les épreuves qu’ils ont traversé.

Voilà donc un blockbuster épique et dramatique avec des pointes poétiques qui nous emmène dans l’épopée de tout un peuple qui tente le tout pour le tout afin de survivre à une guerre qu’il n’a pas déclenché. C’est à travers un exode semé d’embûches, qu’ils parviendront à trouver une terre promise. Hum je me demande ce que ça me rappelle dans l’actualité…

Bravo aux artistes derrière ce film, qui pousse toujours plus loin le cinéma. Mais ne vous inquiétez pas, il est déjà prévu une suite à La Planète des singes Suprématie.

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[Critique] Get Out : Un thriller efficace et brillant

Après son buzz outre atlantique, il débarque en France. Get Out est-il vraiment le thriller de l’année ? Le racisme est-il l’unique moteur du film ? Voici notre verdict.

Get Out est un film Américain écrit et réalisé par Jordan Peele, humoriste reconnu mais « novice » du septième art, notamment en tant que réalisateur. Nous suivons ainsi les aventures de Chris, jeune photographe, invité par sa copine, Rose, à passer un week-end chez ses parents, Dean et Missy Armitage. Etant afro-américain, le jeune homme s’inquiète de la réaction de ses « beaux-parents » blancs, face à leur union. C’est donc sous cet angle que le film débute. Le bon vieux rendez-vous familial placé sous le spectre du racisme, avec ses malaises, ses tensions ouvrant la porte à de nombreuses scènes cocasses et mystérieuses.

Get Out

Très bien rythmé, Get Out nous livre une première partie sous le signe du suspense. Le spectateur est placé à travers les yeux du héros, Chris, ainsi une véritable empathie se crée avec lui. Très rapidement ses beaux-parents passent d’un comportement excentrique à gênant. Plus troublant encore, les domestiques – également afro-américains – se comportent, selon Chris, comme à une « époque révolue » (Esclavage / temps des plantations). La situation empire lorsqu’il se sent traité comme une vulgaire pièce de viande, au cours de la garden party familiale. Cela sans avoir idée de ce qu’il se trame dans son dos, ni les horreurs qui l’attendent. N’allons pas plus loin côté histoire, pour éviter tout spoil sur le film.

Cette « petite production » (un budget de 5 millions ndlr) impressionne de par sa mise en scène brillante, nous faisant passer par l’angoisse, le stress, le rire, sans oublier la peur. Il est important de noter qu’il s’agit plus d’un thriller bien ficelé, que d’un simple film d’épouvante-horreur. Vous vous interrogerez plus sur le destin du héros que vous ne sursauterez aux jumpscares présents dans le film. Nous pouvons donc dire que Get Out nous sert un délicieux cocktail d’émotions enrobé par un scénario simple mais très bien amené. Cela en fait un véritable classique du genre (Note PopCornGame : 5/5).

Une double lecture brillante ! [Spoilers à suivre]

Get-Out

Le plus grand point fort du film est sa capacité à manipuler le spectateur en le plongeant littéralement dans le corps du héros. Comme le présente l’affiche, nous suivons le déroulement du film littéralement à travers les yeux de Chris. Dès le début, ce dernier justifie chaque événement bizarre par un racisme évident. Il entraine avec lui les spectateurs dans son appréhension à rencontrer ses beaux-parents blancs, sa réaction à l’encontre des autres afro-américains « bizarres », jusqu’aux événements tragiques qui suivent. En restant figé sur cette idée, Chris place le spectateur dans sa lecture du film où le racisme y tient une place centrale. Mais est-ce vraiment la seule lecture que l’on peut faire de Get Out ? Non et c’est ce qui est très fort.

Pour revenir à l’histoire, Chris découvre que ses beaux-parents hypnotisent de jeunes afro-américains pour les lobotomiser et les revendre à de riches blancs. Le plus horrible est qu’ils se servent d’eux pour transférer leur esprit et ainsi vivre une seconde jeunesse, à travers le corps de ces « beaux et bien portants » afro-américains. Cerise sur le gâteau, la bien aimée de Chris, Rose, s’avère être la sexy rabatteuse de ce sordide marché noir.

C’est là que le film se révèle très brillant. Nous sommes tout d’abord soumis au regard et préjugés du héros et donc sous le spectre du racisme. Cependant après une première lecture du film, rien n’avance clairement que les grands méchants sont « racistes ». En effet, les victimes semblent être jusqu’à présent des afro-américains mais cela n’est pas forcément le critère principal de sélection.
Pour étayer cela, plusieurs éléments entrent en compte. Tout d’abord, les parents et les amis de la famille, que Chris croise, ne semblent pas du tout gênés par sa couleur, bien au contraire. Egalement, ils l’admirent pour ses qualités, certes stéréotypées, d’afro-américain (Athlète, « bien portants », forts etc). On ressent même une empathie, certes maladroite, lorsqu’ils lui posent des questions sur sa vie d’homme de couleur aux US, son travail etc. On peut également noter quand, au début du film, Rose prend violemment (et sincèrement) la défense de Chris face à un policier faisant un « excès de zèle » limite.
Enfin, lorsque l’on voit Rose – la rabatteuse de la famille – faire la recherche de sa future proie sur internet. La jeune femme tape « Athlète Universitaire » dans la barre de recherche, pour ensuite faire sa sélection. Certes de nombreux afro-américains sortent du lot, mais la couleur n’est pas l’objet principal de sa recherche.

Ces deux points nous prouvent qu’une seconde lecture du film est possible. Le plus brillant est que les deux restent possibles et cohérentes, autant l’une que l’autre. Le racisme est un axe très fort dès le début et peut justifier l’ensemble du déroulement du film. Mais lorsque l’on arrive à la fin de cette histoire macabre, on peut se poser la question des réelles motivations de la famille Armitage.
Recherchait-elle uniquement des hommes bien portants ou juste des hommes noirs ? Get Out vous laisse ainsi le choix. Mais sachez qu’avec ou sans racisme, l’issue reste la même pour les victimes.

Note PopCornGame 5/5

 

Get-Out

[Critique] LIFE : En attendant le Reboot d’Alien 

Retour sur ce qui aurait pu être le digne successeur d’Alien, LIFE.

LIFE est un film Science Fiction & Thriller/Horreur, réalisé par Daniel Espinosa et mettant en scène un groupe d’astronautes luttant pour leur survie face à une entité extraterrestre. Le tout se passe dans un huis clos à bord de la Station Spatiale Internationale. Ainsi, après avoir récupérés un module contenant des échantillons de terre martienne, nos astronautes y découvrent la vie. Au départ simple cellule, cette entité se développe très rapidement jusqu’à devenir un « membre » à part entière du vaisseau. Un nouveau « passager », baptisé Calvin. Au cours d’une expérience sur l’entité, celle-ci va présenter des signes d’hostilité. S’en suivra un terrible jeu du chat et de la souris, gore et spatial, tout au long du film.


Vous l’aurez compris, LIFE ne cherche pas révolutionner les codes du genre. Tout d’abord, par son scénario qui est d’une simplicité consternante et laisse donc peu de place à la surprise. Également sa fin, qui aurait pu être grandiose, retombe très rapidement comme un soufflé.

Alien et Gravity sont passés par là !

Impossible de ne pas penser à Gravity lors des différentes sorties spatiales. Mais c’est surtout d’Alien que le film s’inspire le plus. L’ambiance dans le vaisseau, le fameux déjeuner d’équipe et surtout la traque de la bête dans cet énorme, labyrinthique (et terrifiant) vaisseau spatial. On notera également une scène dans le dernier quart du film où l’un des astronautes se retrouve nez à nez avec la bête. Une scène qui n’est pas sans rappeler celle de Ripley et de l’Alien, dans la trilogie Alien.

On s’en fou, c’est du cinéma !

On a beau regarder un film de Science Fiction, une cohérence doit subsister. Autant pour l’environnement que dans les choix des personnages, celle-ci est essentielle pour ne pas perdre le spectateur. C’est là, le plus grand défaut du film. LIFE perd en cohérence en suivant trop à la lettre son arc narratif très classique. Ainsi, on se prend régulièrement à se poser des questions sur les actions des protagonistes du film. Ces derniers agissent de façon très incohérente, tout d’abord, face à la bête et face à l’environnement. L’exemple le plus frappant étant qu’ils emprisonnent à plusieurs reprises l’entité dans des parties du vaisseau et tentent de la détruire en coupant l’oxygène et/ou en baissant la température. Et puis, ils ouvrent les écoutilles, circulent dans le vaisseau sans être inquiétés, ni par la bête, ni par les effets indésirables provoqués.


Pour la plupart anodines, ces incohérences s’accumulent pour au final couper tout suspense aux spectateurs. Cela cantonne le film à un enchainement de clins d’oeil du genre et jump scares vus et revus, le tout couplé d’un twist grossier en prime.

En conclusion, LIFE a tous les éléments d’un grand film Science Fiction. Une belle distribution (Jake Gyllenhaal, Ryan Reynolds), un vrai méchant et une ambiance spatiale très efficace. Cependant, il tombe dans les travers du genre en présentant de trop nombreuses incohérences, issues d’un scénario trop classique et prévisible. Et ce n’est malheureusement pas le twist final qui sauvera LIFE du vide spatial des copies ratées d’Alien.

 

Note PopCornGame

[Critique] On l’appelle Jeeg Robot : le film de super héros revisité à la sauce Kick Ass

Prenant le contre-pied des productions Marvel ou DC Comics, « On l’appelle Jeeg Robot » revisite de manière plus crédible l’univers des super-héros.

Seriez-vous capable de citer la dernière production italienne ayant fait parler d’elle ces dernières années ? A part quelques érudits du cinéma, le commun des mortels peinera à s’en rappeler, d’autant plus quand il s’agit d’un film de genre.

A l’instar du cinéma Français, le cinéma Italien peine depuis quelques temps à faire parler de lui au niveau international. Enchainant les désillusions depuis les années 80, on retiendra pourtant le très bon « Romanzo criminale » sorti il y a plus de 10 ans (en 2005). Pourtant, « On l’appelle Jeeg Robot » ou « Lo Chiamavano Jeeg Robot » en version originale, arrivera à faire parler de lui en 2016. Le film enchaîne les récompenses à des prestigieux festivals de genre « Prix du jury Gérardmer 2017 », « Grand prix nouveau Genre à l’Etrange Festival » ou encore 7 Donatello (équivalent de nos César) dont ceux du meilleur réalisateur pour un premier film, meilleur acteur et meilleure actrice. Excusez du peu ! Il s’agit donc du premier film de Gabriele Mainetti faisant suite à son court-métrage Tiger Boy déjà salué par la critique.

on l'appelle jeeg robot afficheAprès vous avoir posé le contexte, passons à la critique du film « On l’appelle Jeeg Robot » qui mérite son succès. Si d’emblée on voudrait le comparer à un autre film de super héros du genre, on penserait, à tord, vers Kick Ass. En effet, le film italien ne parodie pas les codes du genre mais s’en amusent pour mieux les utiliser de manière sombre et réaliste.

A l’aide d’une trame scénaristique assez classique (le héros acquiert des pouvoirs de manière accidentelle, il galère à les utiliser, conflits moraux, introduction d’une princesse…), On l’Appelle Jeeg Robot parvient admirablement à exposer sa vision brutale du super héros italien. D’ailleurs, sachez que « Jeeg Robot » est l’équivalent du manga Goldorak dans nos contrées, très populaire en Italie dans les années 80. C’est à travers ce prisme que le film se construit et dévoile son intrigue que voici :

« Poursuivi par la police dans les rues de Rome, Enzo est contraint de plonger dans les eaux du Tibre et entre en contact avec une substance radioactive. Il réalise bientôt qu’il possède des pouvoirs surnaturels : une force et une capacité de régénération surhumaine qu’il décide de mettre au service de ses activités criminelles
Du moins, jusqu’à ce qu’il rencontre Alessia, jeune fille fragile et perturbée qu’il sauve des griffes de Fabio, dit « Le Gitan », un mafieux déjanté qui a soif de puissance.

Témoin des pouvoirs d’Enzo, Alessia est persuadée qu’il est l’incarnation de Jeeg Robot, héros d’un manga japonais, présent sur Terre pour sauver le monde »

On retrouvera une réalisation sobre, loin des productions super héros à gros budgets et heureusement ! Oubliez les scènes d’action illisibles avec un montage épileptique, on a ici affaire à une réalisation punchy, pas tape à l’œil.

Au niveau des acteurs, le trio principal du film composé par Claudio Santamaria (Enzo), Ilenia Pastorelli (Alessia) et Luca Marinelli (Fabio le Gitan) est prodigieux. Enzo, le personnage principal est un anti héros parfois salaud mais attachant, Alessia est très touchante et Fabio est assoiffé de pouvoir et de chaos, tel le Joker (grand méchant iconique des comics Batman ndlr). On retrouvera d’ailleurs ce côté antagoniste/Némésis d’Enzo et Fabio comme le couple mythique formé par Batman et le Joker.

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Enzo et Alessia

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Fabio

Le réalisateur Gabriele Mainetti voulait proposer sa vision italienne du super héros, jugeant que les grosses productions du genre ont perdu leur substance. Ils ne procurent plus d’émotions selon-lui. Son film parle aussi des difficultés sociales dans les banlieues de Rome. En effet, le protagoniste principal grandit à Tor Bella Monaca, une banlieue difficile de Rome, montrant le climat difficile de l’Italie et la criminalité y regnant. C’est aussi sa manière de revenir sur les différents actes terroristes qui ont pu survenir en Europe ces dernières années. Il n’hésite pas à décrire son film comme un mélange de Pasolini (Salò ou les 120 Journées de Sodome, Accatone…) et de science-fiction.

Au final, « On l’appelle Jeeg Robot » est un film de super héros très rafraichissant, ne faisant pas dans la bienséance comme les blockbuster du genre (Logan faisant office d’exception sur ces dernières années). A titre personnel, il m’a beaucoup fait penser au film « Super» avec Rainn Wilson qui bénéficiait de la même vision du super héros dans un monde contemporain. On l’appelle Jeeg Robot est sombre, mature et propose une vision « réaliste » du mythe du super héros avec toutes les zones d’ombres quand il s’agit de s’élever du commun des mortels. On retiendra aussi une intrigue classique sur le papier mais qui fonctionne très bien avec ses douces caricatures habilement remaniées ou encore une histoire d’amour très attachante. Jonglant admirablement bien entre l’humour, la violence ou la romance, On l’Appelle Jeeg Robot est un film italien qui fait déjà office d’incontournable en cette année 2017.

Rendez-vous au cinéma le 03 mai prochain pour oublier les films de super héros insipides (oui Suicide Squad on parle de toi entre autres…).

LA NOTATION POPCORN GAME : 4/5

notation critique popcorngame

[Story Test] Mon week-end avec la Nintendo Switch

Après une longue attente, la Nintendo Switch pointe enfin le bout de son nez. Voici mes impressions, après avoir passé un week-end avec elle.

Notre histoire commence en Gare Montparnasse dans un train direction Bordeaux. Ca tombe bien car la nouvelle console de salon de Nintendo est … (trans)portable. « Confortablement » installé en seconde classe, je sors ma Nintendo Switch de son étui (non fourni avec la console à l’achat) et lance Zelda Breath of the Wild. 64% de batterie, ca va être dur de tenir tout le voyage, surtout qu’en seconde classe, les prises c’est pas automatique.

Qu’à cela ne tienne, je décide de profiter du peu de temps dont je dispose pour faire un tour dans le magnifique monde d’Hyrule. Je sors mon casque sans-fil et … non, inutile de chercher, il n’est pour l’instant pas possible d’appairer des accessoires Bluetooth. Et oui, chez Nintendo seul les Joy-Con sont visiblement considérées comme des périphériques sans fil. C’est donc sans son que je vais jouer, la petite heure 15 minutes de batterie restante.

Arrivé à destination, je prends mes affaires dont ma Nintendo Switch ayant rendu l’âme 2 heures plus tôt, vivement la LGV. Curieux de cet appareil, mes amis me demandent « c’est quoi cette vielle tablette de geek ? ».
« C’est la dernière console de Nintendo, la Switch, qui fait console portable et console de salon à la fois. » leur répondis-je. Les mots magiques étaient lâchés et s’en suivit un flot de questions : « C’est Nintendo qui fait ça ? Oh trop cool ! », « Génial, ca veut dire que tu peux jouer à Mario Kart où tu veux ? » ou encore « C’est dingue tout ce qu’on peut faire aujourd’hui ! Tu te rappelles l’époque de N64, ou de la SNES ? …».
Tout d’abord désabusé par les réflexions sur une vulgaire « tablette de gamer », je suis rapidement très surpris par l’émerveillement qu’elle procure, seulement à l’annonce de son nom. Nous sommes à l’époque de l’iPad, de la Nvidia Shield, ou encore de toutes ces tablettes Android Gaming surpuissantes. Et pourtant, ce genre de réaction n’a rien de surprenant avec un peu de recul. Nintendo reste une marque culte toutes générations confondues et ils le prouvent une nouvelle fois avec la Switch.

Une fois arrivé chez mes amis, l’interrogatoire se poursuivit : «  Et, tu as quoi comme jeux dessus ? Super Mario ? Mario Kart ? GoldenEye Remastered HD Switch Edition ….? ».
– «  Ben, uniquement Zelda Breath of the Wild et 1,2 Switch ». En même temps, que prendre d’autre ? La plupart des titres excitants n’arrivent que dans plusieurs semaines, voire mois.

« 1,2 Switch, c’est cool, ça me rappelle Wii Sport »

Nous sommes en soirée et entre deux verres et quelques parties de babyfoot, nous nous lançons sur le jeu 1,2 Switch sur la grande télé du salon. Rapide et efficace, l’écran de la console apparait immédiatement et proprement sur l’écran 4K. 
Nous nous lançons donc dans plusieurs parties de 1,2 Switch. Même si le principe où l’on ne doit pas regarder l’écran, mais l’autre joueur dans les yeux, est assez déroutant au premier abords, nous nous prenons au jeu.
Là, un de mes amis me lance « Sympa 1,2 Switch, c’est comme WiiSport ! Et il te le file avec la console non ? ».
– « Euh non je l’ai acheté 50 euros… »
lui répondis-je, un petit peu gêné. S’en suivit un échange de regards qui en disaient long sur les impressions du jeu. Certes, ces mini-jeux sont très sympathiques et en un sens novateurs dans leur façon d’aborder le jeu vidéo. Il n’en reste pas moins qu’il s’agit, pour la plupart, de très courts mini-jeux avec peu d’intérêts et une rejouabilité limitée. Là où WiiSport innovait et amusait, 1,2 Switch étonne et montre rapidement ses limites. Notamment dans la technologie employée, via ses Joy-Con ou plutôt ses « Wiimotes light ». Pourtant le jeu présente parfaitement le potentiel des manettes de la Switch. Nous espérons retrouver d’ailleurs certaines gestures de ces dernières dans les jeux d’éditeurs tiers.
Tips d’apéro : Certains mini-jeux, notamment celui de la bouteille d’eau gazeuse, peuvent se jouer en parallèle d’un autre jeu pratiqué durant les soirées arrosées… bref n’en disons pas plus.

Déjà dimanche matin… enfin midi, rien de tel qu’un bon repas et d’une après-midi tranquille devant la télé. Surtout qu’il pleut dehors. Ni une ni deux, je remets les Joy-con sur le support manette de la Nintendo Switch et allume la console à distance. Confortable cette manette d’ailleurs, contrairement à ce qu’on a pu dire, les sticks sont accessibles, tout comme les différents boutons et gâchettes. Et pourtant je n’ai pas des petites mains.
Allez, c’est parti pour Zelda Breath of the Wild sur grand écran. Le premier constat est magnifique, avec une véritable avalanche de couleurs et une distance d’affichage impressionnante. Bon il faut se l’avouer, l’aliasing est de la partie aussi et les (petites) baisses de framerate lorsque trop d’éléments sont à l’écran font tache. Cependant, on y est et la promesse de base est bien tenue. Je peux pleinement jouer à un jeu AAA sur console portable, que je peux Switcher, d’un simple geste, en mode salon.


Ah …. voilà que mes Joy-Con n’ont plus de batterie. Je cherche alors le port USB-C de la manette pour les recharger, en vain. Et oui, aussi incroyable que cela puisse paraitre, il est impossible de recharger les Joy-Con ailleurs qu’en les remettant sur la Nintendo Switch, et la brancher en suivant. Logique ? Pratique ? Intelligent ? Non, non et bien sûr que non !
Le Zelda sera pour une prochaine fois donc, je préfère économiser la batterie de la console en la laissant sur son dock. Il faut bien préparer son retour pour Paris.

Fin de journée et du week-end, je m’installe dans mon train direction Paris. Tout est parfait, la température est agréable, j’ai pris mes vieux écouteurs filaires pour avoir du son et j’ai de la batterie sur ma Nintendo Switch. Je vais pouvoir repartir sur Zelda Breath of the Wild  pour essayer de récupérer la Palavoile (Parapente, en langage Zelda) en échange des quatre trésors cachés dans les différents sanctuaires du plateau. Rassurez-vous pas de SPOIL, ce n’est que l’immense introduction dont vous aurez droit au début de l’aventure.

Cinq minutes après … ah non, 2h 45 après, l’aventure doit déjà s’arrêter faute de batterie. Mais pourquoi je n’ai pas baissé la luminosité de ma tablette, enfin de ma console portable, enfin ma console de salon … enfin… de ma Nintendo Switch.

Voilà le week-end est déjà terminé et beaucoup de choses à en retirer. Tout d’abord, il faut se l’avouer, la Nintendo Switch est une très mauvaise tablette mais une excellente console. Malgré les apparences, la Switch n’est pas une tablette, elle n’a pas une bonne autonomie et elle n’est pas véritablement ergonomique une fois ses Joy-Con retirées. Sans oublier, les bordures grossières autour de l’écran et la ventilation apparente sur le dessus. Rajoutez à cela qu’elle est incompatible avec la plupart des chargeurs USB vers USB-C. Pourtant, une fois les Joy-Con en main et un bon jeu, la magie opère et nous nous retrouvons sur une excellente console portable et une console de salon honorable.
En se plaçant de ce point de vue, la Switch tient largement ses promesses. On y retrouve une excellente expérience de jeu, avec très peu de dégradation lors du passage en mode salon (testé avec Zelda Breath of the Wild et 1,2 Switch). L’utilisation de la manette reste également très bien pensée, autant en mode portable qu’en mode classique (console de salon). Certes, il est difficile de juger étant donnée la (très) pauvre bibliothèque à laquelle nous avons droit, pour l’instant. Mais nous pouvons faire confiance à Big N pour la finition et la qualité de ses licences, en espérant que les éditeurs tiers emboitent le pas dans ce sens.

« il faut se l’avouer, la Nintendo Switch est une très mauvaise tablette mais une excellente console »

En conclusion, la Nintendo Switch est à ce jour la meilleure réponse au marché des consoles portables. Face à une concurrence mobile féroce et à la forte tendance des consoles de salon, il s’agit d’une excellente proposition faite aux joueurs. Nintendo signe sans doute une de ses meilleures consoles, certes loin d’être irréprochable mais en parfaite adéquation avec le marché du jeu vidéo actuel. Tout repose maintenant sur les jeux à venir en 2017, notamment ceux des éditeurs tiers.

[Critique] KONG : SKULL ISLAND Aussi impressionnant que superficiel 

Après le reboot de Godzilla par Gareth Edwards, voici qu’arrive le reboot de King Kong par Jordan Vogt-Roberts dont le but est d’apporter à Legendary Pictures sa franchise de monstre : le MonsterVerse.

Le film se déroule dans les années 70, au moment où la guerre du Vietnam se finit (le jour précis où Nixon annonce le retrait des troupes américaines). Des scientifiques aux théories un peu farfelues, veulent partir à la découverte d’une île en forme de crâne (Skull Island), que des satellites viennent de découvrir dans le pacifique sud. Ils pensent y découvrir un monde fantastique peuplé de créatures colossales. Voilà le pitch de départ qui pause les bases d’un film de monstre décomplexé sur fond de critique antimilitariste.

Le film est un mélange d’influences, de King Kong au film Japonais de Kaiju en passant par Apocalypse Now et Platoon sans oublier le Monde Perdu de Sir Arthur Conan Doyle. En somme, c’est un patchwork qui fonctionne plus ou moins bien dans ses différents niveaux de lectures. En effet, si le film de monstre et en particulier le design est réussi, le discours semble parfois naïf et reprend sans vergogne une imagerie tout droit venue de ses pairs (Apocalypse Now en tête). De plus les personnages sont assez inégaux dans l’écriture et manquent parfois de profondeur et d’un arc narratif puissant.

Vous m’avez suivi ? Alors parfait allons plus loin !

Une image vaut mille mots !

Kong peut être résumé en une seule image :

kong poster

Elle condense l’ensemble des influences en particulier, celle des films de Kaiju Japonais des années 50 et 60. Le réalisateur nous donne quelques indices sur ses sources d’inspirations. Notamment, il parle des films de guerre des années 70 : Apocalypse Now, Platoon et plus surprenant The Conversation. Ce n’est pas tout, puisqu’il ajoute The Host un film de monstre Coréen avec une créature qui se meut comme les Skullcrawlers (les deux monstres en dessous de Kong sur l’affiche). Il y a aussi la série des Neon Genesis Evangelion et des personnage comme Sachiel du même univers :

sachiel

Ou Osselait de Pokémon :cubone pokemon

Et No-Face du Voyage de Chihiro :

no face

Encore plus étonnant, le réalisateur cite comme autre inspiration le film Princesse Mononoké pour l’approche et le design des monstres.

kong monstre

Bien entendu, le premier King Kong de 1933 n’est pas oublié. D’ailleurs, une scène du film fait référence au combat entre Kong, qui défend Fay Wray (Ann Darrow ), contre un T-rex :

Effectivement, dans cette séquence mythique on peut observer le travail exceptionnel d’un artiste et pionnier des effets spéciaux : Willis O’Brien. Qui utilise ici la technique de l’animation en volume ou stop motion pour animer les deux monstres.

king kong évolution

Le jeu (d’acteur) n’en vaut pas la chandelle.

Le casting est plus qu’inégal et voit ses acteurs principaux se diluer au travers du film sans jamais réussir à briller ou sortir du lot des personnages secondaires. A noter, que John C. Reilly vole la vedette à Tom Hiddleston avec son personnage de hippie à moitié fou et à l’humour plus que dérangé. Heureusement, Samuel L Jackson tire aussi son épingle du jeu par une interprétation ambivalente entre monstre et humain créant une tension palpable entre lui et Kong.

Kong quant à lui ne nous propose pas un personnage à la hauteur du mythe, malgré son design simple, mais pas simpliste, qui en fait l’une des figure graphique du film. En effet, son introduction rapide et brutale dans le film ne laisse aucun mystère ni suspens autour du personnage. Tout cela donne alors lieu à un enchainement gratuit de money shots sympathiques où Kong est présenté comme gardien de l’île et protecteur d’un peuple secret.

king kong

La naissance d’une franchise monstrueuse.

Bien entendu, le but est ici de régénérer le film de monstre et d’exploiter au maximum ces créatures au travers de plusieurs films et notamment de crossovers. Avec en ligne de mire la rencontre entre Kong et Godzilla dans un MonsterVerse !

Un dernier mot sur la production.

Le film est produit en partie par une société Chinoise bien connue : Tencent. Nous avons encore une preuve de l’importance que le marché Chinois prend aujourd’hui dans notre paysage cinématographique. On peut ajouter xXx : Reactivated sorti il y a quelques semaines et mettant en scène Donnie Yen dans un rôle plus important que le simple faire valoir asiatique habituel au côté de Vin Diesel.

Au final, on hérite d’un résultat bancal mais qui malgré tout se laisse regarder, donnant parfois des frissons, surtout lorsque les monstres apparaissent à l’écran. C’est une expérience à admirer en IMAX 3D sous peine de rater le côté le plus intéressant du film : son avalanche d’action et de combats monstrueux. Quoi qu’il en soit, les créatures sont réussies. Voilà un film qui est parfois naïf et souvent inégal dans son propos et ses inspirations cinématographiques des années 70, laissant un arrière goût d’inachevé, mais qui somme toute n’est pas désagréable.

La notation PopCorn Game : 3/5

note king kong

 

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[CRITIQUE] Logan : plus sombre et réaliste, Logan enterre Wolverine

Hugh Jackman n’était pas satisfait de ses prestations en tant que Wolverine, il a donc voulu rendre hommage à Logan dans un dernier baroud d’honneur

Dire que les films Wolverine étaient décevants pourrait être un euphémisme pour certains mais on ne peut pas retirer à Hugh Jackman son implication personnel dans le rôle de Wolverine/Logan et son charisme. En effet, l’acteur Australien s’est longuement préparé pour ce rôle, possédant tous les attributs pour incarner Wolverine : un personnage musclé, dans tous les sens du terme, une véritable machine à tuer aux sentiments complexes, que la troupe des X-Men essaye de canaliser.

wolverine logan hugh jackman

Evolution d’Hugh Jackman dans le rôle de Wolverine/Logan

Avec Logan, Hugh Jackman et le réalisateur James Mangold (Wolverine : le Combat de l’Immortel, Night and Day…) voulaient rendre une dernière fois hommage à cette bête sanguinaire créée dans les années 70. Pourtant, c’est dans les années 90 que son pic de popularité est atteint, faisant de lui le meilleur représentant des X-Men, aux côtés de Cyclope, Tornade ou encore le Professeur Xavier.
Pour rappel, Logan/Wolverine, est connu pour sa violence et son envie de solitude mais surtout pour ses pouvoirs. Doté d’un squelette fait d’adamantium suite à une expérience scientifique pour en faire un machine de guerre, Logan possède des griffes pour tout déchirer sur son passage. Ce n’est pas tout car il détient aussi des facultés de régénération, faisant de lui un être quasi immortel.

wolverine comicsRevenons au film Logan qui se distingue des autres productions Marvel, en proposant une sorte de road movie, voyant Wolverine évoluer aux côtés du Professeur Xavier vieillissant (Patrick Stewart) et la petite nouvelle « X 23 » très bien incarnée par la jeune et talentueuse Dafne Keen. Il s’agit donc du troisième film consacré au personnage Wolverine, après X-Men Origins: Wolverine (2009) et Wolverine : Le Combat de l’immortel (2013). C’est également le dixième film de la franchise X-Men et ça devrait être la dernière apparition de Hugh Jackman dans le rôle de Wolverine/Logan/Serval (au choix).

Wolverine Logan filmsLogan est un film qui prend son temps, comparé à ses prédécesseurs, tout en étant beaucoup plus sombre et violent, plus en accord avec son personnage. Voici un film non censuré qui retranscrit à merveille la bestialité de Wolverine, tranchant à tout va les membres de ses opposants, dans un déluge d’hémoglobines jouissif. On a le droit à des scènes d’action très punchy, les combats étant viscéraux, faisant ainsi ressortir la vraie brutalité qui émane du personnage. C’est une sorte de rédemption pour lui qui aura fort à faire pour protéger le Professeur Xavier au cours de ce périple qui verra l’introduction du personnage de X-23 dont nous ne vous révélerons pas les enjeux du scénario de Logan. On se contentera juste de dire que le duo formé par Logan et X-23 fonctionne très bien, tant au niveau de la direction des acteurs que dans la relation entre les deux personnages.

logan x 23La réalisation est assez sobre même si on retrouve des plans de coupe très rapides par moment mais toujours au service de l’action et de la lisibilité. Le scénario n’a rien d’exceptionnel sur le papier mais il fonctionne bien pour rendre un hommage marqué à ce personnage iconique qui essaye sans cesse de trouver un sens à sa vie. De nature solitaire, il préfère s’éloigner de ses pairs, jugeant sa présence nocive et semant le chaos autour de lui.

Au final, Logan est vraiment l’un des films les plus « matures » de la saga X-men, avec une vision réaliste, sombre, violente, en accord avec l’essence même de son personnage principal. Hugh Jackman est toujours un monstre de charisme, donnant, de loin, sa meilleure prestation pour incarner Wolverine, tout en « subtilité ». Il possède toujours une musculature impressionnante mais moins bodybuildé que dans Wolverine : Le Combat de l’immortel, ce qui n’est pas plus mal.

Wolverine : Le Combat de l'immortel

Hugh Jackman dans Wolverine : Le Combat de l’immortel

On tient à donner aussi une mention spéciale à l’actrice Dafne Keen incarnant le personnage de Laura Kinney/X-23 car à seulement 12 ans, elle crève l’écran par son interprétation impeccable, ce qui était loin d’être gagné sur le papier. En outre, beaucoup de personnes avaient peur de voir le résultat de James Mangold derrière la caméra mais ce dernier offre une réalisation léchée, sans fioritures avec un grain d’image appréciable. On retiendra surtout, une violence excellemment bien retranscrite à l’écran pour les amateurs du genre et de Wolverine.

Logan est l’un des meilleurs films de super héros Marvel, avec un véritable cachet mature et réaliste.  Sans la censure qui aurait sabré le film, c’est une véritable g(r)iffle en plein visage qu’on vous recommande chaudement malgré quelques « ex machina » trop faciles mais qui fonctionnent très bien sur l’ensemble du film.

La notation PopCorn Game : 4/5

notation critique popcorngame

[Critique] Assassin’s Creed : Le film qui voulait être aimé…

Apres plus d’un an d’attente, Assassin’s creed débarque dans nos salles obscures. Nous assistons à un nouveau pari pour les adaptions de jeu vidéo et à un baptême du feu pour Ubisoft Studio. Verdict ?

Revenons tout d’abord rapidement sur cette licence à succès qui marqua toute une génération de joueurs. Assassin’s Creed vit le jour en 2007 et malgré de nombreux petits défauts, reçut un accueil très chaleureux du public.

assassins-creedLe pitch du jeu est simple, on incarne un Assassin devant accomplir des missions pour son ordre et ainsi empêcher le clan ennemi, les Templiers, de récupérer une arme ultime, la Pomme d’Eden. Nous sommes alors plongés dans plusieurs époques et lieux historiques pour y accomplir nos funestes (mais foutrement stylées) missions. Il n’en fallait pas moins pour qu’Ubisoft en fasse sa vache à lait annuelle pour la décennie à venir. Connu pour son système de jeu novateur et stylé pour l’époque, Assassin’s Creed proposait surtout un scénario (simpliste et régulièrement brouillon) au cœur des grandes époques de notre histoire. Malheureusement, au fil des années, le système de jeu Ubisoft ne se renouvelant pas, le style et la technique ne suffirent plus à faire adhérer les joueurs.

C’est alors, que l’éditeur décida de lancer un de ses plus grands blockbusters au cinéma. Un pari fou, sur lequel les plus grandes licences se sont littéralement cassées les dents. Nous ne nommerons jamais assez ces dernières : Super Mario, Street Fighter, Max Payne ou encore le controversé Silent Hill. Que ce soit par les joueurs ou par les simples spectateurs (ne connaissant pas le jeu ndlr), l’accueil fut inégal mais particulièrement négatif. La tâche est réellement difficile, entre le risque de faire trop de fan service pour les joueurs et ainsi perdre le spectateur lambda, ou faire une œuvre à part entière et s’attirer les foudres des joueurs et fans de la licence.

max payne

Pourquoi parlons-nous de cela avant notre critique ? Car nous pensons que c’est cette crainte, de ne pas satisfaire spectateurs et joueurs, qui plane sur tout le film.

Tout d’abord, le scénario. Nous suivons l’histoire de Callum Lynch alias Aguilar, descendant d’une lignée d’assassins et épris de vengeance après avoir vu son père tuer sa mère dans sa jeunesse. Rapidement nous entrons dans le cheminement classique propre à la licence des jeux Assassin’s Creed. Nous suivons ainsi la quête de notre héros, qui recherche la pomme d’Eden, le tout, en voyant arriver le twist final gros comme une maison. Le reste du film est un enchaînement de (très) belles scènes d’action où l’expérience du réalisateur de Macbeth, Justin Kurzel, ont dû être d’un grand secours. Côté acteur, Michael Fassbender reste convaincant dans un personnage tiraillé entre un présent sombre et une quête dans le passé. On regrette cependant que le personnage reste antipathique tout au long du film. Marion Cotillard, quant à elle, peine à trouver sa place. Entre allure mystérieuse et discours utopistes, l’actrice française se perd très rapidement pour devenir transparente, insipide voire énervante.

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Le film Assassin’s Creed n’est pas raté même s’il flirte avec le gouffre du fan service lourdingue par moment.

Pour les joueurs, cela reste une adaptation correcte mais beaucoup trop sage. On y retrouve tous les éléments qui composent un bon opus d’Assassin’s Creed, nous donnant limite envie de prendre la manette pour jouer. Frustrant vous avez dit ?

Pour les spectateurs (profane de la licence ndlr), c’est une autre paire de manches. Assassin’s Creed se compose comme un film (trop ?) complexe de science fiction. Certes, l’introduction permet tant bien que mal de présenter  » le credo » des Assassins, mais très rapidement le rythme s’accélère pour en venir au cœur de l’histoire et la fameuse quête principale du film. Entre des scènes d’actions alternant entre présent et passé et de vagues explications (les fameux commentaires énervants du personnage interprété par Marion Cotillard), les spectateurs risquent d’être rapidement perdus. Heureusement l’arc narratif très simpliste du film, qui se résume en quelques lignes, permet de suivre et parfois même d’accrocher à l’intrigue du film.

Bilan de cette adaptation d’Assassin’s Creed : A vouloir plaire à tout le monde on ne satisfait véritablement personne.

Ubisoft nous sert ici une copie très (trop) sage de sa licence et en voulant faire un sans faute. Il nous propose ainsi une œuvre sans audace qui fera sans doute un beau score au Box Office avant d’être très rapidement oubliée.

 

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