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De Splinter Cell à Gears of War 5, le site de Walmart Canada a publié une longue liste de jeux PS4, Xbox One et Switch alors qu’ils ne sont pas encore officialisés.

A un mois de l’E3 2018, les rumeurs sur les annonces vont bon train. Aura-t-on droit à de grosses nouveautés, au retour d’une célèbre licence ou encore à des dates de sortie plus précises. Tant de questions et d’attente où les joueurs devront prendre leur mal en patience jusqu’aux célèbres conférences.

Mais voilà, sortie de nulle part, une page fait son apparition sur le site de Walmart Canada. Retirée depuis, elle dévoilait une longue liste de nouveaux jeux, non officialisés, à date, par leur éditeur. Oui, ça sent le leak maladroit.e3 2018 walmart leak

Nous y retrouvons les classiques et déjà annoncés NBA 2K19, WWE 2K19 ou encore le Final Fantasy VII Remake. Mais notre attention se porte sur les Forza Horizon 5, Splinter cell, The Division 2, Assassin’s Creed et Gears of War 5 qui n’ont pour l’instant pas été dévoilés officiellement par leur éditeur respectif.

A l’heure actuelle aucune information ne nous permet de dire s’il s’agit d’un véritable leak ou du sale coup d’un mauvais plaisantin chez Walmart. Le fait que la page fut rapidement supprimée nous indique que la réaction des éditeurs et du public ne s’est pas faite attendre.

Pour finir, nous espérons juste que ce nouveau Splinter Cell sera véritablement dévoilé par Ubisoft en juin prochain. D’autre part, nous regrettons qu’Halo 6 ne soit pas présent sur cette liste, même si nous aurons très certainement droit qu’à un simple teaser cette année.

Et vous, quels autres jeux de cette liste attendez-vous de cet E3 2018 ? 

 

God of War PS4 a la lourde tâche de réinventer une série très codifiée. Le pari des équipes de Sony Santa Monica a-t-il été tenu ? Voici notre divin verdict.

Cinq ans après le dernier opus God of War 3 sorti initialement sur PS3 avec un remastered sur PS4, on retrouve le légendaire Kratos. Ce dernier avait été (presque) laissé pour mort, jonché de sang et de remords, après son épopée grecque qui l’aura vu défier les Dieux de l’Olympe dont son père, Zeus. On ne va pas revenir sur le passé du Kratos grecque mais nous vous conseillons cette vidéo du Youtubeur JeanBaptisteShow qui résume bien la saga homérique de notre chauve préféré (désolé Agent 47).

God of War Kratos

Kratos et la hipster attitude

Les vestiges d’un passé antique

On retrouve un Kratos au physique bourru et à la barbe saillante, au royaume nordique de Midgard en compagnie de son fils Atreus. Il n’y a pas trop d’explications sur son arrivée soudaine dans ces terres désolées où le froid règne et après ses quelques péripéties survenues huit ans plus tôt dans la Grèce Antique. Pas d’inquiétude, quelques références seront bien présentes tout au long du jeu sans toutefois être trop explicites sur les tenants et aboutissants de ce revirement de situation.

Dans une superbe séquence d’introduction dramatique et pesante, on découvre le nouveau Kratos, avec une nouvelle caméra positionnée à l’épaule façon Resident Evil 4, ce qui change radicalement des précédents opus en terme de mise en scène. Cette nouvelle dramaturgie en place, la quête principale de ce duo père/fils est dévoilée: respecter la dernière volonté de leur défunte bien aimée Faye (femme/mère vous l’aurez compris) en disposant ses cendres au sommet de la plus haute montagne.

god of war intro
Beauté divine !

Qui dit nouvelle caméra, dit nouvelle mise en scène, le studio Santa Monica a clairement réussi un tour de force en conservant les codes de la série tout en les modernisant. On a toujours un personnage fort, un registre mythologique et épique, des combats dantesques mais le tout est plus profond, plus poussé pour véritablement s’inscrire comme le meilleur God of War jamais produit. A commencer par sa beauté qui claque d’emblée la rétine, God of War est un exemple pour tous les studios : que ce soit sur PS4 Pro (en mode Performance ou Résolution) ou surtout sur PS4 normale, cet épisode reste incroyablement magnifique, à mettre au panthéon des jeux de cette génération, aux côtés d’Horizon Zero Dawn. Il s’avère surtout extrêmement fluide compte-tenu de tous les détails qu’il peut y avoir à l’écran, que ce soit sur l’affichage d’effets de particules, de lumières ou des ennemis. Certes, ce n’est pas du 60 FPS mais le framerate du jeu n’est pas pris à défaut pour autant, relevant d’une maîtrise technique incroyable à ce niveau de production.

Si on veut chipoter sur les graphismes, on pourra trouver que le rendu de l’eau n’est pas optimal comparé au reste du jeu mais ce serait vraiment faire un mauvais procès d’intention sur cette partie technique plus que maîtrisée…

Au delà de l’aspect purement technique réussi, on ne passera pas sous silence la direction artistique qui n’est pas en reste. Au cours de notre quête, Kratos et Atreus vont parcourir de multiples environnements, ne se cantonnant pas aux régions enneigées mais à des contrées plus luxuriantes qui raviront vos yeux par leurs couleurs chatoyantes. Pour des raisons évidentes de spoils, nous n’irons pas plus loin dans la description de ces lieux mais sachez que les paysages ne seront pas monotones, changeant de saison en fonction de votre avancée dans la quête principale.

god of war environnementPour les puristes, il est possible de désactiver la plupart des éléments du HUD (ndlr: l’ensemble des informations affichées à l’écran) pour en profiter pleinement, sans mentionner l’arrivée prochaine du mode Photo pour immortaliser vos clichés.

C’est à travers le royaume de Midgard et ses 9 environnements, que vous aurez l’occasion de naviguer dans ce monde (semi) ouvert, construit à la manière d’un MetroidvaniaEn parlant de construction de l’univers, parlons brièvement du level design de ce God of War, s’inspirant d’un certain Bloodborne, une autre exclue Sony PS4 au passage. A la manière du titre de From Software, Kratos naviguera (littéralement) à travers le HUB central de Midgard, afin d’atteindre diverses contrées, parfois entravées par certains obstacles qui seront débloqués au cours de votre progression.

Disons le donc de manière frontale mais God of War n’est pas un open world comme un Zelda Breath of the Wild pour citer LA référence du moment. Il vaut mieux prévenir car la frustration peut parfois se faire sentir face à l’envie de traverser tel ou tel chemin simplement obstrué par un arbre ou un pauvre rocher. Et ce, en dépit du fait que Kratos est un monstre de puissance qui peut tout détruire sur son passage, façon Hulk sous amphets. Il est important de le préciser car certains joueurs pourraient se sentir décontenancés face à ce dirigisme qui est malgré tout, au service de la narration et de l’expérience du joueur. Ce n’est pas pour autant (trop) scripté, on ne va pas cracher sur ce level design semi ouvert qui est une franche réussite pour réinventer la série qui en avait besoin !

Naughty God of War, une narration à la hauteur

C’était l’une de nos craintes lorsque les premières previews tombaient, que ce God of War allait maladroitement s’inspirer de la narration de The Last of Us avec son duo Ellie/Joel, mainte fois saluée par les joueurs et la critique. Certes, on peut retrouver des similitudes à la maestria scénaristique orchestrée par Naughty Dog à qui l’on doit aussi la saga Uncharted mais ce God of War possède sa propre âme scénaristique. Les doutes s’envolent assez vite quand on découvre le subtil cocktail narratif que l’on nous propose, mêlant de la brutalité, des doutes, de l’émotion ou encore de l’humour.

Forcément, la relation père/fils et le rapport à la paternité de Kratos est le fil conducteur de cet opus. On n’échappe pas au cliché du père ultra paternaliste trop bourru qui doit élever son rejeton à la dure. En même temps, le passé de Kratos est assez mouvementé pour justifier cette attitude mais on regrettera certaines réactions ou justement, non réactions de notre chauve barbu à divers moments.
Toutefois, la galerie de personnages qu’ils vont rencontrer permettra de faire évoluer cette relation de manière assez crédible, surtout sur la fin où les révélations permettent d’atténuer ce sentiment de relation paternaliste déjà trop vu. On a notamment apprécié les deux frères nains (Brok & Sindri) qui par leur personnalité distincte et opposée, apportent une bonne fraîcheur à la narration mais surtout, Mimic pour son humour et ses anecdotes croustillantes ! Ce personnage qu’on vous laissera découvrir sans plus de spoils, apporte une narration « dynamique » très appréciable car ses dialogues ponctueront vos découvertes et enrichiront le récit global de l’aventure.

god of war brok sindriAu delà de la quête principale qui est de très grande qualité, réservant une fin riche en révélations, on ne voulait pas passer sous silence les quêtes annexes. Elles sont à conseiller, ce qui est important de préciser car ce n’est malheureusement pas souvent le cas dans ce genre de production AAA. Certes, nous ne sommes pas au niveau d’un Witcher 3 mais elles sont assez bien écrites pour prolonger la quête principale et surtout, donner plus de corps à ce nouvel univers qu’on découvre. Car ce God of War aborde donc la mythologie Nordique faite de Ragnarok, Valhalla ou encore du Serpent Jörmungandr, changeant radicalement l’ambiance par rapport aux précédents opus. Nous ne sommes pas des experts mais à priori, God of War PS4 est plus proche et respectueux de la mythologie Nordique que ne pouvait l’être les précédents épisodes avec la mythologie Grecque.

La métamorphose de God of war, du Beat’em all à l’Action RPG

Ce reboot de God of War marque aussi un système de combat plus poussé qu’a l’accoutumé, piochant, encore une fois, du côté de Dark Souls/Bloodborne. De ces productions, on prend par exemple le système d’esquive, de contre ou encore le craft sur lequel nous reviendrons plus tard.
On garde bien entendu un aspect beat’em all frénétique qui caractérise la série mais avec une profondeur bien plus intéressante et tactique dans les combats. Par ailleurs, les QTE qui étaient l’essence des précédents God of War, sont plus ou moins oubliés dans cet épisode, sauf dans certaines cutscenes à la manière d’une production Telltale Games ou Quantic Dream. Pas d’inquiétude, il y a toujours des exécutions sanglantes et très bien mises en scènes, pour renforcer le brutalité des combats.

God of war Combat

On remarque d’emblée un gros feeling sur l’impact des coups qui font ressentir une véritable puissance, notamment grâce à la hache « Leviathan » de Kratos que l’on peut projeter et faire revenir comme un boomerang. Kratos a donc troqué ses lames du chaos pour le combo hache/bouclier, sans oublier le combat à mains nues qui permettra de remplir plus rapidement une jauge d’étourdissement des ennemis afin d’effectuer une action contextuelle du type QTE. C’est surtout l’utilisation de son fils comme partenaire qui constitue la grosse surprise de ce système de combat, renforçant bien évidemment le fil conducteur narratif père/fils.  En effet, Atreus sera un véritable coéquipier, vous aidant au combat en corps à corps de manière autonome mais surtout avec ses flèches, bien pratique pour distraire les ennemis pour mieux les surprendre avec Kratos. Dans les faits, le joueur donne les ordres à Atreus par le biais d’une touche afin de lui indiquer l’ennemi ou l’élément à viser avec son arc. Cela servira aussi de mécanique pour récupérer des objets ou résoudre des énigmes.

Petit point noir en revanche concernant Atreus, on pourra reprocher que ce dernier d’être invincible en combat, donnant un côté « cheaté » à ce personnage. Toutefois, cela est compréhensible en termes de game design car si Atreus était vulnérable, il pourrait se comporter comme un boulet que Kratos devrait protéger, apportant une frustration chez le joueur.

god of war atreusCertains joueurs pourront éprouver une certaine gène quant au faible nombre d’armes disponibles mais nous trouvons qu’avec la profondeur du gameplay, elles sont amplement suffisantes pour s’essayer à des combos très impactant (switch des armes et mains nues, combats à distance, compétences, synergie avec les runes etc…).

Le renouveau du gameplay se situe également sur l’intronisation de mécaniques RPG qui pullulent dans les jeux AAA de cette génération. Dans God of War, cela se caractérise dans l’amélioration de son équipement par le biais d’armes à sertir de runes, de pouvoirs à utiliser en combat ou tout simplement de l’amélioration de ses compétences et caractéristique par le biais de la montée en expérience. Il va falloir adapter son approche de combat en fonction des ennemis car il faut gérer leurs spécificités élémentaires, en choisissant le bon combo d’armes et de compétences pour les terrasser. Pour des raisons de spoils, nous n’iront pas plus loin sur les mécaniques qui régissent ces bases élémentaires mais sachez que la hache de Kratos représente la glace et qu’elle ne sera pas efficace face à des ennemis du même type. En parallèle, il sera possible de choisir divers types de flèches pour Atreus, afin d’avoir différents effets sur les ennemis mais surtout pour résoudre des énigmes et puzzles au cours de votre progression

Ces divers éléments RPG sont donc une véritable bouffée d’air pour la licence God of War même si on aurait peut être aimé un crafting un poil plus intéressant et plus d’équipements à dénicher au cours de son exploration.

On ne vous cachera pas que les premières heures de jeu pourront s’avérer douloureuses pour appréhender ce nouveau système de combat assez dense. La faute à des commandes pas très intuitives et à un rodage nécessaire pour maîtriser le gameplay mais on notera qu’il est possible de changer le mapping des commandes dans les réglages (ce que l’on vous conseille, notamment pour les anciens joueurs).

Ton interface à la mer de désolation

Parlons de quelques points fâcheux dans ce God of War quant on aborde la question de son interface. En effet, on regrettera la relative lisibilité de la carte du jeu qui aurait gagné à être plus claire et parlante pour le joueur. Dans le même ordre d’idée, on met beaucoup de temps à apprivoiser les menus pour améliorer ses compétences, même si on s’y habitue sur le long terme. L’ergonomie des menus n’est donc pas idéale, surtout sur l’aspect crafting qui peut être une tannée, notamment pour retrouver les éléments de craft épiques/légendaires si on veut platiner le jeu.
Avant l’application de la grande quantité de patchs survenus sur God of War depuis sa sortie, il y avait un grand problème sur la taille des textes dans les menus, rendant leur lisibilité compliquée. Heureusement, les réglages permettent maintenant de corriger cette errance de développement qui était handicapante.

Enfin, on fustigera le système de voyages rapides qui ne l’est pas tant que ça. Il est souvent bridé en fonction de son avancée dans le scénario principal de jeu et peut s’avérer fastidieux à utiliser. En réalité, il cache un habile système de chargement pour…charger les éléments qui constitueront l’endroit où vous vous rendrez. Ces pseudo « temps de chargements » seront néanmoins l’occasion d’enrichir la narration du jeu, en écoutant des dialogues qui sont intéressants pour encore mieux comprendre l’univers et l’histoire du jeu.

La voix des Dieux

Abordons la partie sonore du jeu. Tout comme la réalisation graphique, on est dans le très haut du panier, avec une OST épique composée par Bear McCreary. Tous les thèmes du jeu que ce soit le thème principal ou celui de Kratos, sont très bien travaillés et variés, accompagnant idéalement votre aventure.

En point d’orgue, l’excellent sound design du jeu, chaque impact étant magnifiquement retranscrit et la spatialisation du son très bien diffusé sur votre home cinéma ou votre casque. Toutefois, nous avons remarqué quelques problèmes de sous mixage des voix dans certaines cutscenes. Elles sont parfois trop faibles par rapport aux musiques de fond, ce qui gène la compréhension des dialogues par moment. Est-ce un problème de notre configuration lors de notre test ou un véritable défaut qui sera corrigé dans un patch ?

Enfin, parlons rapidement de la VF qui est très bonne même si la VO restera un cran au-dessus, notamment par l’interprétation de Christopher Judge, l’acteur de Teal’c dans Stargate SG-1. Il possède une voix rauque d’outre tombe qui sied à merveille au personnage de Kratos. On pourrait même regretter que la VF sacrifie la traduction du fameux « Boy » qui est devenu un meme célèbre mais qui au-delà de la blague, change la perception que l’on peut avoir de la relation entre Kratos et son fils Atreus.

 

Les équipes de Sony Santa Monica ont plus que réussi leur pari de refondre God of War à travers un reboot conservant l’ADN de la licence que l’on connait depuis ses débuts en 2005. Empruntant des idées de gameplay à des titres majeurs (Resident Evil 4, Bloodborne, Darks Souls…), God of War en 2018, est un exemple de mise en scène avec son plan séquence tenu tout du long, mêlé à une narration maîtrisée, sans toutefois atteindre la maestria d’un Naughty Dog. Sa durée de vie colossale (entre 25-30 heures pour la quête principale et plus du double pour le 100%) promet une aventure riche en rebondissements avec le duo Kratos/Atreus qui rencontreront une galerie de personnages attachants et voués à évoluer tout le long de votre quête. Enfin, God of War est un monstre de beauté et d’optimisation, une vitrine technique pour Sony et sa PS4 qui ont accouché d’un divin enfant. Il est l’élu, incontestablement le meilleur jeu du genre à l’heure actuelle, touché par la bonté divine malgré quelques errements.

Crash test

La note du Crash Test de God of War sur PS4 est de 50

Mais qu’est ce qu’un Crash Test ? Contrairement aux nombreux tests que l’on peut trouver, la note finale est donnée à travers un prix d’achat conseillé. Partant du prix de vente neuf constaté (54,99€ dans le cas de God of War), Crash Test tacle là où ça fait mal et vous donne la véritable valeur d’un jeu. Pourquoi payer trop cher ses jeux vidéo ?

 Annoncé lors de l’E3 2017 et repoussé au début de l’année 2019, Anthem est encore un titre bien mystérieux. Bioware, studio créateur de la série Mass Effect, nous a fait la promesse d’un monde riche, de personnages forts et d’un scénario abouti… Tout cela dans un action-RPG visant à s’inscrire sur la durée ! Gros travail donc pour le studio. Après une trilogie space opéra qui a su marquer la 7e génération de consoles et un dernier épisode bien en dessous de ce à quoi les développeurs nous avaient habitué, qu’attendre d’un titre aussi ambitieux ? Voici nos espérances concernant le futur du titre et les révélations attendues à l’E3 2018.

Anthem

Des graphismes saisissants, seulement pour les privilégiés ?

Nous sommes à l’E3 2017, conférence EA, teaser d’une nouvelle licence : Anthem. Seulement quelques heures plus tard, une séquence de gameplay est dévoilée. Et que dire ? c’est visuellement magnifique, et ça tourne sur Xbox ONE X à 30 fps en UHD (proche du 4k). Notre première attente est directement liée à notre première impression. Nous espérons en effet qu’il n’y aura pas de « downgrade » graphique à la sortie du jeu sur consoles de salon… Et surtout quelle en sera la mesure sur Xbox ONE et PS4 « normales » qui ont tendance à être oubliées ? Le moteur Frosbite a tout intérêt à nous convaincre sur toutes les plateformes et nous livrer un rendu le plus optimisé possible sur toutes les consoles de l’actuelle génération ainsi que sur PC.

Anthem

Un monde vaste, riche et vivant

Durant la phase de gameplay, le monde proposé a l’air gigantesque, dense et occupé par un bestiaire varié. Il serait avisé de ne pas réduire cet espace en simple endroit où aller pour effectuer les quêtes données dans la métropole principale. La carte devra regorger de détails, de quêtes annexes à trouver en se baladant et pourquoi pas quelques villes. On pourrait imaginer s’allier avec des communautés dans des villages, ou encore aider des personnes désireuses de nous rejoindre, etc… Tout ceci contribuera à rendre le monde riche en dehors de la forteresse.

À la fin de cette séquence, nous assistons à un changement climatique impressionnant, les développeurs nous précisent que ces événements affecteront l’environnement. Reste à voir les réelles conséquences que ces événements apporteront : changer la configuration de la map ? Ouvrir de nouvelles régions ? Et soyons fous…visiter de nouvelles planètes ?

Anthem

Anthem, seul ou à plusieurs ?

Le soft est revendiqué comme un action-RPG en univers partagé. On se demande comment le studio va faire en sorte d’ancrer l’univers de chacun en coopération… Bioware est clair là-dessus, ce sont nos choix, nos conséquences, notre histoire. L’équipe formée par le joueur dans sa partie sera une aide sans influer sur ses actions. À la clef pour les coéquipiers ? Des récompenses, on peut supposer du loot et de l’XP. Ce serait pratique d’avoir une note de fiabilité à attribuer aux joueurs : faire le choix de mieux en récompenser ceux qui nous ont beaucoup aidé dans une mission ou au contraire sanctionner ceux qui l’ont entaché. Pour que la coopération entre joueurs soit efficace, Anthem devrait proposer un système d’ordres à donner à ceux qui rejoignent une partie. Les 3 classes d’armures Javelin connues pour l’instant seront customisables et uniques ; on les espère complémentaires et surtout bien équilibrées en cas de PVP, on ne veut pas d’un Destiny bis où l’arcaniste était clairement avantagé lors d’affrontements multi.

Anthem

Une histoire menée par une narration de maître

Bioware sait nous raconter des histoires et nous plonger dans un univers abouti et maîtrisé. Faire des choix influents sur le scénario coïncide avec la marque de fabrique du studio, mais nous voulons de vraies conséquences !
Imaginez vous balader dans un monde façonné par vos choix et rejoindre ensuite celui d’un ami dans lequel les siens auraient changé le déroulement des événements : ce serait un dépaysement jouissif. Le titre gagnerait dès lors une rejouablilité très intéressante, d’autant que l’ambition de l’éditeur EA est claire : le jeu va être entretenu pendant une dizaine d’années. Donc en avant pour des quêtes scénarisées, une histoire forte et des rebondissements capables de nous tenir en haleine pendant toute cette période ! On ne demande que ça !

Anthem

Un gameplay simple et efficace

Anthem doit briller par son gameplay, accessible pour les néophytes et complet pour les plus initiés. Courir, voler, combattre et nager sont beaucoup d’actions qui peuvent rendre un titre bancal si elles sont mal exploitées.
On espère également que les menus seront optimisés, car manifestement nous irons souvent dans notre inventaire pour personnaliser son Javelin, vendre/acheter de l’équipement, s’équiper d’une arme, etc… On aimerait aussi voir des combats épiques et stratégiques, face à des boss changeants de pattern d’attaque et évolutifs plutôt que de simples « sacs à PV ».

Anthem

Anthem…10 années…en DLC ?

La position des studios est encore inconnue sur les moyens de faire vivre le jeu sur une décennie… La logique très en vogue du « game as a service » tend vers des DLC et autres micros-transactions adorées des joueurs (ou pas). D’après une annonce de Patrick Söderlund (chef designer d’EA), la firme ne reproduira pas la même erreur des lootbox de Star Wars Battlefront 2. Il reste les DLC. Un par an ? Deux par an ? On doute qu’ils suffiront à tenir la communauté en haleine… Il va falloir que l’éditeur propose régulièrement du contenu gratuit en plus de ces extensions payantes et que le prix de ces dernières soit raisonnable. Tous ces contenus, hebdomadaires ou mensuels inciteront la communauté à rester sur le soft. Attention toutefois à ne pas reproduire l’erreur d’un Mass Effect Andromeda à peine fini lors de sa sortie ; les dix années pour faire évoluer le soft n’étant pas un prétexte pour le sortir bâclé.

La promesse d’EA et Bioware est là : soutenir leur jeu sur 10 ans. Pour cela le titre va devoir nous livrer une expérience mémorable, que ce soit par une narration très présente, un gameplay aux petits oignons, un monde vivant ainsi que des versions toutes optimisées selon les plateformes. Nous sommes sceptiques tant la tâche semble difficile à mi-chemin de cette génération de consoles et après un Mass Effect Andromeda qui n’a pas franchement convaincu. Les zones d’ombre restent majeures concernant Anthem à ce stade et l’E3 2018 ainsi que la bêta à venir, devraient nous apporter de nombreuses précisions. Reste maintenant à savoir si le titre possédera les moyens de ses ambitions et saura nous convertir sur une telle durée. Poudre aux yeux ou véritable révélation ? Les paris sont ouverts !

À l’approche de l’E3, les rumeurs vont bon train notamment pour le prochain hit de la Nintendo Switch : Pokemon.

Selon les derniers ragots, Gamefreak travaillerait sur un remake d’une version de Pokemon déjà sortie sur … GameBoy. Vous l’aurez compris on parlerait bien des excellents Pokemon Bleu et Rouge, sortis en 1999 en France. Selon NintenDaan de son vrai nom Daan Koopman, les développeurs de GameFreak travailleraient actuellement sur un remake de ces derniers qui seraient présentés lors de l’E3 de cette année. L’information serait venue au journaliste par l’intermédiaire d’un employé du studio en charge du projet.

Même si nous approchons de la date anniversaire du célèbre jeu, nous avons du mal à croire que le projet, teasé par GameFreak et The Pokemon Company comme un jeu révolutionnaire pour la saga, ne serait qu’un « simple » remake.

Pour conclure, nous citerons également la rumeur qui nous vient d’Eurogamer qui, selon ses informations, annonce que le prochain Pokemon serait un spin off des versions Lune et Soleil. Il reprendrait les bases gameplay des originaux tout en proposant des graphismes dignes de la Nintendo Switch.

pokemon lune soleilEt vous, préférerez-vous le remake d’un des précédents Pokemon ou un nouvel épisode inédit ?

Après une année 2017 exceptionnelle, Nintendo se prépare à tout smasher pour l’E3 2018. Voici ce qui nous attend en juin.

Tout d’abord, bonne nouvelle Nintendo sera bel et bien présent au salon de l’E3 de cette année. Nous sommes bien loin des années sombres de la WiiU, désormais la Switch cartonne et ses prochains hits sont sur toutes les langues.
Le stand Nintendo accueillera donc les visiteurs au Convention Center de Los Angeles du 12 au 14 juin. Ils pourront jouer au fameux Super Smash Bros. ainsi qu’aux jeux d’éditeurs tiers.

Nintendo love vidéo

Nintendo ne semble pas vouloir entrer dans la danse des grosses conférences qui animent l’E3 chaque année. La société Japonaise diffusera une vidéo de présentation le 12 juin à 18h. Celle-ci présentera les titres majeurs prévus pour l’année 2018 avec notamment le très attendu Super Smash Bros. sur Nintendo Switch. S’en suivra les Nintendo Treehouse : Live | E3 2018 qui présenteront plus en détail les jeux à travers des vidéos de gameplay, des interviews de développeurs et bien d’autres surprises.

Nintendo E3

NintEsport

Pour ceux qui le souhaitent, Nintendo diffusera en direct le Splatoon 2 World Championship le mardi 12 juin de 00h30 à 3h00 du matin. Il s’agit bien sûr des heures françaises, pour les plus courageux. Une fois terminé, nous aurons droit à une compétition sur le tout dernier Super Smash Bros. Invitational 2018.

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Vous pourrez suivre l’ensemble des événements Nintendo l’E3 2018 à
cette adresse.

De plus amples informations concernant la participation de Nintendo à l’E3 2018 seront partagées dans les prochaines semaines. Nous mettrons à jour l’article en suivant.

American Crime Story :The Assassination of Gianni Versace, s’attaque au meurtre du célèbre couturier italien assassiné en 1997 devant sa maison à Miami.

Créée par l’excellent Ryan Murphy, à qui l’on doit notamment American Horror Story ainsi que Glee, cette série revient sur les faits divers médiatiques des années 90 ayant marqué toute une génération. Nous avons eu droit à une première saison, The People v. O. J. Simpson, qui nous a présenté avec brio l’affaire ultra-médiatisée du procès d’OJ  Simpson, star afro-américaine, accusé d’avoir violemment battu sa femme et son petit ami à mort. Elle se focalisa surtout sur l’imbroglio juridique dû à une pression médiatique et culturelle inédite à l’époque. Le tout avec un cynisme et une mise en scène plus qu’appréciable.

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Un casting incroyable

Le casting de cette seconde saison est une nouvelle fois impressionnant, Murphy ayant pris des acteurs de talent dont la ressemblance avec les personne réelles est tout simplement troublante. Nous retrouvons ainsi Edgar Ramirez, Darren Criss, Penélope Cruz et Ricky Martin dans les rôles respectifs de Versace, Andrew Cunanan, Donatella et Antonio D’Amico, compagnon du célèbre couturier. Nous tenons encore à saluer l’interprétation de Darren Criss qui campe un monstre, mythomane et mégalo au visage d’ange, totalement bluffant du début à la fin.

Les origines du mal

Dès les premières minutes, nous mettons les pieds dans le plat en assistant au meurtre de Versace, sans plus d’explication, comme si vous veniez d’allumer votre télévision le 15 juillet 1997.

Après cette belle introduction, servie par l’excellente bande originale de Mac Quayle, s’en suit un plongeon dans les passés respectifs d’Andrew Cunanan et Versace. Nous comprenons très vite que le meurtre de ce dernier n’est qu’un point d’accroche et l’épilogue d’une terrible histoire commencée plus de 10 ans auparavant. La construction et la chute d’un véritable sociopathe qui voulait avant tout marquer l’Histoire …

Le récit est découpé en retour progressif dans le passé et nous introduit les faits marquants en premier, pour ensuite revenir sur la genèse de ces derniers. Par exemple, il nous présente la fin d’un chapitre, la mort d’une des victimes, pour ensuite nous détailler ce qu’il s’est réellement passé.
Une réalisation très intéressante, qui permet de nous surprendre et d’attiser en permanence notre curiosité tout au long des épisodes. Nous comprenons ainsi ce qui a pu motiver cette folie, comment les autorités ont traité l’affaire et avec un certain cynisme, pourquoi Andrew Cunanan n’avait pas l’air d’être si inquiet durant sa course meurtrière. Pour rappel des faits, il a tué Jeffrey Trail, un ancien militaire, puis David Madson, un jeune architecte, Lee Miglin, un magna de l’immobilier âgé de 72 ans, William Reese et Gianni Versace. Nous nous rendons rapidement compte que derrière la mort de Versace se cache un plus gros sujet : le mépris dans lequel vivaient les homosexuels dans la société américaine des années 90. The Assassination of Gianni Versace nous balance au visage l’inégalité et l’indifférence naturelle avec laquelle a été traitée cette communauté.

Inspirée par le livre de la journaliste Maureen Orth, Vulgar Favors, Andrew Cunanan, Gianni Versace, and the Largest Failed Manhunt in U.S. History (1999), American Crime Story : The Assassination of Gianni Versace suit parfaitement le ton de la série tout en proposant une narration totalement différente de la première saison. Malgré nos craintes, elle parvient à conserver son regard critique envers la société, les autorités et les médias, le tout avec une mise en scène et un scénario toujours aussi décapants.

5 sur 5

5 sur 5

De Fight Club à The Game (David Fincher), en passant par Eyes Wide Shut, le film se targue de références de hauts niveaux. Mais arrive t-il à se hisser à la hauteur de ses pairs ?

Avant de répondre à la question replaçons l’histoire de Game Night.

Un couple fou de jeux de société reçoit la visite du frère du mari, un playboy qui a réussi dans la finance. Celui-ci, a toujours été meilleur que son frère. D’ailleurs, la compétition nuit à la fertilité de notre héros (Jason Bateman) car il est trop stressé.

Son frère, interprété par Kyle Chandler (Demain à la une ndlr), décide de mettre la barre plus haut. Il prépare une soirée exceptionnelle où le plateau du Monopoly est remplacé par un jeu de piste grandeur nature avec des acteurs. Mais vous vous en doutez, rien ne va se passer comme prévu…

game night acteurs

Je commence donc par répondre à ma première question. Attention suspense ! Et la réponse est :

“J’ai trouvé, le Colonel Moutarde, dans la cuisine, avec le chandelier”

  • Mon premier est aussi gros que les références du film ou bien de ce qui se trouve en plein milieu de votre magnifique bouille.
  • Mon second est le synonyme de mecs, que vous invitez à votre poker night, bien entendu.
  • Mon troisième est aussi tiré par les cheveux que l’histoire de ce film. Ou, c’est tout simplement un synonyme de cheveux débutant par la lettre T.
  • Mon tout est une mauvaise réponse, too bad.

charade

Vous en conviendrez, je suis un peu laconique. Tout l’inverse du film d’ailleurs. Explicitons au travers d’un exemple.

Exemple (je reprends juste le leitmotiv du film : je te le dis, je te montre, je te le redis juste au cas ou… you dumb bitch).

Un personnage du film sort cette réplique « On se croirait dans le film Eyes Wide Fight Club » pour appuyer les références précitées. Bien qu’à de nombreuses reprises des allusions, visuelles et orales, sont faites à ces deux grands films. Un défaut qui montre l’estime qu’ont les réalisateurs vis à vis du spectateur. Le comble pour un film dont le titre est Game Night et dont le scénario se veut un jeu de piste.

game night

On est loin d’Agatha Christie

Car le film n’est en rien ce qu’il prétend. Que nenni les amis ! Je vous le dis, on nous arnaque. Et ce malgré un petit début sympathique, avec la présentation du couple en mode accro au jeu et à la compétition. Malheureusement, tout ceci n’est qu’un prétexte pour un enchaînement de gags sans réel intérêt. Qui plus est, les rebondissements sont plus farfelus les uns que les autres.

Pour preuve nous pouvons prendre l’une des scènes du film où l’actrice principale (Rachel McAdams alias Annie) essaye de retirer une balle du bras de son mari, qu’elle a elle-même blessé, soit dit en passant.

game night Rachel McAdams

La jeune femme tente donc pendant 2/3 min de retirer la balle, scène censée être hilarante, mais qui ne touche en rien ma corde sensible d’humoriste improvisé et soûl de fin de soirée (pourtant le public visé, enfin j’imagine).
Donc, après ces 3 minutes interminables, on se pose la question : va t’elle sortir la balle ?! Eh bien non. Car, retournement extraordinaire de situation, même moi je ne l’avais pas vu venir, c’est vous dire. Elle s’exclame alors “Oh tu as été touché deux fois”.

Sous nos yeux ébahis apparaît un second trou. Et le mari d’ajouter : “Mais non c’est le trou de sortie”. Il fallait oser. Je suis mort de rire, je me roule entre les sièges, je m’étouffe de plaisir.

Voilà un petit exemple parmi une pléthore qui me permet d’affirmer, une fois encore, que la fontaine a vu clair dans le jeu de nos réalisateurs. La grenouille n’est point un bœuf. Elle a beau enfler, rien y fait. Elle n’y gagnera dans cette soirée de jeu, qu’à se dégonfler tel un ballon de baudruche trop suffisant de ses clins d’œils appuyés.

Tout n’est pas si noir.

Malgré tout ce que je viens de dire, il y a des points positifs dans Game Night. En particulier un, l’acteur Jesse Plemons qui est sans aucun doute une révélation de ces dernières années et une star montante à suivre.

game night jesse plemons

En effet, il est l’un des seuls à tirer son épingle du jeu. Son personnage à la fois dérangeant et amusant, donne un souffle à cette comédie plan plan. Son côté divorcé/creepy/voisin relou est un cocktail d’humour absurde qui, là, vient toucher ma corde sensible d’humoriste à jeun.

Et puis, parfois on rigole.

Voilà, c’est la fin

Merci de votre lecture, j’espère que vous n’êtes pas mort de rire avec ma charade alambiquée. D’ailleurs, cher public c’est sans doute mon dernier article sniff. Je me réoriente vers la comédie, après avoir vu le niveau d’écriture de Game Night, je me dis que j’ai toutes mes chances.
Non, humoriste c’est un métier on le voit bien avec ce genre de film…(ou ce genre d’article)

Je vous laisse avec une devinette. Si si c’est cadeau 😉

Quel est l’appareil qui sert à attraper les lions dans les montagnes d’Écosse ?

Et comme dirait papy Steven « GL HF ».

game night note

Vous avez le choix : verre à moitié plein ou à moitié vide ?

 

C’est avec beaucoup d’appréhension et d’excitation que nous nous sommes rendus dans le Montana, pour y découvrir sa faune luxuriante, ses paysages à perte de vue et surtout ses dangers.

Far Cry 5 est-il l’épisode du renouveau ou un vulgaire clone du troisième opus de la franchise ? … Et surtout combien vaut-il ?

Far Cry 5 intro

Une introduction à la hauteur de nos attentes

Ce nouvel opus de Far Cry ne déroge pas à la règle en nous proposant une introduction très soignée. Elle pose parfaitement l’histoire, l’ambiance, l’environnement, sans oublier l’antagoniste principal du jeu : Joseph Seed. Pour l’atteindre vous allez devoir venir à bout des trois autres membres de la famille Seed : John, Faith et Jacob, dirigeant chacun une région différente d’HopeCountry. Vous incarnez un (simple ?) agent fédéral piégé dans cet univers de non-droit et de danger. Vous devrez ainsi lutter aux côtés de la résistance pour faire tomber chaque région, jusqu’à atteindre le big boss, Le Père : Joseph Seed, qui n’a d’ailleurs rien à envier aux grands méchants du troisième et quatrième épisode. Charismatique, magnétique et fou, il ne lui manque que l’effet de surprise dont Vaas a pu pleinement profiter dans Far Cry 3.

Far Cry Action

Les derniers souffles d’une machine vieillissante

Quand vous pensez à Far Cry, vous vous dites : « oh non, pas encore ces maudites tours radio ! » et heureusement Ubisoft vous a entendu et va jusqu’à se moquer de lui-même. La progression est un véritable plaisir, en nous offrant la liberté de choisir l’ordre des missions principales ou secondaires sur l’ensemble de la carte du jeu. Vous pouvez ainsi explorer l’intégralité du monde ouvert et accomplir les missions dans l’ordre que vous souhaitez. Le but étant de faire le plus de dégâts dans les installations de la secte, faire grandir la résistance et de se débarrasser de chaque lieutenant de Seed. Pour rythmer le tout, nous avons régulièrement l’apparition surprise d’un de ces antagonistes au cours de simples missions. Hormis une fin très intéressante, nous regrettons le manque de folie et de surprise qui rendait Far Cry 3 si mémorable à son époque.
Pour nous déplacer, nous retrouvons avec plaisir les grappins, wingsuits, parachutes, voitures, quads, avions et hélicoptères, bien connus de la licence mais toujours aussi plaisants à utiliser. Comme avec les armes, vous pourrez vous procurer des véhicules en les volant/récupérant dans la nature ou en les achetant. Pour gagner de l’argent in-game, vous devrez vous acquitter de quelques séances de chasse, accomplir des missions ou payer de votre poche. Vous l’aurez compris, des microtransactions sont présentes mais restent discrètes et n’altèrent en rien le déroulement du jeu.

Mais tout n’est pas rose à HopeCountry et ce Far Cry 5 conserve les marques d’un système usé jusqu’à la moelle. Pour illustrer cela, il suffit de jeter un oeil aux instructions globales du jeu :

Entre deux missions plus où moins originales, vous devrez donc libérer des civils, faire exploser des installations ennemies ou encore libérer les avant-postes un peu partout. A cet aspect très répétitif à la longue, nous déplorons surtout l’IA (intelligence artificielle ndlr) des ennemis complètement à la ramasse. Bêtes, méchants et suicidaires (et imperméables aux balles pour les plus forts), voilà comment résumer 90% des adversaires que vous devrez affronter tout au long du jeu. A cela, nous pouvons rajouter qu’ils ont l’air de tous de se ressembler : Barbus, cheveux long et tout de blanc vêtus. Le fait qu’ils soient membres d’une secte n’explique pas tout et encore moins l’impression de tuer toujours les mêmes personnes.

Un Montana plus vrai que nature

Ubisoft met une nouvelle fois la barre très haute sur ce Far Cry 5. Le travail effectué sur l’environnement nous offre un Montana criant de réalisme. Les forêts fourmillent de détails et nous avons été agréablement surpris de n’avoir aucun véritable ralentissement, autant sur Xbox One S que Xbox One X. Malheureusement le clipping (apparition tardives de textures et éléments du décor ndlr) est légèrement présent, notamment sur les versions consoles « classiques ». Nous avons parfois droit à quelques problèmes d’animations, accentués par le pathfinding (capacité d’aller d’un point A à un point B de façon logique ndlr) de l’IA à la ramasse et il n’est pas rare de voir un animal ou un PNJ (personnage non-joueur ndlr) coincé dans un coin.

Far Cry 5

Pour finir, le HUD (Head-up display – ensemble des informations affichées à l’écran ndlr) est également beaucoup plus discret en nous proposant une boussole en haut de l’écran, à la place de la classique minicarte. Ce qui nous permet de profiter pleinement de l’environnement.

Côté durée de vie, vous allez avoir de quoi passer de longues soirées et journées devant Far Cry 5. En plus des 20 heures de jeu pour terminer le solo, vous pouvez rajouter un gouffre temporel avec le mode « Arcade ».  On y retrouve un multijoueur avec deathmatch simple ou en équipe mais surtout un éditeur de carte complet et ultra-généreux. Celui-ci vous offre notamment la possibilité d’utiliser des éléments graphiques issus des univers de Far Cry, Watch Dogs et Assassin’s Creed.

En conclusion, Ubisoft nous sert ici le meilleur Far Cry jamais réalisé. Ce cinquième opus pousse l’ensemble des ingrédients de la licence à leur maximum tout en apportant une mise à jour nécessaire à son sytème de jeu vieillissant. On plonge ainsi dans une aventure immersive et audacieuse, servie par une histoire intéressante et rythmée.
L’avalanche de ces qualités fait malheureusement ressortir les défauts d’une saga dont les mécaniques de jeu accusent le poids des années. Des missions répétitives et convenus, une intelligence artificielle limitée et nous en passons.
En somme, si vous n’avez jamais touché un Far Cry de votre vie ou que vous êtes un fan du genre, foncez. Pour les autres, réfléchissez y à deux fois avant de plonger dans cette aventure, certes plaisante, mais très proche de ce que l’on a connu jusqu’à aujourd’hui.

Crash test

La note du Crash Test de Far Cry 5 sur Xbox One, PS4 & PC est de 45

Mais qu’est ce qu’un Crash Test ? Contrairement aux nombreux tests que l’on peut trouver, la note finale est donnée à travers un prix d’achat conseillé. Partant du prix de vente neuf constaté (57€ dans le cas de Far Cry 5), Crash Test tacle là où ça fait mal et vous donne la véritable valeur d’un jeu. Pourquoi payer trop cher ses jeux vidéo ?

 

Voici Real World Warrior Edition, l’adaptation non officielle de Street Fighter 2 en réalité augmentée.

Développé par Abhishek Singh, cette adaptation du jeu iconique Street Fighter 2 vous permettra de combattre vos adversaires en réalité augmentée où bon vous semble. Pour cela, il suffit de pointer votre smartphone sur la surface de votre choix telles qu’une table, le sol de votre bureau ou … soyons fous, la rue. Ensuite choisissez votre personnage et combattez.

Certes, ce n’est pas fluide et la 3D proposée ne rivalise pas avec les derniers opus de la licence de Capcom, mais le concept est là. Son créateur n’en est d’ailleurs pas à son premier coup d’essai. Il est notamment à l’origine de la bluffante adaptation de Super Mario à la première personne sur Hololens (casque de réalité augmentée de Microsoft ndlr), que vous pouvez retrouver en vidéo ci-dessous.

Pour finir, cette adaptation de Street Fighter 2 porte le nom de Real World Warrior Edition et aucune information concernant son éventuelle distribution n’a été, pour l’instant, dévoilée. Seul l’avenir nous dira s’il s’agissait d’un teasing ou d’un simple clin d’oeil au célèbre jeu de combat.

Après les rumeurs, Rob Zombie confirme le début du tournage de 3 From Hell

En parallèle d’une carrière musicale accomplie de metalleux initiée à la fin des années 80, Rob Zombie a voulu se diversifier en devenant scénariste, producteur et réalisateur au cinéma. Ce n’est un secret pour personne, Rob Zombie est un amoureux du cinéma d’horreur et plus particulièrement du genre « Slasher » popularisé par la saga Halloween de John Carpenter en 1978. Il poussera même le vice d’en faire un remake en 2007 mais ce qui nous intéresse aujourd’hui, sont ses deux films précédents qui sont aussi ses deux premiers.

Rob Zombie - la maison des 1000 morts The Devil's RejectRob Zombie débute donc sa carrière de réalisateur avec La Maison des 1000 Morts en 2003, un trip cauchemardesque où deux jeunes couples vont côtoyer l’horreur. A cause d’un orage, ils vont devoir se réfugier dans une funeste demeure où réside une famille pour le moins particulière… Avec ce premier film, Rob Zombie pose les bases de son cinéma, se faisant un malin plaisir d’exposer sa vision et sa critique des « White Trash » de l’Amérique profonde.

C’est avec son deuxième long métrage « The Devil’s Reject » que Rob Zombie affine son style, plus original et plus profond que la Maison des 1000 Morts, tout en étant lié à ce dernier par certains personnages. The Devil’s Reject est une sorte de Western/Road Movie horrifique où l’on suit une famille de dégénérés qui vont s’adonner aux meurtres et autres perversités. Seulement, le film prend à contre pied le spectateur car il propose de suivre le point de vue de ces tueurs au lieu de celui des victimes comme on peut en avoir l’habitude ! Rob Zombie détourne admirablement les codes du genre, en inversant les rôles et en perturbant le spectateur sur la compassion ou l’empathie qu’il est coutume d’avoir pour s’attacher à des personnages.

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La version The Devil’s Rejects de La Cène

On vous fait cette petite rétrospective car Rob Zombie vient donc d’officialiser le tournage de « Three From Hell » qui n’est autre que la suite de The Devil’s Rejects. Nous n’allons pas spoiler mais le titre fait sens pour ceux qui ont vu The Devil’s Rejects que l’on vous conseille vivement si vous êtes adepte du genre.

On retrouvera donc Captain Spaulding (Sid Haig), Otis (Bill Moseley) et Baby (Sheri Moon Zombie, oui, sa femme) mais pour le reste, Rob Zombie n’a pas partagé plus d’informations. D’après de nombreuses sources, il serait en négociation avec Saban Films et Lionsgate pour proposer Three From Hell en salle mais aussi en VOD.

On se contentera donc d’attendre ce film qui pourrait clore la trilogie de la famille Firefly, avec  un autre angle que les deux premiers qui étaient liés mais bien différents. C’est par l’intermédiaire d’Instagram que Rob Zombie a confirmé le début du tournage de Three From Hell :

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