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Comment Rogue One a été sauvé par les « reshoots »

Revenons ensemble sur les fameux reshoots de Rogue One qui ont fait tant de bruit l’année dernière, à la fin de l’été.

Souvenez-vous l’été dernier, il y avait eu des remous dans l’univers Star Wars. Ce qui avait causé un émoi parmi les fans de la saga. En effet, Disney avait appelé Tony Gilroy en juin pour retourner, soi-disant, des scènes de dialogues. D’ailleurs, il avait empoché la coquette somme de 5 millions de dollars. Malgré tout un joli pactole pour une si courte période (à peu près deux mois de travail) ! Alors, qu’ont réellement apporté ces séquences additionnelles ? Tony Gilroy est il l’homme de l’ombre qui a porté à l’écran le Rogue One que nous avons vu ?

Une technique d’édition particulière.

Dans une interview avec Yahoo! Movies, l’un des trois monteurs Colin Goudie, révèle son travail préparatoire. Ainsi, on apprend qu’ils ont utilisé une version basique de l’histoire pour monter et plus particulièrement structurer le film. Mais le plus intéressant, d’après le monteur, est le fait qu’ils aient cannibalisé des centaines d’œuvres tels qu’Aliens, War Games ou encore Star Wars pour la création de cette première mouture. De plus, quelques mois après cette « première version », les prévisualisations pour les plus grosses séquences ont commencé. Ce qui a été un énorme travail sur un film tel que celui ci où les effets spéciaux ont une place centrale.

Leia CGI

Quand Disney s’en mêle…

Puis, après un premier montage, Disney a mis les pieds dans le plat. Effectivement, selon Page Six cette première version ne plaisait pas aux exécutifs. Ils ont donc décidé de retourner certaines scènes.

C’est à ce moment qu’ils ont fait appel à Tony Gilroy. Son frère John Gilroy (Suicide Squad) qui est monteur, a lui aussi apporté sa contribution à la restructuration de l’histoire. De là, découle des scènes comme l’introduction de Cassian Andor (Diego Luna) ou bien l’évasion de Jyn du transporteur Impérial sur Wobani. De plus, les personnages de Cassian et Bodhi Rook (Riz Ahmed) ont été étoffés pour donner plus d’amplitude aux personnages tout au long de l’histoire.

Pour Gilroy c’est ce genre de détails qui font toute la différence et ont des répercutions au cours du film. Par exemple, certaines scènes du trailer comme celle où l’on voit Dark Vador sur le pont de l’étoile noir ont été remplacées par celle où Vador est sur Mustafar.

De surcroit, on peut voir ici Alan Tudyk (K-2SO) en train de mourir près du bunker. Une mort bien différente de ce à quoi nous avons pu assister dans la version finale. De même, certaines scènes où Cassian et Jyn accompagnés de rebelles courent avec les plans à la main ont disparu. C’est pourquoi on peut imaginer que Gareth Edwards avait créé une fin différente de celle à laquelle nous avons assisté.

alan tudyk

En d’autres termes, le film a subi une cure de jouvence.  Dans une interview donnée à Collider l’acteur Ben Medelsohn, qui joue Orson Krennic, nous dit qu’il y a eu entre 20 et 30 scènes modifiées. Il y a donc potentiellement différentes versions du même film.

Le côté sombre de la force.

D’après Edwards, les personnages principaux ne devaient pas tous mourir. Car il pensait que Disney n’autoriserait pas une fin trop sombre. Mais à l’encontre de toute attente Disney en a décidé autrement et a choisi le côté sombre de la force. Tout ceci a été décidé en amont, bien avant le premier jour de tournage.

dark vador scène rogue one

En revanche, la séquence mythique de fin avec Dark Vador, a été rajoutée bien après dans le processus de création. A tel point qu’ils ont dû amener un nouvel acteur, Daniel Naprous, pour jouer ce méchant iconique à la place de Spencer Wilding, selon Tony Gilroy. Alors que la scène impliquant la princesse Leia était depuis longtemps écrite. Par conséquent, ces scènes ont amené un ton plus sombre.

Mais où est passé Charlie ?!

jyn cours sur la plage

Malgré les séquences qui ont été ajoutées, on se demande où sont passées certaines autres. En effet, dans le trailer on a pu apercevoir de magnifiques scènes qui n’ont pas atterri dans le produit final. Ainsi, dans le podcast The Director’s Cut Gareth Edward se laisse aller à quelques confidences :

« Ne me demandez pas, je ne peux pas l’expliquer. C’était juste des choses où je me disais ‘c’est une excellente idée’ et beaucoup de séquences ont fini dans le trailer à travers ce processus. « 

Une leçon pour Disney ?

Disney a donc mené ses expérimentations au travers de ce spin-off. Gareth Edward et la maison mère de Mickey ont construit ce film à l’image du docteur Frankenstein créant son monstre mythique. In fine, l’accouchement a été difficile mais est sans aucun doute porteur de nombreuses leçons pour Disney.

En somme, il faut s’attendre à des spin-off qui seront pour Disney des terrains de jeux pour expérimenter, même si rien de novateur n’est réellement sorti de ce premier produit dérivé. Quoi qu’il arrive, on peut se laisser aller à rêver qu’un jour Disney casse les codes routiniers de ses blockbusters au travers d’expérimentations plus poussées. Nous verrons l’année prochaine dans le futur spin-off. En revanche, il est à douter que dans le prochain Star Wars les choses soient bouleversées. Mais qui sait… dans une galaxie lointaine tout peut arriver !

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