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[CRA$H TEST] STATE OF DECAY 2 : The boring dead

Undead Labs remet le couvert en nous servant State Of Decay 2, mélange de survie et de gestion après le passage d’une apocalypse zombie(sque). Il ne sera pas question ici de dézinguer du zouzou à tout va mais plutôt d’agir avec prudence car la mort rôde à chaque tournant. State Of Decay premier du nom, jeu sans prétention provenant de l’ancien Xbox Live Arcade, avait séduit la communauté de joueurs même s’il était imparfait. Cet épisode 2 a-t-il corrigé les défauts de son aîné ? Prenons un peu de temps et notre meilleur crayon…batte de baseball pour vous répondre.

State of decay 2

Une fois la partie lancée, on nous propose de choisir le binôme de personnages que l’on veut incarner. Ils possèdent chacun leurs caractéristiques et une histoire unique. Nous avons opté pour le duo Christian et Amber, respectivement le père et la fille.
Arrivés dans un camp militaire supposé sécurisé, mais au final gangrené par les infectés, un petit tutoriel nous explique les bases du gameplay s’avérant plutôt simple : fouiller, s’accroupir pour plus de discrétion ou encore utiliser des armes de fortune pour se débarrasser des quelques récalcitrants. Très vite on fait la connaissance de deux autres protagonistes, Tompson et Mun (dans notre cas). Nous prenons une voiture afin de partir de cette zone hostile ayant servie de prologue au jeu.

State of decay 2

Home sweet home

 Nous arrivons donc en ville, espace de survie, de fouille et bien évidement remplie de nos chers zouzous. Une fois la première maison trouvée et nettoyée, on s’y installe avec notre équipe dans le but d’y passer des jours paisibles. Mais avant de se la couler douce, il y a fort à faire pour endiguer le virus de la « Peste Sanglante » (on y reviendra). Encore quelques didacticiels afin de présenter la gestion de base et des ressources, ceux-ci ont tendance à parfois être trop envahissants ou au contraire inexistants… On se débrouille quand même pour construire une infirmerie et une tour de guet. À partir de ce point de départ, une mission nous invite à nous rendre à un poste d’observation qui affichera ensuite les points d’interêts sur votre carte pour trouver d’éventuelles denrées nécessaires au bon fonctionnement de votre camp. Et c’est là tout le principe du jeu, la survie.
Vous devrez accumuler sans cesse nourriture, soins, carburant ou encore matériaux de construction. Vous ferez donc des virées en ville pour fouiller le moindre bâtiment et trouver de gros sacs remplis de précieuses marchandises pour ensuite les ramener à votre logis, repartir en chercher, et les ramener encore, et encore, et ainsi de suite…
C’est rapidement très répétitif tant la consommation est excessive; on passe notre temps en ville pour un menu butin. De plus, des événements durant votre absence (comme des bagarres) peuvent amener un protagoniste à puiser dans vos réserves sans votre consentement…ce qui peut s’avérer frustrant quand vous venez à peine de faire le plein.
State Of Decay 2 réitère dans une voie réaliste de la survie, chacun des membres ayant ses petits problèmes qu’il faudra régler allant de la dépression à la contamination. C’est dommage car l’ambiance est bonne mais obscurcie par ces aller-retours rébarbatifs.

Plus Petit point sur l’ambiance qui est une véritable réussite. Les musiques composées par Jesper Kyd (Hitman 1, 2, contract, Blood Money ou encore Freedom Fighter ndlr) collent parfaitement à l’atmosphère du jeu, elles vous accompagneront au fil de vos épreuves avec brio. La composition puise beaucoup dans les standards cinématographiques actuels du genre comme The Walking Dead pour ne citer que lui. Avec des sonorités lancinantes et mélancoliques parsemées d’envolées qui invitent à la bravoure, la bande originale est certainement l’une des meilleures de ces dernières années concernant les jeux de zombies. Un régal auditif.

State Of Decay 2, des communautés à gérer

Les rapports entre les personnages au sein de votre clan sont votre priorité. Vous aurez souvent des quêtes uniques à effectuer en prenant le contrôle de l’un ou l’autre allant d’une virée d’adolescente ayant le besoin de se défouler à un autre protagoniste qui souhaite aider des personnes rencontrées il y a peu. Plus vous prenez un personnage, plus son niveau et ses capacités augmenteront, vous pourrez alors le spécialiser dans une compétence, voire le désigner comme chef. Certains personnages seront plus aptes à s’occuper d’un jardin fraichement construit dans votre base et d’autres plus enclins au combat en ville, etc…
Vous pouvez aussi faire des missions de communautés qui amélioreront vos rapports ou l’inverse, en fonction de vos choix, elles deviendront alors hostiles envers vous. Certains PNJ vous appelleront à l’aide et si vous les aidez, ils vous rejoindront probablement. Gestion oblige là encore, il faudra s’occuper des personnes blessées et de leur moral sous peine qu’ils s’en aillent s’ils sont laissés à l’abandon.
Malheureusement on a du mal à s’identifier aux personnages tant ils sont des clichés ambulants du genre apocalyptique… on a l’adolescente capricieuse, le militaire borné, le bon samaritain, etc… et il arrive que personne n’ai de quête à faire, vous obligeant à chercher des ressources sans réel but ni motivation.
Car tout le problème est là ! La plupart du temps on fait des actions sans vraiment connaitre l’utilité de celles-ci… ce qui finit par nous apprendre que la fin du monde…en réalité… c’est chiant.

State of decay 2

 Les Menus… vraies tares de State Of Decay 2. Que ce soit votre inventaire, celui de votre maison ou ceux de vos constructions, rien n’est clair. Même au bout de quelques heures de jeu on n’arrive pas à prendre d’automatismes ou naviguer simplement. Par exemple : pour vous équiper d’une grenade il vous faudra vider votre sac entièrement puis prendre la grenade en premier ou deuxième afin qu’elle soit affectée à une touche en jeu ! Alors qu’un simple bouton « déplacer » au sein de l’inventaire aurait suffi… Autre hérésie totale, l’action « prendre » et « équiper » ne sont pas les mêmes touches, on perd un temps fou à confondre X et A pour une action qui au final est similaire, sauf qu’on n’a pas mis l’objet au bon endroit dans l’inventaire… Et je ne vous parle pas de changer d’arme si celle que vous avez s’est brisée en plein combat… Ces menus sont une plaie.

Plus Pour ce qui est de la gestion de la base, c’est plutôt réussi. La construction est limpide et il ne faut pas hésiter à détruire un bâtiment afin d’en bâtir un autre. Il faudra constamment essayer de maintenir un moral stable, une menace pas trop élevée et toujours avoir des réserves d’avance. Cet aspect gestion est bien optimisé, avec la possibilité d’avoir des avant-postes pour récolter des ressources quotidiennement.

State Of Decay 2

La Peste Sanglante

 Ça et là, vous aurez des nids de Peste Sanglante à détruire. Une fois la tâche accomplie le jeu sera terminé, vous pourrez enfin rebâtir un monde sans infection. Plus vous détruirez de nids, plus les suivants se renforceront, pensez donc à mieux vous équiper au fur et à mesure. Les « zouzous sanglants », facilement reconnaissables car maculés de sang rouge vif, sont les seuls à pouvoir vous transmettre le virus ; des soins fabriqués en amont seront précieux pour ne pas perdre l’un de vos coéquipiers. Rappelez-vous que toute mort est définitive et que le game over arrive si tous vos personnages succombent.
Ces phases de combat ont tendance à devenir très fouillies quand beaucoup de zombies vous attaquent, de plus la caméra s’affole souvent dans les endroits exigus.
Coté bestiaire, là encore State Of Decay 2 fait dans le classicisme, en plus des zombies de base, on a l’habituel zouzou rapide, le gros sac à PV, celui qui explose, un autre qui hurle pour attirer les hordes, etc… on aurait aimé avoir des surprises avec des idées plus « exotiques ».

PlusPour finir, vous pouvez parcourir l’aventure à 4 et dès lors, tout devient plus fun ! Le jeu est pensé pour la coop, les parties deviendront alors beaucoup plus drôles et la répétitivité sera moins apparente.
Ndlr : le patch day one a résolu un certain nombre de problèmes relatifs au gameplay, nous n’avons pas fini dans un rocher au cours de notre partie : Undead Lab a fait du bon travail là dessus.

 State Of Decay 2 n’est pas un mauvais jeu, il est juste imparfait. On salue le soin apporté sur l’ambiance générale, principalement appuyé par une musique qui colle parfaitement à l’atmosphère. La gestion de la base et des ressources est simple et complète et se maîtrise assez bien passé quelques heures de jeu. Cependant on ne peut pas passer à coté de la redondance des tâches ainsi que de la répétition globale des missions et quêtes. Le jeu a du mal à impliquer le joueur, une narration bien plus poussée est souhaitable pour l’identification aux personnages et leur péripéties… ici, juste un tas de clichés beaucoup trop vus et une narration qui peine à exister.
Reste un soft correct qui sort du défouloir habituel zombie en étant plus axé survie et gestion. Il manque peu de choses pour en faire un bon jeu, peut-être dans un éventuel State Of Decay 3 ?

Crash test

LA NOTE DU CRASH TEST DE STATE OF DECAY 2 SUR XBOX ONE ET PC EST DE 16€

Mais qu’est ce qu’un Crash Test ? Contrairement aux nombreux tests que l’on peut trouver, la note finale est donnée à travers un prix d’achat conseillé. Partant du prix de vente neuf constaté (27,99€ dans le cas de State of Decay 2), Crash Test tacle là où ça fait mal et vous donne la véritable valeur d’un jeu. Pourquoi payer trop cher ses jeux vidéo ?

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