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Critiques

[CRA$H TEST] STATE OF DECAY 2 : The boring dead

Undead Labs remet le couvert en nous servant State Of Decay 2, mélange de survie et de gestion après le passage d’une apocalypse zombie(sque). Il ne sera pas question ici de dézinguer du zouzou à tout va mais plutôt d’agir avec prudence car la mort rôde à chaque tournant. State Of Decay premier du nom, jeu sans prétention provenant de l’ancien Xbox Live Arcade, avait séduit la communauté de joueurs même s’il était imparfait. Cet épisode 2 a-t-il corrigé les défauts de son aîné ? Prenons un peu de temps et notre meilleur crayon…batte de baseball pour vous répondre.

State of decay 2

Une fois la partie lancée, on nous propose de choisir le binôme de personnages que l’on veut incarner. Ils possèdent chacun leurs caractéristiques et une histoire unique. Nous avons opté pour le duo Christian et Amber, respectivement le père et la fille.
Arrivés dans un camp militaire supposé sécurisé, mais au final gangrené par les infectés, un petit tutoriel nous explique les bases du gameplay s’avérant plutôt simple : fouiller, s’accroupir pour plus de discrétion ou encore utiliser des armes de fortune pour se débarrasser des quelques récalcitrants. Très vite on fait la connaissance de deux autres protagonistes, Tompson et Mun (dans notre cas). Nous prenons une voiture afin de partir de cette zone hostile ayant servie de prologue au jeu.

State of decay 2

Home sweet home

 Nous arrivons donc en ville, espace de survie, de fouille et bien évidement remplie de nos chers zouzous. Une fois la première maison trouvée et nettoyée, on s’y installe avec notre équipe dans le but d’y passer des jours paisibles. Mais avant de se la couler douce, il y a fort à faire pour endiguer le virus de la « Peste Sanglante » (on y reviendra). Encore quelques didacticiels afin de présenter la gestion de base et des ressources, ceux-ci ont tendance à parfois être trop envahissants ou au contraire inexistants… On se débrouille quand même pour construire une infirmerie et une tour de guet. À partir de ce point de départ, une mission nous invite à nous rendre à un poste d’observation qui affichera ensuite les points d’interêts sur votre carte pour trouver d’éventuelles denrées nécessaires au bon fonctionnement de votre camp. Et c’est là tout le principe du jeu, la survie.
Vous devrez accumuler sans cesse nourriture, soins, carburant ou encore matériaux de construction. Vous ferez donc des virées en ville pour fouiller le moindre bâtiment et trouver de gros sacs remplis de précieuses marchandises pour ensuite les ramener à votre logis, repartir en chercher, et les ramener encore, et encore, et ainsi de suite…
C’est rapidement très répétitif tant la consommation est excessive; on passe notre temps en ville pour un menu butin. De plus, des événements durant votre absence (comme des bagarres) peuvent amener un protagoniste à puiser dans vos réserves sans votre consentement…ce qui peut s’avérer frustrant quand vous venez à peine de faire le plein.
State Of Decay 2 réitère dans une voie réaliste de la survie, chacun des membres ayant ses petits problèmes qu’il faudra régler allant de la dépression à la contamination. C’est dommage car l’ambiance est bonne mais obscurcie par ces aller-retours rébarbatifs.

Plus Petit point sur l’ambiance qui est une véritable réussite. Les musiques composées par Jesper Kyd (Hitman 1, 2, contract, Blood Money ou encore Freedom Fighter ndlr) collent parfaitement à l’atmosphère du jeu, elles vous accompagneront au fil de vos épreuves avec brio. La composition puise beaucoup dans les standards cinématographiques actuels du genre comme The Walking Dead pour ne citer que lui. Avec des sonorités lancinantes et mélancoliques parsemées d’envolées qui invitent à la bravoure, la bande originale est certainement l’une des meilleures de ces dernières années concernant les jeux de zombies. Un régal auditif.

State Of Decay 2, des communautés à gérer

Les rapports entre les personnages au sein de votre clan sont votre priorité. Vous aurez souvent des quêtes uniques à effectuer en prenant le contrôle de l’un ou l’autre allant d’une virée d’adolescente ayant le besoin de se défouler à un autre protagoniste qui souhaite aider des personnes rencontrées il y a peu. Plus vous prenez un personnage, plus son niveau et ses capacités augmenteront, vous pourrez alors le spécialiser dans une compétence, voire le désigner comme chef. Certains personnages seront plus aptes à s’occuper d’un jardin fraichement construit dans votre base et d’autres plus enclins au combat en ville, etc…
Vous pouvez aussi faire des missions de communautés qui amélioreront vos rapports ou l’inverse, en fonction de vos choix, elles deviendront alors hostiles envers vous. Certains PNJ vous appelleront à l’aide et si vous les aidez, ils vous rejoindront probablement. Gestion oblige là encore, il faudra s’occuper des personnes blessées et de leur moral sous peine qu’ils s’en aillent s’ils sont laissés à l’abandon.
Malheureusement on a du mal à s’identifier aux personnages tant ils sont des clichés ambulants du genre apocalyptique… on a l’adolescente capricieuse, le militaire borné, le bon samaritain, etc… et il arrive que personne n’ai de quête à faire, vous obligeant à chercher des ressources sans réel but ni motivation.
Car tout le problème est là ! La plupart du temps on fait des actions sans vraiment connaitre l’utilité de celles-ci… ce qui finit par nous apprendre que la fin du monde…en réalité… c’est chiant.

State of decay 2

 Les Menus… vraies tares de State Of Decay 2. Que ce soit votre inventaire, celui de votre maison ou ceux de vos constructions, rien n’est clair. Même au bout de quelques heures de jeu on n’arrive pas à prendre d’automatismes ou naviguer simplement. Par exemple : pour vous équiper d’une grenade il vous faudra vider votre sac entièrement puis prendre la grenade en premier ou deuxième afin qu’elle soit affectée à une touche en jeu ! Alors qu’un simple bouton « déplacer » au sein de l’inventaire aurait suffi… Autre hérésie totale, l’action « prendre » et « équiper » ne sont pas les mêmes touches, on perd un temps fou à confondre X et A pour une action qui au final est similaire, sauf qu’on n’a pas mis l’objet au bon endroit dans l’inventaire… Et je ne vous parle pas de changer d’arme si celle que vous avez s’est brisée en plein combat… Ces menus sont une plaie.

Plus Pour ce qui est de la gestion de la base, c’est plutôt réussi. La construction est limpide et il ne faut pas hésiter à détruire un bâtiment afin d’en bâtir un autre. Il faudra constamment essayer de maintenir un moral stable, une menace pas trop élevée et toujours avoir des réserves d’avance. Cet aspect gestion est bien optimisé, avec la possibilité d’avoir des avant-postes pour récolter des ressources quotidiennement.

State Of Decay 2

La Peste Sanglante

 Ça et là, vous aurez des nids de Peste Sanglante à détruire. Une fois la tâche accomplie le jeu sera terminé, vous pourrez enfin rebâtir un monde sans infection. Plus vous détruirez de nids, plus les suivants se renforceront, pensez donc à mieux vous équiper au fur et à mesure. Les « zouzous sanglants », facilement reconnaissables car maculés de sang rouge vif, sont les seuls à pouvoir vous transmettre le virus ; des soins fabriqués en amont seront précieux pour ne pas perdre l’un de vos coéquipiers. Rappelez-vous que toute mort est définitive et que le game over arrive si tous vos personnages succombent.
Ces phases de combat ont tendance à devenir très fouillies quand beaucoup de zombies vous attaquent, de plus la caméra s’affole souvent dans les endroits exigus.
Coté bestiaire, là encore State Of Decay 2 fait dans le classicisme, en plus des zombies de base, on a l’habituel zouzou rapide, le gros sac à PV, celui qui explose, un autre qui hurle pour attirer les hordes, etc… on aurait aimé avoir des surprises avec des idées plus « exotiques ».

PlusPour finir, vous pouvez parcourir l’aventure à 4 et dès lors, tout devient plus fun ! Le jeu est pensé pour la coop, les parties deviendront alors beaucoup plus drôles et la répétitivité sera moins apparente.
Ndlr : le patch day one a résolu un certain nombre de problèmes relatifs au gameplay, nous n’avons pas fini dans un rocher au cours de notre partie : Undead Lab a fait du bon travail là dessus.

 State Of Decay 2 n’est pas un mauvais jeu, il est juste imparfait. On salue le soin apporté sur l’ambiance générale, principalement appuyé par une musique qui colle parfaitement à l’atmosphère. La gestion de la base et des ressources est simple et complète et se maîtrise assez bien passé quelques heures de jeu. Cependant on ne peut pas passer à coté de la redondance des tâches ainsi que de la répétition globale des missions et quêtes. Le jeu a du mal à impliquer le joueur, une narration bien plus poussée est souhaitable pour l’identification aux personnages et leur péripéties… ici, juste un tas de clichés beaucoup trop vus et une narration qui peine à exister.
Reste un soft correct qui sort du défouloir habituel zombie en étant plus axé survie et gestion. Il manque peu de choses pour en faire un bon jeu, peut-être dans un éventuel State Of Decay 3 ?

Crash test

LA NOTE DU CRASH TEST DE STATE OF DECAY 2 SUR XBOX ONE ET PC EST DE 16€

Mais qu’est ce qu’un Crash Test ? Contrairement aux nombreux tests que l’on peut trouver, la note finale est donnée à travers un prix d’achat conseillé. Partant du prix de vente neuf constaté (27,99€ dans le cas de State of Decay 2), Crash Test tacle là où ça fait mal et vous donne la véritable valeur d’un jeu. Pourquoi payer trop cher ses jeux vidéo ?

[CRA$H TEST] Tennis World Tour : le Top Spin du pauvre ?

Les jeux de tennis ne sont plus légions depuis quelques années mais la balle jaune est de retour sur consoles à l’occasion de la quinzaine de Roland Garros. Sept ans après Top Spin 4, Tennis World Tour devait être son héritier spirituel, sonnant le retour en forme des simulations vidéoludiques de tennis. Jeu set et match ?

Présenté comme la relève par des « vétérans de Top Spin » issus du studio 2K Czech à l’origine de la licence, Tennis World Tour bombait le torse avant sa sortie. Profitant d’une période propice à la communication avec les tournois de Wimbledon et surtout Roland Garros, nous avions hâte de taper la balle virtuelle pour retrouver des sensations oubliées depuis trop d’années.

A la manière de nos français sur le circuit depuis des années, Tennis World Tour cristallisait beaucoup d’attentes mais s’est vite effondré. Que ce soit dans son gameplay daté, sur son moteur physique trop faible ou encore son contenu famélique, trop de points négatifs viennent entachés le tableau des scores.

Gamejeu, set et match

Abordons le sujet du gameplay par le premier point visible : son manque de punch ! Les échanges et impacts de balles sont terriblement mous, on s’ennuie ferme manette en main. Dans les faits, il s’agira de gérer la puissance de frappe et leur timing associé, sans oublier le déplacement de votre joueur sur le court de tennis. On se rend vite compte que cette boucle de gameplay offre une prise en main facilement maîtrisable mais diablement redondante, en plus d’être molle. On notera tout de même que la palette de coups propose les classiques du genre, du coup droit à l’amorti, en passant par le slice et la volée. Egalement, nous avons la fâcheuse impression que le jeu bride nos gestes sur certaines balles, stoppant net notre joueur dans sa course. Inversement, nous sommes parfois surpris d’arriver à toucher, par miracle, des balles qui se trouvent clairement à un mètre de notre raquette.

Tennis World Tour 6

A ce constat, nous déplorons que l’effet simulation visé par Tennis World Tour souffre de beaucoup trop d’incohérences pour fonctionner. En effet, au fur et à mesure que les échanges gagnent en intensité, nous nous retrouvons confrontés à une difficulté totalement inattendue et déstabilisante. Tout d’abord les animations, parfois hachées, de nos adversaires peuvent nous tromper sur leurs prochains coups. Egalement, le fait que le jeu décide par lui-même d’exécuter un coup différent de celui souhaité par le joueur, et cela car il estime très certainement que celui-ci n’est pas « faisable ». Nous comprenons le parti pris sur ce dernier point, notamment lorsque nous savons que le jeu se veut être une simulation. Malheureusement, cela provoque au contraire de l’incompréhension et de la frustration.

Des graphismes en terres (a)battues et un racket sonore

On peut d’emblée le remarquer dès l’écran de sélection mais Tennis World Tour ne brillera pas par sa réalisation technique comme ça a pu être le cas autrefois de ses illustres ancêtres devenus références du genre (Virtua Tennis sur Dreamcast et Top Spin sur Xbox en tête). On regrettera surtout des animations indignes de cette génération, une direction artistique trop criarde et saturée en couleurs, donnant un rendu bien loin de l’effet simulation souhaité. Au rayon des bons points, on soulignera tout de même une gestion de la lumière agréable, à défaut de transcender l’expérience technique globale du soft.

Tennis world tour 4

Côté modélisation de joueurs, le rendu est également de bonne facture. Nous reconnaissons aisément les 24 joueurs licenciés du jeu tels que Federer, Monfils, Agassi et bien d’autres. Nous regrettons cependant le manque cruel d’émotion sur les visages qui, dans certaines phases de jeu, n’aide vraiment pas à l’immersion du joueur.

Tennis World Tour 98

Qui dit jeu de sport, dit aussi commentaires. Autant vous dire que vos oreilles vont saigner ou plutôt, que votre cerveau va vous supplier d’adopter une autre méthode pour égayer vos matchs. C’est à Guy Forget que l’on doit ces commentaires mal joués, soporifiques et souvent non adaptés à la situation. On ne vous parle même pas de l’absence (quasi) totale de réactions du publics, rendant les parties aussi ennuyeuses qu’un dimanche après-midi devant un match de Tsonga prenant un Kinder Bueno entre deux volées.

Une belle Carrière nous attendait et pourtant …

Outre les matchs classiques d’exhibition pour le contenu solo, on retrouvera un mode carrière « sympa »…sur le papier. Avec 24 joueurs sous licence (Monfils, Federer…), on regrettera toutefois des absents dommageables tels que Nadal, Djokovic et Andy Murray (sans compter le casting féminin ndlr).

A première vue, le mode carrière donne plutôt envie avec la gestion poussée de son argent, de son coach et surtout de son emploi du temps. Ainsi, vous avez le choix mois par mois de vous entraîner, pour améliorer vos compétences générales (ou à débloquer en cours de match) ou disputer des matchs pour gagner plus d’argent et monter dans le classement. Chaque choix impactera votre jauge de forme qui vous poussera à user de stratégie, du moins pour ne pas vous retrouver complètement épuisé avant un tournoi important.

Tennis World Tour 312

Cependant, une fois la manette en main, les défauts s’accumulent. L’éditeur de personnage tout d’abord qui s’avère bien daté avec seulement 10 modèles masculins et féminins prédéfinis. On a l’impression d’avoir affaire à un éditeur sous PS2 (Playstation 2 ndlr), sans trop d’options, à l’heure où la plupart des jeux de notre époque proposent un système de personnalisation complet et fun. Cela se ressent même sur vos adversaires qui ressemblent à une armée de clones dont on aurait juste changé une caractéristique (tenue, couleur de peau…) pour maintenir l’illusion.

L’intérêt de la carrière en prend également un coup lorsque nous constatons qu’il est impossible de modifier la difficulté, ce qui nous oblige à subir de nombreux premiers matchs simples et rébarbatifs. Petite bonne note pour finir, les tournois présents dans le jeu qui, à défaut de disposer de licences officielles, restent agréables à faire et suffisamment variés.

 

Vous l’aurez vite compris, Tennis World Tour est une déception surtout compte-tenu du boulevard qu’il semblait avoir face à l’absence de jeu de tennis depuis trop d’années. Nous avons l’impression que son éditeur, Breakpoint, a décidé de sortir le jeu à la hâte pour correspondre au calendrier de la balle jaune (Wimbledon/Roland Garros), en dépit de se laisser le temps pour le peaufiner. Résultat, nous nous retrouvons avec un jeu qui rate presque tout ce qu’il entreprend. Même si nous espérons que les prochaines mises à jour redresseront la barre, Tennis World Tour passe complètement à côté de son match sur Xbox One, PS4 et PC.

Crash test

LA NOTE DU CRASH TEST DE TENNIS WORLD TOUR SUR PS4, XBOX ONE ET PC EST DE 9,99€

Mais qu’est ce qu’un Crash Test ? Contrairement aux nombreux tests que l’on peut trouver, la note finale est donnée à travers un prix d’achat conseillé. Partant du prix de vente neuf constaté (54,99€ dans le cas de Tennis World Tour), Crash Test tacle là où ça fait mal et vous donne la véritable valeur d’un jeu. Pourquoi payer trop cher ses jeux vidéo ?

[CRA$H TEST] AGONY : VOYAGE AU BOUT DE L’ENFER ?

Agony : projet Kickstarter lancé en 2016, avec à sa tête MadMind studio, créé pour l’occasion par Tomasz Dutkiewicz. Ce survival-horror a pour but de nous offrir une virée dans un enfer torturé, angoissant et dérangeant à souhait. Le studio Polonais lance un financement participatif et dès lors, l’équipe nous met le sang à la bouche… Le projet remplit largement sa campagne (182642$ pour 66666$) et le chantier commence. Alors, après ces deux ans de développement, réelle agonie ou petite hémorragie ?

Agony

Apocalypse, profondeurs et tortures

Dès le premier temps de chargement, le ton est donné… Ici, pas d’astuces ou autres rappels de touches, mais des passages de textes religieux et une frise jonchée de cadavres mutilés qui se calcinent à l’avancée de celui-ci ; charmant. Une brève cinématique nous explique que nous sommes morts, en enfer et que notre seul espoir de nous en sortir est de trouver la déesse rouge. C’est parti. Le studio semble vouloir rester vague sur l’histoire afin que nous puissions la découvrir par nous-même. On se familiarise vite avec les touches, il y a très peu d’action : courir, s’accroupir, ramasser des objets et retenir sa respiration. Agony pose les bases avec une atmosphère pesante parsemée de morbide ; on sent que la tâche va être ardue.

Agony

Première porte, première énigme ! On est bien dans un survival-horror : avancer ne sera jamais facile… Il faudra collecter divers objets, chercher des signes pour ensuite les peindre avec du sang… Pour vous aider, vous avez la possibilité de faire apparaître un orbe qui vous indique le chemin, mais en nombre limité. Des salles de sauvegarde seront à activer et elles ne fonctionneront plus toutes les trois morts, il faudra alors les réactiver. Dans le cas contraire, retour au checkpoint précédent. Vous êtes prévenus : Bienvenue en Enfer.
Bien entendu, les développeurs ont intégré un système pour échapper à la mort : quand elle survient, vous prenez la forme d’une âme et pouvez prendre possession des martyrs à votre portée. Pensez à bien les repérer sur votre chemin car la distance que vous pouvez parcourir dans cet état est là encore une fois limitée. Les screamer ne sont pas trop présents et bien pensés.
Les énigmes sont trop simples et répétitives. On peut désactiver les limitations d’orbes et sauvegardes dans les options du jeu, et c’est tant mieux car le système s’avère frustrant.

Agony

Agony « Long et dur est le chemin qui de l’enfer conduit à la lumière »


Un level design claustrophobique pour une réalisation angoissante. Tout ici suinte, respire la souffrance et la folie… Le titre porte bien son nom. Des niveaux sinueux aux chemins multiples, à vos risques et périls. Les développeurs ont précisé qu’ils ne donnaient pas de limites à leur imagination. On parcourra des salles jonchées de cadavres, de scènes apocalyptiques, de personnes vouées à la damnation éternelle et bien plus… Nudité et gore sont des choses auxquelles vous devrez être préparés en jouant à Agony. Par exemple : vous serez amenés à voir des hommes entièrement nus crucifiés ou encore d’autres fabriquant des murs avec des bébés à tête d’adultes (oui-oui) en guise de ciment, mignon !
Les inspirations religieuses et artistiques ne manquent pas, la plupart des créatures que vous rencontrerez ressemblent à des cadavres exquis.
Certains endroits vous permettent de marcher verticalement, voire à l’envers. Ces phases auraient pu être intéressantes mais ne s’avèrent être qu’un effet de style où nous n’avons rien à faire à part avancer bêtement.
On arrête vite d’être curieux sur les scènes présentées une fois passé le niveau 1, le jeu mise sur de la surenchère gore plutôt que d’essayer de se montrer artistique sur la durée.

 La discrétion et la furtivité sont de mise ici. Vous n’avez pas d’arme, même les torches, que vous pouvez trouver sont à double tranchant car elles attirent les monstres. Vous cacher et retenir votre respiration sera votre meilleure option.
À noter que vous pourrez faire progresser votre personnage. Un arbre très simple de compétences est mis à votre disposition : 3 axes principaux pour améliorer le bruit que vous faites, le temps durant lequel vous retenez votre respiration et une meilleure résistance aux attaques. Vous devrez trouver des fruits défendus à l’allure pour le moins incongrue afin d’utiliser un point dans une desdites compétence.
On regrette certains pattern d’ennemis qui sont souvent sans queue ni tête. On aurait apprécié que le bestiaire soit plus varié, humains comme démons. Mais le problème principal réside dans le fait que souvent on ne voit rien, l’effet de flou étant trop fort à partir de quelques mètres, on aura tendance à monter la luminosité de l’écran, ce qui casse l’ambiance.

Agony

L’Unreal Engine 4 n’est pas optimisé : aliasing, clipping, textures variables et quelques chutes de framerate sont à prévoir. Heureusement que le jeu possède une bonne atmosphère pour rattraper un peu le tout, mais qu’on se le dise, ça pique les yeux.
Nous espérons que le studio délivrera rapidement des patchs pour corriger ces défauts.

Mention spéciale pour les ambiances sonores qui sont une vraie réussite. Cet écho omniprésent dans tous les bruitages donne une réelle sensation d’éternité abyssale. L’atmosphère vous laisse (presque) nauséeux quand vous sortez d’une partie. Le casque et une salle plongée dans le noir sont de rigueur pour une immersion totale.
Dommage, là encore pas mal de soucis techniques : des scripts se répètent ou pire, ne se lancent pas…

Agony

Une production triple 6

 Malheureusement le soft souffre d’un manque évident de finitions… Lors du test, blâmer MadMind studio pour des détails aurait été de mauvaise foi car le temps de développement pour accoucher d’Agony n’était pas énorme (2 ans) avec une équipe seulement composée de 9 personnes. Mais le constat est là : finir dans les murs, les problèmes de doublage, lancements de scripts… L’accumulation de ces bug finissent par réellement nuire à l’expérience.
De plus, au cours de l’aventure, un chargement a planté, et dès lors… impossible de relancer la partie… On a eu beau tout faire, le titre ne voulais plus rien savoir. Reste à espérer que nous avons eu un cas isolé. Un Far Cry 2 bis serait malvenu… mais si ! (Rappelez vous du bug des 73% !… ndlr) Une nouvelle partie a été relancée et le problème est survenu une deuxième fois au même endroit. C’est la bête noire de ce Agony, il ne brille pas par son optimisation.
Vous comprendrez donc qu’il est difficile de parler de l’évolution de l’histoire et des personnages ainsi que de la fin du jeu… Des fins du jeu d’ailleurs, car les succès indiquent qu’il y en a plusieurs ! Dommage…

Agony

Pour finir, sachez que vous avez 3 modes de jeu :
– Le mode « histoire » réparti sur 4 niveaux. En plus de l’objectif principal, vous pouvez y dénicher des secrets, collectibles et bonus. À la fin de chacun d’entre eux, un tableau récapitule vos faits.
– Le mode « agonie » : sorte de mode « challenge » qui vous met au défi d’aller le plus loin possible dans un niveau généré aléatoirement avec une difficulté grandissante au fur et à mesure. La mort arrête la partie.
– Le mode « succube » vous propose d’incarner une…succube. Pour garder le contrôle de la créature, il vous faudra terrasser les martyrs durant votre quête.

Agony montre une vision de l’enfer intéressante et peut par moments faire ressentir la damnation à son paroxysme. Les bruitages sont particulièrement réussis : plaintes, pleurs, cris, râles… On recommande une immersion totale dans le noir et au casque pour la sensation d’echo, superbe idée.
Cependant ne vous attendez pas à une révolution coté gameplay car nous sommes dans de l’horreur old-school et les mécaniques ainsi que les graphismes sont d’un autre temps. Le jeu sait se montrer dérangeant, à peine angoissant mais certainement pas terrifiant.
En plus de tous ces défauts inhérents au jeu il y a ces satanés bug… difficile de juger positivement avec ça. L’équipe de MadMind studio étant consciente du problème, espérons que leurs correctifs seront efficaces rapidement.
Pour conclure, on aura davantage la sensation de s’être fait un petit bleu qui passera en quelques jours que la réelle révolution horrifique qu’on nous avait promis.Crash test

LA NOTE DU CRASH TEST DE AGONY SUR XBOX ONE EST DE 10€

Le patch day one nous a permis de reprendre notre partie où nous l’avions arrêtée et a corrigé certains problèmes sonores. Il reste encore un bout de chemin avant que le titre soit optimisé complètement. Par contre pour ceux qui ne possèdent pas de connexion internet et qui comptent prendre le jeu en version boîte, passez votre chemin… c’est un 0€ pointé sans les mises à jour.

 

Mais qu’est ce qu’un Crash Test ? Contrairement aux nombreux tests que l’on peut trouver, la note finale est donnée à travers un prix d’achat conseillé. Partant du prix de vente neuf constaté (34,99€ dans le cas de Agony), Crash Test tacle là où ça fait mal et vous donne la véritable valeur d’un jeu. Pourquoi payer trop cher ses jeux vidéo ?

[CRA$H TEST] Dark Souls Remastered : Mods payants pour consoles de salon

Vous connaissez ces moments où l’on sait qu’on va souffrir mais la tentation est trop forte et on y retourne ? Avec Dark Soul Remastered c’est un petit peu la même chose.
Ce retour aux sources à la sauce HD 60 fps est-il toujours aussi bon que l’original ?

Dark Souls Remastered

Sorti, il y a maintenant sept ans, Dark Souls a marqué toute une génération de joueurs, par sa difficulté et son exigence. Tout ceux qui ont joué à un opus de la licence savent de quoi l’on parle. Peu de checkpoints, un gameplay terriblement punitif, le tout dans des environnements sombres et labyrinthiques. Ça vous revient maintenant ? Non ne partez pas tout de suite vous réfugier dans le coin de la pièce en PLS, car Dark Souls est bien de retour et il est en forme.

Pour ceux qui ont effacé ce traumatisme de leur mémoire ou ne l’ont pas encore subi, Dark Souls est le premier épisode d’une trilogie d’Action-RPG à la troisième personne. Vous incarnez un héros « mort-vivant » qui devra braver de multiples dangers, éliminer les seigneurs déchus, pour au final sauver son âme.

Dark Souls Remastered

L’important pour avancer dans le jeu est d’apprendre… de ses erreurs… plusieurs fois. Concrètement, pour venir à bout de certains passages et surtout de la plupart des boss vous devrez vous battre, mourir, recommencer, mourir, mourir et mourir. Nous avons dit que vous risquiez de mourir ?
Mais c’est pourtant bien de ça que le titre de FromSoftware tire sa sève, l’accomplissement après tant de frustration rend le succès encore plus fort et marquant pour les joueurs.

Un coup de main technique

Premier constat en commençant une partie, le travail fait sur le graphisme est plutôt propre, sans être transcendant (les visages sont toujours aussi inexpressifs). Les textures sont beaucoup moins grossières et baveuses que dans l’original, ce qui rend la lecture et l’appréciation de l’environnement plus facile. Promis c’est la première et dernière fois que l’on utilise ce mot.

Dark Souls remastered

A cela on ne peut qu’apprécier la fluidité qui est bien au rendez-vous sur PS4 (en 1080p) et PS4 Pro (en 4K), passant de 30FPS à 60FPS. Elle sert d’ailleurs en grande partie le gameplay, notamment dans les phases de combat où le timing fait littéralement la différence entre la vie et la mort. A noter que nous avons ressenti de légères latences sur PS4 classique lors des combats dantesques et des grosses explosions.

Le multijoueur se voit également enrichi et passe de 4 à 6 joueurs en PVP, le tout avec un matchmaking stable et équilibré côté niveau et armes.

Un remastered aux allures de mods payants pour consoles de salon  

Autant vous le dire tout de suite, Dark Souls Remastered n’est pas un nouvel opus mais bien simplement une version remasterisée du jeu sorti en 2011. Avec lui, nous retrouvons le même gameplay, les mêmes limites/lourdeurs de déplacement, un système de lock pas évident ou encore des roulades dont l’efficacité reste plus de discutable.

Dark Souls remastered

En somme, la version qui nous est présentée ici reprend tous les mods PC, corrige des bugs et optimise l’expérience de jeu, les graphismes, sans oublier l’HUD. C’est là une de nos déceptions. Si vous avez déjà goûté à ce premier Dark Souls sur PC, cette version ne pèsera finalement pas lourd face aux mods disponibles gratuitement sur la plateforme.

Seuls les joueurs, s’étant (ou pas) déjà cassés les dents sur la version console en 2011, profiteront d’une réelle évolution notable. Une sorte de compilation payante des mods PC, avec en bonus le DLC Artorias of the Abyss.

DLC Artorias of the Abyss

From Software nous propose ici une excellente et ultime version de Dark Souls premier du nom. Alors qu’elle permettra aux joueurs consoles de (re)découvrir cet opus dans des conditions optimales; son intérêt pour les joueurs PC est plus discutable. Outre le fait d’avoir une version complète, la quasi-totalité de son contenu et de ses optimisations est disponible depuis plusieurs années via des mods gratuits.

Crash test

LA NOTE DU CRASH TEST DE DARK SOULS REMASTERED SUR PS4, XBOX ONE ET PC est de 30€

Mais qu’est ce qu’un Crash Test ? Contrairement aux nombreux tests que l’on peut trouver, la note finale est donnée à travers un prix d’achat conseillé. Partant du prix de vente neuf constaté (34,99€ dans le cas de Dark Souls Remastered), Crash Test tacle là où ça fait mal et vous donne la véritable valeur d’un jeu. Pourquoi payer trop cher ses jeux vidéo ?

 

 

[CRA$H TEST] Hyrule Warriors: Definitive Edition est-il de taille sur Nintendo Switch ?

Après une sortie initiale, il y a 4 ans, sur Wii U et un passage sur la Nintendo 3DS, Hyrule Warriors débarque sur Nintendo Switch en Définitive Edition. Que vaut ou plutôt combien vaut cet ultime portage sur Switch ?

Après le MCU, le Zelda Game Universe

Commençons ce test par un avertissement. Si vous vous attendez à une histoire en cohérence avec les différents jeux Zelda, vous allez être … surpris. En quelques mots, vous retrouverez de nombreux personnages de la célèbre licence sans que cela n’ait de sens avec les opus déjà sortis. Comme dans beaucoup de musô (genre mêlant Hack’n Slash et Beat’em all), ils sont là pour justifier les énormes scènes de batailles et le scénario plutôt simpliste que voici : Nous retrouvons le Royaume d’Hyrule déchiré entre les factions de la lumière et celles des ténèbres. Vous devrez ainsi combattre la terrible sorcière Cya et l’empêcher d’ouvrir les portes du temps.

Hyrule Warriors: Definitive Edition

Pour cela vous pourrez prendre les commandes de près de 29 personnages différents, des classiques Link, Zelda, Sheik ou Impa, aux plus surprenants tels que le leader Goron, Darunia, la princesse Zora, de Fay, l’esprit de l’épée sacrée ou encore Machaon la collectionneuse d’insectes de Twilight Princess, qui sait se défendre. Chaque personnage dispose d’une arme, de ses attaques et surtout de ses coups spéciaux. Un nombre qui limite la dimension répétitive du jeu. Vous pourrez également faire évoluer vos personnages via leur arborescence respective qui évolue au fur et à mesure de votre avancée dans le jeu et des matériaux que vous ramassez après chaque combat. Cela vous permettra de débloquer de nouvelles attaques et combos biens utiles en combat.

Côté graphisme, Hyrule Warrior est très propre et conserve une fluidité exemplaire, même lorsque l’écran est saturé d’ennemis. Seul les gros monstres engendrent de petits ralentissements à l’écran, mais rien de bien gênant. Petit bémol sur les cinématiques qui ne sont visiblement pas taillées pour la résolution HD.

Hyrule Warriors: Definitive EditionL’univers est également varié et plaisant. Hyrule Warriors nous propose de prendre part à d’immenses batailles au sein de 9 environnements cultes de la licence tels le palais du crépuscule de Twilight Princess, le volcan d’Ordinn de Skyward Sword, encore le lac Hylia et bien d’autres.
Vous pourrez ainsi arpenter ces niveaux en solo ou en coop et cela en mode TV ou nomade. Même s’il est possible de jouer à deux avec un Joy-Con sur le (petit) écran de la Switch, nous vous conseillons d’opter pour le confort de votre télévision. Côté manette, vos doigts vous remercieront de privilégier l’utilisation des deux Joy-con ou d’une manette Switch Pro.

Aussi long que répétitif

Côté durée de vie, cette Definitive Edition fait largement le job. Entre l’énorme mode Avendure, le mode Ganon en passant par les nombreux défis, c’est une trentaine d’heures de jeu qui vous attendent. Sans oublier le mode Légende qui reste une excellente introduction au jeu, avec près de 18 missions scénarisées.
Cependant le gameplay très « beat’em all » est extrêmement répétitif à la longue et en laissera sans doute beaucoup. Heureusement, l’évolution des personnages et les combats avec les boss rattrapent quelque peu la faiblesse du genre. Ces derniers vous obligeront à user d’une stratégie adaptée pour en découvrir le point faible et en venir à bout.

Hyrules warriors

Sans surprise Hyrule Warriors Definitive Edition est fidèle à ce que l’on pouvait attendre de lui. Il nous sert un contenu gargantuesque avec ses nombreux modes de jeu, ses 9 niveaux d’anthologies et ses 29 personnages jouables. Ce qui offre une excellente durée de vie, le tout sur une Nintendo Switch qui ne faiblit (quasiment) jamais, autant en nomade qu’en mode TV.
Nous retiendrons le défaut du genre Musô qu’est la répétitivité des combats, ainsi que les légers ralentissements que nous avons pu constater. Si vous cherchez un bon défouloir – dans l’univers de Zelda – à amener partout avec vous, Hyrule Warriors Definitive Edition est fait pour vous.

Crash test

La note du Crash Test d’Hyrule Warriors Definitive Edition sur Nintendo Switch est de 40€.

Mais qu’est ce qu’un Crash Test ? Contrairement aux nombreux tests que l’on peut trouver, la note finale est donnée à travers un prix d’achat conseillé. Partant du prix de vente neuf constaté (49,99€ dans le cas d’ Hyrule Warriors Definitive Edition), Crash Test tacle là où ça fait mal et vous donne la véritable valeur d’un jeu. Pourquoi payer trop cher ses jeux vidéo ?

Predator : un film aux allures de fan service

Ce nouveau Predator n’est ni un reboot, ni un prequel mais se situe entre le deuxième et troisième film. Voici notre analyse de ce trailer qui sent le fan service

The Predator semble vouloir caresser dans le sens du poil les fans du chasseur alien qui ont fait les beaux jours des années 80 et d’Arnold Schwarzenegger. Malheureusement, on ne retrouvera pas l’acteur americano autrichien testostroné mais Shane Black en tant que réalisateur alors qu’il était scénariste du premier Predator et qu’il incarnait le soldat Hawkins dans un petit rôle. Nul doute que sa présence à la caméra rassure les afficionados de la franchise, son passif de scénariste rassure (Predator, L’Arme fatale, Le dernier Samaritain…). Cela dit, on peut être un poil plus inquiet sur sa carrière de réalisateur, mêlant des chefs d’oeuvre d’humour (Kiss Kiss Bang Bang, Nice Guys) mais aussi le blockbuster Iron Man 3 qui a véritablement divisé les foules.

Shane Black iron man 3A travers ce nouveau Predator, la licence joue presque sa survie car sa notoriété n’est pas au beau fixe avec les médiocres Alien VS Predator et le boudé Predators, troisième opus avec Adrien Brody. A titre personnel, je le trouvais plutôt honnête en guise de reboot, surtout sur son idée de fin qui apportait une nouvelle vision sur cette race de chasseur. Cela dit, le film n’assumait pas toutes ses idées et proposait un scénario assez banal, exposant un Adrien Brody en guest star qui s’en sortait bien mais était peut-être trop en dissonance avec ce que Schwarzenegger apportait à son époque.

Predator SchwarzeneggerThe Predator a donc la lourde tâche d’assumer de lourdes attentes pour relancer une franchise en berne depuis trop longtemps et sur laquelle repose une grande aura auprès de la communauté geek.

On vous propose de revenir sur ce trailer en images, afin d’analyser brièvement les éléments qu’il nous propose. On peut d’ores et déjà vous dire qu’il y a du fan service, ce qui n’est malheureusement pas un bon signe sur la qualité du film à venir.

 

The Predator trailer

Le trailer commence sur ce qui ressemble à une banlieue en période d’Halloween, donnant le ton et l’ambiance horrifique du film.

 

The Predator trailer

Dans l’une de ces maisons, un enfant ouvre un étrange cadeau qui ne semble pas être le dernier iPhone. A savoir qu’il s’agit du jeune acteur Jacob Tremblay connu pour ses rôles dans Room (nommé aux Oscars 2016) et Wonder (aux cotés de Julia Roberts et Owen Wilson)

 

The Predator trailer

Il s’agit donc d’un étrange artefact ressemblant à un gant que notre petit protagoniste va activer…

 

The Predator trailer

Dans le trailer, on comprend que ce gadget extraterrestre pourrait être une télécommande affectant le vaisseau Predator. Le twist annonçant l’arrivée des chasseurs aliens est en place…

 

The Predator trailer

Ce qui semble confirmer à travers cette image montrant le vaisseau Predator se crashant sur Terre avant de sûrement s’inviter à la fête d’Halloween…

The Predator trailer

Voici le nouveau protagoniste incarné par Boyd Holbrook, connu pour ses rôles dans Logan et la série Narcos. On sait qu’il s’agit d’un ex marine qui semble être en plein interrogatoire dans une base militaire secrète.

 

The Predator trailer

A travers un flashback, on voit cet ex-marine ayant observé le crash du vaisseau Predator aperçu au préalable dans le trailer. On devine donc l’objet de l’interrogatoire militaire.

 

The Predator trailer

Avec ce plan, on comprend que l’ex marine trouve un masque Predator dans les débris du crash. On peut penser que le petit garçon doit être son fils qui se voit ouvrir un cadeau empoisonné de son père, annonçant le point de départ de cette tragédie.

 

The Predator trailer

Un autre protagoniste incarné par Sterling K.Brown entre en jeu, jouant le rôle d’un agent du gouvernement interrogeant l’ex marine sur les événements relatés au-dessus. On peut voir que le détecteur de mensonge annonce que ses propos semblent vrais donc, que la menace Predator est réelle !

 

The Predator trailer

On continue avec l’acteur Alfie Allen, nouvelle star jouant le personnage de Theon Greyjoy dans Game of Thrones. On sait qu’il incarnera également un ex marine, pratique pour combattre la menace Predator.

 

The Predator trailer

On aura reconnu Thomas Jane, acteur badass apprécié pour son interprétation du Punisher. Dans une interview, il a déclaré incarner un des vétérans des guerres en Irak et en Afghanistan. On sait qu’il aidera le personnage d’Holbrook dans son combat contre le Predator alors que les services secrets sont sur leur dos pour d’étouffer l’affaire…

 

The Predator trailer

Dans le même ordre d’idée, on découvre l’acteur Keegan-Michael Key, ayant été nominé en 2016, pour le prix de meilleur acteur dans un film de comédie avec Keanu. Il fera également partie du contingent de soldats qui affrontera l’alien et le gouvernement.

 

The Predator trailer

Dans ce plan, on devine que le gouvernement semble avoir capturé un Predator afin de l’analyser. Bien entendu, on pense qu’il s’agit de la même base secrète aperçue plus tôt.

 

The Predator trailer

Ici, une école proche du lieu de crash du vaisseau alien. On notera le nom de cette dernière, « Gordon Middle School » qui est un hommage à peine caché au producteur du premier Predator, à savoir Lawrence Gordon

 

The Predator trailer

Olivia Munn, aperçu dans des grosses productions de super-héros (X-Men et Iron Man) est face à des artefacts alien où l’on peut reconnaître les masques des premiers Predator à droite et à gauche. L’arme du milieu est le canon que l’on retrouve à l’épaule des chasseurs de l’espace. A travers cette image, on a donc la confirmation que le film s’inscrit bien dans la continuité des productions originales, flattant les fans de la première heure en termes de références. Un gage de qualité ?

 

The Predator trailer

On devine l’arme shuriken utilisée dans les films Alien VS Predator.

 

The Predator trailer

Plan iconique d’un Predator pointant son arme au poignet provenant de Predator 2. Plus précisément, il s’agit d’un guerrier Predator, la race originelle Yautja dans leur langue. Encore une preuve que le film s’inscrit comme voulant revenir aux origines pour ne pas froisser les fans.

 

The Predator trailer

Le soldat incarné par Holbrook semble se trouver dans le vaisseau Alien, faisant face à une menace qui devrait logiquement être un Predator. S’agit-il d’un plan de combat se situant chronologiquement au début du film au moment de la découverte du vaisseau ou dans une scène du climax de fin ?

 

The Predator trailer

Enfin, on peut voir le mythique laser à trois têtes des Predator, pointant ici une femme et un enfant. L’alien est définitivement de retour plus chasseur que jamais, n’ayant pas de moral et donnant la tonalité du film sur le degré de méchanceté exposé du Predator dans cette suite.

 

A travers cette courte analyse, on semble être en proie à quelques doutes concernant le scénario simpliste de ce nouveau Predator. Néanmoins, on essaye de rester confiant sur la qualité globale du long métrage qui n’a pas le droit à l’erreur pour relancer la franchise.

On vous laisse avec le trailer, n’hésitez pas à dire ce que vous en pensez !

[CRA$H TEST] God of War : un viking ayant mal digéré le Tzatzíki ?

God of War PS4 a la lourde tâche de réinventer une série très codifiée. Le pari des équipes de Sony Santa Monica a-t-il été tenu ? Voici notre divin verdict.

Cinq ans après le dernier opus God of War 3 sorti initialement sur PS3 avec un remastered sur PS4, on retrouve le légendaire Kratos. Ce dernier avait été (presque) laissé pour mort, jonché de sang et de remords, après son épopée grecque qui l’aura vu défier les Dieux de l’Olympe dont son père, Zeus. On ne va pas revenir sur le passé du Kratos grecque mais nous vous conseillons cette vidéo du Youtubeur JeanBaptisteShow qui résume bien la saga homérique de notre chauve préféré (désolé Agent 47).

God of War Kratos

Kratos et la hipster attitude

Les vestiges d’un passé antique

On retrouve un Kratos au physique bourru et à la barbe saillante, au royaume nordique de Midgard en compagnie de son fils Atreus. Il n’y a pas trop d’explications sur son arrivée soudaine dans ces terres désolées où le froid règne et après ses quelques péripéties survenues huit ans plus tôt dans la Grèce Antique. Pas d’inquiétude, quelques références seront bien présentes tout au long du jeu sans toutefois être trop explicites sur les tenants et aboutissants de ce revirement de situation.

Dans une superbe séquence d’introduction dramatique et pesante, on découvre le nouveau Kratos, avec une nouvelle caméra positionnée à l’épaule façon Resident Evil 4, ce qui change radicalement des précédents opus en terme de mise en scène. Cette nouvelle dramaturgie en place, la quête principale de ce duo père/fils est dévoilée: respecter la dernière volonté de leur défunte bien aimée Faye (femme/mère vous l’aurez compris) en disposant ses cendres au sommet de la plus haute montagne.

god of war intro
Beauté divine !

Qui dit nouvelle caméra, dit nouvelle mise en scène, le studio Santa Monica a clairement réussi un tour de force en conservant les codes de la série tout en les modernisant. On a toujours un personnage fort, un registre mythologique et épique, des combats dantesques mais le tout est plus profond, plus poussé pour véritablement s’inscrire comme le meilleur God of War jamais produit. A commencer par sa beauté qui claque d’emblée la rétine, God of War est un exemple pour tous les studios : que ce soit sur PS4 Pro (en mode Performance ou Résolution) ou surtout sur PS4 normale, cet épisode reste incroyablement magnifique, à mettre au panthéon des jeux de cette génération, aux côtés d’Horizon Zero Dawn. Il s’avère surtout extrêmement fluide compte-tenu de tous les détails qu’il peut y avoir à l’écran, que ce soit sur l’affichage d’effets de particules, de lumières ou des ennemis. Certes, ce n’est pas du 60 FPS mais le framerate du jeu n’est pas pris à défaut pour autant, relevant d’une maîtrise technique incroyable à ce niveau de production.

Si on veut chipoter sur les graphismes, on pourra trouver que le rendu de l’eau n’est pas optimal comparé au reste du jeu mais ce serait vraiment faire un mauvais procès d’intention sur cette partie technique plus que maîtrisée…

Au delà de l’aspect purement technique réussi, on ne passera pas sous silence la direction artistique qui n’est pas en reste. Au cours de notre quête, Kratos et Atreus vont parcourir de multiples environnements, ne se cantonnant pas aux régions enneigées mais à des contrées plus luxuriantes qui raviront vos yeux par leurs couleurs chatoyantes. Pour des raisons évidentes de spoils, nous n’irons pas plus loin dans la description de ces lieux mais sachez que les paysages ne seront pas monotones, changeant de saison en fonction de votre avancée dans la quête principale.

god of war environnementPour les puristes, il est possible de désactiver la plupart des éléments du HUD (ndlr: l’ensemble des informations affichées à l’écran) pour en profiter pleinement, sans mentionner l’arrivée prochaine du mode Photo pour immortaliser vos clichés.

C’est à travers le royaume de Midgard et ses 9 environnements, que vous aurez l’occasion de naviguer dans ce monde (semi) ouvert, construit à la manière d’un MetroidvaniaEn parlant de construction de l’univers, parlons brièvement du level design de ce God of War, s’inspirant d’un certain Bloodborne, une autre exclue Sony PS4 au passage. A la manière du titre de From Software, Kratos naviguera (littéralement) à travers le HUB central de Midgard, afin d’atteindre diverses contrées, parfois entravées par certains obstacles qui seront débloqués au cours de votre progression.

Disons le donc de manière frontale mais God of War n’est pas un open world comme un Zelda Breath of the Wild pour citer LA référence du moment. Il vaut mieux prévenir car la frustration peut parfois se faire sentir face à l’envie de traverser tel ou tel chemin simplement obstrué par un arbre ou un pauvre rocher. Et ce, en dépit du fait que Kratos est un monstre de puissance qui peut tout détruire sur son passage, façon Hulk sous amphets. Il est important de le préciser car certains joueurs pourraient se sentir décontenancés face à ce dirigisme qui est malgré tout, au service de la narration et de l’expérience du joueur. Ce n’est pas pour autant (trop) scripté, on ne va pas cracher sur ce level design semi ouvert qui est une franche réussite pour réinventer la série qui en avait besoin !

Naughty God of War, une narration à la hauteur

C’était l’une de nos craintes lorsque les premières previews tombaient, que ce God of War allait maladroitement s’inspirer de la narration de The Last of Us avec son duo Ellie/Joel, mainte fois saluée par les joueurs et la critique. Certes, on peut retrouver des similitudes à la maestria scénaristique orchestrée par Naughty Dog à qui l’on doit aussi la saga Uncharted mais ce God of War possède sa propre âme scénaristique. Les doutes s’envolent assez vite quand on découvre le subtil cocktail narratif que l’on nous propose, mêlant de la brutalité, des doutes, de l’émotion ou encore de l’humour.

Forcément, la relation père/fils et le rapport à la paternité de Kratos est le fil conducteur de cet opus. On n’échappe pas au cliché du père ultra paternaliste trop bourru qui doit élever son rejeton à la dure. En même temps, le passé de Kratos est assez mouvementé pour justifier cette attitude mais on regrettera certaines réactions ou justement, non réactions de notre chauve barbu à divers moments.
Toutefois, la galerie de personnages qu’ils vont rencontrer permettra de faire évoluer cette relation de manière assez crédible, surtout sur la fin où les révélations permettent d’atténuer ce sentiment de relation paternaliste déjà trop vu. On a notamment apprécié les deux frères nains (Brok & Sindri) qui par leur personnalité distincte et opposée, apportent une bonne fraîcheur à la narration mais surtout, Mimic pour son humour et ses anecdotes croustillantes ! Ce personnage qu’on vous laissera découvrir sans plus de spoils, apporte une narration « dynamique » très appréciable car ses dialogues ponctueront vos découvertes et enrichiront le récit global de l’aventure.

god of war brok sindriAu delà de la quête principale qui est de très grande qualité, réservant une fin riche en révélations, on ne voulait pas passer sous silence les quêtes annexes. Elles sont à conseiller, ce qui est important de préciser car ce n’est malheureusement pas souvent le cas dans ce genre de production AAA. Certes, nous ne sommes pas au niveau d’un Witcher 3 mais elles sont assez bien écrites pour prolonger la quête principale et surtout, donner plus de corps à ce nouvel univers qu’on découvre. Car ce God of War aborde donc la mythologie Nordique faite de Ragnarok, Valhalla ou encore du Serpent Jörmungandr, changeant radicalement l’ambiance par rapport aux précédents opus. Nous ne sommes pas des experts mais à priori, God of War PS4 est plus proche et respectueux de la mythologie Nordique que ne pouvait l’être les précédents épisodes avec la mythologie Grecque.

La métamorphose de God of war, du Beat’em all à l’Action RPG

Ce reboot de God of War marque aussi un système de combat plus poussé qu’a l’accoutumé, piochant, encore une fois, du côté de Dark Souls/Bloodborne. De ces productions, on prend par exemple le système d’esquive, de contre ou encore le craft sur lequel nous reviendrons plus tard.
On garde bien entendu un aspect beat’em all frénétique qui caractérise la série mais avec une profondeur bien plus intéressante et tactique dans les combats. Par ailleurs, les QTE qui étaient l’essence des précédents God of War, sont plus ou moins oubliés dans cet épisode, sauf dans certaines cutscenes à la manière d’une production Telltale Games ou Quantic Dream. Pas d’inquiétude, il y a toujours des exécutions sanglantes et très bien mises en scènes, pour renforcer le brutalité des combats.

God of war Combat

On remarque d’emblée un gros feeling sur l’impact des coups qui font ressentir une véritable puissance, notamment grâce à la hache « Leviathan » de Kratos que l’on peut projeter et faire revenir comme un boomerang. Kratos a donc troqué ses lames du chaos pour le combo hache/bouclier, sans oublier le combat à mains nues qui permettra de remplir plus rapidement une jauge d’étourdissement des ennemis afin d’effectuer une action contextuelle du type QTE. C’est surtout l’utilisation de son fils comme partenaire qui constitue la grosse surprise de ce système de combat, renforçant bien évidemment le fil conducteur narratif père/fils.  En effet, Atreus sera un véritable coéquipier, vous aidant au combat en corps à corps de manière autonome mais surtout avec ses flèches, bien pratique pour distraire les ennemis pour mieux les surprendre avec Kratos. Dans les faits, le joueur donne les ordres à Atreus par le biais d’une touche afin de lui indiquer l’ennemi ou l’élément à viser avec son arc. Cela servira aussi de mécanique pour récupérer des objets ou résoudre des énigmes.

Petit point noir en revanche concernant Atreus, on pourra reprocher que ce dernier d’être invincible en combat, donnant un côté « cheaté » à ce personnage. Toutefois, cela est compréhensible en termes de game design car si Atreus était vulnérable, il pourrait se comporter comme un boulet que Kratos devrait protéger, apportant une frustration chez le joueur.

god of war atreusCertains joueurs pourront éprouver une certaine gène quant au faible nombre d’armes disponibles mais nous trouvons qu’avec la profondeur du gameplay, elles sont amplement suffisantes pour s’essayer à des combos très impactant (switch des armes et mains nues, combats à distance, compétences, synergie avec les runes etc…).

Le renouveau du gameplay se situe également sur l’intronisation de mécaniques RPG qui pullulent dans les jeux AAA de cette génération. Dans God of War, cela se caractérise dans l’amélioration de son équipement par le biais d’armes à sertir de runes, de pouvoirs à utiliser en combat ou tout simplement de l’amélioration de ses compétences et caractéristique par le biais de la montée en expérience. Il va falloir adapter son approche de combat en fonction des ennemis car il faut gérer leurs spécificités élémentaires, en choisissant le bon combo d’armes et de compétences pour les terrasser. Pour des raisons de spoils, nous n’iront pas plus loin sur les mécaniques qui régissent ces bases élémentaires mais sachez que la hache de Kratos représente la glace et qu’elle ne sera pas efficace face à des ennemis du même type. En parallèle, il sera possible de choisir divers types de flèches pour Atreus, afin d’avoir différents effets sur les ennemis mais surtout pour résoudre des énigmes et puzzles au cours de votre progression

Ces divers éléments RPG sont donc une véritable bouffée d’air pour la licence God of War même si on aurait peut être aimé un crafting un poil plus intéressant et plus d’équipements à dénicher au cours de son exploration.

On ne vous cachera pas que les premières heures de jeu pourront s’avérer douloureuses pour appréhender ce nouveau système de combat assez dense. La faute à des commandes pas très intuitives et à un rodage nécessaire pour maîtriser le gameplay mais on notera qu’il est possible de changer le mapping des commandes dans les réglages (ce que l’on vous conseille, notamment pour les anciens joueurs).

Ton interface à la mer de désolation

Parlons de quelques points fâcheux dans ce God of War quant on aborde la question de son interface. En effet, on regrettera la relative lisibilité de la carte du jeu qui aurait gagné à être plus claire et parlante pour le joueur. Dans le même ordre d’idée, on met beaucoup de temps à apprivoiser les menus pour améliorer ses compétences, même si on s’y habitue sur le long terme. L’ergonomie des menus n’est donc pas idéale, surtout sur l’aspect crafting qui peut être une tannée, notamment pour retrouver les éléments de craft épiques/légendaires si on veut platiner le jeu.
Avant l’application de la grande quantité de patchs survenus sur God of War depuis sa sortie, il y avait un grand problème sur la taille des textes dans les menus, rendant leur lisibilité compliquée. Heureusement, les réglages permettent maintenant de corriger cette errance de développement qui était handicapante.

Enfin, on fustigera le système de voyages rapides qui ne l’est pas tant que ça. Il est souvent bridé en fonction de son avancée dans le scénario principal de jeu et peut s’avérer fastidieux à utiliser. En réalité, il cache un habile système de chargement pour…charger les éléments qui constitueront l’endroit où vous vous rendrez. Ces pseudo « temps de chargements » seront néanmoins l’occasion d’enrichir la narration du jeu, en écoutant des dialogues qui sont intéressants pour encore mieux comprendre l’univers et l’histoire du jeu.

La voix des Dieux

Abordons la partie sonore du jeu. Tout comme la réalisation graphique, on est dans le très haut du panier, avec une OST épique composée par Bear McCreary. Tous les thèmes du jeu que ce soit le thème principal ou celui de Kratos, sont très bien travaillés et variés, accompagnant idéalement votre aventure.

En point d’orgue, l’excellent sound design du jeu, chaque impact étant magnifiquement retranscrit et la spatialisation du son très bien diffusé sur votre home cinéma ou votre casque. Toutefois, nous avons remarqué quelques problèmes de sous mixage des voix dans certaines cutscenes. Elles sont parfois trop faibles par rapport aux musiques de fond, ce qui gène la compréhension des dialogues par moment. Est-ce un problème de notre configuration lors de notre test ou un véritable défaut qui sera corrigé dans un patch ?

Enfin, parlons rapidement de la VF qui est très bonne même si la VO restera un cran au-dessus, notamment par l’interprétation de Christopher Judge, l’acteur de Teal’c dans Stargate SG-1. Il possède une voix rauque d’outre tombe qui sied à merveille au personnage de Kratos. On pourrait même regretter que la VF sacrifie la traduction du fameux « Boy » qui est devenu un meme célèbre mais qui au-delà de la blague, change la perception que l’on peut avoir de la relation entre Kratos et son fils Atreus.

 

Les équipes de Sony Santa Monica ont plus que réussi leur pari de refondre God of War à travers un reboot conservant l’ADN de la licence que l’on connait depuis ses débuts en 2005. Empruntant des idées de gameplay à des titres majeurs (Resident Evil 4, Bloodborne, Darks Souls…), God of War en 2018, est un exemple de mise en scène avec son plan séquence tenu tout du long, mêlé à une narration maîtrisée, sans toutefois atteindre la maestria d’un Naughty Dog. Sa durée de vie colossale (entre 25-30 heures pour la quête principale et plus du double pour le 100%) promet une aventure riche en rebondissements avec le duo Kratos/Atreus qui rencontreront une galerie de personnages attachants et voués à évoluer tout le long de votre quête. Enfin, God of War est un monstre de beauté et d’optimisation, une vitrine technique pour Sony et sa PS4 qui ont accouché d’un divin enfant. Il est l’élu, incontestablement le meilleur jeu du genre à l’heure actuelle, touché par la bonté divine malgré quelques errements.

Crash test

La note du Crash Test de God of War sur PS4 est de 50

Mais qu’est ce qu’un Crash Test ? Contrairement aux nombreux tests que l’on peut trouver, la note finale est donnée à travers un prix d’achat conseillé. Partant du prix de vente neuf constaté (54,99€ dans le cas de God of War), Crash Test tacle là où ça fait mal et vous donne la véritable valeur d’un jeu. Pourquoi payer trop cher ses jeux vidéo ?

[Critique] Avengers Infinity War : Pourquoi je me suis laissé convaincre ?

Avengers Infinity War, ce dernier opus du MCU (Marvel Cinematic Universe) a fait évoluer (légèrement) mon regard sur cette monstrueuse machine à sous. Mais quel est le nouvel ingrédient secret de Marvel ?

Avengers Infinity War m’a fait quelque chose, et je ne m’y attendais pas. Habituellement, dans le monde merveilleux des Avengers, les super héros font des blagues toutes les 30 secondes, roulent des mécaniques et gagnent quoi qu’il arrive. Mais ici, la donne est différente. Les héros sont désunis, le vilain écrase Thor et Hulk dans les cinq premières minutes du film et pour couronner le tout, Thanos est l’un des méchants les plus charismatique et envoûtant, pour ne pas dire humain, de ces dernières années.

Avengers Infinity War Thanos

En effet, Les Avengers ne sont plus que l’ombre d’eux même et ils font face à la plus grande terreur de tous les temps : Thanos. Cet être infâme qui veut ramener l’équilibre dans l’univers en y tuant la moitié des être vivants. Et pour arriver à son but il compte s’emparer d’un immense pouvoir : les pierres d’infinités. Il y en a six, dont deux sur Terre. Avec elles, il peut contrôler l’espace, le temps et la réalité.

Avengers Infinity War Thanos

Pourquoi ce changement de point de vue ?

Après cette joyeuse présentation, on se rend compte que le film prend un aspect plus noir et dramatique que ses prédécesseurs. Malheureusement, l’humour et l’ironie restent bien trop présents à mon goût en particulier chez Tony Stark et Star Lord. Un point négatif pour les deux personnages qui en pâtissent et sonnent faux au milieu d’un jeu plus noir et sérieux pour les autres. Mais le film prend tout de même un tournant scénaristique plus sombre. Il garde l’esprit de la saga mais réussi un virage bienvenu dans cet univers à bout de souffle (et de bonne blague).

Avengers Infinity War Les gardiens de la galaxie

Mieux que DC comics ?

Un parallèle intéressant avec DC comics, qui a pris dès le départ ce côté plus noir et sérieux mais n’a jamais réussi à transformer l’essai. Alors que les Avengers commencent à retourner leur veste avec plus de réussite. Un exemple à suivre peut-être ? Car DC comics, en essayant de se prendre trop au sérieux, s’est pris les pieds dans le tapis. Après tout, ce ne sont que des super héros. Marvel l’a bien compris et le tourne même en ridicule (l’idée arrivant à son paroxysme avec Deadpool). Aujourd’hui, Avengers Infinity War essaye de ramener un peu de sérieux dans un univers trop fun et cool #kikoolol. Et ça paye !

Effectivement, Avengers Infinity War a fait plus, en quatre jours au box office ($857,531,270), que Justice League ($657,924,295) pendant toute son exploitation en salle…

Avengers Infinity War

Tout n’est pas parfait au pays de Marvel

Attention, le film n’est pas pour autant exempt de tout défaut. En effet, il s’adresse à un large public et doit faire des concessions pour attirer à la fois des jeunes et des moins jeunes. On pense notamment au junior de la bande : Spider-Man, un peu trop déluré dans son rôle d’ado juvénile idolâtre d’Iron Man.

Avengers Infinity War est une cascade de scènes d’action qui laisse à peine au spectateur le temps de respirer. De plus, l’histoire avance à petit pas et ne révolutionne pas le genre. On ne lui en voudra pas pour autant, la saga n’est pas connue pour son côté narratif travaillé. Nous savons tous en entrant dans la salle pourquoi nous sommes là : Voir Hulk écraser Loki comme une poupée de chiffon après avoir détruit la moitié de New-York.

Avengers Infinity War thor vs jhulk

En conclusion, Avengers Infinity War plaira aux fans et pourra même convertir quelques récalcitrants à se laisser emporter par le film. En particulier, grâce à une fin des plus surprenantes, mais en même temps extrêmement logique et impactante. Elle apporte au film un aspect à la fois poétique et dramatique, des ingrédients indispensables à une grande saga. Je ne pensais pas utiliser ces deux qualificatifs pour parler de Marvel un jour. Comme quoi tout change… Même Marvel ? On vous dit ça au prochain épisode.

[CRITIQUE] Rampage : une série B(lockbuster) catastroph(ique) ?

Rampage est à la base, un jeu vidéo sorti dans les années 80 qui était plus qu’oubliable. Cette adaptation avec Dwayne Johnson l’est-elle aussi ? Voici notre avis

Rampage (Hors de contrôle) est une adaptation de la licence vidéoludique du même nom, sortie en 1986 par l’intermédiaire de Midway en Arcade et sur diverses consoles (Atari 2600,Master System…). Ne passons pas par quatre chemins, c’était un jeu vidéo médiocre, qui n’avait pour lui que son concept, à savoir incarner des monstres géants qui affrontent l’armée pour finalement détruire les bâtiments de la ville. Il était décérébré, assez jouissif pour son époque car il était agréable d’y jouer à plusieurs. Cela dit, son gameplay était oubliable, ses graphismes grossiers et sa « replay value » (ndlr: la rejouabilité) totalement absente dépassée la découverte.

rampage jeu videorampage affiche

Cette adaptation de Rampage  prends les mêmes protagonistes que la licence du jeu vidéo éponyme : « George », un gorille à la King Kong, « Lizzie », un reptile à la Godzilla, et « Ralph », un loup-garou géant.

On peut d’ores et déjà se demander la nécessité d’avoir acheté la licence pour la Warner Bros ? On va dire qu’elle était pas chère et qu’elle allait parler à un public de nostalgique des années 80 qui font le bonheur de la Pop Culture actuelle (Vous avez dit Ready Player One ?).

Rampage : Hors de Contrôle est réalisé par Brad Peyton (San Andreas, Voyage au centre de la terre 2), produit par Beau Flynn et aussi par son acteur principal : Dwayne Johnson AKA The Rock, acteur phare de série B à Hollywood depuis de nombreuses années. On se rappellera notamment qu’il a joué dans le film Doom au cinéma, une licence qui va d’ailleurs connaître une nouvelle adaptation…(erf).

Quoi qu’il en soit, on se doute bien que ce Rampage ne va pas jouer sur la finesse de son scénario : suite à des expériences scientifiques secrètes menées à des fins obscures dans l’espace, une réserve naturelle basée à San Diego, va voir une partie de ses animaux touchée par d’étranges mutations…Par la suite, ces derniers vont être attirés par l’intermédiaire d’ultrasons, un habile stratagème (lol) des « méchants » qui avaient tout prévu, ce qui va occasionner du bordel en ville.

Sur cette base, on s’attend à un film qui ne va pas se prendre la tête et assumer son côté « bébête » pour nous en mettre plein la vue. Seulement, l’ennui pointe souvent le bout de son nez au cours de ces deux heures. Pourtant ça commençait bien avec Davis Oyoke (Dwayne Johnson) et la découverte de son duo avec le gorille albinos surnommé George, ainsi que la bande de scientifiques qui l’accompagnera durant son périple. Sauf que non, on va vite oublier ces autres personnages, pour lui coller un autre sidekick assez insipide, le Dr Kate Caldwell (Naomie Harris), trop cliché et dont on ne ressent pas l’alchimie. Pour les méchants, on est en roue libre totale sur l’acting et sur l’écriture, tant ces derniers sont clichés et stupides au possible, alors qu’ils sont censés avoir un minimum de jugeote pour assouvir leur sombre dessein. On ne passera pas sous silence la prestation (non) remarquée de Jeffrey Dean Morgan qui cabotine, comme souvent, acteur reconnu pour son rôle de Negan dans la série The Walking Dead, ou encore dans la peau du Comédien dans Watchmen.

Jeffrey Dean Morgan rampageLe comble de Rampage est que l’on s’attend à voir des destructions et des combats dans tous les sens, seulement la plupart des actions se situent en dehors de la ville, ne donnant pas le souffle épique attendu. On rappelle que c’est le réalisateur Brad Peyton derrière la caméra, ce réalisateur à qui l’on doit le film catastrophe San Andreas, qui à défaut d’être original, était efficace dans ses séquences de destructions grand spectacle.

Dans Rampage, ce n’est malheureusement que trop rarement le cas. On retiendra tout de même son dernier quart d’heure, exposant une scène de combat spectaculaire, fonctionnant bien mais qui ne sauve pas pour autant les trous d’air du film, provoquant de l’ennui chez le spectateur. On est à mi chemin entre du Godzilla, du San Andreas ou encore dans du Jurassic World pour son ambiance parodique/série B. A noter que le film se permet des traits d’humour assez lourdingues sur le papier mais qui fonctionnent très bien, il en aurait fallu plus à notre sens. De manière générale, cette adaptation manque de fun et se perd parfois dans des enjeux premier degré qu’il aurait dû oublier, pour n’assumer que son aspect parodique et décalé. Toutefois, on soulignera qu’il ne s’agit pas ici d’un divertissement familial mais d’un divertissement tout court. Car il y a du sang montré à l’écran, de l’humour graveleux et certaines scènes « osées » qui prêtent bien à sourire pour le spectateur amateur de retournements de situations caucasses.

rampagePour l’aspect technique, c’est mitigé. Sur les trois créatures, on retiendra la très bonne motion capture du singe albinos qui peut faire penser à La Planète des Singes, au bon design du lézard « Godzilla » mais on fustigera le loup qui a un mauvais rendu. Les effets d’explosions ne sont pas exempts de tout reproche mais ils font globalement bien leur effet.

Rampage gif

Au final, Rampage est un nouveau film du Dwayne Johnson Show Universe, jouant comme à son habitude de ses mimiques, de sa carrure et de sa bonhomie, rien de plus. On ne voulait pas un scénario poussé, loin de là mais un film plus assumé, plus fun, avec plus de scènes de destructions impressionnantes pour nous scotcher à notre siège. Reste que le film est efficace dans son ensemble pour un film de divertissement grand public et peut même se payer le luxe de faire une « bonne » adaptation d’une licence de jeu vidéo. En même temps, vu le postulat vidéoludique de base me direz-vous…

The Rock is back avec son charisme et ses nouveaux animaux de compagnie Kong / Godzilla / « Croc Blanc », pour un résultat mitigé mais divertissant pour peu que l’on ne soit pas trop regardant sur ses défauts visibles et ses longueurs.

La note PopCorn Game pour Rampage – Hors de contrôle : 3/5

[CRITIQUE] American Crime Story – The Assassination of Gianni Versace : Notre avis sur la saison complète

American Crime Story :The Assassination of Gianni Versace, s’attaque au meurtre du célèbre couturier italien assassiné en 1997 devant sa maison à Miami.

Créée par l’excellent Ryan Murphy, à qui l’on doit notamment American Horror Story ainsi que Glee, cette série revient sur les faits divers médiatiques des années 90 ayant marqué toute une génération. Nous avons eu droit à une première saison, The People v. O. J. Simpson, qui nous a présenté avec brio l’affaire ultra-médiatisée du procès d’OJ  Simpson, star afro-américaine, accusé d’avoir violemment battu sa femme et son petit ami à mort. Elle se focalisa surtout sur l’imbroglio juridique dû à une pression médiatique et culturelle inédite à l’époque. Le tout avec un cynisme et une mise en scène plus qu’appréciable.

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Un casting incroyable

Le casting de cette seconde saison est une nouvelle fois impressionnant, Murphy ayant pris des acteurs de talent dont la ressemblance avec les personne réelles est tout simplement troublante. Nous retrouvons ainsi Edgar Ramirez, Darren Criss, Penélope Cruz et Ricky Martin dans les rôles respectifs de Versace, Andrew Cunanan, Donatella et Antonio D’Amico, compagnon du célèbre couturier. Nous tenons encore à saluer l’interprétation de Darren Criss qui campe un monstre, mythomane et mégalo au visage d’ange, totalement bluffant du début à la fin.

Les origines du mal

Dès les premières minutes, nous mettons les pieds dans le plat en assistant au meurtre de Versace, sans plus d’explication, comme si vous veniez d’allumer votre télévision le 15 juillet 1997.

Après cette belle introduction, servie par l’excellente bande originale de Mac Quayle, s’en suit un plongeon dans les passés respectifs d’Andrew Cunanan et Versace. Nous comprenons très vite que le meurtre de ce dernier n’est qu’un point d’accroche et l’épilogue d’une terrible histoire commencée plus de 10 ans auparavant. La construction et la chute d’un véritable sociopathe qui voulait avant tout marquer l’Histoire …

Le récit est découpé en retour progressif dans le passé et nous introduit les faits marquants en premier, pour ensuite revenir sur la genèse de ces derniers. Par exemple, il nous présente la fin d’un chapitre, la mort d’une des victimes, pour ensuite nous détailler ce qu’il s’est réellement passé.
Une réalisation très intéressante, qui permet de nous surprendre et d’attiser en permanence notre curiosité tout au long des épisodes. Nous comprenons ainsi ce qui a pu motiver cette folie, comment les autorités ont traité l’affaire et avec un certain cynisme, pourquoi Andrew Cunanan n’avait pas l’air d’être si inquiet durant sa course meurtrière. Pour rappel des faits, il a tué Jeffrey Trail, un ancien militaire, puis David Madson, un jeune architecte, Lee Miglin, un magna de l’immobilier âgé de 72 ans, William Reese et Gianni Versace. Nous nous rendons rapidement compte que derrière la mort de Versace se cache un plus gros sujet : le mépris dans lequel vivaient les homosexuels dans la société américaine des années 90. The Assassination of Gianni Versace nous balance au visage l’inégalité et l’indifférence naturelle avec laquelle a été traitée cette communauté.

Inspirée par le livre de la journaliste Maureen Orth, Vulgar Favors, Andrew Cunanan, Gianni Versace, and the Largest Failed Manhunt in U.S. History (1999), American Crime Story : The Assassination of Gianni Versace suit parfaitement le ton de la série tout en proposant une narration totalement différente de la première saison. Malgré nos craintes, elle parvient à conserver son regard critique envers la société, les autorités et les médias, le tout avec une mise en scène et un scénario toujours aussi décapants.

5 sur 5

5 sur 5

[CRITIQUE] Game Night : Non merci, je reste chez moi

De Fight Club à The Game (David Fincher), en passant par Eyes Wide Shut, le film se targue de références de hauts niveaux. Mais arrive t-il à se hisser à la hauteur de ses pairs ?

Avant de répondre à la question replaçons l’histoire de Game Night.

Un couple fou de jeux de société reçoit la visite du frère du mari, un playboy qui a réussi dans la finance. Celui-ci, a toujours été meilleur que son frère. D’ailleurs, la compétition nuit à la fertilité de notre héros (Jason Bateman) car il est trop stressé.

Son frère, interprété par Kyle Chandler (Demain à la une ndlr), décide de mettre la barre plus haut. Il prépare une soirée exceptionnelle où le plateau du Monopoly est remplacé par un jeu de piste grandeur nature avec des acteurs. Mais vous vous en doutez, rien ne va se passer comme prévu…

game night acteurs

Je commence donc par répondre à ma première question. Attention suspense ! Et la réponse est :

“J’ai trouvé, le Colonel Moutarde, dans la cuisine, avec le chandelier”

  • Mon premier est aussi gros que les références du film ou bien de ce qui se trouve en plein milieu de votre magnifique bouille.
  • Mon second est le synonyme de mecs, que vous invitez à votre poker night, bien entendu.
  • Mon troisième est aussi tiré par les cheveux que l’histoire de ce film. Ou, c’est tout simplement un synonyme de cheveux débutant par la lettre T.
  • Mon tout est une mauvaise réponse, too bad.

charade

Vous en conviendrez, je suis un peu laconique. Tout l’inverse du film d’ailleurs. Explicitons au travers d’un exemple.

Exemple (je reprends juste le leitmotiv du film : je te le dis, je te montre, je te le redis juste au cas ou… you dumb bitch).

Un personnage du film sort cette réplique « On se croirait dans le film Eyes Wide Fight Club » pour appuyer les références précitées. Bien qu’à de nombreuses reprises des allusions, visuelles et orales, sont faites à ces deux grands films. Un défaut qui montre l’estime qu’ont les réalisateurs vis à vis du spectateur. Le comble pour un film dont le titre est Game Night et dont le scénario se veut un jeu de piste.

game night

On est loin d’Agatha Christie

Car le film n’est en rien ce qu’il prétend. Que nenni les amis ! Je vous le dis, on nous arnaque. Et ce malgré un petit début sympathique, avec la présentation du couple en mode accro au jeu et à la compétition. Malheureusement, tout ceci n’est qu’un prétexte pour un enchaînement de gags sans réel intérêt. Qui plus est, les rebondissements sont plus farfelus les uns que les autres.

Pour preuve nous pouvons prendre l’une des scènes du film où l’actrice principale (Rachel McAdams alias Annie) essaye de retirer une balle du bras de son mari, qu’elle a elle-même blessé, soit dit en passant.

game night Rachel McAdams

La jeune femme tente donc pendant 2/3 min de retirer la balle, scène censée être hilarante, mais qui ne touche en rien ma corde sensible d’humoriste improvisé et soûl de fin de soirée (pourtant le public visé, enfin j’imagine).
Donc, après ces 3 minutes interminables, on se pose la question : va t’elle sortir la balle ?! Eh bien non. Car, retournement extraordinaire de situation, même moi je ne l’avais pas vu venir, c’est vous dire. Elle s’exclame alors “Oh tu as été touché deux fois”.

Sous nos yeux ébahis apparaît un second trou. Et le mari d’ajouter : “Mais non c’est le trou de sortie”. Il fallait oser. Je suis mort de rire, je me roule entre les sièges, je m’étouffe de plaisir.

Voilà un petit exemple parmi une pléthore qui me permet d’affirmer, une fois encore, que la fontaine a vu clair dans le jeu de nos réalisateurs. La grenouille n’est point un bœuf. Elle a beau enfler, rien y fait. Elle n’y gagnera dans cette soirée de jeu, qu’à se dégonfler tel un ballon de baudruche trop suffisant de ses clins d’œils appuyés.

Tout n’est pas si noir.

Malgré tout ce que je viens de dire, il y a des points positifs dans Game Night. En particulier un, l’acteur Jesse Plemons qui est sans aucun doute une révélation de ces dernières années et une star montante à suivre.

game night jesse plemons

En effet, il est l’un des seuls à tirer son épingle du jeu. Son personnage à la fois dérangeant et amusant, donne un souffle à cette comédie plan plan. Son côté divorcé/creepy/voisin relou est un cocktail d’humour absurde qui, là, vient toucher ma corde sensible d’humoriste à jeun.

Et puis, parfois on rigole.

Voilà, c’est la fin

Merci de votre lecture, j’espère que vous n’êtes pas mort de rire avec ma charade alambiquée. D’ailleurs, cher public c’est sans doute mon dernier article sniff. Je me réoriente vers la comédie, après avoir vu le niveau d’écriture de Game Night, je me dis que j’ai toutes mes chances.
Non, humoriste c’est un métier on le voit bien avec ce genre de film…(ou ce genre d’article)

Je vous laisse avec une devinette. Si si c’est cadeau 😉

Quel est l’appareil qui sert à attraper les lions dans les montagnes d’Écosse ?

Et comme dirait papy Steven « GL HF ».

game night note

Vous avez le choix : verre à moitié plein ou à moitié vide ?

 

[CRA$H TEST] FAR CRY 5 : Seed plus fort que le Vaas ?

C’est avec beaucoup d’appréhension et d’excitation que nous nous sommes rendus dans le Montana, pour y découvrir sa faune luxuriante, ses paysages à perte de vue et surtout ses dangers.

Far Cry 5 est-il l’épisode du renouveau ou un vulgaire clone du troisième opus de la franchise ? … Et surtout combien vaut-il ?

Far Cry 5 intro

Une introduction à la hauteur de nos attentes

Ce nouvel opus de Far Cry ne déroge pas à la règle en nous proposant une introduction très soignée. Elle pose parfaitement l’histoire, l’ambiance, l’environnement, sans oublier l’antagoniste principal du jeu : Joseph Seed. Pour l’atteindre vous allez devoir venir à bout des trois autres membres de la famille Seed : John, Faith et Jacob, dirigeant chacun une région différente d’HopeCountry. Vous incarnez un (simple ?) agent fédéral piégé dans cet univers de non-droit et de danger. Vous devrez ainsi lutter aux côtés de la résistance pour faire tomber chaque région, jusqu’à atteindre le big boss, Le Père : Joseph Seed, qui n’a d’ailleurs rien à envier aux grands méchants du troisième et quatrième épisode. Charismatique, magnétique et fou, il ne lui manque que l’effet de surprise dont Vaas a pu pleinement profiter dans Far Cry 3.

Far Cry Action

Les derniers souffles d’une machine vieillissante

Quand vous pensez à Far Cry, vous vous dites : « oh non, pas encore ces maudites tours radio ! » et heureusement Ubisoft vous a entendu et va jusqu’à se moquer de lui-même. La progression est un véritable plaisir, en nous offrant la liberté de choisir l’ordre des missions principales ou secondaires sur l’ensemble de la carte du jeu. Vous pouvez ainsi explorer l’intégralité du monde ouvert et accomplir les missions dans l’ordre que vous souhaitez. Le but étant de faire le plus de dégâts dans les installations de la secte, faire grandir la résistance et de se débarrasser de chaque lieutenant de Seed. Pour rythmer le tout, nous avons régulièrement l’apparition surprise d’un de ces antagonistes au cours de simples missions. Hormis une fin très intéressante, nous regrettons le manque de folie et de surprise qui rendait Far Cry 3 si mémorable à son époque.
Pour nous déplacer, nous retrouvons avec plaisir les grappins, wingsuits, parachutes, voitures, quads, avions et hélicoptères, bien connus de la licence mais toujours aussi plaisants à utiliser. Comme avec les armes, vous pourrez vous procurer des véhicules en les volant/récupérant dans la nature ou en les achetant. Pour gagner de l’argent in-game, vous devrez vous acquitter de quelques séances de chasse, accomplir des missions ou payer de votre poche. Vous l’aurez compris, des microtransactions sont présentes mais restent discrètes et n’altèrent en rien le déroulement du jeu.

Mais tout n’est pas rose à HopeCountry et ce Far Cry 5 conserve les marques d’un système usé jusqu’à la moelle. Pour illustrer cela, il suffit de jeter un oeil aux instructions globales du jeu :

Entre deux missions plus où moins originales, vous devrez donc libérer des civils, faire exploser des installations ennemies ou encore libérer les avant-postes un peu partout. A cet aspect très répétitif à la longue, nous déplorons surtout l’IA (intelligence artificielle ndlr) des ennemis complètement à la ramasse. Bêtes, méchants et suicidaires (et imperméables aux balles pour les plus forts), voilà comment résumer 90% des adversaires que vous devrez affronter tout au long du jeu. A cela, nous pouvons rajouter qu’ils ont l’air de tous de se ressembler : Barbus, cheveux long et tout de blanc vêtus. Le fait qu’ils soient membres d’une secte n’explique pas tout et encore moins l’impression de tuer toujours les mêmes personnes.

Un Montana plus vrai que nature

Ubisoft met une nouvelle fois la barre très haute sur ce Far Cry 5. Le travail effectué sur l’environnement nous offre un Montana criant de réalisme. Les forêts fourmillent de détails et nous avons été agréablement surpris de n’avoir aucun véritable ralentissement, autant sur Xbox One S que Xbox One X. Malheureusement le clipping (apparition tardives de textures et éléments du décor ndlr) est légèrement présent, notamment sur les versions consoles « classiques ». Nous avons parfois droit à quelques problèmes d’animations, accentués par le pathfinding (capacité d’aller d’un point A à un point B de façon logique ndlr) de l’IA à la ramasse et il n’est pas rare de voir un animal ou un PNJ (personnage non-joueur ndlr) coincé dans un coin.

Far Cry 5

Pour finir, le HUD (Head-up display – ensemble des informations affichées à l’écran ndlr) est également beaucoup plus discret en nous proposant une boussole en haut de l’écran, à la place de la classique minicarte. Ce qui nous permet de profiter pleinement de l’environnement.

Côté durée de vie, vous allez avoir de quoi passer de longues soirées et journées devant Far Cry 5. En plus des 20 heures de jeu pour terminer le solo, vous pouvez rajouter un gouffre temporel avec le mode « Arcade ».  On y retrouve un multijoueur avec deathmatch simple ou en équipe mais surtout un éditeur de carte complet et ultra-généreux. Celui-ci vous offre notamment la possibilité d’utiliser des éléments graphiques issus des univers de Far Cry, Watch Dogs et Assassin’s Creed.

En conclusion, Ubisoft nous sert ici le meilleur Far Cry jamais réalisé. Ce cinquième opus pousse l’ensemble des ingrédients de la licence à leur maximum tout en apportant une mise à jour nécessaire à son sytème de jeu vieillissant. On plonge ainsi dans une aventure immersive et audacieuse, servie par une histoire intéressante et rythmée.
L’avalanche de ces qualités fait malheureusement ressortir les défauts d’une saga dont les mécaniques de jeu accusent le poids des années. Des missions répétitives et convenus, une intelligence artificielle limitée et nous en passons.
En somme, si vous n’avez jamais touché un Far Cry de votre vie ou que vous êtes un fan du genre, foncez. Pour les autres, réfléchissez y à deux fois avant de plonger dans cette aventure, certes plaisante, mais très proche de ce que l’on a connu jusqu’à aujourd’hui.

Crash test

La note du Crash Test de Far Cry 5 sur Xbox One, PS4 & PC est de 45

Mais qu’est ce qu’un Crash Test ? Contrairement aux nombreux tests que l’on peut trouver, la note finale est donnée à travers un prix d’achat conseillé. Partant du prix de vente neuf constaté (57€ dans le cas de Far Cry 5), Crash Test tacle là où ça fait mal et vous donne la véritable valeur d’un jeu. Pourquoi payer trop cher ses jeux vidéo ?

 

[CRA$H TEST] A Way Out : Comment faire du neuf avec du vieux

Un an après son annonce à l’E3 2017, A Way Out montre le bout de son nez sur PS4 et Xbox One. Le titre d’EA était surtout attendu pour son système de jeu exclusivement orienté mulijoueur. Que … ou plutôt combien vaut-il exactement ? 

A Way Out vous met aux commandes de Vincent et Léo, deux criminels qui vont s’associer pour s’évader de prison. Au début du jeu, vous pourrez sélectionner votre personnage selon vos affinités avec leur passé et leur caractère respectif. Ce n’est d’ailleurs pas un simple choix, celui-ci influera directement l’orientation des actions que vous devrez effectuer tout au long de l’histoire. Par exemple, Léo est plus impulsif et violent, il aura donc tendance à foncer dans le tas alors que Vincent plus calme et calculateur sera plus enclin à se diriger vers de la négociation et de l’infiltration. Vous l’aurez compris, nos deux héros useront de leurs compétences respectives au cours des différentes phases de jeu et il sera important de bien se synchroniser pour avancer.

A Way Out

A deux sinon rien

Trop peu de jeux sortent aujourd’hui avec cette particularité pour ne pas la souligner : A Way Out se joue uniquement en multijoueur en écran scindé (local ou online). Comprenez ici que vous devrez absolument être deux pour avancer dans l’histoire. Cerise sur le gâteau, le jeu en ligne est possible sans que deux copies du jeu soient nécessaires.

Un enchainement de mini-jeux

Le titre d’Hazelight se compose de nombreux mini-jeux de toutes sortes. On y retrouve ainsi les classiques QTE (action contextuelle ndlr) mais aussi des phases d’infiltration, de gunfight et de pilotage (en mode savonnette). Le tout devra se jouer obligatoirement à deux de façon synchrone ou asynchrone selon les scènes. Nous ressentons clairement l’influence des productions de Telltales Games (The Walking Dead : The Game, The Wolf Among Us…) ou encore des classiques du genre de Quantic Dreams (Heavy Rain, Beyond Two Souls…) au coeur du gameplay du jeu.

A Way Out

Bien que variés, ces différents passages sont d’un classique et d’une platitude déconcertante. L’infiltration nous renvoie notamment aux basiques du genre datant d’une dizaine d’années. Sans oublier les gunfights et les passages de conduite qui se contentent du minimum syndical.

Heureusement, l’ensemble des mini-jeux variés mettent au coeur la collaboration entre les joueurs, c’est d’ailleurs l’un des gros points forts de A Way Out. L’intérêt limité d’une action que vous auriez dû réaliser en solo devient tout de suite plus intéressante et divertissante à deux. Ce système vous permettra d’ailleurs de vivre les scènes de plusieurs points de vue et d’en apprendre plus sur le caractères de vos personnages respectifs.

A Way Out

Ce dernier point nous amène à une autre force du jeu : ses héros. Léo et Vincent sont aussi différents qu’attachants et au fur et à mesure que les heures passent, nous ne pouvions qu’apprécier l’alchimie entre les deux compères et surtout avec les joueurs. Dommage que le scénario ne soit pas à la hauteur et bourré de clichés nanardesques. Si A Way Out était un film, il ne vaudrait guère plus qu’une énième production de Steven Seagal, ce qui n’est pas totalement négatif pour les connaisseurs.

Pour finir, la réalisation est très hétéroclite. Nous avons d’un côté une animation et des graphismes datés et d’un autre, une mise en scène très agréable. Nous avons beaucoup apprécié la patte cinématographique présente tout au long du jeu, avec une très bonne surprise dans son dernier tiers.

A Way Out

En conclusion nous pouvons dire que A Way Out est très inégal. Nous avons d’un côté, un jeu centré autour du multijoueur sur écran scindé, ce qui est une excellente chose par les temps qui courent. Malheureusement, nous avons d’un autre côté un enchainement de mini-jeux aussi variés que limités, le tout agrémenté de lacunes techniques.
Autant d’un point de vue divertissement qu’au niveau marketing, A Way Out évite le naufrage par l’utilisation ostentatoire du multi local en écran scindé. Un mode très délaissé ces dernières années au grand dam de certains joueurs. Si le succès est au rendez-vous, nous pourrions espérer un retour en force du genre dans un futur proche.

Si vous êtes un joueur occasionnel et que vous cherchez un petit jeu « sympa » à faire avec un ami sur place ou à distance, foncez. Pour tous les autres, sortez du placard vos anciens Halo (1,2,3), Goldeneye 64 ou encore TimeSplitters en attendant qu’un nouveau jeu avec un multi local digne de ce nom débarque.

Crash test

La note du Crash Test de A Way Out sur Xbox One, PS4 & PC est de 14,99€

Mais qu’est ce qu’un Crash Test ? Contrairement aux nombreux tests que l’on peut trouver, la note finale est donnée à travers un prix d’achat conseillé. Partant du prix de vente neuf constaté (29,99€ dans le cas de A Way Out), Crash Test tacle là où ça fait mal et vous donne la véritable valeur d’un jeu. Pourquoi payer trop cher ses jeux vidéo ?

[CRITIQUE – NO SPOIL] Ready Player One : Un sans faute 100% Geek

Nous avons pu enfin voir la dernière grosse production de Steven Spielberg, Ready Player One. Voici notre critique garantie sans spoiler.

L’histoire se passe en 2045 dans un monde laissé à l’abandon. Pour fuir la dure réalité, la majorité de la population se réfugie dans l’OASIS, un univers virtuel créé par le légendaire James Halliday (Le Steve Jobs des années 2020). A sa mort, ce dernier lança un concours dont le gagnant recevra la propriété de l’OASIS ainsi que toute sa fortune.  Pour cela, le joueur devra trouver l’Easter Egg dissimulé dans le jeu. Notre héros, Wade, cherche comme tous les joueurs un moyen de mettre la main sur ce précieux trésor dans un monde virtuel aussi impressionnant que passionnant.

Pour ne rien vous cacher, nous étions extrêmement dubitatifs sur ce film et son melting-pot pop-culturel. Nous avions surtout peur de l’overdose de références de films/jeux/livres/musiques des années 80 à nos jours, le tout saupoudré de caméos vidéoludiques putassiers. Sans oublier du deus ex machina à gogo du genre : « on s’en fou c’est un jeu video ». Mais autant cracher le morceau dès maintenant, Ready Player One est une réussite.

Le film nous transporte pendant plus de 140 minutes dans un des plus grands hommages aux jeux vidéo, au cinéma et plus globalement à la culture des années 70 à aujourd’hui. L’histoire, bien que prévisible sur les grandes lignes (gentils et méchants identifiables dès les premières minutes), reste très agréable et parfaitement rythmée. Alors oui, si vous attendez des clins d’oeil aux jeux vidéo et films cultes des trente dernières années, vous allez être servis. Cependant, ces derniers sont placés de façon intelligente et ne parasitent en rien le déroulement de l’histoire. Plus fort encore, ils accompagnent de façon très astucieuse nos héros.

Côté casting, un quasi sans faute. Hormis les deux héros interprétés par Tye Sheridan (Xmen Apocalypse) et Olivia Cooke (Bates Motel), nous avons apprécié de retrouver Ben Mendelsohn (Star Wars : Rogue One) dans le rôle du méchant. Un véritable « méchant de film », comme on en retrouve trop peu aujourd’hui, aussi machiavélique que touchant (pour ne pas dire pathétique & sympathique). Il est d’ailleurs accompagné d’Hannah John-Kamen qui excelle, elle aussi, dans son (second) rôle de « bad guy ». Détail intéressant, cette fameuse actrice avait joué dans un épisode de Black Mirror (saison 3 épisode 2 ndlr) où le héros s’essayait à des jeux en réalité augmentée. Cette belle « coïncidence » résume parfaitement comment Ready Player One use des différents éléments de notre pop-culture dans le film. Au lieu de nous les lancer au visage, il les utilise avec parcimonie et habileté. Et il vous faudra très certainement plusieurs visionnages pour y remarquer tous les détails et en saisir tous les hommages.

Clin d’œil d’actualité aux jeux vidéo

Le monde virtuel de Ready Player One, l’OASIS, est présenté comme un jeu vidéo gratuit où chaque joueur peut s’amuser à travers de nombreux mini-jeux. Ils peuvent également s’offrir des bonus (skin, armes véhicules et autres) pour en équiper leur avatar. Pour cela les joueurs ont le choix entre jouer pour gagner des pièces d’or (monnaie du jeu) ou … payer (avec de l’argent réel) et accéder directement à ces bonus. Il y a donc une opposition de « classe sociale » entre ceux qui jouent – ou mods – pour accéder aux bonus (classe populaire) et ceux qui n’hésitent pas à passer à la caisse (classe bourgeoise).
On retrouve ici un clin d’oeil au modèle Free to play qui pullule dans nos jeux vidéo actuels. Une réalité et un bad buzz qui a coûté le succès du dernier Star Wars Battlefront d’EA avec ses lootboxes. Encore une référence que nous passerons de vous expliquer pour vous éviter tout spoil du film.

Pourquoi c’était pas gagné ?

Tout d’abord, il s’agit de l’adaptation du roman d’Ernest Cline « Player One » sorti en 2011. L’ouvrage présentait une histoire fade ne servant que de prétexte à étaler la culture geek de son auteur jusqu’à l’overdose. De celui-ci Spielberg en a conservé l’ADN pour y ajouter sa propre vision. Well done.
Ensuite, ce n’est un secret pour personne les jeux vidéo et le cinéma font généralement mauvais ménage. On ne compte plus le nombre de navets issus d’adaptation de la sorte. Imaginez notre crainte après avoir vu la bande annonce. Mais pas ici, le film utilise des références vidéo-ludiques pour donner un sens et du rythme au scénario. Elles ne sont pas l’histoire mais servent l’histoire.

Halo Ready Player One

N’allez pas voir le film si …

Vous n’aimez pas du tout les jeux vidéo. Alors, nous n’allons pas vous mentir, Ready Player One s’adresse avant tout à un public un tantinet ouvert sur l’univers geek, cinéphile et jeux vidéo. Bien qu’il explique parfaitement les bases de l’univers dans sa première partie, l’histoire s’axe selon les règles basiques d’un jeu vidéo. Des règles et un rythme qui peuvent sérieusement rebuter certains spectateurs. Sans oublier qu’occulter toutes les références pop-culturelles du film vous priverait de toute son originalité.

Nous décernons à
Ready Player One
la note de 5 sur 5

Même s’il ne s’adresse pas à tous, Steven Spielberg nous sert ici un film culte qui ravira des générations de geek de 7 à 77 ans. Un divertissement à aller voir en famille, avec ses amis et que l’on reverra volontiers tous les ans durant les fêtes de Noël entre deux « Maman j’ai raté l’avion » & « Retour vers le Futur ». Du culte on vous dit.

[CRA$H TEST] PAYDAY 2 Switch : Combien vaut-il ?

Après plus de cinq ans de b.. passables et loyaux services sur PC & Consoles de salon, PayDay 2 débarque sur Nintendo Switch.

Edité par Starbreeze, la licence PayDay vous place dans la peau de braqueurs masqués au coeur de plusieurs casses, allant de la petite banque de quartier aux plus grands complexes sécurisés. En plus de la nervosité de ses gunfights, le jeu se montre très intéressant dans ses phases de préparation. Avant chaque casse, vous devrez passer par des sessions de repérage pour ainsi se préparer à toutes les éventualités face aux nombreux assauts ennemis.

Préparez vos masques, nous allons vous dire ce que cette version Nintendo Switch a dans son coffre-fort. 

Commençons par un point positif, le contenu de cette version Switch n’est pas en reste et vous proposera l’ensemble des DLC & mises à jour sorties jusqu’en juin 2017. Vous aurez ainsi droit à plus de 50 packs de contenus présents également sur les versions consoles de salon et PC. On y retrouve avec plaisir de nouvelles armes, de nouveaux personnages tel que le badass John Wick, ainsi que le fameux braquage sur un train en mouvement (The Biker Heistdans).

Mais ce n’est pas tout, les joueurs pourront profiter d’un personnage exclusif à cette version Nintendo : Joy. Cette cambrioleuse dispose de capacités qui se révèlent très intéressantes durant les braquages, le piratage informatique. A cela, elle est équipée d’un masque composé de LED rouges et bleues, rappelant les couleurs de la Switch. Bien que cheap, ce clin d’oeil reste appréciable.

joy payday 2

Nous ne pouvions pas parler du contenu sans passer par l’un des points noirs de cette version, les mises à jours. Durant notre test (depuis sa sortie, 23 février 2018), PayDay 2 Switch affiche une mise à jour datant de juin 2017. De nombreux contenus, correctifs sont donc absents de notre jeu. Il faudra également se passer des deux derniers DLC, Scarface et h3h3. Bien triste constat pour le portage d’un jeu vieux de 5 ans et vendu 50 euros.

Visuellement, PayDay 2 est plutôt propre. Si peu d’aliasing est visible sur l’écran portable de 720p, le rendu est plus baveux sur l’écran 1080p d’une télévision. Il tourne dans la majorité du temps à 30fps et subi quelques légers ralentissements durant les grosses phases d’action.

Pour compléter notre test,  voici l’analyse de DigitalFoundry qui présente la différence entre les versions PS4/Xbox One et Switch.

Côté gameplay, le jeu profite d’un portage complet avec une compatibilité avec l’écran tactile (pour les menus) et avec la technologie HD Rumble de la console. Cela n’a l’air de rien, mais le retour de vibration lors de l’utilisation des différentes armes est très plaisante.
Cependant l’aide à la visée couplée au FOV de 65 ( ouverture du champ de vision ndlr) rend les scènes de gunfight très brouillonnes et peu agréables à jouer à la longue. Si vous rajoutez à cela les joystick de la Switch pas véritablement taillés pour du FPS, la crise de nerf n’est pas loin.

Payday 2

 

Nous n’avons pas constaté (par chance ?) de gros problème technique lors de nos parties en ligne et il est très agréable de pouvoir jouer avec ses amis possédant le jeu, en local.
Cependant, nous déplorons l’absence de chat pour s’organiser avec son équipe. Cette omission, bien que mineure, touche en plein coeur l’ADN et tout l’intérêt du jeu. Nous avons donc le choix de jouer ici avec des coéquipiers « IA » totalement abrutis ou avec de vraies personnes totalement muettes. Merci Nintendo & Starbreeze de nous laisser le choix entre la peste ou le choléra.

Ce n’est pas la première fois que nous remarquions de grosses limitations en ligne sur les versions Nintendo Switch. Comme nous l’avions souligné dans notre testFifa 18 Switch en est également un parfait exemple. Il serait temps pour Big N de « passer la seconde » sur le online s’il ne veut pas se retrouver sérieusement à la traine.

En conclusion nous pouvons dire que PayDay 2 Switch est aujourd’hui le pire portage de la console de Nintendo. Malgré des graphismes passables, le jeu souffre d’un intérêt & d’un gameplay limité, surtout si on ne possède pas de manette Switch Pro. Si vous rajoutez à cela un mode en ligne dénué de tout intérêt, vous obtenez un FPS brouillon et sans saveur. Le plus regrettable dans l’histoire, c’est que Nintendo et Starbreeze étaient capables de beaucoup mieux.

Crash test

La note du Crash Test de PayDay 2 sur Nintendo Switch est de 9,99€

Mais qu’est ce qu’un Crash Test ? Contrairement aux nombreux tests que l’on peut trouver, la note finale est donnée à travers un prix d’achat conseillé. Partant du prix de vente neuf constaté (49,99€ dans le cas de PayDay 2), Crash Test tacle là où ça fait mal et vous donne la véritable valeur d’un jeu. Pourquoi payer trop cher ses jeux vidéo ?

 

[CRA$H TEST] Shadow of the Colossus : un remake PS4 nécessaire ?

Shadow of the Colossus a connu un long chemin de traverse depuis sa sortie initiale en 2005. En effet, la PS2 crachait littéralement ses tripes à l’époque, proposant une magnifique expérience malheureusement entachée par une technique dépassée. C’est à Bluepoint Games qu’a été confiée la mission de faire ce Shadow of the Colossus PS4, un (vrai) remake après avoir proposé une réédition HD en 2011 sur PS3 de l’onirique Ico. Après une précédente version PS3 toujours en dessous des ambitions de l’oeuvre de Fumito Ueda, que vaut ce remake PS4 ?

shadow of the colossus PS4

Shadow of the Colossus se présente sous la forme d’un jeu d’action/aventure où votre héros, Wander, devra sauver sa dulcinée en chassant des colosses dans des terres dévastées. Dans une ambiance de fin du monde, le jeu se distingue par la particularité de n’avoir « que » 16 colosses à terrasser, sans qu’il n’y ait d’autres ennemis, PNJ, donjons ou autre véritable interaction. Il s’agit donc d’explorer ce monde lugubre à l’aide de son fidèle destrier nommé Agro, à la recherche de ces géantes entités qui poursuivent leur funeste destin. Armé d’un arc et d’une épée, qui vous sert également de boussole, il est temps d’arpenter les superbes environnements du jeu, passant de steppes arides à des forêts luxuriantes. Ces dernières étant à mettre au panthéon du jeu vidéo en termes de rendu graphique.

Visuellement onirique

Bluepoint Games a réalisé un véritable travail d’orfèvre sur l’aspect graphique de ce remake, magnifiant l’expérience de base qui n’avait pas été à la hauteur de l’ambition artistique initiale sur les versions PS2/PS3. Dès l’introduction du jeu, on se rend compte de la qualité de ce remake, que ce soit par la fluidité de l’expérience que par son aspect technique (effets de particules, rendu de l’eau, textures retravaillées…). En point d’orgue, on soulignera l’incroyable qualité des fourrures qui jonchent les colosses, sans oublier de mentionner leurs animations. Jamais d’aussi grandes créatures vidéoludiques n’ont paru aussi réalistes dans leurs mouvements et leurs comportements ! Chaque rencontre avec les colosses est un émerveillement, que ce soit dans la mise en scène que dans les phases d’approche toujours aussi épiques.

Shadow of the colossus ps4Les affres du passé

On regrettera que cette version remastered n’ait pas dépoussiéré la maniabilité d’antan, qui s’avère un peu rigide à notre époque. Certaines phases de platesforme en exploration ou lorsqu’on gravit les colosses sont parfois imprécises. En effet, notre héros apparaît un peu trop lourdeau et flottant, ce qui pourra occasionner de la frustration pour les joueurs les moins indulgents.  En ce qui concerne la caméra, elle se calibre automatiquement en fonction de vos actions, se plaçant derrière le héros lors des phases de sprint à cheval, rajoutant un caractère épique à votre épopée. A l’aide de ces effets de caméra, on se délectera de ces superbes panoramas lors de nos chevauchées dantesques. Cependant, elle se montre capricieuse lorsqu’on veut la contrôler manuellement, ce que nous vous conseillons d’éviter le plus possible.

 shadow of the colossus ps4

Ce remake PS4 de Shadow of the Colossus remet en lumière un chef d’oeuvre du jeu vidéo, qui a déjà marqué tant de joueurs. Il reste une expérience unique dans le domaine, magnifié par des graphismes somptueux rendant honneur à la direction artistique initiale de la Team Ico. Les néophytes découvriront avec plaisir des combats épiques contre ces incroyables titans ainsi qu’une ambiance chargée d’émotions. La rigidité du gameplay et la caméra datée en décevront certains mais cela ne détériore en rien l’expérience globale qui reste une invitation à la contemplation et à l’aventure.

Crash test

LA NOTE DU CRASH TEST DE SHADOW OF THE COLOSSUS SUR PS4 EST DE 28€

 

Mais qu’est ce qu’un Crash Test ? Contrairement aux nombreux tests que l’on peut trouver, la note finale est donnée à travers un prix d’achat conseillé. Partant du prix de vente neuf constaté (34,99€ dans le cas de Shadow of the Colossus PS4), Crash Test tacle là où ça fait mal et vous donne la véritable valeur d’un jeu. Pourquoi payer trop cher ses jeux vidéo ?

[CRA$H TEST] Monster Hunter World : Retour gagnant (uniquement) sur PS4 Pro et Xbox One X ?

Alors qu’il faisait les beaux jours de la PSP et Nintendo 3DS, Monster Hunter fait son grand retour sur PS4, Xbox One (et en fin d’année sur PC ndlr), avec Monster Hunter World.  Ce retour au console de salon ne vient pas seul, car la licence profite de cet épisode pour s’ouvrir à un nouveau public tout en satisfaisant les fans de la première heure. Il est d’ailleurs intéressant de remarquer que celui-ci ne s’appelle pas Monster Hunter 5 mais World et cela malgré le fait qu’il soit produit par les équipes du quatrième opus. On retrouve jusqu’au titre la volonté de Capcom de créer une rupture dans la série. C’est clairement cela qui rend ce MHW si intéressant pour tous les joueurs.
Cette nouvelle direction, agrémentée de nouveaux graphismes et mécaniques de jeu, sera-t-elle payante ? C’est ce que nous allons voir dans ce test.

monster hunter worldPréambule technique : Ce Crash Test a été réalisé à 95% sur PS4 Slim. Le reste fut consacré à des tests de performance sur PS4 Pro.

Monster Hunter World est un action-rpg vous plaçant aux commandes d’un chasseur de monstres au coeur de plusieurs environnements vastes et sauvages. Vous devrez ainsi partir à la chasse des différents monstres plus ou moins gros et surtout plus ou moins coriaces. Pour vous assurer une victoire, l’observation et la récupération d’indices sera reine. Faites l’impasse sur ces points et vous vous exposerez à de mauvaises surprises et surtout à vous faire littéralement écraser par votre adversaire.

monster hunter world

L’ensemble de la campagne principale se composera d’un système (classique) de quêtes classées par niveau de difficulté. Nous constatons cependant avec plaisir que le jeu nous plonge directement dans le bain avec la traque d’un premier monstre, Jagras. Pas de petites missions dénuées d’intérêts pour se faire la main, nous voilà déjà aux anges. La suite de l’histoire principale tournera autour d’un mystère conduisant de nombreuses créatures à migrer vers le nouveau monde. Sans être désagréable, le scénario de MHW se laisse rapidement oublier au bénéfice de l’ambiance et des longues (et agréables) heures de chasses.

Petite remarque sur la création de son personnage qui propose un large panel d’options tels que le sexe, la coiffure, forme de bouche, yeux ou encore maquillage. Ce n’est clairement pas le meilleur système qu’il nous a été donné de voir mais il est suffisamment complet et agréable pour être souligné.

monster hunter worldUne fois l’arc scénaristique principal terminé, MHW n’en devient que plus intéressant, avec des quêtes rang experts, de plus grosses récompenses et des monstres plus puissants. Notez que vous ne pourrez affronter des « monstres Alpha » qu’après avoir finis la campagne principale. Ces derniers représentent un challenge très élevé et remplacent en quelque sorte les quêtes de rang G, non présentes dans cet opus (pour l’instant ndlr). A cela on peut rajouter les nombreux événements en ligne et les récompenses associées beaucoup plus intéressantes qu’en solo.

Monster Hunter World se libère enfin de ses zones délimitées par les (trop) nombreux temps de chargement, présents dans les précédents opus. L’ensemble de la map du jeu se divise en cinq zones distinctes ainsi qu’une ville répondant au doux nom d’Astera. Mais ici, larges espaces et grande liberté ne riment pas avec simple open world. Les différents environnements fourmillent de détails et des indices sur les monstres à affronter. Ainsi repérer les traces d’empreintes sur le sol ou encore les marques de griffes sur les arbres vous permettra de traquer votre cible grâce à une trainée lumineuse, appelée Navicioles. Leur intensité dépendra du nombres d’éléments que vous aurez amassés sur le monstre. En plus de retrouver votre proie, vous accumulerez des informations vitales (points faibles, armes efficaces etc) pour sortir vainqueur contre celle-ci.

monster hunter worldSi le level design est de très bonne facture, le gameplay de Monster Hunter World est loin d’être en reste. Notre héros se déplace rapidement et de façon fluide sur l’ensemble du décors. Nous apprécions notamment le grappin, de bon secours pour passer des obstacles ou bondir d’arbre en arbre. Ce n’est pas tout car vous aurez accès aux 14 armes emblématiques de la série, servies par des animations dignes de nos consoles nouvelles générations.

Côté monstres cet opus nous propose un grand nombre de nouveautés. Ainsi, sur les 29 grands monstres du jeu, 17 sont des inédits de la saga (Tobi Kadashi, Bazelgeuse Nergigante, Radobaan, Anjanath, Legiana…). Nous prenons d’autant plus de plaisir à les chasser tant leur comportement et leur design respectif sont réussis.

N’oublions pas le mode multijoueur que vous pourrez activer à tout moment, dans la campagne solo, en tirant une fusée de détresse dans le ciel. Attention tout de même si vous êtes en plein combat, car la puissance du monstre s’adaptera en fonction du nombre de chasseurs présents (heureusement les points de vie resteront les mêmes). Enfin, vous pouvez intégrer jusqu’à 8 clans, pouvant respectivement accueillir jusqu’à 50 joueurs. Cela vous permettra d’accéder à de nombreux événements exclusifs et récolter ainsi plus de récompenses.

monster hunter worldLa durée de vie du jeu est d’une cinquantaine d’heures pour son histoire « principale ». Cela est certes très acceptable pour un jeu triple AAA mais nous n’aurions pas été contre une bonne quinzaine d’heures de plus avec les montres supplémentaires qui vont avec.
La bonne nouvelle, est que Capcom a bien prévu de nouvelles mises à jour et DLC gratuit. Oui vous avez bien lu, GRATUIT. Une chose devenue suffisamment rare pour que nous l’écrivions deux fois dont une fois en majuscule.
Nous aurons ainsi droit à de nouveaux monstres tel que le Deviljho qui arrivera dans les prochaines semaines, des arènes supplémentaires et d’autres événements saisonniers. Nous pensons notamment à une mise à jour des maps selon la période de l’année (map enneigée en hiver par exemple). Ou encore l’ajout de monstres iconiques, provenant des épisodes Nintendo DS, PSP et même PS2.

Vous l’aurez compris, Monster Hunter World va vous tenir en haleine bien au-delà des 50 petites heures de son scénario principal. Impossible donc de ne pas souligner l’énorme durée de vie dont le jeu bénéficiera tout au long des prochains mois. Et, sans doute, des prochaines années.

Et les graphismes dans tout ça ?

monster hunter worldNe passons pas par quatre chemins, Monster Hunter World est beau, autant sur PlayStation 4 et Xbox One. La qualité graphique rend l’exploration aussi agréable que bluffante avec son fourmillement de détails, notamment sur la végétation. Les monstres ne sont pas en reste et bénéficient d’un travail tout particulier sur leur apparence et animation, offrant un résultat aussi impressionnant que réaliste.

Nous regrettons cependant les nombreux bugs de collision et les ENORMES chutes de framerate sur Xbox One et PS4. Le jeu tourne à 30 fps sur ces consoles et chute régulièrement en dessous des 20 fps lorsqu’il y a beaucoup de « monde » à l’écran. C’est encore plus important lorsque vous serez en multijoueur.

Obligé de se tourner sur la PS4 Pro & Xbox One X ?

Malheureusement oui. Les possesseurs de ces consoles boostées bénéficieront d’une version optimisée proposant 3 options graphiques. Vous pouvez donc améliorer la qualité et le nombres de détails affichés à l’écran SOIT améliorer le framerate (fluidité du jeu ndlr) SOIT profiter d’une meilleure résolution avec un upscale 4K. Si vous choisissez, par exemple, de booster le framerate vous pourrez profiter d’une fluidité de 40 à 60 fps selon les zones et le nombre d’éléments affichés. Cela est extrêmement décevant, autant pour les consoles classiques ou leur version X/Pro.

Aucune configuration sur console de salon ne vous permettra de bénéficier de 4K, 60 Fps avec une finition graphique optimale. A quoi bon posséder une ONE X ou PS4 Pro avec ce jeu me direz-vous ? C’est simple, c’est de pouvoir jouer normalement.
Ce n’est pas la première fois que nous constatons cela sur les dernières sorties (Cf Assassin’s Creed Origins). Les éditeurs profitent des capacités de ces nouvelles consoles pour ne pas seulement offrir une meilleure expérience aux joueurs mais pour se désengager d’un effort de finition avec les versions consoles dites classiques. Comme un PC, si vous voulez profiter d’un jeu dans des conditions optimales, il faut passer à une configuration plus musclée. Le problème dans ce cas est que le jeu de Capcom se trouve par moment à peine jouable dans ces conditions. Cela est ici un gros point noir que nous tenions à souligner dans ce test.

En conclusion nous pouvons dire que Monster Hunter World marque le grand retour de la licence sur nos consoles de salon. Toujours aussi exigeant, varié et impressionnant, le jeu n’en oublie pas d’être ouvert aux profanes de la licence. Si vous rajoutez à cela un système de jeu prenant et évolutif, une durée de vie de plus de 50 heures, un multijoueur de qualité et de nombreuses mises à jour gratuites à venir, vous ne pouvez pas passer à côté de ce jeu. Le seul point noir – et pas des moindres – reste au niveau de la fluidité lorsque trop éléments sont présents à l’écran. Si vous souhaitez un jeu fluide de bout en bout, achetez-vous une PS4 Pro ou Xbox One X ou passez votre chemin.

Etant donné les différences techniques importantes entre les deux versions du jeu, nous avons noté Monster Hunter World sur les consoles classiques (PS4, Xbox One) et consoles optimisées (PS4 Pro, Xbox One X).

 

Crash test

Au dessus de ces prix, vous vous faites avoir :

La note du Crash Test sur PS4 et Xbox One S est de 25 €

 

La note du Crash Test sur Xbox One X et PS4 Pro est

de 55 €

 

Mais qu’est ce qu’un Crash Test ? Contrairement aux nombreux tests que l’on peut trouver, la note finale est donnée à travers un prix d’achat conseillé. Partant du prix de vente neuf constaté (environ 59,99€ dans le cas de Monster Hunter World), Crash Test tacle là où ça fait mal et vous donne la véritable valeur d’un jeu. Pourquoi payer trop cher ses jeux vidéo ?

[TEST] Magic-NS : Jouez à la Nintendo Switch avec vos manettes de PS4 et Xbox One

Nous allons tester aujourd’hui, le Magic-NS, l’adaptateur qui permet de jouer à la Nintendo Switch avec ses manettes de PS3, PS4 & Xbox One (S et X).

Comme beaucoup, nous avons une préférence pour la manette Switch Pro notamment lorsque nous jouons en mode télévision sur Nintendo Switch. Celle-ci propose une excellente prise en main et permet de profiter pleinement de la plupart des excellents jeux de la fameuse console japonaise. Son (seul ?) principal défaut reste son prix très élevé, surtout qu’il s’agit d’une solution de « confort », les joy-Con remplissant largement leur mission.

Nous nous sommes donc intéressés au Magic-Ns, un simple adaptateur qui permettrait de jouer à Nintendo Switch avec des manettes  de PS3, PS4 et Xbox One. Très prometteur sur le papier, qu’en est-il réellement ?

Le Magic-Ns de MayFlash se présente comme une simple clef USB avec, sur sa tranche, un bouton de synchronisation. Très simple à utiliser, il vous suffira d’appuyer longuement sur ce bouton pour sélectionner la couleur correspondant au support sur lequel vous souhaitez vous synchroniser (PC ou Nintendo Switch). Ensuite vous pouvez simplement brancher la manette souhaitée en USB ou la synchroniser en Bluetooth. Pour cela, rien de plus simple : une pression courte sur le bouton de synchronisation du Magic-Ns et sur celui de votre manette Xbox One (bouton sur la tranche haute) ou PS4 (enfoncez les boutons PS et Share simultanément).

Après plusieurs heures de jeu, le bilan est plutôt excellent. Que l’on soit Playstation ou Xbox One, les sensations et le plaisir sont au rendez-vous. Aucun ralentissement ou latence n’est à déplorer, autant en Bluetooth qu’en mode filaire. Nous vous préconisons cependant de ne pas trop vous éloigner lorsque vous en êtes en mode Bluetooth, il nous est arrivé de perdre le signal, une fois, à 3 mètres de la console.

Côté installation, nous avons branché le fameux adaptateur à l’arrière du dock télévision de la Nintendo Switch. Ce qui est très appréciable tant il est discret. Il est également possible de le connecter directement à la console, en mode portable, via un adaptateur USB-C fournis. Cependant, il vous sera difficile de l’utiliser dans ce mode à moins de posséder un support pour surélever la console. Enfin, nous nous en doutions, il ne sera pas possible de synchroniser plusieurs manettes en même temps : Un Magic NS connecté = Une manette.

En conclusion, le Magic-NS de MayFlash est une excellente surprise et vous permettra ainsi de profiter pleinement de votre Nintendo Switch sans être contraint de vous acheter une manette Switch Pro. Cet adaptateur est disponible à un prix de 23 euros sur Amazon et 19 euros sur Priceminister. Ceci n’est pas un article sponsorisé et nous l’avons commandé via Amazon.

[CRA$H TEST] Assassin’s Creed Origins : PS4 Pro & Xbox One X obligatoires

Comment ne pas être impatient de retrouver le nouvel opus d’Assassin’s Creed. Il est vrai que depuis le faux pas d’Unity et le très insipide Syndicate, la célèbre licence d’Ubisoft était en sérieuse perte de vitesse. Mais voilà, après deux ans d’absence, Assassin’s Creed revient avec un nouveau lieu, une nouvelle époque et un système de jeu entièrement revu. Mais cela sera-t-il suffisant ? C’est ce que nous allons voir dans ce Crash Test.

Revenir dans le passé pour mieux oublier le présent 

Assassin’s-Creed-Origins-

Depuis quelques épisodes, il devient difficile de suivre et surtout de comprendre les différentes ficelles de la trame de fond des Assassin’s Creed. Certes nous apprécions les scénarios particuliers de chaque opus, sans pour autant profiter d’une veritable mise en lumière de l’histoire fil rouge de la série. Cet opus ne fera malheureusement pas figure d’exception.
Pour revenir au scénario d’Origins, nous sommes en Egypte durant le règne de Ptolémée XIII en 48-49 avant Jésus Christ. Ce dernier, corrompu par le pouvoir, a chassé sa soeur du trône, Cléopatre, devenant ainsi Pharaon. Il est d’ailleurs manipulé par l‘Ordre des Anciens, société secrète malfaisante qui influence tous les grands dirigeants de l’époque. Nous prenons ainsi les commandes de Bayek, le dernier Medjay, une sorte de justicier & protecteur des traditions de l’Égypte ancienne. Suite à une terrible tragédie, notre héros décide de mener sa quête de vengeance et croisera ainsi la route de personnages historiques, jusqu’à la création d’une certaine Confrérie des Assassins.

Après un prologue confus, nous partons pour une longue et riche aventure que nous n’oublierons pas de si tôt. Même si celle-ci se compose d’une trame principale, les quêtes secondaires sont loin d’être en reste. Fini les petites missions répétitives et sans intérêts des précédents opus, désormais elles disposeront d’une véritable intrigue narrative. On y appréciera notamment la présence de cut-scenes et la variété de missions qui peuvent aller de 10 minutes à 1 heure de jeu. Notez que l’ensemble de la carte d’Assassin’s Creed Origins vous est offerte en totale liberté. Nous saluons d’ailleurs l’incroyable travail accompli par les équipes d’Ubisoft dans la reproduction de l’Egypte ancienne. Le résultat est tout simplement magistral et très généreux en contenu.

assassin's Creed origins

Plus besoin de se synchroniser au sommet d’une tour pour en dévoiler les détails, une simple visite suffit. Vous avez donc le choix de suivre scrupuleusement le fil rouge du scénario principal ou de vous laisser aller à travers différentes activités (courses de char, alignement d’étoile et bien d’autres) ou partir à l’exploration et découvrir les mystères de l’Egypte ancienne. Ce n’est pas pour autant que les synchronisations sur les différentes hauteurs du jeu sont devenues inutiles, bien au contraire. Elles vous permettront de vous téléporter sur vos lieux de synchronisation, ce qui vous sera très utile vu la taille de la monstrueuse carte du jeu.

map assassin's creed origins

Du RPG à la rescousse !

L’une des plus grandes (r)évolutions se passe au niveau du gameplay. Assassin’s Creed Origins prend un virage nécessaire, passant de l’action/aventure à l’action/RPG. Les combats ne sont plus de simples enchaînements de coups scriptés contre des ennemis attendant sagement leur tour pour mourir. Désormais vous devez faire preuve de stratégie et agir selon le nombre d’adversaires et leurs capacités. Aussi, vos équipements et votre expérience vous donneront un avantage plus ou moins important selon la situation. Durant les combats, vous devrez bloquer, esquiver et frapper votre ennemi tout en gardant un oeil sur ses coéquipiers, qui n’hésiteront pas à prendre part au combat. Gardez néanmoins en tête qu’une approche frontale peut rapidement s’avérer mortelle et même si vous avez de l’expérience, une attaque mal préparée vous expose à de lourdes représailles. Pour combattre, vous disposez d’un coup simple, d’un coup puissant et d’une jauge qui, une fois remplie, vous offrira une attaque  mortelle ou l’accès à un mode furie.

Assassins Creed Origins

Ce nouveau système de combat est une véritable bouffée d’air frais et rend chaque bataille aussi unique qu’intéressante. Seul gros bémol, les mouvements semblent beaucoup plus hachés, mécaniques et donc au final beaucoup moins stylisés que dans les précédents opus. Heureusement, les « finish » spectaculaires à l’issue de chaque combat remontent le niveau.

La durée de vie profite également de l’orientation RPG qu’a pris la licence d’Ubisoft. Même s’il y a toujours une trame principale, l’excellente scénarisation des innombrables quêtes secondaires vont vous tenir en haleine de très longues heures. On peut compter plus de 50 heures de jeu sans forcer et le double pour ceux qui pousseront plus loin l’exploration. On apprécie d’ailleurs comment le jeu nous pousse naturellement à prendre notre temps pour avancer dans le récit principal.
Cela nous renvoie au système d’XP qui sera votre point d’ancrage durant toute votre progression dans l’aventure. Il vous permettra de gérer l’évolution de votre personnage, vos choix de mission et même la façon de tuer vos adversaires. Le niveau d’XP de notre héros évoluera ainsi au fur et à mesure des missions, des combats dans le jeu. Mais attention, vous ne pouvez pas faire n’importe quoi et affronter un ennemi disposant d’un niveau d’XP largement supérieur vous conduira à une mort certaine. Ces derniers sont identifiables par un indicateur rouge au-dessus de leur tête. Aussi, il est très déconseillé de se lancer dans une mission dont le niveau d’XP nécessaire est plus élevé que le vôtre, au risque de se retrouver face à une très forte difficulté. Ce système est appréciable tant il rend la progression dans le jeu plus cohérente et constructive.

assassin's-creed-origins

Pour vous aider dans votre aventure, vous serez accompagné d’un aigle, nommé Senu, dont vous pouvez prendre le contrôle. Il vous permettra de détecter les éléments importants qui vous entourent (points d’intérêt, animaux, ennemis, trésors et bien d’autres) et sera d’une très grande utilité dans les phases d’infiltration (marquage d’ennemis).

assassin's Creed origins

On me voit, on me voit plus, on me voit…

Comme dans les précédents opus de la série, les phases d’infiltration sont de la partie. Elle vous permettent une approche plus stratégique contre vos ennemis. Malheureusement, elles mettent en avant un système daté et basé sur des schémas bien particuliers. Cela nous donne des phases de jeu scriptées, même sur des zones étendues. Pourquoi ? Car si vous n’usez pas des zones et outils propres aux système d’infiltration du jeu, vos ennemis vous repaireront aussitôt. Même si ces derniers se trouvent trop loin pour entendre quoi que ce soit.

La beauté a un prix

Ne tournons pas autour du pot Assassin’s Creed Origins est très beau, pour un open world. Galoper dans un désert entouré de palmiers, de pyramides et de sable doré à perte de vue est tout simplement grisant. Visuellement impeccable, le titre bénéficie d’une distance d’affichage impressionnante et d’un soin tout particulier sur les différents monuments.

assassins creed origins

Cependant la modélisation des personnages est assez inégale, entre notre héros correctement détaillé et des personnages secondaires beaucoup moins soignés. Les animations sont également très inégales, notamment pour les PNJ (personnages non joueurs ndlr) qui se déplacent parfois de façon incohérentes et se coincent régulièrement dans des éléments du décor.

Console boostée obligatoire ?

Même si l’ensemble de notre test a été réalisé sur Xbox One S, nous avons pu tester durant quelques heures le jeu sur Xbox One X. Le constat est sans appel, ce nouvel Assassin’s Creed est clairement fait pour ces nouvelles consoles inter-générationelles-boostées que sont les PS4 Pro & Xbox One X. Le problème est que lorsque l’on revient sur One S, le jeu pique clairement les yeux. Textures baveuses, bugs d’affichages, popping, aliasing et autres petits accrocs techniques.

assassin's Creed origins

Côté fluidité, Origins assure fièrement un 30 fps (images par seconde ndlr) – quasi stable – en 4K sur One X. Sur Xbox One S, le constat est beaucoup moins bon, le jeu passant de 28-30 fps à 21-23 fps au cours de certaines cut-scenes ou dans les lieux denses (villes et autres lieux remplis de population, monuments etc). Et par moment, le jeu s’avère très désagréable à jouer tant la fluidité n’est pas au rendez-vous.
Nous sommes cependant bien loin des problèmes techniques d’un Unity, mais Ubisoft ne parvient pas totalement à chasser les fantômes du passé sur tous les supports.

Le fait est là, cet Assassin’s Creed donne fortement l’impression d’être taillé pour les consoles 4K au détriment du reste du marché. Rappelons qu’il se vend aujourd’hui à peine une PS4 Pro pour cinq PS4 et que la One X vient à peine de sortir. Cette démonstration de force technique ciblée sur les ces consoles de mi-génération semble oublier l’essentiel : La majorité des joueurs aujourd’hui n’y sont pas.

Assassins Creed Origins

Mission accomplie pour Ubisoft qui remet à flot sa célèbre licence commencée 10 ans plus tôt. Après un Syndicate qui ne parvenait pas à remonter la barre, Assassin’s Creed Origins renouvelle la quasi totalité de son système de jeu, pour notre plus grand plaisir. Ainsi nous avons droit à des combats entièrement repensés et une narration beaucoup plus travaillée. Les personnages ne sont pas en reste même si on a pu noter quelques problèmes d’IA, notamment en infiltration. Le système de progression a été, lui aussi, entièrement revu et permet désormais une évolution beaucoup moins linéaire tout au long du jeu. Le tout, au coeur d’une Egypte ancienne reconstituée de façon magistrale et surtout dotée d’un contenu extrêmement riche (quêtes, monuments et personnages historiques etc) vous assurant de longues heures de jeu.
Venons maintenant au gros défaut de cet Assassin’s Creed : la technique. Si vous possédez une Xbox One X ou une PS4 Pro, vous n’avez pas de souci à vous faire. Le jeu tourne véritablement comme une horloge,  en toute fluidité et avec de très rares bugs graphiques. Pour ceux qui sont sur la majorité des consoles de cette génération, la PS4 et One S, c’est un véritable festival. Chutes de framerate, popping et autres problèmes techniques sont au rendez-vous. L’open world n’excuse pas tout et cela entache malheureusement l’expérience finale du jeu.

En conséquence, nous n’allons pas vous donner un prix mais deux prix dans le cadre de ce Crash Test. En effet le prix conseillé du jeu dépend véritablement de la console que vous possédez.

 

Crash test

La note du Crash Test sur PS4 et Xbox One S est de 30 €

 

La note du Crash Test sur Xbox One X et PS4 Pro est

de 55 €

 

Mais qu’est ce qu’un Crash Test ? Contrairement aux nombreux tests que l’on peut trouver, la note finale est donnée à travers un prix d’achat conseillé. Partant du prix de vente neuf constaté (environ 59,99€ dans le cas d’Assassin’s Creed Origins), Crash Test tacle là où ça fait mal et vous donne la véritable valeur d’un jeu. Pourquoi payer trop cher ses jeux vidéo ?

 

[CRA$H TEST] Gran Turismo Sport : un virage online qui fait déraper le solo

C’est le retour en fanfare de la licence Gran Turismo qui a fait les grandes heures de la Playstation. Gran Turismo Sport prend des risques mais est-ce suffisant pour dépasser ses concurrents ?

Disons le d’entrée, Gran Turismo Sport n’est pas vraiment le suite de Gran Turismo 6 sorti en 2013. On a ici affaire à une sorte de spin-off qui se concentre sur son aspect compétitif et online. Les équipes de Polyphony Digital ont travaillé sur l’aspect communautaire de Gran Turismo Sport, au détriment des aspects solo qui sont snobés dans cet opus.

En effet, les joueurs nostalgiques des modes carrière avec les permis et la progression évolutive des véhicules que l’on va acquérir, peuvent passer leur tour. Gran Turismo Sport offre une sorte d’école de conduite qui peut s’apparenter aux permis mais ce dernier n’est là qu’en guise de tutoriel pour la suite. Pourtant, il est indispensable pour amorcer sa progression et comprendre l’exigence de conduite véhiculée dans la série
La philosophie de ce GT Sport se porte donc sur la compétition online, plus globalement multijoueur. Vous serez sans cesse pousser à améliorer vos chronos afin de battre vos amis ou votre positionnement sur la grille de départ en online. En effet, il est possible de participer à des qualifications quotidiennes qui détermineront votre place en début de course, en fonction de votre chrono du moment. Une très bonne idée pour garder sa communauté active et entretenir l’esprit de compétitivité.

gran turismo sport menu ecoleGran Turismo Sport introduit également le RFP (« ranking fair play« ), un score basé sur la qualité de conduite des joueurs qui déterminera le matchmaking. En fonction de votre pilotage, le système de matchmaking vous classera parmi les pilotes « bourrins » qui foncent dans le tas ou les « bons » pilotes qui conduisent sans accrocs. Au début, on est sceptique face à ce système car on peut se faire sanctionner alors que c’est nos adversaires qui nous rentrent dedans. Cela dit, au fur et à mesure des courses, ce système de classement « fair play » s’affine. Bien entendu, nous vous conseillons de conduire en prenant le soin de ne pas faire de carambolages, sous peine d’être mal classé. Si vous êtes mal classé à cause de votre conduite, gare à la rage face à des concurrents voulant faire du Destruction Derby.

Pour revenir sur le côté solo, ce Gran Turismo Sport n’a malheureusement pas amélioré l’intelligence artificielle apathique qui caractérise la série. Il n’y a presque aucune saveur à affronter l’I.A (ndlr: intelligence artificielle) tant celle-ci a des comportements douteux. Elle sera parfois (très agressive), ne prenant pas le temps de freiner pour mieux froisser de la tôle et ne se montrera pas très réactive pour les dépassements.

Vous l’aurez compris, Gran Turismo Sport abandonne les joueurs désirant du solo sur le bas côté mais offre un boulevard pour les autres qui veulent en découdre en multi. On a un système de championnats proposant des sessions hebdomadaires avec différents critères (courses par pays, constructeurs…) pour engranger des points. Toutefois, le jeu ne propose pas encore assez de compétitions pour apporter de la variété et éviter la lassitude. La faute à un contenu trop chiche ?

gran turismo sportCe nouvel épisode compte un nombre limité de véhicules comparer à ses aînés : 1200 dans Gran Turismo 6, contre 170 dans Gran Turismo Sport. Cela est peu dans l’absolu mais mieux vaut privilégier la qualité à la quantité. Dommage pour les joueurs adeptes de la collection pour garnir leurs garages virtuels, ça ne sera pas possible ici. Par contre, là où le bat blesse vraiment, c’est sur le nombre de circuits. On a seulement 17 circuits divisés en 28 tracés pour le moment, trop peu pour ne pas se lasser. Certains circuits mythiques de la série comme Laguna Secca ne sont pas présents et on ne dénombre que 6 circuits issus de la réalité. Pourtant, on soulignera la qualité des circuits inventés par le studio.

A voir si Sony et Polyphony Digital vont proposer des DLC pour compenser ce manque de contenu global, en espérant que ce soit gratuit…

gran turismo sportPourtant, Gran Turismo Sport brille sous bien des aspects, à commencer par son interface. Elle est relativement sobre (à la japonaise) mais surtout très pratique. Le menu principal est très clair, regorgeant de bonnes idées visuelles pour mettre en valeur les voitures et des informations liées au sport automobile. Les passionnés apprécieront. En termes graphique, les véhicules sont tout simplement modélisés à la perfection. Globalement, le rendu graphique a un traitement photoréaliste très propre mais moins tape à l’oeil que Forza 7 par exemple. Sur la plan technique, Gran Turismo Sport est très abouti, avec un résultat sobre à l’écran.

Si on compare la conduite de ce nouveau Gran Turismo avec la concurrence (Forza 7, Assetto Corsa,  Project Cars 2) on retrouve sûrement le gameplay le plus équilibré. En effet, c’est une simulation automobile plus accessible mais n’oubliant pas d’être exigeante. On sent bien les suspensions des voitures et le transfert de masse opéré, pénalisant le joueur n’ayant pas assez bien ralenti. On a des sensations de conduites très agréables, avec une bonne sensation de vitesse, fidèle à ce qu’a toujours proposé la série. Vous passerez des heures à appréhender vos trajectoires, à mieux les maîtriser pour battre vos temps et vos amis.

Gran Turismo Sport

 

Gran Turismo Sport est donc presque un épisode exclusivement Online. Les joueurs voulant retrouver la saveur du solo d’antan peuvent passer leur chemin s’ils ne veulent pas s’investir sur l’aspect compétitif du titre. C’est le jeu de simulation le plus accessible et le plus grand public du moment, ce qui ravira un grand nombre de joueurs. GT Sport possède un gameplay équilibré, au compromis idéal, ainsi qu’un aspect technique très propre. Cependant, on regrettera un manque de contenu évident, pas assez diversifié, surtout quand on compare à ce que nous avait habitué la licence par le passé.
Malgré tout, Polyphony Digital réussit le virage du online avec Gran Turismo, pour tous les amateurs de compétition. Sur la durée, on ressent l’addiction à dépasser les chronos, pousser par des défis hebdomadaires et une interface soignée. Toutefois, les équipes de Sony doivent être attentives aux attentes de la communauté Gran Turismo, afin de réussir le virage eSport qu’ils veulent prendre. En l’état, Gran Turismo Sport est comme un diamant brut qui ne demande qu’à être taillé pour mieux briller. On espère que les artisans japonais sauront polir ce diamant sans faire appel au porte-monnaie de leur communauté…

A combien estimons nous le virage online de Gran Turismo Sport ?

Crash test

La note du crash test de Gran Turismo Sport est de 30 €

Mais qu’est ce qu’un Crash Test ? Contrairement aux nombreux tests que l’on peut trouver, la note finale est donnée à travers un prix d’achat conseillé. Partant du prix de vente neuf constaté (environ 50€ dans le cas de Gran Turismo Sport), Crash Test tacle là où ça fait mal et vous donne la véritable valeur d’un jeu. Pourquoi payer trop cher ses jeux vidéo ?

[PGW 2017] FAR CRY 5 – Nos premières (et douloureuses) impressions

A l’occasion de la Paris Games Week 2017, nous avons pu mettre la main sur Far Cry 5 pour la première fois, voici nos impressions (en vidéo)

Après les montagnes enneigés du Népal (Far Cry 4) ou encore un épisode « hors série » à l’ère de la préhistoire (Far Cry Primals), Far Cry 5 propose aux joueurs de poser leurs valises aux Etats-Unis, dans l’état du Montana. Ubisoft a décidé de prendre des risques avec cet épisode, en prenant comme contexte les cultes suprémacistes blanc, ce qui a pu faire grincer des dents outre-atlantique, comme on pouvait s’en douter. Mais comme on a coutume de le dire, il n’y a pas de mauvaise communication n’est-ce pas ?

far cry 5En s’attaquant aux rednecks/white thrash (qu’on pourrait rapprocher de nos « beaufs/péquenauds« ), on attend de ce Far Cry une histoire légère et décomplexée. En effet, ce groupe de fanatiques blancs appelé « Eden’s Gate » a décidé de faire régner sa loi dans le Montana, au nom de Dieu et ce, à tout prix.

Far Cry 5 reprend les grosses bases de la série, proposant un FPS toujours en solo mais qui semble s’ouvrir au multijoueur, notamment coopératif. En solo, vous aurez la possibilité de choisir entre quatre coéquipiers pour vous aider Nick Rye, Mary May, Pasteur Jerome et… un chien !

far cry 5 - personnages

Far Cry 5 chienCôté système de jeu, Far Cry 5 suit la lignée de Watch Dogs 2 ou Assassin’s Creed Origins en privilégiant l’exploration pour découvrir vos objectifs, plutôt que par la synchronisation depuis des tours (ouf !). On retrouve donc cette nouvelle politique narrative d’Ubisoft, où les joueurs vivent une aventure open world faite d’anecdotes, plutôt qu’en suivant une trame écrite et dirigée (voir notre podcast). On peut également remarquer des similitudes entre Far Cry 5 et Ghost Recon Wildlands sur l’aspect multijoueur, notamment le fait de pouvoir relever son coéquipier mal en point en combat. A l’instar de ses prédécesseurs, cette épisode se destine à pousser encore plus loin l’aspect exploration de la série. Néanmoins, sans la surcharge de quêtes et d’éléments visuels qu’on a pu connaître sur les précédentes productions d’Ubisoft.

Sur son aspect graphique, ce cinquième épisode canonique est très soigné, ses panoramas étant très agréables à l’oeil, comme ont pu l’être les précédents Far Cry. Nous y avons joué sur PS4 Pro et malgré un aliasing et clipping un peu présent, on notera une belle profondeur de champ et un rendu de l’herbe très réaliste par exemple. Gageons que ces petits soucis techniques seront résolus d’ici la sortie du jeu, en février prochain.

Pour le reste, à travers cette première session Far Cry 5 et cette démo PGW 2017, il semblerait que la difficulté du titre soit à la hauteur. En effet, comme vous pouvez le voir dans la vidéo, mieux vaut ne pas faire des approches trop bourrines sans repérer les lieux et ses ennemis, sous peine de se faire sanctionner par une mort assez rapide. On pense que la coopération (en ligne) sera très utile pour surmonter cette difficulté apparente.

Pour conclure, on vous laisse voir notre session de jeu en vidéo, où le skill n’était pas vraiment au rendez-vous, donnant un bel aperçu de ce qu’il ne faut pas faire pour survivre au mieux dans ce Montana (très) hostile.

Far Cry 5 est attendu pour le 27 février 2019 sur PS4, Xbox One et PC.

[CRA$H TEST] South Park : L’Annale du Destin – un pet foireux ?

Après un long chemin de traverse, South Park : L’Annale du Destin est enfin arrivé sur nos consoles (PS4, Xbox One) et PC. Sans cesse repoussé pour diverses raisons, notamment l’imbroglio de la communication d’Ubisoft sur les doublages français. Ce deuxième épisode de South Park a été accouché dans la douleur. Après un premier opus apprécié de la presse et des joueurs, South Park : L’Annale du Destin arrive t-il à suivre la destinée de son prédécesseur ? La réponse dans notre crash test (garanti sans spoils).

On change d’univers mais pas de formule

Assez simplement, le scénario de South Park : L’Annale du Destin commence là où le premier épisode nous a laissé: dans le chaos de l’univers heroic fantasy (à la Seigneur des Anneaux) développé dans South Park : Le Bâton de la Vérité. Comme à son habitude, Cartman va imposer sa loi en décrétant qu’il faut maintenant se mettre à l’ère des supers-héros. C’est ainsi que commence l’aventure, entre deux guildes qui étaient autrefois réunies, le Coon et sa bande VS Les Potes de la Liberté. Le prétexte de cette opposition est le désir des deux bandes à réaliser des films sur leur franchise de super-héros respective via Netflix. Pour ce faire, ils se mettent tous en tête de retrouver un chat disparu pour une récompense de 100$.
Vous l’aurez compris, le fil conducteur de l’aventure cherche à tourner en dérision notre ère cinématographique caractérisée par des films de super héros à profusion. C’est bien entendu le combat entre Marvel VS DC Comics qui sert de modèle (on appréciera d’ailleurs Timmy en parodie du Professeur Xavier des X-Men).

South Park : L’Annale du Destin

A l’instar du premier épisode, vous êtes le « nouveau » qui sera amené à interagir avec une galerie de personnages encore plus fournie et d’autres surprises qui raviront les fans. Car du fan-service, le jeu en est bourré à craquer. En effet, South Park : L’Annale du Destin est plus un best of de certaines saisons de la série, qu’une véritable aventure originale. A l’inverse du premier épisode qui était plus inventif dans sa trame et même en adéquation avec la saison 17 qui était développée en parallèle. Par conséquent, les néophites de South Park ne comprendront pas tous les bons clins d’oeil disséminés dans ce nouvel opus. En même temps, qui d’autres que les fans, sont destinés à jouer à South Park : L’Annale du Destin ?

South Park - L’Annale du Destin servietskyEn effet, c’est un jeu d’aventure proposant des éléments RPG plus poussés que dans le premier épisode. Cela n’en fait pas pour autant un bon RPG, les fans du genre ne trouveront pas leur bonheur à ce niveau. Il y a plus de personnalisation que le premier opus avec le choix de son accoutrement ou encore les divers emplacements d’éléments de boost (artefacts, ADN…). Il y a aussi beaucoup de loot qui serviront à faire du crafting, nouvelle mode des jeux modernes pour occuper le joueur dans les menus. Rien de particulier ici, on s’occupera de ramasser mécaniquement tout ce qui se trouve autour de nous et d’aller dans les menus pour fabriquer des éléments de quêtes ou des éléments de soins. Vous l’aurez compris, l’aspect RPG du titre est un peu plus prononcé que dans le premier opus, sans être assez poussé surtout sur la durée. On regrettera également l’absence d’armes ou pièces d’armures qui auraient été une bonne idée. Le tout, couplé avec le crafting et le foot, nous aurait cette profondeur RPG supplémentaire.

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Cependant, on appréciera le nouveau système de combat, dans la droite lignée de South Park : Le Bâton de la Vérité, toujours au tour par tour avec quelques QTE mais maintenant mieux approfondis. On passe de 2 personnages à 4 et, à la manière d’un tactical rpg, on devra se déplacer sur un damier qui servira de zones d’effets à vos différents pouvoirs (Coucou Mario + The Lapins Crétins: Kingdom Battle).
Chacun de vos 4 personnages disposent de 3 pouvoirs « communs » et d’un pouvoir ultime qui se charge pendant vos tours. Le joueur aura la possibilité de changer ses pouvoirs en fonction des classes choisies au nombre de 10. L’aspect tactique est vraiment plus appréciable dans cet épisode, les stratégies de combats étant plus poussées. On soulignera les excellentes cutscenes des ultimes où l’on sent que les équipes d’Ubisoft se sont fait plaisir.

Pour continuer sur le gameplay, on notera l’ajout de la fonction « radar » à la Batman Arkham (osons la comparaison) qui permet de scanner son environnement à la recherche d’interactions. A travers ces dernières, des QTE vont intervenir pour vous permettre d’accéder à des zones avec des capacités matérialisées par…des pets ! Cela va des pets « volants » avec l’aide de l’Homme Cerf-Volant, utiliser vos gazs avec la puissance de votre sphincter et l’Homme Boîte-à-Outils, ou même des pets « temporels » qui sont utilisables en combats.

South Park : L’Annale du Destin

« Tire sur mon doigt »

Vous l’aurez compris, on n’échappera pas à l’humour potache encore plus graveleux que le premier épisode. On est plus proche de l’humour « pipi caca » des 10 premières saisons de South Park que les dernières plus « raffinées », notamment par la qualité d’écriture et la finesse de leurs critiques. Au passage, nous vous conseillons grandement de regarder la série de documentaires making of « 6 days to air » consacrée au processus créatif d’un épisode de South Park (un épisode produit hebdomadairement pour être au plus proche de la réalité).

South Park - L’Annale du Destin trey parker matt stone

Trey Parker et Matt Stone pendant la présentation de South Park : L’Annale du Destin à l’E3 2017

Revenons à l’humour de South Park : L’Annale du Destin qui est décevant par rapport au premier épisode.  South Park : Le Bâton de la Vérité apportait une finesse dans les critiques qu’il développait, notamment par rapport au média jeu vidéo ou à l’univers heroic-fantasy. C’était fin et savoureux. Dans L’Annale du Destin, le trait est plus forcé, plus brut, moins percutant. Attention, ça reste dans la moyenne d’un bon épisode de South Park sur les vannes générales mais à certains moments, ça ne fonctionne pas. Dommage car il y avait de quoi faire avec l’univers des super héros qui est devenu plus qu’une mode depuis environ 5 ans, les écuries Marvel et DC s’affrontant sans relâche sur les sorties au cinéma et dans le reste du marketing (communication, jouets, événements…).

Pourtant, il y a de réelles fulgurances, notamment sur la narration des combats. En effet, presque chaque combat apporte sa touche de scénarisation, parfois pour faire avancer la trame, parfois simplement pour la vanne. On se délectera des dialogues savoureux pendant les combats, en plus des multiples personnages qui seront dans l’aventure et qui raviront les fans.
On notera également l’introduction du « Coonstagram », parodie du célèbre réseau social qui deviendra lourd sur la durée. En effet, pour faire monter votre jauge sociale, il faudra faire des selfies avec les habitants de South Park. Cela dit, les dialogues et interactions sous forme de notifications de smartphones, que l’on retrouve via Coonstagram, font aussi parties des meilleurs éléments de la narration.

South Park - L’Annale du Destin coonstagram