Mois : novembre 2019

#Interview de Jean Mariotte, co-fondateur d’EVA : une vraie révolution dans l’eSport

Découvrez notre interview de Jean Mariotte, le co-fondateur d’EVA (Esport Virtual Arena).

Qu’est qu’EVA ? Comment ça marche ? En quoi cela change tout ce que vous connaissiez de l’eSport jusqu’à présent ?  Jean nous explique tout ! 

En vous souhaitant une très bonne écoute,
n’hésitez pas à nous donner vos retours 😉

Note technique : l’interview s´étant déroulée en pleine Paris Games Week 2019 vous allez entendre un bruit de fond plus ou moins important durant l’enregistrement. Veuillez nous en excuser.

Pour aller plus loin, voici notre article « avis/test » sur l’expérience VR EVA (cliquez sur l’image)

EVA réalité virtuelle VR - pgw 2019 - popcorn game.jpg

[CRASH TEST] Luigi’s Mansion 3 : Un frisson de génie pour finir l’année

Sorti le jour d’Halloween, Luigi’s Mansion 3 nous invite encore à suivre les aventures de ce froussard de Luigi bien décidé à venir à bout de nouvelles et effrayantes épreuves. Que vaut ce troisième opus ? La recette fonctionne t-elle toujours ? C’est ce que nous allons voir dans ce Crash Test. 

Ce troisième opus de Luigi’s Mansion, comme son nom l’indique, nous met aux commandes de Luigi. Et une – voire deux –  fois ne sont pas coutumes, vous allez être confrontés à des forces surnaturelles « effrayantes ».
Tout avait pourtant bien démarré, vous avez été invités avec Mario, Peach et un trio de Toads à séjourner dans le luxueux hôtel du « Repos éternel ». Mais voilà que durant votre première nuit, les chambres et couloirs colorés laissent place à de lugubres et sombres pièces. A cela se rajoute le fait que vous ne parvenez plus à retrouver vos compères qui se sont complètement volatilisés. Et oui, il s’agissait d’un piège tendu par la tenancière de l’hôtel et d’un autre personnage que vous connaissez bien mais dont on vous laisse la surprise.
Votre objectif sera donc de retrouver Mario, Peach et les Toads dans cet immense et effrayant hôtel. Et pour cela, vous devrez explorer chacune de ses pièces, vous frayer un chemin à travers des énigmes « mortelles » et affronter pléthore de fantômes. 

Pour vous aider dans votre mission, vous disposez d’un Ectoblast, une sorte d’aspirateur « Ghostbusterisé », vous permettant d’aspirer et souffler sur les éléments du décor ainsi que les fantômes. Il peut également lancer une sorte de ventouse vous permettant d’interagir avec le décor tel un grappin. Une torche s’ajoute également à votre arsenal, elle vous permettra de révéler des éléments invisibles ainsi qu’à figer les fantômes pendant les combats.
Et c’est sans oublier, Gluigi, un clone de Luigi fait de matière visqueuse verte et qui aura une grande utilité pour avancer dans le jeu. Elle vous permettra de passer à travers de nombreux obstacles, éviter des pièges et bien plus encore.

Du côté des niveaux, là aussi Luigi’s Mansion 3 voit les choses en très grand. Chaque pièce qui compose ce grand hôtel est une véritable surprise mettant, pour certaines, vos méninges à rude épreuve. Entre les passages secrets, mécanismes et autres références, nous ne nous ennuyons jamais.

Le tout est servi par une direction artistique et un level design au poil ! Les niveaux sont beaux, colorés et variés. Et nous sommes à chaque fois agréablement surpris par les mini-cinématiques & animations lors des nombreuses interactions avec le décor. Sans oublier l’ambiance sonore qui accompagne parfaitement l’immersion, autant pour les musiques que les bruitages.

En chipotant un peu, si nous devions déplorer un point négatif, celui-ci se situerait au niveau du scénario et système de jeu. Car oui, vous n’achetez pas Luigi’s Mansion 3 pour son scénario « original », qui est d’un classique propre à la licence Super Mario : Sauver/libérer ses amis. Aussi, ne vous attendez pas à trouver un système d’évolution différent des classiques du genre. L’hôtel est découpé en 15 étages dans lesquels se trouvent les boss à affronter et chaque victoire vous permet d’acquérir un bouton d’ascenseur pour passer à l’étage suivant. Également, les systèmes de combats contre la plupart des fantômes et les boss peuvent sembler assez simples et répétitifs dès lors que l’on en a saisi les techniques et astuces. Mais pour être honnête, tous ces potentiels défauts sont « masqués » même occultés par l’ambiance, l’originalité et la variété du level design qui nous garde sous le charme tout au long du jeu. 

Vous l’aurez compris Luigi’s Mansion 3 va vous occuper de nombreuses heures avec un solo aussi long que mémorable. Mais ce n’est pas tout puisque vous aurez également droit à deux modes multijoueurs, local et en ligne. Le local est à l’honneur avec 3 différents mini-jeux jusqu’à 8 joueurs, Ghost Hunt où vous devrez attraper des fantômes face à une autre équipe de chasseurs. Dans Cannon Barrage, vous devrez vous affronter à l’aide de canons et viser les cibles du décor. Et enfin, dans Coin Floating, les deux équipes devront s’affronter dans une piscine en récupérant le plus de pièces à l’aide de leurs bouées respectives. De quoi passer de longues et bonnes soirées avec ses amis. 

Côté jeu en ligne, nous avons bien accroché à la Tour Hantée où vous devrez accomplir, à chaque étage, différentes missions en coopération. Le plus intéressant reste que chacun de ces niveaux se construit de façon procédurale, ce qui ne cesse, comme pour le solo, de nous surprendre. Comme le mode coopération avec Gluigi, ce mode en ligne se débloque au bout d’une grosse heure de jeu, merci en passant au professeur – génie et visionnaire – K. Tastroff.

 

En conclusion, Luigi’s Mansion 3 est une excellente surprise. Même si nous nous attentions à un bon titre, nous ne pensions pas que le plaisir resterait aussi bon tout au long du jeu. Et ce n’est pas sans déplorer un système de jeu et une histoire à la « Supe Mario » (encore) très classique pour le genre. Mais pourtant le constat est sans appel et même si vous n’avez fait aucun des précédents opus, foncez sans hésiter et … frissonnez de plaisir.  

GRAPHISMES
Beaux, colorés avec des environnement plein de surprises 90%
Gameplay
Variés et exigeant par moment 90%
Scénario
Classique ... 40%
Durée de vie
Solo riche et un multi varié 90%
Bande Son
Ambiance sonore parfaite 80%
Crash test
59.99
Prix conseillé, après le Crash Test.

#Interview Léo Dieleman – l’art des consoles retro gaming custom à la peinture

Nous avons pu avoir l’occasion de poser quelques questions à Léo Dieleman, un artiste qui par passion, s’est lancé dans la personnalisation de consoles retro gaming (Gameboy, Playstation…) pour un résultat du plus bel effet !

1 – Peux-tu nous présenter ton rapport aux jeux vidéo et au cinéma ?

J’ai commencé à m’intéresser aux Jeux Vidéo vers l’âge de 8 ans, lorsque mon frère m’a donné sa PS1 avec Rayman, Crash Team Racing, Destruction Derby 2 et Wipeout 2097. Merci frérot ! Je ne comprenais absolument rien (surtout Wipeout, qu’est ce que j’étais naze à ce jeu), mais j’adorais les couleurs, les ambiances, et surtout “tou kassé” dans Destruction Derby et Burnout 2 sur PS2. Que veux tu, j’étais impressionné du haut de mes 8 ans ! 

Ensuite j’ai découvert Pokémon de la même manière que la plupart des enfants à l’époque: à la récré.
Ah la nostalgie ! Les cartes qui rendaient fou, autant enfants que parents. Et ça ne s’est pas arrangé par la suite avec la sortie de Pokémon Bleu et Rouge sur Game Boy

Pokémon rouge & bleu

Au moment où j’ai posé mes mains sur ma première Game Boy Color avec Pokémon Rouge, j’ai été subjugué. La simplicité de cette petite brique colorée, la musique Chiptune, le fait de pouvoir jouer où tu voulais (du moment que tu avais une source de lumière externe), c’est là qu’est vraiment née ma passion pour le jeu vidéo !

Pour le cinéma c’est un peu plus vague, mais le premier film qui m’a émerveillé était Le Roi et l’Oiseau de Paul Grimault. Je ne m’y connais pas du tout en cinéma, mais je reste tout autant fasciné par des films (et films d’animation) comme The Garden of Words, Vice-Versa (plus où moins la totalité de la filmographie Pixar d’ailleurs), Blade Runner (l’original et 2049), Joker (courrez le voir si ce n’est pas déjà fait), Lost in Translation, Spider-Man Into the Spider Verse, etc. 

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Spider-Man Into the Spider Verse

2 – Peux-tu nous présenter ton rapport à l’art ?

Mon père était photographe de natures mortes et ma mère a repris le flambeau à sa mort, donc disons que je suis né dans un milieu assez artistique ! J’ai appris à observer le monde comme un photographe dès mon plus jeune âge. Très jeune j’essayais sans grand succès de recopier des cases de comics de Spiderman, ou des cartoons comme Tom & Jerry ou ceux de Tex Avery.
Plus tard j’ai eu ma période dessin de mangas, puis vers l’âge de 18 ans j’ai découvert le Street Art. Ah cette claque !! Cette idée de liberté qu’il y a dans les œuvres de ces Street Artists, peindre en énorme sur un mur d’immeuble, ou juste un petit carré à côté d’une plaque de rue à Paris, autorisé ou non, sur un panneau de signalisation, dans un terrain vague, de la peinture, du pochoir, du collage ou de la sculpture, du détournement, n’importe où mais pas sur du papier.

Je pourrais citer des artistes absolument bluffant comme Augustine Kofie et ses mondes Abstraits, 36RECYCLAB et ses collages futuristes, Invader et ses envahisseurs venus d’ailleurs, les mondes très colorés de Kenor, Zosen, H101, Göla ou encore, l’exubérance d’Alëxone Dizac.

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exemples de créations artistiques d’Alëxone Dizac

Après ça j’ai découvert des gens comme le peintre Zdzisław Beksiński et sa mythologie apocalyptique, le maître Gustave Doré, le néofuturiste Syd Mead, le dessinateur François Schuiten, le photographe Irving Penn, etc.

Il y a tellement de belles œuvres partout, ça donne le tournis ! Tous ces gens là m’inspirent énormément à créer, sortir des idées et concepts de mon imagination. 

3 – Quelle est la genèse de ce projet de peinture sur consoles retro gaming ?

C’est parti du moment où j’ai découvert le groupe Boucle Infinie, avec Rémi Gallego qui est aussi à l’origine de The Algorithm. Je suis tombé amoureux de cet album ainsi que de l’illustration faite par l’excellent Adrien Bousson (qui a travaillé pour Nightbringer, Khonsu, Archspire, Septicflesh, Saint Vitus, The Algorithm, etc). J’ai donc décidé de réinterpréter cette illustration à ma façon, sur une Game Boy.

boucle infinie
Album  » 直線移動 » du groupe Boucle Infinie (à gauche)
VS
La Game Boy réalisée par Léo (à droite)

Je suis extrêmement fan du mouvement artistique Vaporwave qui est en partie caractérisé par cette fascination pour la culture rétro des années 80-90, et je me suis dit qu’une illustration d’un groupe de Synthwave sur un monument du mouvement Vaporwave serait intéressant à faire. C’est à ce moment la que j’ai fait ma première console custom !
Ensuite je me suis un peu plus intéressé au sujet des consoles retro gaming et j’ai découvert le monde merveilleux du Console Modding… A partir de là j’étais définitivement captivé, 14 autres consoles ont suivi et ce n’est que le début ! 

4 – Quel est le futur de ce projet ? (Autres consoles, un business à venir ?)

J’ai bien sûr prévu de m’attaquer à d’autres consoles et d’autres supports. En ce moment j’ai une PS1 classique, une manette et deux cartes mémoires de Dreamcast, une Famicom, un vieil iMac cassé que j’ai trouvé à l’abandon et une antenne parabolique qui attendent sagement leur tour…
Ce que j’aime par dessus tout, c’est vraiment de donner une deuxième vie à des objets en partance pour la décharge, des technologies passées obsolètes, des choses qui traînent dans nos garages, caves et greniers, des machines oubliées (ou pas d’ailleurs).

Illustrer quelque chose sur un objet à l’abandon ou que plus personne ne veut, c’est lui donner un vrai sens. Et puis si je peux aider la planète en faisant du recyclage à ma manière c’est tout bénef !

Pour le moment j’aimerais donc amasser un certain nombre de consoles et d’objets afin d’avoir de la matière dans le but de démarcher des conventions de jeux vidéo ou des galeries. 

5 – Y a t-il d’autres projets du genre à venir autour du JV/Ciné ?

Evidemment je suis illustrateur non-exclusif aux consoles, je fais aussi du dessin traditionnel au feutre à encre et de l’acrylique sur toile. J’ai réalisé pour le moment 3 pochettes d’album et je travaille en ce moment sur mon second design de teeshirt pour un groupe, donc j’aimerais bien continuer dans cette voie ! Car étant aussi musicien c’est un milieu que j’affectionne tout particulièrement, avec un style graphique très fort.

J’aimerais aussi me remettre à la peinture à la bombe sur des murs autorisés dans Paris. J’aime beaucoup le côté éphémère du street art, qu’une oeuvre se fasse recouvrir par une autre. Un jour au détour d’une petite rue ,tu vois un dessin magnifique, et tu sais très probablement que c’est la première et dernière fois que tes yeux se poseront sur celle ci. C’est beau !

Nous espérons que cette interview vous aura autant donner envie que nous de découvrir le merveilleux travail de Léo et de vous plongez dans les multiples références qui l’ont inspirées. Notamment, d’un point de vu musical car tout comme Léo qui est un ami, je suis très proche du milieu Metal et je ne peux qu’adouber les groupes cités dans cette interview (Foncez sur Vektor ou Archspire !).

Nous lui souhaitons une très bonne continuation, notamment dans ses projets artistiques de manière globale et nous vous incitons également à suivre l’actualité de ses groupes (Promethean [Black/Death Metal Symphonique], Griffon [Black Metal] et Guttural Deepthroat [Slam Death] ) pour avoir l’opportunité de le rencontrer lors de ses concerts à venir 😉

Son site pour rappel : https://leodieleman.com/

#Interview de Julie Chalmette : Présidente du SELL, Directrice Générale de Bethesda et Co-Fondatrice de Women in Games

Découvrez notre interview avec Julie Chalmette, Présidente du SELL (Syndicat Des Éditeurs de Logiciels de Loisirs), Directrice Générale de Bethesda et Co-Fondatrice de Women in Games.

Cette première entrevue PopCorn Game lancera notre nouveau format d’interview sous forme de podcasts audio, sachant que nous avons d’autres surprises du genre à vous exposer dans les semaines à venir.

On en profite également pour vous annoncer notre récente incursion sur la plateforme « Ausha« , nous permettant de mieux gérer la production et diffusion de nos podcasts (nous n’hésiterons pas à vous faire un retour d’expérience si vous le désirez).

Trève de bavardages, voici notre interview avec Julie Chalmette, menée par la douce voix de Tristan « Drustan » Belotti (avec un beau lecteur qui va bien) :

En vous souhaitant une très bonne écoute,
n’hésitez pas à nous donner vos retours 😉

Doom Eternal – Preview – notre sanglant avis (avec vidéo gameplay)

Doom Eternal était jouable lors de la Paris Games Week 2019, pour le plaisir de tout amateur de FPS, de brutalité bref, de la licence Doom. Avec une vidéo de gameplay de 30 minutes, voici notre avis sur cette preview de Doom Eternal.

Plus brutal, plus viscéral, plus varié : toujours plus ! Voici comment on peut simplement qualifier ce Doom Eternal qui est la suite logique du reboot de la licence opéré en 2016.
Nous sommes un grand nombre à considérer ce renouveau de Doom comme l’un des meilleurs FPS de ces dernières années car il ne s’embarrasse pas d’artifices (spoiler alert : on n’y joue pas pour son scénario, quoi que le côté série B assumé à son charme), il propose un gameplay viscéral avec une musique qui tabasse !

Avec Doom Eternal, on retrouve exactement la même formule qu’en 2016 avec toutes ses spécificités poussées encore plus loin. Mick Gordon à l’OST fait toujours des merveilles, la fluidité du jeu est encore améliorée avec ses dashs, doubles-sauts, l’ajout d’un grappin, des movesets plus nombreux (glory kill, les pans de murs à accrocher…en bref, l’animation du jeu en général), des décors plus variés (tout en gardant une DA teintée « chaude/enfer », faut pas déconner) ou encore, un bestiaire plus développé.

Doom Eternal

On ne va pas se mentir, c’était un régal d’avoir pu démembrer du démon en pagaille, je n’avais pas vu autant de ripailles depuis ma participation à la foire à la saucisse en 2016. Une boucherie.
Plus sérieusement, la version démo présentée lors de cette PGW 2019 était clairement au point, le jeu semblait tourner en 60 FPS, pas de bugs à déclarer et les chargements étaient par exemple, assez rapides (c’est tout à fait observable sur la vidéo).
Doom Eternal semble peut être un poil plus difficile que son aîné (même si je n’ai pas pris le temps de vérifier la difficulté appliquée lors de ma session) mais la frénésie qui fait rentrer dans « la zone » (cet état de transe que l’on peut avoir dans un Hotline Miami par exemple), est intacte.

Comme une vidéo de gameplay (avec quelques commentaires au début et à la fin) est meilleure qu’un long discours, on vous laisse visionner notre session de démembrements avec l’OST de Doom en fond sonore.

Vous aurez toutefois compris qu’on est totalement conquis par Doom Eternal qu’on a hâte de retrouver le 20 mars 2020 pour s’exercer au tir aux démons et évacuer notre rage.

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