Mois : février 2019

Après avoir annoncé, il y a plusieurs mois, son absence à l’E3 2019, Sony justifie sa décision symbolique. Comme un grand nombre de joueurs, nous pensions que la firme japonaise n’avait pas suffisamment d’éléments pour faire une présentation digne de ce nom. Où encore plus excitant, que nous aurons droit en parallèle à une présentation « surprise » de la PS5, made in Sony.

Nous découvrons alors, une raison beaucoup plus profonde et mûrie que nous pensions. C’est lors d’une interview pour CNET que le président de Sony Interactive Entertainment Worldwide Studios, Shawn Layden, s’est exprimé sur l’absence de la firme à l’E3. En voici l’extrait :

Quand nous avons décidé de sortir les jeux du CES en 1995 à l’époque de la PlayStation, l’E3 était utile pour deux groupes de personnes : les revendeurs et les journalistes.
Les revendeurs arrivaient et vous rencontriez des gens qui vous disaient « je travaille pour Sears (une chaîne de magasins américaine, ndlr) et je m’occupe de Hot Wheels, Barbie, les VHS et les jeux vidéo. Que proposez-vous ? » La partie éducative (au sens éduquer les revendeurs sur l’offre de PlayStation, ndlr) était énorme. Et en plus de ça vous aviez les journalistes qui avaient des magazines avec des délais de parution spécifiques et des batailles pour obtenir des places sur la couverture. Et Internet n’existait pas encore vraiment (au sens médiatique, ndlr). Un salon professionnel à cette époque de l’année pour cette industrie naissante était exactement ce que nous avions besoin de créer.

Nous disposons désormais d’un événement en février appelé Destination PlayStation. Nous y faisons venir tous les revendeurs et nos partenaires tiers afin de leur expliquer notre stratégie pour l’année. Ils prennent leurs décisions d’achat en février. Le mois de juin est désormais trop tard dans l’année pour avoir des discussions au sujet de Noël avec les revendeurs.

Donc la partie rencontre avec les revendeurs de l’E3 a vraiment diminué. Et Internet et le fait qu’il y ait des news 24h sur 24h et 7 jours sur 7 font que l’E3 a perdu de son impact pour les journalistes également.
Le salon professionnel est donc devenu un salon professionnel avec peu d’activité professionnelles. Le monde a changé et l’E3 n’a pas nécessairement changé en même temps que lui.

De plus, notre décision de proposer moins de jeux, mais de plus gros jeux, sur des périodes de temps plus longues, fait que nous en sommes arrivés à un point qui faisait que juin 2019 n’est pas le moment pour nous d’avoir de nouvelles choses à dire. Et nous pensons que si nous sonnons la cloche et que nous faisons venir les gens en force ici, les gens vont se dire « oh ils vont nous montrer quelque chose (de nouveau). »

Source traduction

L’E3 juste un salon comme les autres ?

Cette intervention met en avant une décision qui irait beaucoup plus loin que l’édition 2019. Sony ne semble plus trouver l’intérêt de mettre toutes ses billes dans la messe annuelle du jeu vidéo qu’est l’E3. Plus inquiétant encore, la firme en a conclu que celle-ci n’est désormais plus adaptée à la réalité du marché et de ses objectifs.

C’est vrai qu’entre 1995 et 2019, les façons dont les entreprises du secteur communiquent ont radicalement changé. On pense notamment à l’avalanche d’informations permanente et le « tribunal public » qu’offrent les réseaux sociaux aux joueurs après chaque annonce. Aujourd’hui une annonce faite trop tôt ou d’une mauvaise façon peut avoir des effets extrêmement négatifs sur l’avenir du produit associé. Et cela encore plus sur un événement aussi important (et attendu) qu’est l’E3.

La fin de l’intervention du président de Sony confirme d’ailleurs ce parti-pris. En effet, Layden rappelle que l’année 2019 sera trop pauvre en (véritables) nouveautés et que faire un événement avec trop peu de nouvelles choses à présenter risque de décevoir la majorité. Une mauvaise pub dont la marque se passerait bien, alors que sa PS5 commence à se faire attendre.

Quel avenir pour ce salon emblématique ? Simple année d’absence ou abandon total de l’E3 pour SONY ?
Nous attendons avec impatience le cru 2019 de cet E3 pour nous prononcer, en espérant qu’il ne sera pas avare en bonnes surprises et nouveautés. Rendez-vous le 11, 12, 13 juin prochain pour en avoir le coeur net.

Vous ne le connaissez surement pas encore, Apex Legends est un nouveau jeu Battle Royale proposé par Electronic Arts. Et il ne laisse pas indifférent les joueurs de Fortnite.

Sorti le 5 février, Apex Legends est devenu, en moins de 48 heures, un petit phénomène faisant même de l’ombre à l’indétrônable Fortnite. Le jeu a déjà séduit plus de 2 millions de joueurs, dont 1 million les 8 premières heures.

Derrière ce jeu gratuit nous trouvons, l’équipe de Respawn Entertainment qui nous ont déjà servi les excellents Titanfall (1 & 2) et les (techniquement impeccables) Star Wars.

Cela explique pourquoi Apex Legends prend la forme d’un FPS (jeu de tir à la première personne ndlr) plutôt qu’un TPS (jeu de tir à la troisième personne ndlr) comme son concurrent, Fortnite. L’expérience du studio nous garantie également un gameplay vif avec une exploitation dynamique des environnements et une verticalité de jeu poussée.

Apex legends

Pour revenir au coeur du jeu, vous devrez choisir entre 8 personnages ou « légendes » disposant aptitudes bien spécifiques (protections, armes, etc) et prendre place dans une escouade 3 personnes. Ensuite vous êtes catapultés sur une île pouvant accueillir 60 joueurs maximum.

Avant tout, un combat médiatique

Les streamers professionnels semblent aussi avoir été séduits par cette nouvelle licence EA. Plus intéressant encore, de nombreux streamers Fortnite ont basculé de nombreuses heures sur Apex Legends. Selon la plateforme de streaming Twitch, après les 24 premières heures de sa sortie, le jeu regroupait plus de 130 000 spectateurs contre « seulement » 51 000 pour le titre d’Epic Games.

Il est bien sûr beaucoup trop tôt pour dire si Apex Legends détrônera Fortnite, mais le titre d’EA dispose d’excellents arguments. D’ailleurs Epic Games prend l’arrivée de ce nouveau concurrent très au sérieux et a même acheté les mots clés « Apex Legends » sur Google. Une manoeuvre claire pour contrer la viralité potentielle de son rival.

GOOGLE APEX LEGENDS
Pour EPIC, la meilleure défense c’est l’attaque !

Seul l’avenir nous dira si Apex Legends sera le phénomène vidéo-ludique 2019 ou juste un simple challenger de plus à entrer dans la course des Battle$ Royale$. En attendant, vous pouvez le retrouvez gratuitement sur PC, PS4 et Xbox One. Nous on y retourne …

Il est temps, après quelques jours de démo d’Anthem, de faire pour nous un point sur le jeu. À l’instant où nous écrivons ces lignes, la bêta vient de fermer ses portes, elle nous aura laissé une impression plutôt positive et un sentiment de curiosité pour la suite.

Prise en main

Gros point fort pour Anthem. Le javelin se pilote avec grâce et se maitrise en à peine 5 minutes que ce soit au sol ou en plein vol. Les capacités sont nombreuses : on peut faire du sur-place en lévitation pour plus de précision et aisément se déplacer en un clin d’oeil si la situation devient cocasse.
Bioware signe avec brio un mapage des touches parfait qui devient inné passé le PREMIER vol. C’est une franche réussite.

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Personnalisation

Nous retrouvons tous les classiques du genre : couleurs de l’armure, styles, matières, etc… on sent bien la volonté de proposer à chacun d’avoir son propre design personnalisé. Reste à voir les possibilités du jeu final mais tout semble y être.

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On peut aussi profiter d’un arsenal très fourni rapidement. S’équiper d’armes complémentaires, changer ses attributs : orienté missiles dans le cas du ranger, orienté pouvoir dans le cas du storm (les deux classes testées). Selon vos choix, la manière de jouer va changer radicalement. On peut passer de soutien d’équipe à une vraie force de frappe selon les équipements et capacités choisies. Les deux autres classes non testées sont l’interceptor qui possède une vitesse accrue dans ses mouvements, et le collosus, véritable tank des familles.

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L’intérêt réside dans la complémentarité entre les classes qui, bien harmonisées, laisseront place à des combos dévastateurs. Tandis que si tous les joueurs jouent le même javelin, les combats seront plus rudes et moins intéressants.
Tout est une question de bon timing et d’esprit d’équipe, mais là encore, Anthem brille par des combats dynamiques et tactiques à souhait.

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Un monde diversifié

Des plaines aux villes, des montagnes aux fonds marins, tels seront les espaces à explorer dans Anthem. Bonne claque graphique une fois la manette en mains, les environnements sont variés et plaisants à parcourir.
Cependant, gros bémol sur les objectifs peu clairs en parties libres. On a du mal à comprendre où aller et quoi faire car il n’y a aucune indication… Invitation au voyage ? Euh, ok, mais avec un lieu où se rendre sur la carte c’est le minimum.
Deuxième point négatif : le vide… le monde est magnifique mais vide ! On ne ressent pas un instant de vie sur cette planète. Il faut cependant prendre ce dernier argument avec des pincettes, car il peut tout à fait être dû à la bêt… pardon, démo du titre. (EA et Bioware préfèrent parler de démo que de bêta : ndlr)

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Fort Tarsis et missions

À la manière d’un certain Destiny, Anthem nous invite avant, entre et après chaque missions de passer par For Tarsis, dernier bastion à défendre afin de faire nos compte-rendus de mission, échanger nos armes, profiter du loot, etc… Espérons que ces aller-retours permanents dans ce HUB, ne gâcheront pas le rythme du jeu.
Ensuite, les missions sont redondantes : avancer – tirer – avancer – tirer. Cette répétition est sauvée par un gameplay aux petits oignons mais il faudra voir sur la longueur. Il faut que l’histoire nous tienne en haleine du début à la fin, afin de ne pas être gêné par ce va et vient. À voir. On vous joint les attentes que nous avions concernant le titre avant le dernier E3.

Anthem à encore beaucoup à montrer, c’est sûr. Tout ce qui est présenté dans cette démo laisse présager le meilleur avec quelques zones d’ombres à éclaircir dès la sortie du jeu. Il faudra qu’il se démarque des ressemblances avec le bébé de Bungie, tout en proposant une vraie cohérence dans le monde proposé et sa narration. En l’état, tout ce que l’on a pu voir est motivant pour la suite, gameplay au top, phases de shoot intenses, aspect personnalisation très complet. Mais vu les personnes aux commandes, ça aurait été difficile qu’il en soit autrement.
Reste à voir sur le long terme et tout ce qu’il manque à ce préambule, en espérant qu’il y ait encore beaucoup à découvrir pour faire d’Anthem, la claque annoncée par ses développeurs.

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