Mois : janvier 2019

[GameStop] La fin des magasins de jeux vidéo serait-elle proche ?

Véritable QG des gamers des années 90-2000, les magasins de jeux sont sur le point de perdre une de leurs (dernières) plus grandes franchises du monde, GameStop.

Si le nom de GameStop ne vous dit rien, vous connaissez peut-être une de ses marques en France, Micromania (& Zing). Ce géant de la vente de jeux vidéo mondial connait aujourd’hui une de ses pires crises. Il vient notamment d’annoncer qu’après huit mois de recherche d’un repreneur, aucun accord viable n’a pu être conclu. Ce communiqué, datant du 29 janvier dernier, a eu un effet boule de neige sur son action à la bourse de New York, faisant perdre le quart de sa valeur en une journée. Le titre GameStop ne vaut aujourd’hui que 11 dollars, soit sa plus basse valeur depuis 14 ans.

Quand le destin s’acharne

Cette situation n’est pas arrivée de nulle part, GameStop fait face à de gros problèmes depuis quelques temps.
Tout d’abord, ses boutiques de jeux vidéo & merchandising souffrent de la concurrence des (e)mastodontes que sont Amazon et même la Fnac (dans l’hexagone). A cela s’ajoutent les ventes de jeux dématérialisés qui ne cessent de s’étendre.
Egalement, le groupe souffre d’une instabilité en interne avec, depuis la mort de son dernier PDG Julian Paul Raines, l’absence totale d’un leader.

GameStop c’est plus de 7000 boutiques dans le monde, c’est aussi le réseau Micromania (+ ex boutiques DockGames & Games) en France et c’est l’un des derniers gros distributeurs spécialisés dans les jeux vidéo. Certains diront que c’est qu’un coup dur et que rien n’est encore joué. D’autres que, comme les vidéo-clubs, nos bons vieux magasins de jeux ont fait leur temps et qu’il faut tourner la page vers un nouveau modèle de consommation.
En attendant, nous pouvons toujours aller nous consoler rue Voltaire dans le 11ème arrondissement de Paris, où se trouvent les derniers vestiges de l’âge d’or des magasins de jeux vidéo parisiens.

[C’est la guerre] EPIC GAMES vole Metro Exodus à STEAM

Suite à l’annonce surprise du retrait de la version PC de Metro Exodus de Steam, la marketplace donne plus de détails aux joueurs.

Pour ceux qui sont passés à coté de cette information étonnante, l’un des FPS les plus attendus de l’année, Metro Exodus, ne sortira pas sur Steam avant 2020. Son éditeur Deep Silver a préféré donner l’exclusivité à la nouvelle marketplace des créateurs de Fortnite, l’Epic Games Store.


Voici la communication de Valve à ce sujet :

Les ventes de Metro Exodus ont été arrêtées sur Steam en raison de la décision de l’éditeur de rendre le jeu exclusif à une autre boutique PC.
Le développeur et l’éditeur nous ont assuré que toutes les ventes antérieures réalisées sur Steam seront honorées et les utilisateurs de Steam seront en mesure d’accéder au jeu et à ses mises à jour ou DLC sur Steam.
Nous pensons que la décision de retirer le jeu est injuste envers les clients de Steam, surtout après une aussi longue période de pré-vente. Nous nous excusons auprès des utilisateurs de Steam qui espéraient qu’il soit à la vente à la date de sortie, le 15 février prochain, mais nous n’avons été informés que tout récemment de cette décision et n’avons eu que peu de temps pour informer tout le monde.


Deep Silver n’est pas le premier à se tourner vers l’Epic Games Store. De plus en plus d’éditeurs décident de lâcher le géant Steam pour se tourner vers ce nouveau venu, beaucoup moins cher. Pour rappel, la marketplace de Valve ponctionne 33% du prix de vente du jeu, contre seulement 12% chez ce fameux concurrent.
Ubisoft a également pris la décision de sortir son futur The Division 2 exclusivement sur le store d’Epic. Un coup encore plus dur lorsqu’on sait que les autres titres de l’éditeur figurent parmi le TOP 12 des jeux ayant rapporté le plus de revenus sur Steam en 2018.

Malgré cette déconvenue plutôt gênante, Steam ne semble pas trembler et aucune décision stratégique n’a pour l’instant été annoncée.
Que se passera t-il si d’autres éditeurs emboitent le pas ? Est-ce le début de la fin de la domination Steam ? L’année 2019 nous le dira !

Metro Exodus sera disponible sur PC, du coup exclusivement sur l’Epic Games Store, PS4 et Xbox One le 15 février prochain.

[CRASH TEST] FALLOUT 76 : Faut-il sortir de l’abri ?

Peu de temps avant L’E3 2018, Bethesda annonçait Fallout 76 et par la même occasion, que celui-ci serait un titre multijoueur. Les fans puristes crient au scandale tandis que la nouvelle génération est plutôt intriguée par cette nouveauté. Le moins que l’on puisse dire, c’est que ce choix va changer radicalement la série… en bien… et en mal.

Fallout 76

Mise à jour graphique… ou pas

 Fallout 76 utilise le moteur Creation Engine qui commence à accuser le poids des années… En effet, il est utilisé depuis The Elder Scrolls V : Skyrim et même si le rendu global n’est pas désagréable à l’oeil, on peut difficilement dire qu’il flatte la rétine. Certaines textures datent vraiment d’un ancien temps, pour un ensemble à peine passable. Sur ce point, votre serviteur serait amplement passé outre.
Mais du clipping pointe son nez ici et là, la gestion des lumières (surtout en plein jour) est catastrophique tant elle est claire et macule l’écran, ce qui fait que l’on ne voit rien régulièrement au-delà de notre canon. On note aussi des bugs de textures et de collisions ou, de façon inexplicable, l’écran devient soudainement rouge sans être accompagné d’aucun changement d’atmosphère.
L’ensemble est bancal et pour un moteur sur-exploité depuis une dizaine d’années, c’est impardonnable. La direction artistique quant à elle est très bonne, mais nous y reviendrons.

Une histoire sur ordinateur via holobandes et messages écrits

Nous nous réveillons le lendemain d’une soirée qui était manifestement arrosée. Le système de création du personnage est classique quoique moins intuitif qu’à l’accoutumé puisqu’il faut déplacer un curseur (comme une souris d’ordinateur) sur la zone du visage à modifier. Ce n’est pas toujours clair et souvent, on ne comprend pas tout de suite sur quoi on agît. On réussit finalement à s’en dépatouiller, ce sera donc pour cette partie une femme/sorcière aux cheveux bleus.

Fallout 76

On sort de sa chambre et tout de suite quelque chose frappe : aucun humain. Cette solitude est instantanément mise en avant car rappelons le, Fallout 76 se déroule avant le reste de la série, donc l’Humanité n’est pas encore sortie de ses différents abris. On s’équipe auprès des robots de la station et sortons à la recherche de notre superviseur partit quelques temps auparavant.

 Voilà déjà deux incohérences scénaristiques... d’un coté l’abris est vide alors que tous les abris sont censés ne pas encore être ouverts et de l’autre coté nous ne croiserons aucun être vivant pendant notre périple. Sachez-le, tous les êtres humains que vous croiserez seront morts à votre arrivée, laissant miraculeusement derrière eux l’information capitale pour votre quête (allant de lieux cruciaux pour la suite de l’aventure à une recette précieuse de steak…).
Les ordinateurs bourrés d’informations sont toujours présents, mais cette fois-ci feront aussi office de fil conducteur à la narration. Rien de bien passionnant et très rapidement les quêtes se ressemblent toutes, on perd l’envie rapidement de vraiment comprendre ce que l’on fait et pourquoi.
Et pour conclure, aucun système de choix, indigne d’un Fallout

Fallout 76

D&CO, la maison de vos rêves pour survivre en bon man VS wild

 L’aspect craft découle directement de Fallout 4, sans ajout majeur. La possibilité d’emmener son c.a.m.p partout est cependant une bonne idée au sein d’un monde multijoueur. Une fois une partie terminée on range tout ça dans sa poche et on se déconnecte sans la crainte qu’un joueur ne vienne piller nos ressources pendant les temps de déconnexion. 
En découle l’impression de survie, présente dans le fond mais pas dans la forme. Il faudra boire et manger régulièrement des préparations effectuées au sein de l’abri afin de ne pas tomber malade. Cependant tout cela reste anecdotique tant les influences sur le jeu sont minimes…
Le loot sur les ennemis n’a aucun sens : on peut ramasser un fusil niveau 34 sur un ennemi level 4 et vice versa. Cet aspect aléatoire ne pousse pas le joueur à affronter des ennemis de haut niveau, tant la récompense risque d’être maigre par rapport aux efforts fournis. Et le plus frustrant dans l’histoire, c’est qu’on devra se débarrasser (trop) régulièrement d’armes de qualité car l’espace de stockage est beaucoup trop insuffisant.

Quant au système de compétences, pour chaque point dépensé au sein de son S.P.E.C.I.A.L (Nom de l’arbre de compétences ndlr), on peut attribuer une carte de compétence dans l’une des catégories.
Par exemple : En Endurance, on peut attribuer une capacité pour avoir à boire de l’eau moins souvent.
Les cartes sont interchangeables à tous moments, ce qui peut s’avérer bien pratique en cas de missions difficiles.

On passera sur l’I.A aux fraises et un nouveau VATS en temps réel qui passe d’un 100% à 10% en plein air sans raison aucune…
Pour rappel la série des Fallout propose un temps de pause (VATS) qui permet de viser un ennemi avec un pourcentage de réussite et des dégâts multipliés en cas de victoire. Multijoueur oblige, intégrer ce procédé était impossible en l’état. Mais là il faut avouer que le système, même bien pensé, est vraiment incohérent dans les faits. 

Une Atmosphère avec quelques séquelles

Bethesda sait s’y prendre avec les open-world et cette fois encore Fallout 76 n’écope pas à la règle. Bien qu’il ressemble trop à Fallout 4, la très grande map profite d’une ambiance visuelle et sonore excellente. Paradoxalement, l’espace semble bien plus rempli que dans les épisodes précédents malgré qu’il n’y ait aucun humain en surface. À chaque lieu découvert, une envie irrépressible d’y pénétrer se fait ressentir pour y découvrir ce qu’il cache. On se surprend de temps en temps à oublier tous les défauts du jeu en faisant une excellente quête annexe découverte simplement en passant à coté d’un lieux qui a attiré notre curiosité… Malheureusement ces instants sont bien trop courts et le retour à la réalité se fait vite sentir par des mécaniques de jeu vieillissantes et non adaptées aujourd’hui.

Fallout 76

Fallout 76, un Multi-solo

Le soft peut-être parcouru entièrement en solo comme en multijoueur. Vous n’êtes jamais vraiment seul, et jamais vraiment en multi. Des points sur la map vous indiquent où se trouvent les autres joueurs sortis des sentiers battus et de la trame principale. Il est cependant rare d’en croiser un par hasard dans son aventure, alors qu’il y en a beaucoup dans les lieux dédiés.
Rencontrer un joueur et communiquer avec lui est possible par un système classique de communication : « suis-moi » « tu veux être mon ami ? » le temps d’une quête difficile et « adios amigos » une fois le loot engrangé… Le PVP n’étant pas encouragé, on aura vite fait d’être des fantômes les uns des autres et mis à part si vous avez des amis avec qui vous pourrez faire des quêtes ensemble, on en revient aux sources car un Fallout se joue seul.

Ce Fallout 76 n’est franchement pas une réussite, tant dans la technique que les mécaniques de gameplay. L’intégration du multijoueur est anecdotique et les interfaces de menus sont inappropriées au jeu. D’une manière générale, on ressent plus un Fallout 4.5 qu’un jeu à part entière, ce qui nuira à l’expérience globale…
Bethesda étant conscient du problème, de nombreux patch(s) sont à prévoir et l’éditeur offre même un bundle comprenant Fallout 1 et 2 ainsi que Fallout Tactics. Un bien triste aveu aux vues d’un jeu à peine fini et franchement décevant…

Crash test

LA NOTE DU CRASH TEST DE
FALLOUT 76 SUR XBOX ONE X EST DE 15€

Mais qu’est ce qu’un Crash Test ? Contrairement aux nombreux tests que l’on peut trouver, la note finale est donnée à travers un prix d’achat conseillé. Partant du prix de vente neuf constaté (environ 59,99€ pour Fallout 76), Crash Test tacle là où ça fait mal et vous donne la véritable valeur d’un jeu. Pourquoi payer trop cher ses jeux vidéo ?

 

 

 

91,6 millions de Playstation 4 vendues dans le monde

Nouvelle année et nouveau record de ventes pour Sony Interactive Entertainment (SIE) qui annonce aujourd’hui des résultats pharaoniques.

Au 31 décembre 2018, la PlayStation 4 a dépassé les 91,6 millions de consoles vendues dans le monde. A noter que la bagatelle de 5,6 millions de ces ventes n’ont été réalisées QUE pendant les fêtes de fin d’année 2018.

Des chiffres étonnants, notamment lorsque l’on sait que la console est sortie il y a plus de 5 ans et que les ventes se tassent tout, tout … tout doucement. Mais ne nous voilons pas la face, la (lourde) campagne de promotions enclenchée par Sony n’est pas étrangère à ces excellents chiffres de fin d’année. Pour rappel, les packs Playstation 4 Slim 500 go étaient disponibles pour seulement 199€, soit une réduction de 100€ et donc une bonne raison de la mettre sous le sapin.
Enfin, malgré qu’elle soit ouvertement en fin de vie, la PS4 garde encore sous le coude de grosses exclusivités dont l’extrêmement attendu The Last of Us Part 2. Vous l’aurez compris, Sony compte bien conclure cette huitième génération, la tête haute … très haute.

Autres chiffres marquants partagés par Sony Interactive Entertainment (SIE) :

  • 876 millions de jeux PS4 vendus au 31 décembre 2018 dont 50,7 millions uniquement sur la période des fêtes de fin d’année 2018
  • Marvel’s Spider-Man s’est vendu à plus de 9 millions d’unités au 25 novembre 2018 ( alors qu’il n’est sorti que le 7 septembre 2018)
  • Le PlayStation Network compte plus de 90 millions d’utilisateurs actifs par mois

[Jackpot] Le mobile a rapporté 348 millions de dollars à Nintendo en 2018

Il n’y a pas que la Switch qui cartonne chez Nintendo, la firme nippone peut se réjouir d’avoir (également) touché le jackpot en 2018 sur mobile.

Selon les chiffres issus du site SensorTower, Nintendo a généré exactement 348 millions de dollars, en 2018, via ses jeux mobiles iOS et Android. Un résultat en hausse de 15% par rapport à l’année précédente.

sensor tower nintendo

Big N peut remercier son jeu Fire Emblem Heroes, véritable carton depuis son lancement en février 2017. Ce fameux free to play a généré 230 millions en 2018, soit 66% des revenus mobiles de cette année. Ce qui fait au total 487 millions de dollars depuis son lancement.

On peut noter également le succès de Dragalia Lost, lancé en septembre 2018 et qui a pu rapporter près de 54,2 millions de dollars en microtransactions, rien que sur la fin d’année.

Et c’est pas fini….

… puisque Nintendo prévoit de sortir Mario Kart Tour sur nos mobiles en 2019. Préparez-vous, le top départ serait prévu pour le 31 mars selon nos dernières informations.

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Pourquoi la Playstation Classic est un véritable flop

Annoncée en grande pompe il y a quelques mois, la Playstation Classic appelée aussi Playstation Mini est loin de faire l’unanimité. Proposant une technique et une sélection de jeux plus que discutable, Sony s’est offert un beau flop pour Noël 2018.

Pourquoi la version mini de la célèbre Playstation n’a pas trouvé son public et a surtout déçu les fans ? En quelques mots et sans langue de bois.

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Parce que … une sélection de jeux trop pauvre

Mis à part un Syphon Filter et un Tekken 3 très agréables à retrouver, on déplore l’absence d’incontournables de la première Playstation. Les raisons de cela ? L’expiration des licences des voitures pour Gran Turismo et le prix élevé des licences (et les remastered/reboot) pour les autres outsiders tels que Crash Bandicoot (1,2,3), Crash Team Racing, Spyro, Medievil, Tomb Raider (etc).

 

Parce que … techniquement c’est pas ça

Alors oui la machine est très belle avec son esthétique fidèle à l’originale, le tout avec une taille 45% plus réduite, cependant une fois allumée c’est la désillusion. Nous y retrouvons ainsi une interface (fonctionnelle mais) pauvre et des jeux qui tournent pour la plupart en PAL et donc en 50Hz. Ce petit détail a notamment une incidence sur la fluidité de certains titres, tel que Tekken 3 qui tourne au ralenti et donne l’impression de se battre sur la lune. Aussi, l’affichage des différents jeux ne bénéficie d’aucun filtre rappelant les télévisions « à tube » de l’époque, ce qui pique franchement les yeux sur nos écrans HD.

Parce que … pas de VF

Et oui, c’est tout bête mais notre nostalgie en prend un coup lorsqu’on s’aperçoit que la plupart des jeux ne disposent plus de leur VF originale. Si vous souhaitiez retrouver les voix nanaresques du premier Metal Gear Solid, vous pouvez oublier. Seul Rainbow Six et Grand Theft Auto sont en français, ce qui peut être également un frein pour ceux qui voulait faire découvrir la console aux plus jeunes.

Parce que … le prix

Alors que nous pouvons trouver les NES mini et SNES Classic mini aux alentours des 60€, la Playstation Classic est vendu la somme de 99€. Un prix très élevé lorsque l’on sait ce qu’elle a dans le ventre.

Résultat … Sony a du mal à écouler les stocks de sa Playstation Classic

Tous ces petits défauts mis bout à bout ont eu des conséquences sur les ventes de la fameuse console. Ainsi, comme le remonte le site Cublic, de grosses enseignes telles qu’Amazon et Target l’ont mise en dessous des 60$, aux US fin décembre/début janvier. Même chose au Royaume-Uni où elle est passée en dessous des 50£ pour une durée limitée, il y a quelques jours. A l’heure où nous écrivons ces lignes, vous pouvez encore l’acheter à 59,99€ sur Amazon.es et à 49,99€ dans certains E.Leclerc. Très certainement, la console sera bientôt définitivement à un prix réduit.

 

La Playstation Classic, véritable madeleine de Proust des gamers de notre génération, avait tous les atouts pour trouver son public. Malheureusement, elle déçoit très rapidement par ses choix techniques, la pauvreté de sa bibliothèque de jeux et surtout son prix exorbitant. Les nostalgiques auront vite fait de la troquer contre une originale ou encore une version émulée sur Recalbox par exemple. Ces dernières alternatives ont le mérite de vous offrir une véritable expérience nostalgique tout en préservant votre portefeuille.

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